Outil de suivi de l'économie canadienne
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Indicateurs économiques nationaux
Séries sélectionnées
Renseignements expérimentaux
Certaines données sont expérimentales et peuvent être révisées à mesure que de nouvelles sources de données sont intégrées et que la méthodologie est optimisée. Il est conseillé aux utilisateurs de données de faire preuve de prudence lorsqu'ils interprètent les résultats de ce produit expérimental.
Données
Les données utilisées pour créer cette application Web interactive proviennent des tableaux de données suivants :
Indicateurs économiques nationaux
- Tableau 36-10-0434 Produit intérieur brut (PIB) aux prix de base, par industries, mensuel (x 1 000 000)
- Tableau 18-10-0004 Indice des prix à la consommation mensuel, non désaisonnalisé
- Tableau 14-10-0287-03 Caractéristiques de la population active selon la province, données mensuelles désaisonnalisées
- Tableau 12-10-0163 Commerce international de marchandises par classification des produits, mensuel (x 1 000 000)
- Tableau 20-10-0056 Ventes de commerce de détail par province et territoire (x 1 000)
- Tableau 14-10-0289 Heures effectivement travaillées à l'emploi principal selon l'industrie, données mensuelles désaisonnalisées, 5 derniers mois (x 1 000)
- Tableau 16-10-0047 Stocks, ventes, commandes et rapport des stocks sur les ventes pour les industries manufacturières, selon l'industrie (dollars sauf indication contraire)
Séries sélectionnées
- Tableau 33-10-0270 Estimations expérimentales pour les entreprises nouvellement ouvertes et les entreprises nouvellement fermées pour le Canada, les provinces et territoires, et les régions métropolitaines de recensement, données désaisonnalisées
- Tableau 14-10-0223 Emploi et rémunération hebdomadaire moyenne (incluant le temps supplémentaire) pour l'ensemble des salariés selon la province et le territoire, données mensuelles, désaisonnalisées
- Tableau 14-10-0372 Postes vacants, employés salariés, et taux de postes vacants selon le secteur de l'industrie, données mensuelles non désaisonnalisées
- Tableau 36-10-0434 Produit intérieur brut (PIB) aux prix de base, par industries, mensuel (x 1 000 000)
- Tableau 18-10-0265 Indice des prix des produits industriels, par principaux groupes de produits, mensuel
- Tableau 18-10-0004 Indice des prix à la consommation mensuel, non désaisonnalisé
Information additionnelle
Analyses précédentes
Analyse mensuelle – 11 décembre 2025
Le produit intérieur brut réel augmente au cours du troisième trimestre
Le produit intérieur brut (PIB) réel des entreprises a progressé de 0,6 % au troisième trimestre, après avoir reculé de 0,5 % au deuxième trimestre. L'amélioration de la balance commerciale réelle a été le principal facteur à l'origine de la hausse globale, les volumes des importations ayant connu un repli de 2,2 %. Les volumes des exportations ont légèrement progressé (+0,2 %) après avoir enregistré de fortes baisses au deuxième trimestre. Les dépenses combinées des entreprises en ouvrages non résidentiels et en machines et matériel ont fléchi de 1,1 %, tandis que les dépenses en immobilisations des administrations publiques ont augmenté, soutenues par la hausse des dépenses liées aux systèmes d'armes. Les dépenses des ménages ont légèrement diminué de 0,1 %, en raison d'une diminution des dépenses en camions, fourgonnettes et véhicules utilitaires sport neufs. La demande intérieure finale, une mesure de la consommation globale et de l'activité d'investissement, est demeurée essentiellement inchangée au troisième trimestre après avoir progressé au deuxième trimestre. Le PIB réel par habitant ainsi que la productivité du travail dans le secteur des entreprises ont augmenté, ce qui a contrebalancé les reculs observés au trimestre précédent.
La production à l'échelle de l'économie a augmenté en septembre
Le PIB réel a affiché une augmentation de 0,2 % en septembre, ce qui a plus que compensé le recul enregistré en août. La hausse de la production de biens a alimenté, pour la deuxième fois en trois mois, l'augmentation globale. La production s'est accrue dans la fabrication, l'extraction de pétrole et de gaz, ainsi que dans le transport et l'entreposage, alors que les volumes de ventes au détail ont diminué. Dans l'ensemble, l'activité s'est intensifiée dans 10 des 20 secteurs d'activité.
La fabrication a progressé de 1,6 % en septembre, soutenue par les volumes plus élevés observés dans la fabrication de machines, les produits du bois et la fabrication de produits du pétrole et du charbon. L'augmentation de la production dans la fabrication de matériel de transport a également contribué à la croissance, alors que certaines usines de montage de véhicules automobiles de l'Ontario ont repris leurs activités après des arrêts liés à des travaux de réoutillage effectués durant l'été.
L'extraction de pétrole et de gaz a affiché une quatrième hausse consécutive en septembre, sous l'effet d'une augmentation de la production provenant des sables bitumineux. L'extraction de sables bitumineux a progressé de 1,3 %, soutenue par une hausse de la production de pétrole synthétique en Alberta, alors que les installations de valorisation ont continué d'accroître leur production après les travaux d'entretien réalisés au printemps. L'extraction pétrolière et gazière, à l'exclusion des sables bitumineux, a progressé de 0,5 % sous l'effet d'une activité accrue dans le secteur de l'extraction de gaz naturel et de pétrole brut. Les activités de soutien à l'extraction minière et à l'extraction de pétrole et de gaz ont également contribué à la hausse en raison d'une hausse des activités de forage et de montage.
L'activité dans le secteur du transport et de l'entreposage a progressé de 1,2 % en septembre, ce qui a contrebalancé en partie le recul observé en août. Le transport aérien a progressé de 6,0 % à la suite de la fin de l'arrêt de travail des agents de bord qui avait eu une incidence sur ce secteur en août. L'activité dans les services postaux et les services de messagerie et de messagers a augmenté de 0,2 %, les baisses observées dans les services postaux découlant de la grève nationale déclenchée le 25 septembre par le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes ayant été contrebalancées par une hausse de 3,0 % dans les services de messagerie et de messagers, les consommateurs et les entreprises s'étant tournés vers d'autres transporteurs pour répondre à leurs besoins en matière de livraison.
Le commerce de gros a augmenté pour une quatrième fois en cinq mois en septembre, soutenu par un accroissement de l'activité chez les grossistes-marchands de matériaux et fournitures de construction ainsi que chez les grossistes-marchands de produits alimentaires, de boissons et de tabac.
Les volumes de ventes au détail ont diminué de 0,7 %, principalement en raison d'une baisse de l'activité chez les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles. L'activité a également diminué chez les détaillants de marchandises diverses, les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage, ainsi que dans les stations-service.
L'activité dans le secteur de la construction a reculé de 0,2 % en septembre, après avoir augmenté pendant quatre mois consécutifs. La construction résidentielle a enregistré un repli pour un deuxième mois consécutif, tandis que les travaux de génie ont affiché une hausse pour le cinquième mois consécutif.
L'activité des agents et courtiers immobiliers a diminué en septembre après avoir progressé pendant cinq mois consécutifs. Le niveau d'activité des agents et des courtiers immobiliers était en baisse au début de l'année, du fait que les acheteurs potentiels s'étaient adaptés à l'incertitude accrue sur le plan économique. En septembre, l'activité était en recul de 7,7 % par rapport aux niveaux enregistrés à la fin de 2024.
L'estimation anticipée de Statistique Canada indique que le produit intérieur brut réel a diminué de 0,3 % en octobre.
Baisse marquée des ouvertures et des fermetures d'entreprises en août
En août, le taux d'ouvertures d'entreprises a diminué de 0,3 point de pourcentage pour s'établir à 4,7 %, tandis que le taux de fermetures d'entreprises a reculé de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 4,8 %. Le nombre d'entreprises actives est demeuré relativement inchangé, étant donné que le nombre d'ouvertures était semblable à celui des fermetures.
Depuis le début de 2024, l'activité des entreprises dans les secteurs les moins exposés au commerce est demeurée relativement stable, tandis que celle dans les secteurs dépendant de la demande américaine a diminué. De janvier 2024 à août 2025, le nombre d'entreprises actives dans des secteurs dépendant de la demande américaine a diminué de 2,1 %, comparativement à une baisse de 0,6 % dans d'autres secteurs.
Ralentissement de l'inflation des prix à la consommation en octobre
L'inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s'établir à 2,2 % en octobre, en baisse par rapport à 2,4 % en septembre. La baisse plus marquée des prix de l'essence d'une année à l'autre a contribué au ralentissement de la croissance du taux global, tandis que des hausses plus modestes des prix des produits d'épicerie d'une année à l'autre ont également contribué à atténuer la hausse de l'indice des prix à la consommation (IPC) d'ensemble. La croissance des prix à la consommation, à l'exclusion de l'essence, était de 2,6 % sur 12 mois, soit un taux identique à celui enregistré en septembre. Les prix des services ont augmenté de 3,2 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en octobre, tandis que la croissance des prix des biens est demeurée positive (+0,9 %) pour un cinquième mois consécutif.
Les prix des articles d'épicerie ont augmenté de 3,4 % d'une année à l'autre en octobre, en baisse par rapport à l'augmentation de 4,0 % enregistrée en septembre. Les prix de la viande étaient supérieurs de 8,4 % à ceux enregistrés en octobre 2024, tandis que les prix des légumes frais ont reculé de 1,4 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 0,8 % d'une année à l'autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont diminué de 2,0 %. La croissance annuelle des prix dans les restaurants a diminué pour s'établir à 3,2 %.
L'inflation liée au logement a diminué en octobre pour s'établir à 2,5 %. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 2,9 % au cours de la période de 12 mois se terminant en octobre, se situant sous la barre des 3,0 % pour la première fois depuis juillet 2022. La croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des baux nouveaux et existants, a progressé pour s'établir à 5,1 %. Le coût de remplacement par le propriétaire, mesuré d'une année à l'autre, était inférieur de 1,6 % à celui enregistré en octobre 2024.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont progressé de 6,0 % d'une année à l'autre en octobre, une treizième augmentation consécutive. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine étaient supérieurs de 6,5 % à ceux observés en octobre 2024.
L'emploi a augmenté en novembre, alors que le taux de chômage a diminué
L'emploi global a augmenté de 54 000 en novembre, poursuivant les hausses observées en septembre et en octobre. Les hausses cumulatives de l'emploi au cours des trois derniers mois (+181 000) ont suivi un début d'année lent, avec peu de changement net de l'emploi de janvier à août 2025. L'augmentation globale observée en novembre est attribuable à la hausse de l'emploi à temps partiel (+63 000) et s'est concentrée chez les jeunes (+50 000). L'emploi chez les personnes âgées de 15 à 24 ans a progressé pour un deuxième mois consécutif, ce qui représente la première hausse de l'emploi chez les jeunes depuis le début de l'année.
En novembre, l'emploi a augmenté dans les soins de santé et l'assistance sociale, dans les services d'hébergement et de restauration ainsi que dans le secteur des ressources naturelles, tandis qu'il a reculé dans le commerce de gros et de détail.
Le taux de chômage a reculé de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 6,5 % en novembre. Le taux de chômage chez les personnes âgées de 15 à 24 ans a diminué pour s'établir à 12,8 %, tandis que celui chez les travailleurs du principal groupe d'âge actif a reculé pour s'établir à 5,6 %.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a progressé pour s'établir à 60,9 % en novembre, ce qui représente une troisième augmentation mensuelle consécutive. En novembre, le taux d'emploi était de 0,2 point de pourcentage inférieur au récent sommet enregistré en janvier et en février 2025.
Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,6 % d'une année à l'autre en novembre, en hausse par rapport à 3,5 % en octobre.
L'emploi salarié a diminué en septembre, alors que le nombre de postes vacants a augmenté
Les données sur l'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de septembre, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 58 000 en septembre, ce qui a contrebalancé la hausse cumulative de 43 200 enregistrée en juillet et en août. En septembre, l'emploi salarié a diminué dans les secteurs des services d'enseignement, de la fabrication, des services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que dans les services immobiliers et services de location. L'emploi salarié a augmenté dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale ainsi que dans celui des arts, des spectacles et des loisirs.
Le nombre de postes vacants a augmenté de 25 500 pour atteindre 486 000 en septembre, ce qui représente la première hausse mensuelle depuis janvier 2024. Le ratio chômeurs-postes vacants a diminué pour s'établir à 3,3, tandis que le taux de postes vacants a légèrement progressé pour s'établir à 2,7 %.
Analyse mensuelle – 13 novembre 2025
La production économique globale a reculé en août sous l'effet du ralentissement des industries productrices de biens et services
Le produit intérieur brut (PIB) réel a reculé de 0,3 % en août, ce qui a contrebalancé la majeure partie de l'augmentation de juillet. La production de biens a reculé de 0,6 %, soit la quatrième baisse en cinq mois, tandis que l'activité dans le secteur des services a diminué de 0,1 % après avoir légèrement augmenté en juin et en juillet. La baisse de la production dans les industries du transport et de l'entreposage, du commerce de gros, de l'extraction minière et de la fabrication a contribué à la baisse globale, tandis que l'activité dans les industries du commerce de détail a augmenté. La production à l'échelle de l'économie a ralenti au cours de quatre des cinq derniers mois.
L'activité dans le secteur du transport et de l'entreposage a reculé de 1,7 % en août après avoir progressé de 0,6 % en juillet. Le transport aérien a affiché sa plus forte baisse depuis janvier 2022, alors qu'un arrêt de travail visant les agents de bord a entraîné des annulations de vols. Le transport par pipeline a reculé de 0,7 %, en raison du repli du transport de gaz naturel, ce qui a coïncidé avec une baisse des exportations vers les États-Unis.
Le commerce de gros a diminué pour la première fois en quatre mois en raison de la baisse de l'activité chez les grossistes-marchands de véhicules automobiles et de pièces et d'accessoires de véhicules automobiles. La baisse de l'activité chez les grossistes du secteur automobile a coïncidé avec une diminution des exportations et des importations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile. De plus, les grossistes-distributeurs de produits alimentaires, de boissons et de tabac ont affiché leur baisse mensuelle la plus importante depuis novembre 2022.
En août, le secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz a reculé de 0,7 %, après des augmentations consécutives en juin et en juillet. L'extraction minière et l'exploitation en carrière ont diminué de 1,3 %, sous l'effet de la baisse des activités d'extraction de minerais métalliques et de charbon. Les activités de soutien à l'extraction minière et à l'extraction de pétrole et de gaz ont diminué en raison d'une baisse des activités de forage et de montage. L'extraction de pétrole et de gaz a tempéré les baisses, ce secteur étant en hausse pour un troisième mois consécutif.
La production dans le secteur de la fabrication a reculé de 0,5 % en août après avoir progressé en juillet. Le ralentissement de la production observé chez les fabricants de machines, les producteurs de produits métalliques et les producteurs d'aliments a également contribué à cette baisse. La production des fabricants de métaux de première transformation a augmenté, stimulée par une augmentation de la production et de la transformation d'alumine et d'aluminium, qui coïncidait avec l'augmentation des exportations d'aluminium. Les exportations d'aluminium vers plusieurs pays autres que les États-Unis ont augmenté pendant la période d'avril à août.
L'activité de construction a reculé de 0,3 % en août après être demeurée essentiellement inchangée en juillet. La construction de bâtiments résidentiels a ralenti, tandis que les secteurs de la construction de bâtiments non résidentiels et de la construction (réparations) ont tous les deux affiché des hausses.
Le sous-secteur du commerce de détail a progressé de 0,9 % en août grâce à des hausses généralisées dans tous les types de magasins. L'accroissement de l'activité chez les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles a mené la croissance. L'activité a également augmenté dans les magasins de marchandises diverses, les magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires, ainsi que les magasins d'articles de sport, d'articles de passe-temps, d'articles de musique et de livres.
L'activité des agents et des courtiers immobiliers a affiché une cinquième augmentation consécutive en août. Le niveau d'activité des agents et des courtiers immobiliers a diminué au début de l'année, à mesure que les acheteurs potentiels s'adaptaient à l'incertitude accrue sur le plan économique. En août, l'activité des agents et des courtiers était en baisse de 5,1 % par rapport aux niveaux enregistrés à la fin de 2024.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a légèrement augmenté de 0,1 % en septembre.
Augmentation des ouvertures et des fermetures d'entreprises en juillet
En juillet, le taux de fermetures d'entreprises a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour s'établir à 5,0 %, tandis que le taux d'ouvertures d'entreprises a augmenté pour s'élever à 5,0 %, après être demeuré stable à 4,8 % pendant quatre mois consécutifs. Le nombre d'entreprises actives est demeuré relativement inchangé, étant donné que le nombre de fermetures était semblable à celui des ouvertures.
Depuis le début de 2024, l'activité des entreprises dans les secteurs moins exposés au commerce est demeurée relativement stable, tandis que celle des secteurs dépendant de la demande américaine a diminué. De janvier 2024 à juillet 2025, le nombre d'entreprises actives dans des secteurs dépendant de la demande américaine a diminué de 1,7 %, comparativement à une baisse de 0,3 % dans d'autres secteurs. De plus, le nombre d'entreprises actives dans d'autres secteurs a augmenté depuis mars 2025.
L'inflation des prix à la consommation s'est accélérée en septembre
L'inflation globale des prix à la consommation s'établissait à 2,4 % en septembre, en hausse par rapport au taux de 1,9 % enregistré en août. La baisse moins importante des prix de l'essence d'une année à l'autre a contribué à une accélération de la croissance du taux global, tandis que le ralentissement de la baisse des prix des voyages organisés et l'augmentation des prix des produits d'épicerie ont également exercé une pression à la hausse sur l'indice des prix à la consommation (IPC) d'ensemble. La croissance des prix à la consommation, à l'exclusion de l'essence, a été de 2,6 % d'une année à l'autre, en hausse par rapport à 2,4 % en août. Les prix des services ont augmenté de 3,0 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en septembre, tandis que la croissance des prix des biens est demeurée positive (+1,6 %) pour un quatrième mois consécutif.
Les prix des articles d'épicerie ont augmenté de 4,0 % d'une année à l'autre en septembre, en hausse par rapport à 3,5 % en août. Les prix de la viande étaient supérieurs de 6,6 % à ceux enregistrés en septembre 2024, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 1,9 %. Les prix des fruits frais ont diminué de 1,4 % d'une année à l'autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 1,4 %. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants sont restées inchangées à 3,3 %.
L'inflation liée au logement est demeurée inchangée à 2,6 % en septembre. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 3,6 % au cours de la période de 12 mois se terminant en septembre, tandis que la croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des baux nouveaux et existants, a progressé pour s'établir à 4,7 %. Le coût de remplacement par le propriétaire, mesuré d'une année à l'autre, était inférieur de 1,4 % à celui enregistré en septembre 2024.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont progressé de 5,5 % d'une année à l'autre en septembre, une douzième augmentation consécutive. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine ont aussi été supérieurs de 5,5 % à ceux observés en septembre 2024.
L'emploi augmente en octobre, alors que le taux de chômage diminue
L'emploi global a augmenté de 67 000 en octobre, après avoir aussi augmenté en septembre. L'augmentation cumulative de l'emploi enregistrée en septembre et en octobre a totalisé 127 000, ce qui a contrebalancé la baisse cumulative de 106 000 observée en juillet et en août. L'augmentation globale observée en octobre a été alimentée par le travail à temps partiel et reflétait des hausses chez les employés du secteur privé. L'emploi a augmenté chez les hommes du principal groupe d'âge actif pour le deuxième mois consécutif. Chez les femmes du principal groupe d'âge actif, l'emploi a peu varié après avoir augmenté en septembre. L'emploi a augmenté chez les 15 à 24 ans (+21 000) pour la première fois depuis janvier.
En octobre, l'emploi a augmenté dans le commerce de gros et de détail, le transport et l'entreposage, ainsi que dans le secteur de l'information, de la culture et des loisirs, tandis qu'il a diminué dans le secteur de la construction.
Le taux de chômage a reculé de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 6,9 % en octobre. Le taux de chômage chez les 15 à 24 ans a baissé à 14,1 %, tandis que celui des travailleurs du principal groupe d'âge actif a reculé pour s'établir à 5,8 %.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a progressé pour s'établir à 60,8 % en octobre, en hausse pour un deuxième mois consécutif. En octobre, le taux d'emploi était de 0,3 point de pourcentage inférieur au récent sommet enregistré en janvier et en février 2025.
Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,5 % par rapport à 1 an plus tôt en octobre, en hausse par rapport à 3,3 % en septembre.
Le nombre de postes vacants recule en août, alors que l'emploi salarié a peu varié
Les données sur l'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence d'août, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a peu varié en août (+3 300), après avoir augmenté de 25 600 en juillet. En août, une hausse du nombre d'emplois salariés a été constatée dans les secteurs de l'administration publique et de la construction, tandis qu'une diminution a été observée dans les secteurs du commerce de détail, du commerce de gros et des services professionnels, scientifiques et techniques. Dans l'ensemble, aucune augmentation nette de l'emploi salarié n'a été enregistrée de janvier à août 2025.
Le nombre de postes vacants a légèrement diminué pour s'établir à 457 400 en août, soit le plus faible nombre de postes vacants depuis août 2017. Le ratio chômeurs-postes vacants s'est accru pour atteindre 3,5, alors que le taux de postes vacants est demeuré stable à 2,6 %.
Analyse mensuelle – 16 octobre 2025
Regard sur le Canada et les États-Unis
Les exportations de marchandises du Canada vers les États-Unis ont reculé de 3,4 % en août, après trois hausses mensuelles consécutives. En août, les exportations du Canada vers les États-Unis étaient de 22 % inférieures au sommet atteint en janvier 2025, et de 13 % inférieures aux niveaux observés en novembre 2024, avant que les expéditions à destination des États-Unis ne commencent à augmenter en raison des préoccupations liées aux droits de douane. Les droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium canadiens et sur les véhicules automobiles fabriqués au Canada sont demeurés en vigueur tout au long du mois d'août.
Les importations de marchandises en provenance des États-Unis ont diminué de 1,4 % en août, ce qui représente une cinquième baisse au cours des six derniers mois. En août, les importations en provenance des États-Unis étaient de 11 % inférieures aux niveaux observés en novembre 2024.
L'excédent commercial du Canada avec les États-Unis s'est rétréci pour passer de 7,4 milliards de dollars en juillet à 6,4 milliards de dollars en août. Au cours de 2024, l'excédent commercial mensuel moyen du Canada avec les États-Unis s'est établi à 8,5 milliards de dollars. Le déficit commercial de marchandises du Canada avec le monde s'est élargi pour se chiffrer à 6,3 milliards de dollars en août, le déficit commercial avec les pays autres que les États-Unis ayant atteint un niveau record.
En septembre, 1,4 million de résidents canadiens sont revenus au Canada en provenance des États-Unis en automobile, ce qui représente une baisse de 34,8 % par rapport au même mois de l'année précédente. Le nombre de résidents canadiens revenant des États-Unis en automobile a reculé en septembre, en baisse d'une année à l'autre pour un neuvième mois consécutif. Le nombre de voyages au Canada effectués par des résidents des États-Unis en automobile s'est élevé à 1,1 million en septembre, une baisse de 5,3 % par rapport aux niveaux observés en septembre 2024.
Pour obtenir des renseignements à jour concernant la relation entre le Canada et les États-Unis, veuillez consulter la page Regard sur le Canada et les États-Unis. Ce nouveau carrefour regroupe les données et les renseignements les plus récents sur les domaines touchés par la relation socioéconomique entre le Canada et les États-Unis. Des renseignements mensuels sur les annonces économiques des gouvernements et des entreprises et les faits nouveaux survenus sur les marchés financiers, dont des renseignements détaillés sur les droits de douane et les contre-mesures, sont accessibles à la page Nouvelles économiques canadiennes.
La production à l'échelle de l'économie a augmenté en juillet en raison de la hausse de la production de biens
Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 0,2 % en juillet, après avoir diminué pendant trois mois consécutifs. La production de biens a augmenté de 0,6 % pour la première fois depuis mars, tandis que l'activité dans le secteur des services a légèrement progressé pour un deuxième mois consécutif. Les hausses affichées dans les secteurs de l'extraction minière, de l'extraction de pétrole et de gaz et de la fabrication ont soutenu la hausse globale enregistrée en juillet, tandis que la baisse de l'activité dans le sous-secteur du commerce de détail a ralenti la croissance. Dans l'ensemble, 11 des 20 secteurs d'activité ont affiché des hausses en juillet.
L'extraction minière, l'exploitation en carrière et l'extraction de pétrole et de gaz ont augmenté de 1,4 % en juillet, ce qui représente une deuxième hausse mensuelle consécutive. L'extraction minière et l'exploitation en carrière ont augmenté de 2,6 %, sous l'effet des hausses enregistrées dans l'extraction de minerais métalliques. La production de sables bitumineux a affiché une hausse de 1,2 % après avoir connu une forte croissance en juin, l'extraction de bitume brut et la production de pétrole synthétique ayant continué d'augmenter après les travaux de réoutillage et d'entretien menés au printemps. L'extraction de pétrole et de gaz, à l'exclusion des sables bitumineux, a augmenté de 0,6 %.
La production dans le secteur de la fabrication a progressé de 0,7 % en juillet après s'être repliée de 1,5 % en juin. La production des fabricants de véhicules automobiles a augmenté de 9,1 %, ce qui a partiellement compensé le recul de plus de 10 % enregistré en juin. La production des fabricants de pièces a augmenté de 10,5 %, en hausse pour une première fois depuis avril. Les répercussions des fermetures saisonnières dans les usines de montage de véhicules automobiles en Ontario ont été moins prononcées en juillet dernier en raison du ralentissement soutenu de la production, attribuable en partie aux droits de douane imposés par les États-Unis. Par ailleurs, une baisse de production de 5,5 % a été observée chez les producteurs de métaux de première transformation, sous l'effet d'une baisse de la production enregistrée dans les sous-secteurs de la sidérurgie (-19,1 %) et des fonderies (-10,9 %). Les droits de douane américains imposés sur l'acier importé en provenance du Canada ont augmenté à 50 % au début de juin. En juillet, l'activité du secteur de la fabrication dans son ensemble était de 2,5 % inférieure aux niveaux observés en mars, lorsque les droits de douane américains sur certains produits canadiens sont entrés en vigueur.
L'activité dans le secteur du commerce de gros, soutenue par des hausses de l'activité des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, a augmenté pour un troisième mois consécutif. En juillet, les volumes du commerce de gros étaient inférieurs de 0,7 % aux niveaux enregistrés en mars.
L'activité dans le secteur du transport et de l'entreposage a progressé de 0,6 % en juillet, principalement en raison de l'augmentation du transport par pipeline, qui a affiché sa plus forte hausse en près de trois ans. Les activités de soutien au transport ont progressé de 1,0 %, sous l'effet de la hausse des activités observée à l'installation de LNG Canada à Kitimat, qui a terminé son premier mois complet d'exploitation en juillet.
L'activité des agents et des courtiers immobiliers a affiché une quatrième augmentation consécutive en juillet, soutenue par une hausse de l'activité de la revente de maisons dans les grands marchés de l'Ontario et de la Colombie-Britannique. Le niveau d'activité des agents et des courtiers immobiliers a diminué au début de l'année, du fait que les acheteurs potentiels s'étaient adaptés à l'incertitude économique accrue. En juillet, l'activité des agents et des courtiers immobiliers était inférieure de 5,3 % aux niveaux enregistrés à la fin de 2024.
L'activité du secteur de la construction a progressé de 0,1 % en juillet, ce qui représente une troisième hausse consécutive. La construction de bâtiments résidentiels a augmenté pour un troisième mois consécutif, tandis que la construction de bâtiments non résidentiels a progressé pour une première fois en quatre mois.
En juillet, les volumes de vente au détail ont reculé de 1,0 %, sous l'effet d'une baisse de l'activité observée dans les magasins d'alimentation, les magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires, ainsi que les magasins d'articles de sport, d'articles de passe-temps, d'articles de musique et de livres. L'activité des marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage a également diminué.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le PIB réel est demeuré essentiellement inchangé en août.
Légère baisse des taux d'ouvertures et de fermetures d'entreprises observée en juin
Le taux d'ouvertures d'entreprises a affiché un léger recul de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 4,7 % en juin, tandis que le taux de fermetures a enregistré une légère baisse de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 4,7 %. En juin, le taux d'ouvertures d'entreprises a égalé sa moyenne historique enregistrée de 2015 à 2019 et le taux de fermetures d'entreprises a été supérieur de 0,1 point de pourcentage à sa moyenne de 2015 à 2019.
Le nombre d'entreprises actives a augmenté de 0,1 % en juin, les ouvertures ayant légèrement dépassé les fermetures. Le nombre total d'entreprises actives en juin était semblable à celui enregistré à la fin de 2024. Au deuxième trimestre de 2025, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la hausse du coût des intrants et de l'inflation. Environ une entreprise sur cinq s'attend à ce que les droits de douane aient une incidence importante.
L'inflation des prix à la consommation s'est accélérée en août
La croissance de l'inflation globale des prix à la consommation s'est accélérée pour atteindre 1,9 % en août, en hausse de 1,7 % par rapport au taux enregistré en juillet. Les baisses moins marquées d'une année à l'autre des prix de l'essence ont contribué à l'accélération de la croissance du taux global, tandis que la baisse des prix des voyages organisés et des fruits frais a atténué le ralentissement. La croissance des prix à la consommation, à l'exclusion de l'essence, a été de 2,4 % d'une année à l'autre, après s'être maintenue à 2,5 % pendant trois mois consécutifs. Les prix des services ont augmenté de 2,8 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en août, tandis que la croissance des prix des biens est demeurée positive (+0,7 %) pour un troisième mois consécutif.
Les prix des articles d'épicerie ont augmenté de 3,5 % d'une année à l'autre en août, en hausse par rapport à l'augmentation de 3,4 % enregistrée en juillet. Les prix de la viande étaient plus élevés de 7,2 % à ceux enregistrés en août 2024, tandis que les prix des légumes frais ont reculé de 2,0 %. Les prix des fruits frais ont diminué de 1,1 % d'une année à l'autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 1,2 %. Les prix des aliments achetés dans les restaurants ont augmenté de 3,3 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en août.
L'inflation liée au logement a ralenti pour s'établir à 2,6 % en août, ce qui représente la plus faible augmentation d'une année à l'autre depuis mars 2021. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 4,2 % au cours de la période de 12 mois se terminant en août, tandis que la croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des baux nouveaux et existants, a ralenti pour s'établir à 4,3 %. Le coût de remplacement par le propriétaire, mesuré d'une année à l'autre, était inférieur de 1,3 % à celui enregistré en août 2024.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont augmenté de 4,0 % d'une année à l'autre en août, ce qui représente une seizième augmentation au cours des 17 derniers mois. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine ont été supérieurs de 4,9 % à ceux observés en août 2024.
L'emploi a augmenté en septembre, alors que le taux de chômage est demeuré stable
L'emploi global a augmenté de 60 000 en septembre, après des baisses cumulatives de 106 000 au cours des deux mois précédents. En septembre, les hausses ont été concentrées dans le travail à temps plein et s'expliquent par une croissance de l'emploi à temps plein chez les hommes et les femmes du principal groupe d'âge. L'emploi chez les jeunes a peu varié. L'emploi a progressé dans les secteurs de la fabrication, des soins de santé et de l'aide sociale, ainsi que de l'agriculture. En revanche, des baisses ont été enregistrées dans le commerce de gros et de détail. Plus des deux tiers de l'augmentation globale étaient attribuables à une hausse de l'emploi en Alberta. Dans l'ensemble, il n'y a eu pratiquement aucune croissance nette de l'emploi à l'échelle du Canada depuis janvier 2025.
Le taux de chômage s'est maintenu à 7,1 % en septembre, ce qui s'explique par une augmentation du nombre de personnes dans la population active. Depuis janvier 2025, le taux de chômage a augmenté de 0,5 point de pourcentage. Chez les personnes âgées de 15 à 24 ans, le taux de chômage a augmenté légèrement pour atteindre 14,7 % en septembre, soit le taux le plus élevé depuis septembre 2010, à l'exclusion des années de pandémie.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, s'est accru légèrement pour s'établir à 60,6 % en septembre. En septembre, le taux d'emploi était de 0,5 point de pourcentage inférieur au récent sommet enregistré en janvier et février 2025.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 3,3 % d'une année à l'autre en septembre, en hausse par rapport à 3,2 % en août.
Le nombre de postes vacants recule en juillet, alors que l'emploi salarié est en hausse
Les données sur l'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de juillet, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a augmenté de 21 600 en juillet après avoir diminué de 9 100 en juin. En juillet, une hausse du nombre d'emplois salariés a été constatée dans les secteurs des soins de santé et de l'assistance sociale, de la finance et des assurances et des services d'hébergement et de restauration. L'emploi salarié a diminué dans les secteurs de la fabrication et de la construction. Dans l'ensemble, aucune augmentation nette de l'emploi salarié n'a été enregistrée de janvier à juillet 2025.
Le nombre de postes vacants a continué d'afficher une tendance à la baisse en juillet, diminuant de 20 600 pour s'établir à 469 900. Le ratio chômeurs-postes vacants a augmenté pour atteindre 3,3, alors que le taux de postes vacants a connu un léger repli pour s'établir à 2,6 %.
Analyse mensuelle – 11 septembre 2025
Regard sur le Canada et les États-Unis
Les exportations de marchandises du Canada vers les États-Unis ont augmenté de 5,0 % en juillet, après avoir connu une hausse de 2,1 % en juin. Les exportations vers les États-Unis ont augmenté pendant trois mois consécutifs à la suite du repli marqué des expéditions à destination des États-Unis de février à avril, période durant laquelle le conflit commercial s'est intensifié. En juillet, les exportations du Canada vers les États-Unis étaient de 21 % inférieures au sommet déclaré en janvier 2025, et de 11 % inférieures par rapport aux niveaux observés en novembre 2024, avant que les expéditions à destination des États-Unis ne commencent à augmenter en raison des préoccupations liées aux droits de douane. Les droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium canadiens et sur les véhicules automobiles fabriqués au Canada sont demeurés en vigueur tout au long du mois de juillet.
Les importations en provenance des États-Unis ont diminué de 2,2 % en juillet, ce qui représente la quatrième baisse au cours des cinq derniers mois. La diminution de juillet a fait suite à l'importation d'un module pour un projet pétrolier extracôtier en juin.
L'excédent commercial du Canada avec les États-Unis s'est accru pour passer de 3,7 milliards de dollars en juin à 6,7 milliards de dollars en juillet. Au cours de 2024, l'excédent commercial mensuel moyen du Canada avec les États-Unis s'est établi à 8,5 milliards de dollars. Le déficit commercial de marchandises du Canada avec le reste du monde s'est rétréci pour atteindre 4,9 milliards de dollars en juillet.
En juillet, 1,7 million de résidents canadiens sont revenus au Canada en provenance des États-Unis en automobile, ce qui constitue une baisse de 36,9 % par rapport à juillet 2024. En juillet, le nombre de voyages de retour effectués par des résidents canadiens à bord d'une automobile a affiché son septième recul mensuel consécutif, d'une année à l'autre. Le nombre de voyages au Canada effectués par des résidents des États-Unis à bord d'une automobile s'élevait à 1,8 million en juillet, une baisse de 7,4 % par rapport aux niveaux observés en juillet 2024.
Pour obtenir des renseignements à jour concernant la relation entre le Canada et les États-Unis, veuillez consulter la page Regard sur le Canada et les États-Unis. Ce nouveau carrefour regroupe les données et les renseignements les plus récents sur les domaines touchés par la relation socioéconomique entre le Canada et les États-Unis. Des renseignements mensuels sur les annonces économiques des gouvernements et des entreprises et les faits nouveaux survenus sur les marchés financiers, dont des renseignements détaillés sur les droits de douane et les contre-mesures, sont accessibles à la page Nouvelles économiques canadiennes.
Le produit intérieur brut réel fléchit au deuxième trimestre
Le produit intérieur brut (PIB) réel a diminué de 0,4 % au deuxième trimestre, après avoir augmenté de 0,5 % au premier trimestre. La forte baisse des volumes d'exportation a eu des répercussions sur l'activité économique, les expéditions de biens ayant diminué de 9,2 %, ce qui représente la plus forte diminution trimestrielle enregistrée depuis le début de 2009, si l'on exclut les années de pandémie. L'investissement des entreprises en machines et matériel a reculé de 9,4 % sous l'effet d'une baisse des volumes d'importation. L'accumulation de stocks et l'augmentation des dépenses des ménages et des gouvernements ont ralenti la baisse du PIB global. La demande intérieure finale, une mesure globale de la consommation et des activités d'investissement, a progressé de 0,9 % après avoir légèrement reculé de 0,2 % au premier trimestre. Le PIB réel par habitant a diminué de 0,4 %, tandis que la productivité du travail dans le secteur des entreprises a fléchi de 1,0 %.
La production à l'échelle de l'économie diminue légèrement pour un troisième mois consécutif en juin
Le PIB réel a reculé de 0,1 % en juin, ce qui correspond aux baisses globales observées en avril et en mai. La baisse de la production dans le secteur de la fabrication a entraîné des répercussions sur l'activité économique, tandis que les secteurs du commerce de détail et des services immobiliers ont affiché des hausses. Dans l'ensemble, l'activité a diminué dans 11 des 20 secteurs d'activité.
La production dans le secteur de la fabrication a diminué de 1,5 % en juin, ce qui constitue un troisième repli en quatre mois. Les deux cinquièmes des fabricants ont déclaré avoir été touchés par les droits de douane au cours du mois. La production des fabricants de véhicules automobiles s'est repliée de 12,6 % après avoir augmenté en mai, tandis que celle des fabricants de pièces a diminué de 2,7 %, ce qui correspond à une deuxième baisse après quatre mois de croissance. Les producteurs de métaux de première transformation ont affiché une baisse de 1,6 %, une troisième en quatre mois, sous l'effet d'une baisse de la production des usines de production et de transformation d'alumine et d'aluminium. Les usines de fabrication de produits chimiques, les fabricants de produits en bois ainsi que les producteurs de machines ont également déclaré une baisse de la production. En juin, l'activité du secteur de la fabrication dans son ensemble était de 3,1 % inférieure au niveau observé en mars, lorsque les droits de douane américains sur certains produits canadiens sont entrés en vigueur.
Les activités du secteur du transport et de l'entreposage ont reculé de 0,3 % en juin en raison du repli observé dans la majorité des sous-secteurs. Le transport ferroviaire a diminué de 2,3 %, surtout en raison d'une baisse des chargements de métaux et de minéraux. Les chargements d'automobiles ont également diminué pour un troisième mois consécutif.
Les volumes du commerce de détail ont augmenté de 1,4 % en juin après avoir diminué en mai. L'augmentation de l'activité dans les magasins d'alimentation a mené à la croissance, soutenue par des hausses enregistrées par les magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires et les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage. L'activité du commerce de gros s'est accrue pour un deuxième mois consécutif.
Les agents et les courtiers immobiliers ont affiché une troisième hausse consécutive de leurs activités en juin, sous l'effet d'une activité accrue sur le marché de la revente de maisons partout au pays et dans la région du Grand Toronto en particulier. Le niveau d'activité des agents et des courtiers immobiliers avait considérablement diminué au début de l'année, du fait que les acheteurs potentiels s'étaient adaptés à l'incertitude accrue sur le plan économique. En juin, l'activité des agents et des courtiers était en recul de 8,2 % par rapport aux niveaux enregistrés à la fin de 2024.
L'activité du secteur de la construction a progressé de 0,3 % en juin, ce qui représente une troisième hausse mensuelle en quatre mois. La construction de bâtiments résidentiels a augmenté de 1,6 %, tandis que les secteurs de la construction de bâtiments non résidentiels et des travaux de génie civil ont tous les deux connu un recul. La construction résidentielle affiche une tendance à la hausse depuis l'automne 2024 et, en juin, se situait à 7,1 % au-dessus des niveaux observés en juin de l'an dernier. Les travaux de génie civil ont diminué de 1,4 % au cours de cette période de 12 mois.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a légèrement augmenté de 0,1 % en juillet.
Le nombre de fermetures d'entreprises augmente légèrement en mai
En mai, le taux d'ouvertures d'entreprises est demeuré stable (4,8 %) pour un cinquième mois consécutif, tandis que le taux de fermetures a augmenté légèrement de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 4,8 %. En mai, le taux d'ouvertures d'entreprises était supérieur de 0,1 point de pourcentage à sa moyenne historique enregistrée de 2015 à 2019, tandis que le taux de fermetures était supérieur de 0,2 point de pourcentage supérieur à sa moyenne enregistrée de 2015 à 2019.
Le nombre d'entreprises actives est demeuré presque inchangé en mai. En mai, il y avait 1 269 entreprises actives de moins qu'à la fin de l'année dernière, ce qui représente une baisse de 0,14 %. Au deuxième trimestre de 2025, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la hausse du coût des intrants et de l'inflation. Environ une entreprise sur cinq s'attend à ce que les droits de douane aient une incidence importante.
L'inflation à la consommation ralentit en juillet sous l'effet de la baisse des prix de l'essence
L'inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s'établir à 1,7 % en juillet, en baisse par rapport au taux de 1,9 % enregistré en juin. Les baisses plus marquées d'une année à l'autre des prix de l'essence ont contribué au ralentissement de la croissance du taux global, tandis que la hausse des prix de l'épicerie et une baisse plus faible d'une année à l'autre des prix du gaz naturel ont atténué le ralentissement. La croissance des prix à la consommation, à l'exclusion de l'essence, a été de 2,5 % d'une année à l'autre pour le troisième mois consécutif. Les prix des véhicules automobiles neufs se sont accrus de 5,3 % d'une année à l'autre. Les prix des services ont augmenté de 2,8 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en juillet, tandis que la croissance des prix des biens est demeurée positive (+0,3 %) pour un deuxième mois consécutif.
Les prix des articles d'épicerie ont augmenté de 3,4 % d'une année à l'autre en juillet, en hausse par rapport à l'augmentation de 2,8 % enregistrée en juin. Les prix de la viande étaient plus élevés de 4,7 % à ceux enregistrés en juillet 2024, tandis que les prix des légumes frais ont reculé de 3,5 %. Les prix des fruits frais ont progressé de 3,9 % d'une année à l'autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 2,1 %. Les prix des aliments achetés dans les restaurants ont augmenté de 3,2 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en juillet.
L'inflation liée au logement a connu une légère hausse pour s'établir à 3,0 % en juillet. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 4,8 % au cours de la période de 12 mois se terminant en juillet, tandis que la croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des baux nouveaux et existants, a augmenté pour s'établir à 5,0 %. Le coût de remplacement par le propriétaire, mesuré d'une année à l'autre, était inférieur de 0,9 % à celui enregistré en juillet 2024.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont augmenté de 2,6 % d'une année à l'autre en juillet, ce qui représente une quinzième augmentation au cours des 16 derniers mois. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine étaient 3,8 % plus élevés que ceux observés en juillet 2024.
L'emploi diminue en août et le taux de chômage augmente
L'emploi global a diminué de 66 000 en août après avoir diminué de 41 000 en juillet. L'emploi a diminué dans les services professionnels, scientifiques et techniques, dans les secteurs du transport et de l'entreposage et de la fabrication, alors qu'il a augmenté dans le secteur de la construction. Les pertes globales en août s'expliquent par des baisses importantes de l'emploi au sein du principal groupe d'âge actif (-93 000), des baisses de l'emploi à temps partiel (-60 000) ainsi que par un fléchissement de l'emploi chez les travailleurs autonomes (-43 000). Dans l'ensemble, aucune croissance nette de l'emploi n'a été observée au cours des sept derniers mois.
Le taux de chômage a atteint 7,1 % en août. Il s'agissait du taux le plus élevé depuis 2016, à l'exception des années de pandémie. Au cours des 18 derniers mois, le taux de chômage a été supérieur à sa moyenne prépandémie de 6,0 % (de 2017 à 2019). Chez les 15 à 24 ans, le taux de chômage a diminué pour s'établir à 14,5 % en août. De mai à août, le taux de chômage des étudiants de 15 à 24 ans retournant aux études était de 17,9 % en moyenne.
Le taux de mises à pied était de 1,0 % en août, ce qui est légèrement plus élevé que le taux observé 12 mois plus tôt (0,9 %) (données non désaisonnalisées). Les personnes qui étaient au chômage en juillet ont continué d'éprouver des difficultés à se trouver du travail en août. Seuls 15,2 % des personnes qui étaient au chômage en juillet ont trouvé un emploi en août, une proportion inférieure à celle observée au cours des mêmes mois de 2017 à 2019 (23,3 %) (données non désaisonnalisées).
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a fléchi pour s'établir à 60,5 % en août. Le taux d'emploi suit une tendance à la baisse depuis le début de l'année et a diminué de 0,6 point de pourcentage de janvier à août.
Les salaires horaires moyens ont augmenté de 3,2 % sur une période de 12 mois se terminant en août, tandis que le nombre total d'heures travaillées a peu varié (+0,1 %) de juillet à août.
L'emploi salarié diminue en juin, et le nombre de postes vacants augmente
Les données sur l'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de juin, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 32 900 en juin, après une légère hausse de 18 500 en mai. En juin, l'emploi salarié a diminué dans les secteurs de la fabrication, du commerce de détail, de la construction et des soins de santé et de l'assistance sociale. L'emploi a augmenté dans le secteur de l'administration publique. Dans l'ensemble, aucune croissance nette de l'emploi salarié n'a été observée au cours du premier semestre de 2025.
En juin, le nombre de postes vacants a augmenté de 12 100 pour s'établir à 492 000, ce qui a partiellement contrebalancé les baisses cumulatives de 37 100 enregistrées en avril et mai. Le ratio chômeurs-postes vacants a connu un léger recul pour s'établir à 3,2, tandis que le taux de postes vacants a progressé pour s'établir à 2,8 %.
Analyse mensuelle – 14 août 2025
Regard sur le Canada et les États-Unis
Les exportations de marchandises du Canada vers les États-Unis ont progressé de 3,1 % en juin, après avoir augmenté de 0,7 % en mai. Ces hausses consécutives font suite au repli marqué des expéditions à destination des États-Unis qui s'est produit au cours des trois mois précédents; les exportations du Canada vers les États-Unis avaient alors diminué de 26 % de janvier à avril. Les droits de douane imposés par les États-Unis sur l'acier et l'aluminium canadiens et sur les véhicules automobiles fabriqués au Canada sont demeurés en vigueur tout au long du mois de juin.
Les importations en provenance des États-Unis ont augmenté de 2,6 % en juin après avoir reculé pendant trois mois consécutifs. L'augmentation de juin a été en grande partie le résultat de l'importation d'un module pour un projet pétrolier extracôtier.
L'excédent commercial du Canada avec les États-Unis a augmenté pour passer de 3,6 milliards de dollars en mai à 3,9 milliards de dollars en juin. En 2024, l'excédent mensuel moyen du commerce de marchandises entre le Canada et les États-Unis était de 8,5 milliards de dollars. Le déficit commercial de marchandises du Canada avec le reste du monde s'est élargi pour atteindre 5,9 milliards de dollars en juin.
Pour obtenir des renseignements à jour concernant la relation entre le Canada et les États-Unis, veuillez consulter la page Regard sur le Canada et les États-Unis. Ce nouveau carrefour regroupe les données et les renseignements les plus récents sur les domaines touchés par la relation socioéconomique entre le Canada et les États-Unis. Des renseignements mensuels sur l'évolution des marchés gouvernementaux, commerciaux et financiers, y compris des renseignements détaillés sur les droits de douane et les contre-mesures tarifaires, sont publiés dans les Nouvelles économiques canadiennes.
La production à l'échelle de l'économie a légèrement diminué pour un deuxième mois consécutif en mai
Le PIB réel a légèrement reculé de 0,1 % en mai, ce qui correspond à la baisse observée en avril. Les baisses observées dans l'extraction minière et l'extraction de pétrole et de gaz, le commerce de détail et les administrations publiques ont nui à la croissance, tandis que la fabrication, l'immobilier et le transport ont affiché des hausses. Dans l'ensemble, l'activité s'est intensifiée dans 7 des 20 secteurs d'activité.
Le secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz s'est replié de 1,0 % en mai, car les travaux d'entretien et de remise en état ont eu une incidence sur la production de sables bitumineux. L'extraction pétrolière et gazière, à l'exclusion des sables bitumineux, a progressé de 1,5 %, sous l'effet d'une activité accrue du secteur de l'extraction de gaz naturel et de pétrole brut. L'extraction minière et l'exploitation en carrière ont reculé de 2,1 % en raison de baisses généralisées.
Le volume des ventes au détail a reculé de 1,2 % en mai, sous l'effet d'une baisse de l'activité des concessionnaires de véhicules et de pièces automobile après deux mois de croissance. L'activité dans les magasins d'alimentation et les stations-service a également enregistré une baisse, tandis que les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage ont affiché une deuxième augmentation en trois mois.
Le secteur des administrations publiques a reculé de 0,8 % en mai, alors que l'administration publique fédérale (sauf la défense) a connu un repli de 3,2 % à la suite d'une activité accrue en avril attribuable aux élections fédérales canadiennes.
La production du secteur de la fabrication a augmenté de 0,7 % en mai, ce qui a partiellement contrebalancé le recul de 1,8 % enregistré en avril. L'accumulation accrue des stocks a contribué à cette augmentation. Après trois baisses consécutives, la production de l'industrie de la sidérurgie a augmenté de 4,4 %, tandis que la production des usines de production et de transformation d'alumine et d'aluminium a enregistré une baisse pour le troisième mois consécutif. La production des fabricants de véhicules automobiles a augmenté de 4,8 %, ce qui a partiellement compensé le recul enregistré en avril, tandis que celle des fabricants de pièces a diminué de 3,9 % après avoir progressé pendant quatre mois consécutifs. En mai, l'activité du secteur de la fabrication dans son ensemble était de 1,1 % inférieure au niveau observé en mars, lorsque les droits de douane imposés par les États-Unis sur certains biens canadiens sont entrés en vigueur.
Les agents et les courtiers immobiliers ont affiché une deuxième hausse consécutive de leurs activités en mai, sous l'effet d'une activité accrue sur le marché de la revente de maisons dans la région du Grand Toronto. Le niveau d'activité des agents et des courtiers immobiliers avait considérablement diminué au début de l'année, du fait que les acheteurs potentiels s'étaient adaptés à l'incertitude accrue sur le plan économique. En mai, l'activité des agents et des courtiers a reculé de 13 % par rapport aux niveaux enregistrés à la fin de 2024.
L'activité dans le secteur du transport et de l'entreposage a progressé de 0,6 % en mai, soutenue par une remontée du transport ferroviaire. Les chargements intermodaux et non intermodaux ont tous deux progressé après avoir enregistré des baisses généralisées en avril, attribuables à une diminution du transport de marchandises en provenance des États-Unis. Le transport par pipeline a également progressé en mai, sous l'effet de l'augmentation du transport de pétrole brut et des autres services de transport par pipeline, après le redémarrage réussi d'un pipeline qui avait subi une rupture et un déversement au cours du mois d'avril.
L'activité dans le secteur de la construction est demeurée essentiellement inchangée en mai, les baisses dans la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels ayant été contrebalancées par une augmentation des travaux de génie civil et de réparation. La construction de bâtiments résidentiels affiche une tendance à la hausse depuis l'automne 2024 et, en mai, se situait à 5,7 % au-dessus des niveaux observés en mai de l'an dernier. Les travaux de génie civil ont diminué de 3,2 % au cours de cette période de 12 mois.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a légèrement augmenté de 0,1 % en juin.
Les ouvertures d'entreprises ont dépassé les fermetures en avril
En avril, le taux d'ouverture d'entreprises est demeuré stable à 4,8 % pour le deuxième mois consécutif, tandis que le taux de fermeture a reculé légèrement de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 4,7 %. Les taux d'ouverture et de fermeture ont été relativement stables en 2025, se situant entre 4,7 % et 4,8 %.
Le nombre d'entreprises actives a affiché une légère hausse de 0,1 % en avril, les ouvertures ayant dépassé les fermetures. Il s'agissait de la première augmentation mensuelle du nombre d'entreprises actives en quatre mois. Au deuxième trimestre de 2025, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la hausse du coût des intrants et de l'inflation. Environ une entreprise sur cinq s'attend à ce que les droits de douane aient une incidence importante.
Le rapport d'avril sur les ouvertures et les fermetures d'entreprises a également mis en évidence la mesure dans laquelle les baisses du nombre d'entreprises actives étaient relativement plus importantes dans les secteurs qui dépendent davantage de la demande américaine. Depuis le début de 2024, le nombre d'entreprises actives dans ces secteurs s'est replié de 1,9 %, comparativement à une baisse nette de 0,7 % pour les industries qui sont moins dépendantes de la demande américaine. Bien que la baisse observée dans les secteurs dépendant de la demande américaine ait commencé avant les récentes tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis, qui semble indiquer que d'autres facteurs comme l'évolution de la demande mondiale ou la dynamique de l'industrie nationale pourraient être en jeu, le recul qui se poursuit en 2025 pourrait s'expliquer par des pressions supplémentaires découlant de l'évolution de l'environnement commercial.
L'inflation des prix à la consommation s'est accélérée en juin
L'inflation globale des prix à la consommation s'est établie à 1,9 % en juin, en hausse par rapport au taux de 1,7 % enregistré en mai. Les baisses plus faibles d'une année à l'autre des prix de l'essence ont contribué à la progression du taux d'inflation global, tout comme la croissance plus rapide des prix de certains biens durables, dont ceux des véhicules automobiles et des meubles. Les prix de l'essence ont baissé de 13,4 % au cours des 12 mois se terminant en juin, essentiellement en raison de la suppression de la tarification sur le carbone pour les consommateurs. La croissance des prix à la consommation, à l'exclusion de l'essence, a été de 2,5 % d'une année à l'autre en juin, soit un taux identique à celui enregistré en mai. Les prix des véhicules automobiles neufs ont augmenté de 5,2 % d'une année à l'autre. Les prix des services ont augmenté de 3,0 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en juin, tandis que la croissance des prix des biens s'est redressée pour revenir en territoire positif (+0,5 %).
Les prix des articles d'épicerie ont progressé de 2,8 % d'une année à l'autre en juin, en baisse par rapport à 3,3 % en mai. Les prix de la viande étaient supérieurs de 4,8 % à ceux enregistrés en juin 2024, tandis que les prix des légumes frais ont reculé de 3,1 %. Les prix des fruits frais ont augmenté de 2,1 % d'une année à l'autre, et les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 2,7 %. Les prix des aliments achetés dans les restaurants ont augmenté de 3,2 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en juin.
L'inflation liée au logement se situait légèrement sous les 3 % en juin. Les coûts du logement ont augmenté de 2,9 % d'une année à l'autre. Ce rythme de croissance annuelle des prix est le plus lent depuis mars 2021. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 5,6 % au cours de la période de 12 mois se terminant en juin, tandis que la croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des baux nouveaux et existants, a progressé pour s'établir à 4,6 %. Les coûts de remplacement par le propriétaire, mesurés d'une année à l'autre, étaient inférieurs de 0,9 % à ceux enregistrés en juin 2024.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont augmenté de 1,7 % d'une année à l'autre en juin, ce qui représente une 14e augmentation au cours des 15 derniers mois. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine étaient supérieurs de 3,0 % à ceux observés en juin 2024.
L'emploi a diminué en juillet, alors que le taux de chômage est resté stable
L'emploi global a diminué de 41 000 en juillet, ce qui a partiellement atténué la hausse enregistrée en juin (+83 000). L'emploi a diminué dans le secteur de l'information, de la culture et des loisirs, dans la construction, ainsi que dans celui des services aux entreprises, des services relatifs aux bâtiments et des autres services de soutien. L'emploi a toutefois augmenté dans le secteur du transport et de l'entreposage pour la première fois depuis janvier. Les pertes globales observées en juillet s'expliquent par des baisses de l'emploi à temps plein (-51 000) ainsi que par un fléchissement de l'emploi chez les jeunes (-34 000). L'emploi dans le secteur privé a diminué de 39 000, ce qui atténue les hausses cumulatives de 107 000 observées en mai et en juin. Dans l'ensemble, il y a eu peu de croissance nette de l'emploi au cours des six derniers mois.
Le taux de chômage s'est maintenu à 6,9 % en juillet. Au cours des 17 derniers mois, le taux de chômage a été supérieur à son niveau moyen observé avant la pandémie de 6,0 % (enregistrée de 2017 à 2019). Chez les personnes âgées de 15 à 24 ans, le taux de chômage est passé à 14,6 % en juillet, soit le taux le plus élevé depuis 2010 (excluant les années de pandémie de 2020 et 2021).
Les chômeurs ont continué d'éprouver des difficultés à trouver du travail en juillet. Parmi les 1,6 million de personnes qui étaient au chômage au cours du mois, 23,8 % étaient des chômeurs de longue durée, ce qui signifie qu'elles avaient été continuellement à la recherche de travail depuis 27 semaines ou plus. Il s'agissait de la plus forte proportion de chômeurs de longue durée depuis février 1998 (à l'exception des années 2020 et 2021).
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a diminué légèrement pour s'établir à 60,7 % en juillet. Chez les jeunes, le taux d'emploi était de 53,6 %, ce qui représente le taux le plus bas observé en plus de quatre ans.
Les salaires horaires moyens ont augmenté de 3,3 % d'une année à l'autre en juillet, tandis que le nombre total d'heures travaillées a peu varié (-0,2 %) de juin à juillet.
L'emploi salarié a légèrement augmenté en mai, tandis que le nombre de postes vacants a diminué
Les données sur l'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de mai, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a augmenté de 15 300 en mai, après une légère hausse de 14 600 en avril. Ces hausses consécutives ont partiellement contrebalancé les pertes cumulatives de 61 100 en février et mars. En mai, l'emploi salarié a augmenté dans les soins de santé et l'assistance sociale, dans le commerce de détail et dans la construction. L'emploi a diminué dans la fabrication, les services administratifs, les services de soutien, les services de gestion des déchets et les services d'assainissement, et dans le commerce de gros. L'emploi salarié a peu varié dans les 14 autres secteurs d'activité.
Le nombre de postes vacants a baissé de 4,1 % pour s'établir à 478 200 en mai, ce qui prolonge la baisse enregistrée en avril (-3,4 %). Le ratio chômeurs-postes vacants a augmenté pour atteindre 3,3 %, alors que le taux de postes vacants a légèrement baissé pour s'établir à 2,7 %.
Analyse mensuelle – 17 juillet 2025
Regard sur le Canada et les États-Unis
Les exportations de marchandises du Canada vers les États-Unis ont affiché une légère baisse de 0,9 % en mai, après avoir enregistré un recul de 16,0 % en avril. Les exportations à destination des États-Unis ont diminué de façon constante de février à mai, après avoir augmenté à la fin de 2024 et au début de 2025 à mesure que les menaces de droits de douane s'intensifiaient. Les droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium canadiens et sur les véhicules automobiles fabriqués au Canada sont demeurés en vigueur tout au long du mois de mai.
Les exportations vers les États-Unis ont diminué de 27,1 % en mai par rapport aux sommets atteints en janvier 2025. La part des exportations du Canada destinées aux États-Unis s'établissait à 68,3 %, l'une des proportions les plus faibles jamais enregistrées. Parallèlement, les exportations vers des pays autres que les États-Unis ont atteint un niveau inégalé.
Les importations en provenance des États-Unis ont diminué de 1,2 % en mai, ce qui représente une troisième baisse mensuelle consécutive. Les importations totales de voitures automobiles et de camions légers ont diminué pour se situer à leur plus faible niveau en plus de deux ans.
Le surplus commercial de marchandises du Canada avec les États-Unis s'est légèrement élargi pour passer de 3,1 milliards de dollars en avril à 3,2 milliards de dollars en mai. Au cours de 2024, le surplus commercial de marchandises mensuel moyen du Canada avec les États-Unis s'est établi à 8,5 milliards de dollars.
Le déficit commercial de marchandises du Canada avec le monde s'est rétréci pour se chiffrer à 5,9 milliards de dollars en mai, après un déficit sans précédent de 7,6 milliards de dollars en avril.
Pour rester au courant des faits nouveaux concernant les relations entre le Canada et les États-Unis, veuillez consulter la page Web Regard sur le Canada et les États-Unis. Ce nouveau carrefour regroupe les données et les renseignements les plus récents sur les domaines touchés par la relation socioéconomique entre le Canada et les États-Unis. Des renseignements mensuels sur les annonces économiques des gouvernements et des entreprises et les faits nouveaux survenus sur les marchés financiers, y compris des renseignements détaillés sur les droits de douane et les contre-mesures, sont accessibles à la page Nouvelles économiques canadiennes.
La production à l'échelle de l'économie connaît une légère baisse en avril
Le produit intérieur brut réel a affiché un léger recul de 0,1 % en avril, après avoir progressé de 0,2 % en mars. La baisse de la production dans le secteur de la fabrication et les replis du commerce de gros ont nui à la croissance, alors que le secteur des administrations publiques et celui de la finance et des assurances ont affiché des hausses. Dans l'ensemble, l'activité s'est intensifiée dans 10 des 20 secteurs d'activité.
La production dans le secteur de la fabrication a régressé de 1,9 % en avril. Il s'agit de la plus forte baisse mensuelle en quatre ans. Bien que les diminutions aient été généralisées, le ralentissement de l'activité des producteurs de matériel de transport, des fabricants d'aliments et des raffineries de pétrole a lourdement pesé sur la production des usines. La production des fabricants de véhicules automobiles a reculé de 5,2 %, ce qui a coïncidé avec une réduction des exportations de voitures automobiles et de camions légers.
Les volumes du commerce de gros ont fléchi de 1,9 % en avril, sous l'effet d'un repli de l'activité dans 7 des 9 sous-secteurs. La diminution de l'activité des grossistes de véhicules et de pièces automobiles a contribué de façon importante à cette baisse, tout comme les reculs enregistrés chez les grossistes de machines et de matériel et les grossistes de produits divers. Ces baisses ont coïncidé avec de plus faibles volumes du commerce de plusieurs produits connexes.
L'activité dans le secteur de la finance et des assurances a progressé de 0,7 % en avril. Cette augmentation mensuelle, la plus marquée depuis août 2024, était principalement attribuable à la croissance des services d'investissement financier liée à la forte activité sur les marchés boursiers canadiens en réaction aux droits de douane annoncés par les États-Unis.
L'activité dans le secteur public s'est accrue en avril, surtout en raison des élections fédérales. L'administration publique fédérale a affiché une croissance de 2,2 %, ce qui représente la première augmentation en neuf mois. Des hausses ont aussi été observées dans les soins de santé et l'assistance sociale et dans les services d'enseignement.
Les arts, les spectacles et les loisirs ont enregistré une progression de 2,8 % en avril. Il s'agit de l'augmentation mensuelle la plus prononcée depuis mars 2022. Cinq équipes canadiennes de la Ligue nationale de hockey se sont qualifiées pour les séries éliminatoires pour la première fois depuis 2017, ce qui s'est traduit par un taux de fréquentation plus élevé que d'habitude dans les arénas.
Les volumes du commerce de détail ont augmenté pour un deuxième mois consécutif en avril, principalement sous l'effet de l'activité accrue des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles. L'activité des magasins de meubles et d'accessoires de maison a pris de l'ampleur pour un deuxième mois de suite, alors que les magasins d'alimentation et les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage ont affiché des baisses.
L'activité de construction a enregistré une légère croissance de 0,1 % en avril, après avoir progressé de 0,6 % en mars. La construction résidentielle a augmenté pour une troisième fois en quatre mois, alors que la construction non résidentielle a diminué de 0,2 % après huit augmentations consécutives. Les travaux de génie ont affiché une légère hausse après cinq baisses consécutives.
L'activité des agents et des courtiers immobiliers s'est accrue de 1,3 % en avril, après s'être repliée pendant quatre mois d'affilée à mesure que les acheteurs potentiels s'adaptaient à l'incertitude économique. L'activité des agents et des courtiers a reculé de 16,1 % par rapport aux niveaux enregistrés à la fin de 2024.
L'extraction minière et l'extraction de pétrole et de gaz étaient essentiellement inchangées en avril, puisque les augmentations des activités de soutien à l'extraction minière, pétrolière et gazière ont été contrebalancées par les diminutions de l'extraction de pétrole et de gaz ainsi que de l'extraction minière et de l'exploitation en carrière.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a légèrement diminué de 0,1 % en mai.
Les ouvertures d'entreprises demeurent stables en mars tandis que les fermetures augmentent légèrement
Pour un troisième mois consécutif en mars, le taux d'ouvertures d'entreprises est resté stable (4,8 %), tandis que le taux de fermetures a légèrement augmenté (+0,1 point de pourcentage) pour s'établir à 4,8 %. Les taux d'ouvertures et de fermetures de mars étaient supérieurs de 0,1 point de pourcentage et de 0,2 point de pourcentage respectivement à leurs moyennes historiques enregistrées de 2015 à 2019. Le nombre d'entreprises actives a affiché un léger recul de 0,1 % au cours du mois. Au premier trimestre de 2025, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la hausse de l'inflation et à l'augmentation des coûts des intrants.
L'inflation des prix à la consommation reste stable en mai
L'inflation globale des prix à la consommation était de 1,7 % en mai, soit un taux identique à celui observé en avril. De plus faibles hausses des prix des loyers et la diminution des prix des voyages organisés ont exercé une pression à la baisse sur le taux global. Les prix de l'essence ont reculé de 15,5 % d'une année à l'autre, principalement en raison de l'élimination de la tarification du carbone pour les consommateurs. Les prix des véhicules automobiles neufs se sont accrus de 4,9 % d'une année à l'autre. Les prix des services ont augmenté de 3,2 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en mai, tandis que la croissance des prix des biens est demeurée négative (-0,1 %).
Les prix des articles d'épicerie ont progressé de 3,3 % d'une année à l'autre en mai, en baisse par rapport à l'augmentation de 3,8 % observée en avril. Les prix de la viande étaient supérieurs de 5,2 % à ceux enregistrés en mai 2024, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 1,0 %. Les prix des fruits frais ont progressé de 3,8 % d'une année à l'autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont fléchi de 0,3 %. Les prix des aliments achetés dans les restaurants ont crû de 3,3 % d'une année à l'autre en mai.
L'inflation des prix du logement a continué de diminuer en mai. Les coûts du logement ont augmenté de 3,0 % sur 12 mois. Ce rythme de croissance annuelle des prix est le plus lent en plus de quatre ans. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 6,2 % au cours de la période de 12 mois se terminant en mai, tandis que la croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des baux nouveaux et existants, a ralenti pour s'établir à 4,4 %. Les coûts de remplacement par le propriétaire, mesurés d'une année à l'autre, étaient inférieurs de 0,3 % à ceux enregistrés en mai 2024.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont augmenté de 1,2 % d'une année à l'autre en mai, ce qui représente une 13e augmentation au cours des 14 derniers mois. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine étaient supérieurs de 2,6 % à ceux observés en mai 2024.
L'emploi augmente pour la première fois depuis janvier tandis que le taux de chômage diminue légèrement
L'emploi global s'est accru (+83 000) en juin. Il s'agit de la première hausse enregistrée depuis janvier. L'emploi dans le commerce de gros et de détail a progressé : cette deuxième hausse mensuelle consécutive s'est concentrée dans le commerce de détail. L'emploi a également augmenté dans les soins de santé et l'assistance sociale, le premier changement notable depuis décembre 2024. Parallèlement, l'agriculture était la seule industrie à connaître un repli notable de l'emploi en juin. Le nombre d'employés a augmenté dans les secteurs privé (+47 000) et public (+23 000) en juin, tandis que le nombre de travailleurs autonomes a peu varié.
Le taux de chômage a fléchi de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 6,9 % en juin, ce qui constitue une première baisse depuis janvier. Avant ce recul, le taux de chômage avait atteint son plus haut niveau (7,0 %) depuis septembre 2016 (à l'exclusion de 2020 et de 2021, pendant la pandémie de COVID-19). Le taux de chômage chez les jeunes s'est maintenu à 14,2 % en juin, ce qui est supérieur à sa moyenne prépandémie de 10,8 % enregistrée de 2017 à 2019.
Le taux d'emploi global, soit le pourcentage de personnes en âge de travailler qui ont un emploi, a augmenté de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 60,9 % en juin.
Le salaire horaire moyen a progressé de 3,2 % au cours de la période de 12 mois se terminant en juin, après avoir crû de 3,4 % en mai. Le nombre total d'heures travaillées a augmenté de 0,5 % en juin et était en hausse de 1,6 % par rapport à 12 mois plus tôt.
L'emploi salarié varie peu en avril
Les données sur l'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence d'avril, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a peu varié en avril (-6 200), après avoir enregistré des replis cumulatifs de 61 100 en février et en mars. En tout, 9 secteurs d'activité sur 20 ont affiché des baisses en avril, dont la fabrication, les services d'hébergement et de restauration et le commerce de détail. L'emploi salarié a augmenté dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale, celui des administrations publiques et celui des services d'enseignement.
Le nombre de postes vacants a baissé de 3,2 % pour se situer à 501 300 en avril, après avoir peu varié pendant neuf mois consécutifs. Le ratio chômeurs-postes vacants s'est accru pour atteindre 3,1, alors que le taux de postes vacants a légèrement baissé pour s'établir à 2,8 %.
Analyse mensuelle – 12 juin 2025
Regard sur le Canada et les États-Unis
À la suite de l’imposition par les États Unis de droits de douane de 25 % sur l’acier et l’aluminium canadiens en mars, des droits de douane supplémentaires sur les véhicules à moteur fabriqués au Canada sont entrés en vigueur au début d’avril. Les exportations de marchandises du Canada vers les États Unis ont reculé de 15,7 % en avril, en baisse pour un troisième mois consécutif. Ces diminutions sont survenues après l’augmentation des expéditions vers les États Unis à la fin de 2024 et au début de 2025 à mesure que les menaces de droits de douane s’intensifiaient. Par conséquent, les exportations vers les États Unis en avril ont diminué de 26,2 % par rapport aux niveaux records observés en janvier. Les expéditions de voitures automobiles et de camions légers, de biens de consommation, de machines, de matériel et de pièces industriels, de produits en métal et de produits minéraux non métalliques, ainsi que de produits forestiers et de matériaux de construction à destination des États Unis ont tous diminué en avril, tandis que les expéditions de pétrole brut vers les États Unis ont baissé en raison du recul des prix.
Les importations en provenance des États Unis ont diminué de 10,8 % en avril, en baisse pour un deuxième mois consécutif. Le recul des importations de voitures automobiles et de camions légers a fortement contribué à la baisse dans le contexte de la mise en œuvre de droits de douane par le Canada en réponse à ceux imposés par les États Unis.
L’excédent commercial de marchandises du Canada avec les États Unis s’est réduit pour se chiffrer à 3,6 milliards de dollars en avril, ce qui représente le plus faible excédent depuis décembre 2020. Au cours de 2024, l’excédent commercial de marchandises mensuel moyen du Canada avec les États Unis s’est établi à 8,5 milliards de dollars. Le déficit commercial global du Canada avec le monde s’est élargi pour atteindre 7,1 milliards de dollars en avril, ce qui représente le plus important déficit commercial mensuel jamais enregistré.
Pour rester au courant des faits nouveaux concernant les relations entre le Canada et les États Unis, veuillez consulter la page Web Regard sur le Canada et les États Unis. Ce nouveau carrefour regroupe les données et les renseignements les plus récents sur les domaines touchés par la relation socioéconomique entre le Canada et les États Unis. Un article récent du Quotidien présenté sur le carrefour, accompagnant la publication du produit intérieur brut réel pour le premier trimestre, a souligné le lien étroit entre les investissements en machines et matériel et les importations en provenance des États Unis; en 2021, environ la moitié des investissements en machines et matériel au Canada (50,9 %) dépendait des importations en provenance des États Unis.
Le produit intérieur brut réel augmente au cours du premier trimestre
Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 0,5 % au premier trimestre de 2025, ce qui représente une augmentation comparable à celle observée au quatrième trimestre de 2024. La hausse des volumes d’exportation et l’accumulation de stocks ont soutenu l’augmentation globale, tandis que les baisses de l’investissement dans le logement ont atténué la hausse. Les dépenses des ménages ont augmenté à un rythme plus lent au cours du premier trimestre, les dépenses pour les véhicules automobiles ayant diminué. L’investissement des entreprises dans les structures non résidentielles a diminué, tandis que les dépenses en machinerie et en équipement ont augmenté pour une troisième fois en quatre trimestres. La demande intérieure finale, une mesure de la consommation et de l’activité d’investissement globales, a peu changé au cours du premier trimestre. Le PIB réel par habitant a augmenté de 0,4 % alors que la productivité du travail dans le secteur des affaires a augmenté de 0,2 %.
La production à l’échelle de l’économie affiche une légère hausse en mars
Le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté de 0,1 % en mars après avoir diminué de 0,2 % en février. Les augmentations enregistrées dans l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de pétrole et de gaz, dans le transport et dans le commerce de détail ont été en partie compensées par des baisses observées dans les services publics et dans la fabrication. Dans l’ensemble, 9 des 20 secteurs d’activité ont affiché une croissance.
Après avoir affiché une forte baisse en février, l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de pétrole et de gaz s’est redressée en mars, l’activité ayant augmenté dans tous les sous secteurs. L’extraction de pétrole et de gaz, à l’exception des sables bitumineux, a progressé pour une cinquième fois en six mois, tandis que la production de sables bitumineux a augmenté pour une troisième fois en quatre mois. Les activités de soutien liées à l’extraction minière, pétrolière et gazière ont progressé pour un troisième mois consécutif.
L’activité dans les industries du transport a augmenté en mars; les activités de transport en commun et de transport ferroviaire se sont redressées après avoir diminué en février en raison des conditions météorologiques défavorables.
Les volumes de ventes au détail ont augmenté en mars, après une baisse de l’activité chez les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles qui a pesé sur les ventes au détail en janvier et en février. L’activité des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles a augmenté de 4,0 % en mars, mais elle est restée en deçà des niveaux observés à la fin de 2024. L’activité des détaillants d’alimentation et des détaillants de marchandises diverses a diminué.
La construction a progressé de 0,5 % en mars après avoir diminué de 0,7 % en février. La construction résidentielle a augmenté pour une deuxième fois en trois mois, tandis que la construction non résidentielle a progressé pour un huitième mois consécutif. Les travaux de génie ont diminué pour un cinquième mois consécutif.
La fabrication a diminué de 0,4 % en mars après avoir affiché des hausses importantes en janvier et en février. La baisse de la production des fabricants de produits chimiques et des fabricants de machines a contribué à la diminution, tandis que l’augmentation de l’activité des fabricants de matériel de transport a atténué la baisse. La production combinée dans les usines de montage de véhicules automobiles et des fournisseurs de pièces a augmenté pour un troisième mois consécutif.
L’activité dans les bureaux d’agents et de courtiers immobiliers a diminué pour un quatrième mois consécutif en mars. La diminution s’aligne sur l’idée que les acheteurs potentiels de logements adoptent une position plus prudente dans un contexte d’incertitude croissante.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a légèrement augmenté de 0,1 % en avril.
Les ouvertures d’entreprises demeurent stables en février tandis que les fermetures diminuent légèrement
Pour un deuxième mois consécutif en février, le taux d’ouvertures d’entreprises est resté stable (4,8 %), tandis que le taux de fermetures a légèrement diminué (-0,1 point de pourcentage) pour s’établir à 4,8 %. Les taux d’ouvertures et de fermetures de février étaient supérieurs de 0,1 point de pourcentage et de 0,2 point de pourcentage respectivement à leurs moyennes historiques enregistrées de 2015 à 2019. Le nombre d’entreprises actives a peu varié au cours du mois. Au premier trimestre de 2025, de nombreuses entreprises ont continué de s’attendre à être confrontées à des obstacles liés à la hausse de l’inflation et à l’augmentation des coûts des intrants.
L’inflation des prix à la consommation diminue pour passer sous la barre des 2 % en avril
L’inflation des prix à la consommation a ralenti pour s’établir à 1,7 % en avril, le recul des prix de l’énergie ayant exercé une pression à la baisse sur le taux global. La baisse des prix de l’énergie en avril est principalement attribuable à l’élimination de la tarification du carbone, et la diminution des prix du pétrole brut a également contribué au recul. Les prix de l’essence ont diminué de 18,1 % d’une année à l’autre. Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux d’inflation global, tandis que les prix des aliments achetés au magasin, mesurés d’une année à l’autre, ont augmenté à leur rythme le plus rapide en 16 mois. Les prix des services ont augmenté de 3,5 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en avril, tandis que la croissance des prix des biens a affiché une baisse (-0,5 %).
Les prix des articles d’épicerie ont progressé de 3,8 % d’une année à l’autre en avril, en hausse par rapport à l’augmentation de 3,2 % enregistrée en mars. Les prix de la viande ont été supérieurs de 5,6 % à ceux enregistrés en avril 2024, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 3,7 %. Les prix des fruits frais ont progressé de 5,0 % d’une année à l’autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 1,9 %. Les prix des aliments achetés dans les restaurants ont crû de 3,6 % d’une année à l’autre en avril.
L’inflation des prix du logement a continué de diminuer en avril. Les coûts du logement ont augmenté de 3,4 % sur 12 mois; il s’agissait de leur deuxième mois consécutif sous la barre des 4 %. Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté de 6,8 % au cours de la période de 12 mois se terminant en avril, tandis que la croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des baux nouveaux et existants, s’est établie à 5,1 %. Les coûts de remplacement par le propriétaire, mesurés d’une année à l’autre, ont légèrement augmenté de 0,1 % pour un deuxième mois consécutif.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont augmenté de 2,0 % d’une année à l’autre en avril, ce qui représente une 12e augmentation au cours des 13 derniers mois. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine étaient supérieurs de 3,6 % à ceux observés en avril 2024.
L’emploi varie peu en mai, alors que le taux de chômage augmente
L’emploi global a peu varié (+8 800) pour un deuxième mois consécutif en mai. L’emploi a augmenté dans le commerce de gros et de détail, dans l’information, la culture et les loisirs, ainsi que dans la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail. Parallèlement, l’emploi a diminué dans les administrations publiques, ce qui a contrebalancé l’augmentation enregistrée en avril en lien avec l’embauche de travailleurs temporaires pour les élections fédérales. Le nombre d’employés dans le secteur privé a augmenté de 61 000 en mai, ce qui représente la première augmentation depuis janvier. Dans l’ensemble, il n’y a eu pratiquement aucune croissance nette de l’emploi depuis janvier 2025.
Le taux de chômage a augmenté de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 7,0 % en mai. Il s’agissait du taux le plus élevé depuis septembre 2016, à l’exception des années de pandémie. Au cours des 15 derniers mois, le taux de chômage a été supérieur à sa moyenne prépandémie de 6,0 % (enregistrée de 2017 à 2019). Parmi les personnes qui étaient en emploi en avril, 0,6 % sont devenus chômeuses en mai en raison d’une mise à pied, ce qui représente la même proportion qu’en mai 2024.
Le taux d’emploi global — le pourcentage de personnes en âge de travailler qui ont un emploi — s’est maintenu à 60,8 % en mai.
Le salaire horaire moyen a progressé de 3,4 % au cours de la période de 12 mois se terminant en mai, ce qui correspond à l’augmentation observée en avril. Le nombre total d’heures travaillées est resté pratiquement inchangé d’avril à mai.
Le mois de mai marquera le début de la saison des emplois d’été pour étudiants — une importante source de revenu et d’expérience professionnelle pour de nombreux jeunes Canadiens. En mai, le taux de chômage des étudiants de 15 à 24 ans retournant aux études s’est établi à 20,1 %, en hausse de 3,2 points de pourcentage par rapport à mai 2024. Le taux de chômage pour ce groupe a tendance à augmenter chaque mois de mai après s’être établi à un creux record de 11,4 % en mai 2022, alors que le marché du travail était tendu. Parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans ne retournant pas aux études, le taux de chômage était de 12,2 %, en hausse par rapport à 11,6 % un an plus tôt.
L’emploi salarié diminue en mars
Les données sur l’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de mars, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est à dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 54 100 en mars, après avoir reculé de 40 200 en février. En tout, 10 secteurs d’activité sur 20 ont affiché des baisses, notamment les services d’enseignement, les soins de santé et l’assistance sociale, les services d’hébergement et de restauration et le commerce de détail.
Le nombre de postes vacants s’est établi à 529 700 en février. Il s’agissait du septième mois consécutif de faible variation. Le ratio chômeurs postes vacants a légèrement augmenté pour s’établir à 2,9, tandis que le taux de postes vacants a augmenté de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 3,0 %.
Analyse mensuelle – 15 mai 2025
Regard sur le Canada et les États-Unis
Des droits de douane généralisés sur les importations américaines de produits canadiens ont été introduits au début du mois de mars, et diverses exemptions et réductions tarifaires ont été appliquées dans les jours qui ont suivi, ce qui a réduit leur incidence potentielle. Le 12 mars, des droits de douane de 25 % sur les importations américaines d’acier et d’aluminium canadiens ont été imposés. En réponse, le Canada a imposé à compter du 13 mars des droits de douane de 25 % sur les importations d’acier et d’aluminium américains (ainsi que sur d’autres types de biens).
Les exportations de marchandises du Canada vers les États-Unis ont diminué de 6,6 % en mars, après avoir reculé de 3,4 % en février. Les baisses enregistrées en février et en mars sont survenues après une augmentation des expéditions vers les États-Unis au cours des deux mois précédents, lorsque les menaces de douanes s’intensifiaient. Par conséquent, bien que les exportations vers les États-Unis aient diminué de 9,8 % en mars par rapport aux sommets enregistrés en janvier, elles sont demeurées supérieures de 2,5 % aux niveaux observés en novembre. Les exportations de formes primaires et de produits semi-ouvrés de fer et d’acier ont diminué de 9,0 % en mars. Pendant la même période, les exportations d’aluminium sous forme brute et d’alliages d’aluminium ont augmenté de 4,4 %, ce qui représente une quatrième hausse mensuelle consécutive.
Les importations en provenance des États-Unis ont diminué de 2,9 % en mars, après avoir atteint des niveaux records en février. Les importations de formes primaires et de produits semi-ouvrés de fer et d’acier ont diminué de 4,8 %, tandis que les importations de formes primaires et de produits semi-ouvrés d’aluminium et d’alliages d’aluminium ont augmenté de 14,9 %.
L’excédent commercial de marchandises du Canada avec les États-Unis s’est réduit pour se chiffrer à 8,4 milliards de dollars en mars, comparativement aux 10,8 milliards de dollars enregistrés en février et aux 13,8 milliards de dollars enregistrés en janvier. En 2024, l’excédent commercial de marchandises mensuel moyen du Canada avec les États-Unis était de 8,5 milliards de dollars.
Les voyages transfrontaliers entre le Canada et les États-Unis ont continué de diminuer en avril. Les voyages de retour d’une visite aux États-Unis à bord d’une automobile effectués par des résidents canadiens, mesurés d’une année à l’autre, ont diminué de 35,2 %, tandis que les voyages de retour par voie aérienne effectués par des résidents canadiens ont reculé de 19,9 %.
Pour obtenir plus de renseignements au sujet de la relation économique entre les deux pays, voir Regard sur le Canada et les États-Unis.
La production à l’échelle de l’économie diminue en février
Le produit intérieur brut réel a diminué de 0,2 % en février après avoir augmenté au cours de six des sept mois précédents. Les baisses dans l’extraction de pétrole et de gaz, le transport et l’activité immobilière ont été en partie compensées par des augmentations dans la fabrication et la finance. Dans l’ensemble, 12 des 20 secteurs d’activité ont enregistré des baisses en février. Plusieurs des principaux facteurs ayant contribué à la baisse découlaient d’événements qui n’étaient pas liés au conflit commercial.
Après avoir augmenté en décembre et en janvier, la production de sables bitumineux a enregistré son recul mensuel le plus important depuis le début de 2024. L’extraction de pétrole et de gaz, à l’exclusion des sables bitumineux, a également diminué. L’activité dans les industries du transport a diminué en raison de conditions météorologiques défavorables qui ont eu une incidence sur l’activité ferroviaire et le transport en commun.
L’activité dans les bureaux d’agents et de courtiers immobiliers a diminué de 10,4 % en février, ce qui représente une troisième baisse mensuelle consécutive. La diminution correspond à l’idée que les acheteurs potentiels adoptent une position plus prudente dans un contexte d’incertitude croissante.
Les volumes de vente au détail ont diminué pour un deuxième mois consécutif en février, principalement en raison d’une baisse d’activité chez les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles. Malgré la diminution, les volumes en février sont restés supérieurs de 2,9 % à ceux enregistrés en février 2024.
L’activité de construction a diminué de 0,5 % en février après trois augmentations consécutives. La construction résidentielle a diminué pour une deuxième fois en trois mois, tandis que les travaux de génie ont diminué pour une quatrième fois en cinq mois. La construction de bâtiments non résidentiels a augmenté pour un septième mois consécutif.
La production dans le secteur de la fabrication a augmenté de 0,6 % en février, après avoir progressé de 1,0 % au début de l’année. Une production plus élevée dans les usines de fabrication de machines a soutenu l’augmentation, tandis que l’activité des producteurs de métaux de base a diminué après une forte augmentation en janvier. Les fabricants de pièces automobiles ont également augmenté leur production en février, à mesure que la demande à l’exportation de moteurs et de pièces a augmenté.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a légèrement augmenté de 0,1 % en mars.
Les ouvertures et les fermetures d’entreprises diminuent en janvier
Le taux d’ouvertures d’entreprises a diminué de 0,3 point de pourcentage pour se chiffrer à 4,8 % en janvier, tandis que le taux de fermetures d’entreprises a diminué de 0,2 point de pourcentage pour se chiffrer à 4,9 %. Les taux d’ouvertures et de fermetures de janvier ont été respectivement supérieurs de 0,1 point de pourcentage et de 0,3 point de pourcentage à leurs moyennes historiques observées de 2015 à 2019. Le nombre d’entreprises actives a légèrement diminué de 0,1 %, ce qui constitue une troisième baisse en quatre mois. Au premier trimestre de 2025, de nombreuses entreprises ont continué de s’attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l’inflation et à l’augmentation des coûts des intrants.
L’inflation des prix à la consommation ralentit en mars
L’inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s’établir à 2,3 % en mars, en raison de la baisse des prix des voyages organisés et de l’essence. Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux d’inflation global, tandis que les prix des aliments achetés au magasin, mesurés d’une année à l’autre, ont augmenté à leur rythme le plus rapide en 14 mois. Les augmentations de prix annuelles pour les biens ont ralenti et se sont chiffrées à 1,3 %, tandis que la croissance des prix pour les services a diminué pour s’établir à 3,1 %.
Les prix des aliments achetés dans les restaurants ont augmenté de 3,2 % d’une année à l’autre en mars, après avoir diminué pendant trois mois consécutifs, lorsque la réduction de la TPS et de la TVH était en vigueur. Les prix des articles d’épicerie ont également augmenté de 3,2 % d’une année à l’autre, en hausse par rapport à l’augmentation de 2,8 % enregistrée en février. Les prix de la viande ont été supérieurs de 4,4 % à ceux enregistrés en mars 2024, tandis que les prix des légumes frais ont légèrement augmenté de 0,6 %. Les prix des fruits frais ont augmenté de 5,6 % d’une année à l’autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont progressé de 3,5 %.
L’inflation des prix du logement a continué de diminuer en mars. Les coûts du logement ont augmenté de 3,9 % d’une année à l’autre, passant sous la barre des 4 % pour la première fois en près de quatre ans. Les coûts d’intérêt hypothécaire ont augmenté de 7,9 % au cours de la période de 12 mois se terminant en mars, tandis que la croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des baux nouveaux et existants, s’est établie à 4,8 %, ce qui représente le rythme le plus faible depuis octobre 2022. En revanche, les coûts de remplacement par le propriétaire, mesurés d’une année à l’autre, ont peu changé (+0,1 %) pour un troisième mois consécutif, après 19 mois consécutifs de baisses.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont augmenté de 4,7 % d’une année à l’autre en mars, ce qui représente une onzième augmentation au cours des 12 derniers mois. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine ont été supérieurs de 6,1 % à ceux observés en mars 2024.
L’emploi change peu en avril, mais le taux de chômage augmente
L’emploi global a peu changé en avril (+7 400), après avoir diminué en mars (-33 000) et être resté pratiquement inchangé en février. En avril, l’emploi a diminué dans la fabrication et dans le commerce de gros et de détail, tandis que l’emploi a augmenté dans l’administration publique et la finance, les assurances et les services immobiliers. Les diminutions enregistrées dans le secteur de la fabrication étaient concentrées en Ontario. Les augmentations observées dans le secteur public ont coïncidé avec l’embauche de travailleurs temporaires pour des activités liées à la récente élection fédérale.
Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 6,9 % en avril. Au cours des 14 derniers mois, le taux de chômage est demeuré supérieur à sa moyenne prépandémie de 6,0 % (enregistrée de 2017 à 2019). Parmi les personnes qui étaient en emploi en mars, 0,7 % sont devenus chômeurs en avril en raison d’une mise à pied. Cette proportion était similaire à celle de la même période en 2024.
Le taux d’emploi global, c’est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui ont un emploi, a diminué de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 60,8 % en avril, égalant le récent creux enregistré en octobre 2024.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 3,4 % au cours de la période de 12 mois se terminant en avril, en baisse par rapport à la hausse de 3,6 % enregistrée en mars. Le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 0,4 % de mars à avril.
L’emploi salarié diminue en février
Les données sur l’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de février, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est-à-dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 49 000 en février, après avoir augmenté de 14 400 en janvier. Dans l’ensemble, 9 secteurs d’activité sur 20 ont affiché des baisses, dont les services d’enseignement, l’hébergement et les services de restauration, le commerce de détail et la fabrication.
Le nombre de postes vacants s’est établi à 528 000 en février, marquant un sixième mois consécutif de faible variation. Le ratio chômeurs-postes vacants a légèrement baissé pour s’établir à 2,8, tandis que le taux de postes vacants est demeuré stable à 2,9 %.
Analyse mensuelle – 10 avril 2025
Regard sur le Canada et les États-Unis
Les exportations de marchandises du Canada vers les États-Unis ont diminué de 3,6 % en février après avoir augmenté de 13,8 % au cours des deux mois précédents. L’instabilité des livraisons vers les États-Unis s’inscrit dans le contexte des menaces d’imposition de droits de douane par l’administration américaine sur les biens canadiens. Les importations en provenance des États-Unis ont augmenté de 2,5 % en février, ce qui représente une troisième augmentation marquée au cours des quatre derniers mois. On peut s’attendre à ce que les annonces de droits de douane influencent les tendances commerciales et incitent les importateurs à accroître leurs livraisons avant que ces droits de douane ne soient mis en œuvre afin d’éviter des coûts supplémentaires.
Les exportations de produits énergétiques ont diminué en février, tandis que les livraisons de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile ont diminué après avoir atteint leur niveau le plus élevé des 25 dernières années en janvier. En 2024, 93,4 % des exportations canadiennes de voitures automobiles et de camions légers ont été destinées aux États-Unis. Après trois hausses mensuelles consécutives, les exportations de produits forestiers et de matériaux de construction et d’emballage ont reculé de 10,8 % en février. Les exportations canadiennes de bois d’œuvre sont principalement destinées aux États-Unis, qui imposent des droits antidumping et compensateurs sur ses importations canadiennes de bois d’œuvre depuis 2017.
L’excédent commercial de marchandises du Canada avec les États-Unis s’est rétréci pour se chiffrer à 10,6 milliards de dollars en février, comparativement aux 13,7 milliards de dollars enregistrés en janvier. Le déficit commercial du Canada avec les pays autres que les États-Unis s’est élargi pour atteindre 12,1 milliards de dollars, soit le niveau le plus important jamais enregistré.
Les voyages transfrontaliers entre le Canada et les États-Unis ont diminué au début de 2025 dans le contexte de l’intensification des menaces d’imposition de droits de douane. Les voyages de retour d’une visite aux États-Unis à bord d’une automobile effectués par des résidents canadiens, mesurés d’une année à l’autre, ont diminué de 23 % en février, tandis que les voyages de retour par voie aérienne effectués par des résidents canadiens ont enregistré une baisse de 13,1 %.
Pour obtenir plus de renseignements au sujet de la relation économique entre les deux pays, voir Regard sur le Canada et les États-Unis.La production à l’échelle de l’économie augmente en janvier
Le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté de 0,4 % en janvier, ce qui représente une sixième hausse au cours des sept derniers mois. Les hausses enregistrées dans la fabrication et l’extraction de pétrole et de gaz ont contribué à la croissance générale, tandis que la baisse des volumes de vente de détail a freiné cette progression. Dans l’ensemble, 13 des 20 secteurs d’activité ont progressé. En janvier, la production à l’échelle de l’économie s’est accrue de 2,2 % d’une année à l’autre, et l’augmentation de l’activité dans le secteur des biens a dépassé la barre des 2 % (+2,4 %) pour la première fois depuis la fin de 2022. En janvier, les industries productrices de biens ont affiché leur plus forte hausse mensuelle (+1,1 %) en plus de trois ans.
L’extraction de pétrole et de gaz a augmenté de 2,6 % en janvier, ce qui représente une troisième hausse au cours des quatre derniers mois. La production de sables bitumineux s’est accrue de 3,6 % en raison de la hausse de la production de pétrole synthétique. La production de sables bitumineux a augmenté au cours de quatre des six derniers mois et, en janvier, elle était en hausse de 11,1 % par rapport à son niveau de janvier 2024. L’extraction pétrolière et gazière, à l’exclusion des sables bitumineux, a progressé pour un quatrième mois consécutif, tandis que les activités de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière ont aussi augmenté.
La production dans le secteur de la fabrication a progressé de 0,8 % en janvier, ce qui représente une deuxième hausse au cours des huit derniers mois. La croissance est principalement attribuable à la hausse de la production des fabricants de métaux de première transformation, sous l’effet en grande partie de l’augmentation de 12,2 % enregistrée dans l’industrie de la sidérurgie. La production du secteur de la fabrication de véhicules automobiles a augmenté de 4,5 % sous l’effet d’une reprise de la production à la suite d’une interruption d’activités plus longue qu’à l’habitude en décembre. Le volume total de production observé en janvier était inférieur de 3,0 % à celui enregistré en janvier 2024.
L’activité dans le secteur de la construction a progressé de 0,7 % en janvier. Il s’agit d’une sixième augmentation au cours des sept derniers mois. La construction de bâtiments non résidentiels a enregistré une sixième hausse consécutive, tandis que la construction de bâtiments résidentiels a rebondi après avoir légèrement diminué à la fin de l’année. Les travaux de génie civil ont diminué pour une troisième fois en quatre mois.
Les volumes de ventes au détail ont diminué de 0,9 % en janvier à la suite de la hausse marquée enregistrée en décembre (+2,6 %). La baisse des activités des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles ainsi que des magasins d’alimentation a contribué au recul. L’activité de vente au détail s’est accrue au cours de cinq des sept derniers mois et, en janvier, elle avait enregistré une hausse de 3,2 % d’une année à l’autre. L’activité dans le secteur du commerce de gros a également augmenté en janvier, soutenue par les hausses relevées chez les grossistes de véhicules automobiles et de leurs pièces.
L’activité des agents et courtiers immobiliers a diminué de 3,1 % en janvier après avoir reculé de 6,1 % à la fin de l’année. Malgré ces baisses, l’activité des agents et courtiers immobiliers est restée supérieure de 4,4 % à celle enregistrée en janvier 2024.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel est demeuré essentiellement inchangé en février.
Les ouvertures et les fermetures d’entreprises diminuent en décembre
Le taux d’ouvertures d’entreprises a diminué de 0,3 point de pourcentage pour se chiffrer à 4,7 %, tandis que le taux de fermetures d’entreprises s’est contracté de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 4,7 % en décembre. Les taux d’ouvertures et de fermetures d’entreprises en décembre étaient similaires à la moyenne historique observée de 2015 à 2019. Le nombre d’entreprises actives a légèrement augmenté de 0,1 %, ce qui représente une première augmentation en trois mois. Au quatrième trimestre de 2024, de nombreuses entreprises ont continué de s’attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l’inflation et à l’augmentation des coûts des intrants.
L’inflation des prix à la consommation s’accélère en février
L’inflation globale des prix à la consommation s’est accélérée pour atteindre 2,6 % en février alors que la fin, au milieu du mois, du congé de taxe sur les produits et services et de taxe de vente harmonisée (TPS/TVH) a exercé une pression à la hausse sur les prix des produits admissibles. Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux d’inflation global, tandis que les prix des aliments achetés au magasin, mesurés d’une année à l’autre, ont augmenté à leur rythme le plus rapide en 13 mois. La hausse annuelle des prix des aliments s’est accélérée à 1,5 %, soit le rythme le plus rapide depuis la fin de 2023.
Les variations des prix des aliments achetés au restaurant, mesurées d’une année à l’autre, ont diminué plus lentement en février (-1,4 %), mais sont restées négatives pour un troisième mois consécutif. Les augmentations annuelles des denrées alimentaires se sont accélérées pour s’établir à 2,8 % en février. Les prix de la viande ont été supérieurs de 3,4 % à ceux enregistrés en février 2024, tandis que les prix des légumes frais ont légèrement augmenté de 0,9 %. Les prix des fruits frais ont augmenté de 4,7 % d’une année à l’autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont progressé de 7,1 %.
L’inflation liée au logement a diminué en février. Les coûts du logement ont augmenté de 4,2 % sur 12 mois, en baisse par rapport à l’augmentation de 4,5 % observée en janvier. Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté de 9,0 % au cours des 12 mois se terminant en février, passant légèrement sous la barre des 10 % pour la première fois en près de deux ans et demi. La croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, s’est établie à 5,6 %, ce qui représente leur rythme le plus faible depuis juillet 2023. En revanche, les coûts de remplacement par le propriétaire, mesurés d’une année à l’autre, sont demeurés essentiellement inchangés pour un troisième mois consécutif après 19 mois consécutifs de baisses.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont augmenté de 4,9 % d’une année à l’autre en février, ce qui représente une dixième augmentation au cours des 11 derniers mois. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine ont été supérieurs de 5,6 % à ceux observés en février 2024.
L’emploi baisse en mars alors que le taux de chômage augmente
L’emploi global a diminué de 33 000 en mars, après être demeuré essentiellement inchangé en février. Cela fait suite aux fortes hausses cumulatives enregistrées de novembre à janvier s’élevant à 211 000. L’emploi à temps plein a affiché une baisse de 62 000 en mars, tandis que l’emploi dans le secteur privé a diminué de 48 000. Les baisses de l’emploi se sont concentrées dans le secteur du commerce de gros et de détail et dans celui de l’information, de la culture et des loisirs. La diminution globale enregistrée en mars représentait la première baisse d’un mois à l’autre de l’emploi total depuis janvier 2022.
Le taux de chômage a légèrement augmenté pour s’établir à 6,7 % en mars. Au cours des 13 derniers mois, le taux de chômage est demeuré supérieur à sa moyenne prépandémie de 6,0 % (enregistrée de 2017 à 2019). Parmi les personnes qui étaient en emploi en février, 0,7 % sont devenus chômeurs en mars en raison d’une mise à pied (données non désaisonnalisées). Cette proportion était la même que la moyenne enregistrée de février à mars (0,7 %), avant la pandémie (de 2017 à 2019).
Le taux d’emploi global, c’est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui ont un emploi, a diminué de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 60,9 % en mars. Le taux d’emploi est demeuré stable en février après avoir enregistré une légère hausse pendant trois mois consécutifs.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 3,6 % au cours de la période de 12 mois se terminant en mars, en baisse par rapport à la hausse de 3,8 % enregistrée en février. Le total des heures travaillées a progressé de 0,4 % après avoir diminué de 1,3 % en février, des tempêtes hivernales ayant touché certaines régions du centre et de l’est du Canada.
L’emploi salarié augmente en janvier
Les données sur l’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de janvier, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est-à-dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a augmenté de 26 800 en janvier, après une hausse de 66 400 en décembre. En tout, 6 secteurs d’activité sur 20 ont affiché des hausses, notamment les services d’enseignement, le commerce de détail et les soins de santé et l’assistance sociale.
Le nombre de postes vacants s’est établi à 526 200 en janvier, ce qui est pratiquement inchangé comparativement à décembre. Le ratio chômeurs-postes vacants est demeuré stable à 2,8, tandis que le taux de postes vacants a légèrement baissé pour s’établir à 2,9 %.
Analyse mensuelle – 12 mars 2025
Regard sur le Canada et les États-Unis
Dans le contexte des menaces d’imposition de droits de douane sur les biens canadiens, les exportations de marchandises du Canada vers les États-Unis se sont accrues de 7,5 % en janvier et ont atteint des sommets inégalés pour un deuxième mois consécutif. Parallèlement, les importations en provenance des États-Unis ont augmenté de 4,7 %. On peut s’attendre à ce que les annonces de tarifs douaniers influencent les tendances commerciales et incitent les importateurs à accroître leurs livraisons avant que ces tarifs ne soient mis en œuvre afin d’éviter des coûts supplémentaires.
Les exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile ont augmenté de 12,5 % en janvier, ce qui illustre la nature profondément intégrée des chaînes d’approvisionnement de l’industrie automobile du Canada et des États-Unis. En 2024, 93,4 % des exportations canadiennes de voitures automobiles et de camions légers ont été destinées aux États-Unis. Les exportations de produits énergétiques, de biens de consommation et de machines, de matériel et de pièces industriels ont aussi fortement augmenté en janvier, sous l’effet d’une hausse des livraisons vers les États-Unis.
L’excédent commercial de marchandises du Canada avec les États-Unis s’est élargi pour passer de 12,3 milliards de dollars en décembre à 14,4 milliards de dollars en janvier. L’excédent commercial de marchandises du Canada avec le monde s’est élargi pour atteindre 4,0 milliards de dollars, ce qui représente l’excédent le plus élevé depuis mai 2022.
Pour rester au courant des faits nouveaux concernant les relations entre le Canada et les États-Unis, veuillez consulter la page WEB Regard sur le Canada et les États-Unis. Ce nouveau carrefour regroupe les données et les renseignements les plus récents sur les domaines touchés par la relation socioéconomique entre le Canada et les États-Unis.
La croissance économique est généralisée au quatrième trimestre
Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 0,6 % au quatrième trimestre, après avoir augmenté de 0,5 % au troisième trimestre. Combinés, l’augmentation des dépenses des ménages, la hausse des volumes d’exportation et l’accroissement des investissements des entreprises ont contribué de façon importante à la croissance globale, tandis que le fléchissement des stocks a atténué la progression. Les dépenses des ménages ont augmenté à leur rythme le plus rapide en plus de deux ans, surtout en raison de dépenses plus élevées pour l’acquisition de nouveaux camions, fourgonnettes et véhicules utilitaires sport. L’investissement des entreprises dans les ouvrages non résidentiels et dans la machinerie et le matériel a augmenté pour une troisième fois en quatre trimestres, tandis que la construction résidentielle a enregistré sa croissance la plus rapide en plus d’un an. Les volumes d’exportation ont augmenté pour une première fois en trois trimestres, et l’augmentation des expéditions de marchandises a contrebalancé la baisse des exportations de services. La demande intérieure finale, une mesure globale de la consommation et des activités d’investissement, a progressé de 1,4 %, ce qui représente la plus forte augmentation trimestrielle en trois ans. Le PIB réel par habitant a augmenté de 0,2 %, tandis que la productivité du travail dans le secteur des entreprises a progressé de 0,6 %.
La croissance de la consommation nominale a dépassé les hausses du revenu disponible des ménages au quatrième trimestre, le taux d’épargne ayant diminué pour s’établir à 6,1 %. Le PIB nominal, soutenu par la hausse des revenus des sociétés, a progressé de 1,6 %.
La production à l’échelle de l’économie augmente en décembre
Le PIB réel a augmenté de 0,2 % en décembre, en hausse pour une cinquième fois au cours des six derniers mois. Les hausses enregistrées dans l’activité de vente au détail, dans les services publics et dans l’extraction de pétrole et de gaz ont soutenu la hausse globale, tandis que la baisse des volumes dans les secteurs de la fabrication et du commerce de gros a freiné cette progression. Dans l’ensemble, 11 des 20 secteurs d’activité ont progressé. En décembre, la production à l’échelle de l’économie s’est accrue de 2,2 % d’une année à l’autre, et l’augmentation de l’activité dans les industries de services (+2,9 %) a dépassé celle observée dans le secteur des biens (+0,4 %).
Le volume des ventes au détail a augmenté de 2,6 % en décembre, ce qui représente la plus forte augmentation mensuelle depuis le redressement du commerce de détail suivant les restrictions de santé publique imposées au milieu de 2021 en lien avec la COVID-19. Cette augmentation est principalement attribuable à la hausse de l’activité des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles et de celle des magasins d’aliments, l’activité ayant progressé dans tous les sous-secteurs du commerce de détail. L’activité de vente au détail s’est accrue au cours de cinq des six derniers mois et, à la fin de l’année, elle avait enregistré une hausse de 3,9 % d’une année à l’autre.
L’extraction de pétrole et de gaz a progressé de 1,4 % en décembre, ce qui a plus que contrebalancé le recul observé en novembre. La production de sables bitumineux s’est accrue de 2,3 %, à la suite de réparations dans certaines usines de valorisation, tandis que l’extraction pétrolière et gazière, à l’exclusion des sables bitumineux, a progressé pour un troisième mois consécutif. L’extraction minière et l’exploitation en carrière sont demeurées essentiellement inchangées puisque la hausse de l’extraction de charbon a été atténuée par la baisse de l’extraction de minerais et de minéraux non métalliques.
Le secteur du transport et de l’entreposage a légèrement augmenté en décembre, malgré la grève des travailleurs et des travailleuses des postes. L’activité du transport ferroviaire et du transport maritime s’est redressée à la suite de la fin des lock-out et des grèves dans les ports du Canada. Le transport aérien a progressé pour une cinquième fois en six mois.
La production dans le secteur de la fabrication a reculé de 0,9 % en décembre, ce qui représente une sixième baisse au cours des sept derniers mois. La production des usines de montage de véhicules automobiles et des fournisseurs de pièces a continué de diminuer et la production des raffineries a fléchi en raison des travaux de réparation effectués dans plusieurs installations. Le volume total de production observé en décembre était inférieur de 3,5 % à celui enregistré en décembre 2023.
L’activité dans le secteur de la construction a progressé de 0,3 % en décembre. Il s’agit d’une cinquième augmentation au cours des six derniers mois. La construction de bâtiments non résidentiels a enregistré une cinquième hausse consécutive, tandis que les travaux de génie civil ont affiché une hausse pour une première fois en trois mois. La construction résidentielle a reculé de 0,3 % à la fin de l’année, mais a affiché une tendance à la hausse au deuxième semestre. L’activité des agents et courtiers immobiliers a reculé de 6,0 % en décembre, mais était supérieure de 12,3 % à celle enregistrée à la fin de 2023.
L’estimation anticipée de Statistique Canada porte à croire que le PIB réel a augmenté de 0,3 % en janvier.
Les ouvertures et les fermetures d’entreprises progressent en novembre
Le taux d’ouvertures d’entreprises a progressé de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 5,0 % en novembre, tandis que le taux de fermetures a enregistré une légère hausse de 0,1 point de pourcentage pour se chiffrer à 5,0 %. Les taux d’ouvertures et de fermetures en novembre étaient supérieurs à leur moyenne historique observée de 2015 à 2019. Le nombre d’entreprises actives a légèrement reculé de 0,1 % pour un deuxième mois consécutif. Au quatrième trimestre de 2024, de nombreuses entreprises ont continué de s’attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l’inflation et à l’augmentation des coûts des intrants.
L’inflation des prix à la consommation croît légèrement en janvier
L’inflation globale des prix à la consommation s’est accélérée pour atteindre 1,9 % en janvier 2025. Cette progression est principalement attribuable à la hausse des prix de l’essence et du gaz naturel. La hausse des prix de l’énergie a été partiellement atténuée par les pressions à la baisse découlant du congé de taxe sur les produits et services et de taxe de vente harmonisée (TPS/TVH) applicable à certains biens. Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux d’inflation global, tandis que les prix des aliments ont diminué d’une année à l’autre. La hausse annuelle des prix des services a ralenti pour s’établir à 2,8 %, et se situe sous la barre des 3 % pour une première fois en 37 mois.
Les prix des aliments ont diminué en janvier, le congé de taxes temporaire étant resté en vigueur tout au long du mois. Les prix des aliments achetés en restaurants ont reculé de 5,1 % d’une année à l’autre, ce qui représente plus du triple de la baisse record précédente de 1,6 % enregistrée en décembre. Les prix dans les épiceries ont augmenté de 1,9 % d’une année à l’autre en janvier, une hausse équivalente à celle enregistrée en décembre. Les prix de la viande ont été supérieurs de 2,5 % à ceux enregistrés en janvier 2024, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 4,4 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 0,2 % d’une année à l’autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont diminué de 1,0 %.
L’inflation liée au logement est demeurée inchangée en janvier. Les coûts du logement ont augmenté de 4,5 % d’une année à l’autre, une hausse équivalente à celle enregistrée en décembre. Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté de 10,2 % au cours de la période de 12 mois se terminant en janvier, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a progressé de 6,0 %. En revanche, les coûts de remplacement par le propriétaire, mesurés d’une année à l’autre, sont demeurés essentiellement inchangés pour un deuxième mois d’affilée, après avoir diminué pendant 19 mois consécutifs.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont augmenté de 5,8 % d’une année à l’autre en janvier 2025, ce qui représente une neuvième augmentation d’une année à l’autre au cours des 10 derniers mois. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine ont été supérieurs de 6,0 % à ceux observés en janvier 2024.
L’emploi et le taux de chômage restent stables en février
L’emploi global est demeuré pratiquement inchangé en février (+1 100), après avoir affiché trois augmentations mensuelles consécutives totalisant 211 000 emplois. La hausse de l’emploi dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de la finance et des assurances, et des services immobiliers et des services de location et de location à bail a été atténuée par des baisses dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques, et dans celui du transport et de l’entreposage.
Le taux de chômage s’est maintenu à 6,6 % en février. Chez les jeunes, le taux de chômage a reculé de 0,7 point de pourcentage pour s’établir à 12,9 %, après avoir enregistré une baisse similaire en janvier (-0,6 point de pourcentage). Chez les hommes du principal groupe d’âge actif, le taux de chômage a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 5,9 %, ce qui correspond à un accroissement du nombre de personnes à la recherche d’un emploi. Chez les femmes du principal groupe d’âge actif, le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 5,4 %.
Le taux d’emploi global, c’est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui ont un emploi, est demeuré stable à 61,1 % en février, après avoir enregistré une légère hausse pendant trois mois consécutifs. Le taux d’emploi avait affiché une tendance à la baisse pendant une bonne partie de 2023 et de 2024.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 3,8 % au cours de la période de 12 mois se terminant en février, en progression par rapport à l’augmentation de 3,5 % observée en janvier. Le nombre total d’heures travaillées a diminué de 1,3 % de janvier à février, des tempêtes hivernales ayant touché certaines régions du centre et de l’est du Canada.
L’emploi salarié augmente en décembre
Les données sur l’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de décembre, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est-à-dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a augmenté de 25 300 en décembre, après une baisse de 14 400 en novembre et trois mois de légères variations enregistrées entre les mois d’août et d’octobre. L’augmentation observée en décembre s’explique en partie par la hausse de l’emploi dans les services postaux, qui s’est redressé après la grève de novembre. L’emploi salarié dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a continué de progresser en décembre, alors qu’on a observé un recul dans le secteur de la vente au détail pour une troisième fois en quatre mois.
Le nombre de postes vacants a augmenté de 15 500 pour se situer à 536 100 en décembre, après avoir peu varié pendant trois mois consécutifs. Le ratio du chômage aux postes vacants a diminué pour s’établir à 2,8, tandis que le taux de postes vacants a légèrement progressé pour s’établir à 3,0 %.
Analyse mensuelle – 12 février 2025
La production à l’échelle de l’économie diminue en novembre
Le produit intérieur brut réel a reculé de 0,2 % en novembre, après avoir progressé de façon constante de juillet à octobre. La baisse de la production dans les secteurs de l’extraction minière, de l’extraction de pétrole et de gaz, des services publics et du transport et de l’entreposage a nui à la croissance, tandis que l’activité dans les secteurs de la construction et de l’immobilier a continué de prendre de l’ampleur. La baisse globale de novembre a été le recul le plus prononcé depuis décembre 2023. En effet, 13 des 20 secteurs d’activité ont affiché des baisses. La production à l’échelle de l’économie s’est accrue de 1,5 % en novembre par rapport à 12 mois plus tôt, l’augmentation de l’activité dans les industries de services (+2,2 %) ayant dépassé les baisses de production dans le secteur des biens (-0,2 %).
L’extraction de sables bitumineux a connu une baisse, ce qui a contribué au recul enregistré en novembre. Après avoir augmenté en octobre, les activités d’extraction de sables bitumineux ont diminué de 3,4 % en raison de la baisse de l’extraction de bitume brut et de la production de pétrole synthétique. Le sous-secteur de l’extraction minière et de l’exploitation en carrière a reculé de 0,5 %, ce qui s’est traduit par une réduction de l’extraction de charbon et de minerais métalliques. Les activités de soutien à l’extraction minière et à l’extraction de pétrole et de gaz ont affiché un recul de 4,6 %. Il s’agit de la troisième baisse enregistrée au cours des quatre derniers mois.
Le secteur du transport et de l’entreposage s’est replié de 1,3 % en novembre, ce qui constitue le recul mensuel le plus important en près de deux ans. Ce secteur a particulièrement été perturbé par l’interruption des services postaux et par les lock-out au Port de Montréal et au Port de Vancouver.
En novembre, le secteur de la fabrication a diminué de 0,3 %. Il s’agit de la cinquième baisse enregistrée au cours des six derniers mois. La production dans les usines chimiques et dans les raffineries de pétrole a diminué, tandis que la fabrication d’aliments s’est accrue pour une première fois en trois mois. La production des usines de montage d’automobiles et des fournisseurs de pièces a diminué, alors que les activités de réoutillage dans le secteur se sont poursuivies. Le volume total du secteur de la fabrication observé en octobre était inférieur de 4,7 % à son récent sommet enregistré en mai 2023.
Les volumes des ventes au détail ont reculé de 0,4 % en novembre, après avoir augmenté pendant quatre mois consécutifs. L’activité des grossistes de matériaux et fournitures de construction et des magasins d’alimentation a reculé, tandis que celle des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles a augmenté pour une quatrième fois au cours des cinq derniers mois.
L’activité dans le secteur de la construction a progressé de 0,7 % en novembre. Grâce à une hausse du nombre de logements individuels, la construction résidentielle a augmenté pour un quatrième mois consécutif, mais elle est demeurée inférieure de 20 % au sommet enregistré au printemps 2021. La construction de bâtiments non résidentiels a également progressé pour un quatrième mois consécutif, tandis que le secteur des travaux de génie est demeuré inchangé.
L’activité des agents et courtiers immobiliers a connu une hausse de 3,4 % en novembre. Il s’agit de la sixième augmentation au cours des sept derniers mois dans un contexte d’assouplissement continu des coûts liés à l’emprunt. L’activité est demeurée inférieure de 19 % aux niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d’intérêt ne commencent à augmenter. Les services juridiques, dont l’activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont enregistré une septième hausse mensuelle consécutive.
En novembre, l’activité économique de plusieurs secteurs liés aux loisirs, dont les services d’hébergement et de restauration, les arts, spectacles et loisirs, ainsi que le transport aérien, a enregistré une hausse qui a coïncidé avec le passage à Toronto de la tournée Eras de Taylor Swift.
L’estimation anticipée de Statistique Canada porte à croire que le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,2 % en décembre.
Les fermetures d’entreprises dépassent les ouvertures en octobre
Le nombre d’entreprises actives a légèrement reculé en octobre, les fermetures ayant dépassé les ouvertures. Le taux de fermetures a légèrement augmenté de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 4,8 %, tandis que le taux d’ouvertures a légèrement diminué de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 4,7 %. Les taux d’ouvertures et de fermetures sont demeurés relativement stables pendant la majeure partie de 2024. Au quatrième trimestre de 2024, de nombreuses entreprises ont toutefois continué de s’attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l’inflation et à l’augmentation des coûts des intrants.
La croissance de l’inflation globale des prix à la consommation ralentit en décembre
L’inflation globale des prix à la consommation a reculé de 1,8 % en décembre. Ce recul s’inscrit dans le contexte du congé de taxe sur les produits et services et de taxe de vente harmonisée (TPS/TVH) applicable depuis le milieu du mois sur certains produits. Environ 10 % du panier de l’Indice des prix à la consommation d’ensemble est touché par ce congé de taxes. Le ralentissement de décembre s’explique en grande partie par les prix moins élevés des aliments achetés au restaurant et des boissons alcoolisées achetées en magasin. Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux global. Exception faite des produits alimentaires, la croissance annuelle des prix a été de 2,1 % en décembre, passant au-dessus du cap des 2 % pour la première fois en cinq mois.
L’inflation des prix des produits alimentaires s’est atténuée en décembre, en même temps que l’entrée en vigueur du congé de taxes. Les prix des produits à l’épicerie ont augmenté de 1,9 % d’une année à l’autre, se situant légèrement sous la barre des 2 % pour la première fois depuis mai. Les prix de la viande ont été supérieurs de 3,1 % à ceux enregistrés en décembre 2023, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 5,2 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 3,7 % d’une année à l’autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 1,3 %. Les prix des aliments dans les restaurants ont diminué de 1,6 % d’une année à l’autre, marquant la première baisse annuelle de l’indice jumelée à la plus forte baisse mensuelle (-4,5 %) engendrée par la réduction de la TPS/TVH.
L’inflation liée au logement a continué de diminuer en décembre. Les coûts du logement ont augmenté de 4,5 % d’une année à l’autre, en baisse par rapport à 4,6 % en novembre. Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté de 11,7 % en décembre par rapport à 12 mois plus tôt, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a progressé de 6,9 %. En revanche, les coûts de remplacement par le propriétaire, mesurés d’une année à l’autre, sont demeurés essentiellement inchangés après 19 mois consécutifs de baisses.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont augmenté de 4,1 % d’une année à l’autre en décembre, ce qui représente une huitième augmentation annuelle au cours des neuf derniers mois. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine ont été supérieurs de 5,1 % à ceux observés en décembre 2023.
L’emploi augmente en janvier alors que le taux de chômage baisse légèrement
L’emploi global a augmenté de 76 000 en janvier 2025. Il s’agit d’une troisième hausse mensuelle consécutive. Cette augmentation est attribuable à la croissance du nombre d’emplois dans les secteurs de la construction, de la fabrication et des services professionnels, scientifiques et techniques. Les hausses cumulatives de l’emploi au cours des trois derniers mois ont totalisé 211 000, plus des deux tiers de l’augmentation nette étant des emplois à temps plein.
Le nombre d’employés du secteur privé a augmenté de 57 000 en janvier. D’une année à l’autre, l’emploi chez les employés du secteur privé a augmenté de 215 000 (+1,6 %), tandis que le nombre d’employés du secteur public a augmenté de 107 000 (+2,4 %).
Le taux de chômage a légèrement diminué de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 6,6 % en janvier. Il y avait alors 1 491 000 chômeurs au cours du mois, en hausse de 251 000, ou de 20,2 %, par rapport à janvier 2024.
Le taux d’emploi global, c’est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui occupent un emploi, a légèrement augmenté de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 61,1 % en janvier. Il s’agit d’une troisième hausse mensuelle consécutive après une tendance à la baisse pendant une bonne partie de 2023 et 2024.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 3,5 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en janvier, en baisse par rapport à 4,0 % en décembre. Le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 0,9 % de décembre à janvier.
L’emploi salarié diminue en novembre
L’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de novembre, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est-à-dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 56 100, après trois mois marqués par une faible variation. La baisse de novembre a été en grande partie attribuable à la diminution de la rémunération au sein des services postaux dans le contexte de la grève qui a été amorcée au cours du mois. Des baisses ont également été relevées dans les secteurs du commerce de détail et des services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d’assainissement, ainsi que dans les autres services (à l’exception des administrations publiques). En revanche, une hausse du nombre d’emplois a été constatée dans les secteurs des services d’hébergement et de restauration et des soins de santé et de l’assistance sociale.
Le nombre de postes vacants a peu varié pour s’établir à 518 200 en novembre. Le ratio du chômage aux postes vacants a légèrement augmenté pour se chiffrer à 2,9, ce qui représente une huitième hausse au cours des 12 derniers mois, tandis que le taux de postes vacants s’est maintenu à 2,9 %.
Analyse mensuelle – 16 janvier 2025
La production à l’échelle de l’économie augmente en octobre
Le produit intérieur brut réel a progressé de 0,3 % en octobre, après avoir affiché une hausse de 0,2 % en septembre. Les hausses affichées par l’extraction minière, et l’extraction de pétrole et de gaz et par l’activité immobilière ont soutenu la hausse globale, tandis que la baisse de l’activité dans les services d’enseignement et dans le secteur de la finance et des assurances a nui à la croissance. En tout, 12 secteurs d’activité sur 20 ont affiché des hausses. La production à l’échelle de l’économie en octobre a été supérieure de 1,9 % à celle d’octobre 2023, car l’augmentation de l’activité dans les industries de services (+2,2 %) a dépassé l’augmentation de la production dans le secteur des biens (+1,0 %).
L’augmentation de l’extraction des ressources a largement contribué à la hausse globale enregistrée en octobre. L’extraction de pétrole et de gaz a progressé de 3,1 % après s’être repliée de 2,2 % en septembre. L’activité dans le secteur des sables bitumineux a progressé de 5,2 %, ce qui représente la plus forte augmentation observée depuis décembre 2020, certaines installations ayant repris leurs activités après la réalisation de travaux d’entretien. L’extraction minière et l’exploitation en carrière a progressé de 0,8 %, sous l’effet de la hausse des activités d’extraction de minerais métalliques et de charbon.
L’activité du secteur de la construction a progressé de 0,4 % en octobre, ce qui représente une troisième hausse mensuelle consécutive. Cette hausse est essentiellement attribuable à la construction de bâtiments non résidentiels, tandis que la construction résidentielle a progressé pour un quatrième mois consécutif, mais est demeurée inférieure de 20 % aux sommets observés au printemps 2021. Le secteur des travaux de génie est demeuré inchangé après avoir affiché une légère hausse en septembre.
La production dans le secteur de la fabrication a progressé de 0,3 % en octobre, après être demeurée essentiellement inchangée en septembre. L’augmentation de la production dans les raffineries de pétrole a contribué à cette hausse, celle-ci ayant augmenté à la suite de travaux d’entretien. La production des usines de montage de véhicules automobiles et des fournisseurs de pièces a augmenté pour un deuxième mois consécutif, alors que les activités de réoutillage se sont poursuivies. Le volume total du secteur de la fabrication observé en octobre était inférieur de 4,8 % à son récent sommet enregistré en mai 2023.
L’activité des agents et courtiers immobiliers a progressé de 6,3 % en octobre, ce qui représente une sixième augmentation mensuelle consécutive. Leur activité est demeurée inférieure de plus de 20 % aux niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d’intérêt ne commencent à augmenter. Les services juridiques, dont l’activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont également enregistré une hausse pendant six mois consécutifs.
Les volumes de vente au détail sont demeurés inchangés en octobre, après avoir augmenté pendant trois mois consécutifs. L’activité des concessionnaires de véhicules automobiles et de pièces a augmenté pour une troisième fois en quatre mois, tandis que les magasins de marchandises diverses ont affiché une cinquième hausse consécutive. Le ralentissement de l’activité dans les stations-service et les magasins d’alimentation a nui à la croissance.
Le commerce de gros a enregistré une hausse de 0,5 % en octobre, après avoir progressé de 1,7 % en septembre. L’activité accrue des grossistes du secteur de l’automobile et des grossistes de matériaux et fournitures de construction a contribué à cette hausse.
Le transport et l’entreposage a augmenté de 0,2 % en octobre, malgré les grèves qui ont touché le Port de Montréal ainsi que plusieurs ports de l’est des États-Unis. Le transport aérien a progressé pour une troisième fois en quatre mois. Le transport par pipeline a également enregistré une croissance, soutenue par une hausse des livraisons de gaz naturel et de pétrole brut.
Les services d’enseignement se sont repliés de 0,3 % en octobre, après être demeurés essentiellement inchangés au cours de chacun des deux mois précédents. L’activité dans le secteur de la finance et des assurances a légèrement fléchi en octobre après quatre augmentations consécutives, tandis que l’activité des services professionnels, scientifiques et techniques a diminué en raison d’un ralentissement de la conception de systèmes informatiques et des services connexes.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a légèrement diminué de 0,1 % en novembre.
Les ouvertures d’entreprises dépassent les fermetures en septembre
Le nombre d’entreprises actives a augmenté en septembre, les ouvertures ayant dépassé les fermetures. Le taux d’ouvertures d’entreprises a légèrement augmenté de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 4,8 %, tandis que le taux de fermetures a enregistré une légère baisse de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 4,7 %. Les taux d’ouvertures et de fermetures ont été relativement stables depuis le début de l’année. Au troisième trimestre de 2024, de nombreuses entreprises ont continué de s’attendre à faire face à des obstacles liés à la montée de l’inflation, au coût des intrants plus élevé et aux taux d’intérêt et aux coûts liés à la dette.
La croissance de l’inflation globale des prix à la consommation ralentit en novembre
L’inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s’établir à 1,9 % en novembre, en baisse par rapport au taux de 2,0 % enregistré en octobre. Le recul observé en novembre a été généralisé, et s’explique principalement par la baisse des prix des voyages organisés. Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux global. Si l’on exclut le prix de l’essence, la croissance annuelle des prix a été de 2,0 % en novembre, après s’être maintenue à 2,2 % pendant trois mois consécutifs.
L’inflation des prix des aliments s’est atténuée en novembre. Les prix des produits d’épicerie ont augmenté de 2,6 % d’une année à l’autre, ce qui représente un sixième mois consécutif au-dessus de la barre des 2 %. Les prix de la viande ont été supérieurs de 3,3 % à ceux enregistrés au mois de novembre de l’an dernier, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 3,7 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 3,2 % d’une année à l’autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont diminué de 0,6 %. D’une année à l’autre, l’augmentation des prix dans les restaurants est restée inchangée à 3,4 % en novembre.
L’inflation liée au logement a continué de diminuer en novembre. Les coûts du logement ont augmenté de 4,6 % d’une année à l’autre, en baisse par rapport à 4,8 % en octobre. Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté de 13,2 % en novembre par rapport à 12 mois plus tôt, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a progressé de 7,3 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un 19e mois d’affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont augmenté de 2,2 % en novembre, ce qui représente une septième augmentation annuelle au cours des huit derniers mois. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine ont été supérieurs de 4,0 % à ceux observés en novembre 2023.
L’emploi augmente en décembre et le taux de chômage baisse légèrement
L’emploi global a augmenté de 91 000 en décembre, ce qui représente une troisième hausse au cours des quatre derniers mois. Les hausses ont été concentrées dans le travail à temps plein. En décembre, l’emploi a augmenté dans le secteur des services d’enseignement, dans celui du transport et de l’entreposage, dans celui de la finance, des assurances et de l’immobilier, et dans celui des soins de santé et de l’assistance sociale. Les hausses cumulatives de l’emploi au cours des 12 mois de 2024 ont totalisé 413 000, un chiffre semblable à celui enregistré lors des deux années précédentes.
Le nombre d’employés du secteur privé est demeuré relativement inchangé en décembre pour un troisième mois consécutif. Au cours de la période de 12 mois qui s’est terminée en décembre, les hausses cumulatives de l’emploi chez les employés du secteur privé ont totalisé 191 000 (+1,4 %), tandis que le nombre d’employés du secteur public a augmenté de 159 000 (+3,7 %).
Le taux de chômage a légèrement diminué de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 6,7 % en décembre. Il y avait alors 1 492 000 chômeurs au cours du mois, en hausse de 248 000, ou de 20,0 %, par rapport à décembre 2023. Un peu plus de la moitié de l’augmentation totale du chômage au cours des 12 derniers mois est attribuable à un taux de chômage plus élevé chez les travailleurs du principal groupe d’âge actif (de 25 à 54 ans).
Le taux d’emploi global, c’est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 60,8 % en décembre, la première augmentation d’une année à l’autre depuis janvier 2023.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 3,8 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en décembre, en baisse par rapport à 4,1 % en novembre. Le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 0,5 % de novembre à décembre.
L’emploi salarié diminue légèrement en octobre, le nombre de postes vacants ayant diminué
L’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence d’octobre, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est-à-dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 21 100 en octobre et, tout compte fait, est demeuré relativement stable au cours des derniers mois. En octobre, l’emploi salarié a reculé dans 7 des 20 secteurs, principalement en raison de la diminution du nombre d’emplois dans le secteur de la fabrication et celui des services professionnels, scientifiques et techniques. Au cours de la période de 12 mois qui s’est terminée en octobre, le nombre total d’emplois salariés a augmenté de 125 800, plus de la moitié de l’augmentation nette étant attribuable à une hausse de l’emploi dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale.
Le nombre de postes vacants a diminué pour s’établir à 513 200 en octobre. Le ratio du chômage aux postes vacants a légèrement augmenté pour se chiffrer à 2,8, ce qui représente une sixième hausse au cours des huit derniers mois, tandis que le taux de postes vacants a fléchi pour s’établir à 2,9 %.
Analyse mensuelle – 12 décembre 2024
La croissance économique ralentit au troisième trimestre
Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 0,3 % au troisième trimestre, après avoir augmenté de 0,5 % à chacun des deux premiers trimestres de l’année. L’augmentation des dépenses des ménages et du gouvernement a soutenu la croissance globale, tandis qu’un rythme plus lent d’accumulation des stocks a ralenti la croissance. Les investissements des entreprises ont diminué en raison de la contraction des dépenses en machines et en matériel. Les investissements dans le logement ont augmenté pour une première fois en quatre trimestres, soutenus par une hausse de l’activité de revente. Les exportations de biens et de services ont fléchi pour un deuxième trimestre consécutif; et les importations ont également fléchi. La productivité de la main-d’œuvre dans les entreprises a diminué pour un troisième trimestre consécutif.
Les hausses du revenu disponible des ménages, soutenues par la hausse des salaires, ont dépassé celles de la consommation nominale au troisième trimestre, et le taux d’épargne a progressé pour atteindre 7,1 %. Le PIB nominal a crû de 0,8 % sous l’effet des augmentations de la rémunération des employés.
La production à l’échelle de l’économie augmente légèrement en septembre
Le PIB réel a légèrement progressé de 0,1 % en septembre, après avoir peu varié en août. L’augmentation du commerce de détail et de gros ainsi que du transport et de l’entreposage a soutenu la hausse globale, tandis que la baisse de l’extraction de pétrole et de gaz a nui à la croissance. En tout, 11 secteurs d’activité sur 20 ont affiché des hausses. La production à l’échelle de l’économie en septembre a été supérieure de 1,6 % à celle de septembre de l’an dernier, l’augmentation de l’activité dans les industries de services (+2,1 %) ayant surpassé une légère augmentation de la production dans le secteur des biens (+0,1 %).
Les volumes de vente au détail ont augmenté de 1,0 % en septembre après avoir progressé au cours de chacun des deux mois précédents. La hausse de septembre a été la plus importante en 11 mois. La hausse de l’activité dans les magasins d’alimentation, les stations-service, les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage a contribué à l’augmentation, tandis que l’activité chez les concessionnaires de véhicules automobiles et de pièces a diminué après deux mois de forte croissance.
Le commerce de gros a progressé de 0,9 % en septembre, ce qui a compensé la baisse enregistrée en août. L’augmentation de l’activité des grossistes de produits divers et des grossistes de véhicules automobiles et de pièces a contribué à la hausse.
Le transport et l’entreposage ont augmenté en septembre, le transport ferroviaire ayant rebondi après la baisse d’activité causée par les lock-out ferroviaires en août. Le transport en commun, le transport terrestre de passagers et le transport de tourisme et d’agrément ont augmenté de 3,7 %, alors que le nombre d’usagers du transport en commun a atteint un sommet postpandémie.
La construction a augmenté de 0,4 % en septembre après avoir progressé de 0,5 % en août. La construction de bâtiments non résidentiels a progressé pour un deuxième mois consécutif, tandis que l’activité résidentielle a progressé pour un troisième mois consécutif, mais est demeurée inférieure de 22 % aux sommets observés au printemps 2021. Le secteur des travaux de génie a légèrement reculé après les hausses observées en juillet et en août.
L’activité des agents et des courtiers immobiliers a augmenté de 3,0 % en septembre, mais est demeurée à plus d’un quart des niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d’intérêt ne commencent à augmenter. L’activité des agents et des courtiers a augmenté cinq mois de suite. Les services juridiques, dont l’activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont également enregistré une hausse pendant cinq mois consécutifs.
L’activité dans les secteurs de la finance et des assurances a progressé en septembre pour un quatrième mois consécutif, soutenue par l’augmentation des prêts hypothécaires et non hypothécaires, au moment où la Banque du Canada annonçait la troisième réduction consécutive de son taux directeur.
La baisse de la production dans l’ensemble du secteur minier a atténué la hausse globale en septembre. L’extraction de pétrole et de gaz a reculé de 1,8 %, ce qui représente une deuxième baisse en trois mois. L’activité dans le secteur des sables bitumineux a diminué de 2,3 %, plusieurs installations ayant fait l’objet de travaux d’entretien. L’extraction minière et l’exploitation en carrière ont légèrement progressé de 0,1 %, surtout en raison de l’augmentation de l’extraction de charbon et de l’extraction de minerais non métalliques.
La production manufacturière a diminué pour un quatrième mois consécutif en septembre, en raison de la baisse de production des fabricants d’aliments et de produits chimiques. La production des usines de montage d’automobiles et des fournisseurs de pièces a augmenté même si les activités de réoutillage dans le secteur se sont poursuivies. Le volume total du secteur de la fabrication observé en septembre était inférieur de 5,4 % à son récent sommet enregistré en mai 2023.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le PIB réel a augmenté légèrement de 0,1 % en octobre.
Les fermetures d’entreprises surpassent les ouvertures en août
Le nombre d’entreprises actives a légèrement reculé en août, les fermetures ayant dépassé les ouvertures. Le taux d’ouverture d’entreprises (4,6 %) est demeuré stable pour un troisième mois consécutif, tandis que le taux de fermeture a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 4,8 %. Au troisième trimestre de 2024, de nombreuses entreprises ont continué de s’attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l’inflation, au coût des intrants plus élevé et à l’augmentation des taux d’intérêt et des coûts de la dette.
L’inflation globale des prix à la consommation s’accélère en octobre
L’inflation globale des prix à la consommation s’est chiffrée à 2,0 % en octobre, en hausse par rapport à 1,6 % en septembre. L’accélération d’octobre tenait compte des variations sur 12 mois des prix de l’essence, qui ont diminué dans une moindre mesure en octobre (-4,0 %) qu’en septembre (-10,7 %). Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux global. Si l’on exclut l’essence, la croissance annuelle des prix s’est maintenue à 2,2 % au cours des trois derniers mois.
L’inflation des prix des aliments a légèrement augmenté en octobre. Les prix des produits d’épicerie ont augmenté de 2,7 % par rapport à 12 mois plus tôt, ce qui représente un cinquième mois consécutif au-dessus de la barre des 2 %. Les prix de la viande ont été supérieurs de 3,4 % à ceux enregistrés au mois d’octobre de l’an dernier, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 4,9 %. Les prix des fruits frais ont augmenté de 0,3 % sur 12 mois, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont progressé de 1,8 %. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont diminué pour s’établir à 3,4 %.
L’inflation liée au logement a continué de ralentir en octobre. Les coûts du logement ont augmenté de 4,8 % sur 12 mois, en baisse par rapport à l’augmentation de 5,0 % observée en septembre. Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté de 14,7 % en octobre par rapport à 12 mois plus tôt, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a progressé de 7,1 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un 18e mois d’affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont augmenté de 1,1 % en octobre et se sont retrouvés en territoire positif au cours de six des sept derniers mois. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine ont été supérieurs de 3,3 % à ceux observés en octobre 2023.
L’emploi augmente en novembre, tout comme le taux de chômage
L’emploi global a progressé de 51 000 en novembre, après avoir peu varié en octobre. Les hausses ont été concentrées dans le travail à temps plein. En novembre, l’emploi a augmenté dans le commerce de gros et de détail, la construction, les services professionnels, scientifiques et techniques, les services d’enseignement et les services d’hébergement et de restauration. L’emploi a diminué dans les secteurs de la fabrication, du transport, de l’entreposage et des ressources naturelles.
Le nombre d’employés du secteur privé est demeuré stable en novembre pour un deuxième mois consécutif, après avoir progressé en août et en septembre. Au cours de la période de 12 mois qui s’est terminée en novembre, les hausses cumulatives de l’emploi chez les employés du secteur privé ont totalisé 173 000 (+1,3 %), tandis que le nombre d’employés du secteur public a augmenté de 127 000 (+2,9 %).
Le taux de chômage a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 6,8 % en novembre. Il y avait alors 1 516 000 chômeurs au cours du mois, en hausse de 276 000, ou de 22,2 %, par rapport à novembre 2023. Plus de la moitié de l’augmentation totale du chômage au cours des 12 derniers mois est attribuable à un taux de chômage plus élevé chez les travailleurs du principal groupe d’âge actif (de 25 à 54 ans).
Le taux d’emploi, c’est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui ont un emploi, est demeuré stable à 60,6 % en novembre, après avoir diminué pendant six mois consécutifs. Au cours de la période de 12 mois se terminant en novembre, l’emploi total a augmenté de 329 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté de 1 179 000.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 4,1 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en novembre, en baisse par rapport à 4,9 % en octobre. Le nombre total d’heures travaillées a peu varié d’octobre à novembre.
L’emploi salarié diminue en septembre, et les postes vacants sont légèrement à la hausse
Les données sur l’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de septembre, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est-à-dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 57 400 en septembre, après avoir peu varié en août. L’emploi salarié a diminué dans 9 des 20 secteurs, surtout en raison de la baisse du commerce de détail et des services d’hébergement et de restauration.
Le nombre de postes vacants a augmenté pour s’établir à 528 200 en septembre. La demande totale de main-d’œuvre, soit la somme des postes pourvus et non pourvus, a augmenté de 0,2 %. Le ratio du chômage aux postes vacants a légèrement diminué pour s’établir à 2,7, ce qui représente une sixième augmentation mensuelle consécutive, tandis que le taux de postes vacants a progressé pour s’établir à 3,0 %.
Analyse mensuelle – 14 novembre 2024
La production à l’échelle de l’économie est inchangée en août
Le produit intérieur brut réel était essentiellement inchangé en août, après avoir affiché une légère hausse de 0,1 % en juillet. Les augmentations observées dans les secteurs de la finance et des assurances, du commerce de détail et des administrations publiques ont soutenu la croissance, tandis que les baisses enregistrées dans les secteurs de la fabrication et des services publics ont atténué la progression. En tout, 12 des 20 secteurs d’activité ont affiché des hausses. La production à l’échelle de l’économie au cours du mois a été supérieure de 1,3 % à celle d’août de l’an dernier, car l’augmentation de l’activité dans les industries productrices de services (+1,9 %) a contrebalancé la baisse de la production dans les industries productrices de biens (-0,5 %).
L’activité dans le secteur de la finance et des assurances a progressé en août pour un troisième mois consécutif, soutenue par des hausses dans les services d’investissement financier et les fonds et autres instruments financiers. Le volume d’échanges plus élevé que d’habitude observé sur les marchés des actions et des titres à revenu fixe a contribué le plus à l’augmentation enregistrée.
Le volume des ventes au détail a augmenté de 0,6 % en août après avoir progressé de 0,9 % en juillet. L’augmentation est principalement attribuable à la hausse enregistrée par les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, et celle-ci a été modérée par la baisse des volumes dans les stations-service. L’activité dans les magasins de marchandises diverses et dans les magasins de vêtements et d’accessoires vestimentaires a augmenté pour un troisième mois consécutif.
L’activité dans le secteur public (qui comprend les services d’enseignement, les soins de santé et l’assistance sociale ainsi que les administrations publiques) a progressé pour un huitième mois consécutif, principalement sous l’effet des hausses enregistrées dans les administrations publiques.
L’activité des agents et courtiers immobiliers a progressé de 0,7 % en août, ce qui représente une troisième hausse au cours des quatre derniers mois. Néanmoins, l’activité dans ce secteur est demeurée inférieure d’environ le tiers aux niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d’intérêt commencent à augmenter. Les services juridiques, dont l’activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont également enregistré une hausse pour un quatrième mois consécutif.
La construction a progressé de 0,3 % en août, en hausse pour une première fois en cinq mois. La construction non résidentielle a augmenté de 1,6 %, ce qui a contrebalancé en partie les baisses enregistrées en juin et en juillet. La construction résidentielle a progressé pour une deuxième fois en trois mois, mais l’activité dans ce secteur est demeurée inférieure de presque 25 % au sommet observé au printemps 2021. Les travaux de génie civil ont diminué pour un troisième mois consécutif.
La fabrication a reculé de 1,2 % en août, ce qui représente une deuxième baisse importante au cours des trois derniers mois, les diminutions observées par les fabricants de produits chimiques et les usines de montage de véhicules ayant eu une incidence sur les volumes de production industrielle. La production dans les raffineries de pétrole a également fléchi pour un deuxième mois consécutif, tandis que les fabricants d’aliments ont affiché une deuxième hausse consécutive. Le volume total du secteur de la fabrication observé en août était inférieur de 5,0 % à son récent sommet enregistré en mai 2023.
Le secteur des services publics a reculé en août après avoir affiché trois augmentations mensuelles consécutives. À la suite de températures plus élevées que la normale dans certaines régions de l’Ouest canadien en juillet, la demande d’électricité à des fins de climatisation a diminué en août.
Le secteur du transport et de l’entreposage a reculé pour un deuxième mois consécutif, car les lock-out ferroviaires ont entraîné une diminution considérable des chargements ferroviaires. Le transport ferroviaire a fléchi de 7,7 % en août après avoir affiché une baisse de 4,0 % en juillet, lorsque les feux de forêt ont causé des interruptions de transport par chemin de fer dans l’ouest de l’Alberta.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,3 % en septembre.
Les ouvertures et les fermetures d’entreprises diminuent en juillet
Le nombre d’entreprises actives était relativement inchangé en juillet, les ouvertures et les fermetures étant semblables. Le taux d’ouvertures d’entreprises a légèrement baissé (-0,1 point de pourcentage pour s’établir à 4,5 %), en raison surtout de la diminution du nombre d’ouvertures dans le secteur de la construction. Le taux de fermetures a reculé de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 4,5 %, ce qui s’explique par la baisse des fermetures dans divers secteurs. En fait, le nombre d’entreprises actives n’a pas progressé depuis le début de l’année. Au troisième trimestre de 2024, de nombreuses entreprises ont continué de s’attendre à être confrontées à des obstacles liés à la croissance de l’inflation, à l’augmentation du coût des intrants et à la hausse des taux d’intérêt et des coûts de la dette.
La croissance de l’inflation globale des prix à la consommation continue de ralentir en septembre
L’inflation globale des prix à la consommation a ralenti en septembre pour s’établir à 1,6 %, alors qu’elle était de 2,0 % en août. Le ralentissement de la croissance des prix s’explique en grande partie par la baisse des prix de l’essence, qui ont diminué de 10,7 % sur 12 mois en septembre. Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux global.
En septembre, l’inflation globale a connu son rythme de croissance le plus faible depuis février 2021. Si l’on exclut le prix de l’essence, la croissance annuelle des prix a été de 2,2 %, ce qui était inchangé par rapport à août.
L’inflation des prix des aliments a légèrement augmenté en septembre. Les prix des produits d’épicerie ont augmenté de 2,4 % par rapport à 12 mois plus tôt, enregistrant une hausse d’au moins 2 % pour un quatrième mois consécutif. Les prix de la viande ont été supérieurs de 3,1 % à ceux enregistrés au mois de septembre de l’an dernier, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 4,4 %. Les prix des fruits frais ont augmenté de 1,6 % sur 12 mois, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont progressé de 1,1 %. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont légèrement augmenté pour s’établir à 3,5 %.
L’inflation des prix du logement a continué de diminuer en septembre. Les coûts du logement ont augmenté de 5,0 % sur 12 mois, en baisse par rapport à 5,3 % en août. Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté de 16,7 % par rapport à 12 mois plus tôt, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a progressé de 8,0 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire sont restées négatives pour un 17e mois d’affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont baissé de 0,9 % en septembre, ce qui représente une première diminution annuelle en six mois. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine ont été supérieurs de 2,2 % à ceux observés en septembre 2023.
L’emploi varie peu en octobre, alors que le taux de chômage reste stable
L’emploi global a peu varié en octobre (+15 000) après avoir progressé en septembre (+47 000). Le nombre d’emplois n’a pas beaucoup varié au cours de 5 des 6 derniers mois. En octobre, l’emploi a augmenté dans le secteur des services aux entreprises, des services relatifs aux bâtiments et des autres services de soutien, mais il a diminué dans le secteur de la finance, des assurances, des services immobiliers et des services de location et de location à bail, ainsi que dans le secteur des administrations publiques.
Le nombre d’employés du secteur privé est demeuré stable en octobre (+21 000) après avoir progressé de 99 000 de juillet à septembre. Au cours de la période de 12 mois qui s’est terminée en octobre, les hausses cumulatives de l’emploi chez les employés du secteur privé ont totalisé 208 000 (+1,6 %), tandis que le nombre d’employés du secteur public a augmenté de 90 000 (+2,1 %).
Le taux de chômage s’est maintenu à 6,5 % en octobre. Il y avait alors 1 429 000 chômeurs, en hausse de 193 000 (+15,6 %) par rapport à octobre 2023. Plus des deux tiers de l’augmentation totale du chômage au cours des 12 derniers mois sont attribuables à la hausse du taux de chômage observée chez les travailleurs du principal groupe d’âge actif (de 25 à 54 ans).
Le taux d’emploi global, c’est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui occupent un emploi, a diminué pour s’établir à 60,6 % en octobre, la population en âge de travailler ayant continué d’augmenter à un rythme rapide (+85 000). Au cours de la période de 12 mois se terminant en octobre, l’emploi total a augmenté de 303 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté de 1 177 000.
Le salaire horaire moyen a progressé de 4,9 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en octobre, en hausse par rapport à l’augmentation de 4,6 % enregistrée en septembre. Le nombre total d’heures travaillées a progressé de 0,3 % de septembre à octobre.
L’emploi salarié et les postes vacants varient peu en août
Les données sur l’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence d’août, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est-à-dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a peu varié (+13 500) en août, après avoir augmenté de près de 40 000 en juillet. L’emploi salarié a augmenté dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale, dans celui des administrations publiques et dans celui du commerce de gros. En revanche, l’emploi a reculé dans 6 secteurs, notamment dans les arts, les spectacles et les loisirs, dans les services administratifs, les services de soutien, les services de gestion des déchets et d’assainissement et dans la construction.
Le nombre de postes vacants a peu varié pour s’établir à 518 300 en août. La demande totale de main-d’œuvre — qui correspond à la somme des postes occupés et des postes vacants — est demeurée stable, mais a diminué de 27 600 au cours des 12 derniers mois. Le ratio du chômage aux postes vacants a légèrement augmenté pour se chiffrer à 2,8, ce qui représente une sixième augmentation mensuelle consécutive, tandis que le taux de postes vacants a fléchi pour s’établir à 2,9 %.
Analyse mensuelle – 17 octobre 2024
La production à l'échelle de l'économie augmente en juillet
Le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,2 % en juillet, après être resté essentiellement inchangé en juin. L'augmentation enregistrée par les secteurs du commerce de détail et de la finance et des assurances a contribué à la hausse globale, tandis que la baisse de la production dans le secteur de la construction et celui des transports a ralenti la croissance. La production s'est accrue dans 13 des 20 secteurs d'activité. La production à l'échelle de l'économie au cours du mois a été supérieure de 1,5 % à celle de juillet de l'an dernier, et l'augmentation de l'activité dans les industries de services (+2,1 %) a contrebalancé la baisse de la production dans le secteur des biens (-0,3 %).
Le volume de ventes au détail s'est accru de 1,0 % en juillet, ce qui représente la croissance mensuelle la plus élevée depuis janvier 2023. L'augmentation de l'activité dans la plupart des types de magasins est principalement attribuable à la hausse enregistrée par les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, mais la baisse des volumes dans les stations-service a freiné cette augmentation.
Le secteur de la finance et des assurances a affiché une deuxième hausse consécutive en juillet, soutenue par la hausse de l'activité dans les services d'investissement financier, les fonds et autres instruments financiers. Les annonces concernant les taux d'intérêt, les attentes du marché à l'égard des futures baisses des taux d'intérêt et l'instabilité géopolitique mondiale persistante ont contribué à la volatilité observée sur les marchés nord-américains en juillet.
L'activité dans le secteur public (comprenant les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale, et l'administration publique) a progressé pour un septième mois consécutif en juillet (+0,3 %), principalement sous l'effet des hausses enregistrées dans l'administration publique.
La production dans le secteur de la fabrication a progressé de 0,3 % en juillet après s'être repliée de 1,3 % en juin. La production des usines de fabrication de produits chimiques s'est accrue pour un quatrième mois consécutif, ce qui a coïncidé avec une hausse des exportations de produits pharmaceutiques et de médicaments. L'accroissement de la production observé chez les producteurs de produits métalliques et les fabricants d'aliments a également contribué à cette hausse. Le volume total de production du secteur de la fabrication observé en juillet a été inférieur de 3,6 % à son récent sommet enregistré en mai.
Le secteur des services publics a affiché une troisième hausse consécutive en juillet. Le groupe d'industrie de la production, du transport et de la distribution d'électricité a contribué le plus à la croissance, les températures plus élevées que la normale dans certaines régions de l'Ouest canadien ayant fait augmenter la demande d'électricité.
L'activité des agents et courtiers immobiliers a légèrement reculé de 0,2 % en juillet après avoir progressé au cours des deux mois précédents. Leur activité est demeurée inférieure d'environ un tiers aux niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d'intérêt ne commencent à augmenter. Les services juridiques, dont l'activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont progressé de 0,5 %.
L'activité du secteur de la construction a reculé de 0,4 % en juillet, ce qui représente une deuxième baisse mensuelle consécutive. La construction de bâtiments résidentiels a légèrement reculé de 0,2 %, ce qui représente une troisième baisse en quatre mois. En juillet, l'activité résidentielle est demeurée à environ un quart des sommets atteints au printemps 2021. La construction de bâtiments non résidentiels a également diminué pour une troisième fois en quatre mois, tandis que les travaux de génie ont fléchi pour un deuxième mois consécutif.
Le secteur du transport et de l'entreposage a reculé pour un deuxième mois consécutif, les feux de forêt dans le parc national de Jasper et les Rocheuses ayant causé des suspensions de service ferroviaire dans l'ouest de l'Alberta. L'activité du transport ferroviaire a reculé de 4,6 % en juillet, et le transport aérien et maritime a également affiché des baisses.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel est demeuré essentiellement inchangé en août.
Le nombre d'entreprises actives diminue en juin
Le nombre d'entreprises actives a fléchi de 1,0 % en juin, les fermetures ayant dépassé les ouvertures. Le taux d'ouvertures d'entreprises a reculé de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 4,2 %, tandis que le taux de fermetures a enregistré une hausse de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 5,0 %. La baisse du taux d'ouvertures en juin a été la plus importante depuis août 2021, tandis que le taux de fermetures a atteint son niveau le plus élevé depuis juin 2020. Au troisième trimestre de 2024, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l'inflation, au coût des intrants plus élevé et à l'augmentation des taux d'intérêt et des coûts de la dette.
La croissance de l'inflation globale des prix à la consommation continue de ralentir en août
L'inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s'établir à 2,0 % en août, en baisse par rapport au taux de 2,5 % enregistré en juillet. Le ralentissement de la croissance des prix s'explique en partie par la baisse des prix de l'essence, qui ont diminué de 5,1 % sur 12 mois. Les coûts de l'intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d'exercer une pression à la hausse sur le taux global. Il s'agissait d'un huitième mois consécutif où le taux d'inflation globale était inférieur à 3 %.
L'inflation des prix des aliments est demeurée stable en août. Les prix des produits d'épicerie ont augmenté de 2,4 % par rapport à 12 mois plus tôt, ce qui représente un troisième mois consécutif au-dessus de la barre des 2 %. Les prix de la viande ont été supérieurs de 2,9 % à ceux enregistrés au mois d'août de l'an dernier, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 4,4 %. Les prix des fruits frais ont progressé de 1,5 % par rapport à l'année précédente, après six mois de recul consécutifs, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont diminué de 0,7 %. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont ralenti pour s'établir à 3,4 %, ce qui constitue le rythme de croissance le plus faible depuis septembre 2021.
L'inflation liée au logement a diminué en août. Les coûts du logement ont augmenté de 5,3 % sur 12 mois, en baisse par rapport à 5,7 % en juillet. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 18,8 % par rapport à 12 mois plus tôt, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a progressé de 8,6 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un 16e mois d'affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont augmenté de 0,2 % sur 12 mois en août, en recul par rapport à 2,8 % en juillet. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine ont été supérieurs de 2,1 % à ceux observés en août de l'an dernier.
L'emploi augmente en septembre, alors que le taux de chômage diminue
L'emploi global a augmenté de 47 000 en septembre après avoir peu varié au cours des quatre mois précédents. Toutes les augmentations nettes enregistrées en septembre portaient sur l'emploi à temps plein (+112 000). L'emploi a augmenté dans les industries de l'information, de la culture et des loisirs, dans le commerce de gros et de détail et dans les services professionnels, scientistes et techniques.
Le nombre d'employés du secteur privé a progressé de 61 000 en septembre à la suite d'une augmentation de 38 000 en août. Au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en septembre, les hausses cumulatives de l'emploi chez les employés du secteur privé ont totalisé 193 000 (+1,5 %), tandis que le nombre d'employés du secteur public a augmenté de 128 000 (+3,0 %).
Le taux de chômage a reculé de 0,1 point pour s'établir à 6,5 % en septembre. Il y avait alors 1 428 000 chômeurs, en hausse de 231 000, ou de 19 %, par rapport à septembre 2023. Environ les deux cinquièmes de l'augmentation totale du chômage au cours des 12 derniers mois sont attribuables à un taux de chômage plus élevé chez les 15 à 24 ans.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a diminué pour s'établir à 60,7 % en septembre, la population en âge de travailler ayant continué d'augmenter à un rythme rapide (+110 000). Au cours de la période de 12 mois se terminant en septembre, l'emploi total a augmenté de 313 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté de 1 176 000 millions.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 4,6 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en septembre, en baisse par rapport à 5,0 % en août. Le nombre total d'heures travaillées a diminué de 0,4 % d'août à septembre.
Le nombre de postes vacants recule en juillet, alors que l'emploi salarié est en hausse
Les données sur l'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de juillet, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a augmenté de 32 800 en juillet et a enregistré des hausses dans 5 secteurs d'activité sur 20. L'augmentation de juillet est attribuable à une hausse de l'emploi dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale, celui des administrations publiques et celui du commerce de détail.
Le nombre de postes vacants a reculé de 4,1 % pour s'établir à 526 900 en juillet. Le nombre de postes non pourvus au cours du mois a diminué de près de la moitié par rapport au sommet atteint en mai 2022. Le ratio chômage aux postes vacants a enregistré une légère hausse pour s'établir à 2,7, surtout en raison de la baisse du nombre de postes vacants. Le taux de postes vacants a légèrement diminué pour s'établir à 3,0 %.
Analyse mensuelle – 12 septembre 2024
Le produit intérieur brut réel progresse au cours du deuxième trimestre
Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 0,5 % au deuxième trimestre, après avoir augmenté de 0,4 % au premier trimestre. La hausse des dépenses publiques a contribué à la hausse globale, tandis que la baisse des volumes d'exportation et des investissements dans le logement a nui à la croissance. Les investissements non résidentiels des entreprises ont augmenté pour un deuxième trimestre consécutif, soutenus par la hausse des dépenses pour les aéronefs et autres matériel et pièces de transport. Les dépenses des ménages ont augmenté à un rythme plus lent en raison d'une baisse des dépenses en biens de consommation durables. La productivité du travail des entreprises a fléchi de 0,2 % au deuxième trimestre, l'augmentation des heures travaillées ayant dépassé la croissance du PIB du secteur des entreprises.
La hausse du revenu disponible des ménages, soutenue par la hausse des salaires, a dépassé la consommation nominale au deuxième trimestre, le taux d'épargne ayant progressé pour atteindre 7,2 %. Le PIB nominal a augmenté de 1,7 % en raison de l'augmentation de la rémunération des employés et des revenus des sociétés.
La production à l'échelle de l'économie est essentiellement inchangée en juin
Le produit intérieur brut réel est resté essentiellement inchangé en juin, après avoir affiché une légère hausse de 0,1 % en mai. L'augmentation de l'activité des services publics et de l'immobilier a soutenu la croissance, tandis que la baisse de la production dans les secteurs de la fabrication et de la construction a atténué la progression. En juin, la production s'est accrue dans 12 des 20 secteurs d'activité. La production à l'échelle de l'économie s'est accrue au cours de quatre des six premiers mois de 2024.
Le secteur des services publics a affiché une deuxième hausse consécutive en juin, la production ayant atteint son niveau le plus élevé depuis avril 2023. Le groupe d'industrie de la production, du transport et de la distribution d'électricité a contribué le plus à la croissance. La production d'électricité d'origine nucléaire s'est redressée à la suite de l'achèvement des travaux d'entretien réalisés à des centrales nucléaires en avril et en mai.
L'activité des agents et courtiers immobiliers a progressé de 3,6 % en juin, soutenue par une hausse des ventes de maisons en Ontario et au Québec. Les services juridiques, dont l'activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont enregistré une légère hausse de 0,4 %. L'activité des agents et des courtiers immobiliers est demeurée inférieure d'environ un tiers aux niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d'intérêt ne commencent à augmenter.
L'activité dans le secteur public (comprenant les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale, et l'administration publique) a progressé de 0,2 % en juin, ce qui représente une sixième augmentation consécutive.
Le transport par pipeline a augmenté pour un troisième mois consécutif en juin. La production enregistrée dans le transport du pétrole brut par oléoduc et autres services de transport par pipelines a augmenté de 2,6 %, coïncidant avec la fin du premier mois d'exploitation du réseau élargi de Trans Mountain.
L'extraction de pétrole et de gaz a progressé de 1,2 % en juin, ce qui représente une quatrième hausse en cinq mois. La production de sables bitumineux a augmenté de 1,1 % après avoir affiché une baisse notable en mai alors que certaines installations de valorisation faisaient l'objet de travaux d'entretien.
La production dans le secteur de la fabrication a diminué de 1,5 % en juin sous l'effet du recul des biens durables et des biens non durables. La production des usines de montage de véhicules automobiles et des fournisseurs de pièces a diminué de 3,5 %, soit la quatrième baisse au cours des six derniers mois, l'activité étant réduite en raison des activités de réoutillage des usines de montage américaines et de la suspension de la production d'une usine de montage au Canada. La fabrication de produits en plastique et en caoutchouc a également diminué, tandis que la production plus forte dans les raffineries de pétrole et les producteurs de produits pharmaceutiques et médicaux a atténué les baisses. Le volume total de fabrication observé en juin 2024 était inférieur de 3,9 % à son récent sommet enregistré en mai 2023.
L'activité du secteur de la construction a reculé de 0,6 % en juin, ce qui représente une troisième baisse mensuelle consécutive. La construction de bâtiments résidentiels a augmenté de 0,3 % après s'être repliée en avril et en mai. En juin, l'activité résidentielle est demeurée à environ un quart des sommets atteints au printemps 2021. La construction de bâtiments non résidentiels a diminué pour une deuxième fois en trois mois, tandis que les travaux de génie ont diminué pour une première fois depuis décembre 2023.
L'activité du commerce de gros a diminué de 0,7 % en juin après avoir diminué de 1,4 % en mai. La diminution de l'activité des grossistes-marchands de machines, de matériel et de fournitures et des grossistes de véhicules automobiles et de leurs pièces a contribué de façon importante à cette baisse.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel est demeuré essentiellement inchangé en juillet.
Le nombre d'entreprises actives diminue légèrement en mai
Le nombre d'entreprises actives a légèrement reculé de 0,1 % en mai, les fermetures ayant dépassé les ouvertures. Le taux d'ouvertures d'entreprises a reculé de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 4,5 %, tandis que le taux de fermetures a légèrement progressé pour se chiffrer à 4,7 %. Au deuxième trimestre, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l'inflation, au coût des intrants plus élevé et à l'augmentation des taux d'intérêt et des coûts de la dette.
La croissance de l'inflation globale des prix à la consommation ralentit en juillet
L'inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s'établir à 2,5 % en juillet, en baisse par rapport au taux de 2,7 % enregistré en juin. Le ralentissement de la croissance des prix observé en juillet a été généralisé sous l'effet de la baisse des prix des voyages organisés, des véhicules à passagers et de l'électricité. Les coûts de l'intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d'exercer une pression à la hausse sur le taux global. Il s'agissait d'un septième mois consécutif où le taux d'inflation globale était inférieur à 3 %.
La croissance de l'inflation des prix des aliments s'est légèrement atténuée en juillet pour la première fois en trois mois. Les prix des produits d'épicerie ont progressé de 2,1 % au cours de la période de 12 mois se terminant en juillet, ce qui constitue une hausse équivalente à celle de juin. Les prix de la viande ont été supérieurs de 3,0 % à ceux enregistrés au mois de juillet de l'an dernier, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 5,1 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 0,1 % d'une année à l'autre, en baisse pour un sixième mois consécutif, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont diminué de 0,8 %. Juillet a été le sixième mois consécutif où l'augmentation annuelle des prix des produits d'épicerie a été inférieure à 3 %. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont ralenti pour s'établir à 3,8 %, ce qui constitue le rythme de croissance le plus faible depuis novembre 2021.
L'inflation liée au logement a diminué en juillet. Les frais de logement ont augmenté de 5,7 % d'une année à l'autre, comparativement à 6,2 % en juin. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 21,0 % d'une année à l'autre, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a ralenti pour s'établir à 8,3 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un 15e mois d'affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont augmenté de 2,9 % d'une année à l'autre en juillet, ce qui constitue une hausse équivalente à celle de juin. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine ont été supérieurs de 3,1 % à ceux observés en juillet de l'an dernier.
L'emploi varie peu en août, alors que le taux de chômage augmente
En août, l'emploi global a peu varié (+22 000) pour un quatrième mois consécutif. La hausse de l'emploi à temps partiel (+66 000) a été largement compensée par la baisse de l'emploi à temps plein (-44 000). L'emploi a augmenté dans les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale, ainsi que dans la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail. L'emploi a diminué dans le secteur des « autres services », des services professionnels, scientifiques et techniques et dans les services publics.
Le nombre d'employés du secteur privé a augmenté de 38 000 en août, ce qui a largement compensé la baisse semblable enregistrée en juillet. Dans le secteur public, le nombre d'emplois est demeuré pratiquement inchangé. Au cours de la période de 12 mois se terminant en août, les hausses cumulatives de l'emploi chez les employés du secteur privé ont totalisé 132 000 (+1,0 %), tandis que le nombre d'employés du secteur public a augmenté de 182 000 (+4,3 %).
Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point pour s'établir à 6,6 % en août. Il y avait alors 1 459 000 chômeurs, ce qui représente une hausse de 272 000, ou de 23 %, par rapport à août 2023. Environ les deux cinquièmes de l'augmentation totale du chômage au cours des 12 derniers mois sont attribuables à un taux de chômage plus élevé chez les 15 à 24 ans.
De mai à août 2024, le taux de chômage des étudiants retournant aux études était de 16,7 % en moyenne, comparativement à 12,9 % en 2023. Le taux de chômage des étudiants retournant aux études au cours de l'été 2024 était le plus élevé depuis 2012, à l'exclusion de l'été 2020, pendant la première année de la pandémie.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a diminué pour s'établir à 60,8 % en août, la population en âge de travailler ayant continué à augmenter à un rythme rapide (+96 000). Au cours des 12 mois se terminant en août, l'emploi total a augmenté de 317 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté de 1 148 000.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 5,0 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en août, en baisse par rapport à la hausse de 5,2 % en juillet. Le nombre total d'heures travaillées a peu varié de juillet à août (-0,1 %).
Les postes vacants demeurent stables en juin en raison de la baisse observée dans l'emploi salarié
Les données sur l'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de juin, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 47 300 en juin et a enregistré des baisses dans 11 secteurs d'activité sur 20. La baisse enregistrée en juin s'explique par une baisse de l'emploi dans le commerce de détail, la fabrication et la construction.
Le nombre de postes vacants a peu varié, s'établissant à 554 000 en juin. Le nombre de postes non pourvus au cours du mois (données désaisonnalisées) a diminué de 26 % par rapport à juin de l'an dernier. Le ratio du chômage aux postes vacants a affiché une légère hausse et s'est chiffré à 2,6, surtout en raison de l'augmentation du nombre de chômeurs. Le taux de postes vacants est demeuré stable à 3,1 %.
Analyse mensuelle – 15 août 2024
La production à l’échelle de l’économie augmente de 0,2 % en mai
Le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,2 % en mai, après avoir progressé de 0,3 % en avril. L’accroissement de l’activité dans le secteur de la fabrication et dans le secteur public a contribué à la croissance globale, tandis que la baisse de l’activité dans les secteurs de la vente au détail et du commerce de gros a nui à la croissance. Au cours du mois de mai, la production s’est accrue dans 15 des 20 secteurs d’activité. La production à l’échelle de l’économie s’est accrue au cours de quatre des cinq derniers mois.
La production dans le secteur de la fabrication a augmenté de 1,0 % sous l’effet de la progression des biens durables et des biens non durables. La hausse de la production des usines observée en mai a été la plus importante depuis celle affichée en janvier 2023. La production plus forte dans les raffineries de pétrole et les fabricants de meubles a contribué à la hausse même si un recul de la production dans les usines de montage de véhicules automobiles a atténué les hausses, car les activités de réoutillage ont continué d’avoir une incidence sur la production. Le volume total de production industrielle observé en mai 2024 étaient inférieurs de 2,1 % à son récent sommet enregistré en mai 2023.
L’activité dans le secteur public (comprenant les services d’enseignement, les soins de santé et l’assistance sociale ainsi que l’administration publique) s’est accrue de 0,4 % en mai, ce qui représente une cinquième augmentation mensuelle consécutive. Une activité accrue dans les administrations publiques locales, municipales et régionales a contribué à la hausse.
Les volumes de vente au détail ont reculé de 0,9 % en mai, ce qui constitue une troisième baisse en quatre mois. La baisse a été généralisée dans tous les types de magasins, y compris des réductions de l’activité dans les magasins d’alimentation, les magasins de produits de santé et de soins personnels et les magasins de marchandises diverses. L’accroissement de l’activité des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles a atténué ces reculs.
L’activité du commerce de gros a diminué de 0,8 % en mai, après avoir enregistré une progression marquée en avril. La diminution de l’activité des grossistes de véhicules automobiles et de leurs pièces a contribué de façon importante à cette baisse, laquelle coïncide avec une diminution des importations de véhicules automobiles et de camions légers. L’activité a également reculé chez les grossistes de machinerie.
L’activité du secteur de la construction a enregistré une légère hausse de 0,1 % en mai. La construction de bâtiments résidentiels a augmenté de 0,2 % après s’être repliée de 2,3 % en avril. Elle était inférieure de 24 % aux sommets atteints au printemps de 2021. Les travaux de génie civil ont progressé pour un cinquième mois consécutif, après avoir enregistré des baisses constantes au cours de la deuxième moitié de 2023, en raison de l’achèvement imminent du projet de gaz naturel liquéfié à Kitimat. La construction non résidentielle a aussi enregistré une hausse pour un troisième mois consécutif en mai, tandis que la construction (réparations) a affiché sa quatrième baisse d’affilée.
La transportation de pipelines a augmenté pour un deuxième mois consécutif en mai. La production des pipelines de transport de pétrole brut et d’autres produits pétroliers a augmenté de 1,5 %, au moment où le réseau agrandi de Trans Mountain a été mis en service au début du mois.
L’extraction de pétrole et de gaz a reculé de 2,1 % en mai, après avoir progressé pendant trois mois consécutifs. La production de sables bitumineux a diminué de 3,5 %, alors que certaines installations de valorisation faisaient l’objet de travaux d’entretien.
Le secteur des services d’hébergement et de restauration a affiché une hausse de 0,9 % en mai. L’activité dans les services de restauration et les débits de boissons a progressé pour une huitième fois en neuf mois.
L’activité des agents et courtiers immobiliers a légèrement progressé de 0,2 % en mai, après avoir affiché trois baisses consécutives. L’activité dans ce secteur était inférieure d’environ un tiers aux niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d’intérêt ne commencent à augmenter. Les services juridiques, dont l’activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont également enregistré une légère hausse ce mois-ci.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,1 % en juin.
Le nombre d’entreprises actives varie peu en avril
Le nombre d’entreprises actives était relativement inchangé en avril, les ouvertures et les fermetures étant semblables. Le taux d’ouverture d’entreprises s’est maintenu à 4,6 % pour le troisième mois consécutif, tandis que le taux de fermeture a légèrement reculé pour se situer à 4,5 %. Au deuxième trimestre, de nombreuses entreprises ont continué de s’attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l’inflation, à la hausse du coût des intrants et à l’augmentation des taux d’intérêt et des coûts de la dette.
La croissance de l’inflation globale des prix à la consommation ralentit en juin
L’inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s’établir à 2,7 % en juin, en baisse par rapport au taux de 2,9 % enregistré en mai. Le ralentissement de la croissance des prix observé en juin est en grande partie attribuable à une plus faible augmentation d’une année à l’autre des prix de l’essence. Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux global. Il s’agissait d’un sixième mois consécutif où le taux d’inflation globale était inférieur à 3 %.
La croissance de l’inflation des prix des aliments s’est accélérée pour un deuxième mois consécutif en juin. Les prix des produits d’épicerie ont augmenté de 2,1 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en juin, en hausse par rapport à 1,5 % en mai. Les prix de la viande ont été supérieurs de 3,6 % à ceux enregistrés au mois de juin de l’an dernier, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 3,8 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 5,2 % d’une année à l’autre, affichant une croissance négative pour un cinquième mois consécutif, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 8,9 %. Juin a été le cinquième mois consécutif où l’augmentation annuelle du prix des aliments a été inférieure à 3 %. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont légèrement augmenté pour s’établir à 4,3 %.
L’inflation liée au logement a diminué en juin. Les coûts du logement ont augmenté de 6,2 % d’une année à l’autre, en baisse par rapport à 6,4 % en mai. Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté de 22,3 % d’une année à l’autre, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a ralenti légèrement pour s’établir à 8,5 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un 14e mois d’affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont augmenté de 2,8 % d’une année à l’autre en juin, en hausse par rapport à 2,1 % en mai. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine étaient supérieurs de 2,8 % à ceux observés en juin de l’an dernier.
L’emploi varie peu en juillet, alors que le taux de chômage continue de diminuer
En juillet, l’emploi global a peu varié (-2 800) pour un troisième mois consécutif. L’emploi a diminué dans le commerce de gros et de détail (-44 000), ainsi que dans la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail (-15 000). L’emploi a augmenté dans le secteur de l’administration publique (+20 000), dans celui du transport et de l’entreposage (+15 000), et dans celui des services publics (+6 200).
Le nombre d’employés du secteur privé a diminué de 42 000 en juillet, après avoir affiché deux mois de légères variations. Dans le secteur public, l’emploi s’est accru de 41 000. Au cours de la période de 12 mois qui s’est terminée en juillet, les hausses cumulatives de l’emploi chez les employés du secteur public ont totalisé 205 000 (+4,8 %), tandis que le nombre d’employés du secteur privé a augmenté de 86 000 (+0,6 %).
Le taux de chômage s’est maintenu à 6,4 % en juillet. Il y avait alors 1,4 million de chômeurs, en hausse de 227 000, ou de 19,3 %, par rapport à juillet 2023. Plus de la moitié de l’augmentation totale du chômage au cours des 12 derniers mois est attribuable à un taux de chômage plus élevé chez les 15 à 24 ans. Le taux de chômage des étudiants retournant aux études s’est établi à 17,2 % en juillet, le taux le plus élevé pour un mois de juillet depuis 2009 (à l’exclusion de juillet 2020).
Le taux d’activité a reculé de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 65,0 % en juillet, ce qui représente le taux de mi-année le plus bas enregistré depuis le milieu de 1998 (à l’exclusion des années de pandémie de 2020 et de 2021). Le taux d’activité en juillet était de 0,6 point de pourcentage inférieur à celui observé au même mois de 2023.
Le taux d’emploi global, c’est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a diminué pour s’établir à 60,9 % en juillet, la population en âge de travailler ayant continué à augmenter à un rythme rapide (+125 000). Au cours de la période de 12 mois se terminant en juillet, l’emploi total a augmenté de 346 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté de 1 155 000 millions.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 5,2 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en juillet, en baisse par rapport à 5,4 % en juin. Le nombre total d’heures travaillées a progressé de 1,0 % de juin à juillet.
Le nombre de postes vacants varie peu en mai, alors que l’emploi salarié est en hausse
Les données sur l’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de mai, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est-à-dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a augmenté de 41 000 en mai et a enregistré des hausses dans 9 secteurs d’activité sur 20. L’augmentation de mai est essentiellement attribuable au secteur des soins de santé et de l’assistance sociale, et à celui des services d’enseignement.
Le nombre de postes vacants a peu varié, s’établissant à 559 700 en mai, après avoir affiché trois baisses mensuelles consécutives. Le nombre de postes non pourvus au cours du mois (données désaisonnalisées) a diminué de 28 % par rapport à mai de l’an dernier. Le ratio du chômage aux postes vacants était de 2,5, en hausse par rapport à 2,4 en avril. Le taux de postes vacants a légèrement diminué de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 3,1 %, tandis que la demande totale de main-d’œuvre, qui correspond à la somme des postes occupés et des postes vacants, a diminué de 0,2 %.
Analyse mensuelle – 11 juillet 2024
La production à l’échelle de l’économie augmente de 0,3 % en avril
Le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,3 % en avril, après être resté essentiellement inchangé en mars. Les hausses du commerce de gros et de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière et de l’extraction de pétrole et de gaz ont le plus contribué à la croissance globale, tandis que la baisse de la production dans le secteur de la construction l’a freinée. La production s’est accrue dans 15 des 20 secteurs d’activité.
Le commerce de gros a progressé de 2,0 % en avril, ce qui a plus que compensé la baisse enregistrée en mars. L’augmentation de l’activité des grossistes de véhicules automobiles et de leurs pièces a largement contribué à cette hausse, et l’activité des grossistes d’articles personnels et ménagers a également augmenté. La baisse de l’activité des grossistes de matériaux et fournitures de construction a atténué ces hausses.
Les volumes des ventes au détail ont augmenté de 0,5 % en avril, affichant une première hausse en trois mois. La croissance a été généralisée dans tous les types de magasins, mais elle a été freinée par la baisse de l’activité des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles.
L’extraction de pétrole et de gaz a progressé de 1,2 % en avril, ce qui représente une sixième hausse en sept mois. La production de sables bitumineux a augmenté de 2,1 % en raison de la hausse de l’extraction de bitume brut et de la production de pétrole synthétique. L’extraction de pétrole et de gaz (à l’exception des sables bitumineux) a progressé de 0,4 %, tandis que l’extraction minière et l’exploitation en carrière a progressé de 0,3 %, après avoir affiché une baisse notable en mars.
La production dans le secteur de la fabrication a augmenté de 0,4 % en avril, après avoir enregistré deux baisses consécutives. La production accrue des usines de montage de véhicules automobiles a le plus contribué à la hausse de 5,6 % dans la fabrication de véhicules automobiles, après avoir diminué de façon marquée en février et en mars, des activités de réoutillage continuant d’avoir des répercussions sur la production. La fabrication d’aliments a progressé de 0,4 %, tandis que la fabrication de produits chimiques a affiché une première baisse en quatre mois. La baisse de la production dans les raffineries de pétrole a atténué les hausses. Le volume total de production industrielle observé en avril était inférieur de 3,2 % à son récent sommet enregistré en mars 2023.
Le secteur des services d’hébergement et de restauration a affiché une hausse de 1,2 % en avril. L’activité dans les services de restauration et les débits de boissons a progressé pour une septième fois en huit mois.
L’activité du secteur de la construction a reculé de 0,4 % en avril, après avoir affiché une hausse notable de 0,7 % en mars. L’activité de construction de bâtiments résidentiels a reculé de 2,3 %, ce qui représente la plus forte baisse mensuelle depuis mai 2023. Elle était inférieure de 24 % aux sommets atteints au printemps 2021. Les travaux de génie civil ont progressé pour un quatrième mois consécutif, après avoir affiché des baisses constantes au cours de la deuxième moitié de 2023, en raison de l’achèvement du projet de gaz naturel liquéfié à Kitimat. L’activité de construction de bâtiments non résidentiels a légèrement augmenté en avril, progressant pour une quatrième fois en six mois.
L’activité des agents et courtiers immobiliers a reculé de 2,5 % en avril, ce qui représente une deuxième baisse en trois mois. L’activité dans ce secteur était inférieure d’environ un tiers aux niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d’intérêt ne commencent à augmenter. Les services juridiques, dont l’activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont reculé de 0,3 %, après deux mois de faible croissance.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,1 % en mai.
Les ouvertures d’entreprises diminuent en mars
Le nombre d’entreprises actives a diminué de 0,2 % en mars, ce qui représente une première baisse en 11 mois. Le taux d’ouverture d’entreprises a reculé de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 4,4 %, tandis que le taux de fermetures (4,7 %) est demeuré inchangé. Au premier trimestre, de nombreuses entreprises ont continué de s’attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l’inflation, à la hausse du coût des intrants et à l’augmentation des taux d’intérêt et des coûts de la dette.
La croissance de l’inflation globale des prix à la consommation s’accélère en mai
L’inflation globale des prix à la consommation est passée à 2,9 % en mai, en hausse par rapport au taux de 2,7 % enregistré en avril. L’accélération du rythme de la croissance des prix en mai est principalement attribuable à la hausse des prix des services de téléphonie cellulaire, des voyages organisés, des loyers et du transport aérien. Les coûts de l’intérêt hypothécaire et les prix des logements loués ont continué d’exercer une pression à la hausse sur le taux global. L’accélération de mai représente le cinquième mois consécutif où le taux global était inférieur à 3 %.
La croissance de l’inflation des prix des aliments s’est accélérée pour la première fois depuis juin 2023. Les prix des produits d’épicerie ont augmenté de 1,5 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en mai, en progression par rapport à 1,4 % en avril. Les prix de la viande ont été supérieurs de 3,4 % à ceux enregistrés au mois de mai de l’an dernier, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 2,3 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 2,8 % d’une année à l’autre, en baisse pour un quatrième mois consécutif, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 2,5 %. Mai a été le troisième mois consécutif où l’augmentation annuelle du prix des aliments a été inférieure à 2 %. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont légèrement diminué pour s’établir à 4,2 %.
L’inflation liée au logement est demeurée inchangée en mai. Les frais de logement, mesurés d’une année à l’autre, ont augmenté de 6,4 % pour un deuxième mois consécutif. Les coûts de l’intérêt hypothécaire ont augmenté de 23,3 % d’une année à l’autre, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a accéléré pour s’établir à 8,6 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un 13e mois d’affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l’usine, ont augmenté de 1,8 % d’une année à l’autre en mai, par rapport à 1,3 % en avril. Si l’on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l’usine ont été supérieurs de 1,5 % à ceux observés en mai de l’an dernier.
L’emploi varie peu en juin, alors que le taux de chômage augment
En juin, l’emploi global a peu varié (-1 400) pour un deuxième mois consécutif. L’emploi a augmenté dans le secteur des services d’hébergement et de restauration (+17 000) et dans celui de l’agriculture (+12 000), tandis que le secteur du transport et de l’entreposage (-12 000) et celui de l’administration publique (-8 800) ont affiché des baisses.
Les hausses cumulatives de l’emploi au cours des six premiers mois de l’année se sont élevées à 192 000, principalement sous l’effet des hausses de 85 000 dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale et de 75 000 dans celui de la finance, des assurances et des services immobiliers.
Le taux de chômage a augmenté pour s’établir à 6,4 % en juin. Il y avait alors 1 407 000 chômeurs, en hausse de 245 000, ou de 21,1 %, par rapport à juin 2023.
Le taux d’emploi global, c’est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a diminué pour s’établir à 61,1 % en juin, la population en âge de travailler ayant continué à augmenter à un rythme rapide (+99 000). Au cours des 12 mois se terminant en juin, le nombre total d’emplois a augmenté de 343 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté de 1,1 million.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 5,4 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en juin, en hausse par rapport à 5,1 % en mai. Le nombre total d’heures travaillées a diminué de 0,4 % de mai à juin.
nombre de postes vacants et l’emploi salarié diminuent en avril
Les données sur l’emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence d’avril, fournissent des renseignements supplémentaires sur l’évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L’emploi salarié, c’est-à-dire le nombre d’employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 22 700 en avril et a enregistré des baisses dans 8 secteurs d’activité sur 20. La baisse d’avril a été essentiellement attribuable aux pertes dans les secteurs de la fabrication, des services administratifs, des services de soutien, des services de gestion des déchets et des services d’assainissement.
Le nombre de postes vacants a diminué de 32 000 en avril, ce qui représente une troisième baisse mensuelle consécutive. Les postes vacants (données désaisonnalisées) ont totalisé 575 400, en baisse de 28 % par rapport à avril 2023. Le ratio du chômage aux postes vacants était de 2,3, en hausse par rapport à 2,2 en mars. Le taux de postes vacants a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 3,2 %, tandis que la demande totale de main-d’œuvre, qui correspond à la somme des postes occupés et des postes vacants, a peu varié.
Analyse mensuelle – 13 juin 2024
Le produit intérieur brut réel progresse au cours du premier trimestre
Le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté de 0,4 % au premier trimestre, après être demeuré essentiellement inchangé au dernier trimestre de 2023. La hausse des dépenses des ménages en services a contribué à la croissance globale, tandis que l'accumulation plus lente des stocks a ralenti la croissance. Les investissements non résidentiels des entreprises ont augmenté pour la première fois en trois trimestres, en raison de l'augmentation des dépenses en ouvrages de génie civil et en machines et matériel industriels. L'investissement dans le logement a également progressé, soutenu par une activité plus vigoureuse sur les marchés de la revente. La productivité du travail des entreprises a fléchi de 0,3 %, car l'augmentation des heures travaillées a dépassé la croissance du PIB du secteur des entreprises.
Le revenu disponible des ménages a augmenté de 1,8 % au premier trimestre, soutenu par la hausse des salaires et des revenus de placements. Le taux d'épargne des ménages a progressé pour atteindre 6,9 %, son niveau le plus élevé en deux ans. Le PIB nominal a légèrement augmenté de 0,1 %, après avoir progressé de 1,5 % à la fin de 2023.
La production à l'échelle de l'économie est essentiellement inchangée en mars
Le produit intérieur brut réel est demeuré essentiellement inchangé en mars après avoir augmenté de 0,2 % en février. L'augmentation de l'activité dans le secteur de la construction et le secteur public a été contrebalancée par la diminution de la production des usines et du commerce de gros. La production s'est accrue dans 11 des 20 secteurs d'activité.
L'activité de construction a progressé de 1,1 % en mars. Il s'agit de la plus forte hausse mensuelle depuis janvier 2022, sous l'effet de l'augmentation des activités de construction de bâtiments résidentiels, non résidentiels et d'ouvrages de génie. Les travaux de génie civil ont progressé pour un troisième mois consécutif, après avoir enregistré des baisses constantes au cours de la deuxième moitié de 2023, en raison de l'achèvement imminent du projet de gaz naturel liquéfié à Kitimat. La construction de bâtiments résidentiels a augmenté de 1,4 %, en raison en grande partie de la progression du nombre de maisons individuelles. L'activité résidentielle est restée inférieure de 21 % aux sommets atteints au printemps 2021. La construction de bâtiments non résidentiels a augmenté de 1,6 % après avoir connu deux baisses consécutives.
L'extraction de pétrole et de gaz a progressé de 0,4 % en mars, ce qui représente une cinquième hausse en six mois. La production de sables bitumineux a augmenté de 2,4 %, principalement en raison de la hausse de l'extraction de bitume brut et de la production de pétrole synthétique. L'extraction de pétrole et de gaz par des méthodes classiques a reculé de 1,6 %, tandis que l'extraction minière et l'exploitation en carrière ont affiché leur plus forte baisse mensuelle (-3,9 %) en plus de deux ans.
La production dans le secteur de la fabrication a reculé de 0,8 % en mars, car les fermetures pour le réoutillage ont continué d'entraîner des répercussions sur la production automobile. La production des usines de montage de véhicules automobiles a diminué de 8,2 %, en baisse pour une sixième fois en sept mois. La fabrication d'aliments a fléchi de 2,1 %, tandis que la fabrication de produits chimiques a affiché une deuxième baisse en trois mois. Le volume total de production industrielle observé en mars était inférieur de 3,2 % à son récent sommet enregistré en mars 2023.
L'activité des agents et courtiers immobiliers a baissé de 0,9 % en mars après avoir reculé de 3,1 % en février. L'activité était inférieure d'environ un tiers aux niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d'intérêt commencent à augmenter. Les services juridiques, dont l'activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont enregistré une légère progression après deux mois de faible croissance.
Les volumes de ventes au détail ont diminué de 0,3 % en mars, sous l'effet de la baisse de l'activité des magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires et des stations-service. L'activité des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles a augmenté pour un deuxième mois consécutif, tandis que les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage ont affiché une troisième hausse consécutive.
Le commerce de gros a reculé de 0,9 % en mars, en baisse pour une deuxième fois en trois mois. La diminution de l'activité des grossistes de véhicules automobiles et de leurs pièces (-5,3 %) a grandement contribué à ce recul. La hausse de l'activité des grossistes-marchands de machines, de matériel et de fournitures a atténué la baisse.
Le secteur des services d'hébergement et de restauration a affiché une baisse de 0,3 % en mars, l'activité dans les services de restauration et les débits de boissons ayant fléchi pour la première fois en sept mois.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,3 % en avril.
Les ouvertures d'entreprises diminuent en février
Le nombre d'entreprises actives a légèrement reculé de 0,1 % en février, ce qui représente une première baisse mensuelle depuis septembre 2023. Le taux d'ouvertures d'entreprises a reculé de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 4,5 %, tandis que le taux de fermetures a légèrement progressé de 0,1 point de pourcentage pour se chiffrer à 4,7 %. Au quatrième trimestre, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l'inflation, à la hausse du coût des intrants et à l'augmentation des taux d'intérêt et des coûts de la dette.
La croissance de l'inflation globale des prix à la consommation ralentit en avril
L'inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s'établir à 2,7 % en avril, en baisse par rapport à 2,9 % en mars. Il s'agissait d'un quatrième mois consécutif où le taux d'ensemble était inférieur à 3 %. Le ralentissement de la croissance de l'inflation globale a été généralisé et essentiellement attribuable aux prix des aliments, des services et des biens durables. La hausse des prix de l'essence a contrebalancé le ralentissement de la croissance des prix, tandis que les coûts d'intérêt hypothécaire et les prix de location ont continué d'exercer une pression à la hausse sur le taux global. La croissance annuelle des prix, à l'exclusion de l'essence, a diminué pour se situer à 2,5 %, son rythme le plus lent depuis juin 2021.
La croissance de l'inflation des prix des aliments a continué de diminuer en avril. Il s'agissait du deuxième mois consécutif où l'augmentation annuelle du prix des aliments était inférieure à 2 %. Les prix des produits d'épicerie ont augmenté de 1,4 % au cours des 12 mois se terminant en avril, en baisse par rapport à 1,9 % en mars. Les prix de la viande ont été supérieurs de 1,8 % à ceux enregistrés en avril de l'année précédente, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 3,1 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 4,4 % d'une année à l'autre, affichant une croissance négative pour un troisième mois consécutif, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 1,3 %. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont diminué pour s'établir à 4,3 %, après s'être maintenues à 5,1 % pendant trois mois consécutifs.
L'inflation liée au logement a légèrement diminué en avril. Les frais de logement, mesurés d'une année à l'autre, ont augmenté de 6,4 %, après s'être maintenus à 6,5 % pendant deux mois consécutifs. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 24,5 % d'une année à l'autre, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, a ralenti pour s'établir à 8,2 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un 12e mois d'affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont augmenté de 1,4 % d'une année à l'autre en avril, et se sont redressés pour revenir en territoire positif pour une première fois en sept mois. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine étaient supérieurs de 1,1 % à ceux observés en avril de l'an dernier.
L'emploi varie peu en mai, alors que le taux de chômage augmente
En mai, l'emploi global a peu varié (+27 000), car la hausse de l'emploi à temps partiel a été en partie contrebalancée par la baisse de l'emploi à temps plein. L'emploi a augmenté dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale (+30 000) et dans celui de la finance, des assurances et des services immobiliers (+29 000), tandis que le secteur de la construction (-30 000) et celui du transport et de l'entreposage (-21 000) ont affiché des baisses.
De février à mai, l'emploi total a augmenté de 115 000 et les hausses survenues dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale ont été à l'origine des trois quarts de l'augmentation nette.
Le taux de chômage a légèrement augmenté pour s'établir à 6,2 % en mai. Il y avait alors 1 365 000 chômeurs, en hausse de 250 000 (22,4 %) par rapport à mai 2023.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a légèrement diminué pour s'établir à 61,3 % en mai, la population en âge de travailler ayant continué à augmenter à un rythme rapide (+98 000). Au cours des 12 mois se terminant en mai, l'emploi total a augmenté de 402 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté de 1,1 million.
Le salaire horaire moyen a progressé de 5,1 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en mai, en hausse par rapport à l'augmentation de 4,7 % enregistrée en avril. Le nombre total d'heures travaillées est demeuré inchangé d'avril à mai.
Le nombre de postes vacants diminue en mars, alors que l'emploi salarié augmente
L'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de mars, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a progressé de 51 400 en mars, des hausses ayant été observées dans 11 des 20 principaux secteurs d'activité. L'augmentation de mars a été essentiellement attribuable au secteur des soins de santé et de l'assistance sociale, à celui des services d'enseignement et à celui de la fabrication.
Le nombre de postes vacants a diminué de 40 600 en mars, ce qui représente la plus forte baisse mensuelle depuis septembre 2023. Les postes vacants (données désaisonnalisées) ont totalisé 610 700, en baisse de 24 % par rapport à mars 2023. Le ratio du chômage aux postes vacants était de 2,2, en hausse par rapport à 1,9 en février. Le taux de postes vacants a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 3,4 %, tandis que la demande totale de main-d'œuvre — qui correspond à la somme des postes occupés et des postes vacants — a diminué de 0,3 %.
Analyse mensuelle – 16 mai 2024
La production à l'échelle de l'économie augmente en février
Le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,2 % en février après avoir progressé de 0,5 % en janvier. L'augmentation de la production dans les secteurs de l'extraction minière, de l'extraction de pétrole et de gaz et du transport et de l'entreposage a contribué à la hausse globale. L'activité a été en hausse dans 12 des 20 secteurs.
L'extraction de pétrole et de gaz a augmenté de 3,3 % en février, ce qui a compensé en partie la baisse enregistrée en janvier lorsque le froid extrême qui a sévi dans l'Ouest canadien a mis un frein à la production. La production de pétrole et de gaz (à l'exclusion des sables bitumineux) a augmenté de 4,4 %, tandis que la production de sables bitumineux a augmenté de 2,1 %.
Le secteur du transport et de l'entreposage a progressé de 1,4 % en février, ce qui représente la plus forte augmentation mensuelle enregistrée depuis janvier 2023. Le transport ferroviaire a contribué le plus à cette augmentation en raison de la remontée enregistrée à la suite du retour à la normale des activités après la vague de froid ayant frappé l'Ouest canadien en janvier. Le transport aérien a quant à lui augmenté pour un septième mois consécutif.
Les services publics ont affiché une baisse de 2,6 % en février, après avoir augmenté de façon marquée en janvier, lorsque la demande en production, en transport et en distribution d'électricité dans l'Ouest canadien s'est accrue fortement en raison de conditions hivernales difficiles.
Le secteur de la fabrication a diminué de 0,4 %, principalement en raison des fermetures pour le réoutillage qui ont continué à se répercuter sur la production de voitures. La production dans les usines de montage s'est repliée de 5,1 %, ce qui représente une cinquième baisse au cours des six derniers mois. La fabrication de produits chimiques a affiché une deuxième baisse consécutive, tandis que la fabrication de machines et la fabrication de produits informatiques et électroniques ont augmenté. Le volume total de production industrielle observé en février a été inférieur de 2,5 % au sommet enregistré en mai 2023.
En février, la production dans le secteur de la construction a reculé pour un cinquième mois consécutif. La construction résidentielle a quant à elle enregistré une baisse pour un quatrième mois consécutif après avoir progressé de juillet à octobre. En février, l'activité résidentielle était inférieure de 24 % aux sommets observés au printemps 2021. Le secteur des travaux de génie a enregistré sa première augmentation depuis mai 2023, tandis que la construction de bâtiments non résidentiels a augmenté pour une troisième fois en quatre mois.
L'activité des agents et courtiers immobiliers a reculé de 1,9 % en février, après avoir enregistré des hausses au cours de chacun des deux mois précédents. L'activité dans ce secteur était toujours inférieure d'environ un tiers aux niveaux observés au début de 2022, avant que les taux d'intérêt ne commencent à augmenter. Les services juridiques, dont l'activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont été inchangés après deux hausses consécutives.
Les volumes de vente au détail se sont légèrement repliés (-0,2 %) en février, l'activité dans les stations-service ayant fléchi pour une première fois depuis août. L'activité dans les magasins d'alimentation a diminué pour une cinquième fois en huit mois, tandis que les magasins de fournitures de tout genre ont affiché une septième hausse en huit mois. L'activité des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles a augmenté à la suite des baisses enregistrées en décembre et en janvier.
Les services d'hébergement et de restauration ont affiché une sixième augmentation consécutive en février, tandis que le secteur des arts, spectacles et loisirs a fléchi pour une deuxième fois en trois mois.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel variera peu en mars.
Ralentissement des ouvertures et des fermetures d'entreprises en janvier
En janvier 2024, le nombre d'entreprises actives a légèrement augmenté de 0,1 %, ce qui constitue une deuxième hausse en trois mois. Le taux d'ouvertures d'entreprises a légèrement reculé de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 4,6 %, tandis que le taux de fermetures a affiché une baisse de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 4,6 %. Au premier trimestre, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l'inflation, à la hausse du coût des intrants et à l'augmentation des taux d'intérêt et des coûts de la dette.
L'inflation globale augmente en mars
L'inflation globale à la consommation a enregistré une légère hausse pour s'établir à 2,9 % en mars, ce qui représente un troisième mois consécutif où le taux d'ensemble est inférieur à 3 %. La hausse des prix de l'essence a contribué à l'accélération de l'inflation en mars, alors que l'augmentation des coûts d'intérêt hypothécaire et des prix de location exerçait toujours une pression à la hausse sur le taux global. La croissance annuelle des prix, sauf le prix de l'essence, a ralenti pour s'établir à 2,8 %, son rythme le plus lent depuis juillet 2021.
L'inflation des prix des aliments a continué de diminuer. En mars, pour la première fois depuis juillet 2021, l'augmentation annuelle des prix des produits d'épicerie a été inférieure à 2 %. Les prix des produits d'épicerie ont augmenté de 1,9 % au cours des 12 mois se terminant en mars, en baisse par rapport à la hausse de 2,4 % enregistrée en février. Les prix de la viande ont été supérieurs de 3,4 % à ceux enregistrés au mois de mars de l'an dernier, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 2,5 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 2,5 % d'une année à l'autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont été inchangés. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants sont demeurées à 5,1 % pour un troisième mois consécutif.
L'inflation des prix du logement s'est maintenue en mars. Les frais de logement, mesurés d'une année à l'autre, ont augmenté de 6,5 % pour un deuxième mois consécutif. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 25,4 % d'une année à l'autre, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des contrats de location nouveaux et existants, s'est accélérée pour s'établir à 8,3 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un onzième mois d'affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont diminué de 0,5 % d'une année à l'autre en mars, et poursuivent donc leur tendance à la baisse pour un sixième mois consécutif. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine ont été inférieurs de 0,2 % à ceux observés en mars de l'an dernier.
L'emploi affiche une forte croissance en avril, tandis que le taux de chômage se maintient
L'emploi global a augmenté de 90 000 en avril, soutenu par des hausses enregistrées chez les employés du secteur privé, après quatre mois de faible variation. Plus de la moitié de la hausse observée en avril était attribuable au travail à temps partiel. L'emploi a augmenté chez les hommes du principal groupe d'âge actif et chez les jeunes hommes. L'emploi a progressé dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques (+26 000), des services d'hébergement et de restauration (+24 000) et des soins de santé et de l'assistance sociale (+17 000).
Le taux de chômage s'est maintenu à 6,1 %. Il y avait 1,3 million de chômeurs en avril, en hausse de 256 000, ou de 23,7 %, par rapport à avril 2023.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, est demeuré stable à 61,4 %, la forte hausse de la population en âge de travailler (+112 000) ayant été accompagnée d'une forte progression de l'emploi. Cela fait suite à six baisses mensuelles consécutives du taux d'emploi. Au cours des 12 mois se terminant en avril, l'emploi total a augmenté de 377 000 et la population en âge de travailler s'est accrue de 1,1 million.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 4,7 % au cours de la période de 12 mois se terminant en avril, en baisse par rapport à la hausse de 5,1 % enregistrée en mars. Le nombre total d'heures travaillées a augmenté de 0,8 % de mars à avril.
Le nombre de postes vacants augmente légèrement en février en raison d'une légère baisse de l'emploi salarié
Les données sur l'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de février, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 17 700 en février et a enregistré des baisses dans 7 secteurs d'activité sur 20. La baisse enregistrée en février s'explique par des pertes dans les secteurs des services d'hébergement et de restauration, de la fabrication et du commerce de détail, tandis que l'emploi salarié a augmenté dans les secteurs de l'administration publique, de la finance et des assurances.
Le nombre de postes vacants a augmenté de 3,4 % en février. Au total, le nombre de postes vacants (données désaisonnalisées) s'est chiffré à 656 700, en baisse de plus du tiers par rapport au sommet d'un peu plus d'un million atteint au printemps 2022. Le ratio chômeurs-postes vacants est demeuré stable à 1,9, tandis que le taux de postes vacants est demeuré pratiquement inchangé à 3,7 %.
Analyse mensuelle – 11 avril 2024
La production à l'échelle de l'économie augmente en janvier
Le produit intérieur brut réel a progressé de 0,6 % en janvier, affichant sa plus forte hausse en 12 mois. L'activité a été en hausse dans 18 des 20 secteurs. Le règlement de la grève dans le secteur public au Québec a contribué de façon importante à la hausse globale, soutenue par la croissance de la production dans les domaines de la fabrication et des services d'utilité publique.
Les services d'enseignement ont progressé de 6,0 % en janvier, après avoir enregistré un recul en novembre et en décembre. Les écoles primaires et secondaires ont contribué le plus à cette progression. La croissance a été atténuée par le début d'une grève de la Fédération des enseignants et des enseignantes de la Saskatchewan.
Le secteur de la fabrication a enregistré une croissance de 0,9 %, la production ayant repris dans certaines usines de montage de véhicules automobiles après plusieurs mois de réoutillage. Après avoir enregistré cinq baisses consécutives, la production dans les usines de montage a progressé de 4,9 %, et les exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile ont également augmenté. En janvier, les volumes de production du secteur de la fabrication ont été inférieurs de 1,4 % à leur sommet enregistré en mai 2023.
Les services publics ont affiché leur plus forte augmentation en deux ans (+3,2 %), alors que la demande en production, transport et distribution d'électricité a affiché une augmentation marquée dans l'Ouest canadien en raison de conditions hivernales difficiles.
La production dans le secteur de la construction a reculé pour un quatrième mois consécutif en janvier. La construction résidentielle a quant à elle enregistré une baisse pour un troisième mois consécutif après avoir progressé de juillet à octobre. En janvier, l'activité résidentielle était inférieure de 23 % aux sommets observés au printemps 2021. Le secteur des travaux de génie a connu une huitième baisse consécutive, et la construction de bâtiments non résidentiels a fléchi pour une première fois en trois mois.
L'activité des agents et courtiers immobiliers a progressé de 4,0 % en janvier, après avoir enregistré une hausse de 8,6 % à la fin de 2023. À la fin de l'année, l'activité dans ce secteur était toujours inférieure de 31 % aux niveaux déclarés au début de 2022, avant la montée des taux d'intérêt. Les services juridiques, dont l'activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont également enregistré une deuxième hausse mensuelle consécutive.
L'extraction de pétrole et de gaz a reculé de 4,4 % en janvier, après avoir atteint un sommet record en décembre. Les températures hivernales glaciales qui ont touché l'Ouest canadien ont eu une incidence sur la production et l'extraction de sables bitumineux a fléchi de 5,2 %. La production de pétrole et de gaz, à l'exception des sables bitumineux, s'est contractée de 3,6 %.
Le volume des ventes au détail a légèrement augmenté en janvier, ce qui représente une cinquième augmentation mensuelle consécutive, malgré une baisse de l'activité chez les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles. L'activité a enregistré une hausse dans les stations-service, les magasins d'appareils électroniques et ménagers, et les magasins de meubles et d'accessoires de maison.
Les services d'hébergement et de restauration ont affiché une cinquième augmentation consécutive en janvier, tandis que le secteur des arts, spectacles et loisirs a progressé pour une deuxième fois en trois mois.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,4 % en février.
Les fermetures d'entreprises dépassent les ouvertures en décembre
En décembre 2023, le nombre d'entreprises actives a diminué de 0,2 %, ce qui constitue une quatrième baisse consécutive. Le taux d'ouvertures d'entreprises a légèrement reculé de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 4,5 %, tandis que le taux de fermetures a affiché une légère hausse de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 4,9 %. Au quatrième trimestre, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la montée de l'inflation, à la hausse du coût des intrants et à l'augmentation des taux d'intérêt et des coûts de la dette.
L'inflation globale continue de diminuer en février
L'inflation globale à la consommation a ralenti à 2,8 % en février, ce qui représente le deuxième mois consécutif où le taux d'ensemble est inférieur à 3 %. L'indice des prix des services de téléphonie cellulaire, celui des aliments achetés en magasin et celui des services d'accès Internet ont contribué de façon notable à la décélération de février. L'augmentation des coûts de l'intérêt hypothécaire et des prix des logements loués a continué d'exercer une pression à la hausse sur l'inflation globale. La croissance annuelle des prix, sauf le prix de l'essence, a ralenti pour s'établir à 2,9 %, son rythme le plus lent depuis juillet 2021.
L'inflation des prix des aliments a continué de diminuer. En février, pour la première fois depuis octobre 2021, les prix des produits d'épicerie, mesurés d'une année à l'autre, ont augmenté à un rythme plus lent que le taux global. Les produits d'épicerie ont augmenté de 2,4 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en février, en baisse par rapport à 3,4 % en janvier. Les prix de la viande ont été supérieurs de 2,6 % à ceux enregistrés au mois de février 2023, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 3,4 %. Les prix des fruits frais ont reculé de 2,6 % d'une année à l'autre, tandis que les prix des pâtes alimentaires ont peu varié (-0,1 %). L'augmentation annuelle des prix dans les restaurants est restée stable à 5,1 %, ce qui représente un cinquième mois consécutif sous la barre des 6 %.
L'inflation des prix du logement a continué de progresser en février. Les coûts de logement, mesurés d'une année à l'autre, ont augmenté de 6,5 % par rapport à 6,2 % en janvier. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 26,3 % d'une année à l'autre, tandis que la croissance des prix des logements loués, qui tient compte des contrats de location nouveaux et existants, a légèrement progressé pour s'établir à 7,9 %. En revanche, les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un dixième mois d'affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont diminué de 1,7 % d'une année à l'autre en février, et poursuivent donc leur tendance à la baisse pour un cinquième mois consécutif. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine ont été inférieurs de 1,0 % à ceux observés en février de l'an dernier.
L'emploi se maintient alors que le chômage augmente en mars
L'emploi global a peu varié en mars (-2 200) après avoir enregistré des hausses cumulatives de 78 000 au cours des deux premiers mois de l'année. L'emploi a augmenté en mars chez les hommes du principal groupe d'âge actif et a diminué chez les jeunes. L'emploi a augmenté dans les soins de santé et l'assistance sociale (+40 000) et a diminué dans les services d'hébergement et de restauration (‑27 000) et dans le commerce de gros et de détail (‑23 000). Le nombre d'employés du secteur privé a peu varié pour un quatrième mois consécutif et est demeuré stable au cours de huit des neuf derniers mois.
Le taux de chômage a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 6,1 %, en raison d'une hausse du nombre de personnes à la recherche d'un emploi. Il y avait 1 320 000 chômeurs en mars, en hausse de 247 000, ou de 23,0 %, par rapport à mars 2023.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a diminué pour s'établir à 61,4 % en mars, alors que la population en âge de travailler a continué d'augmenter à un rythme rapide (+91 000). Il s'agissait de la sixième baisse mensuelle consécutive du taux d'emploi, qui marque la plus longue période de baisses consécutives depuis la période de six mois se terminant en avril 2009. Tout au long de l'année dernière, le nombre total d'emplois a augmenté de 324 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté de plus d'un million.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 5,1 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en mars, en hausse par rapport à 5,0 % en février. Le nombre total d'heures travaillées a peu varié de février à mars.
Le nombre de postes vacants demeure stable en janvier alors que l'emploi salarié augmente
L'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de janvier, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a augmenté de 39 800 en janvier et a enregistré des hausses dans 13 secteurs d'activité sur 20. Ces hausses sont principalement attribuables au secteur du commerce de détail et à celui de la fabrication, et le nombre d'emplois salariés a reculé dans le secteur de la construction.
Les postes vacants sont demeurés stables en janvier. Au total, le nombre de postes vacants (données désaisonnalisées) s'est chiffré à 632 100, en baisse de 37 % par rapport au sommet d'un peu plus d'un million atteint au printemps 2022. Le ratio chômeurs-postes vacants s'est maintenu à 2,0 en janvier. En 2019, l'année précédant le début de la pandémie de COVID-19, ce ratio a fluctué entre 2,0 et 2,3.
Analyse mensuelle – 14 mars 2024
Le produit intérieur brut réel progresse au cours du quatrième trimestre
Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 0,2 % au quatrième trimestre, après une baisse de 0,1 % enregistrée au troisième trimestre. L'augmentation des exportations et des dépenses des ménages a contribué à la hausse globale, tandis que la baisse des investissements des entreprises et le ralentissement de l'accumulation des stocks ont réduit la croissance. Par ailleurs, la productivité de la main-d'œuvre dans les entreprises a augmenté de 0,4 %. Il s'agit de la première augmentation enregistrée en sept trimestres.
Le revenu disponible des ménages a augmenté de 1,3 % au quatrième trimestre. Il a été stimulé par l'augmentation des revenus de la propriété, en parallèle avec un ralentissement de la croissance des salaires. Le taux d'épargne des ménages, qui s'est fixé à 6,2 %, est demeuré bien au-dessus de son niveau de référence observé avant la pandémie de COVID-19. Le PIB nominal a augmenté de 1,6 % au quatrième trimestre, ce qui correspond à l'augmentation relevée au troisième trimestre.
La production à l'échelle de l'économie est essentiellement inchangée en décembre
Après des progressions observées au cours de chacun des deux mois précédents, le PIB réel a été essentiellement inchangé en décembre. L'augmentation de l'activité immobilière et de l'extraction de pétrole et de gaz a contribué à la croissance, tandis que la baisse de l'activité dans les services d'enseignement en raison de la grève au Québec a freiné la hausse.
L'activité des agents et courtiers immobiliers s'est accrue de 9,1 % en décembre après avoir diminué pendant cinq mois consécutifs. À la fin de l'année, l'activité dans ce secteur était toujours inférieure d'un tiers par rapport aux niveaux déclarés au commencement de 2022, avant le début de la montée des taux d'intérêt. Les services juridiques, dont l'activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont enregistré une hausse pour la première fois depuis juin.
En décembre, l'extraction de pétrole et de gaz a progressé pour un troisième mois consécutif. La production de pétrole brut a atteint un niveau record, alors que les installations ont continué d'accentuer leurs activités après des travaux d'entretien et de remise en état à l'été et au début de l'automne. L'extraction des sables bitumineux a affiché une hausse de 3,5 % après avoir progressé de 4,0 % en novembre.
Les volumes du secteur de la fabrication ont diminué de 0,4 % en décembre. Cette baisse est attribuable au réoutillage de plusieurs usines de montage de constructeurs automobiles et de fournisseurs de pièces. La production accrue dans le secteur des produits chimiques, en hausse pour un troisième mois consécutif, a permis d'atténuer les baisses. Le volume total de production industrielle observé en décembre a été inférieur de 2,4 % à son récent sommet enregistré en mai.
En décembre, la production dans le secteur de la construction a reculé pour un troisième mois consécutif. Quant à la construction résidentielle, elle a enregistré une baisse pour un deuxième mois consécutif après avoir progressé de juillet à octobre. À la fin de l'année, l'activité résidentielle était inférieure de 22 % aux sommets déclarés au printemps 2021. Les travaux de génie ont affiché une septième baisse consécutive, tandis que la construction de bâtiments non résidentiels a augmenté pour une troisième fois en quatre mois.
Les volumes de ventes au détail ont augmenté (+0,7 %) en décembre pour un quatrième mois consécutif, stimulés par l'activité accrue des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles et des stations-service. Par ailleurs, à la suite de baisses enregistrées en novembre, l'activité des magasins d'alimentation et des magasins de marchandises diverses s'est intensifiée Le secteur des services d'hébergement et de restauration a affiché une quatrième augmentation consécutive en décembre, tandis que celui des arts, spectacles et loisirs était essentiellement inchangé après avoir enregistré une hausse en octobre et en novembre.
Les services d'enseignement ont reculé de 3,8 % en décembre, par suite des grèves des travailleurs du secteur public québécois. Les écoles primaires et secondaires ont contribué le plus à cette baisse.
L'estimation anticipée de Statistique Canada porte à croire que le PIB réel a augmenté de 0,4 % en janvier 2024.
Les fermetures d'entreprises dépassent les ouvertures en novembre
En novembre, le nombre d'entreprises actives a diminué de 0,1 %, ce qui constitue une troisième baisse consécutive. Le taux d'ouvertures d'entreprises a reculé de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 4,1 %, tandis que le taux de fermetures a enregistré une légère baisse de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 4,5 %. Au quatrième trimestre, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à rencontrer des obstacles liés à la hausse de l'inflation, à la hausse du coût des intrants et à la hausse des taux d'intérêt et des coûts de la dette.
L'inflation globale se situe légèrement sous la barre des 3 % en janvier
L'inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s'établir à 2,9 % en janvier, en baisse par rapport à 3,4 % en décembre. Le chiffre global enregistré en janvier représentait la deuxième fois en 34 mois où le taux d'ensemble a été inférieur à 3 %. La croissance annuelle des prix, sauf le prix de l'essence, a ralenti, pour s'établir à 3,2 %.
L'inflation des prix des aliments a continué de diminuer, tandis que les prix de nombreux produits sont demeurés élevés. La croissance des prix des produits d'épicerie s'est établie à 3,4 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en janvier, en baisse par rapport à 4,7 % en décembre. Les prix de la viande ont été supérieurs de 2,8 % à ceux enregistrés au mois de janvier de l'an dernier, tandis que les prix des légumes frais ont légèrement augmenté de 0,7 %. Les prix des fruits frais ont augmenté de 1,9 % sur 12 mois, et les prix des pâtes alimentaires ont augmenté de 8,9 %. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont diminué pour s'établir à 5,1 %; il s'agit du quatrième mois consécutif où les hausses enregistrées à ce chapitre ont été sous la barre des 6 %.
Les frais de logement, mesurés d'une année à l'autre, ont augmenté de 6,2 % en janvier. Les coûts de l'intérêt hypothécaire et la croissance des prix des logements loués ont continué d'exercer une pression à la hausse sur l'inflation globale. Le coût de l'intérêt hypothécaire a affiché une augmentation d'une année à l'autre de 27,4 %, ce qui a forcé les propriétaires à s'adapter au contexte des taux d'intérêt plus élevés. La croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, s'est établie à 7,8 % en janvier, en hausse par rapport à 7,5 % en décembre. Les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un neuvième mois d'affilée.
En janvier, les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont diminué de 2,9 % d'une année à l'autre, en grande partie sous l'effet d'une baisse importante des prix de l'énergie. Si l'on exclut les produits énergétiques et pétroliers, les prix à la sortie de l'usine ont été inférieurs de 1,0 % à ceux de janvier de l'an dernier.
En février, l'emploi augmente, alors que le taux de chômage progresse légèrement
En février, l'emploi global a augmenté de 41 000, après avoir affiché une hausse similaire au début de l'année. L'ensemble de l'augmentation globale s'explique par une croissance de l'emploi à temps plein et une hausse de la population active du principal groupe d'âge. Le nombre de travailleurs autonomes a également augmenté en février.
Le secteur de l'hébergement et des services de restauration, de même que celui des services professionnels, scientifiques et techniques, a affiché une augmentation de sa main-d'œuvre, tandis que des baisses ont été enregistrées dans les services d'enseignement et la fabrication.
Le taux de chômage a légèrement augmenté pour atteindre 5,8 % en février, ce qui cadre avec les hausses observées chez les hommes et les jeunes hommes du principal groupe d'âge. Il y avait 1 260 000 chômeurs en février, en hausse de 186 000, ou de 17,3 %, par rapport à février 2023.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a diminué pour s'établir à 61,5 % en février, la population en âge de travailler ayant continué à augmenter à un rythme rapide (+83 000). Il s'agit de la cinquième baisse mensuelle consécutive du taux d'emploi, qui marque la plus longue période de baisses consécutives depuis 2009. Tout au long de l'année dernière, le nombre total d'emplois a augmenté de 368 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté de plus de 1 million.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 5,0 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en février, en baisse par rapport à la hausse de 5,3 % en janvier. Le nombre total d'heures travaillées n'a enregistré qu'une faible variation (+0,3 %) de janvier à février.
Le nombre de postes vacants est stable en décembre, alors que l'emploi salarié augmente
L'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de décembre, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a augmenté de 31 600, après avoir affiché une baisse de 67 500 en novembre. L'essentiel de l'augmentation de décembre s'explique par la hausse de l'emploi dans les écoles primaires et secondaires associée à la résolution des grèves du secteur public au Québec. Si l'on exclut ce secteur, l'emploi salarié global a reculé de 25 200 à la fin de l'année. Cette baisse s'explique en grande partie par les diminutions enregistrées dans le commerce de détail.
Dans l'ensemble, le nombre de postes vacants a été stable pour un troisième mois consécutif en décembre. Les postes vacants (données désaisonnalisées) se sont chiffrés à 637 400, en baisse de 36 % par rapport au sommet d'un peu plus de 1 million atteint au printemps 2022. Le ratio du chômage aux postes vacants a légèrement augmenté pour se situer à 2,0 à la fin de l'année, après s'être maintenu à 1,9 de septembre à novembre. En 2019, l'année précédant le début de la pandémie, le ratio du chômage aux postes vacants a fluctué entre 2,0 et 2,3.
Analyse mensuelle – 15 février 2024
La production à l'échelle de l'économie augmente en novembre
Le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,2 % en novembre, ce qui représente sa première hausse globale depuis mai. L'augmentation de la production des usines et la croissance de l'activité du transport et des ventes en gros ont soutenu la hausse globale, tandis que la baisse de l'activité dans les secteurs de la construction, de la finance et du commerce de détail a atténué la progression. La production à l'échelle de l'économie, mesurée d'une année à l'autre, a dépassé le seuil de 1 % pour la première fois en quatre mois.
Les volumes de production du secteur de la fabrication ont augmenté de 0,9 % en novembre, ce qui représente une deuxième augmentation en trois mois. La hausse de la production des fabricants de produits chimiques a soutenu la hausse, car la production a continué d'augmenter après les arrêts liés à l'entretien au troisième trimestre. Les producteurs de métaux de première transformation ont également affiché une hausse notable après que les fermetures ont réduit la production en octobre. Le volume total de production industrielle en novembre a été inférieur de 2,0 % à son récent sommet enregistré en mai.
Le secteur du transport et de l'entreposage a progressé de 0,8 % en novembre, ce qui représente une troisième hausse au cours des quatre derniers mois. Des chargements plus élevés de charbon et de produits forestiers ont stimulé la production ferroviaire, tandis que le transport par eau et par camion a repris de la vigueur après la grève des employés de la voie maritime du Saint-Laurent.
La production dans le secteur de la construction a légèrement baissé en novembre pour un deuxième mois consécutif. La baisse des travaux de génie civil a atténué la production, tandis que la construction de bâtiments non résidentiels a augmenté pour une deuxième fois en trois mois. La construction de bâtiments résidentiels a augmenté pour un cinquième mois consécutif, mais elle a été inférieure de 18 % au sommet observé au printemps 2021.
L'activité des agents et des courtiers immobiliers a reculé pour un cinquième mois d'affilée depuis la reprise des hausses des taux d'intérêt en juin et en juillet. En novembre, les volumes étaient inférieurs de près de 40 % aux niveaux déclarés au début de 2022, avant que les taux d'intérêt commencent à augmenter. Les services juridiques, dont l'activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont également enregistré une quatrième baisse en cinq mois.
Les volumes de vente au détail ont légèrement diminué après avoir enregistré une importante augmentation en octobre. Les baisses observées dans les magasins d'aliments et de boissons et les magasins de marchandises générales ont réduit l'activité de vente au détail; elles ont été compensées par des volumes plus élevés chez les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, qui ont progressé pour un quatrième mois consécutif.
Les services d'hébergement se sont accrus pour un troisième mois consécutif, tandis que les activités dans les services de restauration et les débits de boissons ont légèrement diminué après avoir augmenté en octobre. Les arts, les spectacles et les loisirs ont augmenté pour un deuxième mois consécutif, mais ils ont été inférieurs de 2,5 % aux niveaux observés en juillet.
Les services d'enseignement ont reculé de 0,3 % en novembre, ce qui reflète les grèves des travailleurs québécois. Les écoles primaires et secondaires ont contribué le plus à cette baisse. La production dans le secteur public a été inchangée après avoir augmenté pendant six mois consécutifs.
Les estimations anticipées de Statistique Canada indiquent que le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,3 % en décembre.
Baisse des ouvertures d'entreprises en octobre
En octobre, le nombre d'entreprises actives a diminué de 0,2 %, ce qui constitue une troisième baisse en quatre mois. Le taux d'ouverture d'entreprises a reculé de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 4,2 %, tandis que le taux de fermetures est demeuré inchangé et s'est établi 4,8 %. Au quatrième trimestre, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à être confrontées à des obstacles liés à la hausse de l'inflation, à la hausse du coût des intrants et à la hausse des taux d'intérêt et des coûts de la dette.
L'inflation globale s'accélère en décembre, car les frais de logement augmentent
L'inflation globale à la consommation est passée de 3,1 % en novembre à 3,4 % en décembre. L'accélération enregistrée en décembre représentait la 32e fois en 33 mois où le taux d'ensemble a été supérieur à 3 %. La croissance annuelle des prix, sauf le prix de l'essence, a légèrement diminué pour s'établir à 3,5 %.
L'inflation des prix des aliments est demeurée stable, tandis que les prix de nombreux produits sont demeurés élevés. La croissance des prix des produits d'épicerie s'est établie à 4,7 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en décembre, ce qui constitue une hausse équivalente à celle de novembre. Les prix de la viande ont été supérieurs de 5,5 % à ceux enregistrés au mois de décembre de l'an dernier, tandis que la hausse annuelle des prix des légumes frais a ralenti pour s'établir à 0,5 %. Les prix des fruits frais ont augmenté de 3,3 % d'une année à l'autre, tandis que les augmentations des prix des pâtes alimentaires sont passées sous les 10 % (+6,4 %) pour la deuxième fois en 22 mois. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont légèrement augmenté pour atteindre 5,6 %, soit leur troisième mois consécutif sous la barre des 6 %.
Les frais de logement, mesurés d'une année à l'autre, étaient en hausse de 6,0 % en décembre. Les coûts de l'intérêt hypothécaire et la croissance des prix des logements loués ont continué d'exercer une pression à la hausse sur l'inflation globale. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 28,6 % d'une année à l'autre et se sont situés tout près ou juste au-dessus de la barre de 30 % pour un neuvième mois consécutif. La croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, s'est établie à 7,5 % en décembre, alors qu'elle était de 7,3 % en novembre. Les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un huitième mois d'affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont diminué de 2,7 % d'une année à l'autre en décembre, en grande partie sous l'effet d'une baisse importante des prix de l'énergie. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine ont été inférieurs de 1,1 % à ceux observés en décembre de l'an dernier.
L'emploi augmente en janvier et le taux de chômage baisse légèrement
L'emploi global a augmenté de 37 000 en janvier, après avoir peu varié pendant trois mois. Toute la hausse globale s'explique par une hausse de l'emploi dans les industries de services, soutenue par des augmentations dans le commerce de gros et de détail, la finance et l'immobilier, les services d'enseignement et le transport et l'entreposage. La hausse globale a été freinée par une baisse de l'emploi dans le secteur de l'hébergement et des services de restauration.
Le taux de chômage a légèrement baissé pour se fixer à 5,7 % en janvier, ce qui représente une première baisse en 13 mois. La baisse du taux de chômage en janvier reflète une baisse du chômage chez les jeunes et les travailleurs âgés. Le taux de chômage parmi les travailleurs du principal groupe d'âge actif a progressé pour se fixer à 5,1 %. Il s'agit de la première fois depuis janvier 2022 où le taux dépasse la barre des 5 %. Il y avait 1 225 000 chômeurs en janvier, en hausse de 169 000, ou de 13 %, par rapport à janvier de l'année dernière.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a diminué pour s'établir à 61,6 % en janvier et la population en âge de travailler a continué à augmenter à un rythme rapide (+126 000). Au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en janvier, le nombre total d'emplois a augmenté de 345 000, tandis que la population en âge de travailler a augmenté d'un million. Au cours de cette période, le taux d'emploi global a diminué de 0,8 point de pourcentage.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 5,3 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en janvier, en baisse par rapport à la hausse de 5,4 % enregistrée en décembre. Les augmentations salariales au cours de la dernière année ont été plus importantes chez les femmes et les hauts salariés. Le nombre total d'heures travaillées a augmenté de 0,6 % de décembre à janvier.
Les postes vacants sont en légère hausse en novembre, à mesure que l'emploi salarié diminue
L'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de novembre, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 88 300 en novembre, après avoir affiché une baisse de 24 000 en octobre. La majeure partie de la diminution de novembre reflète la grève dans le secteur de l'éducation au Québec. Si l'on exclut les services d'enseignement, l'emploi salarié global a diminué de 25 300 en novembre.
Les postes vacants ont légèrement augmenté en novembre, après un léger changement en octobre et cinq baisses consécutives de mai à septembre. Les postes vacants (données désaisonnalisées) ont totalisé 653 000, en baisse de 35 % par rapport au sommet d'un peu plus d'un million atteint au printemps 2022. Le ratio du chômage aux postes vacants est demeuré stable et s'est chiffré à 1,9 % pour un troisième mois consécutif, soit près de deux fois le ratio observé lorsque le marché du travail a connu des niveaux historiques de resserrement au milieu de 2022. En 2019, l'année précédant le début de la pandémie de COVID‑19, le ratio du chômage aux postes vacants a fluctué entre 2,0 et 2,3.
Analyse mensuelle – 15 janvier 2024
La production à l'échelle de l'économie était essentiellement inchangée en octobre
Le produit intérieur brut réel était essentiellement inchangé en octobre pour un troisième mois consécutif. La diminution de la production des usines et des ventes en gros a exercé une pression à la baisse sur la production, alors que la hausse du volume de ventes au détail et de l'extraction des ressources a soutenu la croissance. Le produit intérieur brut réel, mesuré d'un mois à l'autre, n'a pas progressé depuis mai, ce qui représente la plus longue période sans augmentation mensuelle depuis le début de 2015.
La production dans le secteur de la fabrication a diminué de 0,6 % en octobre, ce qui constitue un quatrième repli en cinq mois. La baisse de la production des fabricants de machines et de matériel de transport a contribué à ce recul, tandis que les fabricants de produits chimiques ont affiché leur première hausse depuis juin. Le volume total de production industrielle a été inférieur de 2,3 % à son récent sommet enregistré en mai.
La production dans le secteur de la construction a légèrement régressé en octobre, après avoir progressé en août et en septembre. Les travaux de génie civil ont diminué pour un quatrième mois de suite, tandis que la construction de bâtiments non résidentiels et la construction (réparations) ont toutes deux connu un léger recul. La construction de bâtiments résidentiels a augmenté pour un quatrième mois consécutif, mais elle était inférieure de 18 % au sommet observé au printemps 2021.
L'activité des agents et des courtiers immobiliers a reculé pour un quatrième mois d'affilée, après la reprise des hausses des taux d'intérêt en juin et en juillet. L'activité des agents et des courtiers a diminué de 6,8 % en octobre et était inférieure de 40 % au niveau observé au début de 2022, avant le début de la hausse des taux d'intérêt. Les services juridiques, dont l'activité découle en grande partie des transactions immobilières, ont également enregistré enregistré une troisième baisse en quatre mois.
Le volume de ventes au détail s'est accru de 1,2 % en octobre, ce qui représente la croissance mensuelle la plus élevée depuis janvier. Les hausses ont été généralisées et sont surtout attribuables à l'activité accrue dans les magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires, les magasins de marchandises diverses et les magasins de produits de santé et de soins personnels. L'activité des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles a augmenté pour un troisième mois de suite.
L'activité dans les services de restauration et les débits de boissons a progressé de 0,6 % en octobre, ce qui représente une troisième hausse en quatre mois. Les services d'hébergement ont affiché une croissance de 1,7 %, après avoir progressé de 2,4 % en septembre. Le secteur des arts, des spectacles et des loisirs a connu une légère augmentation, après s'être replié en août et en septembre.
Les estimations anticipées de Statistique Canada montrent que le PIB réel s'était accru de 0,1 % en novembre.
Les ouvertures d'entreprises diminuent en septembre à mesure que les fermetures augmentent
En septembre, le nombre d'entreprises actives a fléchi de 0,7 %. Il s'agit de la baisse mensuelle la plus prononcée depuis le début de la pandémie de COVID‑19. Le taux d'ouvertures d'entreprises a diminué pour s'établir à 4,3 %, alors que le taux de fermetures a augmenté pour atteindre 5,0 %. Au troisième trimestre, de nombreuses entreprises ont continué de s'attendre à devoir composer avec des obstacles liés à la hausse de l'inflation, à la hausse du coût des intrants et à la hausse des taux d'intérêt et des coûts de la dette.
L'inflation globale se maintient en novembre pendant que l'inflation alimentaire continue de s'atténuer
L'inflation globale des prix à la consommation était de 3,1 % en novembre, soit un taux identique à celui observé en octobre. Le chiffre global enregistré en novembre représentait la 31e fois en 32 mois où le taux d'ensemble a été supérieur à 3 %. La croissance annuelle des prix, sauf le prix de l'essence, est demeurée stable; elle s'est fixée à 3,6 %.
L'inflation des prix des aliments a continué de diminuer, tandis que les prix de nombreux produits sont demeurés élevés. La croissance des prix des produits d'épicerie s'est établie à 4,7 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en novembre, en baisse par rapport à 5,4 % en octobre. Les prix de la viande ont été supérieurs de 5,0 % à ceux enregistrés au mois de novembre de l'an dernier, tandis que la hausse annuelle des prix des légumes frais a ralenti pour s'établir à 2,5 %. Les prix des fruits frais ont augmenté de 4,5 % d'une année à l'autre, tandis que les augmentations des prix des pâtes alimentaires sont demeurées supérieures à 10 % pour la 20e fois en 21 mois. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont diminué pour s'établir à 5,5 %, ce qui constitue le rythme le plus faible depuis mars 2022.
Les frais de logement, mesurés d'une année à l'autre, se sont accrus de 5,9 % en novembre et sont descendus juste en deçà de la barre des 6 % pour la première fois en quatre mois. Les coûts de l'intérêt hypothécaire et la croissance des prix des logements loués ont continué d'exercer une pression à la hausse sur l'inflation globale. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 29,8 % d'une année à l'autre pour se situer tout près ou juste au-dessus de la barre de 30 % pour un huitième mois consécutif. La croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, s'est établie à 7,3 % en novembre, en recul par rapport à 8,1 % en octobre. Les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un septième mois d'affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont diminué de 2,3 % d'une année à l'autre en novembre, en grande partie sous l'effet d'une baisse importante des prix de l'énergie. Si l'on exclut les produits énergétiques et du pétrole, les prix à la sortie de l'usine ont été inférieurs de 0,2 % à ceux de novembre de l'an dernier et ont affiché une tendance relativement stable en 2023.
L'emploi est inchangé en décembre, tandis que le taux de chômage se maintient
L'emploi global était pratiquement inchangé en décembre, après avoir peu varié en octobre et en novembre. L'emploi a progressé dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques et celui des soins de santé et de l'assistance sociale, alors que des baisses ont été enregistrées dans le secteur du commerce de gros et de détail et celui de la fabrication. Les hausses mensuelles de l'emploi se sont situées en moyenne à 23 000 au second semestre de 2023, en baisse par rapport à 48 000 au premier semestre de l'année.
Le taux de chômage s'est maintenu à 5,8 % en décembre. Le taux de chômage chez les travailleurs du principal groupe d'âge actif a légèrement fléchi pour s'établir à 4,8 %, tandis que le taux chez les jeunes a reculé pour se fixer à 11,3 %. Le taux de chômage chez les travailleurs âgés a augmenté pour atteindre 5,0 %, soit le taux le plus élevé depuis le printemps 2022. Il y avait 1 245 000 chômeurs en décembre, en hausse de 187 000 depuis avril.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a diminué pour s'établir à 61,6 % en décembre et la population en âge de travailler a continué à augmenter à un rythme rapide (+74 000).
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 5,4 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en décembre, en progression par rapport à 4,8 % en novembre. Le nombre total d'heures travaillées a augmenté de 0,4 % de novembre à décembre.
Le nombre de postes vacants se stabilise en octobre à mesure que la masse salariale diminue
L'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence d'octobre, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a diminué de 44 600 en octobre, ce qui a contrebalancé la hausse enregistrée en septembre. L'emploi salarié, mesuré en fonction de la tendance, est relativement stable depuis juin (-0,1 %). La demande totale de main-d'œuvre, soit la somme des emplois salariés et des postes vacants, a légèrement diminué au cours de cette période, les entreprises ayant réduit leur demande de travailleurs.
Le nombre de postes vacants s'est stabilisé en octobre, après cinq baisses mensuelles consécutives. Les postes vacants (données désaisonnalisées) ont totalisé 633 400, en baisse de 37 % par rapport au sommet d'un peu plus d'un million atteint au printemps 2022. Le ratio du chômage aux postes vacants s'est maintenu à 1,9 %, soit près de deux fois le ratio observé lorsque le marché du travail a enregistré des niveaux historiques de resserrement au milieu de 2022. En 2019, l'année précédant le début de la pandémie de COVID‑19, le ratio du chômage aux postes vacants a fluctué entre 2,0 et 2,3.
Analyse mensuelle – 7 décembre 2023
Le PIB réel diminue en raison du recul des exportations et des investissements des entreprises
Le produit intérieur brut (PIB) réel a reculé de 0,3 % au troisième trimestre, après avoir enregistré une hausse révisée de 0,3 % au deuxième trimestre. La baisse des exportations, le ralentissement de l'accumulation des stocks et la diminution des dépenses des entreprises en ouvrages non résidentiels et en machines et en matériel ont influencé l'activité économique, tandis que les augmentations des dépenses des administrations publiques et des investissements résidentiels ont atténué les baisses. La croissance économique, mesurée d'une année à l'autre, a ralenti pour s'établir à 0,5 % au troisième trimestre, soit son rythme le plus lent depuis le début de 2021.
Le revenu disponible des ménages, mesuré en dollars courants, a augmenté de 1,0 % au troisième trimestre, soutenu par les augmentations des salaires et des traitements et les transferts gouvernementaux. Le taux d'épargne des ménages a connu une hausse pour atteindre 5,1 % et demeure bien au-dessus des niveaux observés avant la pandémie.
Les données sur les ouvertures et les fermetures, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence d'août, donnent un aperçu de la façon dont les entreprises s'adaptent à des perspectives économiques plus faibles. Après avoir diminué en juin et en juillet, le taux d'ouvertures d'entreprises a augmenté pour atteindre 4,4 % en août, mais il est demeuré inférieur de 0,3 point de pourcentage à sa moyenne historique pour la période allant de 2015 à 2019. Le taux de fermetures d'entreprises a affiché une légère hausse pour s'établir à 4,7 %, ce qui constitue sa première augmentation depuis mars. Le taux de fermetures en août a été légèrement supérieur à sa moyenne historique affichée avant la pandémie. Le nombre d'entreprises actives est demeuré relativement inchangé en août pour un troisième mois consécutif.
La production à l'échelle de l'économie augmente légèrement en septembre
Le PIB réel a légèrement augmenté de 0,1 % en septembre, ce qui représente sa première augmentation mensuelle depuis mai. La hausse de la production des usines et des activités de construction a été principalement à l'origine de l'augmentation globale, tandis que le recul dans le secteur de l'extraction minière et de l'extraction de pétrole et de gaz a exercé une pression à la baisse sur la production.
La production des usines a augmenté de 0,9 % en septembre, après avoir affiché trois baisses consécutives. La production a augmenté chez les producteurs d'aliments et les fabricants de machines, mais elle a diminué dans les raffineries de pétrole et les usines de montage de véhicules automobiles. Le volume total de production industrielle en septembre a été inférieur de 1,7 % à son récent sommet enregistré en mai.
La production dans le secteur de la construction s'est accrue pour un deuxième mois consécutif. Après avoir diminué de façon constante au cours de la première moitié de 2023, la construction résidentielle a augmenté pour un troisième mois d'affilée en septembre, mais elle est demeurée inférieure de près de 20 % au sommet enregistré au printemps de 2021. La construction non résidentielle a aussi connu une hausse pour un troisième mois consécutif, tandis que la construction (réparations) a affiché sa cinquième baisse d'affilée. Les travaux de génie civil ont diminué pour un troisième mois consécutif, après avoir suivi une tendance à la hausse depuis la fin de 2020.
L'activité des agents et des courtiers immobiliers a reculé pour un troisième mois d'affilée, depuis la reprise des hausses des taux d'intérêt en juin et en juillet. L'activité des agents et des courtiers a diminué de 4,1 % en septembre et était un tiers en dessous du niveau déclaré au début de 2022, avant le début de la hausse des taux d'intérêt.
Le volume des ventes au détail s'est accru de 0,3 % en septembre, en raison de l'activité plus forte des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles. L'activité des magasins de meubles et d'accessoires de maison a connu une baisse pour un deuxième mois d'affilée, tout comme l'activité des magasins d'alimentation et des magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires. Le volume total des ventes au détail en septembre a été inférieur de 0,3 % à son récent sommet enregistré en mai.
De nombreuses activités discrétionnaires ont ralenti au cours des derniers mois. L'activité dans les services de restauration et débits de boissons a reculé légèrement en septembre, la troisième baisse en quatre mois. Le secteur des arts, des spectacles et des loisirs a également enregistré son troisième recul depuis mai.
Les estimations anticipées de Statistique Canada montrent que le PIB réel s'est accru de 0,2 % en octobre.
L'inflation globale ralentit pendant que l'inflation alimentaire continue de s'atténuer
'inflation globale des prix à la consommation a ralenti pour s'établir à 3,1 % en octobre, en baisse par rapport à 3,8 % en septembre. Le ralentissement enregistré en octobre représentait la 30e fois en 31 mois où le taux global a été supérieur à 3 %. La croissance annuelle des prix, sauf le prix de l'essence, a légèrement diminué pour s'établir à 3,6 %.
L'inflation des prix des aliments a continué de diminuer, tandis que les prix de nombreux produits alimentaires sont demeurés élevés. Les prix des produits d'épicerie ont augmenté de 5,6 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en octobre, demeurant sous la barre des 6 % pour un deuxième mois consécutif. Les prix de la viande ont été supérieurs de 4,5 % à ceux enregistrés au mois d'octobre de l'an dernier, tandis que la hausse annuelle des prix des légumes frais a diminué pour s'établir à 5,0 %. Les prix des fruits frais ont augmenté de 4,8 % d'une année à l'autre, tandis que les augmentations des prix des pâtes alimentaires sont demeurées supérieures à 10 % pour la 19e fois en 20 mois. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants ont diminué pour s'établir à 5,7 %, le rythme le plus faible depuis mars 2022.
Les frais de logement, mesurés d'une année à l'autre, se sont accrus de 6,1 % en octobre, enregistrant une hausse légèrement supérieure à celle de septembre. Les coûts de l'intérêt hypothécaire et la croissance des prix des logements loués ont continué d'exercer une pression à la hausse sur l'inflation globale. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 30,5 % d'une année à l'autre, se situant juste au-dessus de la marque de 30 % pour un cinquième mois consécutif. La croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, s'est établie à 8,1 % en octobre, alors qu'elle était de 7,1 % en septembre. Les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un sixième mois d'affilée.
Les prix des produits industriels, qui mesurent les prix que les producteurs obtiennent lorsque les produits quittent l'usine, ont diminué de 2,7 % d'une année à l'autre en octobre, en grande partie attribuable à une baisse importante des prix de l'énergie. Si l'on exclut l'énergie et le pétrole, les prix à la sortie de l'usine ont été inférieurs de 0,4 % à ceux d'octobre de l'an dernier et ont affiché une tendance relativement stable en 2023.
L'emploi varie peu, alors que le chômage continue d'augmenter
L'emploi global a peu varié en novembre (+25 000), les hausses modestes enregistrées chez les employés du secteur privé ayant été contrebalancées par une baisse du travail autonome. L'emploi s'est accru dans la fabrication et la construction et a diminué dans le commerce de gros et le commerce de détail, la finance et les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail. Les hausses mensuelles de l'emploi se sont situées en moyenne à 28 000 de février à novembre.
Le taux de chômage a augmenté pour s'établir à 5,8 % en novembre, affichant sa cinquième hausse au cours des sept derniers mois. Le taux de chômage chez les travailleurs du principal groupe d'âge actif a progressé légèrement pour s'établir à 4,9 %, tandis que le taux chez les jeunes s'est accru pour atteindre 11,6 %. Il y avait 1,24 million de personnes au chômage en novembre, soit une hausse de 182 000 depuis avril.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a légèrement diminué pour s'établir à 61,8 % en novembre, la population en âge de travailler ayant continué à augmenter à un rythme rapide (+78 000). Le taux d'emploi des 25 à 54 ans a diminué pour s'établir à 84,5 %.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 4,8 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en novembre, affichant une hausse similaire à celle enregistrée en octobre. Le nombre total d'heures travaillées a diminué de 0,7 % d'octobre à novembre.
Les entreprises continuent de réduire leur demande non comblée de travailleurs
L'emploi salarié et les postes vacants, qui sont actuellement disponibles pour le mois de référence de septembre, fournissent des renseignements supplémentaires sur l'évolution des conditions du marché du travail au cours des derniers mois. L'emploi salarié, c'est-à-dire le nombre d'employés qui reçoivent une rémunération et des avantages sociaux de leur employeur, a été pratiquement inchangé de juin à septembre, après des ajouts nets importants à la masse salariale au cours du printemps. La demande totale de main-d'œuvre, soit la somme des emplois salariés et des postes vacants, a fléchi tout au long du troisième trimestre, les entreprises continuant de réduire leur demande de travailleurs.
Le nombre de postes vacants a diminué de 40 700 en septembre, sous l'effet d'une baisse dans les services d'hébergement et de restauration et dans la construction. Les postes vacants (données désaisonnalisées) ont totalisé 632 000, en baisse de 37 % par rapport au sommet d'un peu plus d'un million atteint au printemps 2022. Le ratio du chômage aux postes vacants a affiché une hausse légère pour s'établir à 1,9 %, soit près de deux fois le ratio observé lorsque le marché du travail a connu des niveaux historiques de resserrement au milieu de 2022. En septembre, le ratio du chômage aux postes vacants est demeuré similaire au niveau observé avant la pandémie.
Mise à jour mensuelle – 9 novembre 2023
La production à l'échelle de l'économie est inchangée en août
Le produit intérieur brut (PIB) réel était essentiellement inchangé pour un deuxième mois d'affilée en août. La diminution de la production des usines a exercé une forte pression sur les activités, en baisse pour un troisième mois consécutif. Les activités des services d'hébergement et de restauration ainsi que du commerce de détail ont aussi affiché un recul en août, mais la hausse des activités de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz a contrebalancé les baisses.
La production à l'échelle de l'économie, mesurée selon les tendances, s'est en grande partie maintenue à un niveau stable depuis février et, en août, elle était supérieure de 3,4 % aux niveaux observés avant la pandémie de COVID-19.
Les activités de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz ont augmenté de 1,2 % en août, ce qui représente une troisième hausse consécutive, la production ayant dépassé les niveaux observés en avril, avant que les feux de forêt n'exercent une pression à la baisse sur celle-ci, à la fin du printemps. L'augmentation des activités du commerce de gros en août est attribuable aux hausses enregistrées dans les machines, le matériel et les fournitures, et elle a coïncidé avec une augmentation des activités d'importation.
La production des usines a diminué de 0,6 % en août, après avoir reculé de 1,1 % en juillet. Les activités des fabricants d'aliments, de produits chimiques et de produits pharmaceutiques ont toutes affiché des baisses, tandis que la production des usines de montage de véhicules a augmenté pour un sixième mois d'affilée. En août, les volumes totaux de production des usines étaient semblables à ceux observés avant la pandémie.
L'activité des agents et des courtiers immobiliers a reculé pour un deuxième mois consécutif en août, par suite de la reprise des hausses des taux d'intérêt en juin et en juillet. L'activité des agents et des courtiers a diminué de 3,8 % et était inférieure de 9 % aux niveaux prépandémie.
La production dans le secteur de la construction n'a affiché aucune variation en août, après avoir affiché un recul pendant trois mois consécutifs. La construction résidentielle a augmenté pour un deuxième mois d'affilée, après avoir diminué de façon constante au cours du premier semestre de 2023, et en août, elle était inférieure de 8 % à son niveau de référence d'avant la pandémie de COVID-19. La construction (réparations) a affiché une baisse pour une quatrième fois en cinq mois, tandis que la construction non résidentielle s'est maintenue à un niveau stable. Les travaux de génie civil ont diminué pour un deuxième mois consécutif, après avoir progressé de façon constante pendant 11 mois.
Le volume des ventes au détail a diminué pour un troisième mois consécutif en août. La baisse des activités des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles a contribué au recul, l'activité ayant aussi diminué chez les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage ainsi que chez les détaillants d'appareils électroniques et ménagers. En août, les volumes sont demeurés supérieurs de 3 % aux niveaux prépandémie.
Les services d'hébergement et de restauration ont affiché une baisse de 1,8 %, ce qui a contrebalancé la hausse enregistrée en juillet. L'activité dans ce secteur suit une tendance à la baisse depuis février et, en août, elle était inférieure de 7 % aux niveaux observés avant la pandémie.
Le transport aérien a affiché une reprise en août, à la suite des mauvaises conditions météorologiques qui ont eu des répercussions sur l'activité en juin et en juillet. En août, l'activité était inférieure de près du quart aux niveaux d'avant la pandémie de COVID-19.
Les estimations anticipées de Statistique Canada montrent que le PIB était essentiellement inchangé en septembre.
La croissance de l'inflation globale ralentit alors que l'inflation des aliments continue de baisser
L'inflation globale des prix à la consommation a ralenti en septembre pour s'établir à 3,8 %, alors qu'elle était de 4,0 % en août. Le mois de septembre au cours duquel s'est produit un ralentissement représente la 29e fois en 30 mois où le taux global a été supérieur à 3 %. La croissance annuelle des prix, sauf le prix de l'essence, a diminué pour s'établir à 3,7 %.
L'inflation des prix des aliments a continué de diminuer, tandis que les prix de nombreux produits alimentaires sont demeurés élevés. Les prix des produits d'épicerie ont augmenté de 5,8 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en septembre, passant sous la barre des 6 % pour la première fois en 21 mois. Les prix de la viande étaient supérieurs de 4,4 % à ceux du mois de septembre de l'année précédente, tandis que la hausse annuelle des prix des légumes frais est demeurée inférieure à 10 % pour un sixième mois consécutif. Les prix des fruits frais ont augmenté de 3,0 % d'une année à l'autre, tandis que les augmentations des prix des pâtes alimentaires sont demeurées supérieures à 10 % pour une 18e fois en 19 mois. Les augmentations annuelles des prix dans les restaurants étaient constantes, s'établissant à 6,1 %.
Les frais de logement, mesurés d'une année à l'autre, se sont accrus de 6,0 % en septembre, affichant la même hausse qu'en août. Les coûts de l'intérêt hypothécaire et la croissance des prix des logements loués ont continué d'exercer une pression à la hausse sur l'inflation. Les coûts de l'intérêt hypothécaire ont augmenté de 30,6 % d'une année à l'autre, enregistrant une hausse supérieure ou égale à 30 % pour un quatrième mois d'affilée. La croissance annuelle des prix des logements loués, qui tient compte des nouveaux baux et des baux existants, s'est établie à 7,1 % en septembre, en hausse par rapport à 6,4 % en août. Les variations annuelles des prix pour les coûts de remplacement par le propriétaire se sont maintenues à des valeurs négatives pour un cinquième mois d'affilée.
L'emploi varie peu alors que le taux de chômage augmente
L'emploi global a peu varié en octobre (+18 000), le travail à temps plein et le travail à temps partiel étant stables. L'emploi a augmenté dans la construction et dans l'industrie de l'information et l'industrie culturelle, tandis qu'il a diminué dans le commerce de gros et de détail et dans la fabrication. Les hausses mensuelles de l'emploi se sont établies en moyenne à 28 000 de février à octobre.
Le taux de chômage a augmenté pour s'établir à 5,7 % en octobre; il s'agit de la quatrième hausse mensuelle consécutive à survenir au cours des six derniers mois. Le taux de chômage chez les travailleurs du principal groupe d'âge actif a progressé légèrement pour s'établir à 4,8 %, tandis que le taux de chômage chez les jeunes a aussi augmenté pour atteindre 11,4 %. Il y avait 1,2 million de personnes au chômage en octobre, en hausse de 171 000 par rapport à avril.
Le taux d'emploi global, c'est-à-dire le pourcentage de personnes en âge de travailler qui sont occupées, a enregistré une légère baisse pour s'établir à 61,9 % en octobre, la population en âge de travailler ayant continué d'augmenter à un rythme rapide (+85 000). Le taux d'emploi des 25 à 54 ans a diminué pour s'établir à 84,6 % en octobre.
Les salaires horaires moyens se sont accrus de 4,8 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en octobre, après avoir affiché une hausse de 5,0 % en septembre. Le nombre total d'heures travaillées n'a pas changé de septembre à octobre.
En octobre 2023, 1 Canadien sur 3 âgé de 15 ans et plus vivait dans un ménage qui avait trouvé difficile ou très difficile, au cours des quatre semaines précédentes, de répondre à ses besoins financiers en matière de transport, de logement, de nourriture et de vêtements et d'effectuer les autres dépenses nécessaires.
Les personnes vivant dans un logement loué étaient plus susceptibles de faire partie d'un ménage éprouvant des difficultés à répondre à ses besoins financiers (41,3 %), par rapport à celles vivant dans un logement appartenant à un membre du ménage ayant une hypothèque (36,1 %) ou n'ayant pas d'hypothèque (20,0 %).
De plus, 36,1 % des Canadiens vivant dans un ménage à deux soutiens ayant des enfants ont éprouvé des difficultés à répondre à leurs besoins financiers en octobre. Chez les ménages à un soutien ayant des enfants, cette proportion a augmenté pour se situer à 45,5 %.
À compter de décembre 2023, les commentaires mensuels sur la conjoncture économique présentés dans le Tableau de bord sur l'économie du Canada et la COVID-19 seront intégrés à l'Outil de suivi de l'économie canadienne.
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