Tableau de bord sur l’économie du Canada et la COVID-19

Date de diffusion : le 26 mars 2020

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 22 mai 2020

L’Indice des prix à la consommation a diminué de 2,0 % d’une année à l’autre en avril, les prix plus faibles de l’énergie ayant poussé le taux global dans le territoire négatif pour la première fois depuis septembre 2009. Entraînés par les répercussions de la COVID-19, les prix de l’énergie ont continué de diminuer de façon marquée en avril, affichant une baisse de 23,7 % d’une année à l’autre. Les prix de l’essence ont reculé de 39,3 % en avril; il s’agit de leur plus forte baisse d’une année à l’autre jamais enregistrée. Sans les prix de l’énergie, l’inflation des prix à la consommation s’est établie à 1,6 % en avril.

Les prix des aliments ont affiché une croissance de 3,4 % d’une année à l’autre en avril. Les prix du porc et du bœuf, notamment, ont augmenté sous l’effet de l’augmentation de la demande, à laquelle se sont ajoutés des problèmes d’approvisionnement. Les prix des produits de nettoyage ménager, mesurés sur une base mensuelle, ont connu une augmentation marquée en avril, la pandémie de COVID-19 ayant stimulé la demande de tels produits. La pandémie a aussi eu une incidence sur les prix des vêtements et des chaussures, qui ont diminué de 5,9 % d’un mois à l’autre en avril, affichant leur baisse mensuelle la plus marquée à ce jour. De nombreux détaillants ont offert des rabais substantiels sur leurs produits vendus en ligne, afin de réduire leurs stocks saisonniers dans le contexte des restrictions imposées aux achats en magasin.

La fermeture des magasins ayant pignon sur rue a eu des répercussions majeures sur les détaillants, leurs ventes ayant chuté de 10,0 % en mars pour se situer à 47,1 milliards de dollars. Il s’agit de leur plus forte baisse mensuelle jamais enregistrée. Le recul des ventes des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, des magasins de vêtements et d’accessoires vestimentaires, et de stations-services a contribué à cette baisse historique. En revanche, les ventes des magasins d’alimentation ont augmenté de 22,8 % en mars. Les ventes en ligne des détaillants canadiens se sont également accrues, de nombreuses entreprises ayant créé des plateformes en ligne, ou élargi leurs plateformes existantes. Avant désaisonnalisation, le commerce au détail électronique a augmenté de 40 % d’une année à l’autre en mars.

Environ 40 % des détaillants ont fermé leurs portes en mars en raison de la COVID-19, et la durée moyenne des fermetures était d’environ cinq jours ouvrables. Statistique Canada a aussi fourni une estimation anticipée des ventes au détail pour le mois d’avril, et les données provisoires indiquent une baisse d’environ 15 %.

Les ventes en gros ont diminué de 2,2 % en mars pour s’établir 63,9 milliards de dollars, sous l’effet notamment de la baisse marquée des ventes des grossistes de véhicules automobiles et de leurs pièces. Les ventes du sous-secteur des véhicules automobiles ont fléchi de 21,2 % pour s’établir à 9,3 milliards de dollars. En revanche, les ventes des grossistes de produits alimentaires, de boissons et de tabac ont augmenté de 8,1 % en mars pour s’élever à 13,3 milliards de dollars, affichant leur plus forte croissance à ce jour.

Plus des trois quarts des grossistes ont indiqué que leurs activités en mars avaient subi les contrecoups de la COVID-19. Parmi les plus touchés figuraient les grossistes d’accessoires de maison et d’article personnels.

Diffusions à venir : Le 25 mai, Statistique Canada diffusera les statistiques sur l’aviation civile pour le mois de référence de mars. Les statistiques sur les chargements ferroviaires et les mouvements d’aéronefs pour le mars seront également diffusées, le 27 et le 28 mai, respectivement. Le 29 mai, Statistique Canada diffusera les données sur le produit intérieur brut pour le premier trimestre de 2020.

Données

Les données utilisées pour créer cette application Web interactive proviennent des tableaux de données suivants :

Début du tableau de bord interactif visuel
Fin du tableau de bord interactif visuel

Renseignements supplémentaires

Notes

Ce tableau de bord présente certaines données utiles pour surveiller les répercussions de la COVID-19 sur l’activité économique au Canada. Il comprend des données relatives à un éventail d’indicateurs mensuels (PIB réel, prix à la consommation, emploi, exportations et importations de marchandises, ventes au détail, heures travaillées, ventes des fabricants) ainsi que des données mensuelles sur les mouvements d’aéronefs, les chargements ferroviaires et les voyages entre le Canada et les autres pays.

Les estimations sont présentées pour la période allant de janvier 2019 au mois de référence en cours pour chaque série de données. Les renseignements seront actualisés dès que de nouvelles données seront accessibles, et d’autres séries pourraient être ajoutées au tableau de bord si les circonstances le justifient.

Mise à jour de la semaine précédentes

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 15 mai 2020

La COVID-19 a eu des répercussions substantielles sur les ventes du secteur de la fabrication en mars, celles-ci ayant fléchi de 9,2 % pour s’établir à 50,8 milliards de dollars, leur niveau le plus bas depuis juin 2016. Plus des trois quarts des établissements du secteur de la fabrication ont indiqué que leurs activités avaient subi les contrecoups de la COVID-19 en mars. Les fabricants de matériel de transport figuraient parmi les plus touchés, toutes les usines de montage de véhicules automobiles au Canada et plusieurs fournisseurs de pièces en Amérique du Nord ayant ralenti leur production en raison de la pandémie. Les ventes des fabricants de véhicules automobiles de même que celles des fabricants de pièces pour véhicules automobiles ont diminué de 30 % en mars, ce qui rend compte de la baisse enregistrée dans le secteur de la fabrication de matériel de transport. En revanche, les ventes des fabricants d’aliments ont augmenté en mars, stimulées par la demande accrue de produits de viande et de produits laitiers.

On s’attend à ce que la baisse générale des ventes du secteur de la fabrication se poursuive en avril, compte tenu de l’arrêt des activités et des mesures d’éloignement physique en vigueur.

Le 11 mai, Statistique Canada a diffusé un indicateur avancé du volume de voyageurs transfrontaliers pour le mois d’avril. Selon les données, après avoir affiché une forte baisse en mars, le nombre de voyageurs ayant traversé la frontière canado-américaine par automobile était essentiellement au point mort en avril. Le nombre de voyageurs des États-Unis qui sont entrés au Canada en passant par un poste frontalier terrestre a diminué de près de 97 % par rapport à avril 2019, alors que le nombre de Canadiens qui sont revenus des États-Unis en automobile a diminué de 95 %.

Le 13 mai, Statistique Canada a diffusé les chiffres relatifs aux opérations d’importation de marchandises du Canada pour le mois d’avril. Les données des opérations d’importation tendent à évoluer dans le même sens que le flux mensuel de commerce de marchandises, et peuvent servir d’indicateur utile de l’activité de commerce de marchandises. Le nombre d’opérations d’importation a fléchi de 22 % en avril, et de 27 % par rapport au même mois en 2019. La valeur du commerce de marchandises pour 2020 sera diffusée le 4 juin.

Diffusions à venir : Les ventes du commerce de gros et celles du commerce de détail de mars seront diffusées le 20 mai et le 22 mai, respectivement. L’Indice des prix à la consommation du mois d’avril sera diffusé le 20 mai.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 8 mai 2020

Après avoir affiché une baisse de 1 million en mars, l’emploi a diminué de près de 2 millions en avril, les répercussions des mesures d’éloignement physique et de l’arrêt de l’activité économique sur le marché du travail se faisant de plus en plus sentir. Plus de la moitié de la diminution de l’emploi en avril a été observée chez les travailleurs du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans), et les baisses enregistrées dans ce groupe d’âge ont été plus prononcées chez les hommes (-646 000) que chez les femmes (-491 000). L’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans a fléchi de 480 000 en avril, alors que chez les travailleurs de 55 et plus, il a diminué de 377 000.

Alors qu’en mars, la diminution de l’emploi était surtout concentrée dans le secteur des services, au mois d’avril, des baisses prononcées ont été enregistrées dans le secteur des services (-1 373 000) ainsi que dans celui de la production de biens (-621 000). Ce sont les industries du commerce de gros, du commerce de détail, des services d’hébergement et de restauration, de la construction et de la fabrication qui ont connu les plus fortes baisses.

De février à avril, l’emploi total au Canada a fléchi de 15,7 %. Au cours de cette période de deux mois, le taux officiel de chômage s’est accru pour passer de 5,6 % à 13,0 %. Si ce taux avait été ajusté pour tenir compte des personnes qui n’étaient pas considérées comme des chômeurs, pour des raisons propres aux fermetures liées à la COVID-19, le taux de chômage pour le mois d’avril se serait élevé à 17,8 %.

De février à avril, le taux d’emploi au Canada (la proportion de la population en âge de travailler qui est en emploi) a diminué de 9,7 points de pourcentage pour se situer à 52,1 %. Parmi les travailleurs du principal groupe d’âge actif, le taux d’emploi s’est établi à 72,6 % en avril, en baisse par rapport à 80,2 % en mars. Chez les hommes du principal groupe d’âge actif, le taux d’emploi a diminué pour passer à 76,2 %, alors que chez les femmes du même groupe d’âge, il a reculé pour passer à 68,9 %. Le taux d’emploi chez les jeunes s’est situé 38,2 % en avril, ce qui représente une baisse de près de 20 points de pourcentage depuis février.

Le rapport sur le commerce international de marchandises, diffusé le 5 mai, met en relief les premières répercussions de la COVID-19 sur les fabricants en Amérique du Nord. Notamment, par suite du ralentissement du flux du commerce entre le Canada et les États-Unis, le commerce international de marchandises du Canada a atteint son plus faible niveau mensuel depuis janvier 2018. Dans l’ensemble, les exportations ont reculé de 4,7 % en mars, et 80 % de cette baisse est attribuable à la diminution des expéditions vers les États-Unis. De manière similaire, les importations ont fléchi de 3,5 %, et cette baisse est presque entièrement liée à la diminution des expéditions en provenance des États-Unis.

Les reculs enregistrés en mars rendent compte de la baisse des expéditions de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile, les fabricants de véhicules automobiles et plusieurs fournisseurs de pièces ayant commencé à cesser leur production après l’instauration de mesures sanitaires visant à contenir la COVID-19. Les baisses au chapitre des aéronefs et autres matériel et pièces de transport ont également contribué au ralentissement du commerce, la production dans cette industrie ayant également subi les contrecoups de l’interruption des activités en raison la COVID-19. Les arrêts de production dans le secteur du transport se sont poursuivis en avril, et on s’attend à ce que les répercussions se fassent sentir sur le volume d’exportations et d’importations au cours du mois.

Un rapport sur le commerce international de biens médicaux et de protection a aussi été diffusé le 5 mars. Selon les résultats de l’analyse, les exportations d’équipement et de produits médicaux, d’outils de diagnostic et de désinfectants et produits de stérilisation au premier trimestre de 2020 étaient nettement plus élevées qu’au premier trimestre de 2019. En revanche, les exportations d’équipement de protection individuelle ont affiché une baisse par rapport à la même période en 2019.

Les importations de biens médicaux et de protection ont suivi une différente tendance. En effet, les importations d’équipement et de produits médicaux, d’équipement de protection individuelle et de désinfectants et produits de stérilisation du premier trimestre de 2020 étaient plus faibles que les niveaux observés un an plus tôt, alors que les importations d’outils de diagnostic ont affiché une hausse substantielle. Ce rapport peut être consulté sur le site Web de Statistique Canada, à la page COVID-19 : sous l'angle des données.

La dernière édition de Nouvelles économiques canadiennes offrant un aperçu concis de certains événements économiques canadiens ainsi que de l'évolution des marchés internationaux et financiers, en se centrant sur les nouvelles relatives à la pandémie de la COVID-19, est maintenant disponible.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 1 mai 2020

Le rapport sur le produit intérieur brut (PIB) de février, diffusé le 30 avril, rend compte de développements majeurs dans l’économie avant l’imposition de restrictions de voyage généralisées visant à contenir la propagation de la COVID-19. Le PIB réel est resté essentiellement inchangé en février, après avoir connu trois mois de croissance. Les services d’enseignement ont affiché une baisse prononcée, attribuable notamment aux grèves tournantes des enseignants de l’Ontario aux niveaux primaire et secondaire. Les services de transport ont également fléchi en février, les barrages ferroviaires érigés à différents endroits au pays ayant entravé le mouvement des personnes et des biens. Par ailleurs, les services d’hébergement et de restauration ont décliné sous l’effet de l’élargissement des restrictions de voyage, à l’échelle mondiale, dans le contexte de la COVID-19. Cependant, la production accrue du secteur de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière et de l’extraction de pétrole et de gaz, ainsi que du secteur du commerce de gros, a partiellement contrebalancé les diminutions observées dans les autres secteurs.

Le 29 avril, Statistique Canada a diffusé les données du mois de février pour trois programmes liés au transport et au tourisme. Selon les données sur les chargements ferroviaires, le volume de fret ayant circulé sur le réseau ferroviaire canadien s’est accru de près de 6 % en février 2020 par rapport au même mois en 2019. Cette croissance est attribuable au fait que le volume transporté en février 2019 était inhabituellement faible, en raison de vagues de froid intense, d’un certain nombre de déraillements et des limites imposées à la production de sables bitumineux en Alberta. Ainsi, sur une base annuelle, les répercussions de la COVID-19 n’étaient pas encore perceptibles en février. Cependant, les compagnies de chemin de fer sur ligne principale sont en train de réduire leurs coûts et d’effectuer des mises à pied, et prévoient une chute marquée des volumes au deuxième trimestre.

Pour ce qui est des décollages et atterrissages d’aéronefs, le nombre de mouvements itinérants dans les aéroports canadiens s’est accru de 9 % en février par rapport au même mois en 2019. Cette croissance est entièrement attribuable aux vols intérieurs (+11 %), puisque les vols transfrontaliers et internationaux sont restés essentiellement les mêmes. Le nombre de vols entre le Canada et la Chine a fléchi d’environ 50 % par suite de l’imposition de restrictions sur les vols entre les deux pays, à la fin de janvier. Par conséquent, le nombre de voyageurs en provenance de la Chine a diminué de plus de la moitié, ce qui a contribué à réduire de 8,3 % le nombre total d’arrivées au Canada en provenance de pays d’outre-mer. Il s’agit de la plus forte baisse mensuelle enregistrée en plus de 25 ans.

Le 29 avril, Statistique Canada a également diffusé les résultats de l’Enquête nationale sur la situation des entreprises, une enquête spéciale visant à mesurer les effets de la pandémie de COVID-19 sur les activités des entreprises. Les résultats ont mis en relief l’ampleur des contrecoups subis par les entreprises par suite des mesures prises pour contenir sa propagation. Notamment, près des deux tiers des entreprises ont indiqué avoir été grandement touchées par la baisse de demande pour leurs produits et services, et le tiers des entreprises ont déclaré que leurs revenus pour le premier trimestre de 2020 avait diminué de 40 % ou plus par rapport au premier trimestre de 2019.

Diffusions à venir : Le 5 mai, Statistique Canada diffusera les données du commerce international de marchandises de mars, puis le 8 mai, les données de l’Enquête sur la population active d’avril.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 24 avril 2020

L’Indice des prix à la consommation (IPC) de mars, diffusé le 22 avril, rend compte des répercussions de la chute des prix de l’énergie sur l’inflation globale des prix à la consommation. La baisse de la demande de pétrole qui a coïncidé avec la propagation de la pandémie de COVID-19, conjuguée aux tensions entre les pays producteurs de pétrole, a fait baisser le prix du pétrole brut de référence (WTI), qui est passé de près de 47 $US le baril au début mars à un peu plus de 20 $US à la fin du mois. Ralenti notamment par les prix plus faibles de l’énergie, l’IPC d’ensemble est passé de 2,2 % en février à 0,9 % en mars. Il s’agit de la baisse de croissance la plus prononcée de l’indice, d’une année à l’autre, depuis septembre 2006. Les prix de l’énergie ont connu en mars leur plus forte baisse mensuelle depuis la fin de 2008, et celle-ci s’est traduite par une diminution, d’une année à l’autre, de l’ordre de 12 %.

Les rapports du commerce de gros et de détail de février, diffusés le 20 et le 21 avril, ont mis en relief les répercussions de la COVID-19 et des barrages ferroviaires au pays sur les activités commerciales au cours du mois. Comme on pouvait s’y attendre, les effets de ces événements en février n’ont pas été aussi prononcés que ce qui est prévu pour mars. Selon les marchands-grossistes, les ventes en gros ont diminué d’environ 760 millions de dollars en février en raison des perturbations, et c’est le sous-secteur des machines, du matériel et des fournitures ainsi que celui de l’alimentation qui ont été les plus touchés. Malgré les répercussions subies, les ventes en gros totales ont affiché une croissance de 0,7 % en février, ce qui représente une troisième hausse mensuelle consécutive. Si l’on exclut les perturbations causées par la COVID-19 et les barrages ferroviaires, les ventes en gros auraient progressé de 1,5 % en février, selon les estimations.

Pour ce qui est des ventes au détail, plus de 1 établissement sur 10 a indiqué que la COVID-19 et les barrages ferroviaires ont eu une incidence négative sur leurs ventes en février, mais les répercussions ont eu peu d’effet sur les ventes totales, qui ont connu un quatrième mois consécutif de croissance. Alors que certains détaillants étaient plus nombreux à indiquer que les perturbations avaient eu une incidence négative sur leurs ventes en février, comme les détaillants d’appareils électroniques et ménagers et les stations-service, d’autres étaient plus nombreux à faire état de répercussions positives, et c’est le cas notamment des magasins d’articles de sports, d’articles de passe-temps, d’articles de musique et de livres, et des marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage.

Diffusions à venir : Le 29 avril, Statistique Canada diffusera des données du mois de référence de février pour trois programmes liés au transport et au tourisme : les chargements ferroviaires mensuels, les statistiques relatives aux mouvements d’aéronef, et les voyages entre le Canada et les autres pays.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 17 avril 2020

Le 15 avril, Statistique Canada a diffusé une estimation éclair du produit intérieur brut (PIB) du mois de mars, en vue d’éclairer les évaluations préliminaires des conséquences de la fermeture des entreprises et des mesures d’éloignement physique sur l’ensemble de l’activité économique. La diminution du PIB réel en mars a été estimée à 9 %, ce qui représente la plus forte baisse mensuelle observée depuis le début de cette série de données (qui suit les mouvements depuis 1961). Selon l’estimation éclair de mars, le PIB réel pour le premier trimestre de 2020 a fléchi d’environ 2,6 %.

Les fabricants canadiens ont dû faire face à deux défis en février. Ils ont dû composer, d’une part, avec les perturbations aux chaînes d’approvisionnement découlant des fermetures en Asie liées à la COVID-19 et, d’autre part, avec les répercussions des barrages ferroviaires au Canada qui ont entravé le mouvement de nombreux produits fabriqués au pays.

Selon les répondants à Enquête mensuelle sur les industries manufacturières, la pandémie de COVID-19 et les barrages ferroviaires ont eu pour effet combiné de réduire les ventes totales du secteur de la fabrication d’un montant estimatif de 465 millions de dollars. Dans l’ensemble, près de 1 établissement sur 10 a déclaré que la COVID-19 a eu des répercussions sur leurs activités. Ce sont les fabricants de produits textiles, de produits du pétrole et du charbon, d’appareils électriques, et de produits informatiques et électroniques qui ont été les plus touchés par la pandémie. De manière similaire, un peu plus de 1 établissement sur 10 a déclaré que les barrages ferroviaires ont eu une incidence sur leurs activités, les fabricants de produits métalliques, de produits chimiques et de produits en bois venant en tête.

Malgré ces perturbations, dans l’ensemble, les ventes du secteur de la fabrication ont progressé de 0,5 % en février, après avoir diminué pendant cinq mois consécutifs. Cependant, si les perturbations n’avaient pas eu lieu, les ventes totales du secteur auraient connu une croissance estimative de 1,3 %.

Le tourisme a aussi été grandement touché par la pandémie. Le 14 avril, deux indicateurs avancés ont été diffusés qui mettent en relief les conséquences immédiates de la COVID-19 sur les voyages internationaux, soit les estimations du volume de voyageurs transfrontaliers par automobile, et les estimations des arrivées internationales au Canada par avion. Au mois de mars, le nombre de résidents des États-Unis qui sont entrés au Canada en automobile a diminué de 60 % par rapport à un plus tôt, sous l’effet notamment de baisses prononcées au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. De façon comparable, le nombre de voyageurs internationaux qui sont entrés au Canada par avion en mars a également diminué d’environ 60 % par rapport aux niveaux observés en mars 2019. Les deux diffusions font ressortir le déclin rapide du volume de voyageurs au cours de la dernière partie du mois.

Mise à jour de la semaine - Le jeudi 9 avril 2020

Cette série d’articles fournit des observations sur les données présentées dans les communiqués économiques principaux, dans le contexte des répercussions potentielles de la COVID-19. Les articles seront diffusés quotidiennement, à mesure que de nouvelles données et analyses sont accessibles.

Le rapport sur l’emploi de mars a fourni une évaluation initiale de la mesure dans laquelle l’activité sur le marché du travail a été touchée alors que la pandémie de COVID-19 progressait rapidement. La semaine de référence de l’Enquête sur la population active de mars s’est déroulée du 15 au 21 mars, au moment où de nombreuses entreprises et organisations ont ralenti leurs activités ou ont fermé, alors que les états d’urgence ont été déclarés et que des restrictions relatives aux voyages internationaux ont été imposées.

La semaine de référence de l’enquête de mars coïncide essentiellement avec l’augmentation subite du nombre de demandes d’assurance-emploi observée au milieu du mois; celles-ci auraient atteint plus de 900 000 du 16 au 22 mars. Toutefois, la semaine de référence a précédé les fermetures obligatoires des entreprises non essentielles que plusieurs provinces, y compris l’Ontario et le Québec, ont décrétées plus tard au cours du mois. D’autres pertes d’emplois découlant de ces fermetures obligatoires ne sont peut-être pas prises entièrement en compte dans les données d’enquête de mars.

L’emploi a reculé de plus d’un million en mars (-1 011 000); les baisses enregistrées chez les employés du secteur privé ont représenté plus de 80 % de la diminution totale. Les baisses générales ont été réparties presque également entre le travail à temps plein (-474 000) et le travail à temps partiel (-537 000). L’emploi chez les personnes du principal groupe d’âge actif, c’est-à-dire les personnes de 25 à 54 ans, a reculé de 426 000.

Le taux de chômage national a augmenté de 2,2 points de pourcentage en mars pour s’élever à 7,8 %. Le taux d’emploi, c’est-à-dire le pourcentage de la population en âge de travailler qui est occupée, a diminué de 3,3 points de pourcentage pour s’établir à 58,5 %. Parmi les personnes du principal groupe d’âge actif, les taux de chômage et d’emploi en mars se sont établis à 6,6 % et à 80,2 %, respectivement.

La baisse mensuelle de l’emploi enregistrée en mars est sans précédent, et elle est environ deux fois et demie plus importante que la diminution cumulative observée au cours de la récession de 2008-2009. De septembre 2008 à juin 2009, l’emploi global a diminué de près de 400 000. Des diminutions prononcées ont été observées dans le travail à temps partiel et chez les employés du secteur privé, et le taux de chômage a augmenté pour passer de 6,1 % à 8,7 %. Pendant cette période de neuf mois, le taux d’emploi a reculé pour passer de 63,4 % à 61,3 %. Chez les travailleurs du principal groupe d’âge actif, le taux de chômage a progressé pour s’établir à 7,6 %, tandis que le taux d’emploi est demeuré à un niveau égal ou supérieur à 80 %.

Diffusions à venir : L’Enquête mensuelle sur les industries manufacturières, dont les données doivent être publiées le 16 avril.

Le rapport sur le secteur de la fabrication de février comprendra des renseignements supplémentaires visant à permettre d’évaluer les répercussions de la pandémie de COVID-19 et des barrages ferroviaires sur le secteur de la fabrication. La prochaine mise à jour hebdomadaire présentera des faits saillants de ce rapport.

De plus, un indicateur avancé des voyages transfrontaliers pour mars ainsi qu’un indicateur avancé des arrivées internationales par transport aérien pour le premier trimestre de 2020 seront diffusés le 14 avril.

Mise à jour de la semaine - Le vendredi 3 avril 2020

Cette série d’articles fournit des observations sur les données présentées dans les communiqués économiques principaux, dans le contexte des répercussions potentielles de la COVID-19. Les articles seront diffusés quotidiennement, à mesure que de nouvelles données et analyses sont accessibles.

Les données économiques diffusées en janvier fournissent un point référence pour l’activité économique au Canada avant l’amplification de la crise de la COVID-19 au cours des derniers mois, et avant les barrages ferroviaires en février. Bon nombre des principaux chiffres en janvier indiquaient que l’année s’amorcerait avec des conditions économiques favorables. En janvier, le PIB s’est accru pour un troisième mois consécutif. Les industries productrices des biens ont affiché leur plus forte augmentation mensuelle depuis le mois d’août de l’année précédente, stimulées notamment par une production accrue dans l’industrie de la fabrication de produits autres que l’automobile. La production des industries de services a poursuivi sa croissance, quoiqu’à un rythme moins rapide, et ce, malgré des baisses au chapitre des services de transport et d’enseignement. L’emploi total et l’emploi salarié ont tous les deux progressé en janvier, alors que la croissance de la rémunération hebdomadaire moyenne, mesurée d’une année l’autre, s’est accrue pour passer à 4,0 %, la rémunération s’étant accrue dans la plupart des provinces.

Le rapport sur le commerce de marchandises de janvier a donné une première indication des répercussions de la COVID-19 sur l’activité économique au Canada. Le commerce de marchandises avec la Chine a connu une baisse substantielle en janvier, alors que la Chine intensifiait ses efforts pour contenir le virus, et que l’incidence de la fermeture d’usines en Chine sur la chaîne d’approvisionnement mondiale faisait l’objet d’analyses à grande échelle. Une bonne partie de la baisse générale des exportations canadiennes en janvier était attribuable à la diminution des expéditions vers les États-Unis, mais les exportations vers la Chine ont affiché un recul notable de 9,8 %. Parallèlement, les importations en provenance de la Chine ont fléchi de 12,7 %, alors que celles en provenance des États-Unis et de la Corée du Sud ont augmenté.

Le rapport sur le commerce de marchandises de février, diffusé le 2 avril, fait ressortir de nouvelles baisses au chapitre du commerce entre le Canada et la Chine : les exportations vers la Chine ont diminué d’un autre 6,4 %, et les importations en provenance de ce pays, d’un autre 6,8 %. Le recul des importations en provenance de la Chine s’explique notamment par la diminution des importations d’ordinateurs et périphériques, de téléphones cellulaires, et de vêtements et accessoires. Le rapport de février rend également compte d’une baisse notable des importations en provenance de la Corée du Sud, attribuable à l’intensification des efforts consentis, dans ce pays, pour prévenir la propagation de la COVID-19.

Communiqués à venir : l’Enquête sur la population active pour le mois de référence de mars sera diffusée le 9 avril.

L’amplification de la crise de la COVID-19 et l’érection de barrages ferroviaires n’ont pas eu d’effet discernable sur le rapport sur l’emploi de février. L’emploi global a peu varié en février : le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 1,2 %, soutenu par des hausses généralisées dans l’ensemble des industries. Les données de l’Enquête sur la population active pour le mois de mars, qui seront diffusées le 9 avril, fourniront une première analyse des changements dans l’activité sur le marché du travail au cours du mois, alors que la portée et l’ampleur de la crise de la COVID-19 au Canada se sont rapidement intensifiées.

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Définitions
Produit intérieur brut réel (dollars enchaînés (2012))
Produit intérieur brut aux prix de base, toutes les industries, dollars enchaînés (2012). Les estimations du PIB réel sont désaisonnalisées au taux annuel.
Tableau 36-10-0434-01 de Statistique Canada.
Indice des prix à la consommation (2002=100)
Indice d’ensemble des prix à la consommation (2002=100), données non désaisonnalisées.
Tableau 18-10-0004-01 de Statistique Canada.
Emploi (personnes)
Emploi, les deux sexes, 15 ans et plus, données désaisonnalisées.
Tableau 14-10-0287-01 de Statistique Canada.
Commerce international de marchandises, exportations (dollars)
Exportations internationales de marchandises, total de tous les produits, mesurées sur la base de la balance des paiements, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 12-10-0121-01 de Statistique Canada.
Commerce international de marchandises, importations (dollars)
Importations internationales de marchandises, total de tous les produits, mesurées sur la base de la balance des paiements, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 12-10-0121-01 de Statistique Canada.
Ventes du commerce de détail (dollars)
Ventes au détail, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 20-10-0008-01 de Statistique Canada.
Heures effectivement travaillées à l’emploi principal (heures)
Total des heures effectivement travaillées, toutes les industries, données désaisonnalisées.
Tableau 14-10-0289-01 de Statistique Canada.
Ventes des fabricants (dollars)
Ventes de biens fabriqués, dollars courants, données désaisonnalisées.
Tableau 16-10-0047-01 de Statistique Canada.
Mouvements itinérants d’aéronefs, intérieur (nombre de vols)
Arrivée et départ au Canada aux aéroports dotés d'une tour de contrôle de NAV CANADA.
Tableau 23-10-0008-01 de Statistique Canada.
Mouvements itinérants d’aéronefs, transfrontalier (nombre de vols)
Arrivée et/ou départ entre le Canada et les États-Unis aux aéroports dotés d'une tour de contrôle de NAV CANADA.
Tableau 23-10-0008-01 de Statistique Canada.
Mouvements itinérants d’aéronefs, autres internationaux (nombre de vols)
Arrivée et/ou départ entre le Canada et de pays autres que les États-Unis aux aéroports dotés d'une tour de contrôle de NAV CANADA.
Tableau 23-10-0008-01 de Statistique Canada.
Chargements ferroviaires (tonnes)
Trafic total de marchandises transportées (intermodal, non-intermodal, et reçu d'embranchements des États-Unis).
Tableau 23-10-0216-01 de Statistique Canada.
Voyageurs des États-Unis (personnes)
Voyageurs des États-Unis, désaisonnalisées.
Tableau 24-10-0005-01 de Statistique Canada.
Voyageurs de pays autres que les États-Unis (personnes)
Voyageurs de pays autres que les États-Unis, désaisonnalisées.
Tableau 24-10-0005-01 de Statistique Canada.
Résidents canadiens revenant des États-Unis (personnes)
Résidents canadiens revenant des États-Unis, désaisonnalisées.
Tableau 24-10-0005-01 de Statistique Canada.
Résidents canadiens revenant de pays autres que les États-Unis (personnes)
Résidents canadiens revenant de pays autres que les États-Unis, désaisonnalisées.
Tableau 24-10-0005-01 de Statistique Canada.
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