Modélisation de séries chronologiques multiniveaux de la couverture des soins prénataux au Bangladesh à des niveaux administratifs désagrégés Section 5. Modèles sélectionnés et prédiction des modèles
5.1 Modèle de
séries chronologiques multiniveaux pour ANC0
Aucune transformation n’est examinée pour les séries
de données d’entrée des estimations directes ou des estimations de F-H. Les
composantes à effet fixe suivantes sont incluses dans les modèles sélectionnés
pour MTS-I, MTS-II et MTS-III :
où
désigne la variable d’année quantitative standardisée,
qui définit une tendance linéaire à effet fixe. De même,
définit une tendance linéaire à effet fixe
pour chaque division distincte. Le tableau 5.1 présente la partie des
effets aléatoires des trois modèles. Si de multiples effets variables sont
modélisés, il y a donc un choix entre une matrice
scalaire, diagonale ou de covariance complète
dans (4.3). Pour les variations au fil du temps, les marches aléatoires de
second ordre
et
ont finalement été sélectionnées. Les
composantes de bruit blanc sont considérées, mais ne sont pas incluses dans le
modèle final, car elles n’amélioraient pas l’ajustement du modèle.
Tableau 5.1
Résumé des composantes à effet aléatoire pour le modèle de séries chronologiques multiniveau sélectionné pour ANC0. Les deuxième et troisième colonnes font référence aux effets variables avec la matrice de covariance
dans (4.3), tandis que la quatrième colonne fait référence à la variable de facteur associée avec
dans (4.3). La dernière colonne contient le nombre total d’effets aléatoires pour chaque composante Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Résumé des composantes à effet aléatoire pour le modèle de séries chronologiques multiniveau sélectionné pour ANC0. Les deuxième et troisième colonnes font référence aux effets variables avec la matrice de covariance (équation) dans (4.3). Les données sont présentées selon Composante du modèle (titres de rangée) et Formule V, Structure de la variance, Facteur A et N d’effets(figurant comme en-tête de colonne).
Composante du modèle
Formule V
Structure de la variance
Facteur A
Nbre d’effets
RIS_District
complète
District
128
RW2_Division
Division
scalaire
RW2(année)
147
RW2_District
District
scalaire
RW2(année)
1 344
District spatial
1
scalaire
Spatial(District)
64
Le prédicteur linéaire du modèle sélectionné peut être
écrit, selon les éléments pour le district
et l’année
comme suit :
où
est le vecteur des effets fixes correspondant
aux covariables
conformément à la spécification dans (5.1),
désigne des ordonnées à l’origine aléatoires
variant selon le district,
désigne la
variable pour l’année
et
les pentes aléatoires correspondantes variant
selon le district. Ces ordonnées à l’origine et pentes aléatoires sont
distribuées conjointement comme suit :
Les effets de marche aléatoire de second ordre au niveau du district et
de la division sont distribués ainsi :
où
doit être lu comme la division
à laquelle le district
appartient. Enfin, les effets spatiaux
sont distribués comme suit :
où
est la taille de l’ensemble
des districts voisins du district
Les distributions a priori pour la matrice de covariance de (5.3) et les autres
paramètres de variance sont choisis de la façon décrite à la section 4.1.
Pour que les composantes du modèle soient identifiables, les contraintes
suivantes sont imposées :
Notons que les tendances de RW2 sont précisées au niveau des divisions
et des districts, chaque fois avec une structure de variance scalaire. Toute
tendance au niveau de la division est partagée par tous les districts
sous-jacents. Les écarts de chaque district par rapport à cette tendance au
niveau de la division sont modélisés avec les tendances de la RW2 au niveau du
district. Il s’agit d’une solution de rechange parcimonieuse permettant
d’emprunter de l’information dans le temps et l’espace, comparativement à ce
qu’apporterait la modélisation des tendances de RW2 au niveau du district
seulement avec une matrice de covariance complète (Boonstra et
van den Brakel, 2019).
5.2 Modèle de
séries chronologiques pour ANC4
La transformation par la racine carrée est appliquée
aux séries de données d’entrée des estimations directes et de F-H de ANC4 pour
les modèles MTS-I, MTS-II et MTS-III. Pour MTS-I, on applique la FGV (3.3) aux
erreurs-types transformées afin d’obtenir la matrice de la variance
comme cela est expliqué à la fin de la
sous-section 3.5. Pour la composante à effet fixe, une variable de facteur
appelée « Région » a été créée en fonction du degré d’urbanisation
d’après Rahman, Mohiuddin, Kafy, Sheel et Di (2019). La variable comporte
quatre niveaux : 1) pour trois grandes villes, Dhaka, Chittagong et Gazipur; 2) pour neuf autres
grandes villes régionales (Barisal, Bogra, Comilla, Khulna, Mymensing, Narayanganj, Rajshahi, Rangpur, Sylhet); 3) pour trois districts vallonnés (Bandarban, Khagrachhari et Rangamati);
4) pour les districts restants. Cette variable a surtout aidé dans
l’ajustement des estimations pour les trois districts vallonnés sur lesquels
les sept enquêtes examinées comportent très peu (voire pas) d’information. Le
modèle final comprend les composantes à effets fixes suivantes :
On constate que l’interaction entre « Division » et
« yr.c » (comme dans le modèle ANC0) est négligeable dans le modèle ANC4. Les composantes à effet aléatoire du modèle ANC4 présentées au
tableau 5.2 sont très semblables à celles utilisées pour le modèle ANC0
(voir le tableau 5.1). On a considéré une tendance au niveau local plutôt
qu’une tendance lisse au niveau de la division (RW1_Division dans le
tableau 5.2) puisque la composante de tendance lisse (RW2_Division, comme
dans le tableau 5.1) produisait un certain biais dans les tendances à
l’échelle du pays et de la division. De plus, le modèle avec la composante
RW1_Division donne de meilleurs résultats pour les critères d’information que
le modèle avec la composante RW2_Division. Les composantes de bruit blanc sont
considérées, mais ne sont pas incluses dans le modèle final, car elles
n’amélioraient pas l’ajustement du modèle.
Tableau 5.2
Résumé des composantes à effet aléatoire pour le modèle de séries chronologiques multiniveau sélectionné pour ANC4. Les deuxième et troisième colonnes font référence aux effets variables avec la matrice de covariance
dans (4.3), tandis que la quatrième colonne fait référence à la variable de facteur associée avec
dans (4.3). La dernière colonne contient le nombre total d’effets aléatoires pour chaque terme Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Résumé des composantes à effet aléatoire pour le modèle de séries chronologiques multiniveau sélectionné pour ANC4. Les deuxième et troisième colonnes font référence aux effets variables avec la matrice de covariance (équation) dans (4.3). Les données sont présentées selon Composante du modèle (titres de rangée) et Formule V, Structure de la variance, Facteur A et N d’effets(figurant comme en-tête de colonne).
Composante du modèle
Formule V
Structure de la variance
Facteur A
Nbre d’effets
RIS_District
complète
District
128
RW1_Division
Division
scalaire
RW1(année)
147
RW2_District
District
scalaire
RW2(année)
1 344
District spatial
1
scalaire
Spatial(District)
64
Par
ailleurs, le modèle peut être exprimé comme dans (5.2), où désormais
et
correspondent à la spécification des effets
fixes (5.7). La seule autre différence est que les tendances au niveau de la
division sont maintenant modélisées comme une marche aléatoire de premier
ordre :
où pour des
raisons d’identifiabilité, la contrainte
est imposée pour toute division
Comme dans le cas de ANC0, les tendances de
RW1 sont précisées au niveau des divisions et les tendances de RW2 au niveau
des districts, les deux avec une structure de variance scalaire comme moyen
parcimonieux d’emprunter de l’information dans le temps et l’espace.
5.3 Estimation
des tendances
Les
estimations des tendances sont calculées à partir des résultats de la
simulation MCMC. Dans une première étape, pour chaque réplique de MCMC, un
vecteur de dimension
contenant des prédictions au niveau le plus
détaillé de toutes les combinaisons année-district est calculé comme
suit :
où l’exposant
indexe les tirages MCMC retenus. Notons que
comprend aussi les prédictions pour les années
sans observations d’enquête. Étant donné qu’une transformation par la racine
carrée a été appliquée à aux séries de ANC4, la rétrotransformation suivante
pour les vecteurs
a été examinée, d’après Boonstra et coll. (2021) :
Le deuxième terme
du côté droit est une correction de biais (relativement petite) utilisant les
erreurs-types transformées et lissées. La correction du biais découle du fait
que l’espérance par rapport au plan de sondage des estimations directes peut
être écrite comme suit :
où
est le vecteur des erreurs d’échantillonnage
après transformation, censé être normalement distribué avec des erreurs-types
Le problème posé par les données dont nous disposons
est que la correction du biais ne peut être appliquée qu’aux années d’enquête,
étant donné que les erreurs-types ne sont disponibles que pour ces années.
L’application de la correction du biais uniquement pour les années d’enquête
fausse les estimations des tendances, comme le montrent Das,
van den Brakel, Boonstra et Haslett (2021). Dans le cas du modèle MTS-I, l’effet
de cette correction de biais est plus évident pour les domaines pour lesquels
il n’y a pas d’estimations directes, en particulier pour les districts
vallonnés de Chittagong. L’effet de
la correction du biais est moindre dans le cas des modèles MTS-II et MTS-III,
puisque les erreurs-types estimées par les estimations de F-H sont déjà
suffisamment lissées et convergentes. Toutefois, à l’échelle nationale et au
niveau de la division, cette correction de biais entraîne une certaine
surestimation dans certaines années d’enquête pour toutes les tendances qui
reposent sur des modèles MTS. Par conséquent, la correction du biais pour la
transformation par la racine carrée n’est pas appliquée dans les estimations de
tendances, mais seulement utilisée dans le calcul des estimations transversales
de F-H.
On
obtient les estimations des tendances avec leurs erreurs-types au niveau le
plus détaillé des districts pour toutes les années en prenant la moyenne et
l’écart-type sur les répliques MCMC
respectivement. Pour obtenir les tendances au
niveau de la division et du pays, on agrège chaque réplique MCMC à partir de
l’échelle régionale la plus détaillée des districts, en utilisant le nombre de
femmes qui ont été mariées comme variable de pondération. Ensuite, on obtient
les estimations de tendance et leurs erreurs-types en prenant la moyenne et
l’écart-type sur ces répliques MCMC agrégées.
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