La santé de la population canadienne
Résultats en matière de santé

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1.0 État de santé

Principaux résultats

  • La proportion d’adultes au Canada ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé perçue a diminué, passant de 61,3 % en 2020 à 52,2 % en 2023.
  • À partir de 2021, la diminution du niveau de santé perçue était particulièrement notable chez les adultes de 65 ans et plus (réduction de 9,4 points de pourcentage observée de 2021 à 2023).
  • Contrairement à la santé perçue, qui a connu un déclin avec l’âge, la santé mentale perçue s’est améliorée avec l’âge, le niveau le plus élevé étant recensé chez les adultes de 65 ans et plus.
  • Une proportion moins élevée d’adultes vivant dans les provinces de l’Atlantique (à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador) ont déclaré avoir une très bonne ou excellente santé perçue ou santé mentale perçue comparativement à l’ensemble du Canada (en excluant les territoires).
  • En 2023, des proportions plus importantes de tous les groupes racisés ont indiqué avoir une très bonne ou excellente santé perçue ou santé mentale perçue comparativement à leurs homologues non racisés.
  • En 2023, les niveaux de santé perçue et de santé mentale perçue variaient d’un sous-groupe de population à l’autre et étaient inférieurs chez les femmes (par rapport aux hommes), les ménages aux revenus les plus faibles (par rapport à ceux aux revenus plus élevés) et les personnes ayant une incapacité autodéclarée (par opposition à celles n’ayant pas d’incapacité).
  • L’espérance de vie a augmenté pour la première fois en trois ans en 2023, mais est demeurée en deçà des niveaux observés avant la pandémie de COVID-19.

La santé perçue fait référence à l’évaluation de la santé globale d’une personne, qu’elle soit autodéclarée ou déclarée par une personne interposée. Elle est mesurée selon une échelle allant d’excellente à mauvaise. Cette mesure cadre avec la définition de la santé comme l’entend l’Organisation mondiale de la Santé, soit un « état de complet bien-être physique, mental et social ». Ce rapport se concentre sur les personnes ayant répondu avoir une « très bonne » ou « excellente » santé perçue.

Santé perçue

Chaque année de 2015 à 2020, environ 60 % des adultes canadiens ont indiqué avoir une très bonne ou excellente santé perçue. Ce pourcentage a ensuite diminué, passant de 61,3 % en 2020 à 58,8 % en 2021, et a continué de fléchir pour s’établir à 53,8 % en 2022 et à 52,2 % en 2023 (graphique 1.0). La diminution du nombre de personnes ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé perçue depuis 2021 était particulièrement importante chez les adultes de 65 ans et plus (réduction de 9,4 points de pourcentage de 2020 à 2023). En 2023, le niveau de santé perçue a également diminué avec l’âge, 62,1 % des répondants de 18 à 34 ans ayant indiqué avoir une très bonne ou excellente santé par rapport à 40,5 % des répondants de 65 ans et plus.

Graphique 1.0 Canadiens de 18 ans et plus ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé perçue, selon le groupe d’âge, 2021 à 2023

Tableau de données du graphique 1.0
Tableau de données du graphique 1.0 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.0 2021, Pourcentage, 2023, 2022 et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  2021 2022 2023
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à
Note : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2021 à 2023; tableau 13-10-0905-01 — Statistiques d’indicateurs de santé, estimations annuelles.
Total, 18 ans et plus 58,8 58,0 59,6 53,8 53,1 54,5 52,2 51,4 52,9
18 à 34 ans 66,1 64,3 67,9 62,4 60,7 64,0 62,1 60,4 63,8
35 à 49 ans 61,3 59,7 63,0 58,0 56,6 59,4 54,8 53,4 56,3
50 à 64 ans 56,0 54,4 57,6 50,9 49,5 52,2 49,3 47,9 50,6
65 ans et plus 49,9 48,7 51,2 42,3 41,3 43,3 40,5 39,6 41,4

Les tendances relevées au chapitre de la santé perçue variaient à l’échelle du Canada (graphique 1.1). En 2023, une proportion moins élevée d’adultes dans les provinces de l’Atlantique (exception faite de Terre-Neuve-et-Labrador) ont indiqué avoir une très bonne ou excellente santé perçue ou santé mentale perçue (allant de 41,9 % au Nouveau-Brunswick à 46,7 % en Nouvelle-Écosse) comparativement à l’ensemble de la population adulte au Canada, en excluant les territoires (52,2 %). En revanche, des proportions plus élevées d’adultes vivant au Québec (55,7 %) et en Alberta (54,4 %) ont déclaré avoir une très bonne ou excellente santé perçue comparativement à la population adulte à l’échelle du pays (en excluant les territoires). En 2022, lorsque des données étaient disponibles pour les territoires, une proportion moins élevée d’adultes vivant dans les Territoires du Nord-Ouest (45,6 %) et au Nunavut (45,5 %) ont déclaré avoir une très bonne ou excellente santé perçue comparativement à la population canadienne adulte dans son ensemble (53,8 %).

Le saviez-vous?

Selon l’Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA) réalisée en 2022, 4 enfants autochtones sur 5 de 1 à 14 ans (80,1 %), exception faite de ceux vivant dans des réserves, étaient en très bonne ou excellente santé (78,6 % des enfants des Premières Nations vivant hors réserve, 82,0 % des enfants métis et 77,3 % des enfants inuits)Note 26.

De 2021 à 2022, les niveaux de très bonne ou d’excellente santé perçue ont connu une baisse comparable entre les hommes, chez qui ils sont passés de 58,9 % à 55,6 %, et les femmes, chez qui ils sont passés de 58,6 % à 52,0 %, et ils ont diminué davantage en 2023 pour se fixer à 53,9 % chez les hommes, et à 50,5 % chez les femmes. Les écarts entre les genres pour ce qui est de la santé perçue étaient les plus prononcés chez les répondants de 35 à 49 ans; en 2023, les femmes étaient moins susceptibles que les hommes de déclarer une très bonne ou excellente santé (6 points de pourcentage de moins). Au cours de la même année, la proportion de répondants ayant fait état d’une très bonne ou excellente santé perçue était inférieure de 20 points de pourcentage chez les adultes de 18 à 34 ans dont l’orientation sexuelle déclarée est lesbienne, gaie ou bisexuelle et chez ceux dont l’orientation sexuelle est autre que l’hétérosexualité (LGB+), que chez leurs homologues hétérosexuels.

Les niveaux de santé perçue augmentaient en fonction des quintiles de revenu. En 2023, une proportion plus importante d’adultes vivant dans des ménages du quintile de revenu supérieur (60,9 %) ont indiqué avoir une très bonne ou excellente santé perçue comparativement à ceux vivant dans des ménages du quintile de revenu inférieur (42,8 %), un écart de 18 points de pourcentage. D’ailleurs, cette tendance se poursuit depuis 2015. Ces dernières années, on a relevé un écart de 18 points de pourcentage en 2022 et un écart de 20 points de pourcentage en 2021.

En 2023, il n’y avait aucun écart entre les niveaux de très bonne ou d’excellente santé déclarée par les immigrants (51,2 %) et les non-immigrants (51,9 %), ce qui cadre avec les constatations de 2021 et de 2022. Cependant, des écarts sont observés en ce qui concerne la santé perçue des immigrants lorsque celle-ci est examinée par période d’immigration. Par exemple, 61,1 % des immigrants qui ont été admis au Canada au cours des 10 années précédentes ont déclaré avoir une très bonne ou excellente santé, comparativement à 47,4 % des immigrants qui ont été admis au Canada il y a plus de 10 ans.

Parmi les groupes racisés, la proportion de répondants ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé perçue était plus élevée chez les Sud-Asiatiques (56,3 %), les Philippins (58,7 %), les Latino-Américains (61,2 %) et les Japonais (67,4 %; ce pourcentage doit être utilisé avec prudence), comparativement à la population non racisée (51,7 %).

En 2023, le pourcentage de personnes ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé perçue était presque trois fois moins élevé chez celles ayant une incapacité autodéclarée (19,5 %) que chez celles n’ayant pas d’incapacité (56,4 %).

Santé mentale perçue

Le saviez-vous?

Les changements de vie qui surviennent pendant la transition qui s’opère entre l’adolescence et la vie de jeune adulte peuvent contribuer à des niveaux inférieurs de santé mentale autoévaluée chez certains jeunesNote 29. Parallèlement, la pandémie de COVID-19 a eu un effet considérable sur la vie de bon nombre de Canadiens, particulièrement chez les enfants et les jeunes. La fermeture des écoles et les mesures d’éloignement physique mises en place durant des périodes critiques du développement social pourraient avoir eu une incidence particulièrement importante.

La composante longitudinale de l’Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes (ECSEJ) de 2023 a permis d’effectuer un suivi auprès des personnes ayant participé à l’enquête réalisée en 2019. La mesure dans laquelle leur santé physique et mentale avait changé au cours des quatre années précédentes a ainsi pu être déterminée. Selon les résultats, parmi les 88 % de jeunes de 12 à 17 ans ayant déclaré en 2019 avoir une bonne, une très bonne ou une excellente santé mentale, environ 1 jeune sur 5 (21 %) a fait état en 2023 d’un déclin de sa santé mentale (qui est passée à « bonne » ou à « mauvaise »). Ce type de diminution sur le plan de la santé mentale perçue était plus souvent observé chez les adolescents plus âgés (de 15 à 17 ans), dont la transition vers la vie de jeune adulte a eu lieu durant la pandémie.

La proportion de Canadiens de 18 ans et plus ayant une très bonne ou excellente santé mentale a connu une baisse constante, passant de 68,2 % en 2018 à 54,8 % en 2022. Toutefois, ce pourcentage est demeuré relativement stable en 2023 (53,8 %), sauf pour les répondants de 35 à 49 ans, chez qui un recul continu a été observé à ce chapitre (de 52,9 % en 2022 à 50,6 % en 2023). Contrairement à la santé perçue, dont le niveau a diminué avec l’âge, la santé mentale perçue a augmenté avec l’âge; la proportion de répondants ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé mentale était la plus élevée parmi ceux de 65 ans et plus (62,2 % en 2023).

Au sein de tous les groupes d’âge, les femmes étaient proportionnellement moins nombreuses que les hommes à juger que leur santé mentale était très bonne ou excellente en 2021, en 2022 et en 2023. Les écarts entre les genres au chapitre de la santé mentale étaient les plus prononcés entre les femmes et les hommes de 18 à 34 ans (la proportion de femmes de ce groupe d’âge ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé mentale était inférieure de 12 points de pourcentage à celle des hommes en 2023). En 2023, comparativement aux hommes et aux femmes hétérosexuels (58,7 % et 51,9 %, respectivement), un pourcentage moins élevé d’hommes et de femmes LGB+ (39,3 % et 23,2 %, respectivement) ont indiqué avoir une très bonne ou excellente santé mentale perçue.

Le saviez-vous?

La santé mentale est une composante intégrale de la santé et du bien-être, et des disparités sont documentées parmi les peuples autochtones, particulièrement chez les personnes plus jeunesNote 30. Ces disparités s’inscrivent dans le cadre de facteurs complexes tels que le traumatisme intergénérationnel causé par des politiques coloniales préjudiciablesNote 31. L’EAPA de 2022 a exploré la santé mentale d’enfants autochtones de 14 ans et moins selon les données déclarées par un des parentsNote 26. La plupart des enfants avaient une très bonne ou excellente santé mentale : 67,7 % des enfants des Premières Nations vivant hors réserve, 69,9 % des enfants métis et 72,3 % des enfants inuits. Selon l’ECSEJ, le pourcentage correspondant pour les enfants non autochtones du même âge était de 86,0 %.

En ce qui concerne les enfants de 15 ans et moins, l’EAPA de 2022 a révélé que 34,5 % des membres des Premières Nations vivant hors réserve, 39,6 % des Métis et 37,6 % des Inuit ont indiqué avoir une très bonne ou excellente santé mentaleNote 32. Lorsqu’ils ont été interrogés en vue de déterminer si leur santé mentale s’était détériorée durant la pandémie, 39,0 % des membres des Premières Nations vivant hors réserve, 39,5 % des Métis et 25,8 % des Inuit de 15 ans et plus ont déclaré que leur santé mentale s’était beaucoup ou quelque peu détériorée. Les femmes des Premières Nations, métisses et inuites étaient plus susceptibles que leurs homologues masculins d’indiquer que leur santé mentale s’était détériorée durant la pandémie.

Les tendances observées en matière de santé mentale perçue étaient variées parmi la population d’âge adulte à l’échelle du Canada en 2023. À l’instar des résultats relatifs à la santé perçue, une proportion moins élevée d’adultes vivant dans les provinces de l’Atlantique (à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador) ont indiqué avoir une santé mentale très bonne ou excellente par rapport à l’ensemble des adultes au pays, en excluant les territoires (graphique 1.1). Chaque année, de 2021 à 2023, des proportions moins élevées d’adultes en Ontario, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique ont déclaré avoir une très bonne ou excellente santé mentale, comparativement à la population totale de cet âge au Canada (en excluant les territoires). Inversement, une proportion plus élevée d’adultes au Québec ont indiqué chaque année avoir une très bonne ou excellente santé mentale, par rapport à l’ensemble des adultes au Canada (en excluant les territoires). De 2021 à 2023, les déclarations faisant état d’une très bonne ou excellente santé mentale étaient supérieures de 3 à 5 points de pourcentage chez les personnes vivant en région rurale que chez celles vivant dans les centres de population.

Graphique 1.1 Canadiens de 18 ans et plus ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé perçue et santé mentale perçue, selon la province (2023) ou le territoire (2022)

Tableau de données du graphique 1.1
Tableau de données du graphique 1.1 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.1 Intervalle de confiance de 95%, Santé perçue, Santé mentale perçue et Pourcentage, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Santé perçue Santé mentale perçue
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à
Note : Les estimations pour le Canada excluent les personnes vivant dans les territoires.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2022 et 2023; tableau 13-10-0905-01 — Statistiques d’indicateurs de santé, estimations annuelles.
Canada 52,2 51,4 52,9 53,8 53,1 54,5
T.-N.-L. 48,7 45,1 52,3 53,3 49,6 56,9
Î.-P.-É. 44,9 39,2 50,7 45,2 39,3 51,2
N.-É. 46,7 44,0 49,4 47,6 44,8 50,4
N.-B. 41,9 38,7 45,1 47,6 44,2 50,9
Qc 55,7 54,3 57,2 64,5 63,1 66,0
Ont. 51,5 50,2 52,8 50,9 49,5 52,2
Man. 52,5 49,9 55,1 52,9 50,1 55,7
Sask. 50,7 47,6 53,8 50,3 47,4 53,2
Alb. 54,4 52,6 56,2 52,5 50,7 54,4
C.-B. 49,7 48,0 51,4 49,1 47,4 50,9
Yn 51,1 47,0 55,2 47,1 42,7 51,4
T.N.-O. 45,6 40,7 50,4 41,4 36,1 46,7
Nt 45,5 39,6 51,3 44,8 37,9 51,7

En 2023, une plus grande proportion d’adultes vivant dans les ménages du quintile de revenu supérieur (57,1 %) ont déclaré une très bonne ou excellente santé mentale perçue par rapport à ceux du quintile de revenu inférieur (50,9 %). Cette même tendance a été observée en 2022; toutefois, l’écart semblait se combler en 2023 (différence de 10 % entre le quintile de revenu supérieur et le quintile de revenu inférieur en 2022 comparativement à une différence de 6 % en 2023).

De 2021 à 2023, une proportion plus élevée d’immigrants que de non-immigrants ont déclaré avoir une très bonne ou excellente santé mentale (graphique 1.2). En 2023, 58,2 % des immigrants ont déclaré avoir une très bonne ou excellente santé mentale comparativement à 51,7 % des non-immigrants. Les immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans étaient proportionnellement moins nombreux (57,4 %) que ceux admis au pays plus récemment (62,8 %) à avoir fait état d’une très bonne ou excellente santé mentale (graphique 1.2).

Graphique 1.2 Canadiens de 18 ans et plus ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé mentale, selon le statut d’immigrant et la période d’immigration, 2021 à 2023

Tableau de données du graphique 1.2
Tableau de données du graphique 1.2 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.2 2021, Pourcentage, 2023, 2022 et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  2021 2022 2023
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. La catégorie « immigrants » comprend les personnes qui ont, ou qui ont déjà eu, le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent. Il s’agit des personnes à qui les autorités de l’immigration ont accordé le droit de résider au Canada de façon permanente. Les immigrants qui ont obtenu la citoyenneté canadienne par naturalisation sont inclus dans cette catégorie. La catégorie « immigrants admis au Canada au cours des 10 années précédentes » comprend les personnes ayant obtenu le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent pour la première fois à la date de l’enquête ou au cours des 10 années précédant cette date. Pour 2022, par exemple, cette catégorie comprend les immigrants qui ont obtenu leur statut d’immigrant reçu au cours de la période de 2012 à 2022. La catégorie « immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans » comprend les personnes ayant obtenu le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent pour la première fois plus de 10 ans avant la date de l’enquête. Pour 2022, par exemple, cette catégorie comprend les immigrants qui ont obtenu le statut d’immigrant reçu en 2011 ou auparavant. La catégorie « non-immigrants » comprend les personnes qui sont des citoyens canadiens de naissance.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2021 à 2023; tableau 13-10-0880-01 — Indicateurs de santé selon la minorité visible et certaines caractéristiques sociodémographiques : Canada sauf les territoires, estimations annuelles.
Immigrants 62,7 60,8 64,6 59,3 57,7 60,9 58,2 56,8 59,7
Immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans 60,8 58,4 63,2 58,1 56,3 60,0 57,4 55,6 59,1
Immigrants admis au Canada au cours des 10 années précédentes 67,0 63,5 70,6 64,1 60,7 67,3 62,8 59,4 66,0
Non-immigrants 57,4 56,5 58,3 52,6 51,8 53,3 51,7 50,9 52,6

La perception de la santé mentale variait entre les groupes racisés. Alors que de 2021 à 2022 le pourcentage de personnes ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé mentale a diminué au sein de la plupart des groupes, en 2023, les personnes philippines (66,3 %), noires (63,3 %), latino-américaines (60,6 %) et sud-asiatiques (59,9 %) étaient proportionnellement plus nombreuses que les personnes non racisées (52,8 %) à faire état d’une très bonne ou excellente santé mentale.

En 2023, chez les Canadiens de 18 ans et plus, la proportion de ceux ayant déclaré avoir une très bonne ou excellente santé mentale était plus faible chez ceux ayant une incapacité autodéclarée (31,8 %) que chez ceux n’ayant pas d’incapacité (56,4 %).

Le saviez-vous?

L’intersection entre le genre et d’autres caractéristiques sociodémographiques a une incidence considérable sur les résultats en matière de santé mentale. Selon une étude utilisant des données issues de deux cycles de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), à savoir les données annuelles de 2019 et les données recueillies de septembre à décembre 2020, environ 2,6 millions de femmes et de filles (ou environ 16 %) présentaient au moins trois caractéristiques intersectionnelles telles qu’un faible revenu, un statut de chômage, un statut d’immigrant, une identité autochtone, une appartenance à un groupe racisé, une orientation sexuelle LGB+ et une incapacitéNote 33. En cas d’intersectionnalité de multiples caractéristiques, les résultats négatifs en matière de santé mentale pour divers groupes de femmes et de filles étaient plus prononcés. Par exemple, comparativement aux femmes et aux filles n’ayant déclaré aucune des caractéristiques à l’étude, celles ayant indiqué présenter l’une de ces caractéristiques étaient deux fois plus susceptibles de décrire leur santé mentale perçue comme étant passable ou mauvaise, tandis que celles qui présentaient deux caractéristiques étaient deux fois et demie plus susceptibles de faire état des mêmes niveaux, et celles présentant trois caractéristiques ou plus, presque trois fois plus susceptibles de répondre en ce sens.

Certaines caractéristiques ont accentué encore davantage ce risque. Les femmes et les filles ayant une incapacité étaient notamment 7,8 fois plus susceptibles de déclarer une santé mentale passable ou mauvaise, comparativement à celles qui ne présentaient pas de caractéristiques intersectionnelles, tandis que celles qui s’identifiaient comme étant LGB+ étaient 5,6 fois plus susceptibles de déclarer un tel état de santé mentale, et celles ayant une identité autochtone, 3,6 fois plus susceptibles de répondre en ce sens.

Note : Dans cette étude, les personnes non binaires n’ont pas été redistribuées dans les catégories « hommes » et « femmes ».

Espérance de vie à la naissance

Les changements relatifs à l’espérance de vie au Canada découlent de divers facteurs. L’espérance de vie augmente lorsque le nombre de décès est moins élevé dans l’ensemble ou lorsque les décès surviennent à un âge plus avancé, ou les deuxNote 34. En revanche, elle diminue lorsque le nombre de décès est plus élevé, lorsque les décès surviennent à un âge moins avancé, ou lorsqu’il y a une combinaison de ces facteurs.

Le saviez-vous?

En décomposant les écarts relativement à l’espérance de vie selon les causes de décès, il est possible de déterminer certaines des causes potentielles de la variation observée dans l’espérance de vie au Canada. En 2022, l’augmentation du nombre de décès recensés pour les groupes plus jeunes peut être en partie imputable à des décès faisant l’objet d’une enquête par un coroner ou un médecin légiste, lesquels ont généralement eu lieu à la suite de blessures non intentionnelles (p. ex. décès liés à la toxicité d’une substance), de suicides et d’homicides.

De tels décès sont catégorisés sous « autres causes de mortalité mal définies et non précisées » en attendant que la cause de décès définitive ait été déterminée.

Après trois années de déclin continu, l’espérance de vie à la naissance au Canada est passée de 81,3 ans en 2022 à 81,7 ans en 2023, ce qui représente une hausse de 0,4 ansNote 34Note 35. En dépit de cette augmentation, l’espérance de vie était toujours 0,5 an moins élevée qu’en 2019, avant la pandémie (82,2 ans). L’augmentation était plus marquée chez les hommes (0,5 an) que chez les femmes (0,4 an), l’espérance de vie atteignant 79,5 ans chez les hommes et 83,9 ans chez les femmes.

Le saviez-vous?

Les bases de données sur l’état civil qui sont utilisées pour créer l’indicateur de l’espérance de vie n’incluent pas de renseignements sur l’identité autochtone. Afin de générer des estimations expressément pour la population autochtone, une étude a eu recours à des couplages entre le questionnaire détaillé du recensement et la Base canadienne de données de l’état civil — DécèsNote 27. L’étude a révélé que, de 2016 à 2019, l’espérance de vie à la naissance était moins élevée chez les membres des Premières Nations ayant le statut d’Indien (75,4 ans), les Métis (81,7 ans) et les Inuit (71,6 ans) que chez la population non autochtone (85,6 ans). L’espérance de vie était plus élevée chez les femmes que chez les hommes, tous groupes confondus.

En 2023, on a constaté des augmentations considérables de l’espérance de vie en Ontario, au Québec, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-BrunswickNote 34Note 35.

Le saviez-vous?

On relève d’importantes variations de l’espérance de vie entre les diverses régions géographiques infranationales. Cependant, on en sait peu sur ces variations à des niveaux très détaillés de désagrégation géographique au Canada. Une étude qui a été menée récemment sur l’espérance de vie a élargi la portée de telles analyses en se concentrant sur les variations entre les plus petites régions géographiques possible (secteurs de recensement), pour les personnes vivant dans les régions métropolitainesNote 36. Cette étude a révélé que l’espérance de vie peut varier jusqu’à concurrence de deux décennies dans l’ensemble des secteurs de recensement dans les plus grandes villes canadiennes. Le degré d’association avec des facteurs socioéconomiques variait considérablement, particulièrement dans les plus grandes villes du Canada. Cette constatation laisse entendre que des facteurs municipaux, de même que des facteurs provinciaux et fédéraux, jouent un rôle dans cette situation.

2.0 Santé sexuelle et santé reproductive

Principaux résultats

  • À l’échelle des provinces et des territoires, le taux brut de natalité a enregistré une baisse, passant de 9,7 naissances vivantes pour 1 000 personnes en 2021 à 8,8 en 2023.
  • L’indice synthétique de fécondité au Canada a reculé; s’établissant à 1,44 enfant par femme de 15 à 49 ans en 2021, il est passé à 1,26 en 2023.
  • Les taux de mortinaissance ont augmenté, passant de 8,6 pour 1 000 naissances totales en 2021 à 8,8 en 2023, ce qui correspond à 3 106 mortinaissances en 2023. Les taux variaient à l’échelle du pays, allant de 3,3 pour 1 000 naissances totales au Manitoba à 28,5 dans les Territoires du Nord-Ouest.
  • Bien que le taux de mortalité infantile au Canada ait diminué, passant de 5,3 pour 1 000 naissances vivantes en 2000 à 4,6 en 2023, il demeure plus élevé que n’importe quel autre pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques.
  • En 2023, le taux de mortalité maternelle a augmenté pour s’établir à 11,65 pour 100 000 naissances vivantes, ce qui représente un taux élevé pour la période depuis que des statistiques comparables sont disponibles.

Taux brut de natalité

En 2023, il y a eu 351 477 naissances vivantes au Canada (en excluant le Yukon), ce qui représente une diminution par rapport à 2022 et 2021, années au cours desquelles ont été enregistrées 351 679 et 370 155 naissances vivantes, respectivementNote 37. Le taux brut de natalité au Canada s’entend du nombre de naissances vivantes pour 1 000 personnes. Comme mentionné précédemment, le taux brut de natalité a enregistré une baisse; se situant à 9,7 en 2021, il a fléchi davantage depuis (9,0 en 2022 et 8,8 en 2023)Note 38.

Le taux brut de natalité était moins élevé en 2023 qu’en 2019 dans l’ensemble des provinces et des territoires. En 2023, Terre-Neuve-et-Labrador (5,9 naissances vivantes pour 1 000 personnes) et la Nouvelle-Écosse (6,9) ont enregistré les taux bruts de natalité les moins élevés, le plus élevé ayant été enregistré au Nunavut (19,5).

Taux de fécondité

L’indice synthétique de fécondité (une estimation du nombre moyen de naissances vivantes qu’une femme aurait au cours de sa vie, selon les taux de fécondité par âge d’une année donnée) a diminué pour s’établir à 1,44 enfant par femme de 15 à 49 ans en 2021, et a continué de diminuer en 2022 (1,33) et en 2023 (1,26). Étant donné que l’indice synthétique de fécondité requis pour maintenir une population est de 2,1 enfants par femme, la population canadienne dépendra principalement de la migration internationale pour assurer sa croissance sur une base continue.

À l’échelle provinciale et territoriale, le Nunavut affichait l’indice synthétique de fécondité le plus élevé en 2023 (2,48 enfants par femme), ce qui en fait le seul secteur de compétence à avoir enregistré un taux de fécondité supérieur au seuil de renouvellement des générations. La Colombie-Britannique et le Yukon ont enregistré les taux les moins élevés, soit 1,00 et 1,01 enfant par femme, respectivement.

Le taux de fécondité par âge s’entend du nombre de naissances vivantes pour 1 000 femmes au sein d’un groupe d’âge donné. De 2021 à 2023, les taux de fécondité par âge ont diminué chez les femmes de tous les groupes d’âge de moins de 45 ans, la diminution la plus importante ayant été observée dans le groupe d’âge des 25 à 29 ans : de 81,1 naissances vivantes pour 1 000 femmes en 2019 à 64,3 naissances vivantes en 2023. Le groupe d’âge des 45 à 49 ans a connu une légère augmentation, soit de 0,8 naissance vivante pour 1 000 femmes en 2019 à 0,9 naissance vivante en 2023.

Mortinaissances

Une mortinaissance désigne la mort d’un fœtus de 20 semaines de gestation et plus, ou d’un poids de 500 grammes et plusNote 39. Les mortinaissances ont augmenté, passant de 8,6 pour 1 000 naissances totales en 2021 à 8,7 en 2023, ce qui correspond à 3 106 mortinaissances en 2023Note 40. Le taux de mortinatalité variait de 3,3 par 1 000 naissances totales au Manitoba à 28,5 dans les Territoires du Nord-Ouest. Les facteurs de risque associés aux mortinaissances comprennent le poids de la mère, le tabagisme et l’âgeNote 41.

Le taux de mortinaissance associé aux accouchements multiples est beaucoup plus élevé que celui associé aux accouchements simples. Au Canada, en 2023, le taux de mortinaissance était de 8,4 pour 1 000 naissances dans le cas d’accouchements simples et de 19,4 dans le cas d’accouchements multiplesNote 40. L’écart le plus prononcé a été enregistré pour la Colombie-Britannique, où le taux de mortinaissance était de 14,3 pour 1 000 naissances dans le cas des accouchements simples et de 42,3 dans le cas des accouchements multiples.

Mortalité infantile

La mortalité infantile comprend les décès survenus avant l’âge de 1 an. Elle inclut la mortalité néonatale (décès se produisant au cours des 27 premiers jours de vie) et la mortalité post-néonatale (décès se produisant jusqu’à l’âge de 1 an). En 2023, la mortalité néonatale représentait 73,5 % des décès infantiles au CanadaNote 42.

Les cinq principales causes de mortalité néonatale demeurent les mêmes depuis 2018 : les malformations congénitales; les anomalies liées à une brièveté de la gestation et à un poids insuffisant à la naissance; les complications de la grossesse; les complications liées au placenta, au cordon ombilical et aux membranes ainsi que l’hypoxie intra-utérine et l’asphyxie à la naissanceNote 43. La mortalité post-néonatale peut être attribuable à des anomalies congénitales structurelles ou fonctionnelles, à des infections, à un manque d’oxygène, à l’immaturité (croissance incomplète) ou au syndrome de mort subite du nourrissonNote 44. Les facteurs de risque associés à la mortalité néonatale et post-néonatale comprennent le faible niveau d’éducation de la mère, un logement inadéquat, l’accès difficile à des soins médicaux, l’insécurité alimentaire, la pauvreté et le chômage.

Bien que le taux de mortalité infantile au Canada ait diminué, passant de 5,3 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2000 à 4,6 en 2023, il demeure plus élevé que celui de tout autre pays de l’Organisation de coopération et de développement économiquesNote 42Note 45.

Le saviez-vous?

L’identité autochtone n’est pas indiquée dans les dossiers de naissance. Le couplage des données de la Cohorte canadienne de naissance du recensement et des enregistrements du Recensement de la population permet de calculer les taux de mortalité infantile pour les populations autochtone et non autochtone.

Une étude réalisée à l’échelle nationale a révélé que, de 2014 à 2016, le taux de mortalité infantile de l’ensemble de la population autochtone (7,7 décès pour 1 000 naissances vivantes) était plus élevé que celui de la population non autochtone (4,2) de l’ordre d’environ 1,8Note 27. De 2014 à 2016, le taux de mortalité infantile était deux fois plus élevé chez les membres des Premières Nations ayant le statut d’Indien vivant dans des réserves (10,0 décès pour 1 000 naissances vivantes; ce chiffre devrait être utilisé avec prudence) et trois fois plus élevé chez les Inuit (13,5; ce chiffre devrait être utilisé avec prudence), comparativement à la population non autochtone (4,2).

Taux de mortalité maternelle

Les taux de mortalité maternelle sont des mesures essentielles de la santé maternelle. Ils reflètent les changements qui s’opèrent au chapitre des données démographiques de la population en âge de procréer au Canada ainsi que les facteurs de risque connexes à la mortalité maternelle, dont l’âge maternel avancé, la prévalence de comorbidités et une population croissante de réfugiés et d’immigrantsNote 46.

La mortalité maternelle comprend les décès de causes obstétricales survenus dans la première année suivant l’accouchement ou la fin de la grossesse. Elle se décompose habituellement en mortalité pendant deux périodes : 1) au cours de la grossesse ou de la période de 42 jours suivant l’accouchement ou la fin de la grossesse, ou 2) au cours de la période allant de 42 jours à 1 an suivant l’accouchement ou la fin de la grossesse.

Comme il a été établi antérieurement, le taux de mortalité maternelle a montré une tendance généralement à la hausse de 2000 (3,05 décès pour 100 000 naissances vivantes) à 2020 (9,15)Note 47. Au cours des dernières années, ce taux a suivi une tendance à la baisse, passant de 8,16 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2021 à 7,96 en 2022. Cependant, en 2023, le taux de mortalité maternelle a augmenté, atteignant 11,65 décès pour 100 000 naissances vivantes, ce qui représente un taux élevé pour la période depuis que des statistiques comparables sont disponibles.

La mortalité maternelle durant la grossesse ou au cours de la période de 42 jours suivant l’accouchement ou la fin de la grossesse était en baisse de 2020 à 2022, passant de 8,04 décès pour 100 000 naissances vivantes à 6,26, respectivement. Cependant, en 2023, elle a connu une hausse, atteignant 9,38 décès pour 100 000 naissances vivantes. La mortalité maternelle au cours de la période allant de 42 jours à 1 an suivant l’accouchement ou la fin de la grossesse est quant à elle passée de 1,39 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2020 à 2,84 en 2023.

Pleins feux sur l’éducation sexuelle et l’information

Éducation sexuelle

D’après les vagues 12 et 13 de l’Enquête sociale canadienne, en 2024, plus de 7 femmes (71,6 %) et hommes (71,8 %) sur 10 de 15 ans et plus ont déclaré avoir reçu une éducation sexuelle au primaire ou au secondaire.

Plus de 3 personnes sur 5 de 15 à 24 ans ayant déclaré avoir reçu une éducation sexuelle au primaire ou au secondaire (62,0 %) ont indiqué que cette éducation s’est avérée « tout à fait utile » ou « utile » (par opposition à « inutile » ou « tout à fait inutile ») pour les préparer à adopter un mode de vie sain au regard de leur sexualité.

Source de renseignements sur la santé sexuelle et reproductive

À la question portant sur les sources de renseignements consultées en matière de santé sexuelle et reproductive, plus de la moitié (50,4 %) des personnes de 15 ans et plus ont indiqué généralement se renseigner auprès de fournisseurs de soins de santé (graphique 2.0). Ensuite venaient les médias (34,2 %), leurs amis (17,9 %) et les membres de leur famille (16,5 %). Plus de 1 personne sur 5 (22,1 %) a indiqué ne s’informer auprès d’aucune source en matière de santé sexuelle et reproductive.

Graphique 2.0 Sources de renseignements sur la santé sexuelle et reproductive consultées par les Canadiens de 15 ans et plus, 2024

Tableau de données du graphique 2.0
Tableau de données du graphique 2.0 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2.0 Intervalle de confiance de 95% et Pourcentage, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. Puisque les répondants pouvaient sélectionner plus d’une réponse, la somme des pourcentages est supérieure à 100.
Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne, 2024.
Fournisseurs de soins de santé 50,4 49,5 51,2
Médias 34,2 33,4 35
Amis 17,9 17,2 18,6
Membres de
la famille
16,5 15,8 17,2
Partenaires sexuels 13,8 13,2 14,4
Lignes d’aide
téléphonique,
services de
clavardage ou
groupes d’entraide
1,5 1,3 1,7
Autres sources 5,2 4,8 5,6
Je ne m’informe auprès d’aucune source 22,1 21,5 22,8

Bien que 1 personne sur 2 a indiqué obtenir des renseignements sur la santé sexuelle et reproductive auprès de fournisseurs de soins de santé, les personnes plus jeunes (c’est-à-dire celles de 15 à 34 ans) étaient proportionnellement plus nombreuses que les personnes plus âgées à déclarer également consulter les médias, leurs amis, les membres de leur famille et leurs partenaires sexuels pour se renseigner. Par exemple, la proportion de répondants de 15 à 34 ans ayant indiqué s’informer auprès des médias (49,9 %) était presque deux fois plus importante que celle observée chez les répondants de 35 ans et plus (26,8 %).

Renseignements nécessaires à la prise de décisions éclairées en matière de santé sexuelle et reproductive

La plupart des femmes (91,3 %) et des hommes (92,5 %) ont indiqué avoir très confiance (54,5 % des femmes et 56,1 % des hommes) ou plutôt confiance (36,8 % des femmes et 36,4 % des hommes) de disposer des renseignements nécessaires pour prendre des décisions éclairées sur leur santé sexuelle et reproductive. Les personnes de 15 à 24 ans (41,5 %) étaient les moins susceptibles de faire état du niveau de confiance le plus élevé à cet égard (graphique 2.1).

Graphique 2.1 Canadiens de 15 ans et plus ayant déclaré disposer des renseignements nécessaires pour prendre des décisions éclairées sur leur santé sexuelle et reproductive, selon le niveau de confiance et le groupe d’âge, 2024

Tableau de données du graphique 2.1
Tableau de données du graphique 2.1 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2.1 Intervalle de confiance de 95% et Pourcentage, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à
Note : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles.
Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne, 2024.
15 à 24 ans  
Très confiant 41,5 38,7 44,4
Plutôt confiant 48,2 45,3 51,1
Peu confiant 8,3 6,8 10,1
Pas du tout confiant 2,0 1,4 3,0
25 à 34 ans  
Très confiant 51,4 48,8 53,9
Plutôt confiant 41,3 38,9 43,8
Peu confiant 5,7 4,6 7,0
Pas du tout confiant 1,6 1,1 2,4
35 à 44 ans  
Très confiant 57,4 55,2 59,5
Plutôt confiant 35,9 33,8 38,0
Peu confiant 4,7 3,9 5,6
Pas du tout confiant 2,0 1,4 2,9
45 à 54 ans  
Très confiant 61,4 59,3 63,4
Plutôt confiant 32,5 30,6 34,5
Peu confiant 4,4 3,7 5,3
Pas du tout confiant 1,7 1,3 2,2
55 à 64 ans  
Très confiant 60,7 58,8 62,5
Plutôt confiant 32,5 30,8 34,3
Peu confiant 4,2 3,5 5,1
Pas du tout confiant 2,6 1,9 3,4
65 ans et plus  
Très confiant 58,5 57,0 59,9
Plutôt confiant 30,9 29,6 32,2
Peu confiant 5,3 4,6 6,0
Pas du tout confiant 5,4 4,7 6,1

3.0 Maladies chroniques

Principaux résultats

  • En 2023, près de la moitié (46,1 %) des adultes canadiens avaient une ou plusieurs des maladies chroniques principales. Parmi les problèmes de santé chroniques les plus courants figuraient l’arthrite (20,6 %) et l’hypertension artérielle (19,9 %).
  • Des facteurs de risque associés à la maladie chronique, comme l’embonpoint (35,5 %) et l’obésité (30,2 %), étaient également courants.
  • La prévalence de la plupart des maladies chroniques est demeurée stable depuis 2021, mais une hausse a été signalée sur le plan des problèmes de santé mentale :
    • La proportion de personnes ayant déclaré avoir reçu un diagnostic de troubles anxieux a augmenté, passant de 10,3 % en 2021 à 14,8 % en 2022.
    • La proportion de personnes ayant déclaré avoir reçu un diagnostic de troubles de l’humeur a aussi augmenté, passant de 10,0 % en 2021 à 11,7 % en 2022 et à 13,0 % en 2023.
    • La prévalence de ces deux types de problèmes de santé était plus élevée chez les jeunes et chez les personnes ayant déclaré être lesbiennes, gaies, bisexuelles ou dont l’orientation sexuelle est autre qu’hétérosexuelle.
  • La prévalence de la plupart des maladies chroniques à l’étude (hypertension artérielle, maladie du cœur, AVC, diabète, arthrite et cancer) augmente avec l’âge.
  • Les adultes vivant en région rurale étaient proportionnellement plus nombreux que ceux vivant dans les centres de population à souffrir d’hypertension artérielle, de maladies du cœur, de diabète, d’obésité et d’arthrite.
  • Une proportion plus élevée de Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur ont déclaré souffrir d’hypertension artérielle, d’une maladie du cœur, d’un AVC, de diabète, d’obésité, d’arthrite et de troubles anxieux et de troubles de l’humeur, comparativement à ceux vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur.
  • De façon proportionnelle, les non-immigrants étaient plus nombreux que les immigrants à souffrir d’une maladie du cœur, d’obésité, d’arthrite ou de troubles anxieux et de troubles de l’humeur.
  • Une plus grande proportion de personnes non racisées souffraient d’hypertension artérielle, d’une maladie du cœur, d’obésité, d’arthrite ou de troubles anxieux et de troubles de l’humeur, comparativement à la plupart des groupes racisés.
  • La proportion d’adultes ayant une incapacité et déclarant souffrir d’hypertension artérielle, d’une maladie du cœur, d’un AVC, de diabète, d’obésité, d’arthrite et de troubles de l’humeur étaient plus élevée que la proportion de personnes n’ayant pas d’incapacité.
  • Selon les estimations, près de la moitié (45 %) des Canadiens recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie.
  • Même si l’on prévoyait une baisse des taux d’incidence et de mortalité normalisés selon l’âge pour tous les types de cancer confondus, par rapport aux années précédentes, les taux recensés pour les hommes sont tout de même demeurés 13 % et 37 % plus élevés, respectivement, à ceux des femmes.
  • Le taux de mortalité attribuable au cancer du poumon demeure plus élevé chez les hommes, mais on s’attend à ce que les femmes affichent un taux d’incidence plus élevé que celui des hommes en 2024.

Les maladies chroniques peuvent nuire aux activités de la vie quotidienne, réduire la qualité de vie et augmenter le risque de mortalité. Différents facteurs influent sur l’incidence et la prévalence des maladies chroniques, notamment l’âge et les facteurs de risque comportementaux tels que le tabagisme, l’alimentation et l’inactivité physique.

Prévalence d’au moins une maladie chronique

La prévalence d’avoir au moins une maladie chronique a augmenté au cours des huit dernières années (graphique 3.0) pour passer de 41,2 % de canadiens de 18 ans et plus en 2015 à 46,1 % en 2023, ce qui représente plus de 14 millions de personnes. Les maladies chroniques examinées dans cette analyse comprennent l’arthrite, l’hypertension artérielle, le diabète, le cancer (diagnostiqué), les maladies du cœur (diagnostiquées), l’accident vasculaire cérébral (AVC) et les troubles de l’humeur.

Graphique 3.0 Canadiens de 18 ans et plus ayant déclaré avoir une ou plusieurs des maladies chroniques à l’étude, 2015 à 2023

Tableau de données du graphique 3.0
Tableau de données du graphique 3.0 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon   (titres de rangée) et Intervalle de confiance de 95% et Pourcentage, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à
Notes : Les estimations pour le Canada excluent les personnes vivant dans les territoires. Le graphique montre les Canadiens de 18 ans et plus qui ont déclaré avoir au moins l’une des maladies chroniques suivantes : arthrite, hypertension artérielle, diabète, cancer (diagnostiqué), maladie du cœur (diagnostiquée), AVC et trouble de l’humeur. Dans le rapport précédent, les troubles d’anxiété étaient compris dans ces problèmes de santé. Toutefois, en raison des modifications apportées au contenu de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2023, seulement cinq provinces ont recueilli des données sur les troubles d’anxiété, lesquels ont par conséquent été exclus de la catégorie « au moins une maladie chronique ».
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2015 à 2023.
2015 41,2 40,5 41,9
2016 43,0 42,4 43,6
2017 42,4 41,8 43,0
2018 42,7 42,1 43,4
2019 43,5 42,8 44,2
2020 42,9 42,1 43,7
2021 44,5 43,8 45,2
2022 45,3 44,7 45,9
2023 46,1 45,5 46,8

La prévalence de l’existence d’au moins une maladie chronique varie dans l’ensemble du Canada. En 2023, elle était plus élevée dans les provinces de l’Atlantique (59,0 % à Terre-Neuve-et-Labrador, 55,8 % à l’Île-du-Prince-Édouard, 54,2 % en Nouvelle-Écosse, et 55,0 % au Nouveau-Brunswick) et au Manitoba (49,4 %), comparativement à l’ensemble du Canada (sauf les territoires). En revanche, une proportion plus faible d’adultes au Québec ont déclaré avoir une maladie chronique (43,1 %). En 2022, la prévalence de l’existence d’une maladie chronique était plus faible au Nunavut (36,7 %) que dans l’ensemble du Canada (45,3 %). En 2023, une proportion plus élevée de Canadiens vivant en région rurale (52,2 %) ont déclaré avoir au moins une maladie chronique, comparativement à ceux vivant dans les centres de population (45,0 %).

En 2023, la prévalence de l’existence d’au moins une maladie chronique variait aussi selon les caractéristiques sociodémographiques. Par exemple, la prévalence était plus élevée chez les femmes (48,9 %) que chez les hommes (43,3 %) ainsi que chez les adultes de 65 ans et plus (79,6 %), par rapport à ceux de 18 à 34 ans (21,0 %). Pour cette même année, une plus grande proportion de Canadiens ayant une incapacité (76,7 %) ont déclaré avoir une ou plusieurs maladies chroniques, comparativement à ceux n’ayant pas d’incapacité (42,2 %).

Une plus grande proportion de non-immigrants (49,0 %) que d’immigrants (41,5 %) ont déclaré avoir au moins une maladie chronique en 2023. Parmi les immigrants, un pourcentage plus élevé de ceux admis au Canada il y a plus de 10 ans (49,6 %) ont déclaré avoir une maladie chronique, comparativement aux immigrants plus récents (21,5 %). De plus, en 2023, la prévalence de l’existence d’au moins une maladie chronique était plus élevée au sein de la population non racisée (51,0 %) que dans l’ensemble des groupes racisés.

Maladies cardiovasculaires

Le terme « maladie cardiovasculaire » est un terme général décrivant les maladies qui touchent les vaisseaux sanguins ou le cœur. Le risque de maladie cardiovasculaire peut être réduit au moyen d’une alimentation saine, par la pratique d’une activité physique adéquate et par la limitation de l’usage de substancesNote 48. Deux des maladies cardiovasculaires les plus courantes sont les maladies du cœur et l’accident vasculaire cérébral, l’hypertension artérielle constituant un facteur de risque pour les deux.

Hypertension artérielle

Non traitée ou non contrôlée, l’hypertension artérielle peut causer une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral, une insuffisance cardiaque, de la démence, une insuffisance rénale et la cécitéNote 49. Au nombre des facteurs de risque d’hypertension artérielle, on retrouve la sédentarité, l’obésité et une consommation élevée de sodiumNote 50.

En 2023, 19,9 % des Canadiens de 18 ans et plus ont déclaré faire de l’hypertension artérielle (tableau 3.0). Bien qu’une légère hausse se soit produite de 2020 à 2021 (de 18,3 % à 19,1 %) et de 2021 à 2022 (taux s’établissant à 20,2 %), aucun changement n’a été signalé en 2023 (19,9 %) [graphique 3.1] On a toutefois observé une augmentation constante au chapitre de la prévalence de l’hypertension artérielle selon l’âge de 2015 à 2023, année où le taux variait, allant de 2,7 % chez les Canadiens de 18 à 34 ans à 45,0 % chez ceux de 65 ans et plus.

Une prévalence plus élevée de l’hypertension artérielle a été observée dans les provinces de l’Atlantique (de 25,0 % à 27,5 %) et en Saskatchewan (22,5 %), alors qu’une prévalence plus faible a été observée au Québec (18,4 %), en Alberta (18,4 %) et en Colombie-Britannique (18,0 %), comparativement à l’ensemble du Canada, sauf les territoires (tableau 3.0).

Tableau 3.0
Prévalence de certaines maladies chroniques et de certains facteurs de risque chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon la province (2023) ou le territoire (2022) Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Prévalence de certaines maladies chroniques et de certains facteurs de risque chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon la province (2023) ou le territoire (2022) , calculées selon (figurant comme en-tête de colonne).
  Embonpoint (IMC de 25,00 à 29,99) Obésité
(IMC de 30,00 ou plus)
Arthrite Hypertension artérielle Diabète Maladie du cœur AVC
Note F

trop peu fiable pour être publié

Note *

valeur significativement différente de l’estimation de 2023 pour le Canada (provinces, excluant les territoires) ou de l’estimation de 2022 pour le Canada (territoires)

Retour à la référence de note * referrer

Notes : Les estimations pour le Canada excluent les personnes vivant dans les territoires. L’indice de masse corporelle (IMC) est calculé en divisant le poids corporel autodéclaré (en kilogrammes) du répondant par le carré de sa taille (en mètres). Les femmes enceintes et les personnes mesurant moins de 3 pi ou plus de 6 pi 11 po sont exclues. Un facteur de correction est appliqué pour corriger les sous-estimations du poids et les surestimations de la taille. Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé et de Santé Canada, l’indice de classification du poids corporel pour la population de 18 ans et plus est la suivante : 25,00 à 29,99 — embonpoint; 30,00 à 34,99 — obèse, classe I; 35,00 à 39,99 — obèse, classe II; 40,00 ou plus — obèse, classe III. Les classes obèses sont regroupées aux fins de cette analyse.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2022 et 2023.
Canada 35,5  30,2  20,6  19,9  8,0  6,3  1,2 
T.-N.-L. 34,6  41,1  Tableau 3.0 Note * 29,7  Tableau 3.0 Note * 27,5  Tableau 3.0 Note * 11,1  Tableau 3.0 Note * 8,4  Tableau 3.0 Note * 1,4 
Î.-P.-É. 34,2  39,7  Tableau 3.0 Note * 25,3  Tableau 3.0 Note * 25,0  Tableau 3.0 Note * 10,0  7,0  2,2 
N.-É. 33,9  38,3  Tableau 3.0 Note * 27,1  Tableau 3.0 Note * 24,8  Tableau 3.0 Note * 10,5  Tableau 3.0 Note * 8,7  Tableau 3.0 Note * 1,6 
N.-B. 32,6  Tableau 3.0 Note * 41,1  Tableau 3.0 Note * 26,0  Tableau 3.0 Note * 27,0  Tableau 3.0 Note * 9,1  6,4  1,0 
Qc 36,2  29,1  18,1  Tableau 3.0 Note * 18,4  Tableau 3.0 Note * 8,2  6,6  1,0  Tableau 3.0 Note *
Ont. 35,6  30,0  20,8  20,5  8,1  5,9  Tableau 3.0 Note * 1,4 
Man. 34,7  35,1 Tableau 3.0 Note * 23,4  Tableau 3.0 Note * 21,0  7,7  6,7  1,3 
Sask. 32,6 Tableau 3.0 Note * 40,2  Tableau 3.0 Note * 21,3  22,5  Tableau 3.0 Note * 9,2  7,5  Tableau 3.0 Note * 1,1 
Alb. 36,9  31,2  20,6  18,4  Tableau 3.0 Note * 7,5  5,1  Tableau 3.0 Note * 1,0 
C.-B. 34,7  24,3  Tableau 3.0 Note * 20,1  18,0  Tableau 3.0 Note * 6,8  Tableau 3.0 Note * 6,4  1,2 
Yn 33,3  33,2  23,2  16,1  Tableau 3.0 Note * 5,7  Tableau 3.0 Note * 3,9  Tableau 3.0 Note * 1,3 
T.N.-O. 31,5  44,9  Tableau 3.0 Note * 17,0  Tableau 3.0 Note * 17,0  Tableau 3.0 Note * 7,4  3,8  Tableau 3.0 Note * 0,8 
Nt 30,1  32,8  10,5  Tableau 3.0 Note * 17,5  2,0  5,3  F trop peu fiable pour être publié

Graphique 3.1 Prévalence de certaines maladies chroniques et de certains facteurs de risque chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon l’année, 2015 à 2023

Tableau de données du graphique 3.1
Tableau de données du graphique 3.1 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon   (titres de rangée) et Maladie du cœur, Obésité, Diabète, Arthrite, Hypertension artérielle et Embonpoint, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Embonpoint Obésité Arthrite Hypertension artérielle Diabète Maladie du cœur
pourcentage
Notes : Les estimations pour le Canada excluent les personnes vivant dans les territoires. La question sur les maladies du cœur a changé entre les cycles de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. De 2015 à 2017, la question était « Avez-vous une maladie du cœur? » (désignant un diagnostic actuel seulement). De 2018 à 2021, la question « Avez-vous déjà eu une maladie du cœur? » (diagnostic au cours de la vie) a été ajoutée. En 2022 et 2023, on a demandé « Avez-vous déjà eu une crise cardiaque? » au lieu de demander si le répondant avait déjà eu une maladie du cœur. L’indice de masse corporelle est calculé en divisant le poids corporel autodéclaré (en kilogrammes) du répondant par le carré de la taille (en mètres). Les femmes enceintes et les personnes mesurant moins de 3 pi ou plus de 6 pi 11 po sont exclues. Un facteur de correction est appliqué pour corriger les sous-estimations du poids et les surestimations de la taille. Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé et de Santé Canada, l’indice de classification du poids corporel pour la population de 18 ans et plus est la suivante : 25,00 à 29,99 — embonpoint; 30,00 à 34,99 — obèse, classe I; 35,00 à 39,99 — obèse, classe II; 40,00 ou plus — obèse, classe III. Les classes obèses sont regroupées aux fins de cette analyse.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2015 à 2023.
2015 35,8 26,1 21,2 18,2 7,4 4,7
2016 35,8 26,5 21,4 19,0 7,5 5,1
2017 36,0 26,9 20,0 19,1 7,8 5,0
2018 36,3 26,8 19,6 18,4 7,6 6,3
2019 35,8 27,7 20,5 18,9 8,4 6,4
2020 35,6 28,2 19,9 18,3 7,6 6,7
2021 35,5 29,2 20,2 19,1 7,9 6,9
2022 34,7 30,0 20,6 20,2 8,4 6,3
2023 35,5 30,2 20,6 19,9 8,0 6,3

De 2015 à 2023, les Canadiens vivant en région rurale affichaient systématiquement une prévalence de l’hypertension artérielle 3 à 6 points de pourcentage plus élevée que chez les Canadiens vivant dans les centres de population (22,1 % par rapport à 19,4 % en 2023) [graphique 3.2].

Graphique 3.2 Prévalence de certaines maladies chroniques et de certains facteurs de risque chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon la région rurale ou le centre de population, 2023

Tableau de données du graphique 3.2
Tableau de données du graphique 3.2 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.2 Obésité, Maladie du cœur , Diabète, Arthrite, Pourcentage, Hypertension artérielle, Embonpoint, AVC et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Embonpoint Obésité Arthrite Hypertension artérielle Diabète Maladie du cœur AVC
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à de à de à de à de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. Un centre de population contient une concentration démographique d'au moins 1 000 habitants et une densité de population de 400 habitants ou plus au kilomètre carré selon les chiffres de population du recensement actuel. Toutes les régions situées à l'extérieur des centres de population sont classées dans la catégorie des régions rurales. L’indice de masse corporelle est calculé en divisant le poids corporel autodéclaré (en kilogrammes) du répondant par le carré de la taille (en mètres). Les femmes enceintes et les personnes mesurant moins de 3 pi ou plus de 6 pi 11 po sont exclues. Un facteur de correction est appliqué pour corriger les sous-estimations du poids et les surestimations de la taille. Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé et de Santé Canada, l’indice de classification du poids corporel pour la population de 18 ans et plus est la suivante : 25,00 à 29,99 — embonpoint; 30,00 à 34,99 — obèse, classe I; 35,00 à 39,99 — obèse, classe II; 40,00 ou plus — obèse, classe III. Les classes obèses sont regroupées aux fins de cette analyse.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2023.
Centre de population 35,8 35,0 36,5 29,0 28,3 29,7 19,5 19,0 20,0 19,4 18,9 19,9 7,8 7,5 8,1 6,0 5,7 6,3 1,1 1,0 1,3
Région rurale 34,3 33,0 35,6 36,7 35,3 38,1 26,2 25,0 27,3 22,1 21,1 23,2 9,1 8,4 9,8 7,7 7,1 8,3 1,6 1,3 2,0

En 2023, une plus grande proportion de Canadiens de 18 ans vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur (23,2 %) ont déclaré faire de l’hypertension artérielle, comparativement à ceux vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (16,9 %). On observe la même tendance depuis 2015. En outre, une prévalence plus élevée d’hypertension artérielle a été observée chez les personnes ayant déclaré avoir une incapacité (32,0 %) comparativement à celles ayant indiqué ne pas avoir d’incapacité (18,2 %) [graphique 3.3].

Graphique 3.3 Prévalence de certaines maladies chroniques et de certains facteurs de risque chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon le statut d’incapacité autodéclarée, 2023

Tableau de données du graphique 3.3
Tableau de données du graphique 3.3 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.3 Obésité, Maladie du cœur , Diabète, Arthrite, Pourcentage, Hypertension artérielle, Embonpoint, AVC et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Embonpoint Obésité Arthrite Hypertension artérielle Diabète Maladie du cœur AVC
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à de à de à de à de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. L’indice de masse corporelle est calculé en divisant le poids corporel autodéclaré (en kilogrammes) du répondant par le carré de la taille (en mètres). Les femmes enceintes et les personnes mesurant moins de 3 pi ou plus de 6 pi 11 po sont exclues. Un facteur de correction est appliqué pour corriger les sous-estimations du poids et les surestimations de la taille. Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé et de Santé Canada, l’indice de classification du poids corporel pour la population de 18 ans et plus est la suivante : 25,00 à 29,99 — embonpoint; 30,00 à 34,99 — obèse, classe I; 35,00 à 39,99 — obèse, classe II; 40,00 ou plus — obèse, classe III. Les classes obèses sont regroupées aux fins de cette analyse.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2023.
Incapacité autodéclarée 30,6 28,7 32,5 40,1 38,2 42,0 41,9 40,0 43,8 32,0 30,3 33,7 16,6 15,3 17,9 14,1 13,0 15,3 4,6 3,8 5,4
Aucune incapacité autodéclarée 36,1 35,4 36,9 29,1 28,4 29,8 18,0 17,5 18,4 18,2 17,8 18,7 6,9 6,5 7,2 5,2 4,9 5,4 0,7 0,6 0,8

L’hypertension artérielle variait aussi parmi les autres sous-populations. Chez les immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans, la prévalence de l’hypertension artérielle était deux fois plus élevée (26,0 %) que chez les immigrants plus récents (10,0 %) [graphique 3.4].

Graphique 3.4 Prévalence de certaines maladies chroniques et de certains facteurs de risque chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon le statut d’immigrant et la période d’immigration, 2023

Tableau de données du graphique 3.4
Tableau de données du graphique 3.4 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.4 Maladie du cœur, Obésité, Diabète, Arthrite, Pourcentage, AV, Hypertension artérielle, Embonpoint et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Embonpoint Obésité Arthrite Hypertension artérielle Diabète Maladie du cœur AV
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à de à de à de à de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. L’indice de masse corporelle est calculé en divisant le poids corporel autodéclaré (en kilogrammes) du répondant par le carré de la taille (en mètres). Les femmes enceintes et les personnes mesurant moins de 3 pi ou plus de 6 pi 11 po sont exclues. Un facteur de correction est appliqué pour corriger les sous-estimations du poids et les surestimations de la taille. Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé et de Santé Canada, l’indice de classification du poids corporel pour la population de 18 ans et plus est la suivante : 25,00 à 29,99 — embonpoint; 30,00 à 34,99 — obèse, classe I; 35,00 à 39,99 — obèse, classe II; 40,00 ou plus — obèse, classe III. Les classes obèses sont regroupées aux fins de cette analyse. La catégorie « immigrants » comprend les personnes qui ont, ou qui ont déjà eu, le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent. Il s’agit des personnes à qui les autorités de l’immigration ont accordé le droit de résider au Canada de façon permanente. Les immigrants qui ont obtenu la citoyenneté canadienne par naturalisation sont inclus dans cette catégorie. La catégorie « immigrants admis au Canada au cours des 10 années précédentes » comprend les personnes ayant obtenu le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent pour la première fois à la date de l’enquête ou au cours des 10 années précédant cette date. Pour 2022, par exemple, cette catégorie comprend les immigrants qui ont obtenu leur statut d’immigrant reçu au cours de la période de 2012 à 2022. La catégorie « immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans » comprend les personnes ayant obtenu le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent pour la première fois plus de 10 ans avant la date de l’enquête. Pour 2022, par exemple, cette catégorie comprend les immigrants qui ont obtenu le statut d’immigrant reçu en 2011 ou auparavant. La catégorie « non-immigrants » comprend les personnes qui sont des citoyens canadiens de naissance.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2023.
Immigrants 38,1 36,6 39,6 23,6 22,2 24,9 16,8 15,7 17,8 21,4 20,3 22,6 9,1 8,4 9,9 5,6 5,0 6,1 1,3 1,1 1,6
Immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans 37,7 35,8 39,5 23,7 22,1 25,4 21,6 20,1 23,1 26,0 24,5 27,4 11,3 10,3 12,2 7,3 6,5 8,0 1,6 1,2 1,9
Immigrants admis au Canada au cours des 10 années précédentes 39,3 36,1 42,5 22,7 19,7 25,7 4,5 3,4 5,7 10,2 8,2 12,2 4,4 3,0 5,8 1,3 0,7 2,0 0,5 0,1 0,8
Non-immigrants 34,5 33,8 35,3 33,3 32,5 34,0 22,7 22,1 23,3 19,7 19,3 20,2 7,8 7,5 8,1 6,7 6,4 7,0 1,2 1,1 1,3

Le tableau 3.1 démontre que, en 2023, la plupart des groupes racisés présentaient une plus faible prévalence de l’hypertension artérielle que la population non racisée.

Tableau 3.1
Prévalence de certaines maladies chroniques et de certains facteurs de risque chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon le groupe racisé, 2023 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Prévalence de certaines maladies chroniques et de certains facteurs de risque chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon le groupe racisé, 2023 , calculées selon (figurant comme en-tête de colonne).
  Embonpoint (IMC de 25,00 à 29,99) Obésité
(IMC de 30,00 ou plus)
Arthrite Hypertension artérielle Diabète Maladie du cœur AVC
Note E

à utiliser avec prudence

Note F

trop peu fiable pour être publié

Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la population non racisée

Retour à la référence de note * referrer

Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. Les répondants autochtones ont été retirés de la catégorie des personnes non racisées. L’indice de masse corporelle (IMC) est calculé en divisant le poids corporel autodéclaré (en kilogrammes) du répondant par le carré de sa taille (en mètres). Les femmes enceintes et les personnes mesurant moins de 3 pi ou plus de 6 pi 11 po sont exclues. Un facteur de correction est appliqué pour corriger les sous-estimations du poids et les surestimations de la taille. Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé et de Santé Canada, l’indice de classification du poids corporel pour la population de 18 ans et plus est la suivante : 25,00 à 29,99 — embonpoint; 30,00 à 34,99 — obèse, classe I; 35,00 à 39,99 — obèse, classe II; 40,00 ou plus — obèse, classe III. Les classes obèses sont regroupées aux fins de cette analyse.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2023.
Population non racisée 35,2 33,2 24,2 21,3 8,0 7,2 1,3
Population racisée 36,4 20,8 Tableau 3.1 Note * 9,8 Tableau 3.1 Note * 15,9 Tableau 3.1 Note * 7,6 3,5 Tableau 3.1 Note * 0,8 Tableau 3.1 Note *
Sud-Asiatiques 40,8 Tableau 3.1 Note * 21,3 Tableau 3.1 Note * 9,3 Tableau 3.1 Note * 16,3 Tableau 3.1 Note * 10,8 Tableau 3.1 Note * 4,8 Tableau 3.1 Note * 0,9
Chinois 27,1 Tableau 3.1 Note * 9,5 Tableau 3.1 Note * 10,3 Tableau 3.1 Note * 15,6 Tableau 3.1 Note * 6,3 Tableau 3.1 Note * 3,3 Tableau 3.1 Note * 0,6 Tableau 3.1 Note *
Noirs 41,4 Tableau 3.1 Note * 32,4 8,2 Tableau 3.1 Note * 16,8 Tableau 3.1 Note * 6,8 2,7 Tableau 3.1 Note * 1,0
Philippins 38,9 19,1 Tableau 3.1 Note * 11,7 Tableau 3.1 Note * 22,3 8,7 1,3 Tableau 3.1 Note * F trop peu fiable pour être publié
Arabes 34,5 28,6 11,5 Tableau 3.1 Note * 11,3 Tableau 3.1 Note * 6,3 5,6 F trop peu fiable pour être publié
Latino-Américains 38,3 30,5 9,6 Tableau 3.1 Note * 12,1 Tableau 3.1 Note * 5,5 Tableau 3.1 Note * 2,3 Tableau 3.1 Note * F trop peu fiable pour être publié
Asiatiques du Sud-Est 35,6 17,7 Tableau 3.1 Note * 8,4 Tableau 3.1 Note * 15,5 Tableau 3.1 Note * 8,5 1,8 Tableau 3.1 Note * F trop peu fiable pour être publié
Asiatiques occidentaux 38,6 28,4 12,6 Tableau 3.1 Note * 8,3 Tableau 3.1 Note * 2,8 Tableau 3.1 Note * 4,8 F trop peu fiable pour être publié
Coréens 38,9 5,9 Tableau 3.1 Note * 9,4 Tableau 3.1 Note * 15,4 2,9 Tableau 3.1 Note * F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié
Japonais 23,3 E à utiliser avec prudence Tableau 3.1 Note * 14,1 E à utiliser avec prudence Tableau 3.1 Note * 10,9 Tableau 3.1 Note * 22,2 4,0 Tableau 3.1 Note * F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié
Groupes racisés multiples 35,4 E à utiliser avec prudence 20,1 E à utiliser avec prudence Tableau 3.1 Note * 4,3 Tableau 3.1 Note * 13,6 4,7 F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié
Groupes racisés, non inclus ailleurs F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié 13,6 E à utiliser avec prudence Tableau 3.1 Note * F trop peu fiable pour être publié 9,9 E à utiliser avec prudence F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié

Maladies du cœur

Les maladies du cœur demeurent la deuxième cause de décès en importance au Canada, 57 890 décès étant attribuables aux maladies du cœur en 2023. En 2022 et 2023, 6,3 % des Canadiens de 18 ans et plus ont déclaré avoir reçu un diagnostic de maladies du cœur ou avoir subi une crise cardiaque (tableau 3.0), une proportion qui est demeurée relativement stable depuis 2018 (6,3 %) [graphique 3.1]. Les maladies du cœur étaient plus fréquentes chez les hommes; en 2023, 7,9 % des hommes ont déclaré souffrir d’une maladie du cœur, comparativement à 4,7 % des femmes. Des différences entre les sexes dans les maladies du cœur ont été observées dans la plupart des groupes d’âge, et ces différences se sont accentuées avec l’âge. Par exemple, en 2023, la prévalence des maladies du cœur était 1 point de pourcentage plus élevée chez les hommes de 35 à 49 ans, comparativement aux femmes du même groupe d’âge, mais de près de 9 points de pourcentage plus élevé chez les hommes de 65 ans et plus, comparativement aux femmes du même âge.

Dans les provinces, en 2023, la prévalence des maladies du cœur était plus élevée chez les répondants de Terre-Neuve-et-Labrador (8,4 %), de la Nouvelle-Écosse (8,7 %) et de la Saskatchewan (7,5 %), comparativement à l’ensemble de la population au Canada, en excluant les territoires (6,3 %). Entre-temps, la prévalence des maladies du cœur était moins élevée chez les répondants de l’Ontario (5,9 %) et de l’Alberta (5,1 %) [Tableau 3.0]. En 2022, la prévalence des maladies du cœur était plus faible au Yukon (3,9 %) et dans les Territoires du Nord-Ouest (3,8 %) par rapport au Canada (6,3 %). En 2023, la proportion des répondants ayant déclaré souffrir d’une maladie du cœur était plus élevée chez les Canadiens vivant en région rurale (7,7 %) que chez ceux vivant dans les centres de population (6,0 %) [graphique 3.2]. Cette même tendance est observée de façon constante depuis 2018.

La prévalence des maladies du cœur variait aussi selon les caractéristiques sociodémographiques. En 2023, 8,8 % des Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur ont déclaré souffrir d’une maladie du cœur, comparativement à 5,1 % des Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur. Cette tendance est constante depuis 2018. De 2020 à 2023, on a observé une prévalence de maladies du cœur plus faible chez les immigrants que chez les non-immigrants, mais cette tendance n’était pas constante avant 2020. En 2023, la prévalence de maladies du cœur était plus élevée chez les immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans (7,3 %) que chez les immigrants récents (1,3 %) [graphique 3.4]. De plus, la prévalence de maladies du cœur chez la plupart des groupes racisés était plus faible que chez la population non racisée en 2023 (tableau 3.1). Au cours de cette même année, la prévalence des maladies du cœur était plus élevée chez les personnes ayant déclaré avoir une incapacité (14,1 %) que chez celles n’ayant pas déclaré avoir une incapacité (5,2 %) [graphique 3.3]. En outre, la prévalence des maladies du cœur était plus faible chez les adultes canadiens bisexuels et pansexuels (2,8 %) que chez les adultes hétérosexuels (6,3 %).

Accident vasculaire cérébral

L’accident vasculaire cérébral (AVC), aussi appelé « accident cérébrovasculaire », consiste en un arrêt soudain des fonctions cérébrales causé par l’interruption de l’irrigation sanguine dans le cerveau. L’AVC était l’une des cinq principales causes de décès en importance au Canada de 2019 à 2023, étant à l’origine de 13 833 décès en 2023.

Aucun changement n’a été observé au chapitre de la prévalence des AVC depuis 2015. En 2023, 1,2 % des adultes canadiens ont déclaré souffrir des séquelles d’un AVC (graphique 3.1). En 2023, la prévalence d’un AVC était plus élevée chez les personnes de 50 à 64 ans (1,1 %) et chez celles de 65 ans et plus (3,4 %), comparativement aux personnes de 18 à 34 ans (0,2 %). La prévalence variait aussi selon le revenu et la situation vis-à-vis de l’incapacité. En 2023, 2,1 % des Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur ont déclaré avoir déjà subi un AVC comparativement à 0,7 % de ceux vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur, et 4,6 % des personnes ayant une incapacité ont déclaré avoir déjà subi un AVC, comparativement à 0,7 % de celles n’ayant pas d’incapacité (graphique 3.3). La prévalence d’un AVC était plus faible pour certains groupes racisés comparativement à la population non racisée en 2023 (tableau 3.1).

Maladies endocriniennes et métaboliques

Diabète

Le diabète est un problème de santé chronique qui survient lorsque l’organisme est incapable de produire assez d’insuline ou de l’utiliser correctementNote 51. Le diabète peut mener à de nombreuses complications, y compris des maladies cardiovasculaires, une perte de la vision ou la cécité, une insuffisance rénale, des lésions aux nerfs, des problèmes durant la grossesse, des maladies buccodentaires et la dépression.

En 2023, 8,0 % des Canadiens de 18 ans et plus ont déclaré être atteints de diabète de type 1, de type 2 ou gestationnel (tableau 3.0). Ce pourcentage était en hausse en 2019 (8,4 %) par rapport à 2018 (7,6 %), mais a diminué en 2020 (7,6 %); il est demeuré stable depuis (graphique 3.1). À l’instar des autres maladies chroniques, la prévalence du diabète augmente avec l’âge. En 2023, elle était la plus faible chez les personnes de 18 à 34 ans (1,4 %) et la plus élevée chez les adultes de 65 ans et plus (17,6 %). La prévalence du diabète était plus élevée chez les hommes (9,0 %) que chez les femmes (7,1 %) en 2023. Une tendance semblable a été observée en 2021 et en 2022, où la prévalence du diabète était environ 2 points de pourcentage plus élevée chez les hommes. Des écarts entre les sexes ont été observés en ce qui a trait à la prévalence du diabète chez les groupes d’âge plus avancé (50 ans et plus), lesquels s’accentuent avec l’âge. Par exemple, en 2023, la prévalence du diabète était 2,7 points de pourcentage plus élevée chez les hommes de 50 à 64 ans, mais 5,7 points de pourcentage plus élevée chez les hommes de 65 ans et plus, comparativement à leurs homologues féminines.

Dans les provinces, en 2023, la prévalence du diabète était plus élevée chez les répondants de Terre-Neuve-et-Labrador (11,1 %) et de la Nouvelle-Écosse (10,5 %) et elle était plus faible chez les répondants de la Colombie-Britannique (6,8 %), comparativement à l’ensemble de la population au Canada, en excluant les territoires (8,0 %) [tableau 3.0]. Une tendance similaire a été observée en 2021 et en 2022. Ces tendances sont comparables à celles observées en 2021 et en 2022. En 2022, la prévalence du diabète au Yukon était également plus faible (5,7 %) qu’au Canada dans son ensemble (8,4 %). La prévalence du diabète était semblable dans les régions rurales et les centres de population à partir de 2015, jusqu’à ce qu’une différence apparaisse en 2022 et en 2023. Au cours de ces années, un pourcentage plus élevé de Canadiens vivant en région rurale a déclaré souffrir de diabète comparativement à ceux vivant dans les centres de population (9,1 % par rapport à 7,8 % en 2023) [graphique 3.2].

La prévalence du diabète variait aussi chez les Canadiens de divers groupes de population. En 2023, 10,1 % des Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur ont déclaré avoir le diabète, comparativement à 6,3 % des Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur. Une tendance similaire a été observée depuis 2015. Par ailleurs, la prévalence du diabète était beaucoup plus élevée chez les personnes ayant une incapacité (16,6 %) que chez celles n’en ayant pas (6,9 %) en 2023 (graphique 3.3). Au cours de la même année, 9,1 % des immigrants étaient atteints de diabète, comparativement à 7,8 % des non-immigrants (graphique 3.4). De 2021 à 2023, la prévalence de diabète chez les immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans était plus élevée de 7 à 8 points de pourcentage par rapport à celle des immigrants plus récents. Comparativement à la population non racisée (8,0 %), les personnes sud-asiatiques étaient plus susceptibles d’être atteintes de diabète (10,8 %), alors que la prévalence du diabète était plus faible chez les personnes chinoises (6,3 %), latino-américaines (5,5 %), japonaises (4,0 %), coréennes (2,9 %) et asiatiques occidentales (2,8 %) [tableau 3.1].

Embonpoint et obésité

L’embonpoint et l’obésité sont des facteurs de risque pour plusieurs maladies chroniques, comme le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies du cœur, l’AVC, l’arthrite et le cancer. L’obésité est aussi un problème de santé chronique.

La détermination de l’indice de masse corporelle (IMC), qui est calculé en divisant le poids du répondant (exprimé en kilogrammes) par le carré de sa taille (exprimée en mètres), est une méthode pour classer le poids corporel en fonction du risque pour la santé. Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé et de Santé Canada, avoir un IMC de 25,00 à 29,99 (classé comme de l’embonpoint) est associé à un risque accru pour la santé et avoir un IMC supérieur à 30,00 (classé comme obèse) est associé à un risque important pour la santé. Un facteur de correction est appliqué pour corriger les sous-estimations du poids et les surestimations de la tailleNote 52.

En 2023, 35,5 % des adultes canadiens étaient classés comme faisant de l’embonpoint et 30,2 % souffraient d’obésité (tableau 3.0). La proportion d’adultes faisant de l’embonpoint ou souffrant d’obésité est demeurée stable depuis 2015 (graphique 3.1). Chaque année depuis 2015, la proportion d’hommes faisant de l’embonpoint était plus élevée que celle des femmes. En 2023, 40,0 % des hommes étaient classés comme faisant de l’embonpoint, comparativement à 31,0 % des femmes. On a observé les différences entre les sexes les plus prononcées chez les personnes de 35 à 49 ans (12,3 points de pourcentage plus élevés chez les hommes). Bien qu’une plus grande proportion d’hommes que de femmes aient été classés comme souffrant d’obésité de 2015 à 2018, aucune différence entre les sexes sur le plan de l’obésité n’a été observée de 2019 à 2023.

Plusieurs provinces (toutes les provinces de l’Atlantique, le Manitoba et la Saskatchewan) présentaient une prévalence plus élevée de l’obésité que l’ensemble du Canada, en excluant les territoires (tableau 3.0). Notamment, à Terre-Neuve-et-Labrador et au Nouveau-Brunswick, 41,1 % des adultes souffraient d’obésité en 2023, comparativement à 30,2 % pour l’ensemble de la population au Canada, en excluant les territoires. Parallèlement, une proportion plus faible d’adultes étaient classés comme souffrant d’obésité en Colombie-Britannique (24,3 %), comparativement à l’ensemble de la population adulte au Canada (en excluant les territoires), une tendance semblable observée depuis 2015. En 2023, la prévalence de l’obésité était plus élevée chez les adultes vivant dans une région rurale (36,7 %) que chez ceux vivant dans les centres de population (29,0 %) [graphique 3.2]. Une tendance similaire a été observée depuis 2015.

La prévalence de l’embonpoint et de l’obésité variait selon les caractéristiques sociodémographiques, affichant souvent des tendances contradictoires. Par exemple, en 2023, la prévalence d’embonpoint était moins élevée chez les personnes ayant déclaré avoir une incapacité (30,6 %), comparativement aux personnes n’ayant pas d’incapacité (36,1 %). Toutefois, la prévalence de l’obésité était plus élevée chez les personnes ayant une incapacité (40,1 %) que chez les personnes n’ayant pas d’incapacité (29,1 %) [graphique 3.3].

En 2023, une plus grande proportion de Canadiens de 18 ans et plus vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur étaient classés comme faisant de l’embonpoint (37,8 %), comparativement à ceux vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur (33,3 %). D’ailleurs, cette tendance se poursuit depuis 2015. En revanche, en 2023, la prévalence de l’obésité était plus élevée chez les personnes vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur (30,1 %), comparativement à celles vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (27,1 %).

Depuis 2021, une plus grande proportion d’immigrants sont classés comme faisant de l’embonpoint, comparativement aux non-immigrants (de 2 à 4 points de pourcentage de plus pour les immigrants). En revanche, depuis 2015, l’obésité est plus fréquente chez les non-immigrants que chez les immigrants. En 2023, 23,6 % des immigrants étaient classés comme souffrant d’obésité, comparativement à 33,3 % des non-immigrants (graphique 3.4).

La prévalence de l’obésité était plus faible parmi certains groupes racisés par rapport à la population non racisée en 2023 (tableau 3.1). Toujours en 2023, on a observé une plus grande proportion de Canadiens sud-asiatiques (40,8 %) et noirs (41,4 %) classés comme faisant de l’embonpoint, comparativement aux Canadiens non racisés (35,2 %). Une tendance semblable a été observée chez les personnes sud-asiatiques en 2021 et en 2022.

Maladies musculosquelettiques

Arthrite

L’arthrite est associée à des limitations de la mobilité et à la dépendance d’autrui pour accomplir les activités de la vie quotidienneNote 53. La prévalence de l’arthrite est demeurée stable depuis 2019 (graphique 3.1). En 2023, 20,6 % des adultes canadiens ont déclaré être atteints d’arthrite (tableau 3.0). Contrairement à d’autres maladies chroniques où la prévalence est plus élevée chez les hommes, la prévalence de l’arthrite était plus élevée chez les femmes (24,4 %) que chez les hommes (16,7 %) en 2023, dans tous les groupes d’âge. À l’instar des autres maladies chroniques, la prévalence de l’arthrite augmente avec l’âge, allant de 2,3 % chez les personnes de 18 à 34 ans à 46,0 % chez les personnes de 65 ans et plus en 2023. La prévalence de l’arthrite chez les femmes de 65 ans et plus (53,5 %) était 16 points de pourcentage plus élevée que chez les hommes de ce même groupe d’âge (37,6 %).

La prévalence de l’arthrite variait entre les provinces en 2023. La prévalence de l’arthrite était plus élevée chez les répondants des provinces de l’Atlantique et du Manitoba que chez ceux de l’ensemble du Canada (en excluant les territoires), alors que le Québec était la seule province où la prévalence de l’arthrite était plus faible (18,1 %) [tableau 3.0]. En 2022, la proportion de répondants atteints d’arthrite dans les Territoires du Nord-Ouest (17,0 %) et au Nunavut (10,5 %) était plus faible que celle pour l’ensemble du Canada (20,6 %). La prévalence de l’arthrite était plus élevée chez les adultes vivant en région rurale (26,2 %) que chez ceux vivant dans les centres de population (19,5 %) [graphique 3.2]. Une tendance semblable a été observée en 2021 et en 2022.

La prévalence de l’arthrite était plus élevée chez les personnes ayant déclaré une incapacité (41,9 %) que chez les personnes n’ayant pas d’incapacité (18 %) [graphique 3.3]. Comme la plupart des autres maladies chroniques, une plus grande proportion de personnes vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur ont déclaré souffrir d’arthrite (25,4 %), par rapport aux personnes vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (18,2 %) en 2023. Une tendance similaire a été observée depuis 2015.

Depuis 2015, l’arthrite continue d’être plus répandue chez les non-immigrants que chez les immigrants. En 2023, 16,8 % des immigrants ont déclaré souffrir d’arthrite, comparativement à 22,7 % des non-immigrants (graphique 3.4). Parmi les immigrants, 21,6 % de ceux admis au Canada il y a plus de 10 ans ont déclaré souffrir d’arthrite en 2023, comparativement à 4,5 % des immigrants plus récents. Des résultats similaires ont été observés en 2021 et en 2022. En 2023, une plus faible proportion de personnes dans tous les groupes racisés ont déclaré souffrir d’arthrite, comparativement à la population non racisée (tableau 3.1). Une tendance similaire a été observée depuis 2015.

Le saviez-vous?

Selon l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2022, les maladies chroniques les plus fréquentes chez les membres des Premières Nations vivant hors réserve, les Métis et les Inuit étaient l’arthrite, l’hypertension artérielle et l’asthme.

Tableau 3.1-2
Prévalence des maladies chroniques courantes chez les membres des Premières Nations vivant hors réserve, les Métis et les Inuit de 15 ans et plus, Canada, 2022 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon (titres de rangée) et , calculées selon (figurant comme en-tête de colonne).
Arthrite Hypertension artérielle Asthme Cancer Diabète Maladie du cœur Bronchite chronique, emphysème et BPCO Troubles intestinaux
Note : BPCO = Bronchopneumopathie chronique obstructive.
Source : Statistique Canada, Enquête auprès des peuples autochtones, 2022.
Membres des Premières Nations vivant hors réserve 22,9 19,6 16,3 5,8 10,6 5,6 5,0 11,2
Métis 24,1 20,6 15,3 7,2 9,4 6,0 5,5 12,5
Inuit 15,5 15,4 11,3 4,0 5,5 4,5 4,3 6,1

Parmi les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuit, l’arthrite, les troubles intestinaux et le cancer étaient plus fréquents chez les femmes que chez les hommes. De même, la prévalence de l’asthme était plus élevée chez les femmes métisses et membres des Premières Nations que chez leurs homologues masculins. En revanche, le diabète était plus répandu chez les hommes métis que chez les femmes métisses. Pour les membres des Premières Nations et les Métis, les maladies du cœur et l’hypertension artérielle étaient plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes; cette tendance a également été observée chez les Métis en ce qui concerne l’hypertension artérielle.

Cancer

Le saviez-vous?

On estime que 45 % des Canadiens devraient recevoir un diagnostic de cancer au cours de leur vieNote 54.

Le cancer n’est pas une seule maladie, mais un ensemble de plus de 100 maladies distinctes qui sont complexes et influencées par de nombreux facteurs, y compris la génétique, le mode de vie et l’environnement. Étant la principale cause de décès prématuré au Canada (c.-à-d. décès avant l’âge de 75 ans), le cancer a une profonde incidence sur la santé des Canadiens et le système de santé du Canada. Le nombre d’années potentielles de vie perdues (c.-à-d. le nombre d’années de vie potentielle non vécues) en raison d’un décès prématuré attribuable au cancer de 2018 à 2020 a atteint environ 1,3 million d’années.

En raison du temps nécessaire pour recueillir et vérifier les données, il est inévitable que les statistiques sur le cancer accusent un retard de plusieurs années par rapport au présentNote 55. Les projections à court terme sont calculées par extrapolation à partir des tendances historiques au moyen de modélisations statistiques. Ces estimations d’incidence et de mortalité permettent d’obtenir un aperçu à jour des répercussions du cancer au Canada, des renseignements essentiels pour planifier les ressources, mener les recherches et orienter les programmes de lutte contre le cancer.

On prévoit qu’il y aura 247 100 nouveaux cas de cancer qui seront diagnostiqués au Canada en 2024. Le cancer du poumon devrait demeurer le cancer le plus diagnostiqué, avec 32 100 nouveaux cas attendus en 2024, suivi du cancer du sein (30 800 cas), du cancer de la prostate (27 900 cas) et du cancer colorectal (25 200 cas). Ensemble, ces quatre types de cancer représentent 47 % de tous les nouveaux cas de cancer anticipés en 2024.

On estime qu’il y aura 88 100 décès liés au cancer au Canada en 2024. Le cancer du poumon devrait demeurer la première cause de décès attribuable au cancer (avec 20 700 décès attendus en 2024), suivi du cancer colorectal (9 400 décès), du cancer du pancréas (6 100 décès), du cancer du sein (5 500 décès) et du cancer de la prostate (5 000 décès). Ensemble, ces cinq cancers devraient représenter plus de la moitié (53 %) de tous les décès attribuables au cancer au Canada en 2024.

Les taux d’incidence normalisés selon l’âge (TINA) et les taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) pour 100 000 personnes sont présentés dans le tableau 3.2. Même si l’on prévoit une baisse des TINA et des TMNA par rapport aux années antérieures pour les hommes et les femmes, les TINA pour tous les cancers confondus devraient être, selon les prévisions, 13 % plus élevés chez les hommes que chez les femmes en 2024. Les TMNA pour tous les cancers confondus devraient être 37 % plus élevés chez les hommes que chez les femmes.

Tableau 3.2 Estimations projetées des taux d’incidence normalisés selon l’âge et des taux de mortalité normalisés selon l’âge pour certains cancers, selon le sexe à la naissance, Canada, 2024 Tableau 3.2 Note 1
Type de cancer Taux d’incidence normalisé selon l'âge pour 100 000 personnes Taux de mortalité normalisé selon l’âge pour 100 000 personnes
Les deux sexes Hommes Femmes Les deux sexes Hommes Femmes
Note ...

n'ayant pas lieu de figurer

Note 1

Les taux sont normalisés selon l’âge en fonction de la population canadienne type de 2011. Les définitions des types de cancer mentionnés dans ce document sont fournies à l’adresse suivante, dans le tableau supplémentaire 1 de l’annexe 1 : https://www.cmaj.ca/content/196/18/E615/tab-related-content.

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Note 2

La catégorie « tous les types de cancer confondus » comprend les cas de cancer in situ de la vessie et exclut les cas de cancer de la peau autres que le mélanome malin (tumeurs non déclarées ailleurs; tumeurs épithéliales non déclarées ailleurs; carcinomes basocellulaire et spinocellulaire).

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Note : Les projections pour 2024 incluent le Québec.
Source : Brenner, D. R., Gillis, J., Demers, A. A. et autres. (2024). Projection du fardeau du cancer au Canada en 2024. Canadian Medical Association Journal. DOI : https://doi.org/10.1503/cmaj.240095
Tous les types de cancer confondus Tableau 3.2 Note 2 523,9 562,2 495,9 177,5 209,6 152,8
Poumon et bronches 63,8 63,4 64,9 40,7 46,8 35,9
Sein 69,5 1,3 133,1 11,8 0,3 21,8
Prostate ... n'ayant pas lieu de figurer 119,7 ... n'ayant pas lieu de figurer ... n'ayant pas lieu de figurer 22,7 ... n'ayant pas lieu de figurer
Colorectal 53,1 63,0 44,2 19,2 23,7 15,3

Taux d’incidence et de mortalité au fil du temps relativement à certains cancers

Les taux d’incidence normalisés selon l’âge (TINA) [graphique 3.5] et les taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) [graphique 3.6] sont présentés pour la période de 1984 à 2024 pour certains cancers courants. Par le passé, les taux d’incidence et de mortalité relativement au cancer du poumon étaient plus élevés chez les hommes que chez les femmes, mais cet écart s’est récemment réduit. Bien que le taux de mortalité pour le cancer du poumon demeure plus élevé chez les hommes que chez les femmes, on s’attend à ce que les femmes présentent un taux d’incidence plus élevé que celui des hommes en 2024. Quant au cancer colorectal, les taux d’incidence et de mortalité ont diminué de façon constante chez les hommes et les femmes.

Graphique 3.5 Taux d’incidence normalisé selon l’âge pour certains cancers, selon le sexe à la naissance, Canada, 1984 à 2024

Tableau de données du graphique 3.5
Tableau de données du graphique 3.5 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.5 Sein, Colorectal, Femmes, Poumon, Prostate et Hommes, calculées selon taux d’incidence normalisé selon l'âge pour 100 000 personnes unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Hommes Femmes
Poumon Colorectal Prostate Poumon Colorectal Sein
taux d’incidence normalisé selon l'âge pour 100 000 personnes
Notes : Les taux sont normalisés selon l’âge en fonction de la population canadienne type de 2011. Les zones ombrées indiquent les données projetées de 2020 à 2024 pour l’incidence, et de 2021 à 2024 pour la mortalité. Les taux comprennent le Québec.
Source : Brenner, D. R., Gillis, J., Demers, A. A. et autres. (2024). Projection du fardeau du cancer au Canada en 2024. Canadian Medical Association Journal. DOI : https://doi.org/10.1503/cmaj.24009
1984 128,3 85,5 109,7 39,2 64,5 116,8
1985 123,4 87,6 115,5 40,9 66,4 119,0
1986 127,4 85,4 117,2 41,8 63,6 114,3
1987 125,7 85,5 121,0 44,0 62,8 117,4
1988 126,1 85,0 122,2 45,7 60,8 126,2
1989 123,3 83,1 123,3 46,1 59,8 124,2
1990 122,5 83,0 133,2 47,9 60,0 124,0
1991 120,1 82,9 149,9 49,4 58,4 130,0
1992 122,1 88,4 167,2 53,2 60,7 132,1
1993 123,1 84,5 186,3 54,5 60,1 129,0
1994 116,9 85,5 171,7 53,3 59,3 128,8
1995 114,4 83,0 149,6 54,7 57,4 128,6
1996 111,4 81,5 146,8 56,4 55,8 128,7
1997 107,7 81,0 154,2 56,2 55,9 133,6
1998 109,2 84,0 154,0 58,3 58,7 135,2
1999 107,9 84,8 159,8 58,2 57,7 137,8
2000 102,9 87,0 166,6 60,0 58,8 133,2
2001 103,2 85,8 177,4 60,0 57,9 131,1
2002 99,8 84,8 165,5 60,7 57,2 134,1
2003 97,2 82,1 161,9 60,9 56,3 127,5
2004 96,9 83,6 165,2 61,7 57,2 127,5
2005 95,2 83,3 164,4 63,3 56,5 127,8
2006 93,2 82,4 170,1 63,8 55,1 127,5
2007 92,6 82,4 169,8 64,0 55,6 128,1
2008 90,1 82,7 156,2 64,8 55,1 125,4
2009 88,9 80,6 153,7 65,0 54,7 127,9
2010 91,8 81,1 154,5 67,4 56,1 134,2
2011 88,4 80,5 163,5 67,0 55,4 134,6
2012 87,8 78,3 146,7 68,9 55,4 130,5
2013 82,1 76,7 127,9 66,6 53,6 130,9
2014 84,0 76,6 122,4 69,0 53,2 131,7
2015 80,8 76,8 120,0 66,9 52,0 131,3
2016 77,7 71,4 124,2 66,8 49,6 133,1
2017 78,4 68,2 127,6 67,6 48,8 130,0
2018 73,5 67,6 126,5 66,5 47,9 132,6
2019 71,9 66,3 120,6 65,2 47,2 133,3
2020 70,7 66,9 121,9 65,9 46,9 132,6
2021 68,9 65,9 121,3 65,6 46,3 132,8
2022 67,1 64,9 120,9 65,4 45,6 132,9
2023 65,3 63,9 120,3 65,1 44,9 133,0
2024 63,4 63,0 119,7 64,9 44,2 133,1

Graphique 3.6 Taux de mortalité normalisé selon l’âge pour certains cancers, selon le sexe à la naissance, Canada, 1984 à 2024

Tableau de données du graphique 3.6
Tableau de données du graphique 3.6 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.6 Sein, Colorectal, Femmes, Poumon, Prostate et Hommes, calculées selon taux de mortalité normalisé selon l’âge pour 100 000 personnes unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Hommes Femmes
Poumon Colorectal Prostate Poumon Colorectal Sein
taux de mortalité normalisé selon l’âge pour 100 000 personnes
Notes : Les taux sont normalisés selon l’âge en fonction de la population canadienne type de 2011. Les zones ombrées indiquent les données projetées de 2020 à 2024 pour l’incidence et de 2021 à 2024 pour la mortalité. Les taux comprennent le Québec.
Source : Brenner, D. R., Gillis, J., Demers, A. A. et autres. (2024). Projection du fardeau du cancer au Canada en 2024. Canadian Medical Association Journal. DOI : https://doi.org/10.1503/cmaj.240095
1984 106,6 44,6 39,4 29,5 32,9 41,2
1985 104,2 46,0 41,4 31,5 32,8 42,4
1986 105,0 43,5 42,1 31,9 32,2 42,7
1987 104,5 44,1 41,9 33,7 31,6 41,6
1988 108,4 44,5 44,2 35,5 31,3 41,7
1989 107,8 44,1 42,8 35,8 29,4 41,7
1990 105,7 42,1 42,8 36,4 29,4 41,6
1991 105,1 41,6 44,9 39,0 28,6 40,1
1992 103,5 42,9 44,8 39,2 28,1 40,6
1993 103,8 40,8 44,9 41,8 28,0 39,0
1994 100,3 41,6 44,6 42,2 27,6 40,1
1995 97,6 41,2 45,1 41,3 27,3 38,5
1996 97,2 40,6 42,6 44,4 27,1 38,7
1997 93,3 39,4 41,9 42,8 25,9 36,9
1998 93,6 39,9 40,9 45,5 26,7 35,7
1999 93,9 39,1 39,5 46,2 25,8 34,0
2000 85,9 39,4 39,5 45,6 25,2 33,9
2001 86,6 37,4 39,6 45,4 24,6 33,8
2002 86,6 38,2 37,3 46,8 24,4 33,0
2003 84,1 36,8 36,0 46,8 23,7 32,8
2004 81,0 37,0 35,2 48,0 23,9 31,3
2005 80,2 36,6 32,9 47,5 23,3 30,7
2006 77,6 34,5 31,6 48,8 21,9 29,1
2007 76,8 33,9 31,2 48,2 22,8 29,6
2008 73,9 34,2 30,6 48,3 22,0 28,3
2009 73,5 32,7 29,8 48,1 21,1 27,5
2010 71,0 31,4 29,6 48,2 20,8 27,0
2011 69,1 31,8 27,6 46,7 20,9 26,3
2012 67,9 30,8 26,6 46,8 19,8 25,8
2013 63,9 30,1 27,1 46,7 20,2 25,2
2014 64,9 29,9 27,4 46,5 20,0 25,3
2015 61,5 28,6 25,6 45,4 18,9 24,9
2016 58,4 28,3 26,0 44,9 19,1 25,0
2017 57,5 27,3 25,5 43,3 17,9 24,6
2018 54,8 26,3 24,4 41,6 17,0 23,7
2019 52,3 26,0 24,5 39,5 16,9 23,2
2020 49,2 24,3 24,1 38,5 16,4 22,5
2021 50,9 25,0 23,7 38,7 16,4 22,8
2022 49,5 24,5 23,4 37,8 16,0 22,4
2023 48,2 24,2 23,0 36,9 15,7 22,1
2024 46,8 23,7 22,7 35,9 15,3 21,8

4.0 Santé mentale

Troubles de santé mentale

La maladie mentale se caractérise par des changements dans la pensée, l’humeur ou le comportement d’une personne et est généralement associée à une détresse importante ou à un dysfonctionnement dans les activités sociales, professionnelles et autresNote 7. Comme pour les problèmes de santé physique chroniques, les troubles mentaux peuvent nuire à la qualité de vie et nécessiter une gestion continue. Il existe plusieurs types de maladies mentales : troubles de l’humeur, troubles anxieux, schizophrénie et troubles connexes, troubles de la personnalité, troubles liés aux substances (p. ex. abus d’alcool ou dépendance à l’alcool), troubles alimentaires et démence. Le présent rapport met l’accent sur les troubles anxieux autodéclarés, comme les phobies, le trouble panique et le trouble d’anxiété généralisée, ainsi que sur les troubles de l’humeur, y compris la dépression majeure, le trouble bipolaire, la manie ou la dysthymie (forme chronique de dépression), qui persistent depuis six mois ou plus et qui ont été diagnostiqués par un professionnel de la santé.

Troubles anxieux

Un pourcentage plus élevé d’adultes canadiens ont déclaré avoir reçu un diagnostic de trouble anxieux en 2022 (14,8 %) comparativement à 2021 (10,3 %), une proportion affichant une hausse constante depuis 2015 (7,8 %). En 2022, une proportion plus élevée de femmes (19,1 %) que d’hommes (10,5 %) ont déclaré avoir reçu un diagnostic de trouble anxieux, un écart observé pour tous les groupes d’âge. En 2022, une plus grande proportion de personnes de 18 à 34 ans (20,2 %) ont déclaré avoir un trouble anxieux comparativement aux groupes d’âge plus avancés. Tout comme il a été observé en 2021, la prévalence des troubles anxieux en 2022 était deux fois plus élevée chez les personnes gaies ou lesbiennes (26,4 %) et plus de trois fois plus élevée chez les adultes bisexuels et pansexuels (46,0 %) que chez leurs homologues hétérosexuels (13,5 %). Dans tous les groupes d’âge, à l’exception du groupe de personnes de 60 ans et plus, la prévalence des troubles anxieux était plus élevée chez les adultes dont l’orientation sexuelle déclarée est lesbienne, gaie, bisexuelle ou une orientation sexuelle autre qu’hétérosexuelle (LGB+), comparativement à leurs homologues hétérosexuels (graphique 4.0)Note 15.

Les troubles anxieux étaient plus répandus chez les Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur (18,8 %) que chez ceux vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (11,0 %). Proportionnellement, moins d’immigrants (9,0 %) que de non-immigrants (17,2 %) ont déclaré avoir un trouble anxieux en 2022, cet écart de 8 points de pourcentage étant demeuré constant depuis 2021. Parmi les immigrants, une plus grande proportion de ceux admis au Canada il y a plus de 10 ans ont déclaré avoir reçu un diagnostic de trouble anxieux (9,7 %), comparativement aux immigrants plus récents (6,8 %) en 2022. Dans l’ensemble, la prévalence des troubles anxieux était plus élevée chez les Canadiens non racisés que parmi la plupart des groupes racisés en 2022.

Le saviez-vous?

L’Enquête sur la santé mentale et l’accès aux soins (ESMAS) de 2022 repose sur une version modifiée du « Composite International Diagnostic Interview » de l’Organisation mondiale de la Santé pour classer les personnes atteintes de certains troubles de l’humeur, troubles anxieux ou troubles liés à l’utilisation de substances en fonction de leurs déclarations de divers symptômes et expériences. Cela diffère de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, dans laquelle on demande aux répondants s’ils ont un problème de santé mentale pour lequel ils ont reçu un diagnostic de la part d’un professionnel de la santé.

Une étude s’appuyant sur les données de l’ESMAS a révélé qu’au Canada, la prévalence des troubles de l’humeur, des troubles anxieux et des troubles liés à l’utilisation de substances était généralement plus faible chez les Sud-Asiatiques, les Chinois, les Philippins et les Noirs que chez les personnes non racisées et non autochtones, bien que l’ampleur des différences varie en fonction du type de troubleNote 56.

Troubles de l’humeur

En 2023, 13,0 % des adultes canadiens ont déclaré avoir reçu un diagnostic de trouble de l’humeur (p. ex. dépression majeure, trouble bipolaire ou manie), en hausse par rapport à 2022 (11,7 %) et à 2021 (10,0 %), ce qui poursuit la tendance observée depuis 2015. Les femmes étaient plus nombreuses que les hommes à déclarer avoir un trouble de l’humeur en 2023 (20,4 % par rapport à 12,0 %). Au cours de cette même année, on a signalé une prévalence plus élevée des troubles de l’humeur chez les personnes de 18 à 34 ans (16,1 %) que dans l’ensemble des groupes d’âge plus avancés. Comparativement aux 11,6 % des adultes hétérosexuels ayant déclaré avoir un trouble de l’humeur en 2023, la prévalence des troubles de l’humeur était deux fois plus élevée chez les personnes gaies ou lesbiennes (21,2 %) et presque quatre fois plus élevée chez les adultes bisexuels et pansexuels (41,4 %). Cette tendance se maintient depuis 2015. Dans tous les groupes d’âge, les troubles de l’humeur étaient plus fréquents chez les personnes LGB+ que chez leurs homologues hétérosexuels (graphique 4.0)Note 15.

Graphique 4.0 Prévalence des troubles anxieux et des troubles de l’humeur autodéclarés chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon l’orientation sexuelle et le groupe d’âge, 2022 (pour les troubles d’anxiété) et 2023 (pour les troubles de l’humeur)

Tableau de données du graphique 4.0
Tableau de données du graphique 4.0 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4.0 Troubles de l’humeur, Hétérosexuel, Pourcentage, Troubles anxieux, LGB+ et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à, percent et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Troubles anxieux Troubles de l’humeur
Hétérosexuel LGB+ Hétérosexuel LGB+
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à de à
percent
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. Les troubles anxieux autodéclarés incluent les phobies, les troubles de panique et les troubles d’anxiété généralisée. L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2022 excluait les troubles obsessionnels-compulsifs des troubles anxieux. Les troubles de l’humeur comprennent les troubles autodéclarés, comme la dépression majeure, le trouble bipolaire, la manie ou la dysthymie (une forme chronique de dépression). Le sigle LGB+ désigne les personnes qui ont déclaré être lesbiennes, gaies ou bisexuelles ou d’une autre orientation sexuelle qui n’est pas hétérosexuelle. Les estimations de l’orientation sexuelle sont fondées sur la question de l’enquête qui porte sur l’orientation sexuelle et comprend quatre catégories de réponse : hétérosexuel, homosexuel, bisexuel et une catégorie de réponse écrite pour indiquer une orientation sexuelle précise. Les personnes qui ont déclaré être pansexuelles sont incluses dans la catégorie des personnes bisexuelles. Les réponses écrites précisant une orientation sexuelle autre que l’hétérosexualité sont incluses dans le total de la population LGB+.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2022 et 2023.
Total, 18 ans et plus 13,5 13,0 14,0 38,6 35,2 42,1 11,6 11,2 12,1 34,6 31,6 37,7
18 à 34 ans 16,8 15,5 18,0 46,5 41,4 51,6 12,4 11,3 13,6 41,1 36,5 45,8
35 à 49 ans 14,4 13,5 15,4 37,7 31,5 43,8 12,8 11,8 13,8 28,9 24,2 33,6
50 à 64 ans 13,5 12,6 14,4 22,6 15,1 30,1 12,9 12,0 13,8 21,9 16,5 27,3
65 ans et plus 8,9 8,3 9,5 11,7 7,5 15,8 8,2 7,7 8,8 17,7 11,5 23,9

Le saviez-vous?

Une étude s’appuyant sur les données de l’ESMAS de 2022 a révélé que les personnes 2ELGBTQ+ de 15 à 24 ans étaient 2,6 fois plus susceptibles que leurs pairs cisgenres hétérosexuels de répondre aux critères diagnostiques d’un trouble de santé mentale ou d’un trouble lié à l’utilisation de substances, et 4,8 fois plus susceptibles d’avoir envisagé le suicide au cours de l’année précédenteNote 57.

La prévalence des troubles de l’humeur varie à l’échelle du pays. En 2023, moins d’adultes au Québec ont déclaré avoir un trouble de l’humeur (9,4 %), par rapport à la moyenne canadienne, en excluant les territoires (13,0 %), ce qui est semblable à la tendance observée depuis 2019. À l’inverse, en 2023, un pourcentage plus élevé d’adultes à Terre-Neuve-et-Labrador (17,4 %), au Nouveau-Brunswick (16,8 %), en Nouvelle-Écosse (16,3 %) et en Alberta (15,0 %) ont déclaré souffrir d’un trouble de l’humeur comparativement à l’ensemble de la population adulte au Canada, en excluant les territoires. En 2022, une proportion plus élevée d’adultes au Yukon ont déclaré avoir un trouble de l’humeur (17,2 %) par rapport à la moyenne nationale (11,7 %).

En 2023, une plus grande proportion d’adultes vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur ont déclaré avoir un trouble de l’humeur (17,1 %), comparativement aux ménages du quintile de revenu supérieur (10,9 %). La prévalence des troubles de l’humeur chez les immigrants était moins élevée que chez les non-immigrants en 2021 (5,0 % par rapport à 11,9 %), en 2022 (8,1 % par rapport à 13,2 %) et en 2023 (8,4 % par rapport à 15,0 %). Toutefois, chez les immigrants, un pourcentage plus élevé de ceux admis au Canada il y a plus de 10 ans (8,8 %) ont déclaré avoir un trouble de l’humeur, comparativement aux immigrants admis au pays au cours des 10 années précédentes (6,6 %). D’autre part, en 2023, une plus grande proportion de Canadiens non racisés ont déclaré souffrir d’un trouble de l’humeur, comparativement à la plupart des groupes racisés. Au cours de la même année, la prévalence des troubles de l’humeur était trois fois plus élevée chez les Canadiens ayant une incapacité (35,4 %) que chez les Canadiens n’ayant pas d’incapacité (10,3 %).

Le saviez-vous?

Selon l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2022, plus du quart des membres des Premières Nations vivant hors réserve (28,0 %) et Métis (26,3 %) et un peu moins d’un cinquième des Inuit (18,3 %) de 15 ans et plus ont déclaré avoir reçu un diagnostic de trouble anxieux. Des proportions semblables ont été observées chez les personnes ayant déclaré avoir un trouble de l’humeur : 26,0 % des membres des Premières Nations vivant hors réserve, 23,4 % des Métis et 18,0 % des Inuit.

Parmi les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuit, la prévalence des troubles de l’humeur et de troubles anxieux était plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Parmi les membres des Premières Nations vivant hors réserve, la prévalence des troubles anxieux était plus élevée chez ceux ayant un faible revenu (35,7 %) que chez ceux qui ne sont pas à faible revenu (25,6 %). La même tendance a été observée chez les Métis (35,5 % par rapport à 24,6 %, respectivement). Des résultats semblables ont été observés pour les troubles de l’humeur, une prévalence plus élevée étant observée chez les personnes ayant un faible revenu comparativement à celles n’ayant pas un faible revenu : 31,7 % par rapport à 24,2 %, respectivement, pour les membres des Premières Nations vivant hors réserve, et 33,0 % par rapport à 21,7 %, respectivement, pour les Métis.

Note : Un faible revenu désigne la situation de revenu d’une personne en lien avec la mesure de faible revenu après impôt. Les personnes dont le revenu après impôt, moins les prestations liées à la COVID-19, est en deçà de cette ligne de faible revenu sont considérées comme étant à faible revenu.

5.0 Santé buccodentaire

Principaux résultats

Les résultats de l’Enquête canadienne sur la santé buccodentaire (ECSB) réalisée de 2023 à 2024 ont révélé ce qui suit :

  • Au total, 3 Canadiens sur 4 de 12 ans et plus (72,3 %) ont déclaré avoir consulté un professionnel de la santé buccodentaire au cours de l’année précédente.
  • Les deux tiers (65,5 %) des Canadiens de 12 ans et plus avaient une assurance dentaire.
    • Les Canadiens ayant une assurance (80,8 %) étaient proportionnellement plus nombreux que ceux n’en ayant pas (56,0 %) à déclarer avoir consulté un professionnel de la santé buccodentaire au cours de l’année précédente.
    • Les adultes de 65 à 79 ans (38,0 %) et de 80 ans et plus (25,1 %) étaient moins nombreux, en proportion, que les personnes plus jeunes à déclarer avoir une assurance dentaire.
  • Environ 7 Canadiens sur 10 (70,5 %) brossaient leurs dents ou nettoyaient leurs prothèses dentaires au moins deux fois par jour, et 3 Canadiens sur 10 (30,0 %) utilisaient la soie dentaire au moins cinq fois par semaine.
  • Un peu plus de 1 Canadien sur 4 (26,4 %) avait des problèmes buccaux « parfois ou souvent » au cours des 12 mois précédents, y compris une douleur buccodentaire persistante ou continue (21,6 %) ou le fait d’avoir à éviter de manger des aliments particuliers (15,6 %).
  • En outre, 4,4 % des Canadiens de 18 ans et plus ont déclaré n’avoir aucune dent naturelle (édentement). La proportion était plus importante chez les personnes dont la visite chez un professionnel de la santé buccodentaire remontait à plus d’un an (10,0 %) que chez celles dont la visite avait eu lieu au cours de l’année précédente (1,8 %).
  • Les personnes ayant une incapacité étaient plus nombreuses que celles n’ayant pas d’incapacité à déclarer être édentées (11,3 % par rapport à 3,5 %) et avoir des problèmes buccodentaires (46,2 % par rapport à 23,8 %).

Définie comme étant le point de départ pour faire un constat de la santé perçue, la santé buccodentaire est considérée comme un facteur contributif du bien-être en général, en plus d’être une indication de l’absence de maladies. Les activités et gestes quotidiens, comme se nourrir, parler, sourire et contribuer de façon créative à la société, sont des facteurs déterminants du bien-être d’une personneNote 58.

Le saviez-vous?

L’Enquête canadienne sur la santé buccodentaire (ECSB) est la toute première enquête nationale à participation volontaire consacrée à la santé buccodentaire au Canada qui permet de recueillir directement auprès des Canadiens des renseignements sur leur santé buccodentaire. L’enquête visait à combler les principales lacunes statistiques dans le domaine de la santé buccodentaire au Canada et à éclairer la prise de décisions en ce qui concerne les nouveaux investissements fédéraux dans les soins dentaires, y compris dans le Régime canadien de soins dentaires.

La population cible de l’ECSB est constituée des ménages canadiens composés d’adultes de 18 ans et plus, ainsi que de tous les membres du ménage de 17 ans et moins vivant dans un logement privé. Le cycle 1 a été mené de novembre 2023 à mars 2024.

L’enquête portait sur plusieurs aspects importants de la santé buccodentaire, dont la capacité des personnes à payer les soins buccodentaires, les expériences avec le système de soins buccodentaires, la difficulté à trouver des services de santé buccodentaire, la santé buccodentaire autodéclarée et les besoins en matière de soins.

Visite chez le dentiste

Les consultations dentaires régulières jouent un rôle important dans le maintien de la santé buccodentaire. Selon les recommandations de l’Association dentaire canadienne, une consultation dentaire tous les six mois suffit pour la plupart des gens. Cependant, la fréquence des visites dépend des besoins de la personne et du risque de maladie buccodentaire qu’elle présenteNote 59.

Selon les résultats de l’ECSB, environ 3 Canadiens sur 4 de 12 ans et plus (72,3 %) ont déclaré, pendant la période de novembre 2023 à mars 2024, avoir consulté un professionnel de la santé buccodentaire au cours de l’année précédente. En comparaison avec les résultats de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), il s’agit d’une baisse par rapport à 2018 (74,7 %), mais d’une hausse par rapport à 2022 (65,4 %).

Le taux de consultation d’un dentiste au cours de l’année précédente varie d’une province à l’autre. Les Canadiens (tous âges confondus) vivant au Nouveau‑Brunswick (65,0 %), à Terre-Neuve-et-Labrador (68,7 %), au Québec (69,0 %), au Manitoba (69,3 %) et en Saskatchewan (70,4 %) étaient proportionnellement moins nombreux que ceux vivant en Ontario (74,5 %) à déclarer avoir consulté un professionnel de la santé buccodentaire au cours de l’année précédente. Une plus forte proportion de Canadiens vivant dans des centres de population (72,9 %) que de Canadiens vivant en région rurale (67,0 %) ont déclaré avoir consulté un professionnel de la santé buccodentaire.

D’après les résultats de l’ECSB de 2023 à 2024, le fait d’avoir consulté un professionnel des soins dentaires au cours de l’année précédente variait selon le genre et le groupe d’âge (graphique 5.0). Les adultes de 35 à 49 ans (74,6 %) et de 50 à 64 ans (76,7 %) étaient proportionnellement plus nombreux que ceux de 18 à 34 ans (67,5 %) à être allés chez le dentiste au cours de l’année précédente. La consultation de telles ressources était plus répandue chez les enfants de 6 à 11 ans (88,6 %) et les jeunes de 12 à 17 ans (87,6 %), et moins répandue chez les enfants de moins de 6 ans (51,8 %) et les adultes de 80 ans et plus (55,1 %). Dans l’ensemble, le taux de visites chez le dentiste variait selon le genre, les femmes (73,8 %) étant plus nombreuses que les hommes (70,6 %) à avoir déclaré être allées chez un professionnel de la santé buccodentaire au cours de l’année précédente.

Le saviez-vous?

Selon les résultats de l’Enquête sur l’accès aux soins de santé et aux produits pharmaceutiques pendant la pandémie de 2021, de nombreux Canadiens de 18 ans et plus vivant dans les provinces avaient de la difficulté à accéder aux services de soins de santé ou évitaient d’obtenir des traitements dentaires non urgents pendant la pandémie par crainte d’être exposés à la COVID-19. Cette situation a fait en sorte que des visites régulières et des examens ont été reportésNote 60.

Assurance dentaire

Le fait d’avoir une assurance-soins dentaires est une variable prédictive essentielle de l’accès et du recours aux services de soins de santé buccodentaire, indépendamment du revenu et des facteurs sociodémographiquesNote 61Note 62Note 63. Les résultats de l’ECSB de 2023 à 2024 ont révélé qu’un peu moins des deux tiers (63,5 %) des Canadiens de 12 ans et plus avaient une assurance dentaire, un taux légèrement inférieur à celui enregistré avant la pandémie (64,6 % à l’ESCC de 2018), mais supérieur à celui de 2022 (60,7 % à l’ESCC de 2022)Note 64.

La majorité des Canadiens, tous âges confondus, bénéficiaires d’une assurance dentaire en 2023 et 2024 avaient une assurance privée (61,6 %), ce qui signifie qu’ils étaient couverts par un régime payé par un employeur, un régime acheté personnellement ou un régime offert par un collège ou une université. Par ailleurs, 3,0 % ont déclaré n’être couverts que par un régime public (c.-à-d. un régime payé par le gouvernement) et 31,0 % ont déclaré n’avoir aucune assurance dentaire.

Les résultats de l’ECSB de 2023 à 2024 ont démontré qu’un pourcentage plus élevé de personnes couvertes par un régime d’assurance-soins dentaires privé ou public (80,8 %) que de personnes qui n’en avaient pas (56,0 %) ont déclaré avoir consulté un professionnel de la santé buccodentaire au cours de l’année précédente.

La couverture d’assurance-soins dentaires variait d’une province à l’autre. En comparaison avec les Canadiens vivant en Ontario (66,9 %), les Canadiens ayant déclaré avoir un régime d’assurance-soins dentaires étaient proportionnellement plus nombreux en Alberta (77,0 %), en Saskatchewan (76,1 %) et au Manitoba (72,1 %), mais proportionnellement moins nombreux au Québec (52,9 %). Un pourcentage plus élevé de personnes vivant dans les centres de population (66,8 %) que de personnes vivant en région rurale (56,3 %) ont déclaré avoir une assurance dentaire.

Un nombre proportionnellement plus élevé d’enfants de 0 à 5 ans (82,7 %) et de 6 à 11 ans (78,8 %), de jeunes de 12 à 17 ans (76,9 %) et d’adultes de 35 à 49 ans (75,3 %) avaient une assurance dentaire, par rapport aux jeunes adultes de 18 à 34 ans (67,3 %) [graphique 5.0]. En revanche, les adultes de 65 à 79 ans (38,0 %) et de 80 ans et plus (25,1 %) étaient proportionnellement moins nombreux que ceux des groupes plus jeunes à déclarer avoir une assurance dentaire.

Le saviez-vous?

S’appuyant sur les données de l’Enquête canadienne sur la santé des aînés de 2019 et de 2020, les chercheurs ont constaté que, parmi les personnes âgées n’ayant pas consulté un professionnel des soins dentaires au cours des trois années précédentes, 56,3 % ont jugé que ces visites n’étaient pas nécessaires et 30,8 % ont indiqué que le principal obstacle à la consultation était le coûtNote 62 . La prise en compte des caractéristiques sociodémographiques a révélé que les personnes âgées ayant une assurance étaient plus de deux fois plus susceptibles d’avoir consulté un professionnel des soins dentaires au cours des 12 mois précédents (rapports de cotes corrigés [RC] : 2,27; intervalle de confiance de 95 % [IC] : 2,03 à 2,54) et moins susceptibles d’éviter ces visites en raison du coût (RC : 0,18; IC de 95 % : 0,12 à 0,28), comparativement à leurs homologues sans assurance.

De même, l’Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes de 2019 a révélé que les enfants et les jeunes bénéficiant d’une assurance dentaire étaient presque trois fois plus susceptibles (RC : 2,94; IC de 95 % : 2,60 à 3,33) d’avoir consulté un professionnel des soins dentaires au cours des 12 mois précédents que les enfants et les jeunes n’en bénéficiant pasNote 63. Le fait d’avoir une assurance dentaire (RC : 0,19; IC à 95 % : 0,16 à 0,21) protégeait contre les obstacles à la consultation d’un professionnel des soins dentaires en raison du coût.

Graphique 5.0 Proportion de Canadiens qui ont visité un professionnel de la santé buccodentaire au cours des 12 mois précédents et qui avaient une assurance dentaire, selon le groupe d’âge, 2023 à 2024

Tableau de données du graphique 5.0
Tableau de données du graphique 5.0 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 5.0 Visite chez un professionnel des soins dentaires au cours des 12 mois précédents, Assurance dentaire, Intervalle de confiance de 95% et Pourcentage, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Visite chez un professionnel des soins dentaires au cours des 12 mois précédents Assurance dentaire
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à
Notes : Les estimations excluent les personnes vivant dans les territoires. Les visites chez un professionnel des soins dentaires incluent les visites chez tout professionnel de la santé buccodentaire, notamment les dentistes, les denturologistes, les hygiénistes dentaires et tout autre spécialiste dentaire. L’assurance dentaire est définie comme le fait que la totalité ou une partie des frais dentaires des répondants soient couverts par un régime d’assurance ou un programme gouvernemental. L’assurance privée comprend les régimes offerts par un employeur (dont les régimes qui sont partiellement payés ou parrainés par un employeur), les régimes privés (dont les régimes achetés personnellement) et les régimes offerts par un collège ou une université. L’assurance publique comprend les régimes payés par le gouvernement (p. ex. les programmes de soins dentaires pour les enfants ou pour les personnes âgées, la Régie de l’assurance maladie du Québec et le Programme des services de santé non assurés pour les Premières Nations et les Inuit, qui comprend les personnes vivant dans des réserves et hors réserve).
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la santé buccodentaire, 2023 à 2024.
Total, tous
les âges
72,2 70,9 73,5 65,6 64,2 66,9
0 à 5 ans 51,8 47,8 55,8 82,7 79,0 85,9
6 à 11 ans 88,6 86,2 90,6 78,8 75,3 82,0
12 à 17 ans 87,6 85,1 89,7 76,9 73,7 79,9
18 à 34 ans 67,5 63,3 71,4 67,3 63,2 71,3
35 à 49 ans 74,6 72,1 77,0 75,3 72,8 77,6
50 à 64 ans 76,7 74,6 78,7 70,1 67,8 72,3
65 à 79 ans 69,5 67,6 71,2 38,0 36,1 40,0
80 ans et plus 55,1 51,6 58,5 25,1 22,3 28,2

Comportements liés à la santé buccodentaire

Une bonne hygiène buccale, y compris le brossage régulier des dents et l’utilisation de la soie dentaire, peut aider à prévenir la carie dentaire et l’inflammation des gencivesNote 65. Selon les résultats de l’ECSB de 2023 à 2024, environ 7 Canadiens sur 10 (70,5 %) [tous âges confondus] ont déclaré brosser leurs dents ou nettoyer leurs prothèses dentaires au moins deux fois par jour, tandis que 3 Canadiens sur 10 (30,0 %) ont déclaré utiliser la soie dentaire au moins cinq fois par semaine. Un plus grand nombre de femmes que d’hommes ont déclaré brosser leurs dents au moins deux fois par jour (76,2 % par rapport à 64,6 %) et utiliser la soie dentaire au moins cinq fois par semaine (34,1 % par rapport à 25,8 %).

Problèmes buccodentaires

Les problèmes buccodentaires peuvent avoir une incidence considérable sur le quotidien des gens en diminuant leur qualité de vieNote 58. Le fait de souffrir de douleurs buccales sur une période prolongée peut entraîner des problèmes fonctionnels et psychologiques. De plus, le fait d’éviter de manger certains aliments en raison de douleur ou d’autres problèmes buccodentaires peut entraîner une diminution globale de la nourriture ingérée et mener à une perte de poids, à l’insomnie, à l’irritabilité et à une faible estime de soi. Les problèmes buccodentaires peuvent aussi occasionner une perte de temps et nuire à la productivité à l’école ou au travailNote 66.

Selon les résultats de l’ECSB de 2023 à 2024, un peu plus de 1 Canadien sur 4 (26,4 %) avait des problèmes buccodentaires « parfois ou souvent » au cours des 12 mois précédents, y compris une douleur buccodentaire persistante ou continue (21,6 %) ou le fait d’éviter de manger certains aliments (15,6 %)Note 65.

Les problèmes buccodentaires étaient plus répandus chez les femmes (29,0 %) que chez les hommes (23,8 %) et chez les personnes de 65 à 79 ans (35,3 %) que chez celles de 18 à 34 ans (26,3 %)Note 65. Les enfants de 0 à 5 ans (9,4 %) et de 6 à 11 ans (15,3 %), ainsi que les jeunes de 12 à 17 ans (15,3 %), étaient proportionnellement moins nombreux que les personnes de 18 à 34 ans à avoir souffert « parfois ou souvent » de problèmes buccodentaires.

Un pourcentage plus élevé de personnes ayant une incapacité (46,2 %) que de personnes n’ayant pas d’incapacité (23,8 %) ont déclaré avoir des problèmes buccodentaires (graphique 5.1).

Édentement

La perte de toutes les dents naturelles (qu’on appelle aussi l’absence de dents ou l’édentement) peut entraîner des changements sur le plan des habitudes alimentaires, une carence nutritive, une perte de poids involontaire et des difficultés d’élocutionNote 67. Elle augmente également le risque de maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires et le diabète, qui ont une incidence importante sur la santé et le bien-être en général si elles ne sont pas traitées.

Dans l’ensemble, les résultats de l’ECSB de 2023 à 2024 ont révélé que 4,4 % des Canadiens de 18 ans et plus avaient perdu toutes leurs dents naturellesNote 65. L’édentement était plus fréquent chez les personnes dont la dernière visite chez un dentiste remontait à plus d’un an (10,0 %) que chez celles ayant consulté un dentiste au cours de l’année précédente (1,8 %). Le taux d’édentement augmente avec l’âge. Un pourcentage plus élevé d’adultes de 65 à 79 ans (10,7 %) et de 80 ans et plus (24,6 %) que d’adultes de 18 à 34 ans (1,6 %) ont déclaré être édentés.

L’édentement varie d’une province à l’autre. Proportionnellement plus d’adultes vivant au Québec (8,3 %), au Nouveau-Brunswick (6,6 %), en Saskatchewan (5,6 %), en Nouvelle-Écosse (5,4 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (5,3 %) que d’adultes vivant en Ontario (2,9 %) ont déclaré ne plus avoir de dents naturellesNote 65. L’édentement était également plus répandu chez les personnes vivant en région rurale (8,3 %) que chez celles vivant dans des centres de population (3,9 %).

Un pourcentage plus élevé de personnes ayant une incapacité (11,3 %) que de personnes n’ayant pas d’incapacité (3,5 %) ont déclaré être édentées. Plus particulièrement, parmi les adultes de 65 à 79 ans, le taux d’édentement était presque 7 points de pourcentage plus élevé chez les personnes ayant une incapacité (16,1 %) que chez celles n’en ayant pas (9,5 %).

Graphique 5.1 Problèmes buccodentaires au cours des 12 mois précédents et absence de dents naturelles chez les Canadiens, selon le statut d’incapacité, 2023 à 2024

Tableau de données du graphique 5.1
Tableau de données du graphique 5.1 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 5.1 Absence de dents naturelles, Intervalle de confiance de 95%, Pourcentage et Problèmes buccodentaires au cours des 12 mois précédents, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Problèmes buccodentaires au cours des 12 mois précédents Absence de dents naturelles
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à
Notes : Les estimations excluent les personnes vivant dans les territoires. Les personnes ayant déclaré avoir des problèmes buccodentaires au cours des 12 mois précédents incluent celles ayant indiqué avoir de la douleur persistante ou continue dans la bouche ou avoir à éviter de manger certains aliments. Les personnes ayant une incapacité, tel qu’il est défini par l’Enquête canadienne sur l’incapacité, sont des personnes qui ont une difficulté ou une condition à long terme liée à la vision, à l’ouïe, à la mobilité, à la flexibilité, à la dextérité, à la douleur, à l’apprentissage, au développement, à la mémoire ou aux troubles liés à la santé mentale qui limitent leurs activités quotidiennes à l’intérieur ou à l’extérieur du domicile, comme à l’école, au travail ou dans la communauté en général.
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la santé buccodentaire, 2023 à 2024.
Population totale 26,4 25,2 27,6 4,4 4,0 4,9
Personnes ayant une incapacité 46,2 42,4 50,1 11,3 9,4 13,6
Population sans incapacité 23,8 22,6 25,1 3,5 3,1 3,9

Pleins feux sur la santé buccodentaire des enfants autochtones

Les services de soins dentaires sont particulièrement importants pour prévenir la carie dentaire pouvant mener à de la douleur et à des infections chez les enfants, ce qui peut aussi nuire à l’élocution et à l’image de soi. Les enfants autochtones subissent des inégalités en matière de santé buccodentaire en raison d’obstacles liés à l’accessibilité, à la disponibilité et à l’abordabilité contre lesquels luttent des programmes visant à éliminer les disparitésNote 68.

Selon une étude alimentée par les données de l’Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA) de 2022, un pourcentage semblable d’enfants autochtones de 1 à 5 ans (86,2 % des enfants des Premières Nations vivant hors réserve, 87,7 % des enfants métis et 75,2 % des enfants inuits) avaient consulté un professionnel des soins dentaires au cours des 12 mois précédents pour un examen ou un nettoyage, comparativement à leurs homologues de 6 à 14 ans (86,1 % des enfants des Premières Nations vivant hors réserve, 89,2 % des enfants métis et 80,0 % des enfants inuits) [graphique 5.2]Note 26. Cependant, parmi les enfants des Premières Nations vivant hors réserve et les enfants métis, ceux plus âgés étaient plus nombreux que les moins âgés à avoir consulté un professionnel au cours de l’année précédente pour un mal de dents ou une carie.

Graphique 5.2 Proportion d’enfants autochtones qui ont visité un professionnel de la santé buccodentaire au cours des 12 mois précédents, selon l’identité autochtone et le groupe d’âge, 2022

Tableau de données du graphique 5.2
Tableau de données du graphique 5.2 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 5.2 Métis, Membres des Premières Nations vivant hors réserve, Inuit, Pourcentage et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Membres des Premières Nations vivant hors réserve Métis Inuit
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à
Notes : La question concernant une visite chez un professionnel des soins dentaires au cours des 12 mois précédents a été posée aux personnes ayant déclaré avoir déjà consulté un professionnel de soins dentaires. Les barres d’erreurs représentent des intervalles de confiance de 95 %.
Source : Statistique Canada, Enquête auprès des peuples autochtones, 2022.
Enfants de 1 à 5 ans  
Au cours des 12 mois précédents, a consulté un professionnel des soins dentaires pour un examen ou un nettoyage 86,2 84,0 88,2 87,7 84,9 90,1 75,2 69,1 80,4
Au cours des 12 mois précédents, a consulté un professionnel des soins dentaires pour un mal de dents ou une carie 35,7 32,6 38,9 23,5 20,4 27,0 50,9 44,4 57,3
Enfants de 6 à 14 ans  
Au cours des 12 mois précédents, a consulté un professionnel des soins dentaires pour un examen ou un nettoyage 86,1 84,0 87,9 89,2 86,9 91,1 80,0 75,4 83,8
Au cours des 12 mois précédents, a consulté un professionnel de soins dentaires pour un mal de dents ou une carie 42,8 40,1 45,5 41,5 38,5 44,6 46,5 41,0 52,2

Le graphique 5.3 montre que 23,7 % des enfants des Premières Nations vivant hors réserve, 11,9 % des enfants métis et 42,2 % des enfants inuits de 1 à 5 ans avaient des dents atteintes par la carie de la petite enfanceNote 26. Une proportion plus élevée d’enfants des Premières Nations vivant hors réserve (36,5 %) et d’enfants métis (28,2 %) de 6 à 14 ans avaient des dents atteintes par la carie de la petite enfance, comparativement à leurs homologues plus jeunes, âgés de 1 à 5 ans.

Graphique 5.3 Caries pendant la petite enfance, selon l’identité autochtone et le groupe d’âge, Canada, 2022

Tableau de données du graphique 5.3
Tableau de données du graphique 5.3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 5.3 Dents traitées contre la carie de la petite enfance, Dents atteintes par la carie de la petite enfance, Enfants de 1 à 5 ans, Intervalle de confiance de 95%, Pourcentage et Enfants de 6 à 14 ans, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Enfants de 1 à 5 ans Enfants de 6 à 14 ans
Dents atteintes par la carie de la petite enfance Dents traitées contre la carie de la petite enfance Dents atteintes par la carie de la petite enfance Dents traitées contre la carie de la petite enfance
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à de à
Note : Les barres d’erreur représentent un intervalle de confiance de 95 %. On a demandé à la personne qui connaissait le mieux le répondant : « Les dents de l’enfant ont-elles été affectées (ou traitées) par des caries de la petite enfance ? » Il s’agit d’un problème de santé chronique qui survient chez les enfants âgés de moins de 6 ans, lorsqu’une ou plusieurs dents primaires sont cariées, manquantes ou présentent des surfaces dentaires obturées. La carie du biberon est un exemple de carie de la petite enfance.
Source : Statistique Canada, Enquête auprès des peuples autochtones, 2022.
Membres des Premières Nations vivant hors réserve 23,7 21,4 26,0 20,2 18,2 22,4 36,5 34,0 39,2 43,1 40,5 45,7
Métis 11,9 10,0 14,2 11,9 9,9 14,2 28,2 25,6 31,1 35,1 32,3 38,0
Inuit 42,2 37,6 46,9 29,8 25,5 34,5 40,2 34,6 46,1 46,7 41,1 52,3

En 2022, les données de l’EAPA ont révélé que 15,6 % des enfants inuits de 1 à 14 ans avaient besoin de soins dentaires au cours des 12 mois précédents, mais ne les avaient pas reçus; les besoins insatisfaits en matière de soins dentaires étaient plus élevés chez les enfants inuits vivant dans l’Inuit Nunangat (20,3 %) que chez ceux vivant hors de l’Inuit Nunangat (4,2 %). Par ailleurs, les besoins en soins dentaires n’ont pas été satisfaits chez 6,1 % des enfants des Premières Nations vivant hors réserve et 5,5 % des enfants métis. Le coût, le manque de disponibilité des services au moment requis ou dans une région précise et la pandémie de COVID‑19 constituaient les principales raisons évoquées par les parents d’enfants autochtones de 14 ans et moins pour expliquer les besoins insatisfaits en matière de soins dentaires.

Selon les résultats de l’EAPA de 2022, lors de leur plus récente visite chez un professionnel des soins dentaires, la plupart des enfants des Premières Nations vivant hors réserve (57,0 %) et des enfants inuits (82,1 %) ont eu recours aux programmes gouvernementaux, y compris le programme des services de santé non assurés (SSNA), pour couvrir les frais dentaires. Étant donné que les Métis ne sont pas admissibles aux SSNA, la proportion d’enfants pour qui un programme gouvernemental a servi à couvrir les frais de visite chez le dentiste était beaucoup plus faible (21,6 %). La majorité des enfants métis (70,2 %) avaient une assurance privée, comparativement à moins de la moitié des enfants des Premières Nations vivant hors réserve (43,4 %) et à encore moins d’enfants inuits (18,6 %). Pour 21,5 % des enfants des Premières Nations vivant hors réserve, 32,5 % des enfants métis et 8,9 % des enfants inuits, les frais liés aux services de soins dentaires étaient payés directement. Pour moins d’un quart (21,5 %) des enfants des Premières Nations vivant hors réserve, 32,5 % des enfants métis et 8,9 % des enfants inuits, les frais dentaires ont été déboursés directement.

6.0 Maladies infectieuses

Les maladies infectieuses sont causées par des microorganismes pathogènes, comme les bactéries, les virus, les parasites ou les champignons. Ces microorganismes peuvent se propager dans l’environnement ou être transmis directement ou indirectement d’une personne à une autre, ce qui cause une maladie. Les facteurs associés aux maladies infectieuses sont variés et incluent l’assainissement de l’eau et son approvisionnement, les changements environnementaux et climatiques, l’éducation, l’agriculture, le commerce, le tourisme, le transport, le développement industriel et le logementNote 69. Le présent rapport traite surtout des infections à la COVID-19.

Principaux résultats

  • À compter de juin 2023, environ 2 adultes canadiens sur 3 (64,4 %) ont déclaré avoir eu au moins un cas confirmé ou soupçonné de COVID-19. Un grand nombre d’entre eux avaient été infectés plus d’une fois depuis le début de la pandémie.
  • Certains groupes racisés affichaient des proportions plus élevées de personnes ayant déclaré de multiples infections à la COVID-19, dont les Canadiens noirs, qui étaient les plus touchés à cet égard.
  • Environ 3,5 millions d’adultes canadiens ont déclaré avoir des symptômes de COVID-19 de longue durée (11,7 %). Parmi ceux-ci, 2,1 millions (6,8 %) présentaient encore des symptômes en juin 2023, et près de la moitié (49,7 %) ont déclaré que leurs symptômes ne s’étaient pas améliorés au fil du temps.
  • Plus de 1 Canadien sur 5 (22,3 %) présentant des symptômes de COVID-19 de longue durée qui étaient aux études ou occupaient un emploi ont manqué des jours d’école ou de travail. En moyenne, le nombre d’absences s’établissait à 24 jours.
  • Environ 40 % des personnes présentant des symptômes de longue durée ont éprouvé des difficultés à accéder aux soins de santé dont elles avaient besoin.

Taux d’infection à la COVID-19

Selon une étude utilisant les données de l'enquête canadienne sur la santé et les anticorps contre la COVID-19, le pourcentage d'adultes canadiens ayant obtenu un résultat positif au test COVID-19 ou ayant soupçonné une infection est passé de 38,7 % pendant l'été 2022 à 64,4 % en juin 2023Note 70. À cette date, 44,6 % des Canadiens avaient contracté une infection, 14,4 % en avaient contracté deux et 5,4 % en avaient contracté trois ou plus.

Le saviez-vous?

Ces chiffres sont probablement une sous-estimation du nombre réel d’infections, car les gens ne sont pas toujours conscients d’avoir été infectés. Selon les résultats du deuxième cycle de l’Enquête canadienne sur la santé et les anticorps contre la COVID‑19, près de la moitié des Canadiens qui avaient des anticorps provenant d’une infection précédente n’avaient pas obtenu un résultat positif à un test de COVID-19 ou soupçonné avoir été infectésNote 71.

Les adultes de 65 ans et plus étaient proportionnellement moins nombreux (2,3 %; ce pourcentage doit être utilisé avec prudence) que les adultes de 18 à 34 ans (6,7 %) et ceux de 35 à 49 ans (8,2 %) à déclarer avoir contracté trois infections ou plus (graphique 6.0)Note 70. Les femmes étaient plus nombreuses que les hommes à déclarer avoir déjà contracté la COVID-19, mais, parmi les personnes ayant contracté la maladie, autant de femmes que d’hommes ont déclaré avoir eu de multiples infections.

Graphique 6.0 Nombre d’infections à la COVID-19 autodéclarées, selon le groupe d’âge, juin 2023

Tableau de données du graphique 6.0
Tableau de données du graphique 6.0 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 6.0 Une infection, Intervalle de confiance de 95%, Pourcentage, Trois infections ou plus, Deux infections et Aucune infection, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Trois infections ou plus Deux infections Une infection Aucune infection
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à de à
Notes : En raison de l’arrondissement, certaines sommes ne correspondent pas au total. L’estimation correspondant à trois infections ou plus chez les personnes de 65 ans et plus doit être interprétée avec prudence.
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la santé et les anticorps contre la COVID-19 — Questionnaire de suivi, 2023.
18 à 34 ans 6,7 5,0 9,1 18,0 14,8 21,7 46,4 42,0 50,9 28,8 24,9 33,2
35 à 49 ans 8,2 6,2 10,8 19,6 16,9 22,7 46,0 42,3 49,7 26,2 23,0 29,7
50 à 64 ans 4,0 3,0 5,4 12,2 10,3 14,3 45,9 42,8 49,1 37,9 34,7 41,2
65 ans et plus 2,3 1,6 3,3 6,9 5,6 8,5 39,6 36,8 42,4 51,2 48,2 54,2

La déclaration de réinfections variait aussi selon l’appartenance à un groupe racisé. Les Canadiens noirs (30,3 %) étaient proportionnellement plus nombreux que les Canadiens d’origine latino-américaine (21,7 %), chinoise (18,3 %), philippine (17,9 %), arabe (12,1 %) et asiatique occidentale (9,1 %) à déclarer avoir contracté de multiples infectionsNote 70.

Le saviez-vous?

Les Autochtones ont trouvé des solutions novatrices pour protéger les personnes vulnérables à une grave infection à la COVID-19, prévenir la propagation du virus et réduire l’isolement social, tout en assurant un engagement culturel continuNote 72Note 73Note 74. Ces efforts se sont heurtés à des inégalités structurelles historiques et persistantes, comme le surpeuplement des maisons, le manque d’accès à l’eau potable, le nombre insuffisant d’établissements médicaux pour traiter les personnes infectées, les obstacles à l’accès aux soins de santé et à Internet, et le lourd fardeau lié à diverses maladies chroniquesNote 72Note 75. Pour renforcer ces efforts, le gouvernement et les organismes offrant des services ont assuré l’accès à de l’équipement de protection individuelle et à des vaccins, la priorité étant accordée aux communautés autochtonesNote 76. Malgré ces efforts, les personnes autochtones ont tout de même connu des taux plus élevés d’infections (y compris de graves infections), d’hospitalisations, d’admissions aux soins intensifs et de décès, comparativement aux personnes non autochtonesNote 77Note 78.

Symptômes de COVID-19 de longue durée

En juin 2023, 19,0 % des adultes canadiens qui avaient été infectés à la COVID-19 ont déclaré des symptômes qui persistaient trois mois ou plus après l’infectionNote 70, ce qui représente 11,7 % de la population adulte totale, soit 3,5 millions de personnes dans les 10 provinces canadiennes. Le fardeau était considérable : 6,8 % de tous les adultes au Canada, soit 2,1 millions de personnes, étaient aux prises avec ces symptômes de longue durée66. Les symptômes les plus souvent déclarés étaient la fatigue (65,5 %), le brouillard au cerveau (39,0 %) et l’essoufflement (28,0 %).

Certaines personnes étaient plus susceptibles d’avoir des symptômes de COVID-19 de longue durée. La proportion de celles qui ont déclaré présenter de tels symptômes était plus élevée chez les adultes ayant une incapacité que chez ceux n’ayant pas d’incapacité (26,8 % par rapport à 18,3 %). De même, les adultes qui étaient atteints d’au moins une maladie chronique avant la pandémie étaient proportionnellement plus nombreux que ceux n’ayant pas de maladie chronique (24,7 % par rapport à 14,0 %) à faire état de symptômes de COVID-19 de longue durée.

Parmi les Canadiens dont les symptômes de COVID-19 persistaient, environ 70,0 % ont déclaré ressentir ces symptômes chaque jour ou presque pendant leurs périodes les plus difficiles. De plus, 21,7 % ont indiqué qu’ils étaient souvent ou toujours limités dans leurs activités quotidiennes en raison de ces symptômes. Dans l’ensemble, 49,7 % des personnes présentant des symptômes persistants ont déclaré n’avoir constaté aucune amélioration au fil du temps.

Le graphique 6.1 montre que les femmes étaient moins nombreuses que les hommes à déclarer que leurs symptômes de COVID-19 de longue durée s’étaient dissipés (33,0 % par rapport à 53,1 %), et que les femmes étaient susceptibles de ressentir des symptômes pendant plus longtemps.

Graphique 6.1 Durée des symptômes chez les personnes ayant déclaré des symptômes à long terme liés à la COVID-19, selon le sexe à la naissance, juin 2023

Tableau de données du graphique 6.1
Tableau de données du graphique 6.1 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Durée des symptômes à long terme (titres de rangée) et Intervalle de confiance de 95%, Hommes, Pourcentage et Femmes, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Durée des symptômes à long terme Hommes Femmes
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à
Note : En raison de l’arrondissement, certaines sommes ne correspondent pas au total.
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la santé et les anticorps contre la COVID-19 — Questionnaire de suivi,
Moins de six mois 51,8 43,1 60,3 36,0 30,3 42,1
Six mois à moins d’un an 25,0 19,0 32,1 33,2 27,7 39,3
Un an ou plus 23,3 17,1 30,8 30,8 25,6 36,6

Incidence sur l’assiduité scolaire et professionnelle

Les symptômes de COVID-19 de longue durée ont eu une incidence sur les moyens de subsistance de nombreuses personnes au Canada, ainsi que sur leur éducationNote 70. Parmi les adultes canadiens qui ont éprouvé des symptômes de longue durée et qui occupaient un emploi ou étaient aux études, 22,3 % ont manqué en moyenne 24 jours d’école ou de travail. Ce sont 600 000 Canadiens qui, au total, ont dû s’absenter environ 14,5 millions de jours.

Parmi les employés adultes présentant des symptômes de COVID-19 de longue durée, 5,3 % ont fait une demande de prestations d’invalidité ou d’indemnités pour accidents du travail en raison de leurs symptômes, et 93,8 % de ceux ayant soumis une telle demande ont reçu des prestations ou une indemnité. Les secteurs les plus courants au sein desquels les travailleurs canadiens ont présenté des symptômes de longue durée étaient les soins de santé et l’assistance sociale (17,5 %), les services professionnels, scientifiques et techniques (17,1 %) et les services d’enseignement (10,3 %).

En date de juin 2023, environ 100 000 adultes canadiens n’étaient pas en mesure de retourner au travail ou à l’école en raison de symptômes de COVID-19.

Accès difficile aux services de soins de santé

En date de juin 2023, 46,9 % des adultes canadiens ayant déclaré avoir présenté des symptômes de COVID-19 de longue durée ont également indiqué avoir consulté un fournisseur de soins de santé à ce sujetNote 70. Les médecins de famille et les infirmières et infirmiers praticiens étaient les principaux points de contact, avec 82,8 % des personnes qui ont cherché à obtenir des services de soins de santé ayant consulté l’un de ces professionnels. Les autres fournisseurs ou services de soins de santé les plus fréquemment consultés pour des symptômes de longue durée incluaient les médecins spécialistes (20,0 %), les pharmaciens (18,7 %) et les services d’urgence (17,0 %). En moyenne, les personnes ayant cherché à obtenir des services de soins de santé pour des symptômes de longue durée ont utilisé deux services différents.

D’après les résultats de l’Enquête canadienne sur la santé et les anticorps contre la COVID-19 — Questionnaire de suivi, 39,7 % des personnes ayant consulté un fournisseur de soins de santé ont fait état d’au moins une difficulté à accéder aux services. Parmi les 800 000 Canadiens ayant éprouvé des difficultés, 1 personne sur 5 n’a pas reçu le service dont elle avait besoin pour cette raison. Les problèmes les plus courants étaient les longs délais d’attente entre la prise de rendez-vous et l’obtention des services (49,4 %), l’annulation ou le report de rendez-vous en raison de la pandémie (39,6 %), et la difficulté à obtenir un aiguillage vers un médecin spécialiste (35,2 %). La consultation d’un professionnel de soins de santé n’assure pas toujours la réception du traitement adéquat. En effet, 66,4 % des personnes présentant des symptômes de COVID-19 de longue durée estimaient ne pas avoir reçu le traitement, service ou soutien requis. Parmi les adultes canadiens nécessitant des soins de santé pour traiter des symptômes de longue durée, 12,5 % ont déclaré avoir reçu un traitement complet. Par ailleurs, 5,7 % des personnes éprouvant toujours des symptômes en date de juin 2023 avaient reçu un diagnostic de syndrome post-COVID-19.

Le saviez-vous?

Il est bien documenté que les enfants autochtones sont plus exposés à des problèmes respiratoires graves liés aux déterminants sociaux de la santé, notamment dans les maisons surpeuplées où la ventilation est mauvaise et où des réparations majeures sont nécessairesNote 79Note 80. Selon les données de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2022, 7,1 % des enfants des Premières Nations vivant hors réserve, 8,3 % des enfants métis et 6,5 % des enfants inuits de 1 à 14 ans ont été diagnostiqués d’une infection respiratoire comme la tuberculose, la pneumonie, le virus respiratoire syncytial ou la bronchiolite au cours des 12 mois précédentsNote 26. L’infection respiratoire était plus fréquente chez les enfants autochtones de 1 à 5 ans (12,7 %) que chez ceux de 6 à 14 ans (5,2 %), à l’exclusion des enfants vivant dans des réserves. La prévention, le diagnostic et le traitement des affections pulmonaires sont essentiels à la santé des enfants dans l’immédiat et à long terme.

7.0 Mortalité

La version antérieure du rapport La santé de la population canadienne présentait les taux de mortalité bruts de 2000 à 2020. Bien que ces données permettent de déterminer l’incidence des décès annuels, elles ne sont pas idéales pour faire des comparaisons d’une année à l’autreNote 81. Dans le présent rapport, on trouve les taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) (normalisés en fonction de la population canadienne de 2021). Les TMNA éliminent les effets des différences dans la structure par âge de la population, ce qui permet de meilleures comparaisons au fil du temps.

Principaux résultats

  • Le taux de mortalité normalisé selon l’âge (toutes les causes de décès) a suivi une tendance générale à la baisse de 2000 à 2019, mais a augmenté brusquement en 2020, année au cours de laquelle la pandémie de la COVID-19 a atteint le Canada. De 2020 à 2021, le TMNA a diminué, mais a fluctué depuis.
  • Le cancer et les maladies du cœur sont demeurés les deux principales causes de décès au Canada, 43,7 % des décès leur étant attribuables en 2023.
  • Le nombre de décès liés à la COVID-19 a augmenté, passant de 14 617 décès en 2021 à 19 906 en 2022, soit le nombre de décès le plus élevé enregistré depuis le début de la pandémie. En 2023, ce nombre a toutefois diminué de 60 % pour s’établir à 7 963 décès.

Taux de mortalité normalisé selon l’âge

Une baisse générale du TMNA a été observée de 2000 (1033,7 décès pour 100 000 personnes) à 2019 (786,3 décès pour 100 000 personnes) [graphique 7.0]Note 82. Cependant, en 2020, année au cours de laquelle la pandémie de COVID-19 a frappé le Canada, le TMNA a enregistré une augmentation marquée (829,6 décès pour 100 000 personnes). De 2020 à 2021, le TMNA a diminué (819,1 décès pour 100 000 personnes), mais il a fluctué depuis.

De 2000 à 2023, le TMNA était systématiquement plus élevé chez les hommes que chez les femmes (graphique 7.0).

Graphique 7.0 Taux de mortalité normalisé selon l’âge pour 100 000 personnes, selon le sexe à la naissance, 2000 à 2022

Tableau de données du graphique 7.0
Tableau de données du graphique 7.0
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 7.0 Les deux sexes, Hommes et Femmes, calculées selon taux de mortalité normalisé selon l’âge pour 100 000 personnes unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Les deux sexes Hommes Femmes
taux de mortalité normalisé selon l’âge pour 100 000 personnes
Source : Statistique Canada, tableau 13-10-0932-01 — Décès et taux de mortalité (normalisation selon l’âge utilisant la population de 2021), selon certains groupes de causes.
2000 1033,7 1304,7 844,8
2001 1012,6 1273,7 830,7
2002 1002,7 1252,8 828,2
2003 985,3 1229,0 813,1
2004 960,9 1190,2 797,4
2005 947,6 1169,2 788,9
2006 908,4 1120,2 756,4
2007 910,4 1117,7 758,8
2008 897,3 1102,8 748,4
2009 871,1 1067,5 727,5
2010 850,7 1036,9 713,2
2011 837,0 1016,4 703,0
2012 821,7 997,8 689,5
2013 817,2 986,0 688,5
2014 815,1 982,6 685,7
2015 812,9 974,3 687,4
2016 798,0 956,5 673,5
2017 808,8 972,2 679,4
2018 808,8 966,9 681,7
2019 786,3 942,6 660,8
2020 829,6 1000,0 691,8
2021 819,1 993,0 676,5
2022 857,6 1033,7 714,5
2023 807,6 964,5 678,0

Principales causes de décès

Au Canada, le cancer et les maladies du cœur sont demeurés les principales causes de décès, représentant ensemble 43,7 % des décès en 2023, en hausse par rapport à 42,4 % en 2022.

Les autres causes majeures de décès en 2023 incluaient les accidents (blessures involontaires), les maladies cérébrovasculaires (AVC), les maladies chroniques des voies respiratoires inférieures, la COVID-19, le diabète sucré, la grippe et la pneumopathie, la maladie d'Alzheimer ainsi que les maladies chroniques du foie et la cirrhose (tableau 7.0). Au total, 221 147 décès, ou 67,8 % de l’ensemble des décès, étaient attribuables à ces 10 causes (y compris le cancer et les maladies du cœur).

Les décès liés à la COVID-19 ont augmenté, passant de 14 617 décès en 2021 à 19 906 décès en 2022, soit le plus haut nombre de décès depuis le début de la pandémie. Même si, en 2023, les décès liés à la COVID-19 ont diminué de 60 % (7 963 décès), le virus a continué d’avoir une incidence disproportionnée sur les personnes plus âgées. Environ 7 décès attribuables à la COVID-19 sur 10 (69 %) sont survenus chez les personnes de 80 ans ou plus, alors qu’un quart des décès sont survenus chez les personnes de 65 à 79 ans.

Le nombre de personnes décédées de la grippe ou d’une pneumopathie a augmenté, passant de 4 139 décès en 2021 à 6 363 décès en 2023. En 2021, les décès causés par ces maladies ont affiché le plus bas niveau jamais enregistré, ce qu’expliquent en grande partie les mesures de santé publique mises en place pour réduire la transmission de la COVID-19.

Tableau 7.0
Les dix principales causes de décès au Canada, 2023 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Rang des principales causes de décès (titres de rangée) et , calculées selon (figurant comme en-tête de colonne).
Rang des principales causes de décès Tableau 7.0 Note 1 Principales causes de décès (CIM-10) Tableau 7.0 Note 2 Nombre de décès
Note 1

Le classement par rang des principales causes de décès repose sur le nombre de décès.

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Note 2

Organisation mondiale de la santé (OMS), Classification statistique internationale des maladies et des problèmes connexes, 10e révision (CIM-10).

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Note : Les données sur les décès au Yukon en 2023 sont comprises.
Source : Statistique Canada. Tableau 13-10-0933-01 Principales causes de décès, population totale (normalisation selon l'âge utilisant la population de 2021)
1 Tumeurs malignes (cancer) [C00-C97] 84 629
2 Maladies du cœur [I00-I09, I11, I13, I20-I51] 57 890
3 Accidents (blessures involontaires) [V01-X59, Y85-Y86] 20 597
4 Maladies cérébrovasculaires [I60-I69] 13 833
5 Maladies chroniques des voies respiratoires inférieures [J40-J47] 12 994
6 COVID-19 [U07.1, U07.2, U10.9] 7 963
7 Diabète sucré [E10-E14] 7 273
8 Grippe et pneumopathie [J09-J18] 6 363
9 Maladie d’Alzheimer [G30] 5 231
10 Maladies chroniques du foie et cirrhose [K70, K73-K74] 4 374

Le saviez-vous?

Une étude récente a révélé que le TMNA était 4,5 fois plus élevé chez les membres des Premières Nations que chez les personnes non autochtonesNote 28. Les taux de mortalité liés à la COVID-19 étaient cinq fois plus élevés chez les femmes des Premières Nations et deux fois plus élevés chez les femmes métisses que chez leurs homologues non autochtones. Une proportion plus élevée de décès liés à la COVID-19 a été observée chez les membres des Premières Nations et les Métis qui présentaient au moins trois comorbidités. Une analyse plus poussée a été menée sur les divers déterminants sociaux de la santé qui sont associés à la mortalité attribuable à la COVID-19. Elle a montré que les logements de taille et de qualité inadéquates ainsi qu’un revenu plus faible constituaient des facteurs de risque de mortalité attribuable à la COVID-19 chez les membres des Premières Nations et les Métis vivant dans des logements privés.


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