Rapports économiques et sociaux
À propos de Rapports économiques et sociaux Sujets à venir Articles connexes
Mai 2024
Pleins feux sur les données et la recherche
Taille convenable du logement des étudiants étrangers selon les municipalités
Les étudiants étrangers étaient plus susceptibles de vivre dans des logements de taille non convenable (c’est-à-dire des logements qui ne comptent pas suffisamment de chambres à coucher pour le nombre de membres du ménage) comparativement aux étudiants nés au Canada, mais il existe des disparités entre les municipalités. Cet article montre que le taux de logements de taille non convenable en 2021 était le plus élevé à Brampton, en Ontario (63 %), et à Surrey, en Colombie-Britannique (61 %). Le taux le plus faible a été observé à Calgary, en Alberta (25 %).
La variation des taux de logements de taille non convenable chez les étudiants étrangers à l’échelle des municipalités était en grande partie liée au pays d’origine des étudiants. Bon nombre d’étudiants étrangers proviennent de l’Inde. À Brampton, 91 % des étudiants internationaux venaient d'Inde, tout comme 79 % à Surrey, tandis que Calgary affichait une proportion plus faible (26 %). Dans la plupart des municipalités, le nombre d’étudiants étrangers provenant de l’Inde ayant déclaré vivre dans des logements de taille non convenable était beaucoup plus élevé que le nombre d’étudiants provenant d’autres pays.
Tendances en matière d’inadéquation entre le niveau de scolarité et la profession parmi les immigrants récents titulaires d’un baccalauréat ou d’un diplôme de niveau supérieur, 2001 à 2021
Les immigrants au Canada sont souvent surqualifiés, c’est-à-dire que leurs qualifications surpassent les exigences généralement requises pour occuper un emploi donné. Cependant, de 2016 à 2021, le taux de surqualification chez les immigrants âgés de 25 à 64 ans a diminué. Cet article montre qu’en 2021, 27 % des immigrants récents titulaires d’un baccalauréat ou d’un diplôme de niveau supérieur occupaient des professions requérant tout au plus un diplôme d’études secondaires. Il s’agit d’une baisse par rapport à la proportion de 31 % enregistrée en 2016.
De 2016 à 2021, la demande accrue de travailleurs hautement spécialisés et les changements en matière de sélection des immigrants ont renversé la tendance liée à la surqualifiquation des immigrants, qui s’est poursuivie pendant 15 ans. Malgré les améliorations observées, le pourcentage d’immigrants titulaires d’un baccalauréat ou d’un diplôme de niveau supérieur qui occupaient un emploi hautement spécialisé en 2021 (44 %) était inférieur au pourcentage enregistré il y a 20 ans (48 %).
Présence active des immigrants au Canada : tendances récentes en matière de déclaration de revenus et de taux d’emploi
Des préoccupations ont été exprimées quant à l’éventuelle hausse du nombre d’immigrants qui quitteront le Canada, mais en raison d’un manque de données nationales, il est difficile de déterminer si les taux d’émigration ont augmenté chez les immigrants. Cet article s’appuie sur les taux de déclaration de revenus et les taux d’emploi comme indicateurs pour analyser la présence active des immigrants adultes depuis le début des années 1990. On entend par présence active la mesure dans laquelle les immigrants qui ont été admis au Canada au cours d’une période donnée participent activement à la société canadienne à l’intérieur d’un délai défini.
Les résultats montrent que pour les immigrants qui étaient âgés de 20 à 54 ans à leur arrivée au pays, le pourcentage de ceux qui ont produit une déclaration de revenus au cours de la première année complète suivant leur immigration a augmenté pour passer de 85 % pour la cohorte de 2005 à 2009 à 90 % pour celle de 2020. De même, le taux d’emploi durant la première année complète suivant l’immigration a progressé pour passer de 63 % à 76 %. En outre, les taux de déclaration de revenus et les taux d’emploi enregistrés durant la 5e et la 10e année suivant l’immigration ont affiché une croissance continuelle depuis le début des années 1990.
Aperçus
Parcours des populations noire, latino-américaine et d’autres groupes de population inscrits à des programmes de baccalauréat
Les étudiants noirs et latino-américains, suivis des étudiants blancs, présentaient les plus faibles taux d’inscription à temps plein à des programmes de baccalauréat par rapport aux étudiants d’autres groupes de population. Cette étude montre que 57 % des hommes noirs et 68 % des femmes noires ont obtenu leur diplôme en six ans, par rapport à 71 % des hommes blancs et à 79 % des femmes blanches. Le classement des étudiants latino-américains était supérieur à celui des étudiants noirs, mais inférieur à celui des étudiants blancs.
Parallèlement, les étudiants chinois se situaient près du sommet pour ce qui est du taux d’inscription à des programmes de baccalauréat et étaient les plus susceptibles d’obtenir un diplôme, 79 % des hommes chinois et 86 % des femmes chinoises ayant obtenu leur diplôme en six ans. Ils se situaient également près du sommet en ce qui concerne le taux d’inscription à des programmes en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) très axés sur les mathématiques. Les étudiants blancs se sont classés à un faible rang en ce qui a trait au taux d’inscription à des programmes de baccalauréat, y compris les programmes en STIM très axés sur les mathématiques, mais leur taux d’obtention d’un diplôme de programmes en STIM était parmi les plus élevés. En revanche, les étudiants coréens faisaient partie des étudiants les plus susceptibles de s’inscrire à des programmes de baccalauréat, mais leur taux global d’obtention de diplôme et leur taux d’inscription à des programmes en STIM très axés sur les mathématiques s’établissaient aux alentours de la moyenne.
L’inflation élevée au Canada en 2022 : inflation par la demande ou inflation par l’offre?
La demande refoulée à la suite de l’assouplissement des restrictions en matière de santé publique au début de 2022, les chocs de demande entraînés par la guerre en Ukraine et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement ont contribué à la hausse de l’inflation en 2022. Cet article examine la manière dont ces aspects ont influencé l’inflation en 2022. L’article montre que l’inflation des dépenses de consommation finale des ménages en biens et services s’est chiffrée à 5,99 % en 2022, dont 54,0 %, 23,7 % et 22,3 % ont été attribuables respectivement au choc d’offre propre aux produits (baisse soudaine de la disponibilité des biens et services), au choc de demande propre aux produits (changement inattendu de la demande) et au choc de demande globale.
Les aliments et les carburants ont été les deux premiers facteurs à l’origine de la hausse de l’inflation en 2022. Les services de voyage et les loyers payés pour le logement ont aussi contribué à la croissance de l’inflation. Ces principaux contributeurs représentent surtout des biens et des services essentiels, ce qui signifie que de nombreux ménages pourraient ne pas être en mesure de composer avec l’augmentation des coûts des biens et des services essentiels en période de forte inflation.
Articles de recherche
Survie et croissance des entreprises appartenant à des femmes et à des immigrants pendant la pandémie de COVID-19
Cette étude examine la manière dont la survie, la fermeture et la croissance de l’emploi parmi les entreprises appartenant à des femmes (EAF) et les entreprises appartenant à des immigrants (EAI) se comparent avec celles des entreprises appartenant à des hommes (EAH) et des entreprises appartenant à des Canadiens (EAC). Parmi les entreprises qui n’ont pas eu recours à la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), les EAF étaient plus susceptibles de fermer leurs portes durant la première année de la pandémie que les EAH et l’écart en ce qui concerne le taux de fermeture s’est chiffré à 3,8 points de pourcentage pour les entreprises comptant de 5 à 19 employés. En 2020, le taux de fermeture des EAI était supérieur à celui des EAC parmi les entreprises qui n’ont pas eu recours à la SSUC, peu importe l’effectif. De plus, dans le secteur du commerce de détail et dans celui du transport et de l’entreposage (qui font partie des secteurs comptant le plus grand nombre d’EAI), l’écart lié au taux de survie s’est établi à 8,4 et à 10,6 points de pourcentage en faveur des EAC, respectivement.
Comme les répercussions de la pandémie sur les entreprises étaient disproportionnées et qu’elles variaient selon les caractéristiques des entreprises et des propriétaires, cet article contribue à combler une importante lacune en matière de renseignements concernant les conséquences de la pandémie sur les EAF et les EAI.
Publications connexes

Direction des études analytiques : documents de recherche
Études analytiques : méthodes et références
StatCan et la COVID-19 : Des données aux connaissances, pour bâtir un Canada meilleur
Produits de données connexes

Tableau de bord sur l’économie du Canada et la COVID-19
Indice expérimental d’activité économique aux province et territoires
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