La santé de la population canadienne
Comportements influant sur la santé

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8.0 Comportements influant sur la santé

Principaux résultats

  • En 2023, 21,6 % des Canadiens de 18 ans et plus vivant dans les provinces ont déclaré manger des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour, une proportion qui n’a pas changé par rapport à 2021.
  • Une plus forte proportion de femmes (25,8 %) que d’hommes (17,3 %) ont déclaré manger des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour en 2023, et ce, dans tous groupes d’âge.
  • La proportion d’adultes ayant déclaré manger des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour était moins élevée chez ceux du quintile de revenu inférieur (20,4 %), comparativement à ceux du quintile de revenu supérieur (22,8 %).
  • En 2022, 90,3 % des mères qui avaient eu un bébé au cours des cinq années précédentes ont commencé à allaiter ou donné du lait maternel à leur bébé et 36,4 % d’entre elles ont allaité exclusivement pendant au moins six mois.

Activité physique et sommeil

L’activité physique, le sommeil et la nutrition sont des piliers essentiels de la santé qui vont de pair pour améliorer le bien-être général. L’activité physique stimule la santé cardiovasculaire, renforce les muscles et améliore l’humeurNote 84 Un sommeil adéquat est essentiel pour la récupération, les fonctions cognitives et l’équilibre émotionnelNote 85. Une bonne nutrition fournit à l’organisme les vitamines et les minéraux nécessaires pour assurer un rendement optimal et une bonne fonction immunitaireNote 86.

En 2026, Statistique Canada publiera les tout premiers résultats sur la durée du sommeil mesurée directement au Canada. Les données sur le sommeil et l’activité physique sont recueillies à l’aide d’appareils appelés accéléromètres dans le cadre du cycle 7 de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santéNote 87.

Le saviez-vous?

S’appuyant sur des données tirées de six cycles de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (de 2007 à 2019), les chercheurs ont constaté que, même si 45 % des adultes canadiens accumulent les 150 minutes d’activité physique recommandées par semaine, certaines personnes présentent des facteurs de risque qui peuvent les empêcher de respecter la quantité d’activité physique recommandéeNote 88.

Par exemple, les femmes étaient moins actives que les hommes, peu importe l’âge, le revenu, le niveau de scolarité, la situation familiale et l’état de santé. Les adultes plus âgés étaient en général moins actifs que les adultes plus jeunes, mais les adultes plus âgés à faible revenu et à faible niveau de scolarité qui vivent seuls et qui fument étaient moins actifs que les adultes plus âgés qui ne présentaient pas ces facteurs de risque. Les jeunes Canadiens étaient plus actifs que les adultes plus âgés, mais ceux vivant avec des enfants dans le ménage étaient moins actifs que ceux vivant sans enfant.

Le saviez-vous?

Les données de l’Enquête sur la santé dans les Forces armées canadiennes de 2019 révèlent que moins de la moitié (42 %) des membres de la Force régulière ont déclaré dormir le nombre d’heures recommandé (de 7 à 10 heures)Note 89. Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de déclarer que la durée de leur sommeil se situe dans la fourchette recommandée (49 % par rapport à 40 %), mais elles étaient aussi plus susceptibles de déclarer avoir de la difficulté à s’endormir ou à rester endormies (32 % par rapport à 24 %) ou de trouver que le sommeil n’était pas réparateur (64 % par rapport à 58 %). La difficulté à rester éveillé était moins fréquemment signalée et ne différait pas entre les femmes (6 %) et les hommes (5 %).

Nutrition

Le maintien d’une alimentation riche en fruits et en légumes contribue à réduire le risque de maladies chroniques, comme l’hypertension et le diabète de type 2, ainsi qu’à réduire le risque de cancer et de maladies cardiovasculaires, qui sont deux des principales causes de décès au CanadaNote 90Note 91.

Le saviez-vous?

La consommation de fruits et de légumes fait partie du Cadre de qualité de vie pour le Canada, qui vise à mesurer ce qui compte le plus pour les Canadiens afin d’orienter la budgétisation et la prise de décisions fondées sur des données probantes à l’échelon fédéralNote 92.

De 2015 à 2021, on a observé un déclin du pourcentage d’adultes qui ont déclaré manger des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour, mais la proportion est demeurée stable de 2021 (21,8 %) à 2023 (21,6 %). En 2023, le pourcentage était plus élevé au Québec (27,1 %) et plus faible en Ontario (19,1 %) et dans les provinces de l’Atlantique (13,4 % à Terre-Neuve-et-Labrador, 14,7 % à l’Île-du-Prince-Édouard, 16,7 % en Nouvelle-Écosse et 16,8 % au Nouveau-Brunswick). La consommation variait également selon l’âge. En 2023, la proportion de personnes qui ont déclaré consommer des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour était la plus élevée chez les Canadiens de 65 ans et plus (24,5 %) et la moins élevée chez les jeunes adultes de 18 à 34 ans (17,6 %). Au sein de tous les groupes d’âge, un pourcentage plus élevé de femmes ont déclaré manger des fruits ou des légumes au moins cinq fois par jour (25,8 %), comparativement aux hommes (17,3 %) en 2023 (graphique 8.0).

Graphique 8.0 Canadiens de 18 ans et plus ayant déclaré manger des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour, selon le groupe d’âge et le genre, 2023

Tableau de données du graphique 8.0
Tableau de données du graphique 8.0 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 8.0 Hommes+, Femmes+, Intervalle de confiance de 95% et Pourcentage, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Hommes+ Femmes+
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations de la population totale. La catégorie « hommes+ » comprend les hommes ainsi que certaines personnes non binaires. La catégorie « femmes+ » comprend les femmes de même que certaines personnes non binaires.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2023.
Total, 18 ans et plus 17,3 16,5 18,1 25,8 25,0 26,5
18 à 34 ans 15,0 13,2 16,7 20,5 18,7 22,2
35 à 49 ans 18,2 16,6 19,8 27,3 25,6 29,1
50 à 64 ans 17,4 15,9 18,8 26,3 24,7 28,0
65 ans et plus 19,2 18,0 20,3 29,3 28,1 30,5

En 2023, le pourcentage d’adultes qui ont déclaré manger des fruits ou des légumes au moins cinq fois par jour était plus faible chez les Canadiens s’identifiant comme Sud-asiatiques (14,3 %), Chinois (19,9 %) et Asiatiques occidentaux (14,0 %) que chez les personnes non racisées (23,0 %).

La proportion d’adultes ayant déclaré manger des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour était moins élevée chez les adultes du quintile de revenu inférieur (20,4 %) comparativement à ceux du quintile de revenu supérieur (22,8 %). Cet écart s’est toutefois rétréci, la différence n’étant que de 3 points de pourcentage en 2023, comparativement à 5 points de pourcentage en 2021 (19,1 % par rapport à 24,0 %).

En 2023, un pourcentage plus élevé de non-immigrants (22,2 %) que d’immigrants (20,2 %) ont déclaré consommer des fruits et légumes au moins cinq fois par jour; ce même écart a été observé en 2021. Toutefois, en 2023, le pourcentage d’immigrants ayant déclaré manger des fruits ou des légumes au moins cinq fois par jour était plus élevé chez ceux qui ont été admis au Canada au cours des 10 années précédentes (17,0 %) que chez ceux admis depuis plus de 10 ans (21,7 %), alors qu’en 2021, aucune différence n’avait été observée entre les deux (19,3 % par rapport à 19,9 %).

Allaitement

Le lait maternel comporte de nombreux avantages : il est souvent facile à digérer et sa composition s’adapte pour répondre aux besoins nutritionnels du nourrisson pendant sa croissanceNote 93. L’allaitement maternel contribue également à la protection contre de nombreuses maladies infectieuses pendant la petite enfance et contre le syndrome de mort subite du nourrisson, en plus d’avoir un effet protecteur contre les cancers du sein et de l’ovaire chez la mère. Pour ces raisons, entre autres, Santé Canada et l’Organisation mondiale de la Santé recommandent exclusivement l’allaitement maternel pour les six premiers mois.

En 2022, 90,3 % des mères qui ont accouché au cours des cinq années précédentes ont commencé à allaiter ou ont donné du lait maternel à leur bébé (p. ex. dans un biberon), ce qui représente une baisse par rapport à 93,8 % en 2021. En 2022, une proportion plus élevée de répondants de la Colombie-Britannique (98,5 %), et une proportion moins élevée de répondants à Terre-Neuve-et--Labrador (71,7 %) ont commencé à allaiter ou à donner du lait maternel à leur bébé, comparativement au taux observé pour l’ensemble du Canada (en excluant les territoires). Un peu plus d’un tiers des mères (36,4 %) ont exclusivement allaité leur enfant pendant au moins six mois en 2022, en baisse par rapport à 40,7 % en 2021.

9.0 Consommation de substances

Principaux résultats

  • En 2023, les adultes canadiens de 18 ans et plus ont déclaré les comportements suivants en matière de consommation d’alcool :
    • Plus de la moitié (54,5 %) ont déclaré n’avoir bu aucun verre d’alcool au cours de la semaine précédant l’enquête.
    • Une plus grande proportion d’immigrants (68,2 %) que de non-immigrants (48,5 %) ont déclaré n’avoir bu aucun verre d’alcool au cours de la semaine précédant l’enquête.
    • Les Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (21,5 %) étaient plus nombreux que les personnes vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur (10,7 %) à déclarer avoir bu sept verres d’alcool ou plus au cours de la semaine précédant l’enquête.
    • Une plus grande proportion d’hommes (19,3 %) que de femmes (11,1 %) et une plus grande proportion de personnes vivant en région rurale (19,2 %) que de personnes vivant dans un centre de population (14,4 %) ont déclaré avoir bu sept verres d’alcool ou plus.
  • La consommation excessive d’alcool (soit la consommation de 5 verres ou plus pour les hommes, et de 4 verres ou plus pour les femmes, à une occasion, au moins une fois par mois au cours de l’année précédente) a augmenté pour passer de 16,6 % en 2021 à 21,0 % en 2022, puis ce taux a diminué pour atteindre 19,4 % en 2023 parmi les Canadiens de 18 ans et plus.
  • Le tabagisme quotidien ou occasionnel a diminué légèrement, pour passer de 12,5 % en 2022 à 11,4 % en 2023.
    • En 2023, un plus grand nombre d’adultes vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur ont déclaré fumer des cigarettes quotidiennement ou occasionnellement (16,0 %) comparativement à ceux vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (8,2 %).
  • En 2023, 6,2 % des adultes canadiens ont déclaré avoir vapoté.
    • Comparativement aux adultes non racisés (6,5 %), le vapotage était moins fréquent chez les adultes chinois (3,8 %), sud-asiatiques (4,3 %), latino-américains (3,6 %), noirs (2,7 %) et asiatiques du Sud-Est (1,8 %), mais plus fréquent chez les adultes arabes (11,8 %) en 2023.
  • La proportion de personnes qui ont déclaré une consommation quotidienne ou presque quotidienne de cannabis au cours des 12 mois précédents a diminué pour passer de 6,5 % en 2022 à 5,7 % en 2023.

L’alcool, le tabac et le cannabis sont des substances fréquemment utilisées qui pourraient entraîner un risque accru de maladies chroniques, dont les maladies chroniques du foie, les troubles respiratoires chroniques, certains cancers et maladies cardiovasculaires, et le décès prématuré.

Alcool

Le saviez-vous?

En 2023, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances a publié un guide, élaboré par un groupe d’experts scientifiques, qui recommande aux adultes de 18 ans et plus qui consomment de l’alcool d’envisager de diminuer leur consommation afin de réduire les risques de blessures et de violence, ainsi que de nombreux problèmes de santé qui peuvent la durée de vieNote 94. Ce guide présente le continuum de risque associé à la consommation hebdomadaire d’alcool :

  • Aucun verre par semaine (sans risque) — Offre de nombreux avantages, comme une meilleure santé et un meilleur sommeil.
  • Un ou deux verres standards par semaine (risque faible) — Permet généralement d’éviter les conséquences liées à l’alcool pour vous-même et pour les autres.
  • Trois à six verres standards par semaine (risque modéré) — Augmente le risque de développer de nombreux types de cancers, comme le cancer du sein et du côlon.
  • Sept verres standards ou plus par semaine (risque de plus en plus élevé) — Augmente le risque d’avoir une maladie du cœur ou un AVC.

Chaque verre standard supplémentaire augmente le risque de conséquences liées à l’alcool. Un verre standard équivaut à 341 mL (12 oz) de bière, de cidre, de cooler ou de cocktail prêt à boire (5 % d’alcool), 142 mL (5 oz) de vin (12 % d’alcool), 43 mL (1,5 oz) de spiritueux, comme le whisky, la vodka ou le gin (40 % d’alcool).

Nombre de verres par semaine

En 2023, plus de la moitié (54,5 %) des Canadiens de 18 ans et plus ont déclaré n’avoir consommé aucun verre d’alcool au cours des sept jours précédant l’enquête, 15,2 % ont bu un ou deux verres, 15,2 % ont bu trois à six verres et 15,1 % ont bu sept verres ou plus (graphique 9.0).

Un nombre plus élevé d’hommes (19,3 %) que de femmes (11,1 %), et de Canadiens vivant en région rurale (19,2 %) que de Canadiens vivant dans les centres de population (14,4 %), ont déclaré avoir bu sept verres ou plus au cours de la dernière semaine en 2023.

À l’échelle provinciale, une proportion plus élevée de personnes vivant au Québec ont déclaré avoir bu sept verres ou plus au cours des sept jours précédents (18,1 %), comparativement à la moyenne nationale (15,1 %) en 2023. Par ailleurs, une proportion moins élevée de personnes vivant au Nouveau-Brunswick (12,7 %), en Ontario (14,0 %), en Saskatchewan (12,5 %) et en Alberta (13,8 %) ont déclaré avoir bu sept verres ou plus au cours de la dernière semaine.

Comparativement aux non-immigrants (48,5 %), les immigrants étaient plus nombreux à déclarer n’avoir bu aucun verre d’alcool dans la dernière semaine (68,2 %). Il en va de même pour les adultes ayant une incapacité (65,1 %), qui étaient plus nombreux que ceux n’ayant pas d’incapacité (51,9 %) à déclarer n’avoir bu aucun verre au cours de la dernière semaine. Une proportion plus élevée d’adultes à faible revenu que d’adultes vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur ont déclaré n’avoir bu aucun verre d’alcool dans la dernière semaine (67,3 % par rapport à 41,7 %), et une proportion moins élevée ont déclaré avoir bu 7 verres ou plus (10,7 % par rapport à 21,5 %).

Les Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada recommandent actuellement un maximum de deux verres d’alcool par jour ou dix verres par semaine pour les femmes, et un maximum de trois verres par jour ou de quinze verres par semaine pour les hommes. Une plus grande proportion d’adultes vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (20,4 %) ont dépassé cette recommandation, comparativement à ceux vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur (11,1 %)Note 2.

Graphique 9.0 Consommation d’alcool autodéclarée par semaine chez les Canadiens de 18 ans et plus, dans l’ensemble et selon le genre, 2023

Tableau de données du graphique 9.0
Tableau de données du graphique 9.0 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Nombre de consommations (titres de rangée) et Femmes+, Population totale (en excluant les territoires), Pourcentage, Hommes+ et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Nombre de consommations Population totale (en excluant les territoires) Hommes+ Femmes+
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations de la population totale. Chaque consommation représente un verre standard : 341 ml (12 oz) de bière, de cidre, de cooler ou de cocktail prêt à boire (5 % d’alcool); 142 ml (5 oz) de vin (12 % d’alcool); 43 ml (1,5 oz) de spiritueux comme le whisky, la vodka ou le gin (40 % d’alcool). La catégorie « hommes+ » comprend les hommes ainsi que certaines personnes non binaires. La catégorie « femmes+ » comprend les femmes de même que certaines personnes non binaires.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2023.
Aucune 54,4 53,7 55,2 49,9 48,8 51,0 58,8 57,8 59,8
1 à 2 15,2 14,7 15,8 14,9 14,1 15,7 15,5 14,8 16,2
3 à 6 15,2 14,7 15,7 15,9 15,1 16,6 14,6 13,9 15,3
7 ou plus 15,1 14,6 15,7 19,3 18,5 20,1 11,1 10,5 11,7

Consommation excessive d’alcool

La proportion des Canadiens de 18 ans et plus qui ont déclaré avoir consommé de l’alcool de façon excessive est demeurée stable de 2015 à 2019, oscillant entre 19 % et 20 %, avant de diminuer en 2020 pour se situer à 17,7 %, puis diminuer encore en 2021 pour s’établir à 16,6 %. En 2022, elle a augmenté pour s’élever à 21,0 %, puis a diminué de nouveau en 2023 pour se situer à 19,4 % [graphique 9.1]. En 2023, la consommation excessive d’alcool était comparable entre les hommes (24,8 %) et les femmes (21,8 %) de 18 à 34 ans, mais à mesure que l’âge augmentait, un pourcentage plus élevé d’hommes que de femmes déclaraient une consommation excessive d’alcool (24,1 % chez les hommes comparativement à 16,4 % chez les femmes au sein du groupe d’âge de 50 à 64 ans.

En 2023, une plus grande proportion d’adultes dont l’orientation sexuelle est lesbienne, gaie, bisexuelle ou autre qu’hétérosexuelle (LGB+) ont déclaré une consommation excessive d’alcool (25,3 %), comparativement aux adultes hétérosexuels (19,5 %). Cette tendance n’avait pas été observée en 2021 ou en 2022. Il convient de mentionner qu’une plus grande proportion de femmes LGB+ que de femmes hétérosexuelles (25,9 % par rapport à 16,4 %) ont déclaré une consommation excessive d’alcool, alors que chez les hommes, aucune différence selon l’orientation sexuelle n’a été observée. Enfin, une proportion moins élevée d’adultes ayant une incapacité autodéclarée ont indiqué être de grands buveurs (13,4 %), comparativement à ceux n’ayant pas d’incapacité (20,3 %).

Les immigrants étaient proportionnellement moins nombreux que les non-immigrants à déclarer une consommation excessive d’alcool en 2021 (7,8 % par rapport à 20,0 %), en 2022 (10,2 % par rapport à 25,4 %) et en 2023 (9,4 % par rapport à 23,4 %) [graphique 9.3], une tendance que l’on constate depuis 2015. De plus, une fréquence plus élevée de consommation excessive d’alcool a été déclarée chez les personnes non racisées (22,9 %), comparativement à tous les autres groupes racisés (sauf les Coréens et les Japonais chez qui aucune différence n’a été observée). En 2023, la consommation excessive d’alcool était plus fréquente chez les personnes vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (26,6 %) que chez celles vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur (14,5 %) [graphique 9.2].

Consommation de tabac et vapotage

Usage du tabac

La proportion de fumeurs quotidiens ou occasionnels de cigarettes a diminué, pour passer de 15,7 % en 2019 à 12,7 % en 2021, est demeurée stable à 12,5 % en 2022 et a reculé de nouveau pour s’établir à 11,4 % en 2023 (graphique 9.1). Ce déclin en 2023 a été observé tant chez les hommes (13,4 %) que chez les femmes (9,5 %) comparativement à 2022 (14,4 % et 10,6 %, respectivement). Bien que le tabagisme ait été moins fréquent chez les femmes que chez les hommes, et moins fréquent chez les adultes plus jeunes (18 à 34 ans) que chez ceux plus âgés, il était plus courant chez les femmes LGB+ (12,5 %) et les jeunes adultes LGB+ (13,0 %), comparativement à leurs homologues hétérosexuels (9,1 % et 9,4 %, respectivement).

La proportion de Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur qui ont déclaré fumer des cigarettes au quotidien ou à l’occasion (16,0 %) était presque deux fois plus élevée que celle de Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (8,2 %) en 2023 (graphique 9.2).

En 2022, une plus grande proportion de Canadiens dans les territoires ont déclaré fumer des cigarettes, comparativement à l’ensemble de la population adulte au Canada. De manière proportionnelle, la Colombie-Britannique comptait moins de Canadiens qui ont déclaré fumer des cigarettes en 2022 et en 2023, alors que Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse et le Québec en comptaient plus.

De 2021 à 2023, la proportion d’immigrants qui étaient des fumeurs quotidiens ou occasionnels était plus faible que celle des non-immigrants, et aucune variation n’a été déclarée en fonction de la période d’immigration (graphique 9.3). Le tabagisme était plus élevé au sein des populations non racisées (12,7 %), comparativement à tous les autres groupes racisés (exception faite des Arabes et des Asiatiques occidentaux pour lesquels aucun écart n’a été signalé). Les Canadiens ayant une incapacité (17,1 %) étaient proportionnellement plus nombreux à déclarer fumer des cigarettes que leurs homologues n’ayant pas d’incapacité (10,9 %).

Vapotage

En 2023, 6,2 % des adultes canadiens avaient déclaré avoir utilisé une cigarette électronique ou un dispositif de vapotage au cours des 30 jours précédents, une proportion stable après une hausse antérieure, passant de 4,5 % en 2021 à 5,7 % en 2022 (graphique 9.1). La fréquence du vapotage était plus élevée en Alberta (7,7 %) et moins élevée en Ontario (5,4 %), comparativement à la moyenne recensée dans l’ensemble des provinces en 2023.

En 2022 et en 2023, le vapotage était plus fréquent chez les adultes de 18 à 34 ans, dont 13 % avaient utilisé une cigarette électronique ou une vapoteuse au cours des 30 jours précédents, en hausse par rapport à 10,0 % en 2021. Une proportion plus élevée d’hommes (7,4 %) que de femmes (5,0 %) ont déclaré vapoter en 2023, l’écart le plus notable ayant été observé auprès des personnes de 18 à 34 ans (16,1 % pour les hommes par rapport à 10,3 % pour les femmes). En 2023, le vapotage était plus fréquent chez les personnes gaies et lesbiennes (10,3 %) et bisexuelles ou pansexuelles (12,1 %), comparativement aux adultes hétérosexuels (5,8 %). Les adultes LGB+ de 18 à 34 ans (13,4 %) et de 35 à 49 ans (17,4 %) étaient plus nombreux à vapoter que leurs homologues hétérosexuels (5,8 % et 12,8 %, respectivement).

En 2023, le vapotage était moins répandu chez les immigrants (3,7 %) que chez les non-immigrants (7,0 %). Parmi les immigrants, le taux de vapotage était plus faible chez ceux admis au Canada il y a plus de 10 ans (3,3 %) que chez les immigrants plus récents (5,4 %). Comparativement aux adultes non racisés (6,5 %), le vapotage était moins fréquent chez les adultes chinois (3,8 %), sud-asiatiques (4,3 %), latino-américains (3,6 %), noirs (2,7 %) et asiatiques du Sud-Est (1,8 %) en 2023. Toutefois, un pourcentage plus élevé d’adultes arabes (11,8 %) a déclaré vapoter.

Cannabis

La consommation de cannabis tous les jours ou presque tous les jours est fortement associée à des problèmes de santé, particulièrement des problèmes de santé mentaleNote 95Note 96. Depuis le début de la collecte annuelle de renseignements sur la consommation quotidienne ou presque quotidienne de cannabis au cours des 12 mois précédents, en 2019, la fréquence est demeurée stable (5,7 % à 5,8 %) jusqu’en 2022, année où elle a grimpé à 6,5 %. En 2023, elle a diminué de nouveau pour s’établir à 5,7 % (graphique 9.1). Une proportion plus élevée de jeunes adultes de 18 à 34 ans ont déclaré consommer du cannabis (8,1 %), comparativement à tous les autres groupes d’âge plus avancés. La consommation de cannabis tous les jours ou presque tous les jours était plus élevée chez les hommes de tous les groupes d’âge, surtout chez les hommes de 18 à 34 ans (9,8 %) par rapport aux femmes du même âge (6,2 %). La proportion de Canadiens bisexuels ou pansexuels qui ont déclaré consommer du cannabis tous les jours ou presque tous les jours était presque trois fois plus élevée que celle des Canadiens hétérosexuels en 2022 (18,1 % par rapport à 6,2 %) et en 2023 (15,5 % par rapport à 5,3 %). La consommation de cannabis était également plus fréquente chez les adultes gais ou lesbiennes (11,8 %) que chez les adultes hétérosexuels (5,3 %) en 2023. Toujours en 2023, la consommation de cannabis était plus élevée parmi les groupes LGB+ comparativement aux personnes hétérosexuelles, tous groupes d’âge confondus (sauf chez les personnes de 65 ans et plus). Notamment, la consommation de cannabis était presque 9 points de pourcentage plus élevé chez les jeunes adultes LGB+ de 18 à 34 ans, comparativement à leurs homologues hétérosexuels (16,0 % par rapport à 7,1 %).

Des différences selon le revenu persistent toujours depuis 2019, une proportion plus élevée de Canadiens vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu inférieur ayant déclaré consommer du cannabis tous les jours ou presque tous les jours, comparativement à ceux vivant au sein d’un ménage du quintile de revenu supérieur (6,8 % par rapport à 4,9 % en 2023) [graphique 9.2].

En 2022, la consommation de cannabis tous les jours ou presque tous les jours par les personnes au Yukon (13,8 %), dans les Territoires du Nord-Ouest (14,5 %) et au Nunavut (29,3 %) était plus du double de la consommation pour l’ensemble de la population adulte au Canada (6,5 %). En 2023, la consommation de cannabis tous les jours ou presque tous les jours était moins élevée au Québec (2,9 %) et plus élevée en Nouvelle-Écosse (8,2 %), au Nouveau-Brunswick (6,6 %) et en Colombie-Britannique (6,1 %), comparativement au Canada dans son ensemble (en excluant les territoires).

Les immigrants adultes étaient moins nombreux que les non-immigrants à déclarer consommer du cannabis tous les jours ou presque tous les jours en 2021 (2,0 % par rapport à 7,2 %), en 2022 (2,1 % par rapport à 8,4 %) et en 2023 (1,6 % par rapport à 7,5 %). En 2023, chez les immigrants, une plus grande proportion de ceux admis au Canada depuis plus de 10 ans ont déclaré consommer du cannabis tous les jours ou presque tous les jours comparativement à ceux qui étaient au Canada depuis 10 ans ou moins (1,8 % par rapport à 0,9 %) [graphique 9.3].

La consommation de cannabis était plus faible chez les groupes sud-asiatiques (1,9 %), chinois (1,1 %), noirs (4,5 %), philippins (1,4 %) et latino-américains (2,2 %), comparativement au groupe non racisé (6,7 %).

Les Canadiens ayant une incapacité étaient proportionnellement plus nombreux à déclarer consommer du cannabis en 2023 (11,5 %), par rapport à leurs homologues n’ayant pas d’incapacité (5,0 %).

Graphique 9.1 Consommation excessive d’alcool, tabagisme actuel, utilisation de cigarettes électroniques ou de dispositifs de vapotage et consommation de cannabis chez les Canadiens de 18 ans et plus, 2021 à 2023

Tableau de données du graphique 9.1
Tableau de données du graphique 9.1 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 9.1 2021, Pourcentage, 2023, 2022 et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  2021 2022 2023
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. La consommation excessive d’alcool est définie comme le fait d’avoir bu cinq verres d’alcool ou plus pour les hommes de 18 ans et plus, ou quatre verres ou plus pour les femmes, en une même occasion, au moins une fois par mois au cours de l’année précédente. Les fumeurs quotidiens sont ceux qui ont déclaré fumer des cigarettes chaque jour (en excluant les autres produits du tabac), tandis que les fumeurs occasionnels sont ceux qui ont déclaré fumer des cigarettes à l’occasion. Cela inclut les anciens fumeurs quotidiens qui sont maintenant des fumeurs occasionnels.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2021 à 2023; tableau 13-10-0905-01 — Statistiques d’indicateurs de santé, estimations annuelles.
Consommation excessive d’alcool 16,6 15,9 17,2 21,0 20,5 21,6 19,4 18,8 20,0
Tabagisme actuel, quotidien
ou occasionnel
12,7 12,1 13,2 12,5 12,0 12,9 11,4 11,0 11,9
Utilisation d’une cigarette électronique ou d’un dispositif
de vapotage, au cours des
30 jours précédents
4,5 4,2 4,9 5,7 5,4 6,1 6,2 5,8 6,5
Consommation de cannabis,
tous les jours ou presque
tous les jours
5,8 5,4 6,2 6,5 6,1 6,9 5,7 5,4 6,0

Graphique 9.2 Consommation excessive d’alcool, tabagisme actuel, utilisation de cigarettes électroniques ou de dispositifs de vapotage et consommation de cannabis chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon le quintile de revenu des ménages, 2023

Tableau de données du graphique 9.2
Tableau de données du graphique 9.2 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 9.2 Quintile 1 (revenu le plus faible) , Quintile 4 , Pourcentage, Quintile 5 (revenu le plus élevé) , Quintile 2 , Quintile 3 et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Quintile 1 (revenu le plus faible)  Quintile 2  Quintile 3 Quintile 4  Quintile 5 (revenu le plus élevé) 
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à de à de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. La consommation excessive d’alcool est définie comme le fait d’avoir bu cinq verres d’alcool ou plus pour les hommes de 18 ans et plus, ou quatre verres ou plus pour les femmes, en une même occasion, au moins une fois par mois au cours de l’année précédente. Les fumeurs quotidiens sont ceux qui ont déclaré fumer des cigarettes chaque jour (en excluant les autres produits du tabac), tandis que les fumeurs occasionnels sont ceux qui ont déclaré fumer des cigarettes à l’occasion. Cela inclut les anciens fumeurs quotidiens qui sont maintenant des fumeurs occasionnels.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2023; tableau 13-10-0906-01 — Statistiques d’indicateurs de la santé, estimations annuelles, selon le quintile de revenu du ménage et le plus haut niveau de scolarité du ménage.
Consommation excessive d’alcool 14,5 13,2 15,9 16,4 15,2 17,6 18,2 17,0 19,4 21,5 20,1 22,8 26,2 24,8 27,7
Tabagisme actuel, quotidien
ou occasionnel
16,0 14,9 17,2 13,1 12,1 14,1 11,1 10,1 12,2 8,6 7,8 9,4 8,2 7,4 9,1
Utilisation d’une cigarette électronique ou d’un dispositif
de vapotage, au cours des
30 jours précédents
6,8 5,9 7,8 6,7 5,8 7,5 5,7 4,9 6,6 5,6 4,8 6,3 6,0 5,2 6,9
Consommation de cannabis,
tous les jours ou presque
tous les jours
6,8 6,1 7,6 6,6 5,8 7,3 5,7 5,0 6,4 4,6 3,9 5,2 4,9 4,1 5,7

Graphique 9.3 Consommation excessive d’alcool, tabagisme actuel, utilisation de cigarettes électroniques ou de dispositifs de vapotage et consommation de cannabis chez les Canadiens de 18 ans et plus, selon le statut d’immigrant et la période d’immigration, 2023

Tableau de données du graphique 9.3
Tableau de données du graphique 9.3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 9.3 Immigrants, Immigrants admis au Canada au cours des 10 années précédentes, Intervalle de confiance de 95%, Pourcentage, Non-immigrants et Immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans, calculées selon à et de unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Immigrants Immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans Immigrants admis au Canada au cours des 10 années précédentes Non-immigrants
Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95% Pourcentage Intervalle de confiance de 95%
de à de à de à de à
Notes : Les données territoriales ne sont pas prises en compte dans les estimations annuelles. La consommation excessive d’alcool est définie comme le fait d’avoir bu cinq verres d’alcool ou plus pour les hommes de 18 ans et plus, ou quatre verres ou plus pour les femmes, en une même occasion, au moins une fois par mois au cours de l’année précédente. Les fumeurs quotidiens sont ceux qui ont déclaré fumer des cigarettes chaque jour (en excluant les autres produits du tabac), tandis que les fumeurs occasionnels sont ceux qui ont déclaré fumer des cigarettes à l’occasion. Cela inclut les anciens fumeurs quotidiens qui sont maintenant des fumeurs occasionnels. La catégorie « immigrants » comprend les personnes qui ont, ou qui ont déjà eu, le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent. Il s’agit des personnes à qui les autorités de l’immigration ont accordé le droit de résider au Canada de façon permanente. Les immigrants qui ont obtenu la citoyenneté canadienne par naturalisation sont compris dans cette catégorie. La catégorie « immigrants admis au Canada au cours des 10 années précédentes » comprend les personnes ayant obtenu le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent pour la première fois à la date de l’enquête ou au cours des 10 années précédant cette date. La catégorie « immigrants admis au Canada il y a plus de 10 ans » comprend les personnes ayant obtenu le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent pour la première fois plus de 10 ans avant la date de l’enquête. La catégorie « non-immigrants » comprend les personnes qui sont des citoyens canadiens de naissance.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2023.
Consommation excessive d’alcool 9,4 8,4 10,3 9,5 8,3 10,6 8,4 6,6 10,1 23,4 22,7 24,1
Tabagisme actuel, quotidien
ou occasionnel
7,8 6,9 8,6 7,9 6,9 8,9 7,6 5,8 9,4 12,9 12,4 13,4
Utilisation d’une cigarette électronique ou d’un dispositif
de vapotage, au cours des
30 jours précédents
3,7 3,0 4,4 3,3 2,5 4,1 5,4 3,7 7,0 7,0 6,6 7,4
Consommation de cannabis,
tous les jours ou presque
tous les jours
1,6 1,3 1,9 1,8 1,4 2,3 0,9 0,5 1,4 7,5 7,1 7,9

Opioïdes, stimulants et drogues illicites

Selon les résultats de l’Enquête sur la santé mentale et l’accès aux soins de 2022, 7 % des Canadiens de 15 ans et plus ont indiqué avoir consommé une drogue illicite ou un médicament à des fins non médicales au moins une fois au cours des 12 mois précédents. Cela comprenait des substances comme les drogues de club, l’héroïne, les solvants et d’autres drogues illicites, ainsi que des sédatifs, des analgésiques ou des stimulants sur ordonnance consommés à des fins non médicales. La proportion d’adultes de 44 ans et moins (9,6 %) ayant déclaré consommer des drogues était 2,3 fois plus élevée que celle des adultes de 45 ans et plus (4,2 %). Environ 7,2 % des personnes qui ont déclaré avoir consommé des drogues répondaient aux critères de diagnostic d’un trouble lié à l’utilisation de substances.

Le saviez-vous?

Depuis 2019, l’Enquête canadienne sur les eaux usées permet de recueillir régulièrement des échantillons d’eaux usées de municipalités partout au pays pour mener des tests afin de détecter la présence de diverses drogues, comme les stimulants. Les stimulants comprennent les drogues contrôlées comme la cocaïne (« coke »), la méthamphétamine (« méthamphétamine cristallisée »), la MDMA (« ecstasy ») et l’amphétamine (« speed » ou « upper »). L’amphétamine est aussi disponible sur ordonnance pour traiter des problèmes de santé comme le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité. Les résultats de l’enquête ont révélé que les niveaux d’amphétamine dans les eaux usées de plusieurs villes canadiennes avaient fortement augmenté avant 2023, mais se sont stabilisés en 2023Note 97. En revanche, les niveaux de cocaïne ont continué d’augmenter en 2023.


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