Base de données longitudinales sur l’immigration (BDIM) Rapport technique, 2023
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A. Liens vers les principaux documents et pages Web relatifs à la BDIM

Dictionnaires (composantes sur les impôts et l’immigration) :

Disponible aux utilisateurs de données ou sur demande en communiquant avec Statistique Canada par courriel à l’adresse STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca)

Portail sur les statistiques sur les immigrants et résidents non permanents : Le portail sur les immigrants et résidents non permanents regroupe les données les plus demandées, des outils et des rapports sur une seule page.

Historique de la BDIM

Publications de la BDIM dans Le Quotidien

Analyses fondées sur la BDIM

Cornelissen, L. 2021. Portrait des personnes immigrantes qui exercent une profession infirmière ou d’aide aux soins de santé. Statistique Canada : Regards sur la société canadienne.

Evra, R. et Kazemipur, A. 2019.  Rôle du capital social et des caractéristiques ethnoculturelles dans le revenu d’emploi des immigrants au fil du temps. Statistique Canada : Regards sur la société canadienne.

Hou, F., Crossman, E. et Picot, G. 2020. Sélection des immigrants en deux étapes : l’expérience de travail spécialisé par rapport à un emploi réservé. Statistique Canada : Aperçus économiques.

Huystee, M. 2016. Mobilité interprovinciale : Taux de rétention et taux d’entrée nets immigrants admis de 2008 à 2013. IRCC Rapports de recherche.

Ng, E. et Zhang, H. 2020. La santé mentale des immigrants et des réfugiés : données canadiennes provenant d’une base de données couplée au niveau national. Statistique Canada : Rapports sur la santé.

Ng, E et al. 2019. Utilisation des services hospitaliers liée à la tuberculose chez les nouveaux immigrants au Canada. Statistique Canada: Rapports sur la santé.

Picot, G, et Lu, Y. 2017. Faible revenue chronique chez les immigrants au Canada et dans ses collectivités. Statistique Canada.

Indice des prix à la consommation (18-10-0005-01).

Description des estimations annuelles du revenu des familles de recensement et des particuliers (Fichier sur la famille T1) :

B. Couverture

La BDIM de 2023 a été utilisée pour produire ces chiffres. Les déclarants sont des immigrants couplés ayant produit au moins une déclaration de revenus depuis 1982.

Tableau 15
Répartition des déclarants et des non déclarants par année d’admission Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Répartition des déclarants et des non déclarants par année d’admission. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Décalrants1, Total, Déclarants, Non-déclarants et Immigrants, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Décalrants Tableau 15 Note 1 Non-déclarants Total
Immigrants Immigrants Immigrants Déclarants
nombre pourcentage
Note 1

Les déclarants sont des immigrants qui ont produit des déclaration d’impôt au moins une fois depuis 1982.

Retour à la référence de note 1 referrer

Note : Tous les chiffres sont arrondis.
Source : Statistique Canada, Base de données longitudinales sur l’immigration 2023.
1980 120 380 22 620 143 000 84,18
1981 107 660 20 810 128 470 83,80
1982 103 360 17 600 120 960 85,45
1983 77 080 11 880 88 960 86,64
1984 77 430 10 520 87 950 88,04
1985 75 010 8 870 83 880 89,43
1986 89 030 9 650 98 670 90,22
1987 137 510 13 490 151 000 91,07
1988 146 170 14 340 160 510 91,07
1989 173 760 16 630 190 390 91,27
1990 192 060 23 010 215 070 89,30
1991 208 460 22 970 231 430 90,08
1992 228 580 24 940 253 520 90,16
1993 230 570 24 570 255 140 90,37
1994 198 430 24 530 222 960 89,00
1995 188 490 23 070 211 560 89,10
1996 198 230 26 350 224 570 88,27
1997 189 050 25 600 214 650 88,07
1998 155 270 17 900 173 170 89,66
1999 168 770 20 070 188 840 89,37
2000 203 580 22 510 226 090 90,05
2001 224 810 24 110 248 910 90,32
2002 204 730 22 600 227 330 90,06
2003 197 950 21 690 219 640 90,13
2004 212 500 22 920 235 410 90,27
2005 235 020 26 780 261 800 89,77
2006 225 180 26 050 251 230 89,63
2007 210 770 25 640 236 400 89,16
2008 217 220 29 560 246 780 88,02
2009 221 580 30 250 251 830 87,99
2010 241 450 38 810 280 260 86,15
2011 211 230 36 900 248 130 85,13
2012 218 590 38 440 257 030 85,05
2013 218 240 40 190 258 420 84,45
2014 220 310 39 550 259 860 84,78
2015 226 180 45 140 271 320 83,36
2016 236 040 59 610 295 660 79,84
2017 234 030 51 740 285 770 81,90
2018 252 920 67 240 320 160 79,00
2019 261 890 78 340 340 230 76,97
2020 144 360 39 560 183 920 78,49
2021 327 470 77 360 404 840 80,89
2022 295 580 140 830 436 410 67,73
Total 8 306 930 1 385 240 9 692 130 85,71
Tableau 16
Proportion de déclarants couplés par tranche d’âge à l’admission, sexe et décennie d’admission Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion de déclarants couplés par tranche d’âge à l’admission, sexe et décennie d’admission. Les données sont présentées selon Sexe et cohortes (titres de rangée) et 15 à 24 ans , 50 à 64 ans, Total, Âge à l’admission, 65 ans et plus, 25 à 34 ans, 0 à 14 ans et 35 à 49 ans, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Sexe et cohortes Âge à l’admission
0 à 14 ans 15 à 24 ans 25 à 34 ans 35 à 49 ans 50 à 64 ans 65 ans et plus Total
pourcentage
Source : Statistique Canada, Base de données longitudinales sur l'immigration de 2023.
Cohortes de 1980 à 1989  
Hommes 82,8 94,0 95,0 93,5 84,8 62,6 89,5
Femmes 81,6 91,5 93,5 92,6 81,5 60,4 87,2
Total 82,2 92,7 94,3 93,1 82,9 61,3 88,3
Cohortes de 1990 à 1999  
Hommes 82,2 93,0 93,1 92,8 90,0 76,8 89,8
Femmes 80,4 91,5 92,7 92,9 88,2 75,5 88,9
Total 81,3 92,2 92,9 92,8 89,0 76,0 89,4
Cohortes de 2000 à 2009  
Hommes 78,6 93,0 91,7 92,7 93,5 89,7 89,2
Femmes 77,2 92,4 92,7 93,7 93,1 88,0 89,6
Total 78,0 92,8 92,4 93,3 93,0 88,1 89,5
Cohortes de 2010 à 2019  
Hommes 32,2 95,3 95,6 94,8 92,5 85,7 81,6
Femmes 32,3 95,3 95,6 95,5 92,1 85,5 83,1
Total 32,2 95,3 95,6 95,1 92,3 85,6 82,4
Cohorte de 2020 à 2022  
Hommes 1,1 81,6 93,0 93,4 84,5 69,2 75,0
Femmes 1,1 81,3 91,8 93,5 79,6 69,1 74,7
Total 1,1 81,5 92,4 93,4 81,9 69,2 74,9

C. Analyses précédentes

Depuis sa création, la BDIM permis de produire plusieurs analyses. Trouvez ci-après un résumé de certaines des études de Statistique Canada fondées sur la BDIM.

Ces dernières années, plusieurs publications du Quotidien se sont basées sur la BDIM. Les sujets discutés ont inclus l’évolution de la répartition régionale des nouveaux immigrants au Canada, le revenu et la mobilité des immigrants, les immigrants dans les régions et les immigrants qui quittent le Canada. Ces articles sont accessibles sur le site Web de Statistique Canada.

Les séries de publications L’emploi et le revenu en perspective (75-001-X) et de documents de recherche de la Direction des études analytiques ont proposé plusieurs documents fondés sur la BDIM. Parmi les sujets couverts, on peut citer le revenu des immigrants qui entreprennent des études postsecondaires au Canada et les avantages en matière de revenu des immigrants admis ayant été auparavant résidents temporaires au Canada.

D. Pratiques exemplaires et conseils pour les analystes

D.1 Conseils de programmation

Cette section offre des renseignements relatifs à la programmation pour les personnes souhaitant mieux comprendre la structure de programmation utilisée pour accéder aux données des fichiers de la BDIM. Toute personne peut utiliser sa propre programmation. Il existe deux types de fichiers au sein de la BDIM : les fichiers de données annuelles de la BDIM et les données sur l’immigration (pour de plus amples détails sur les fichiers constituant la BDIM, reportez-vous à la section 3). Le nom des variables relatives à l’impôt dans la BDIM consiste en trois parties : 1) le sigle indiqué dans le dictionnaire sur les données fiscales de la BDIM, 2) le niveau d’agrégation (I ou F) et 3) l’année (l’extension de l’année à quatre chiffres existe dans la plupart des cas, mais pas tous).

Exemple : La variable de revenus d’intérêts et d’investissements au niveau individuel pour 2014 serait intitulée INVI_I2014.

Les observations contenues dans les fichiers de la BDIM sont triées en fonction d’une variable, IMDB_ID (qui ne comprend pas d’extension d’année), permettant aux utilisateurs de maintenir un lien entre les années. L’accès aux données est rendu possible par le langage de programmation SAS. Un exemple de programme SAS permettant d’accéder aux données de la BDIM est fourni ci-dessous. Les exemples ci-dessous permettent d’effectuer la tâche suivante :

« obtenir le nombre de bénéficiaires d’aide sociale (AS) parmi les immigrants admis entre 2007 et 2012, vivant en Ontario entre 2015 et 2017 et pour lesquels aucun revenu ne figurait sur leur feuillet T4, par sexe et année (de 2015 à 2017) ».

Nous encourageons les chercheurs utilisant nouvellement la BDIM à passer cet exemple de programme SAS en revue. L’exemple comprend généralement trois composantes :

  1. la configuration de la bibliothèque : les attributions de bibliothèque sur les deux premières lignes sont les emplacements des fichiers d’entrée (première ligne) et de sortie (deuxième ligne);
  2. les étapes permettant de générer un ensemble de données de travail :
    1. Les fichiers d’entrée étant au format SAS, ils sont accessibles au moyen d’une instruction SET ou MERGE.
    2. Ce programme vise à obtenir le nombre de bénéficiaires d’aide sociale (AS) parmi les immigrants :
      1. admis entre 2007 et 2012;
      2. vivant en Ontario de 2015 à 2017;
      3. dont le feuillet T4 n’indiquait aucun revenu; et génère le nombre de bénéficiaires d’aide sociale, par sexe et année (dans ce cas, de 2015 à 2017);
  3. l’ensemble de données utilisé pour produire le nombre de bénéficiaires d’aide sociale. Cette partie, qui commence par « proc freq », produit les chiffres souhaités, tels qu’ils sont précisés dans le reste du document. À la fin du programme, quatre tableaux sont générés à partir du fichier de données créé.

Il est généralement recommandé que les programmes utilisent des variables figurant dans le FRPN plutôt que dans les fichiers de données fiscales annuelles, par souci de cohérence. L’exemple de programme utilise, par exemple, la variable de groupement par sexe (GENDER), variable figurant dans le FRPN (PNRF), plutôt que SXCO_I&YEAR, variable figurant dans le fichier IMDB_T1FF annuel. Dans ce programme, seules les personnes ayant rempli une déclaration chaque année entre 2015 et 2017 sont sélectionnées.

Lors de toute programmation dans SAS, il est important de distinguer les valeurs manquantes des zéros présents dans les champs numériques. Dans SAS, la plupart des opérations mathématiques effectuées avec des valeurs manquantes produiront des valeurs manquantes. Dans la BDIM, pour les années au cours desquelles une personne est présente, les variables numériques qui ne s’appliquent pas à cette personne prennent la valeur zéro « 0 ». Par exemple, si une personne sans conjoint a déclaré un revenu en 2015, la valeur de la variable RRSPSI2015 (contributions au REER d’un conjoint) devrait être zéro « 0 ». Si cette personne n’avait pas produit de déclaration de revenus en 2015, la valeur serait manquante.

Exemple de programme pour la BDIM

* Exemple de programme SAS pour la BDIM

libname source1 ‘FILEFOLDER1’; * emplacement des fichiers de la BDIM;
libname Out ‘FILEFOLDER2’; * répertoire de l’utilisateur ;

* L’objectif de ce programme est d’utiliser la BDIM pour obtenir le nombre de personnes recevant des prestations d’aide sociale, vivant en Ontario, pour lesquelles aucun revenu d’emploi ne figurait sur leur feuillet T4, selon le sexe et l’année (dans ce cas, de 2015 à 2017). Les données relatives aux provinces et aux revenus proviennent des fichiers annuels de la BDIM, alors que la variable relative au sexe provient du fichier PNRF_1980_2021 (FRPN). ;

* La première étape est de créer un fichier de données contenant toute l’information nécessaire à la création de nos tableaux. Ce fichier est nommé SAOnt et est enregistré dans le répertoire de sortie. L’identifiant longitudinal (IMDB_ID) est utilisé pour fusionner les ensembles de données annuels de la BDIM. ;

data out.SAOnt;
merge
source1.imdb _ t1ff _ 2015(where=(prco _ i2015 = 5) in=a
keep=imdb _ id prco _ i2015 saspyf2010 t4e __ i2015)

source1.imdb _ t1ff _ 2016(where=(prco _ i2016 = 5) in=b
keep= imdb _ id prco _ i2016 saspyf2016 t4e __ i2016)

source1.imdb _ t1ff _ 2017(where=(prco _ i2017 = 5) in=c
keep= imdb _ id prco _ i2017 saspyf2012 t4e __ i2017)

source1.pnrf _ 1980_2021(keep= imdb _ id gender landing _ year immigration _ category);
by IMDB _ id ;

If a and b and c and (landing _ year>=2007 and landing _ year<=2012);

* La personne doit avoir produit une déclaration de revenus pour chacune des trois années, et avoir été admise entre 2007 et 2012 (population d’intérêt).;

* On crée une variable dichotomique identifiant les bénéficiaires d’aide sociale pour chaque année. Cela produit trois variables :
flag_sa2015, flag_sa2016 et flag_sa2017, prenant la valeur 1 ou 0.;

If (t4e __ i2015=0 and saspyf2015>0) then flag _ sa2015 = 1 ;
else flag _ sa2015 = 0 ;
if (t4e __ i2016=0 and saspyf2016>0) then flag _ sa2016 = 1 ;
else flag _ sa2016 = 0 ;
if (t4e __ i2017=0 and saspyf2017>0) then flag _ sa2017 = 1 ;
else flag _ sa2017 = 0 ;
run;

* La procédure ’freq’ de SAS permet de produire nos tableaux. On doit ensuite s’assurer que les règles relatives à la confidentialité sont respectées. ;

proc freq data = out.SAOnt;
tables immigration _ category*flag _ sa2015*flag _ sa2016*flag _ sa2017
gender*flag _ sa2015*flag _ sa2016*flag _ sa2017 /missing ;
run ;
* Fin de l’exemple de programmation.;

D.2 Création d’une cohorte

Avant de commencer l’analyse, il est essentiel de déterminer la cohorte d’intérêt. Cette cohorte peut être limitée par l’année d’admission, des variables géographiques ou toute autre variable d’intérêt (p. ex. la catégorie d’admission ou le sexe), selon les besoins du chercheur. Une cohorte unique clairement définie doit être choisie pour assurer la comparabilité. Un chercheur peut s’intéresser, par exemple, aux femmes admises en 2000 et vivant au sein d’une famille ayant reçu l’aide sociale en 2001 (tableau 17). Une question d’étude relative à cette cohorte pourrait être « Quelle portion de cette cohorte a reçu l’aide sociale au cours des deux années suivantes (2002 et 2003)? » Il convient de noter que l’Agence du revenu du Canada (ARC) exige que le conjoint recevant le revenu net le plus élevé déclare le versement de l’aide sociale. Par conséquent, il est conseillé de générer la mesure de l’aide sociale (SASPY_F), y compris pour les particuliers, à partir des données au niveau familial.

Tableau 17
Exemple : Femmes admises en 2002 ayant reçu l’aide sociale (SASPY_F) en 2001 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Exemple : Femmes admises en 2002 ayant reçu l’aide sociale (SASPY_F) en 2001. Les données sont présentées selon IMDB_ID (titres de rangée) et SASPY_F2001, Année d’admission, SASPY_F2003, Sexe et SASPY_F2002, calculées selon dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
IMDB_ID Année d’admission Sexe SASPY_F2001 SASPY_F2002 SASPY_F2003
dollars
Source : Statistique Canada, exemple provenant de la base de données longitudinales sur l’immigration (BDIM).
IM583 2000 Femme 20 500 19 000 14 000
IM145 2000 Femme 3 000 0 0
IM548 2000 Femme 11 500 13 800 0
IM798 2000 Femme 16 000 18 000 8 000
IM961 2000 Femme 10 000 0 0
IM967 2000 Femme 9 500 0 0
IM110 2000 Femme 5 000 2 000 1 000
IM125 2000 Femme 1 000 0 200

D.3 Calcul des taux de rétention

L’un des principaux avantages de la BDIM est qu’elle comprend des variables géographiques permettant d’étudier la mobilité et la rétention. Aucune autre base de données ne présente un niveau comparable de détails annuels relatifs aux déclarants, en particulier pour des régions plus réduites. Disposer de mises à jour annuelles au niveau des provinces, des divisions de recensement, des régions métropolitaines de recensement, des agglomérations de recensement, des subdivisions de recensement et des secteurs de recensement permet une vaste gamme d’analyses.

Il est possible d’étudier les trajectoires de mobilité individuelle en attribuant simplement des indicateurs aux changements de code postal et de calculer des tendances de mobilité en étudiant les déménagements à des niveaux géographiques donnés. La mobilité au niveau des subdivisions de recensement (changements de subdivision de recensement d’une année à l’autre) et la mobilité à l’échelle provinciale (changement de province d’une année à l’autre) varie de manière significative en fonction de plusieurs caractéristiques d’immigrant, comme l’âge et la catégorie d’admission. Ces données géographiques sont dérivées du code postal (variable PSCO dans la BDIM au niveau individuel et familial). Le code postal est un code alphanumérique à six caractères définissant le lieu de livraison du courrier adressé aux clients du service postal au Canada. Voir la section 3.4.1 pour une description des variables géographiques.

Dans l’exemple ci-dessous (tableau 18), le chercheur s’intéresse à la mobilité jusqu’en 2002. Les personnes IM798, IM961, IM967 et IM110 peuvent être exclues de l’étude sur la mobilité du fait de l’absence de données (ou de fichiers).

Tableau 18
Exemple : Mobilité jusqu’en 2002 des immigrants admis en 2000 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Exemple : Mobilité jusqu’en 2002 des immigrants admis en 2000. Les données sont présentées selon IMDB_ID (titres de rangée) et , calculées selon (figurant comme en-tête de colonne).
IMDB_ID Année d’admission Province de destination PRCO 2000 PRCO 2001 PRCO 2002
Note ..

indisponible pour une période de référence précise

Note : PRCO : province de résidence.
Source : Statistique Canada, exemple provenant de la base de données longitudinales sur l’immigration (BDIM).
IM583 2000 C.‑B. C.‑B. C.‑B. C.‑B.
IM145 2000 Alb. Alb. Sask. Sask.
IM548 2000 Alb. Ont. Ont. Ont.
IM798 2000 Ont. .. indisponible pour une période de référence précise Ont. Ont.
IM961 2000 N.‑B. N.‑B. N.‑B. .. indisponible pour une période de référence précise
IM967 2000 Ont. .. indisponible pour une période de référence précise Alb. Ont.
IM110 2000 .. indisponible pour une période de référence précise Qc .. indisponible pour une période de référence précise Qc

Alors que la mobilité au niveau individuel est relativement simple, le taux de rétention des immigrants dans un territoire peut être calculé de diverses manières. La façon de calculer cette rétention est une décision analytique fondée sur les besoins particuliers du chercheur. Il est relativement simple de définir le nombre de personnes restant : il s’agit du nombre de personnes produisant une déclaration de revenus dans le territoire d’intérêt à un moment donné. Il est nécessaire de prendre une décision quant à la cohorte initiale d’admission pour laquelle le chiffre de rétention est calculé (le dénominateur du taux de rétention).

Les taux de rétention indiquent la proportion des immigrants déclarants résidant dans la province où ils ont été admis (définie comme la province de destination envisagée) à un moment donné. Pour une cohorte donnée (p. ex. l’année d’admission) et une année d’imposition donnée (ou un certain nombre d’années depuis l’admission), le dénominateur est le nombre de déclarants correspondant à la province d’admission sélectionnée. Le numérateur est le nombre de déclarants correspondant à la province d’admission sélectionnée qui résident également dans cette province.

Pour calculer les taux de rétention de la cohorte de 2011 trois ans après l’admission, un chercheur choisirait, par exemple, toutes les provinces d’admission (p. ex. la province de destination envisagée), toutes les provinces de résidence, l’année d’admission = 2011 et l’année de référence = 2014. Ce tableau ressemblerait au suivant

Tableau 19
Province de résidence en 2014 et province d’admission, cohorte de 2011 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Province de résidence en 2014 et province d’admission, cohorte de 2011. Les données sont présentées selon Province d’admission (titres de rangée) et Québec, Colombie‑ Britannique, Total – Province de résidence, Nouvelle- Écosse, Autre lieu de résidence, Terre‑Neuve‑ et‑Labrador, Ontario , Manitoba , Province de résidence, Alberta, Île‑du‑ Prince‑Édouard, Saskatchewan et Nouveau‑ Brunswick, calculées selon nombre d’immigrants unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province d’admission Province de résidence
Total –
Province de résidence
Terre‑Neuve‑ et‑Labrador Île‑du‑ Prince‑Édouard Nouvelle- Écosse Nouveau‑ Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie‑ Britannique Autre lieu de résidence
nombre d’immigrants
Source : Statistique Canada, Base de données longitudinales sur l'immigration de 2014.
Total – Province d’admission 174 740 405 330 1 365 880 31 505 70 590 9 695 6 120 26 965 26 390 500
Terre‑Neuve‑et‑Labrador 515 325 0 5 0 5 75 5 0 60 30 0
Île‑du‑Prince‑Édouard 1 245 0 265 25 10 30 560 0 0 50 295 0
Nouvelle‑Écosse 1 460 10 5 1 080 10 25 185 0 5 90 30 10
Nouveau‑Brunswick 1 340 0 10 35 750 55 275 0 10 80 120 0
Québec 36 275 10 10 35 15 30 200 3 255 40 75 1 190 1 400 45
Ontario 69 135 35 25 115 70 875 63 145 275 335 2 815 1 325 115
Manitoba 11 190 0 0 15 0 55 645 9 170 80 825 380 10
Saskatchewan 6 360 0 0 0 0 20 295 45 5 370 445 165 10
Alberta 21 940 10 0 20 0 95 810 65 140 20 170 590 35
Colombie‑Britannique 25 000 5 0 30 5 140 1 330 85 100 1 200 22 030 70
Autre 280 0 0 0 0 0 15 0 0 35 20 200

Les résultats pour la Nouvelle-Écosse donnent des renseignements à ce sujet. Au total, 1 460 personnes ont été admises en Nouvelle-Écosse en 2011 et ont produit une déclaration de revenus en 2014. Pour 1 080 de ces personnes, la Nouvelle-Écosse figurait comme province de résidence en 2014. Le taux de rétention sur trois ans pour la Nouvelle-Écosse serait 1 080/1 460, soit environ 74 %. Tableau 18 fournit également des renseignements sur les migrants secondairesNote  : 1 365 personnes admises en 2011 résidaient en Nouvelle-Écosse en 2014; parmi ces dernières, 1 080 envisageaient de résider en Nouvelle-Écosse et 285 avait indiqué une autre province de destination.

La définition susmentionnée de rétention part du principe que le nombre de déclarants pour la province donnée de destination envisagée est la population totale pouvant y rester au cours d’une année (c.-à-d., si les 1 460 personnes ayant envisagé de résider en Nouvelle-Écosse y avaient produit une déclaration de revenus en 2014, la province aurait enregistré un taux de rétention de 100 %). Cette méthode ne tient pas compte des interruptions de déclarations ou des émigrants ayant quitté le Canada, pour lesquels aucune déclaration fiscale n’était disponible en 2014.

Une option est une approche purement longitudinale, selon laquelle on sélectionne une seule cohorte d’admission (selon la province de destination envisagée, la province de déclaration de revenus initiale, ou les deux) et le taux de rétention est calculé comme la portion de cette cohorte déclarant toujours ses revenus dans cette province. Lorsque la province de déclaration de revenus initiale est utilisée pour définir la cohorte d’admission, il est recommandé que la première déclaration de revenus ait lieu l’année d’admission des immigrants (année d’admission = année d’imposition), afin d’exclure les personnes arrivées ailleurs et ayant ensuite migré dans cette région avant de déclarer leurs revenus pour la première fois. Il est possible d’ajouter une autre restriction, si le chercheur s’intéresse à la population dont le lieu de destination correspond au lieu géographique de la première déclaration de revenus.

Étant donné qu’une portion de chaque cohorte ne déclare pas de revenus pour l’année d’admission, il peut être nécessaire d’accroître la taille de la population pour une région en définissant la cohorte d’admission comme toute personne ayant déclaré ses revenus pour la première fois dans la région au cours des deux années suivant son admission (c.-à-d., first_tax_year = landing_year ou landing_year+1). Il n’est pas recommandé d’inclure à la « cohorte d’admission » les personnes dont la première déclaration de revenus a eu lieu plusieurs années après leur admission, car il est possible que ces personnes soient d’abord arrivées ailleurs sans toutefois avoir déclaré de revenus. Il est également suggéré d’exclure les déclarants intermittents de ces analyses, car leur lieu de résidence n’est pas connu pour les années pour lesquelles aucune donnée fiscale n’existe. La rétention calculée de cette manière indiquera une diminution graduelle du nombre; cette diminution est due aux immigrants cessant de déclarer leurs revenus, émigrant ailleurs ou décédant.

Si un chercheur s’intéresse aux migrations secondaires vers une région, il est possible de l’évaluer en supprimant les personnes de la cohorte d’admission définie du nombre total d’immigrants déclarant des revenus dans la région au moment souhaité. Toutefois, à nouveau, il est suggéré de limiter ces analyses aux personnes ayant déclaré leurs revenus pour la première fois au cours de cette période (année 0 ou année 1), afin de ne pas prendre des déclarants tardifs pour des migrants dans la région. Si la cohorte d’admission est limitée aux immigrants dont la destination correspond au lieu de la première déclaration de revenus, il est suggéré de faire une autre distinction entre les migrants secondaires ayant produit leur première déclaration de revenus ailleurs (puis dans la région d’intérêt) et les immigrants ayant produit leur première déclaration de revenus dans la région d’intérêt, puis ayant été admis dans une autre région (ou lorsque toute donnée manque quant à leur destination envisagée).

Le tableau suivant présente un exemple d’une approche longitudinale de rétention provinciale utilisant des données fictives, selon diverses définitions de la cohorte d’admission initiale.

Tableau 20
Nombre d’immigrants déclarants au sein de la population en question résidant en Colombie‑Britannique et taux de rétention associé, par année depuis l’admission Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre d’immigrants déclarants au sein de la population en question résidant en Colombie‑Britannique et taux de rétention associé, par année depuis l’admission. Les données sont présentées selon Années depuis l’admission (titres de rangée) et Déclarants ayant pour la première fois déclaré des revenus en C.‑B. au cours de l’année 0 ou 1, Déclarants ayant pour la première fois déclaré des revenus en C.‑B. au cours de l’année 0 ou 1 et pour lesquels la destination envisagée était la C.‑B., Déclarants ayant pour la première fois déclaré des revenus en C.‑B. au cours de l’année 0 et Taux de rétention, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Années depuis l’admission Déclarants ayant pour la première fois déclaré des revenus en C.‑B. au cours de l’année 0 Taux de rétention Déclarants ayant pour la première fois déclaré des revenus en C.‑B. au cours de l’année 0 ou 1 Taux de rétention Déclarants ayant pour la première fois déclaré des revenus en C.‑B. au cours de l’année 0 ou 1 et pour lesquels la destination envisagée était la C.‑B. Taux de rétention
nombre pourcentage nombre pourcentage nombre pourcentage
Note ...

n'ayant pas lieu de figurer

Source : Statistique Canada, exemple provenant de la base de données longitudinales sur l’immigration.
0 20 000 100 20 000 ... n'ayant pas lieu de figurer 17 500 ... n'ayant pas lieu de figurer
1 18 000 90 25 000 100 19 000 100
2 17 000 85 23 000 92 18 000 95
3 16 500 83 22 000 88 17 500 92

Dans l’exemple ci-dessus, il est possible de calculer la rétention en Colombie-Britannique selon trois définitions de la population; le taux de rétention sur trois ans varie alors en fonction de la définition adoptée. Il est important que toutes les personnes de l’échantillon déclarent des revenus à chaque moment d’intérêt.

Avec la publication de la BDIM de 2023, un tableau récapitulatif sur la mobilité est disponible sur le site Web de Statistique Canada. Les mesures de mobilité comparent la destination prévue des fichiers d'immigration à la province de résidence obtenue à partir des déclarations de revenus. Par exemple, le tableau 21 présente les mesures de mobilité en fonction des différences entre la province de destination prévue des immigrants admis en 2010 et leur province de résidence en 2015 selon leur déclaration de revenus.

Tableau 21
Mesures de mobilité pour l'année d'admission 2010 selon la province, année d'imposition 2015 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Mesures de mobilité pour l'année d'admission 2010 selon la province, année d'imposition 2015 Total résidence (b), Migration externe (c), Destiné et toujours résident (e=a-c), Taux de rétention (g=e/a), Total destination (a), Taux de migration externe (h=1-e/a), Migration interne (d), Taux de croissance de la population (f=b/a-1) et Taux de migration interne (i=d/a), calculées selon unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Total destination
(a)
Total résidence
(b)
Migration externe
(c)
Migration interne
(d)
Destiné et toujours résident
(e=a-c)
Taux de croissance de la population
(f=b/a-1)
Taux de rétention
(g=e/a)
Taux de migration externe
(h=1-e/a)
Taux de migration interne
(i=d/a)
Note ..

indisponible pour une période de référence précise

Source : Statistique Canada, Base de données longitudinales sur l'immigration 2015 (BDIM).
Canada 200 600 200 600 27 260 27 260 173 340 0,0 86,4 13,6 13,6
Terre‑Neuve‑et‑Labrador 525 410 245 130 280 ‑21,9 53,3 46,7 24,8
Île du Prince Edward 1 930 370 1 630 70 305 ‑80,8 15,8 84,5 3,6
Nouvelle Écosse 1 630 1 405 570 340 1 065 ‑13,8 65,3 35,0 20,9
Nouveau Brunswick 1 535 920 795 180 740 ‑40,1 48,2 51,8 11,7
Québec 38 050 33 900 5 955 1 805 32 095 ‑10,9 84,4 15,7 4,7
Ontario 83 355 84 965 7 725 9 335 75 630 1,9 90,7 9,3 11,2
Manitoba 11 475 9 785 2 420 730 9 055 ‑14,7 78,9 21,1 6,4
Saskatchewan 5 620 5 410 1 220 1 015 4 400 ‑3,7 78,3 21,7 18,1
Alberta 24 255 29 850 2 360 7 955 21 895 23,1 90,3 9,7 32,8
Colombie Britannique 31 820 32 790 4 250 5 215 27 575 3,1 86,7 13,4 16,4
Autre 405 420 95 115 305 3,7 75,3 23,5 28,4
Manquants .. indisponible pour une période de référence précise 365 .. indisponible pour une période de référence précise 365 .. indisponible pour une période de référence précise 0,0 0,0 0,0 0,0

Le nouveau tableau fournit les mesures de mobilité suivantes :

Le tableau 21 montre que 200 600 immigrants ont été admis au Canada en 2010 et ont produit une déclaration de revenus en 2015.

Des 83 355 immigrants déclarants qui avaient l'intention de résider en Ontario, 75 630 y sont demeurés en 2015, ce qui représente un taux de rétention de 90,7 %.

Alors que 7 725 immigrants déclarants ont quitté l'Ontario, 9 335 immigrants déclarants ont déménagé en Ontario à partir d'autres provinces de destination. Ainsi, pour cette cohorte de 2010, le nombre total de résidents de l'Ontario en 2015 était de 84 965, soit 1,9 % de plus que le nombre d'immigrants déclarants qui comptaient résider en Ontario.

Enfin, les analystes doivent procéder avec précaution lors de l’étude de divisions géographiques de faible niveau sur une longue période, car les frontières des agglomérations et des régions métropolitaines de recensement évoluent et des subdivisions de recensement sont abandonnées et ajoutées. Lorsque cela est possible, les analystes devraient exécuter le programme de Fichier de conversion des codes postaux (FCCP+) pour uniformiser les codes postaux en divisions géographiques constantes.

D.4 Calcul des trajectoires de revenu au cours du temps

Comme pour le taux de rétention, calculer l’évolution des revenus de salaires, traitements et commissions d’une année à l’autre (ou, d’ailleurs, toute variable économique) nécessite des données consécutives. Si un chercheur, par exemple, souhaite comparer le revenu de salaires, traitements et commissions médian de la cohorte de femmes âgées de 24 ans à 54 ans en 2000, un an après leur admission et cinq ans après leur admission (tableau 22), les enregistrements présentant des fichiers FFT1 manquants devraient être supprimés de l’analyse. La décision de supprimer ces enregistrements se baserait sur le souhait d’évaluer le revenu médian de la cohorte par rapport au revenu médian des déclarants de la cohorte.

Tableau 22
Revenu de salaires, traitements et commissions médian de la cohorte de femmes âgées de 24 à 54 ans en 2000, 1 an et 5 ans après l’admission Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Revenu de salaires, traitements et commissions médian de la cohorte de femmes âgées de 24 à 54 ans en 2000, 1 an et 5 ans après l’admission. Les données sont présentées selon IMDB_ID (titres de rangée) et Âge à l’admission, Revenu de salaires 2005, Année d’admission, Revenu de salaires 2001 et Sexe, calculées selon dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
IMDB_ID Année d’admission Âge à l’admission Sexe Revenu de salaires 2001 Revenu de salaires 2005
dollars
Note ..

indisponible pour une période de référence précise

Source : Statistique Canada, exemple provenant de la base de données longitudinales sur l’immigration.
IM583 2000 34 Femme 20 500 49 000
IM145 2000 53 Femme .. indisponible pour une période de référence précise 56 000
IM548 2000 29 Femme 11 500 33 800
IM798 2000 31 Femme 36 000 0
IM961 2000 42 Femme 10 000 .. indisponible pour une période de référence précise
IM967 2000 40 Femme .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise
IM110 2000 35 Femme 0 59 000

Des précautions doivent être prises lors du calcul du revenu pour la « première année au Canada », car il peut ne pas représenter une année d’imposition complète. Une personne admise, par exemple, en novembre 2013 et ayant déclaré des revenus pour 2013 ne déclarerait que deux mois de revenus en 2013. Une pratique exemplaire est d’utiliser la première année de revenu complète (année d’admission +1, voir le tableau 20). Une exception concerne les déclarants précoces, ayant déclaré des revenus au Canada avant leur admission ainsi que pour l’année d’imposition, car ils sont plus susceptibles de déclarer des revenus pour une année entière.

Il est également important d’étudier le revenu au cours du temps en dollars constants. Par conséquent, il est nécessaire d’apporter des ajustements à l’aide de l’Indice des prix à la consommation (IPC) (voir l’annexe D.6). Cet ajustement a été apporté dans les tableaux de la BDIM.

D.5 Arrondissement des données

Statistique Canada s’engage à respecter la vie privée des Canadiens. Par conséquent, tous les tableaux produits à partir des fichiers IMDB_TIFF font l’objet d’un arrondissement. L’intérêt de cet arrondissement est de veiller à ce qu’aucune cellule réduite ne soit divulguée pouvant révéler des renseignements sur des personnes données ou de petits groupes de personnes. En général, les macros prélèveront un ensemble de données d’entrée non arrondies de diverses statistiques (nombres, moyennes, médianes, etc.) et créeront un ensemble de données arrondi.

Les règles d’arrondissement sont mises à la disposition de l’ensemble des chercheurs ayant accès aux microdonnées dans les Centres de données de recherche (CDR).

D.6 Ajustement du revenu selon l’Indice des prix à la consommation (IPC)

Afin de tenir compte du coût de la vie, il est nécessaire d’ajuster tous les revenus en fonction de l’Indice des prix à la consommation (IPC) du Canada. « L’Indice des prix à la consommation (IPC) est un indicateur de la variation des prix à la consommation payés par les Canadiens. Pour l’établir, on compare au fil du temps le coût d’un panier fixe de biens et services achetés par les consommateurs. Puisque le panier comprend des biens et services d’une quantité et d’une qualité constante ou équivalente, l’indice reflète uniquement la fluctuation pure des prixNote . » Les facteurs de correction pour 2017 sont présentés au tableau 24. Pour convertir les données en dollars constants d’une année donnée (année de référence), les utilisateurs de données doivent multiplier les valeurs en dollars de toutes les années, à l’exception de l’année de référence, par un facteur de correction propre à une année. Pour obtenir ces facteurs de correction, les utilisateurs de données doivent diviser l’IPC de l’année de référence par l’IPC de l’année étudiée. L’année de référence dans le tableau 24 est 2017.

Tableau 23
Facteur de correction de l’Indice des prix à la consommation de 2023 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Facteur de correction de l’Indice des prix à la consommation de 2023. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et L’ajustement de l’Indice des prix à la consommation de 2023 est égal à 157,1 divisé par, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année L’ajustement de l’Indice des prix à la consommation de 2023 est égal à 157,1 divisé par
nombre
Note : En 2023, l'IPC était 157,1. Pour transformer les montants d'une année en dollars constant de 2023, on doit multiplier le montant en dollars de cette année par le ratio d'inflation, qui est l'IPC de 2023 (xxxx) divisé par l'IPC de cette année.
Source: Statistique Canada, tableau 18-10-0005-01.
1982 54,9
1983 58,1
1984 60,6
1985 63,0
1986 65,6
1987 68,5
1988 71,2
1989 74,8
1990 78,4
1991 82,8
1992 84,0
1993 85,6
1994 85,7
1995 87,6
1996 88,9
1997 90,4
1998 91,3
1999 92,9
2000 95,4
2001 97,8
2002 100,0
2003 102,8
2004 104,7
2005 107,0
2006 109,1
2007 111,5
2008 114,1
2009 114,4
2010 116,5
2011 119,9
2012 121,7
2013 122,8
2014 125,2
2015 126,6
2016 128,4
2017 130,5
2018 133,4
2019 136,0
2020 137,0
2021 141,6
2022 151,2
2023 157,1

D.7 Calcul de mesures de revenu clés

Les tableaux de la BDIM contiennent plusieurs mesures du revenu. Le tableau 24 décrit les variables du FFT1 incluses dans ces calculs.

Tableau 24
Description des principales mesures de revenu dans la Base de données longitudinales sur l'immigration Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Description des principales mesures de revenu dans la Base de données longitudinales sur l'immigration. Les données sont présentées selon Measure (titres de rangée) et , calculées selon (figurant comme en-tête de colonne).
Measure Composantes Formule
Source : Statistique Canada, Base de données longitudinales sur I'immigration de 2023.
Revenu de salaires, traitements et commissions Revenu des feuillets T4 T4E__i + OEI__i
Revenu de travail indépendant  
Depuis 1988 Revenu provenant d'un travail indépendant comme des revenus d'entreprise, de profession libérale, de commissions, d'agriculture ou de pêche; revenu de société en commandite SEI__i + LTPI_i
Avant 1988 Revenu provenant d'un travail indépendant comme des revenus d'entreprise, de profession libérale, de commissions, d'agriculture ou de pêche SEI__i
Revenus d’emploi Somme des revenus de travail indépendant et des salaires, traitements et commissions T4E__i + OEI__i + SEI__i + LTPI_i
Revenu de placements Revenus d'intérêts et d'investissements; dividendes; gains et pertes en capital, net
imposable
INVI_i + XDIV_i + CLKGXi
Indemnités d’assurance‑emploi Indemnités d'assurance‑emploi EINS_i
Allocations sociales Allocations sociales (utilis er le niveau familial) SASPYf
Revenu total Somme de toutes les mesures décrites ci-dessus, plus de nombreuses mesures supplémentaires. Voir le dictionnaire des données fiscales de la BDIM pour une ventilation détaillée. XTIRCi

Il convient de noter que l’on utilise la variable de province de résidence à la fin de l’année (PRCO_) pour déterminer la province et que tous les revenus sont corrigés en fonction de l’Indice des prix à la consommation (IPC) de l’année la plus récente pour laquelle le FFT1 est disponible. « Moyenne, avec revenu » désigne le revenu moyen des immigrants déclarants ayant un revenu du type donné. « Médiane, avec revenu » désigne le revenu médian des immigrants déclarants ayant un revenu du type donné.


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