Statistiques sur le logement au Canada
Les trajectoires en matière d’accession à la propriété des immigrants récents

Date de diffusion : le 16 juin 2026

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Aperçu

Cet article permet d’examiner le taux d’accession à la propriété chez les immigrants récents au Canada et leurs parcours menant à la propriété. Il combine les renseignements du Programme de la statistique du logement canadien sur les propriétaires de logements dans sept provinces — l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario, le Manitoba, l’Alberta et la Colombie-Britannique — avec les données sur l’immigration des personnes admises comme résidents permanents de 2017 à 2021. Il s’agit du deuxième article d’une série publiée dans Statistiques sur le logement au Canada qui porte sur la propriété chez les nouveaux arrivants au Canada.

Principaux résultats

  • De 2018 à 2021, le taux d’accession à la propriété a augmenté pour les immigrants récents et a diminué pour les personnes nées au Canada. En Ontario, le taux d’accession à la propriété chez les immigrants récents au cours de la cinquième année suivant leur admission a augmenté pour passer de 35,7 % en 2018 à 40,2 % en 2021, tandis qu’il a diminué chez les personnes nées au Canada pour passer de 50,7 % à 47,8 %.
  • Au cours de leur cinquième année après admission au Canada, les immigrants de la catégorie économique affichaient des taux d’accession à la propriété comparables à ceux des personnes nées au Canada. En Colombie-Britannique, les immigrants de la catégorie économique dans leur cinquième année après l’admission avaient un taux d’accès à la propriété de 40,1 %, comparativement à 43,3 % pour les personnes nées au Canada.
  • Au cours de la cinquième année après leur admission au Canada, les immigrants récents dans les provinces maritimes et au Manitoba enregistraient des taux d’accession à la propriété comparables à ceux des personnes nées au Canada. L’écart en matière d’accession à la propriété entre les immigrants récents et les personnes nées au Canada était plus grand en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique.
  • Les taux d’accès à la propriété des immigrants variaient considérablement selon la province et la région du monde où les immigrants sont nés.
  • Les acheteurs d’une résidence qui étaient des immigrants récents avaient des revenus moins élevés, mais ont acheté des résidences plus coûteuses que les acheteurs nés au Canada. Cette différence peut être associée à une dette hypothécaire plus élevée et à des économies de retraite plus faibles chez les acheteurs d’une résidence qui étaient des immigrants récents.

Introduction

Au cours des 25 dernières années, le taux d’accroissement démographique a été grandement stimulé par l’immigration (Statistique Canada, 2025a). De 2022 à 2024, le Canada a accueilli un nombre historique de nouveaux arrivants (Statistique Canada, 2024a). Bien que le nombre d’admissions ait diminué en 2024, le taux d’accession à la propriété parmi les gens déjà admis pourrait augmenter à mesure qu’ils passent plus de temps au pays (Zhang et Hou, 2025).

Le Canada a longtemps maintenu des politiques visant à promouvoir l’accession à la propriété, comme les exonérations fiscales sur les gains en capital sur les résidences principales et les garanties de prêts hypothécaires (Evans et Wikander, 2024). Posséder une résidence est généralement associé à l’accumulation de capitaux (Statistique Canada, 2024b) et à une meilleure santé mentale (Montazer, 2022). Pour les immigrants en particulier, la richesse est en grande partie composée du patrimoine immobilier (Morissette, 2019), et l’accession à la propriété est souvent considérée comme un indicateur d’intégration économique à la société canadienne (Edmonston et Lee, 2013). De plus, des recherches récentes ont établi un lien entre les variations de la proportion d’immigrants au sein d’une municipalité et les changements des coûts locatifs locaux ainsi que des prix des résidences (Hou, Koumaglo et Zhang, 2025).

Cet article, le deuxième d’une série sur l’accession à la propriété chez les nouveaux arrivants, permet d’examiner la propriétéNote chez les immigrants récents en utilisant un nouveau couplage de données entre le Programme de la statistique du logement canadien et la Base de données longitudinales sur l’immigration. Ces sources de données administratives permettent d’obtenir des résultats plus granulaires et géographiquement désagrégés sur l’accession à la propriété des immigrants récents par rapport à ce qui était disponible auparavant. Le premier article de cette série a tiré parti de ces données pour analyser une population auparavant non mesurée, les propriétaires qui se trouvaient au Canada de façon temporaire (comme les étudiants internationaux ou les travailleurs étrangers).

Cette étude porte sur les déclarants âgés de 25 à 54 ans au cours de l’année de référence qui étaient des immigrants récents, c’est-à-dire des personnes se trouvant dans leurs cinq premières années après leur admission en tant que résidents permanents (voir la section Définitions)Note . Les données couvrent l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario, le Manitoba, l’Alberta et la Colombie-Britannique. Les personnes ne sont pas suivies longitudinalement, mais sont plutôt observées de manière transversale en 2021, en se basant sur des instantanés pris lors de leur première, troisième ou cinquième année après leur admission en tant que résidents permanents. L’analyse couvre les deux premières années de la pandémie de COVID-19, inclut la forte diminution de l’immigration en 2020 associée aux restrictions de déplacement en période de pandémie et précède la forte augmentation de l’immigration qui a commencé en 2022. Les résultats doivent être interprétés dans le contexte dynamique de cette période.

1 Trajectoires en matière d’accession à la propriété

1.1  Accession à la propriété au cours des cinq premières années

L’accession à la propriété était plus courante chez les immigrants récents qui étaient au Canada depuis plus longtemps. Cela est cohérent avec l’idée que posséder une résidence est généralement précédé d’une période marquée par la croissance des revenus, l’établissement d’antécédents de crédit et l’accumulation de capital dans le pays d’accueil. Les taux d’accession à la propriété les plus élevés ont été observés chez les immigrants récents vivant dans les provinces maritimes et au Manitoba. L’accès à la propriété chez les immigrants récents reflétait généralement les tendances provinciales observées dans la population née au Canada, qui connaissait des taux d’accès à la propriété plus élevés dans les provinces maritimes et au Manitoba, et des taux plus faibles en Ontario et en Colombie-Britannique. Au cours de leur cinquième année au Canada, les immigrants récents dans les provinces maritimes, qui sont relativement plus abordables, et au Manitoba avaient des taux d’accès à la propriété semblables à ceux des déclarants nés au Canada âgés de 25 à 54 ans.

Graphique 1  En 2021, les immigrants récents dans les provinces maritimes avaient le taux d’accès à la propriété le plus élevé

Tableau de données du graphique 1
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Province (titres de rangée) et Première année en tant qu'immigrant, Troisième année en tant qu'immigrant, Cinquième année en tant qu'immigrant et Né au Canada, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province Première année en tant qu'immigrant Troisième année en tant qu'immigrant Cinquième année en tant qu'immigrant Né au Canada
pourcentage
Notes : Les colonnes des personnes nées au Canada concernent les déclarants âgés de 25 à 54 ans qui étaient vivants en 2021. Les données sur la propriété n’étaient pas disponibles pour Terre-Neuve-et-Labrador, le Québec et la Saskatchewan. En raison de faibles nombres (et pour préserver la confidentialité), ils ont été supprimés pour les territoires.
Source : Statistique Canada, Programme de la statistique du logement canadien, 2022.
Île du Prince Édouard 10,5 35,9 49,8 52,5
Nouvelle Écosse 11,5 33,5 48,1 49,8
Nouveau Brunswick 14,5 41,3 56,6 54,8
Ontario 7,4 24,9 40,2 47,8
Manitoba 13,4 32,0 47,9 50,0
Alberta 8,3 23,4 39,7 51,9
Colombie-Britannique 8,2 25,0 37,5 43,3

La plupart des immigrants qui possédaient une résidence durant leur première année avaient une expérience canadienne préalable. Dans chaque province couverte, plus de 85 % des personnes qui possédaient une résidence durant leur première année en tant que nouveaux immigrants avaient déjà vécu au Canada en tant que résidents non permanents — avec des permis de travail ou d’études, ou en vertu de demandes d’asile — avant d’être admises comme résidents permanents.

1.2 Changements dans le taux d’accès à la propriété au fil du temps

Les cohortes récentes d’immigrants avaient des taux d’accès à la propriété plus élevés en 2021 qu’en 2018. Dans les trois provinces pour lesquelles plusieurs années de données étaient disponibles — la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et la Colombie-Britannique — les immigrants récents étaient plus susceptibles d’être propriétaires en 2021 qu’en 2018, peu importe leur cohorte d’arrivéeNote . Pendant cette même période, le groupe né au Canada a connu une baisse de la propriété dans les trois provinces analysées, une tendance qui a commencé en 2011 et pourrait être liée à la hausse des coûts du logement dépassant la croissance des salaires (Statistique Canada, 2025a; Zhu, Chen et Su, 2025).

Graphique 2  Les immigrants récents étaient plus susceptibles d’être propriétaires en 2021 qu’en 2018

Tableau de données du graphique 2
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2 Nouvelle Écosse, Ontario et Colombie-Britannique, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Nouvelle Écosse Ontario Colombie-Britannique
pourcentage
Note : Seules les provinces de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique sont analysées pour ce graphique, puisque des données comparables de 2018 ne sont pas disponibles pour les autres provinces.
Source : Statistique Canada, Programme de la statistique du logement canadien, 2022.
2018  
Première année en tant qu'immigrant 8,18 6,70 8,65
Troisième année en tant qu'immigrant 24,96 21,88 22,99
Cinquième année en tant qu'immigrant 34,78 35,70 33,39
Né au Canada 51,11 50,70 44,66
2021  
Première année en tant qu'immigrant 11,49 7,38 8,20
Troisième année en tant qu'immigrant 33,48 24,86 25,03
Cinquième année en tant qu'immigrant 48,12 40,25 37,54
Né au Canada 49,82 47,82 43,26

Pourtant, les immigrants récents ont vu leurs salaires augmenter de façon considérable au cours de cette même période. En Ontario, le revenu familial médian des immigrants récents était de 61 000 $ en 2018 et de 75 000 $ en 2021, soit une augmentation de 14 000 $Note . Par comparaison, le revenu familial médian des personnes nées au Canada en Ontario a augmenté de 2 000 $ pour passer de 107 000 $ en 2018 à 109 000 $ en 2021. Associés à des taux d’intérêt historiquement bas depuis 2020, les gains de revenus plus importants chez les immigrants récents ont pu contribuer à l’augmentation de leur taux d’accès à la propriété en 2021, même si les taux d’accès à la propriété ont diminué chez la population née au Canada.

1.3 Taux d’accès à la propriété selon la catégorie d’immigration

Au cours de leur cinquième année au Canada, les immigrants récents de la catégorie économique avaient des taux d’accès à la propriété comparables à ceux des personnes nées au Canada. Parallèlement, les immigrants récents parrainés par la famille affichaient le deuxième taux d’accès à la propriété le plus élevé et les réfugiés le taux le plus bas, peu importe la province ou le nombre d’années depuis l’admissionNote . Néanmoins, dans plusieurs provinces, au moins 1 réfugié sur 10 était propriétaire après cinq ans d’établissement, y compris près de 1 réfugié sur 5 en Ontario.

Graphique 3 En 2021, les immigrants économiques récents étaient les plus susceptibles d’être propriétaires

Tableau de données du graphique 3
Tableau de données du graphique 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3 Première année en tant qu'immigrant, Troisième année en tant qu'immigrant et Cinquième année en tant qu'immigrant, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Première année en tant qu'immigrant Troisième année en tant qu'immigrant Cinquième année en tant qu'immigrant
pourcentage
Note F

trop peu fiable pour être publié

Notes : Les catégories pour lesquelles aucune barre n’est présente ont été supprimées en raison de faibles nombres. Les résultats pour l’Île-du-Prince-Édouard et les territoires sont supprimés pour la même raison. Les données sur la propriété n’étaient pas disponibles pour Terre-Neuve-et-Labrador, le Québec et la Saskatchewan.
Source : Statistique Canada, Programme de la statistique du logement canadien, 2022.
Économique  
Nouvelle Écosse 12,11 36,76 53,20
Nouveau Brunswick 15,37 44,09 63,66
Ontario 8,40 29,11 48,25
Manitoba 15,15 35,37 52,93
Alberta 10,70 29,16 46,64
Colombie-Britannique 9,00 28,10 40,11
Famille  
Nouvelle Écosse 11,24 31,07 43,77
Nouveau Brunswick F trop peu fiable pour être publié 33,46 50,23
Ontario 6,12 21,84 33,40
Manitoba 6,10 27,71 43,56
Alberta 4,61 18,79 34,08
Colombie-Britannique 6,50 21,87 36,94
Réfugié  
Nouvelle Écosse F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié 16,04
Nouveau Brunswick F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié
Ontario 4,04 11,22 19,59
Manitoba 3,61 6,84 14,11
Alberta 3,55 6,07 13,18
Colombie-Britannique 2,46 3,84 10,36

1.4  Taux d’accès à la propriété selon la région du monde de naissance

Il y avait des différences significatives dans les taux d’accession à la propriété parmi les immigrants récents selon leur province de résidence et leur région du monde de naissance (Graphique 4)Note Note . Certains groupes ont connu des taux d’accès à la propriété comparables à travers les provinces. Par exemple, les Sud-Asiatiques dans leur cinquième année après l’admission avaient des taux d’accès à la propriété allant de 46,0 % en Colombie-Britannique à 53,8 % en Ontario. D’autres groupes ont présenté une variation géographique plus importante : les taux d’accès à la propriété des Asiatiques du Sud-EstNote dans leur cinquième année variaient de 23,3 % en Ontario à 59,9 % au Nouveau-Brunswick. Mettre en lumière les différences au sein des groupes et interprovinciales dans les taux d’accès à la propriété est une contribution novatrice rendue possible par les nouvelles sources de données administratives disponibles sur le logement et l’immigration.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer une telle variation géographique au sein d’un groupe. Le profil d’entrée des immigrants récents (par rapport à l’expérience canadienne antérieure [Hou et Picot, 2024]), les expériences de discrimination (Lewis et Moriah, 2024) et les prix des résidences (Association canadienne de l’immobilier, 2025), entre autres facteurs, peuvent tous varier selon les provinces. Explorer l’interaction de ces différents facteurs nécessite une modélisation complexe qui dépasse la portée de cet article.

Graphique 4 En 2021, les nouveaux résidents permanents originaires d’Asie de l’Est étaient les plus susceptibles d’être propriétaires en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique

Tableau de données du graphique 4
Tableau de données du graphique 4
Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Région de naissance et année en tant qu'immigrant (titres de rangée) et Nouvelle Écosse, Nouveau Brunswick, Ontario, Manitoba, Alberta et Colombie-Britannique, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région de naissance et année en tant qu'immigrant Nouvelle Écosse Nouveau Brunswick Ontario Manitoba Alberta Colombie-Britannique
pourcentage
Notes : La ligne continue en noir représente la proportion de personnes nées au Canada qui étaient propriétaires à la fin de l'année 2021 dans chaque province, et sert de point de référence. Chaque point sur une ligne représente la proportion de propriétaires à la fin de 2021 parmi différentes cohortes récentes d’immigrants arrivés en 2021 (première année après l’admission), 2020 (deuxième), 2019 (troisième), 2018 (quatrième) ou 2017 (cinquième année après l’admission). Les résultats pour l’Île-du-Prince-Édouard pour toutes les années d’admission et les régions d’origine ont été supprimés en raison de données insuffisantes. Les données sur la propriété n’étaient pas disponibles pour Terre-Neuve-et-Labrador, le Québec et la Saskatchewan. En raison du faible nombre, ils ont été supprimés pour les territoires.
Source : Statistique Canada, Programme de la statistique du logement canadien, 2022.
Afrique et Moyen-Orient  
1 6,97 9,39 4,59 6,85 3,98 4,69
2 17,37 19,73 10,38 15,53 8,70 12,59
3 26,02 30,72 15,14 21,04 14,31 14,42
4 32,56 42,95 22,51 30,21 23,64 20,01
5 36,06 41,35 25,92 33,53 26,23 23,14
Né au Canada  
1 49,82 54,82 47,82 50,01 51,92 43,26
2 49,82 54,82 47,82 50,01 51,92 43,26
3 49,82 54,82 47,82 50,01 51,92 43,26
4 49,82 54,82 47,82 50,01 51,92 43,26
5 49,82 54,82 47,82 50,01 51,92 43,26
Asie de l’Est  
1 19,23 27,89 23,81 29,23 21,97 17,77
2 34,21 63,30 39,83 41,07 37,71 34,61
3 44,72 47,18 46,66 41,31 39,24 38,42
4 53,99 62,24 54,83 46,91 52,73 45,77
5 59,84 51,79 59,19 55,26 52,57 51,35
Europe, États-Unis et Océanie  
1 29,48 20,39 8,93 21,30 14,06 6,97
2 38,37 45,69 19,80 39,54 26,44 17,30
3 46,77 51,44 24,68 47,42 33,03 21,68
4 56,07 59,19 33,48 55,95 40,92 29,11
5 64,29 72,96 39,04 58,30 48,13 35,45
Amérique du Sud et Amérique centrale  
1 12,84 24,06 5,95 21,79 11,36 3,76
2 27,39 47,31 14,43 39,67 19,27 14,53
3 29,29 46,23 18,33 48,07 24,96 17,39
4 37,72 53,24 23,57 46,69 31,04 24,82
5 42,57 56,82 28,04 45,30 36,07 27,76
Asie du Sud  
1 7,50 10,87 4,98 8,71 6,55 6,52
2 23,09 34,17 18,43 17,80 15,78 21,18
3 31,84 41,88 27,83 28,84 25,57 27,88
4 42,91 48,37 41,60 38,43 38,27 38,72
5 53,81 53,05 50,85 50,80 46,70 45,98
Asie du Sud-Est  
1 5,45 13,06 4,32 9,14 4,95 3,90
2 16,67 29,27 10,79 21,70 12,43 13,36
3 23,63 45,66 13,68 34,56 21,55 15,32
4 26,49 47,16 19,04 40,38 30,38 18,48
5 31,99 59,94 23,29 50,20 37,76 22,29

2 Voies d’accession à la propriété

Les acheteurs d’une première propriété qui sont des immigrants récentsNote ont payé plus cher pour acheter une résidenceNote tout en ayant des revenus inférieurs à ceux des acheteurs d’une première propriété nés au Canada (Tableau 1)Note . Cette section cherche à déterminer si certaines voies vers la propriété (comme l’achat en groupe de trois personnes ou plus ou contracter une dette hypothécaire accrue) sont plus courantes chez les immigrants récents. L’analyse se concentre sur les ventes sur le marché en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba et en Colombie-Britannique, où les données de ventes sont actuellement disponibles dans le cadre du Programme de la statistique du logement canadien.

Tableau 1
Prix d’achat médian, revenu médian des familles et ratio du prix d’achat médian par rapport au revenu familial des acheteurs d’une première propriété qui sont des immigrants récents et ceux qui sont nés au Canada Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Province (titres de rangée) et Immigrant récent, Personne née au Canada , Prix d’achat médian, Revenu médian des familles, RPRF médian, Prix d’achat médian, Revenu médian des familles et RPRF médian, calculées selon dollars, nombre, dollars et nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province Immigrant récent Personne née au Canada
Prix d’achat médian Revenu médian des familles RPRF médian Prix d’achat médian Revenu médian des familles RPRF médian
dollars nombre dollars nombre
Note : RPRF = rapport prix-revenu familial
Sources : Statistique Canada, Programme de la statistique du logement canadien, Fichier des familles T1 et Base de données longitudinales sur l’immigration.
Nouvelle Écosse 390 000 105 000 3,53 285 000 110 000 2,53
Nouveau Brunswick 250 000 90 000 2,69 200 000 95 000 2,03
Manitoba 340 000 90 000 3,64 295 000 100 000 2,84
Colombie-Britannique 660 000 125 000 4,93 580 000 135 000 4,35

Une façon d’accéder à la propriété malgré des revenus plus faibles est d’investir davantage dans l’équité immobilière que dans d’autres instruments de placement. En effet, les immigrants récents ayant acheté une résidence en 2021 étaient moins susceptibles de cotiser à un Régime enregistré d’épargne-retraite (REER)Note cette année-là que les acheteurs d’une résidence nés au Canada (Tableau 2)Note . Prioriser la propriété par rapport aux régimes enregistrés d’épargne-retraite peut donc représenter une voie privilégiée vers l’accession à la propriété chez les immigrants récentsNote .

Tableau 2
Proportion des acheteurs d’une première propriété ayant cotisé à un Régime enregistré d’épargne-retraite pendant l’année de l’achat Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Province (titres de rangée) et Immigrant récent et Personne née au Canada , calculées selon pourcent unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province Immigrant récent Personne née au Canada
pourcent
Note : Le tableau concerne les déclarants acheteurs âgés de 25 à 54 ans qui étaient vivants en 2021.
Sources : Statistique Canada, Fichier des familles T1 et Base de données longitudinales sur l’immigration.
Nouvelle Écosse 28,3 43,5
Nouveau Brunswick 24,8 41,0
Manitoba 28,4 45,9
Colombie-Britannique 16,8 36,1

La mise en commun des ressources au moyen d’achats groupés ou hors marché ne semble pas avoir été une voie majeure d’accès à la propriété chez les immigrants récentsNote . En 2021 en Colombie-Britannique, 5,9 % des achats parmi les immigrants récents impliquaient trois acheteurs ou plus, comparativement à 8,5 % chez la population née au Canada, une tendance observée dans d’autres provincesNote .

Une dette hypothécaire plus importante, cependant, pourrait avoir été plus courante chez les immigrants récentsNote . Selon les données des enquêtes de Statistique Canada, les ménages propriétaires dirigés par des immigrants récents de moins de 35 ansNote ont payé des hypothèques mensuelles plus élevées entre 2018 et 2021 que les ménages comparables dirigés par des personnes nées au Canada (Tableau 3). Une tendance semblable d’une dette hypothécaire plus élevée chez les immigrants récents était également observée en ce qui concerne le montant du prêt hypothécaire restant à rembourser, également appelée dette hypothécaire en souffrance (voir l’annexe A).

Tableau 3
Paiements hypothécaires mensuels moyens des propriétaires immigrants récents et nés au Canada ayant une hypothèque Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Paiements hypothécaires mensuels moyens, Immigrant récent et Personne née au Canada (réf.), calculées selon dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Paiements hypothécaires mensuels moyens
Immigrant récent Personne née au Canada (réf.)
dollars
Notes : La signification statistique est calculée uniquement pour la différence entre les ménages composés d’immigrants récents et les ménages nés au Canada, pour une année particulière. D’autres différences, comme celles parmi les immigrants récents sur plusieurs années, n’ont pas été évaluées pour leur signification statistique. Les résultats concernent un échantillon représentatif à l’échelle nationale (dans les 10 provinces du Canada) de ménages propriétaires occupant leur résidence principale et ayant une hypothèque, sans détenir une deuxième ou troisième hypothèque, voire davantage. La valeur en dollars du paiement mensuel exclut les taxes foncières. Le statut d’immigrant et l’âge du répondant principal ont été appliqués à l’ensemble du ménage, et l’échantillon a été limité aux cas où le répondant principal avait moins de 35 ans.
Sources : Statistique Canada, Enquête canadienne sur le logement, 2018, 2021 et 2022; Enquête sur la sécurité financière, 2019 et 2023; et Enquête canadienne sur le revenu, 2017 à 2021.
2017 1 355 1 275
2018 1 640 Tableau 3  Note * 1 335
2019 1 700 Tableau 3  Note * 1 375
2020 2 060 Tableau 3  Note ** 1 370
2021 1 920 Tableau 3  Note ** 1 420

Une autre possibilité est l’utilisation de fonds non divulgués— plus précisément, le capital accumulé ou les revenus non déclarés provenant de l’étranger — pour aider à combler la différence entre le revenu déclaré et les prix d’achat. Les ratios prix-revenu familial (RPRF) fournissent un test indirect de cette possibilitéNote . Si le prix d’achat chez les acheteurs d’une première propriété qui sont des immigrants récents est beaucoup plus élevé que leur revenu familial annuel déclaré, cela peut indiquer une utilisation accrue de fonds non divulgués pour acheter des propriétés (mais peut aussi indiquer une utilisation plus importante de la dette hypothécaire)Note . En 2021, en Colombie-Britannique, les RPRF pour les acheteurs d’une première propriété étaient de 4,9 chez les immigrants récents et de 4,4 chez la population née au Canada (des tendances similaires ont été observées dans les autres provinces; voir le Tableau 1)Note . Bien que les résultats suggèrent que des fonds non comptabilisés pourraient jouer un rôle dans l’explication de la différence des RPRF, des travaux de modélisation supplémentaires sont nécessaires pour explorer cette hypothèse de façon plus approfondieNote .

En conclusion, ces résultats suggèrent que le parcours des immigrants récents vers l’accession à la propriété se caractérise par une dette hypothécaire plus élevée et une plus grande importance accordée à l’accumulation de capitaux propres par l’achat d’une résidence principale plutôt que par des cotisations de retraite. Par conséquent, les acheteurs immigrants récents ont peut-être été plus exposés aux fluctuations du marché immobilier que leurs homologues nés au Canada. À court et moyen terme, des prix d’achat plus élevés ont pu entraîner des hypothèques plus importantes et des paiements mensuels plus élevés pour de nombreux acheteurs récents. À plus long terme, des économies de retraite plus faibles et une dette hypothécaire plus élevée pourraient lier la sécurité financière des propriétaires immigrants récents plus étroitement à la valeur de leurs propriétés résidentiellesNote .

Annexe A

Selon des enquêtes représentatives à l’échelle nationale, la dette hypothécaire moyenne en cours — c’est-à-dire ce qu’il reste à payer — pour les ménages propriétaires avec une hypothèque dirigés par un immigrant récent ou une personne née au Canada âgée de moins de 35 ans se présente comme suit :

Tableau A.1
Dette hypothécaire moyenne en cours Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Immigrant récent , Personne née au Canada et Valeur p, calculées selon dollars et nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Immigrant récent Personne née au Canada Valeur p
dollars nombre
Notes : La signification statistique est calculée uniquement pour la différence entre les ménages composés d’immigrants récents et les ménages nés au Canada, pour une année particulière. D’autres différences, comme celles parmi les immigrants récents sur plusieurs années, n’ont pas été évaluées pour leur signification statistique. Les résultats concernent un échantillon représentatif à l’échelle nationale (dans les 10 provinces du Canada) de ménages propriétaires occupant leur résidence principale et ayant une hypothèque, sans détenir une deuxième ou troisième hypothèque, voire davantage. Le statut d’immigrant et l’âge du répondant principal ont été appliqués à l’ensemble du ménage, et l’échantillon a été limité aux cas où le répondant principal avait moins de 35 ans.
Sources : Statistique Canada, Enquête canadienne sur le logement, 2018, 2021 et 2022; et Enquête sur la sécurité financière, 2016, 2019 et 2023.
2016 320 000 230 000 0,000
2018 305 000 220 000 0,045
2019 315 000 240 000 0,121
2021 330 000 260 000 0,220
2022 400 000 310 000 0,109
2023 450 000 265 000 0,000

Comme les données sur la dette hypothécaire en cours étaient disponibles moins fréquemment, un intervalle d’années légèrement plus long est utilisé. De plus, des échantillons d’enquête de plus petites tailles rendent plus difficile l’établissement de différences statistiquement significatives entre les estimations pour les sous-échantillons des immigrants récents et des personnes nées au Canada, même si les estimations de la dette hypothécaire en souffrance moyenne étaient plus élevées parmi les ménages d’immigrants récents pour toutes les années analysées.

Note aux lecteurs

Les données sur le logement dans cette étude sont compilées à partir du Programme de la statistique du logement canadien (PSLC) pour l’année de référence 2022. La couverture géographique des propriétaires visés par l’étude inclut toutes les provinces et tous les territoires (exception faite de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Saskatchewan et du Québec); la couverture géographique des acheteurs d’une résidence se limitait à la Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba et à la Colombie-Britannique.

Les estimations des résidents permanents qui sont propriétaires de leur logement reposent sur le couplage des données tirées du PSLC et des données du fichier relatif au droit d’établissement des résidents permanents dans la Base de données longitudinales sur l’immigration, jusqu’à la fin de l’année de référence de 2021. Le fichier relatif au droit d’établissement des résidents permanents comprend toutes les personnes ayant obtenu le statut de résident permanent à partir de 1980. Pour l’année de référence 2021, si un immigrant récent a obtenu son statut de résident permanent en 2021, il était considéré comme étant dans sa première année après l’admission, ceux qui l’ont obtenu en 2019 étaient dans leur troisième année et ceux qui l’ont obtenu en 2017 étaient dans leur cinquième année.

Pour la population née au Canada et les immigrants, la province dans laquelle les impôts sur le revenu ont été déclarés a été considérée comme la province de résidence. Les renseignements sur la province d’imposition d’une personne ont été obtenus par couplage avec le Fichier des familles T1. Par conséquent, cette étude se limite aux personnes âgées de 25 à 54 ans qui étaient vivantes et qui ont produit une déclaration de revenus au cours de l’année de référence. Les taux de déclaration de revenus des résidents permanents au cours des cinq premières années suivant leur arrivée allaient de 80 % à 90 % pour l’année de référence 2021, et ils variaient selon la province et le temps écoulé depuis l’admission en tant que résident permanent.

Pour garantir la confidentialité, tous les domaines et toutes les sous-catégories utilisés pour obtenir les résultats — par exemple, le nombre d’immigrants dans leur troisième année après leur admission en tant que résidents permanents qui possèdent une résidence, qui résident en Alberta et qui sont arrivés en tant que réfugiés (le numérateur dans le calcul de la proportion de propriétaires) — comprennent au moins 30 personnes. Les chiffres ont été supprimés lorsque ce seuil n’était pas atteint.

Dans le cadre du PSLC, on diffuse des données fondées sur les limites géographiques de la Classification géographique type 2021. La base de données du PSLC ne comprend aucun renseignement sur les propriétés résidentielles situées dans les réserves. 

Pour cet article, une classification géographique non normalisée des régions d’origine a été utilisée, et elle comprend six catégories : Asie de l’Est (y compris la Chine, Taïwan, Hong Kong, le Japon, la Corée du Nord, la Corée du Sud, Macao et la Mongolie); Asie du Sud (y compris le Bangladesh, le Bhoutan, le Territoire britannique de l’océan Indien, le Sri Lanka, l’Inde, les Maldives, le Népal, le Pakistan et le Tibet); Asie du Sud-Est (y compris Brunéi Darussalam, le Myanmar, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, le Timor-Leste, Singapour, le Viet Nam et la Thaïlande); Afrique et Moyen-Orient (y compris tous les pays du continent africain et les nations insulaires environnantes, ainsi que l’Afghanistan, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, l’Arménie, Chypre, la Géorgie, la Cisjordanie et Gaza, l’Iran, l’Irak, Israël, le Kazakhstan, la Jordanie, le Koweït, le Kirghizistan, le Liban, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Syrie, les Émirats arabes unis, la Turquie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Yémen); Amérique du Sud et Amérique centrale (y compris tous les pays des Amériques au sud des États-Unis d’Amérique et toutes les nations insulaires des Caraïbes); ainsi que l’Europe, les États-Unis et l’Océanie (y compris tous les pays européens, les États-Unis et tous les États et territoires océaniens).

Dans cet article, plusieurs sources d’enquête ont été combinées pour augmenter la précision d’une estimation. Cela a été réalisé en utilisant la méthodologie de « l’approche séparée » et les pratiques exemplaires connexes décrites par Binder et Roberts (2009), ainsi que Wendt (2007). Selon l’approche distincte, une estimation a été recherchée comme la combinaison linéaire de M estimations d’enquête :

i=1 M   a i   X i MathType@MTEF@5@5@+= feaahOart1ev3aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qadaGfWbqabSWdaeaapeGaamyAaiabg2da9iaaigdaa8aabaWdbiaa d2eaa0WdaeaapeGaeyyeIuoaaOGaaiiOaiaadggapaWaaSbaaSqaa8 qacaWGPbaapaqabaGcpeGaaiiOaiaadIfapaWaaSbaaSqaa8qacaWG Pbaapaqabaaaaa@4301@

X i MathType@MTEF@5@5@+= feaahOart1ev3aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGybWdamaaBaaaleaapeGaamyAaaWdaeqaaaaa@383F@ sont des estimations d’enquête avec une véritable variance finie fondée sur la conception V X i MathType@MTEF@5@5@+= feaahOart1ev3aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGwbWaaeWaa8aabaWdbiaadIfapaWaaSbaaSqaa8qacaWGPbaa paqabaaak8qacaGLOaGaayzkaaaaaa@3ADC@ . Après avoir vérifié que les estimations de l’enquête sont contextuellement cohérentes et stochastiquement indépendantes, les coefficients a i MathType@MTEF@5@5@+= feaahOart1ev3aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGHbWdamaaBaaaleaapeGaamyAaaWdaeqaaaaa@3848@ (non négatifs et qui équivaut à 1) conduisant à la variance la plus faible pour l’estimation combinée peuvent être dérivés en utilisant les multiplicateurs de Lagrange :

a i  =  V X i 1   j=1 M V X j 1 MathType@MTEF@5@5@+= feaahOart1ev3aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVCI8FfYJH8YrFfeuY=Hhbbf9v8qqaqFr0xc9pk0xbb a9q8WqFfeaY=biLkVcLq=JHqpepeea0=as0Fb9pgeaYRXxe9vr0=vr 0=vqpWqaaeaabiGaciaacaqabeaadaqaaqaaaOqaaabaaaaaaaaape Gaamyya8aadaWgaaWcbaWdbiaadMgaa8aabeaak8qacaGGGcGaeyyp a0JaaiiOamaaliaapaqaa8qacaWGwbWaaeWaa8aabaWdbiaadIfapa WaaSbaaSqaa8qacaWGPbaapaqabaaak8qacaGLOaGaayzkaaWdamaa CaaaleqabaWdbiabgkHiTiaaigdaaaGccaGGGcaapaqaa8qadaGfWb qabSWdaeaapeGaamOAaiabg2da9iaaigdaa8aabaWdbiaad2eaa0Wd aeaapeGaeyyeIuoaaOGaamOvamaabmaapaqaa8qacaWGybWdamaaBa aaleaapeGaamOAaaWdaeqaaaGcpeGaayjkaiaawMcaa8aadaahaaWc beqaa8qacqGHsislcaaIXaaaaaaaaaa@50C3@

Cela est intuitivement logique, car l’estimation la plus précise X i MathType@MTEF@5@5@+= feaahOart1ev3aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVCI8FfYJH8YrFfeuY=Hhbbf9v8qqaqFr0xc9pk0xbb a9q8WqFfeaY=biLkVcLq=JHqpepeea0=as0Fb9pgeaYRXxe9vr0=vr 0=vqpWqaaeaabiGaciaacaqabeaadaqaaqaaaOqaaabaaaaaaaaape Gaamiwa8aadaWgaaWcbaWdbiaadMgaa8aabeaaaaa@3834@ devrait avoir le coefficient le plus élevé. En pratique, les vraies variances sont inconnues et doivent être estimées à partir des sources d’enquête correspondantes. Parce que la variance estimée est censée être proche de la variance réelle, et que la fonction objective de l’optimisation est relativement stable près de sa valeur optimale, les coefficients calculés en utilisant les estimations de variance sont censés être des choix raisonnables puisqu’ils sont les valeurs quasi optimales. Enfin, pour chaque estimation combinée, la variance estimée a été vérifiée afin de s’assurer qu’elle était inférieure à celle de l’estimation individuelle la plus précise, car il n’existe aucune garantie générale que l’estimation combinée améliorera les estimations à combiner.

Définitions

Les immigrants récents sont définis dans cet article comme toutes les personnes qui ont obtenu le statut de résident permanent au cours des cinq années précédant l’année de référence, étaient vivantes et ont produit une déclaration de revenus durant l’année de référence, et étaient âgées de 25 à 54 ans. Cette tranche d’âge représente les années d’activité maximale, lorsque la plupart des résidences sont achetées par ceux qui en deviennent finalement les propriétaires.

Les personnes nées au Canada sont des non-immigrants et comprennent les personnes nées au Canada ainsi que celles nées à l’extérieur du Canada de parents citoyens canadiens ayant obtenu la citoyenneté canadienne par filiation. Ce groupe est limité aux personnes âgées de 25 à 54 ans qui étaient vivantes et ont produit une déclaration de revenus durant l’année de référence.

Un propriétaire ou propriétaire de logement désigne, pour cette analyse, une personne qui possède une ou plusieurs propriétés résidentielles, à l’exclusion de des personnes qui ne possèdent que des terrains vacants. Cette définition inclut seulement les personnes dont les noms figurent sur le titre de propriété, et exclut toute autre personne (comme un conjoint) qui habite dans la propriété résidentielle, mais dont le nom ne figure pas sur le titre de propriété.

Un acheteur d’une première habitation désigne une personne qui a acheté une propriété résidentielle pendant la période de référence et ne possédait pas de propriété résidentielle auparavant dans les provinces analysées. Cela comprend les acheteurs qui se sont prévalus du Montant pour l’achat d’une habitation et les acheteurs, dont l’époux, l’épouse ou le conjoint, la conjointe de fait était un acheteur dans la même transaction, et qui s’est prévalu de ce montant.

Vente sur le marché désigne une transaction sans lien de dépendance où toutes les parties agissent de façon indépendante sans s’influencer mutuellement.

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