La COVID-19 au Canada : le point sur les répercussions sociales et économiques après un an

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Préface

Anil Arora
Statisticien en chef du Canada

L’année qui vient de s’écouler a été marquée par d’immenses difficultés et des pertes tragiques pour de nombreuses personnes, au Canada et dans le monde entier. Les défis à relever ont été nombreux, et cela a été le moment pour nous de faire preuve de résilience, d’apporter notre contribution, et d’être innovateurs. Pour nous tous à Statistique Canada, la production de données solides et factuelles pouvant être utilisées pour éclairer les décisions ayant une incidence sur nos vies et nos moyens d’existence a été une grande source de motivation.

Je suis immensément reconnaissant envers tous les partenaires, intervenants et Canadiens qui ont participé à nos programmes d’enquête et nous ont confié leurs données. Ce faisant, ils nous ont aidés, en tant que société, à accéder aux renseignements requis pour réagir promptement dans le contexte de cette crise. Je suis tout particulièrement fier de mes collègues à Statistique Canada qui ont démontré, à maintes reprises, que notre institution centenaire peut être novatrice et agile, qu’elle peut vite s’adapter à toute situation, et qu’elle peut fournir des données et des renseignements impartiaux, fiables et à jour en temps utile. Je les remercie de leur détermination inébranlable et de leur expertise, ainsi que des sacrifices qu’ils ont consentis tout au long de l’année.

J’ai le grand plaisir de vous donner un aperçu de ce que notre société et notre économie ont surmonté au cours de l’année, sous la forme d’un recueil de fin d’année, intitulé La COVID-19 au Canada : le point sur les répercussions sociales et économiques après un an. Je vous invite à vous rendre sur notre site Web pour obtenir des renseignements plus détaillés, et pour consulter nos séries analytiques, nos tableaux de bord et l’Explorateur géospatial des statistiques canadiennes. Utilisons ces données pour produire de précieux renseignements qui nous aideront à rebâtir en mieux.

Merci.

Anil Arora

La situation


Figure 1 Répercussions sociales et économiques de la COVID-19 – Ligne du temps

Description de la figure 1

Le titre de l’image est « Répercussions sociales et économiques de la COVID-19 – Ligne du temps ».

L’image présente une ligne du temps ayant trait aux répercussions sociales et économiques de la pandémie de COVID-19 allant de mars 2020 à mars 2021.

Le fond de l’image est gris pâle. Au haut ce celle-ci apparaît le titre « Répercussions sociales et économiques de la COVID-19 – Ligne du temps » en gros caractères noirs et gras. La ligne du temps débute à gauche de l’image et se termine à droite de celle-ci. Elle est représentée par une large bande horizontale gris foncé, située au milieu de l’image. Sur cette bande horizontale apparaissent cinq cercles noirs, à égale distance l’un de l’autre. Les cercles sont plus larges que la bande horizontale. Dans chaque cercle figure le nom d’un mois et d’une année en caractères blanc et gras. De gauche à droite, les mois et les années sont les suivants : « Mars 2020 », « Juin 2020 », « Sept. 2020 », « Déc. 2020 », « Mars 2021». Sur la même bande horizontale, dans l’espace situé entre chaque paire de cercles noirs, figurent deux grosses pointes de flèche gris pâle, leurs côtés dépassant la bande horizontale. Il y a huit pointes de flèche au total. Les pointes de flèche sont à égale distance et pointent toutes vers le côté droit de l’image : elles indiquent la direction de la ligne du temps (de mars 2020 à mars 2021).

À partir de la large bande horizontale gris foncé, 16 lignes de repère verticales montent jusqu’à la partie supérieure de l’image et 7 lignes de repère verticales descendent jusqu’à la partie inférieure de celle-ci. Les lignes de repère sont de largeur égale (elles sont étroites) et de couleur brun clair. Elles sont de différentes longueurs. À l’extrémité des lignes de repère débutent des lignes horizontales de la même couleur que celles-ci mais de différentes largeurs et longueurs. Ces bannières horizontales se prolongent à droite de leur ligne de repère respective. Dans les bannières, des dates sont écrites en petits caractères noirs et gras. La partie supérieure d’un rectangle blanc est jointe à chacune des bannières. Dans ce rectangle, un évènement de la ligne du temps est décrit. Les évènements sont joints par leur bannière et leur ligne de repère respectives à la large bande horizontale gris foncé selon l’ordre chronologique indiqué sur celle-ci.

Les 16 dates et évènements présentés dans la partie supérieure de la figure sont les suivants, à partir de mars 2020 : 11 mars, La COVID-19 est qualifiée de pandémie; 16 mars, Le Canada interdit l’entrée de tous les non-résidents; 17 mars, Les premières provinces déclarent l’état d’urgence; 25 mars, Le Canada lance la PCU; Mai, Le taux de chômage atteint 13,7 %, un niveau record; 4 mai, Les restrictions commencent à être levées dans certaines provinces; Juin, Les ventes au détail dépassent le niveau prépandémique; 3 juillet, La bulle de l’Atlantique se forme; Août, Le plus petit nombre de fermetures d’entreprises depuis le début de la COVID-19 est enregistré, 95 % des Canadiens adoptent des précautions en matière de santé publique; Septembre, L’emploi dans les services d’hébergement et de restauration atteint son plus haut niveau depuis le début de la COVID-19; 8 septembre, Les étudiants retournent à l’école; 30 septembre, Le projet de loi C-4 est adopté pour instaurer les nouvelles prestations liées à la COVID-19; Novembre, Le nombre d’appels aux services de police a augmenté de 8 % depuis le début de la pandémie, Perte d’emploi cumulative la plus faible depuis le début de la COVID-19 (3,1 %); Janvier, L’emploi diminue de 213 000, les jeunes femmes sont particulièrement touchées; 9 janvier, Le Québec impose un couvre-feu; Février, L’Alberta et l’Ontario se déconfinent.

Les sept dates et évènements présentés dans la partie inférieure de la figure sont les suivants, à partir de mars 2020 : Mars, 90 % des Canadiens adoptent des précautions en matière de santé publique; Avril, Le PIB recule de 18 % par rapport à son niveau prépandémique, Le nombre d’arrivées internationales a diminué de 92 % par rapport à l’année précédente; Juin, Baisse de la santé mentale — 55 % des Canadiens déclarent être en excellente ou en très bonne santé mentale, par rapport à 68 % en 2019; Juillet, 58 % des Canadiens déclarent être très susceptibles de se faire vacciner; Septembre, 16 % des Canadiens déclarent avoir passé un test de dépistage pour la COVID-19, La réticence à se faire vacciner augmente — seulement 48 % des Canadiens déclarent être très susceptibles de se faire vacciner; Novembre, 62 % des Canadiens déclarent être en excellente ou en très bonne santé mentale, en hausse par rapport à 55 % en juillet, 33 % des travailleurs de la santé déclarent une santé mentale passable ou médiocre; Décembre, L’Alberta et l’Ontario se confinent, 43,3 % des travailleurs canadiens craignent de contracter la COVID-19 au travail, La vaccination débute au Canada.


Les Canadiens continuent de s’adapter en réponse à la pandémie de COVID-19

Les Canadiens continuent d’appuyer les mesures de santé publique

  • Durant la première moitié de la pandémie, la majorité des Canadiens (90 %) ont pris des précautions, comme la distanciation physique et le port du masque, pour limiter la propagation de la maladie et éviter de surcharger le système de santé.
  • En septembre, plus de 95 % des Canadiens ont indiqué qu’ils prenaient des précautions, comme se laver les mains, porter un masque et maintenir une distance physique.
    • Les résultats étaient relativement uniformes d’un groupe de population à l’autre, notamment selon le sexe, l’âge et l’appartenance à une minorité visible.
  • Par ailleurs, 67 % des personnes ont déclaré avoir évité de quitter la maison pour des raisons non essentielles.

Graphique - Proportion de Canadiens qui prennent des précautions pour se protéger ou pour protéger les autres contre la COVID-19, Canada, septembre 2020

Tableau de données 
Proportion de Canadiens qui prennent des précautions pour se protéger ou pour protéger les autres contre la COVID-19, Canada, septembre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion de Canadiens qui prennent des précautions pour se protéger ou pour protéger les autres contre la COVID-19 Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage
Se lave les mains plus souvent 96,1
Porte un masque dans les espaces publics 96,5
Garde une distance de 2 m ou de 6 pi des autres 94,8
Évite les foules et les grands rassemblements 93,1
Évite de quitter la maison pour des raisons non essentielles 67,0
Travaille à domicile (travailleur rémunéré) 37,8
Utilise les services de livraison et de ramassage en bordure de rue 40,3
S’isole en présence de symptômes 66,3

Le taux de respect des mesures est plus élevé chez les personnes qui ont présenté des symptômes

  • En septembre, 12 % des Canadiens ont déclaré avoir ressenti des symptômes liés à la COVID-19 (c.-à-d. de la fièvre, de la toux, des frissons, de la difficulté à respirer, une fatigue) depuis le début de la pandémie.
    • Le taux était plus élevé chez les 15 à 24 ans (18,5 %) que chez les 65 ans et plus (7 %).
  • En tout, 93 % de ces personnes ont déclaré avoir suivi les recommandations en matière de santé publique comme l’auto-isolement et le port du masque si elles sortaient et qu’elles ressentaient des symptômes.
  • En septembre, 16 % des Canadiens ont déclaré avoir subi un test de dépistage de la COVID-19 par écouvillonnage nasal profond ou par écouvillonnage de la gorge.
    • En fait, 2 % d’entre eux ont indiqué qu’ils avaient obtenu un résultat positif et 3 %, qu’ils attendaient encore le résultat.

Graphique - Proportion de Canadiens qui ont éprouvé des symptômes de la COVID-19 depuis le début de la pandémie, selon des caractéristiques sociodémographiques, Canada, septembre 2020

Tableau de données 
Proportion de Canadiens qui ont éprouvé des symptômes de la COVID-19 depuis le début de la pandémie, selon des caractéristiques sociodémographiques, Canada, septembre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion de Canadiens qui ont éprouvé des symptômes de la COVID-19 depuis le début de la pandémie Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage
Hommes 13,2
Femmes 10,9
15 à 24 ans 18,5
25 à 44 ans 14,5
45 à 64 ans 10,9
65 ans et plus 6,9
Diplôme d’études secondaires ou études postsecondaires partielles 6,4
Certificat ou diplôme d’une école de métiers, d’un collège communautaire, d’un cégep ou d’une université, inférieur au niveau du baccalauréat 12,6
Baccalauréat (groupe de référence) 15,2
Certificat ou diplôme supérieur au baccalauréat 11,6
Né au Canada 13,7
Immigrant reçu 7,7
Blanc 12,9
Minorité visible 10,3

L’optimisme augmente avec le début de la vaccination

  • La vaccination contre la COVID-19 au Canada a commencé la semaine du 13 décembre 2020.
  • Comme l’a recommandé le Comité consultatif national de l’immunisation, la vaccination est axée sur les groupes prioritaires, notamment les personnes de 80 ans et plus, les travailleurs de la santé et les personnes vivant dans des établissements de soins pour personnes âgées.
  • Le 5 mars 2021, la proportion ayant reçu au moins une dose de vaccin au sein de ces groupes était respectivement de 18,96 %, 52,80 % et 85,29 %.

Source: Gouvernement du Canada; https://sante-infobase.canada.ca/covid-19/couverture-vaccinale/

Même si l’on est optimiste, moins de Canadiens sont très susceptibles de se faire vacciner contre la COVID-19

  • Au début de la pandémie, 58 % des personnes étaient très susceptibles de se faire vacciner (juillet 2020); ce pourcentage avait diminué pour passer à 48 % en septembre 2020.
  • Par ailleurs, 49 % des Canadiens étaient très peu susceptiblesNote de se faire vacciner. Les personnes les moins susceptibles de se faire vacciner étaient :
    • les personnes de 25 à 44 ans (56 %);
    • celles qui ont terminé une 13e année ou moins ou qui ont fait des études postsecondaires partielles (64 %);
    • les Canadiens noirs (77 %).

Graphique - Proportion de Canadiens qui sont très peu susceptibles de se faire vacciner, Canada, septembre 2020

Tableau de données 
Proportion de Canadiens qui sont très peu susceptibles de se faire vacciner, Canada, septembre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion de Canadiens qui sont très peu susceptibles de se faire vacciner Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage
Blanc seulement 51,0
Asiatique du sud seulement 51,7
Chinois seulement 50,9
Noir seulement 76,7
Philippin seulement 58,2
Latino-Américain seulement 66,4
Arabe seulement 53,3
Asiatique du Sud-Est seulement 55,9
Diplôme d’études secondaires ou études postsecondaires partielles 63,6
Certificat ou diplôme d’une école de métiers, d’un collège communautaire, d’un cégep ou d’une université, inférieur au niveau du baccalauréat 56,2
Baccalauréat 37,4
Certificat ou diplôme supérieur au baccalauréat 37,0
15 à 24 ans 51,0
25 à 44 ans 56,2
45 à 64 ans 48,4
65 ans et plus 46,0
Hommes 49,6
Femmes 53,6

La vaccination sera cruciale pour protéger les travailleurs de la santé essentiels, parmi lesquels les minorités visibles sont surreprésentées

  • La proportion d’immigrants employés comme aides-infirmiers, préposés aux bénéficiaires et associés au service de soins aux patients est passée de 22 % à 36 % entre 1996 et 2016.
  • Avant la pandémie, les minorités visibles étaient surreprésentées dans ces professions, 34 % des travailleurs s’étant identifiés comme appartenant à une minorité visible (comparativement à 21 % dans les autres professions).
  • Cette tendance s’est poursuivie pendant la pandémie de COVID-19 : en janvier 2021, 20 % des Canadiens d’origine philippine et 19 % des Canadiens noirs occupant un emploi travaillaient dans les soins de santé et l’assistance sociale, comparativement à 14 % de tous les autres travailleurs.

Tableau 1
Pourcentage de travailleurs dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale, selon les groupes de population désignés comme minorités visibles, Canada, janvier 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de travailleurs dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale Estimation (%)(figurant comme en-tête de colonne).
Estimation (%)
Tous les travailleurs 14,0
Minorités visibles
Sud-Asiatiques 12,7
Chinois 9,9
Noirs 19,3
Philippins 20,4
Arabes 8,7Note E: à utiliser avec prudence
Latino-Américains 12,9Note E: à utiliser avec prudence
Asiatiques du Sud-Est 13,3Note E: à utiliser avec prudence
Non-Autochtone et n'appartenant pas à une minorité visible 13,8

La crainte de contracter la COVID-19 est plus grande chez les personnes qui ne peuvent pas travailler à domicile

  • En janvier 2021, plus des deux cinquièmes des Canadiens (43,3 %) qui occupaient un emploi ou qui voulaient travailler étaient préoccupés par la possibilité de contracter la COVID-19 en milieu de travail.
    • Il s’agit d’une légère baisse (-1,8 %) par rapport à novembre, lorsque la question a été posée pour la première fois à l’ensemble de l’échantillon de l’Enquête sur la population active.
  • Les préoccupations sont demeurées les plus importantes chez les personnes ayant des possibilités limitées de travailler à domicile, notamment chez les travailleurs actuels et récents des secteurs suivants :
    • les soins de santé et de l’assistance sociale (57,8 %);
    • les services d’enseignement (54,8 %);
    • le commerce de détail (49,9 %), le transport et l’entreposage (47,0 %) et les services d’hébergement et de restauration (46,5 %) (données non désaisonnalisées).

Graphique - Pourcentage de personnes en emploi ou qui voulaient travailler et qui étaient préoccupées par le risque de contracter la COVID-19 au travail, selon le secteur, Canada, janvier 2021

Tableau de données 
Pourcentage de personnes en emploi ou qui voulaient travailler et qui étaient préoccupées par le risque de contracter la COVID-19 au travail, selon le secteur, Canada, janvier 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de personnes en emploi ou qui voulaient travailler et qui étaient préoccupées par le risque de contracter la COVID-19 au travail Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage
Agriculture 16,5
Foresterie, pêche, mines, exploitation en carrière et extraction de pétrole et de gaz 30,1
Services publics 34,5
Construction 37,9
Fabrication 43,1
Commerce de gros 39,6
Commerce de détail 49,9
Transport et entreposage 47,0
Finance, assurances, services immobiliers et de location 37,6
Services professionnels, scientifiques et techniques 32,3
Services aux entreprises, services relatifs aux bâtiments et autres services de soutien 39,3
Services d’enseignement 54,8
Soins de santé et assistance sociale 57,8
Information, culture et loisirs 38,9
Services d’hébergement et de restauration 46,5
Autres services (sauf les administrations publiques) 38,2
Administrations publiques 41,3

Les services correctionnels ont réduit la population carcérale pendant la pandémie

  • Tout en tenant compte des préoccupations concernant la sécurité publique, les établissements correctionnels ont pris des mesures afin d’atténuer les risques pour la santé publique associés à la COVID-19 en réduisant le nombre de détenus.
  • Comparativement à février 2020, le nombre quotidien moyen d’adultes en détention dans les établissements correctionnels fédéraux, provinciaux et territoriaux avait baissé de 16 % en avril et de 19 % en juin. Habituellement, les variations mensuelles sont rarement supérieures à 1 %.
  • De février à juin 2020, le nombre moyen d’adultes en détention dans un établissement fédéral a diminué de 5 %, tandis qu’il a diminué de plus du quart (28 %) dans les établissements provinciaux et territoriaux.
  • Au 17 février 2021, 1 304 cas positifs avaient été déclarés parmi les détenus des établissements correctionnels fédéraux. La plupart des personnes atteintes (95 %) s’étaient rétablies, mais on comptait encore quelques cas actifs (4 %) et cinq décès.

Graphique - Population carcérale adulte totale selon l’année (2019 et 2020) et le mois (février à juin)

Tableau de données 
Population carcérale adulte totale selon l’année (2019 et 2020) et le mois (février à juin)
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Population carcérale adulte totale selon l’année (2019 et 2020) et le mois (février à juin) 2019 et 2020, calculées selon compte quotidien moyen unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
2019 2020
compte quotidien moyen
Février 37 967 37 976
Mars 38 314 36 960
Avril 38 484 31 901
Mai 38 194 30 795
Juin 38 070 30 580

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Contribution aux efforts de première ligne visant à lutter contre la COVID-19

Quelques semaines après le début de la pandémie, Statistique Canada a établi un répertoire pour aider à gérer les stocks d’équipement de protection individuelle (EPI) du pays.

Notre expertise en modélisation épidémiologique et en prévision de la demande a rapidement aidé les décideurs à faire des choix éclairés quant aux besoins en matière de gants, de blouses, de respirateurs et de masques et à leur distribution afin de veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à une quantité suffisante d’EPI, dans toutes les situations.

Statistique Canada collabore avec le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 pour mener une nouvelle étude visant à déterminer le nombre de Canadiens qui ont déjà été infectés par le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19.

Statistique Canada offre aux provinces et aux territoires son expertise en matière d’interviews afin de les aider davantage dans la recherche de contacts. Le 7 mars 2021, nous avons marqué un jalon avec nos incroyables intervieweurs ayant passé et l'équivalent de 899 395 appels de 15 minutes.

Répercussions indirectes de la COVID-19 sur la santé

Les décès non liés à la COVID‑19 sont à l’origine d’une partie de la surmortalitéNote

  • De janvier à novembre 2020, environ  259 836 décès sont survenus au Canada, ce qui représente un excédent de 12 067  décès par rapport à ce à quoi on se serait attendu en l’absence d’une pandémie.
  • Au début de la pandémie, les décès sont survenus surtout chez les personnes âgées, dont bon nombre vivaient dans des établissements de soins de longue durée.
  • Au milieu de l’été, on est passé à une mortalité plus élevée que prévu chez les jeunes hommes, particulièrement en Colombie-Britannique et en Alberta.
    • De mai à novembre, un excédent de 1 691 décès sont survenus chez les Canadiens de 0 à 44 ans. Les hommes représentaient 77 % de ces décès en surnombre et, dans l'ensemble, ont connu un nombre de décès supérieur de 25 % aux prévisions au cours de cette période.
    • Au 30 décembre 2020, 144 Canadiens de 0 à 49 ans sont décédés en raison de la COVID‑19 (Source : Gouvernement du Canada; https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus.html).

Graphique - Nombre provisoire de décès hebdomadaires ajusté et nombre de décès attendu, personnes de 0 à 44 ans, Canada, mars à novembre 2020

Tableau de données 
Nombre provisoire de décès hebdomadaires ajusté et nombre de décès attendu, personnes de 0 à 44 ans, Canada, mars à novembre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre provisoire de décès hebdomadaires ajusté et nombre de décès attendu. Les données sont présentées selon Semaine (se terminant à la date indiquée) (titres de rangée) et Nombre ajusté de décès, Nombre de décès attendu, Limite inférieure de l'intervalle de prévision de 95 % du nombre de décès attendu et Limite supérieure de l'intervalle de prévision de 95 % du nombre de décès attendu, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Semaine (se terminant à la date indiquée) Nombre ajusté de décès Nombre de décès attendu Limite inférieure de l'intervalle de prévision de 95 % du nombre de décès attendu Limite supérieure de l'intervalle de prévision de 95 % du nombre de décès attendu
nombre
21 mars 265 266 233 300
28 mars 284 262 230 296
4 avril 271 262 230 296
11 avril 296 262 229 296
18 avril 273 262 229 297
25 avril 288 263 230 297
2 mai 267 262 229 296
9 mai 306 266 233 301
16 mai 323 267 233 303
23 mai 305 267 233 302
30 mai 319 264 231 299
6 juin 327 266 232 301
13 juin 325 269 235 304
20 juin 309 272 238 307
27 juin 328 270 236 305
4 juillet 341 270 236 305
11 juillet 349 270 237 305
18 juillet 367 273 240 307
25 juillet 337 272 239 307
1 août 332 268 235 302
8 août 325 263 230 296
15 août 341 262 229 295
22 août 340 261 228 294
29 août 284 258 225 292
5 septembre 340 256 223 289
12 septembre 312 255 223 288
19 septembre 344 254 222 288
26 septembre 342 253 221 286
3 octobre 323 250 218 284
10 octobre 329 253 221 287
17 octobre 283 256 224 289
24 octobre 327 253 220 286
31 octobre 289 251 219 284
7 novembre 317 254 221 288

La perturbation du dépistage du cancer peut entraîner une augmentation des taux de cancer et des décès

  • Dans le cadre de la réponse à la pandémie, toutes les interventions chirurgicales et médicales non urgentes ont été annulées partout au Canada, y compris le dépistage du cancer.
  • D’après un modèle de simulation du cancer, OncoSim, on prévoit une hausse des cas de cancer lorsque le dépistage reprendra.
  • Dans le cas du cancer colorectal, une suspension de six mois du dépistage primaire pourrait accroître l’incidence du cancer de 2 200 cas et causer 960 décès de plus au cours de la vie.
  • En ce qui concerne le dépistage du cancer du sein,
    • une interruption de trois mois pourrait provoquer une augmentation du nombre de cas diagnostiqués à un stade avancé (310) et du nombre de décès des suites du cancer (110) entre 2020 et 2029;
    • une interruption de six mois pourrait entraîner 670 cancers de plus diagnostiqués à un stade très avancé et 250 décès supplémentaires des suites du cancer.

Graphique - Nombre estimé de cas de cancer du sein (2020 à 2029) et de cancer colorectal (au cours de la vie), stratifiés selon les stades du cancer, résultant d'interruptions de 3, 6 et 12 mois

Tableau de données 
Nombre estimé de cas de cancer du sein (2020 à 2029) et de cancer colorectal (au cours de la vie), stratifiés selon les stades du cancer, résultant d'interruptions de 3, 6 et 12 mois
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre estimé de cas de cancer du sein (2020 à 2029) et de cancer colorectal (au cours de la vie) Interruption de 3 mois, Interruption de 6 mois et Interruption de 12 mois, calculées selon nombre de cas unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Interruption de 3 mois Interruption de 6 mois Interruption de 12 mois
nombre de cas
Cas de cancer du sein additionnels (2020 à 2029)
Stade IIIA 208,92 338,58 581,52
Stade IIIB ou C 60,31 159,81 393,28
Stade IV 77,54 180,92 319,19
Cas de cancer colorectal additionnels, au cours de la vie
Stade I 127,29 290,33 509,16
Stade II 298,62 604,36 1194,49
Stade III 382,84 788,29 1531,35
Stade IV 302,94 582,82 1211,73

La santé mentale des Canadiens s’est améliorée quand les restrictions ont été assouplies et que les écoles ont rouvert

  • En novembre, 62 % des Canadiens ont déclaré être en excellente ou en très bonne santé mentale, en hausse par rapport au pourcentage de 55 % enregistré en juillet 2020 et près du niveau d’avant la pandémie de 68 % (2019).
    • Des augmentations ont été observées dans tous les groupes d’âge.
  • La santé mentale autoclarée des jeunes âgés de 15 à 24 s’est améliorée à l’automne à la suite de l’assouplissement des restrictions, puis elle s’est détériorée de nouveau en novembre lorsque de plus strictes mesures de santé publique sont entrées en vigueur.
  • Les personnes de 25 à 34 ans ont continué à connaître la plus forte baisse par rapport au niveau enregistré avant la pandémie : 58 % en novembre 2020 comparativement à 63 % en 2019.

Graphique - Proportion de Canadiens ayant déclaré avoir une santé mentale excellente ou très bonne avant et durant la pandémie de COVID-19, selon le groupe d’âge, Canada, 2019 et mars, juillet, septembre, octobre et novembre 2020

Tableau de données 
Proportion de Canadiens ayant déclaré avoir une santé mentale excellente ou très bonne avant et durant la pandémie de COVID-19, selon le groupe d’âge, Canada, 2019 et mars, juillet, septembre, octobre et novembre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion de Canadiens ayant déclaré avoir une santé mentale excellente ou très bonne avant et durant la pandémie de COVID-19. Les données sont présentées selon Groupe d’âge (ans) (titres de rangée) et ESCC (2019) , SEPC 1 (mars 2020), SEPC 4 (juill. 2020), ESCC (sept. 2020), ESCC (oct. 2020) et ESCC (nov. 2020)(figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’âge (ans) ESCC (2019) SEPC 1 (mars 2020) SEPC 4 (juill. 2020) ESCC (sept. 2020) ESCC (oct. 2020) ESCC (nov. 2020)
15 à 24 59,3 41,5 39,9 59,4 62,7 52,6
25 à 34 63,3 47,1 45,8 56,2 58,4 58,2
35 à 44 65,8 46,4 50,4 63,3 63,4 59,3
45 à 54 68,3 49,8 58,2 64 64,1 62,7
55 à 64 70,2 61,9 61,6 66,6 69,4 63,8
65 et plus 70,8 71,2 70,1 71,4 71,7 70,2

La détérioration de la santé mentale chez les travailleurs de la santé demeure une préoccupation

  • Un tiers des répondants (33 %) ont déclaré une très bonne ou une excellente santé mentale et un tiers (33 %) ont déclaré une santé mentale passable ou mauvaise.
  • En tout, 7 travailleurs de la santé sur 10 ayant participé à une initiative de collecte de données par approche participative ont mentionné une détérioration de leur santé mentale pendant la pandémie de COVID-19.
    • Le taux était plus élevé chez les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés ou présumés de COVID-19 (77 %) que chez celles qui n’avaient pas travaillé en contact direct avec des personnes (62 %).
  • L’accès à l’équipement de protection individuelle (EPI) a une grande incidence : les personnes qui avaient un accès illimité à l’EPI étaient moins susceptibles de déclarer une détérioration de leur santé mentale que celles ayant subi au moins une restriction (63 % comparativement à 77 %).

Graphique - Résultats en matière de santé mentale et de stress, travailleurs de la santé participants avec et sans restrictions en ce qui concerne l’approvisionnement en équipement de protection individuelle au cours du mois précédant l’initiative par approche participative, proportion (%), Canada

Tableau de données 
Résultats en matière de santé mentale et de stress, travailleurs de la santé participants avec et sans restrictions en ce qui concerne l’approvisionnement en équipement de protection individuelle au cours du mois précédant l’initiative par approche participative, proportion (%), Canada
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Résultats en matière de santé mentale et de stress Sans restriction et Restrictions(figurant comme en-tête de colonne).
Sans restriction Restrictions
Excellente ou très bonne santé mentale 39 27
Bonne santé mentale 34 33
Santé mentale passable ou mauvaise 27 40
Détérioration de la santé mentale 63 77
La plupart des journées sont assez ou extrêmement stressantes 49 63

Le nombre d’appels aux services de police est de plus en plus en associé à des problèmes de santé mentale

  • Comparativement à l’an dernier, le nombre d’appels de service a augmenté de 8 % au cours des huit premiers mois de la pandémie, en particulier pour des contrôles du bien-être (+13 %) et pour des problèmes de santé mentale, par exemple pour une personne en crise émotionnelle (+12 %) et des querelles de ménage (+8 %).
  • On a relevé une baisse du nombre d’affaires de vol à l’étalage (-47 %), d’introductions par effraction dans les résidences (-27 %), de vols de véhicules à moteur (-18 %), d’agressions (-9 %) et d’agressions sexuelles (-20 %), y compris par un membre de la famille.

Graphique -  Certains crimes déclarés par la police et demandes d’intervention avant et pendant la pandémie de COVID-19, 2019 et 2020, nombre

Tableau de données 
Certains crimes déclarés par la police et demandes d’intervention avant et pendant la pandémie de COVID-19, 2019 et 2020, nombre
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Certains crimes déclarés par la police et demandes d’intervention avant et pendant la pandémie de COVID-19 Total des affaires criminelles, 2019, Total des affaires criminelles, 2020, Total des demandes d’intervention, 2019 et Total des demandes d’intervention, 2020(figurant comme en-tête de colonne).
Total des affaires criminelles, 2019 Total des affaires criminelles, 2020 Total des demandes d’intervention, 2019 Total des demandes d’intervention, 2020
Mars 70 200 64 447 22 874 24 214
Avril 70 632 53 587 22 592 23 857
Mai 75 838 56 103 24 314 26 236
Juin 76 265 62 862 24 801 26 754
Juillet 79 949 69 952 25 653 28 008
Août 80 617 66 977 25 200 27 742
Septembre 77 356 63 973 23 514 25 342
Octobre 76 771 62 894 22 752 25 622

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LE SAVIEZ-VOUS?

Statistique Canada a élargi ses produits de données et ses analyses et produit davantage de données désagrégées afin de surveiller les expériences des Canadiens pendant la pandémie et d’en faire rapport avec exactitude. L’organisme met à profit son mécanisme de consultations et de mobilisation éprouvé, de même que ses relations solides avec les intervenants, afin de veiller à ce que tous les Canadiens se retrouvent dans nos données.

En mai, Statistique Canada a introduit une série d’améliorations à l’Enquête sur la population active (EPA) en y ajoutant notamment des questions sur : le travail à domicile, la perte d’emploi, la capacité de respecter les obligations financières et les demandes aux programmes d’aide mis en place par le gouvernement fédéral pour répondre à la COVID-19.

La diffusion de l’EPA de mai comprenait également les premières données sur les conditions actuelles du marché du travail pour les jeunes de 15 à 24 ans qui fréquentaient l’école à temps plein en mars et qui avaient l’intention de retourner aux études à temps plein à l’automne.

Depuis juillet 2020, l’EPA comprend une question sur l’appartenance à une minorité visible afin de rendre compte des répercussions de la pandémie sur les diverses collectivités et les divers groupes sur le marché du travail.

Statistique Canada élabore également des méthodes qui lui permettront de produire des données désagrégées sur la race à l’aide des données de l’EPA diffusées précédemment.

Les répercussions sociales et économiques de la COVID-19 sont inégales

Les taux de mortalité liés à la COVID-19 révèlent l’inégalité des répercussions de la pandémie sur la santé

  • Les secteurs comptant la plus forte proportion (25 % ou plus) de groupes de population désignés comme minorités visibles affichaient un taux de mortalité lié à la COVID-19 environ deux fois plus élevé que ceux comptant la plus faible proportion (moins de 1 %).
  • Le taux de mortalité enregistré dans les secteurs comptant la plus forte proportion était plus de 3 fois plus élevé que celui observé dans les secteurs présentant la plus faible proportion au Québec et en Ontario, et plus de 10 fois plus élevé en Colombie-Britannique, malgré un taux global de mortalité beaucoup plus bas.
    • Québec : 123 pour 100 000 habitants comparativement à 35,1 pour 100 000 habitants;
    • Ontario : 25,9 pour 100 000 habitants comparativement à 7,6 pour 100 000 habitants;
    • Colombie-Britannique : 5,6 pour 100 000 habitants comparativement à 0,5 pour 100 000 habitants.

Graphique - Taux de mortalité attribuable à la COVID-19 normalisés selon l’âge, selon la proportion de la population du quartier qui appartient à des groupes de population désignés comme minorités visibles, selon le sexe, Canada

Tableau de données 
Taux de mortalité attribuable à la COVID-19 normalisés selon l’âge, selon la proportion de la population du quartier qui appartient à des groupes de population désignés comme minorités visibles, selon le sexe, Canada
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de mortalité attribuable à la COVID-19 normalisés selon l’âge Total, Hommes et Femmes, calculées selon taux de mortalité normalisés selon l’âge (pour 100 000 habitants) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Total Hommes Femmes
taux de mortalité normalisés selon l’âge (pour 100 000 habitants)
Moins de 1 % 16,9 18,3 15,6
1 % à moins de 10 % 12,7 14,7 11,1
10 % à moins de 25 % 27,3 34,1 22,7
25 % ou plus 34,5 41,0 29,7

À Montréal et à Toronto, les taux de mortalité liés à la COVID-19 sont plus élevés dans les secteurs où la concentration de Canadiens noirs est la plus élevée

  • Les différences étaient en grande partie attribuables au taux plus élevé de décès et à la concentration des minorités visibles dans les plus grandes villes du Canada.
  • Entre mars et juillet 2020, Montréal et Toronto ont enregistré le plus grand nombre de décès liés à la COVID-19.
  • À Montréal, le taux de mortalité était de 149,3 décès pour 100 000 habitants dans les secteurs comptant la plus forte proportion de Canadiens noirs, comparativement à 88,1 décès pour 100 000 habitants dans les secteurs comptant la plus faible proportion de Canadiens noirs.
  • À Toronto, la différence était plus faible entre les secteurs où la proportion de Canadiens d’origine sud-asiatique était élevée et ceux où elle était faible (26,2 pour 100 000 habitants par rapport à 35 pour 100 000 habitants).

Graphique - Taux de mortalité normalisés selon l’âge, selon la proportion des groupes de population dans le quartier, régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Toronto

Tableau de données 
Taux de mortalité normalisés selon l’âge, selon la proportion des groupes de population dans le quartier, régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Toronto
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de mortalité normalisés selon l’âge Taux de mortalité normalisés selon l’âge (pour 100 000 habitants)(figurant comme en-tête de colonne).
Taux de mortalité normalisés selon l’âge (pour 100 000 habitants)
Montréal
Moins de 1 % — Noir 88,1
1 % à moins de 10 % — Noir 105
10 % à moins de 25 % — Noir 124,7
25 % ou plus — Noir 149,3
Toronto
Moins de 1 % — Sud-Asiatique 26,2
1 % à moins de 10 % — Sud-Asiatique 24,6
10 % à moins de 25 % — Sud-Asiatique 29,5
25 % ou plus — Sud-Asiatique 35

Les répercussions sur la santé sont plus importantes au sein des groupes autochtones

  • Depuis le début, les Autochtones courent un plus grand risque de contracter la COVID-19 en raison du taux plus élevé de problèmes de santé sous-jacents.
  • À l’été, 57 % des Autochtones ayant des maladies chroniques ou une incapacité qui ont répondu à un projet de collecte de données par approche participative ont déclaré que leur état de santé global était « bien pire » ou « légèrement pire » qu’avant la pandémie.
    • De même, 64 % d’entre eux ont déclaré que leur santé mentale était « bien pire » ou « légèrement pire ».
  • Plus de la moitié des participants ont indiqué des répercussions « modérées » ou « majeures » sur leur capacité à satisfaire leurs besoins essentiels depuis le début de la pandémie, notamment les besoins en nourriture et en épicerie (54 %) et les besoins en EPI (52 %), un élément essentiel pour atténuer l’infection à la COVID-19.

Graphique - Changements dans la santé globale et la santé mentale autoévaluées comparativement à la période précédant la pandémie, selon le genre, Autochtones et non-Autochtones ayant un problème de santé de longue durée ou une incapacité, 23 juin au 6 juillet 2020

Tableau de données 
Changements dans la santé globale et la santé mentale autoévaluées comparativement à la période précédant la pandémie, selon le genre, Autochtones et non-Autochtones ayant un problème de santé de longue durée ou une incapacité, 23 juin au 6 juillet 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Changements dans la santé globale et la santé mentale autoévaluées comparativement à la période précédant la pandémie Pourcentage ayant déclaré que leur santé globale était un peu ou beaucoup moins bonne , Pourcentage ayant déclaré que leur santé mentale était un peu ou beaucoup moins bonne , Tous , Femmes et Hommes , calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage ayant déclaré que leur santé globale était un peu ou beaucoup moins bonne Pourcentage ayant déclaré que leur santé mentale était un peu ou beaucoup moins bonne
Tous Femmes Hommes Tous Femmes Hommes
pourcentage
Autochtones 57 58 55 63 66 60
Non-Autochtones 47 50 44 56 59 54

Les répercussions plus importantes sur les Autochtones pourraient accroître les inégalités observées avant la pandémie

  • Avant la pandémie, le taux de chômage chez les Autochtones était 1,8 fois plus élevé que chez les non-Autochtones, ce qui témoigne de disparités de longue durée en ce qui a trait aux conditions du marché du travail.
  • Les répercussions initiales de la pandémie étaient semblables pour les Autochtones et les non-Autochtones : le chômage a augmenté de 6,6 points de pourcentage et de 6,2 points de pourcentage, respectivement, pour ces deux groupes au cours des trois premiers mois.
  • À la fin de 2020, le chômage est demeuré plus élevé chez les peuples autochtones : 12 % et 11 % chez les hommes et les femmes autochtones, respectivement, comparativement à 8 % chez les hommes et les femmes non autochtones.

Graphique - Taux de chômage, selon l’identité autochtone et le sexe, moyennes sur trois mois, population vivant hors réserve dans les provinces, Canada, décembre 2018 à novembre 2020, données non désaisonnalisées

Tableau de données 
Taux de chômage, selon l’identité autochtone et le sexe, moyennes sur trois mois, population vivant hors réserve dans les provinces, Canada, décembre 2018 à novembre 2020, données non désaisonnalisées
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de chômage Févr. 2019, Mai 2019, Août 2019, Nov. 2019, Févr. 2020, Mai 2020, Août 2020 et Nov. 2020, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Févr. 2019 Mai 2019 Août 2019 Nov. 2019 Févr. 2020 Mai 2020 Août 2020 Nov. 2020
pourcentage
Hommes autochtones vivant hors réserve 13 14 11 11 13 20 17 12
Hommes non autochtones 6 6 6 5 6 12 11 8
Femmes autochtones vivant hors réserve 3 8 10 8 7 14 17 11
Femmes non autochtones 2 5 6 5 5 12 12 8

Les répercussions financières plus importantes sur les groupes de minorités visibles pourraient nuire à une reprise plus inclusive

Les groupes de minorités visibles continuent d’afficher :

  • des taux de chômage plus élevés;
  • de plus grandes difficultés financières;
  • une plus grande représentation dans les emplois faiblement rémunérés.

Tableau 2
Taux de chômage selon les groupes de population désignés comme minorités visibles, Canada, janvier 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de chômage selon les groupes de population désignés comme minorités visibles Estimation (%)(figurant comme en-tête de colonne).
Estimation (%)
Total - minorités visibles 12,0
Sud-Asiatiques 9,6
Chinois 10,8
Noirs 16,4
Philippins 8,1Note E: à utiliser avec prudence
Arabes 13,1Note E: à utiliser avec prudence
Latino-Américains 16,6
Asiatiques du Sud-Est 20,1Note E: à utiliser avec prudence
Non-Autochtone et n'appartenant pas à une minorité visible 8,9

Graphique - Pourcentage de personnes vivant dans des ménages qui ont déclaré qu’il était « difficile » ou « très difficile » de respecter leurs engagements financiers de base au cours des quatre dernières semaines, et employés à faible revenu1, selon le groupe de population désigné comme minorité visible, Canada, janvier 2021

Tableau de données 
Pourcentage de personnes vivant dans des ménages qui ont déclaré qu’il était « difficile » ou « très difficile » de respecter leurs engagements financiers de base au cours des quatre dernières semaines, et employés à faible revenuTableau de donnée 15 Note 1, selon le groupe de population désigné comme minorité visible, Canada, janvier 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de personnes vivant dans des ménages qui ont déclaré qu’il était « difficile » ou « très difficile » de respecter leurs engagements financiers de base au cours des quatre dernières semaines Difficile ou « très difficile » de respecter les engagements financiers de base du ménage et Employés à faible revenu(figurant comme en-tête de colonne).
Difficile ou « très difficile » de respecter les engagements financiers de base du ménage Employés à faible revenuTableau de données 15 Note 1
Minorité visible
Sud-Asiatique 34,6 25,2
Chinois 21,4 15,0
Noir 34,0 19,9
Philippin 36,3 23,5
Arabe 37,5 19Note E: à utiliser avec prudence
Latino-Américain 43,2 19,6
Asiatique du Sud-Est 34,6 26,0
Non-Autochtone ou n’appartenant pas à une minorité visible 16,3 12,9

Les travailleurs faiblement rémunérés continuent d’être parmi les plus durement touchés par les mesures de confinement

  • Les travailleurs faiblement rémunérés ont été beaucoup plus durement touchés par les mesures de confinement associées à la COVID-19 que par la récession de 2008-2009.

Graphique - Taux mensuels moyens de mise à pied d’employés, selon le décile de rémunération, 2009 et 20201

Tableau de données 
Taux mensuels moyens de mise à pied d’employés, selon le décile de rémunération, 2009 et 2020Tableau de données 16 Note 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux mensuels moyens de mise à pied d’employés Décile inférieur, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et Décile supérieur(figurant comme en-tête de colonne).
Décile inférieur 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e Décile supérieur
2009 2,0 1,7 1,8 1,6 1,5 1,5 1,2 1,2 1,2 0,7
2020 6,8 6,3 4,1 3,7 2,9 2,2 2,0 1,8 1,5 1,0
  • À la fin de 2020, le niveau d’emploi rémunéré comportant un nombre important d’heures était, pour les travailleurs se situant dans le décile de salaire inférieur, 39 % plus faible que celui enregistré en décembre 2019.
  • Par ailleurs, l’emploi rémunéré durant un nombre important d’heures était 16 % plus élevé dans le décile de salaire supérieur.

Graphique - Variation en pourcentage, de 2019 à 2020, du nombre d’employés travaillant au moins la moitié de leurs heures habituelles, selon le décile de rémunération de 2019

Tableau de données 
Variation en pourcentage, de 2019 à 2020, du nombre d’employés travaillant au moins la moitié de leurs heures habituelles, selon le décile de rémunération de 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Variation en pourcentage. Les données sont présentées selon Décile de rémunération de 2019 (titres de rangée) et Avril et Décembre, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Décile de rémunération de 2019 Avril Décembre
pourcentage
Inférieur -64,9 -36,8
2 -53,0 -9,0
3 -43,2 -6,9
4 -24,3 3,5
5 -33,9 -9,5
6 -25,5 -2,6
7 -16,1 -2,2
8 -9,4 1,8
9 -0,3 10,2
Supérieur 13,4 16,9

Les différences quant à la capacité de travailler à domicile pourraient contribuer à une plus grande inégalité des revenus

  • Environ 4 travailleurs canadiens sur 10 occupent un emploi qui pourrait vraisemblablement être exercé à la maison.
  • Dans l’ensemble, les ménages dont le niveau de scolarité et les revenus sont plus faibles sont les moins susceptibles d’occuper des emplois pouvant être exercés à domicile.
  • Les interruptions de travail prolongées en raison des confinements ont des répercussions démesurées sur les familles financièrement vulnérables et sur les travailleurs faiblement rémunérés, ce qui pourrait entraîner une augmentation marquée de l’inégalité des revenus. Ce phénomène est particulièrement susceptible de se produire si les mises à pied temporaires chez les travailleurs faiblement rémunérés se transforment en pertes d’emploi permanentes.

Graphique - Pourcentage d'adultes occupant des emplois qui peuvent être exercés à domicile, par décile de gains familiaux – familles à deux revenus, 2019

Tableau de données 
Pourcentage d'adultes occupant des emplois qui peuvent être exercés à domicile, par décile de gains familiaux – familles à deux revenus, 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage d'adultes occupant des emplois qui peuvent être exercés à domicile. Les données sont présentées selon Décile de rémunération (titres de rangée) et Maris, Femmes et Les deux, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Décile de rémunération Maris Femmes Les deux
pourcentage
Tous 38,0 54,4 25,4
1er (inférieur) 18,7 28,6 8,1
2e 23,5 36,5 10,9
3e 27,3 45,1 14,7
4e 28,3 49,9 16,3
5e 33,8 55,8 21,7
6e 38,0 57,1 24,6
7e 40,5 63,2 27,6
8e 50,7 65,9 36,9
9e 53,1 66,9 39,1
10e (supérieur) 66,1 74,8 53,9

Le retour au travail est plus important dans les professions comportant une plus grande capacité de télétravail

  • En janvier 2021, le nombre de Canadiens travaillant à domicile a augmenté de près de 700 000 pour atteindre 5,4 millions, ce qui a dépassé les 5,1 millions de Canadiens qui travaillaient à domicile lors du premier confinement, en avril 2020.
    • La hausse du télétravail s’explique en partie par l’augmentation observée dans les services d’enseignement, de nombreuses écoles ayant fait la transition vers l’apprentissage à distance.
  • La capacité de télétravail est supérieure à 80 % dans les services professionnels, scientifiques et techniques. L’emploi dans ce secteur est revenu en septembre au niveau d’avant la pandémie de COVID-19 et, en janvier 2021, il était de 4,9 % supérieur au niveau observé en février 2020.
  • La capacité de télétravail dans les services d’hébergement et de restauration est d’environ 5 %. En janvier 2021, l’emploi était toujours en baisse d’un tiers par rapport au niveau observé avant la pandémie, et le secteur était à l’origine de 45 % de la baisse nette de l’emploi depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Graphique - Capacité de télétravail, selon le secteur, 2019

Tableau de données 
Capacité de télétravail, selon le secteur, 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Capacité de télétravail. Les données sont présentées selon Secteur (titres de rangée) et Capacité de télétravail, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Secteur Capacité de télétravail
pourcentage
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 3,9
Services d’hébergement et de restauration 5,6
Construction 11,1
Fabrication 19,1
Commerce de détail 22,0
Extraction minière, exploitation en carrière et extraction de pétrole et de gaz 23,9
Transport et entreposage 24,5
Soins de santé et assistance sociale 28,8
Autres services (sauf les administrations publiques) 31,4
Services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement 35,1
Services publics 38,6
Arts, spectacles et loisirs 40,1
Services immobiliers, de location et de location à bail 47,8
Commerce de gros 57,3
Administrations publiques 58,2
Information et culture 68,5
Services professionnels, scientifiques et techniques 83,9
Services d’enseignement 84,6
Finance et assurances 85,3

Les jeunes Canadiens demeurent les plus touchés par les confinements

  • Après sept mois de croissance, l’emploi a diminué en décembre et en janvier à mesure que les restrictions liées à la santé publique se sont resserrées dans de nombreuses régions du pays. L’emploi total a reculé de 266 000 au cours de ces deux mois, et plus de la moitié de la baisse de l’emploi (148 000) a touché les jeunes Canadiens.

Graphique - Taux de chômage, 15 à 24 ans, janvier 2020 à janvier 2021

Tableau de données 
Taux de chômage, 15 à 24 ans, janvier 2020 à janvier 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de chômage Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage
2020
Janvier 10,4
Février 10,4
Mars 17,0
Avril 27,3
Mai 29,1
Juin 27,4
Juillet 23,9
Août 22,7
Septembre 18,7
Octobre 18,5
Novembre 17,2
Décembre 17,8
2021
Janvier 19,7
  • En janvier, les personnes de 15 à 24 ans ont été à l’origine de 45 % de la baisse nette de l’emploi depuis le début de la pandémie (377 000 sur 858 000).

Graphique - Emploi à temps plein, exprimé en pourcentage des niveaux observés avant la COVID-19, 15 à 24 ans

Tableau de données 
Emploi à temps plein, exprimé en pourcentage des niveaux observés avant la COVID-19, 15 à 24 ans
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Emploi à temps plein Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre et Janvier(figurant comme en-tête de colonne).
Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Janvier
Tous les jeunes 100,0 93,1 76,2 77,6 82,9 78,3 80,7 88,8 86,7 89,9 91,8 92,2
Hommes 100,0 94,1 77,3 78,6 83,5 80,4 82,3 88,8 87,6 91,8 91,4 95,7
Femmes 100,0 91,8 74,7 76,3 82,0 75,2 78,4 88,7 85,3 87,1 92,3 87,4

Le nombre de jeunes qui n’étaient ni étudiants, ni employés, ni stagiaires (NEET) a diminué après avoir atteint un sommet historique en avril

  • En tout, 26 % des étudiants de niveau postsecondaire qui ont répondu au projet de collecte de données par approche participative de Statistique Canada ont indiqué que leurs études avaient été perturbées par les confinements.
  • Les jeunes qui ne fréquentaient pas l’école et la baisse de l’emploi ont contribué au sommet historique du taux NEET, qui a atteint 24 % en avril, son plus haut niveau en 20 ans.
  • Les taux NEET chez les 20 à 24 ans mesurés en septembre, octobre et novembre étaient jusqu’à 3,5 points de pourcentage plus élevés qu’en janvier 2020. Toutefois, en décembre, ils étaient comparables à ceux enregistrés avant la pandémie.

Graphique - Taux NEET des jeunes âgés de 15 à 29 ans selon le groupe d’âge et le mois, Canada, 2020

Tableau de données 
Taux NEET des jeunes âgés de 15 à 29 ans selon le groupe d’âge et le mois, Canada, 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux NEET des jeunes âgés de 15 à 29 ans selon le groupe d’âge et le mois. Les données sont présentées selon Groupe d’âge (titres de rangée) et Janvier, Février, Mars, Avril, Septembre, Octobre, Novembre et Décembre , calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’âge Janvier Février Mars Avril Septembre Octobre Novembre Décembre
pourcentage
Tous (15 à 29 ans) 12 12 18 24 13 13 13 13
15 à 19 ans 6 6 15 16 7 6 6 6
20 à 24 ans 12 12 18 27 15 15 15 14
25 à 29 ans 16 15 19 28 17 17 16 16

Les nouvelles inscriptions et certifications dans les métiers ont diminué en 2020

  • En 2019, les nouvelles inscriptions dans les programmes d’apprentissage (-2,9 %) et les certifications dans les métiers (-3,9 %) ont diminué par rapport à 2018, poursuivant la tendance à la baisse amorcée il y a plusieurs années, depuis l’effondrement des prix du pétrole en 2014.
  • Selon des résultats préliminaires, les nouvelles inscriptions (-43,0 %) et les certifications (‑48,7 %) dans les métiers ont diminué de près de la moitié au cours des neuf premiers mois de 2020 comparativement à la même période en 2019.
  • Une baisse soutenue du nombre de nouvelles inscriptions aux programmes d’apprentissage et du nombre de certificats délivrés dans les métiers pourrait accroître la pression sur une main‑d’œuvre qualifiée déjà vieillissante.

Graphique - Nombre de nouvelles inscriptions aux programmes d’apprentissage et de certifications dans les métiers, données de 2019 par rapport aux données provisoires de 2020

Tableau de données 
Nombre de nouvelles inscriptions aux programmes d’apprentissage et de certifications dans les métiers, données de 2019 par rapport aux données provisoires de 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre de nouvelles inscriptions aux programmes d’apprentissage et de certifications dans les métiers Nouvelles inscriptions (2019), Nouvelles inscriptions (données provisoires) (2020), Certificats décernés (2019) et Certificats décernés, données provisoires (2020)(figurant comme en-tête de colonne).
Nouvelles inscriptions (2019) Nouvelles inscriptions (données provisoires) (2020) Certificats décernés (2019) Certificats décernés, données provisoires (2020)
Février 4 383 3 905 2 271 2 472
Mars 4 722 3 540 3 327 2 693
Avril 4 593 1 323 3 408 1 340
Mai 4 677 1 467 3 444 863
Juin 4 710 2 099 3 642 860
Juillet 4 461 2 517 2 898 946
Août 4 305 2 541 2 202 1 227
Septembre 4 719 3 438 2 103 1 542

Les étudiants du niveau postsecondaire doivent assumer des frais plus élevés même s’ils étudient en ligne

  • À l’échelle nationale, les étudiants inscrits à temps plein à des programmes de premier cycle paieront en moyenne des frais de 6 580 $ en 2020-2021, en hausse de 1,7 % par rapport à l’année précédente. Les coûts moyens des programmes de cycles supérieurs ont augmenté de 1,6 % pour atteindre 7 304 $.
  • Face à une baisse des perspectives d’emploi, plus des trois quarts des étudiants poursuivant leurs études (77 %) qui ont répondu au projet de collecte de données par approche participative de Statistique Canada étaient très ou extrêmement préoccupés par leurs finances.
    • Bien que la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants ait atténué ces préoccupations, près de la moitié des étudiants poursuivant leurs études au pays qui ont répondu au projet de collecte par approche participative s’inquiétaient toujours de leur capacité de payer les frais de scolarité.
  • En 2020-2021 au Canada, les frais de scolarité moyens des étudiants étrangers de premier cycle ont augmenté de 7,1 % pour atteindre 32 019 $ et les frais de scolarité moyens des étudiants étrangers des cycles supérieurs ont augmenté de 7,3 % pour atteindre 19 252 $.

Graphique - Droits de scolarité moyens des étudiants canadiens inscrits à temps plein au premier cycle, selon le domaine d’études, 2020-2021 

Tableau de données 
Droits de scolarité moyens des étudiants canadiens inscrits à temps plein au premier cycle, selon le domaine d’études, 2020-2021 
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Droits de scolarité moyens des étudiants canadiens inscrits à temps plein au premier cycle Dollars courants(figurant comme en-tête de colonne).
Dollars courants
Éducation 4 761
Sciences humaines 5 602
Sciences sociales et de comportements et études du droit 5 632
Sciences infirmières 5 688
Agriculture, ressources naturelles et conservation 5 718
Services personnels, de protection et de transport 5 726
Arts visuels et d’interprétation, et technologie des communications 5 865
Santé autre, parcs, récréation et conditionnement physique 5 943
Sciences physiques et de la vie et technologies 6 156
Architecture 6 517
Commerce, gestion et administration publique 6 887
Mathématiques, informatique et sciences de l’information 6 895
Génie 8 047
Pharmacie 11 133
Optométrie 11 235
Droit 12 813
Médecine vétérinaire 14 270
Médecine 14 483
Dentisterie 22 562

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TIRER PARTI DES PARTENARIATS CLÉS

En travaillant de concert avec ses partenaires, Statistique Canada a ajusté ses opérations de manière à fournir des renseignements récents aux Canadiens :

  • En collaboration avec la Chambre de commerce du Canada, nous avons réalisé, en moins de deux semaines, une nouvelle enquête visant à prendre le pouls des entreprises pendant la COVID-19. Cela les aide, les gouvernements et elles, à prendre des décisions rapides et éclairées en vue de soutenir leurs activités et leurs employés.
  • Des améliorations ont été apportées à l’Enquête sur la population active (EPA) en mai 2020 pour y ajouter des questions sur le travail à domicile, la perte d’emploi, la capacité de respecter les obligations financières et les demandes aux programmes d’aide mis en place par le gouvernement fédéral pour répondre à la COVID-19.
  • Nous avons appuyé les provinces, les territoires et certaines municipalités en mettant à profit notre expertise en matière d’interviews pour participer aux activités de recherche de contacts – au début de mars 2021, nos intervieweurs avaient déjà effectué plus de 300 000 appels.
  • Nous travaillons avec les dirigeants et les organisations autochtones pour renforcer la capacité et l’expertise en matière de gestion des données.
  • Nous avons établi un partenariat avec la Ville de Vancouver et la Fédération canadienne des municipalités afin de mieux comprendre les répercussions sociales et économiques de la pandémie, dans le but de mieux soutenir d’autres municipalités.
  • Nous avons coanimé des marathons de programmation avec Les enfants d’abord Canada et d’autres partenaires afin de relever des défis et de trouver des façons nouvelles et efficaces d’utiliser les données en temps réel pour habiliter les décideurs.

Répercussions économiques : évaluation de la reprise

La reprise économique : l’activité demeure inférieure aux niveaux observés avant la pandémie.

La baisse historique de la production, de l’emploi et des heures travaillées découlant de l’arrêt de l’activité économique au printemps 2020 a touché pratiquement tous les secteurs de l’économie.

Même avec l’assouplissement des mesures de santé publique au cours de l’été et au début de l’automne, l’activité économique globale est demeurée inférieure au niveau observé avant la pandémie.

Graphique - Canada, variation en pourcentage de l’activité économique, composantes des dépenses sélectionnées, quatrième trimestre de 2019 au quatrième trimestre de 2020

Tableau de données 
Canada, variation en pourcentage de l’activité économique, composantes des dépenses sélectionnées, quatrième trimestre de 2019 au quatrième trimestre de 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Canada. Les données sont présentées selon Activité économique (titres de rangée) et T4 de 2019 au T4 de 2020, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Activité économique T4 de 2019 au T4 de 2020
pourcentage
Dépenses de consommation finale des ménages -4,8
Investissement dans le logement 14,4
Investissement non résidentiel des entreprises -13,1
Exportations -7,1
Importations -6,0
Produit intérieur brut réel aux prix du marché -3,2

Le rythme de la reprise a ralenti, alors que des restrictions plus sévères ont été instaurées à la fin de 2020.

  • En décembre, la production dans l’ensemble de l’économie est demeurée inférieure de 3,3 % aux niveaux observés avant la COVID-19.

En fin d’année, 1,1 million de travailleurs ont été touchés par la COVID-19 en raison de pertes d’emploi ou de réductions importantes des heures travaillées.

Graphique - Baisse cumulative en pourcentage de la production et de l’emploi depuis février 2020

Tableau de données 
Baisse cumulative en pourcentage de la production et de l’emploi depuis février 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Baisse cumulative en pourcentage de la production et de l’emploi depuis février 2020 Produit intérieur brut réel et Emploi, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Produit intérieur brut réel Emploi
pourcentage
2020
Mars -7 -5
Avril -18 -16
Mai -14 -14
Juin -9 -9
Juillet -6 -7
Août -6 -6
Septembre -5 -4
Octobre -4 -3
Novembre -3 -3
Décembre -3 -3
2021
Janvier Note ..: indisponible pour une période de référence précise -4

Le nombre d’entreprises actives a diminué dans la plupart des secteurs d’activité

Si les entreprises qui fournissent de l’hébergement et des services de restauration ont continué à être durement touchées, le nombre d’entreprises actives a diminué considérablement dans la plupart des secteurs, principalement en raison des fermetures de petites entreprises.

Graphique - Produit intérieur brut réel, exprimé en pourcentage des niveaux observés avant la COVID-19, industries sélectionnées

Tableau de données 
Produit intérieur brut réel, exprimé en pourcentage des niveaux observés avant la COVID-19, industries sélectionnées
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Produit intérieur brut réel Avril 2020 et Décembre 2020, calculées selon indice (février 2020=100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Avril 2020 Décembre 2020
indice (février 2020=100)
Toutes les industries 82,2 96,7
Construction 76,3 96,9
Fabrication 72,5 95,9
Commerce de détail 71,1 99,8
Services d’hébergement 30,4 54,6
Services de restauration et débits de boissons 38,4 63,3
Transport aérien 2,3 12,6

En novembre, le nombre d’entreprises actives est demeuré inférieur de 4,5 % aux niveaux enregistrés avant la pandémie.

Graphique - Entreprises actives, industries du secteur des entreprises, Canada, février à novembre 2020

Tableau de données 
Entreprises actives, industries du secteur des entreprises, Canada, février à novembre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Entreprises actives Entreprises actives, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Entreprises actives
nombre
Février 893 473
Mars 874 669
Avril 833 585
Mai 801 962
Juin 812 715
Juillet 832 956
Août 839 876
Septembre 847 388
Octobre 852 387
Novembre 852 996

Les répercussions de la pandémie n’ont pas été ressenties de la même façon partout au pays

  • En septembre 2020, l’Alberta, la Saskatchewan et l’Ontario affichaient les plus fortes baisses de l’activité économique.
    • La baisse de l’activité en Alberta s’explique par la diminution des prix de l’énergie;
    • La baisse de l’activité en Ontario s’explique par le resserrement des restrictions visant l’activité économique.
  • Le Manitoba, le Yukon et le Nunavut étaient parmi les économies les moins touchées.
  • Le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique et le Québec ont ressenti moins durement les effets de la COVID-19 ou ont commencé à assouplir les restrictions plus tôt.
  • Les estimations de l’activité économique en octobre ont montré que le rythme de la reprise avait ralenti dans la plupart des provinces et des territoires. La baisse de l’activité économique au Québec en octobre témoigne de la réinstauration plus tôt de restrictions plus sévères en matière de santé publique.

Graphique - Variation en pourcentage de l’activité économique, provinces et territoires, septembre 2019 à septembre 2020

Tableau de données 
Variation en pourcentage de l’activité économique, provinces et territoires, septembre 2019 à septembre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Variation en pourcentage de l’activité économique Méthode 1 : Indice fondé sur l’ACP et Méthode 2 : Indice fondé sur la méthode LASSO, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Méthode 1 : Indice fondé sur l’ACP Méthode 2 : Indice fondé sur la méthode LASSO
pourcentage
Alberta  -31,6 -13,8
Saskatchewan  -19,6 -0,5
Territoires du Nord-Ouest -11,7 Note .: indisponible pour toute période de référence
Ontario  -10,6 -1,6
Nouveau-Brunswick  -9,4 0,5
Nouvelle-Écosse  -7,7 0,7
Île-du-Prince-Édouard  -5,6 1,8
Colombie-Britannique  -4,8 -0,3
Québec  -3,5 1,5
Manitoba  2,2 2,9
Yukon 3,6 2,4
Terre-Neuve-et-Labrador  Note .: indisponible pour toute période de référence -1,0
Nunavut Note .: indisponible pour toute période de référence 5,4

Les programmes d’intervention d’urgence atténuent les répercussions de la pandémie sur les entreprises

Les entreprises de toutes les industries sont soutenues par au moins un programme d’intervention d’urgence.

En moyenne, les entreprises recevaient 83 000 $ en soutien.

C’était dans les services d’hébergement et de restauration que les entreprises ont le plus utilisé le programme (taux supérieur à 50 %).

Les entreprises du secteur des services d’hébergement et de restauration étaient également les plus susceptibles de réembaucher des travailleurs après avoir reçu la Subvention salariale d’urgence du Canada.

Graphique - Pourcentage d’entreprises qui ont recours à la SSUC, au CUEC ou à l’AUCLC, selon le secteur

Tableau de données 
Pourcentage d’entreprises qui ont recours à la SSUC, au CUEC ou à l’AUCLC, selon le secteur
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage d’employeurs qui ont recours à la Subvention salariale d’urgence du Canada. Les données sont présentées selon Secteur (titres de rangée) et Subvention salariale d’urgence du Canada, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Secteur Subvention salariale d’urgence du Canada
pourcentage
Autres services 28
Services d’hébergement et de restauration 56
Arts, spectacles et loisirs 21
Soins de santé et assistance sociale 38
Services d’enseignement 29
Services administratifs et de soutien 23
Gestion de sociétés 5
Services professionnels, scientifiques et techniques 20
Services immobiliers et de location 7
Finance et assurances 7
Information et culture 18
Transport et entreposage 24
Commerce de détail 39
Commerce de gros 37
Fabrication 40
Construction 27
Services publics 4
Extraction minière, de pétrole et de gaz 22
Agriculture, foresterie et pêche 16

Les restrictions plus sévères imposées aux entreprises à l’automne 2020 ont créé beaucoup d’incertitude

  • Au cours de l’automne, près de 20 % des entreprises ont déclaré qu’elles seraient en mesure de fonctionner pendant moins de six mois au niveau actuel des revenus et des dépenses, et 30 % ne savaient pas avec certitude pendant combien de temps elles pourraient poursuivre leur exploitation.

Graphique - Période pendant laquelle les entreprises s’attendent à pouvoir fonctionner aux niveaux actuels de revenus et de dépenses, automne 2020

Tableau de données 
Période pendant laquelle les entreprises s’attendent à pouvoir fonctionner aux niveaux actuels de revenus et de dépenses, automne 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Période pendant laquelle les entreprises s’attendent à pouvoir fonctionner aux niveaux actuels de revenus et de dépenses. Les données sont présentées selon Période (titres de rangée) et Fonctionnement aux niveaux actuels de revenus et de dépenses, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Période Fonctionnement aux niveaux actuels de revenus et de dépenses
pourcentage
Moins de 3 mois 6,2
Moins de 6 mois 17,5
Inconnue 30,4
  • Dans l’ensemble, plus de 40 % des entreprises ont déclaré qu’elles ne pouvaient pas s’endetter davantage.

Graphique - Pourcentage d’entreprises ayant déclaré qu’elles ne pouvaient pas s’endetter davantage, automne 2020

Tableau de données 
Pourcentage d’entreprises ayant déclaré qu’elles ne pouvaient pas s’endetter davantage, automne 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage d’entreprises ayant déclaré qu’elles ne pouvaient pas s’endetter davantage. Les données sont présentées selon Entreprises selon la taille de l’effectif (titres de rangée) et Ne peut pas s’endetter davantage, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Entreprises selon la taille de l’effectif Ne peut pas s’endetter davantage
pourcentage
Toutes les tailles d’effectif 43,9
1 à 4 employés 47,2
5 à 19 employés 43,4
20 à 99 employés 34,3
100 employés ou plus 16,8

Les programmes de soutien d’urgence ont continué de stimuler les revenus et l’épargne des ménages

  • De nouvelles estimations sur le bien-être économique des ménages ont permis de mieux comprendre le degré auquel les mesures de soutien d’urgence ont profité à différents groupes de ménages. 
  • Les mesures de soutien d’urgence ont plus que compensé les pertes de salaires et de traitements subies pendant les premières périodes de confinement, et ce, indépendamment de la fourchette de revenu des ménages. 
    • Les ménages du quintile de revenu inférieur ont vu leur revenu disponible augmenter de 33 % au deuxième trimestre, tandis que les revenus des ménages du quintile supérieur se sont accrus de 7 %.
  • Au cours des trois premiers trimestres de 2020, la valeur des mesures gouvernementales de soutien liées à la COVID-19 représentait 16,4 % du revenu disponible des ménages du quintile de revenu inférieur, comparativement à 4,3 % pour les ménages du quintile supérieur.

Graphique - Variation du revenu disponible moyen des ménages selon le quintile de revenu, du premier au troisième trimestre de 2020, %

Tableau de données 
Variation du revenu disponible moyen des ménages selon le quintile de revenu, du premier au troisième trimestre de 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Variation du revenu disponible moyen des ménages selon le quintile de revenu Premier trimestre de 2020, Deuxième trimestre de 2020 et Troisième trimestre de 2020, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Premier trimestre de 2020 Deuxième trimestre de 2020 Troisième trimestre de 2020
pourcentage
Quintile de revenu inférieur -3,6 33,6 2,4
Deuxième quintile de revenu -1,2 23,9 -0,8
Troisième quintile de revenu -0,8 17,0 2,2
Quatrième quintile de revenu -2,6 12,9 4,6
Quintile de revenu supérieur -1,9 7,1 5,5

Alors que l’emploi se rétablit, les baisses continuent d’être inégales et inéquitables

  • Après sept mois de croissance, l’emploi a diminué de plus de 250 000 de novembre à janvier sous l’effet de la baisse enregistrée dans les industries de services les plus touchées par le resserrement des restrictions.
  • En janvier 2021, les jeunes Canadiens ont été à l’origine de 44 % de la baisse nette d’emploi depuis le début de la pandémie.

Graphique - Pertes d’emploi cumulatives depuis février 2020, selon le type de travail

Tableau de données 
Pertes d’emploi cumulatives depuis février 2020, selon le type de travail
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pertes d’emploi cumulatives depuis février 2020 Travail à temps plein et Travail à temps partiel, calculées selon milliers de personnes unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Travail à temps plein Travail à temps partiel
milliers de personnes
2020
Mars -469 -527
Avril -1 949 -1 040
Mai -1 694 -992
Juin -1 196 -549
Juillet -1 101 -226
Août -929 -185
Septembre -646 -96
Octobre -588 -59
Novembre -479 -114
Décembre -436 -210
2021
Janvier -423 -435

Les travailleurs des industries de services où la rémunération est faible demeurent durement touchés

  • En décembre 2020, l’emploi comptant un nombre d’heures important était globalement inférieur de 4,7 % à ce qu’il était en décembre 2019.

Graphique - Emploi, exprimé en pourcentage des niveaux observés avant la COVID-19, selon le groupe d’âge et le sexe

Tableau de données 
Emploi, exprimé en pourcentage des niveaux observés avant la COVID-19, selon le groupe d’âge et le sexe
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Emploi. Les données sont présentées selon Groupe d’âge et sexe (titres de rangée) et Niveau d’emploi indexé pendant la crise économique liée à la COVID-19 (avril 2020) et Niveau d’emploi indexé pendant le mois de référence actuel (janvier 2021), calculées selon indice (février 2020=100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’âge et sexe Niveau d’emploi indexé pendant la crise économique liée à la COVID-19 (avril 2020) Niveau d’emploi indexé pendant le mois de référence actuel (janvier 2021)
indice (février 2020=100)
Jeunes, hommes 69 88
Jeunes, femmes 62 83
Principal groupe d’âge actif, hommes 88 97
Principal groupe d’âge actif, femmes 87 97
Personnes plus âgées, hommes 88 98
Personnes plus âgées, femmes 86 96
  • Dans les services d’hébergement et de restauration, la variation de l’emploi au cours de cette période d’un an a été de 30 %.
  • La variation correspondante était de 39 % dans les arts, les spectacles et les loisirs.

Graphique - Nombre d’employés travaillant au moins la moitié de leurs heures habituelles en 2020 par rapport au même mois en 2019

Tableau de données 
Nombre d’employés travaillant au moins la moitié de leurs heures habituelles en 2020 par rapport au même mois en 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre d’employés travaillant au moins la moitié de leurs heures habituelles en 2020 par rapport au même mois en 2019 Tous, Services d’hébergement et de restauration, Arts, spectacles et loisirs, Fabrication, Services professionnels, scientifiques et techniques et Finance et assurances, calculées selon indice (même mois en 2019=100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Tous Services d’hébergement et de restauration Arts, spectacles et loisirs Fabrication Services professionnels, scientifiques et techniques Finance et assurances
indice (même mois en 2019=100)
Février 102,5 100,0 103,9 102,4 101,1 106,6
Mars 81,7 52,6 42,6 93,0 93,2 101,8
Avril 71,5 31,5 30,9 73,1 89,3 106,6
Mai 75,9 37,5 37,2 80,9 87,6 105,3
Juin 84,8 58,2 52,4 91,0 89,4 106,9
Juillet 90,7 71,1 63,3 94,0 95,5 108,7
Août 92,3 79,8 70,0 95,8 97,2 105,5
Septembre 94,2 81,3 77,4 98,6 98,1 110,4
Octobre 95,9 79,2 74,2 99,5 100,2 105,8
Novembre 96,0 75,3 68,1 100,6 101,3 106,5
Décembre 95,3 70,5 60,9 99,8 103,3 105,8

Les premiers confinements ont entraîné une forte hausse du chômage de longue durée

  • Le nombre de chômeurs de longue date a fortement augmenté en septembre et en octobre à la suite des premiers confinements.
  • En janvier 2021, 512 000 travailleurs étaient des chômeurs de longue date, ce qui représente environ 27 % de tous les chômeurs. Cette proportion était inférieure à 16 % avant la pandémie de COVID-19.
  • Il est crucial de connaître la mesure dans laquelle la COVID-19 entraîne des mises à pied permanentes pour comprendre dans quelle mesure la pandémie touchera les travailleurs canadiens à long terme. Ces dernières décennies, au moins 1 travailleur mis à pied de façon permanente sur 5 a vu son revenu réel diminuer d’au moins 25 %, même cinq ans après la perte d’emploi.
  • Au cours des trois dernières récessions, 45 % des travailleurs ont été mis à pied de façon permanente.

Graphique - Chômage de longue durée

Tableau de données 
Chômage de longue durée
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Chômage de longue durée. Les données sont présentées selon Nombre de mois depuis le début du ralentissement économique (titres de rangée) et Récession de 1981-1982, Récession de 1990 à 1992, Récession de 2008‑2009 et Ralentissement économique lié à la COVID-19, calculées selon indice des chômeurs unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Nombre de mois depuis le début du ralentissement économique Récession de 1981-1982 Récession de 1990 à 1992 Récession de 2008‑2009 Ralentissement économique lié à la COVID-19
indice des chômeursTableau de donnée 37 Note 1
1 100,0 100,0 100,0 100,0
2 103,3 105,5 109,6 84,0
3 109,9 107,7 107,8 73,4
4 123,2 115,7 119,9 84,2
5 121,4 118,5 123,6 99,6
6 117,2 124,5 135,5 123,6
7 128,8 143,2 138,8 129,0
8 129,8 143,6 154,0 173,9
9 128,5 144,7 170,8 252,8
10 137,7 152,5 186,3 253,3
11 152,2 168,9 185,8 280,4
12 159,8 170,2 194,1 285,4
13 182,4 184,9 206,6 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
14 219,4 191,6 219,0 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
15 236,8 198,8 205,2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
16 260,9 196,0 213,9 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
17 277,9 193,5 220,7 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
18 292,5 195,3 230,7 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
19 311,8 200,3 222,4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
20 322,3 200,1 220,4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
21 330,1 210,7 205,5 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
22 346,7 220,7 212,9 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
23 341,6 224,5 218,2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
24 343,6 223,1 225,8 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
25 346,8 232,2 208,2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
26 321,2 231,6 209,2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
27 316,4 244,9 221,9 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
28 296,0 245,1 215,0 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
29 293,5 250,7 216,0 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
30 294,9 262,5 204,9 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
31 281,7 254,0 208,6 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
32 285,0 255,6 194,0 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
33 293,5 258,9 221,4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
34 281,4 265,2 208,4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
35 286,9 255,7 202,7 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
36 301,4 265,8 200,5 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
37 294,2 264,7 202,1 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
38 292,7 270,9 200,5 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
39 280,2 261,1 212,9 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
40 284,5 259,5 201,6 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
41 287,7 264,0 197,9 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
42 288,8 264,7 177,7 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
43 285,2 258,0 176,4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
44 273,0 255,3 185,2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
45 283,0 257,5 162,1 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
46 294,2 236,0 179,7 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
47 283,8 252,5 187,6 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
48 275,5 248,9 179,2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
49 274,7 234,4 187,0 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
50 258,1 219,8 186,9 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer

À mesure que les restrictions s’atténueront, une reprise de l’immigration sera essentielle pour soutenir la relance du marché du travail

  • L’immigration représente la majeure partie de la croissance globale de la population active au Canada. Depuis le début de la pandémie, le nombre d’immigrants admis au Canada a diminué d’environ 60 %.

Graphique - Variation annuelle de la population active

Tableau de données 
Variation annuelle de la population active
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Variation annuelle de la population active 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon milliers unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
2015 2016 2017 2018 2019
milliers
Immigrants reçus 157,3 258,1 87,0 182,0 260,0
Nés au Canada 21,9 -118,5 90,3 -77,3 73,4
  • Lorsque l’immigration retournera au niveau prévu, il sera essentiel pour la relance économique que les compétences des immigrants correspondent à la demande de main-d’œuvre régionale.

Graphique - Nombre de nouveaux immigrants admis au Canada, selon le mois, 2018 à 2020

Tableau de données 
Nombre de nouveaux immigrants admis au Canada, selon le mois, 2018 à 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre de nouveaux immigrants admis au Canada. Les données sont présentées selon Mois (titres de rangée) et 2018, 2019 et 2020, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Mois 2018 2019 2020
nombre
Janvier 23 549 18 647 24 696
Février 25 645 20 250 25 899
Mars 30 813 27 060 18 567
Avril 28 825 26 899 4 135
Mai 28 784 33 017 10 954
Juin 30 070 34 365 19 182
Juillet 29 044 36 617 13 731
Août 25 316 31 587 11 332
Septembre 27 923 35 515 15 006
Octobre 26 396 31 238 Note ..: indisponible pour une période de référence précise
Novembre 22 877 25 080 Note ..: indisponible pour une période de référence précise
Décembre 21 807 20 917 Note ..: indisponible pour une période de référence précise

La pandémie de COVID-19 a entraîné de fortes fluctuations de la productivité des entreprises

La productivité du travail a fortement augmenté pendant les premiers confinements, car la baisse des heures travaillées a dépassé la baisse de la production des entreprises. La productivité a ensuite diminué de façon marquée au troisième trimestre, la production et le nombre d’heures travaillées ayant remonté.

  • Lorsque les restrictions ont été assouplies, une importante augmentation des heures de travail dans les petites entreprises et chez les travailleurs autonomes a contribué à réduire la productivité, ces entreprises étant moins productives que les grandes entreprises.
  • La pandémie pourrait entraîner un important transfert de main-d’œuvre et de capital entre les secteurs, ce qui aurait une incidence sur la croissance et la productivité de l’économie dans son ensemble.

Graphique - Variation trimestrielle de la productivité du travail

Tableau de données 
Variation trimestrielle de la productivité du travail
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Variation trimestrielle de la productivité du travail T4 de 2019, T1 de 2020, T2 de 2020, T3 de 2020 et T4 de 2020, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
T4 de 2019 T1 de 2020 T2 de 2020 T3 de 2020 T4 de 2020
pourcentage
Productivité du travail  -0,1 5,5 12,3 -10,6 -2,0

La productivité des entreprises a augmenté à mesure que les ressources économiques ont été transférées d’un secteur à l’autre

  • Dans l’ensemble, la productivité du travail a beaucoup plus augmenté au cours des trois premiers trimestres de 2020 par rapport à la croissance de la productivité moyenne observée durant la dernière décennie.
  • Cela témoigne à la fois des hausses de productivité au sein des industries et de la grande contribution structurelle à la croissance de la productivité à mesure que la main-d’œuvre et le capital sont transférés entre les industries.
  • Les hausses de productivité au sein des industries en 2020 pourraient découler des changements dans les pratiques commerciales en raison de la pandémie de COVID-19 ainsi que de l’adoption accrue des technologies numériques, qui s’est accélérée rapidement pendant la pandémie.
  • La contribution structurelle à la croissance globale de la productivité témoigne du transfert des ressources à partir des industries de services dont la productivité est inférieure à la moyenne.

Graphique - Effet des changements structurels sur la croissance de la productivité du travail

Tableau de données 
Effet des changements structurels sur la croissance de la productivité du travail
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Effet des changements structurels sur la croissance de la productivité du travail 2020 (trois premiers trimestres) et 2010 à 2019, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
2020 (trois premiers trimestres) 2010 à 2019
pourcentage
Changements structurels 1,90 0,19
Croissance de la productivité industrielle 3,40 0,95
Productivité du travail agrégée 5,30 1,14

Certains secteurs ont enregistré des gains de productivité considérables en 2020

  • La productivité a augmenté dans les industries à forte intensité numérique et à forte utilisation des technologies de l’information et des communications, comme le commerce de gros, le commerce de détail, les finances, l’assurance et les services immobiliers et les autres services (y compris la santé et l’éducation).
  • Pour des secteurs comme les services d’hébergement et de restauration ainsi que les arts, les spectacles et les loisirs, l’augmentation de la productivité peut découler en grande partie de la baisse du nombre d’heures travaillées chez les travailleurs faiblement rémunérés qui ont été plus durement touchés par l’arrêt de l’activité économique.
  • Comme ces services moins rémunérateurs ont une productivité inférieure à la moyenne, une diminution de leur part des heures travaillées entraîne une augmentation de la productivité dans l’ensemble de l’économie.
  • Question clé : Parmi ces changements, lesquels seront permanents et lesquels seront transitoires?

Graphique - Contribution du secteur à la croissance de la productivité du travail agrégée, 2020 (trois premiers trimestres)

Tableau de données 
Contribution du secteur à la croissance de la productivité du travail agrégée, 2020 (trois premiers trimestres)
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Contribution du secteur à la croissance de la productivité du travail agrégée. Les données sont présentées selon Secteur (titres de rangée) et 2020, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Secteur 2020
points de pourcentage
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 0,13
Extraction minière, de pétrole et de gaz -0,17
Services publics 0,08
Construction 0,35
Fabrication -0,07
Commerce de gros 0,26
Commerce de détail 0,79
Transport et entreposage -0,12
Information et culture 0,05
Finance, assurances et services immobiliers 0,59
Services professionnels, scientifiques et techniques -0,10
Services administratifs et de soutien 0,14
Arts, spectacles et loisirs 0,25
Services d’hébergement et de restauration 0,98
Autres services aux entreprises 2,42

La transition accélérée vers les actifs numériques pourrait favoriser une hausse de la productivité permanente

De 2002 à 2019, avant la pandémie, la productivité du travail a augmenté de 22,1 % dans les industries à forte intensité numérique, comparativement à 6,3 % dans les industries à faible intensité numérique.

Les industries à forte intensité numérique ont été bien plus résilientes pendant la pandémie de COVID-19.

Une reprise numérique. Le secteur du commerce de détail a enregistré une reprise en forme de V; la production réelle, soutenue par une forte hausse des ventes en ligne, a repris pour atteindre en juin des niveaux observés avant la pandémie.

Au troisième trimestre de 2020, le produit intérieur brut (PIB) réel dans ce secteur a dépassé de plus de 2 % le niveau observé à la fin de 2019, tandis que le nombre d’heures travaillées était en baisse de près de 10 %.

Par conséquent, la productivité du travail dans le secteur du commerce de détail a augmenté de près de 13 % depuis la fin de l’année dernière, alors que les entreprises se sont rapidement tournées vers les plateformes en ligne pour compenser la baisse des ventes des magasins traditionnels.

Graphique - Croissance de l’emploi et du produit intérieur brut d’une année à l’autre par rapport à 2019

Tableau de données 
Croissance de l’emploi et du produit intérieur brut d’une année à l’autre par rapport à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Croissance de l’emploi et du produit intérieur brut d’une année à l’autre par rapport à 2019 Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet , Août et Septembre, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre
pourcentage
Emploi numérique 3,5 3,0 -1,1 -11,3 -9,7 -5,2 -2,2 -0,8 1,1
Emploi non numérique 0,7 -5,9 -12,9 -30,2 -25,6 -16,9 -11,9 -9,6 -7,8
Production numérique 2,2 2,6 -3,6 -11,8 -10,3 -4,3 -1,6 -0,8 -0,9
Production non numérique 1,8 2,5 -5,9 -18,1 -13,8 -9,3 -7,2 -6,5 -5,4

Incidence de la COVID-19 sur l’automatisation

  • Les compétences et les activités complémentaires à l’automatisation, y compris les tâches analytiques et interpersonnelles cognitives non routinières sont de plus en plus importantes dans la vie professionnelle des Canadiens.
  • Plus ces compétences seront présentes dans la main-d’œuvre, moins il est probable que l’automatisation entraînera une transformation à grande échelle de l’emploi ou la perte d’emploi à court terme.
  • Le risque de transformation des emplois liée à l’automatisation varie grandement selon les professions et le niveau de scolarité. Plus du tiers du personnel de soutien de bureau courait un risque élevé de transformation de l’emploi, tandis que ceux qui occupaient des postes professionnels et techniques couraient peu ou pas de risque.

Graphique - Variation en pourcentage des parts d’emploi des travailleurs canadiens selon le groupe de tâches de travail, 1987 à 2018

Tableau de données 
Variation en pourcentage des parts d’emploi des travailleurs canadiens selon le groupe de tâches de travail, 1987 à 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Variation en pourcentage des parts d’emploi des travailleurs canadiens selon le groupe de tâches de travail. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Professions techniques, libérales et de gestion (tâches cognitives non routinières), Professions dans le secteur des services (tâches manuelles non routinières), Professions dans le domaine de la vente, du travail de bureau et du soutien administratif (tâches cognitives routinières) et Professions liées à la production, aux corps de métier, à la réparation et à l’exécution (tâches manuelles routinières), calculées selon variation en pourcentage par rapport à 1987 (1987=0) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Professions techniques, libérales et de gestion (tâches cognitives non routinières) Professions dans le secteur des services (tâches manuelles non routinières) Professions dans le domaine de la vente, du travail de bureau et du soutien administratif (tâches cognitives routinières) Professions liées à la production, aux corps de métier, à la réparation et à l’exécution (tâches manuelles routinières)
variation en pourcentage par rapport à 1987 (1987=0)
1987 0 0 0 0
1988 2,36 -1,35 0,73 -1,68
1989 1,94 -0,47 0,04 -1,25
1990 6,02 -0,78 -0,26 -4,08
1991 7,91 1,15 -0,59 -6,50
1992 9,51 2,60 0,07 -9,33
1993 12,21 2,76 -1,57 -10,04
1994 15,24 1,77 -2,78 -10,74
1995 16,50 0,99 -4,54 -9,67
1996 14,44 4,01 -5,38 -9,16
1997 18,98 1,04 -6,40 -9,94
1998 16,88 1,35 -4,83 -9,90
1999 18,77 2,24 -5,34 -11,52
2000 18,01 2,45 -3,88 -12,39
2001 15,45 4,37 -1,65 -13,64
2002 16,88 4,69 -4,02 -12,80
2003 15,03 6,87 -2,93 -13,71
2004 15,78 7,65 -3,84 -14,01
2005 19,61 6,25 -4,83 -15,22
2006 19,91 8,59 -6,29 -15,66
2007 21,63 10,62 -5,05 -19,54
2008 22,81 9,73 -5,23 -19,70
2009 23,91 13,22 -5,60 -22,50
2010 25,46 14,06 -5,96 -23,95
2011 23,82 14,16 -6,62 -22,09
2012 25,76 14,68 -7,50 -23,17
2013 25,08 15,36 -7,90 -22,70
2014 25,46 15,30 -7,14 -23,71
2015 30,13 14,21 -9,62 -24,42
2016 31,02 13,74 -8,93 -25,50
2017 31,69 13,27 -8,49 -26,10
2018 31,40 13,22 -9,07 -25,29
  • Question clé : Dans quelle mesure l’adoption de nouvelles technologies commerciales aura-t-elle une incidence sur les travailleurs?

L’investissement dans les robots et l’emploi dans les entreprises

  • Des études effectuées à Statistique Canada ont révélé que les investissements dans la robotique n’étaient pas accompagnés de mises à pied massives. Au contraire, les entreprises qui investissent dans les robots ont tendance à être plus productives et à embaucher plus de travailleurs.
  • Mais l’automatisation robotisée influe sur le type de travailleurs dont les entreprises ont besoin, ce qui entraîne une augmentation du nombre d’employés non cadres et une diminution du nombre de cadres intermédiaires.

Graphique - Variation des employés (indexée en fonction de la première année de l'entreprise dans l'échantillon)

Tableau de données 
Variation des employés (indexée en fonction de la première année de l'entreprise dans l'échantillon)
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Variation des employés (indexée en fonction de la première année de l'entreprise dans l'échantillon). Les données sont présentées selon Années avant ou après l’adoption des robots (titres de rangée) et Variation des employés (indice)(figurant comme en-tête de colonne).
Années avant ou après l’adoption des robots Variation des employés (indice)
-5 1,08
-4 1,06
-3 1,07
-2 1,07
-1 1,06
0 1,17
1 1,22
2 1,21
3 1,23
4 1,21
5 1,21

Les plans d’immobilisations dans de nombreux secteurs ont été gravement touchés par la pandémie de COVID-19, ce qui a créé de l’incertitude quant aux principaux facteurs d’investissement des entreprises

  • En 2021, les intentions d’investissement du secteur privé laissent entrevoir une hausse de 5,6 % des dépenses en immobilisations. Cependant, les dépenses du secteur privé prévues indiquent toujours une baisse d’environ 12 % par rapport aux niveaux de dépenses enregistrés avant la pandémie. 
  • Les grandes sociétés d’énergie ont révisé en profondeur leurs plans d’immobilisations pendant la pandémie. Se situant à 32,9 milliards de dollars, les intentions d’investissement en 2021 dans le secteur de l’extraction minière et de l’extraction de pétrole et de gaz demeurent inférieures de plus de 28 % aux niveaux observés avant la pandémie, alors que les dépenses prévues dans le secteur de la fabrication, qui se situent à 20,2 milliards de dollars, sont inférieures d’environ 14 %.
  • Les dépenses en immobilisations prévues dans le secteur des services d’hébergement et de restauration, en baisse de 30 % en 2020, devraient chuter de 27 % de plus en 2021, de sorte qu’elles atteindront un peu plus de la moitié des niveaux enregistrés avant la pandémie. 
  • Question clé : Dans quelle mesure les nouvelles possibilités d’investissement peuvent-elles appuyer la reprise des dépenses en immobilisations?

Graphique - Dépenses en immobilisations, actifs corporels non résidentiels, dollars courants

Tableau de données 
Dépenses en immobilisations, actifs corporels non résidentiels, dollars courants
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Dépenses en immobilisations Total , Privé et Public, calculées selon indice (2007 = 100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Total Privé Public
indice (2007 = 100)
2007 100,0 100,0 100,0
2008 106,4 102,0 119,2
2009 91,6 80,5 124,1
2010 103,9 91,7 139,4
2011 112,0 103,8 135,8
2012 118,7 111,8 138,9
2013 121,9 117,3 135,4
2014 129,6 127,2 136,6
2015 119,7 110,9 145,5
2016 109,5 98,4 141,8
2017 114,3 99,8 156,3
2018 125,4 110,1 170,1
2019 130,4 116,1 172,1
2020 118,4 96,7 182,0
2021 126,8 102,0 198,9

L’investissement dans les immeubles non résidentiels diminue, tandis que l’investissement dans le logement est renforcé

Alors que l’investissement dans la construction résidentielle a dépassé le niveau enregistré avant la pandémie, l’investissement dans la construction non résidentielle a diminué.

En décembre 2020, les dépenses résidentielles totales s’élevaient à 11,1 milliards de dollars, soit 8,1 % au-dessus du niveau observé avant la pandémie. Les dépenses dans les logements unifamiliaux ont augmenté de près de 14 %.

Le prix des maisons neuves a augmenté de 4,6 % en 2020, car les acheteurs privilégiaient les grands logements unifamiliaux.

La hausse marquée de la demande de logements a été soutenue par une baisse constante des coûts d’intérêt hypothécaire, les emprunts ayant rebondi à la suite des restrictions.

En décembre 2020, l’investissement total dans les immeubles non résidentiels était inférieur de 13 % au niveau enregistré avant la pandémie.

Les dépenses en bâtiments commerciaux ont diminué de 17 % par rapport au niveau observé en février 2020, tandis que les dépenses en bâtiments industriels ont diminué de 11 %.

Graphique - Investissement dans la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels, 2020

Tableau de données 
Investissement dans la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels, 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Investissement dans la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels. Les données sont présentées selon Mois (titres de rangée) et Résidentiel et Non résidentiel, calculées selon indice (février 2020=100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Mois Résidentiel Non résidentiel
indice (février 2020=100)
Janvier 98,3 98,8
Février 100,0 100,0
Mars 98,1 95,7
Avril 50,8 58,5
Mai 82,3 96,4
Juin 93,1 106,9
Juillet 97,0 102,4
Août 103,1 97,8
Septembre 105,0 89,8
Octobre 106,2 87,2
Novembre 106,1 87,1
Décembre 108,1 87,4

La croissance des produits environnementaux et de technologies propres s’était accélérée avant la pandémie

  • En 2019, le secteur des produits environnementaux et de technologies propres a enregistré une croissance presque deux fois plus rapide que celle de l’ensemble de l’économie et représentait 3 % du PIB du Canada.

Graphique - Croissance réelle des produits environnementaux et de technologies propres

Tableau de données 
Croissance réelle des produits environnementaux et de technologies propres
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Croissance réelle des produits environnementaux et de technologies propres Croissance du PIB du Canada et Croissance des PETP, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Croissance du PIB du Canada Croissance des PETP
pourcentage
2013 2,3 5,9
2014 2,9 4,5
2015 0,7 5,5
2016 1,0 2,0
2017 3,0 -0,4
2018 2,4 1,5
2019 1,9 3,5
  • Les activités touchant l’environnement et les technologies propres représentaient 341 000 emplois en 2019, soit environ 1,8 % de tous les emplois au Canada.

Graphique - Emploi lié aux produits environnementaux et de technologies propres selon le secteur

Tableau de données 
Emploi lié aux produits environnementaux et de technologies propres selon le secteur
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Emploi lié aux produits environnementaux et de technologies propres selon le secteur Services publics, Travaux de génie, Fabrication, Services professionnels, scientifiques et techniques, Services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement et Autres secteurs, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Services publics Travaux de génie Fabrication Services professionnels, scientifiques et techniques Services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement Autres secteurs
pourcentage
2019 22,0 18,9 11,8 15,3 14,5 17,6
  • Question clé : À l’avenir, l’investissement dans les nouveaux produits environnementaux et de technologies propres stimulera-t-il raisonnablement la croissance de l’emploi et des revenus?

Vous voulez en savoir plus?


LA VOIE À SUIVRE – QUEL SERA LE MOTEUR DE LA REPRISE AU CANADA?

Plusieurs thèmes sont susceptibles d’influencer la reprise du Canada après la pandémie.

Surmonter la réticence à se faire vacciner et trouver des moyens de mesurer à quel point nous sommes proches d’atteindre l’immunité collective.

Déterminer le type de soutien nécessaire et où il est nécessaire en fonction des données riches et désagrégées fournies par le Recensement de la population de 2021, et apporter des améliorations continues à d’autres enquêtes comme l’Enquête sur la population active (EPA).

Comprendre les répercussions de la COVID-19 sur le Canada et les Canadiens – StatCan a publié près de 100 documents et articles à ce sujet depuis le début de la pandémie.

Accorder la priorité à l’élaboration d’outils d’analyse axés sur l’utilisateur pour appuyer ceux qui surveillent activement les répercussions de la pandémie.

Élargir notre compréhension des diverses répercussions socioéconomiques grâce à des outils comme l’Explorateur géospatial.


STATISTIQUE CANADA – DOMAINES D’INTÉRÊT

Les gouvernements, les entreprises, les médias et la population générale se fieront au portrait continu de la reprise dressé par Statistique Canada.

Promouvoir et encourager la participation au Recensement de l’agriculture et au Recensement de la population de 2021.

Continuer de rechercher des partenariats et de nouvelles ressources et de les renforcer.

Tirer parti des actifs en données pour assurer une utilisation et une valeur optimales tout en maintenant la confiance du public.

Surveiller et mesurer les préoccupations continues en matière de santé mentale et physique.

Assurer l’ouverture et la transparence tout en assurant la confidentialité et la protection des renseignements personnels.

Renforcer notre position en tant que source indépendante de données et d’analyses faisant autorité au Canada.

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