Statistiques sur les crimes déclarés par la police au Canada, 2025
Diffusion : 2026-07-22
Aperçu
Au Canada, les crimes déclarés par la police sont habituellement mesurés au moyen de deux indicateurs principaux : le taux de criminalité traditionnel, qui a servi historiquement de mesure normalisée du volume de la criminalité par rapport à la population, et l'Indice de gravité de la criminalité (IGC), qui mesure à la fois le volume de la criminalité par rapport à la population et la gravité relative de tous les crimes déclarés par la police, en attribuant une pondération supérieure aux infractions plus graves.
En 2025, l'IGC a diminué de 5 % pour se situer à une valeur de 75,01. Il s'agit de la deuxième baisse annuelle consécutive, après une tendance à la hausse qui s'est amorcée en 2015 et qui a atteint 81,27 en 2023.
Le taux de criminalité traditionnel — qui comprend les infractions au Code criminel, sauf les délits de la route — a diminué de 2 % pour s'établir à 5 585 affaires pour 100 000 habitants en 2025. Par rapport à l'IGC, cette situation suggère que la gravité globale de la criminalité a reculé davantage que le volume de crimes, étant donné la baisse en pourcentage plus prononcée de l'IGC.
L'IGC représente les variations du volume de la criminalité par rapport à la population, à la gravité moyenne des crimes, ou aux deux facteurs. Il a été normalisé à une valeur de 100 en 2006, celle-ci servant de référence pour les comparaisons au fil du temps. L'IGC peut également servir à observer les variations annuelles du volume et de la gravité des crimes déclarés par la police dans leur ensemble. Les valeurs ont fluctué entre 66,90, soit le taux le plus bas enregistré en 2014, et le sommet de 118,84, atteint en 1998, la première année pour laquelle des données de l'IGC sont disponibles. En 2025, l'IGC était 37 % inférieur au sommet de 1998 et 25 % inférieur à celui de l'année de référence 2006.
L'IGC a fait son apparition en 2009 dans l'optique de compléter le taux de criminalité traditionnel, qui mesure le nombre de crimes déclarés par la police par rapport à la population, mais qui attribue la même pondération à tous les crimes. Bien que le taux de criminalité demeure une mesure historique importante du volume global de la criminalité, il est moins sensible aux variations touchant les crimes plus graves, mais relativement peu fréquents. L'IGC tient compte de cette limite en pondérant tous les crimes selon leur gravité, tout en tenant compte du volume de crimes déclarés par la police. L'IGC est le fruit de vastes consultations et de mises à l'essai méthodologiques. Il est un indicateur clé dans le domaine « Saine gouvernance » du Cadre de qualité de vie pour le Canada. Pour en savoir plus sur l'IGC et la mesure des crimes déclarés par la police, voir Comprendre et utiliser l'Indice de gravité de la criminalité déclaré par la police et la note aux lecteurs.
Ce communiqué a pour but de présenter un aperçu global des crimes déclarés par la police au Canada en 2025. Il ne rend pas nécessairement compte des tendances à long terme, des variations régionales ou des tendances propres aux infractions.
Des renseignements supplémentaires contextuels et précis se trouvent dans des produits analytiques publiés antérieurement et dont les liens sont présentés dans la note aux lecteurs, les tableaux de données en ligne qui accompagnent le présent communiqué ainsi que les tableaux figurant à la fin de celui-ci.
L'infographie connexe intitulée « Crimes déclarés par la police au Canada en 2025 » vient également d'être publiée. De plus, les données sur les crimes déclarés par la police pour l'année 2025 seront également accessibles peu de temps après la diffusion du présent communiqué. Elles se trouveront dans les tableaux de bord interactifs de visualisation des données accessibles au moyen du Carrefour de renseignements déclarés par la police.
Le recul de l'IGC global observé en 2025 s'explique par une baisse de l'IGC avec violence (-4 %) et de l'IGC sans violence (-5 %). Même si les deux indices ont affiché une diminution similaire en points de pourcentage, les crimes sans violence ont continué de représenter la plus grande part (63 %) de l'IGC.
En 2025, un repli de l'IGC a été enregistré dans la totalité des provinces et des territoires, sauf au Nouveau-Brunswick (+6 %) et au Nunavut (+10 %). De manière semblable, la plupart des régions métropolitaines de recensement du Canada ont aussi affiché des baisses.
Principales tendances nationales relatives aux crimes déclarés par la police en 2025
Les sections suivantes portent sur les variations des taux d'infractions déclarées par la police qui ont le plus contribué à la variation annuelle de l'IGC, dont les infractions relatives au vol, à la fraude et à l'extorsion, ainsi que les infractions liées au matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels. Elles traitent également d'autres indicateurs de criminalité et de sécurité publique, comme les homicides et les crimes haineux.
Le taux d'introductions par effraction recule pour une troisième année consécutive et représente le facteur ayant le plus contribué à la baisse de l'Indice de gravité de la criminalité
Les introductions par effraction — le type de crime contre les biens le plus grave d'après la pondération de l'IGC — ont eu la plus forte incidence sur la baisse de l'IGC en 2025. Le taux d'affaires déclarées par la police a diminué de 11 % pour s'établir à 264 affaires pour 100 000 habitants, ce qui représente 109 753 affaires. Le taux a reculé dans l'ensemble des provinces et des territoires.
Le taux d'introductions par effraction diminue de façon constante au fil du temps. En 2025, il était inférieur de 41 % au taux observé en 2015 et inférieur de 77 % à celui enregistré en 1998, année au cours de laquelle des données comparables ont été recueillies pour la première fois.
Le vol de véhicules à moteur diminue pour une deuxième année d'affilée après trois années consécutives de hausses
En 2025, le taux de vols de véhicules à moteur a diminué de 16 % pour s'établir à 201 affaires pour 100 000 habitants, ce qui représente 83 652 affaires. La baisse a été d'une ampleur comparable à celle observée en 2024, après trois hausses annuelles consécutives. Par ailleurs, le taux affiché en 2025 était inférieur de 9 % à celui enregistré en 2015 et inférieur de 64 % au sommet atteint en 2003.
Le vol à l'étalage progresse pour une cinquième année consécutive, alors que les autres vols mineurs diminuent pour la troisième année d'affilée
Malgré la diminution globale de l'IGC, les taux associés à certaines infractions ont augmenté en 2025. Pour une deuxième année consécutive, le vol à l'étalage de 5 000 $ ou moins a constitué le principal facteur ayant contribué à atténuer la baisse de l'IGC.
En 2025, la police a déclaré 208 941 affaires de vol à l'étalage (502 affaires pour 100 000 habitants). Il s'agit d'une hausse de 11 % par rapport à 2024. Le taux de vols à l'étalage a augmenté pendant cinq années consécutives de 2020 à 2025 et a progressé de plus des trois quarts (+79 %) de 2015 à 2025.
En revanche, le taux des autres types de vols de 5 000 $ ou moins (vols mineurs) a diminué de 5 % en 2025. Il s'agit d'une troisième baisse annuelle consécutive, et le taux enregistré en 2025 était inférieur de plus du quart (-26 %) à celui observé en 2015. Malgré ces tendances opposées, le taux de vols mineurs en 2025 était 1,6 fois plus élevé que le taux de vols à l'étalage et il s'est chiffré à 805 affaires pour 100 000 habitants.
Le taux d'affaires liées au matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels déclarées par la police recule pour une deuxième année consécutive, mais les déclarations ont été touchées par le traitement des affaires et la complexité des enquêtes
Le taux d'affaires liées au matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels, anciennement appelé pornographie juvénile, a diminué de 21 % en 2025 pour s'établir à 36 affaires pour 100 000 habitants, ce qui représente 15 075 affaires au total. Il s'agit de la deuxième baisse annuelle consécutive à avoir été observée après la hausse marquée enregistrée en 2023 (+54 %). La diminution constatée en 2025 a été le deuxième facteur en importance ayant contribué à la baisse de l'IGC. À l'instar des années précédentes, la production ou la distribution de matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels représentait la majorité (61 %) de ces affaires en 2025, tandis que la proportion restante de 39 % concernait la possession de matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels ainsi que l'accès à ce type de matériel.
L'interprétation des variations annuelles a permis de constater que les affaires liées au matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels déclarées par la police sont sous-dénombrées au Canada. Les chiffres et les tendances annuels représentent probablement le nombre d'enquêtes (actives ou closes), plutôt que toutes les affaires relevées. En raison d'une augmentation importante du volume et de la complexité des affaires — notamment l'utilisation de l'intelligence artificielle générative et les volumes élevés de contenu textuel —, les services de police pourraient ne pas disposer des ressources nécessaires pour enquêter sur toutes les affaires relevées. De plus, ils pourraient être confrontés à des défis plus larges quant aux enquêtes. Il pourrait s'agir, par exemple, de seuils juridiques touchant les mandats, de limites quant à la confidentialité des adresses IP et de la complexité des enquêtes sur la cybercriminalité. Pour en savoir plus, voir la note aux lecteurs ainsi que le rapport intitulé « L'exploitation sexuelle des enfants en ligne : un profil statistique des affaires déclarées par la police au Canada, 2024 ».
Le taux de l'ensemble des affaires de fraude affiche une baisse après une décennie de tendance à la hausse, et le taux d'affaires d'extorsion recule pour une deuxième année consécutive
En 2025, le taux de l'ensemble des affaires de fraude déclarées par la police (ce qui comprend la fraude en général, le vol d'identité et la fraude d'identité) a diminué de 4 % pour s'établir à 492 affaires pour 100 000 habitants. Toutefois, ce taux était supérieur de 61 % à ce qu'il était en 2015.
Souvent associée à la fraude, l'extorsion est un crime violent qui consiste à obtenir des biens par coercition. Le taux d'affaires d'extorsion déclarées par la police a diminué pour une deuxième année consécutive, en baisse de 10 % pour se chiffrer à 29 affaires pour 100 000 habitants en 2025. Tout de même, le taux observé en 2025 était plus de trois fois supérieur à celui enregistré 10 ans plus tôt (9 affaires pour 100 000 habitants en 2015).
Malgré le volume relatif des affaires de fraude et d'extorsion, bon nombre de ces crimes ne sont pas signalés à la police.
Le nombre de crimes haineux déclarés par la police diminue après une longue tendance à la hausse
Un crime haineux peut être perpétré contre une personne ou un bien et cibler, entièrement ou en partie, la race, la couleur, l'origine nationale ou ethnique, la religion, l'orientation sexuelle, l'identité de genre et l'expression de genre, la langue, le sexe, l'âge, l'incapacité mentale ou physique ou d'autres facteurs semblables.
Le nombre de crimes haineux déclarés par la police a diminué de 3 % pour passer de 4 841 affaires en 2024 à 4 708 affaires en 2025. Avant 2025, le nombre de crimes haineux avait plus que doublé (+166 %) de 2018 à 2024. Exprimés sous forme de taux, les crimes haineux déclarés par la police ont diminué de 4 % en 2025 pour s'établir à 11 affaires pour 100 000 habitants, mais leur nombre était plus de deux fois supérieur à ce qu'il était en 2018 (5 affaires).
La diminution du nombre d'affaires enregistrée en 2025 découle en grande partie du recul du nombre de crimes haineux ciblant la religion (-18 % pour s'établir à 1 115 affaires) et de ceux ciblant l'orientation sexuelle (-19 % pour s'établir à 534 affaires). En revanche, le nombre de crimes haineux visant la race ou l'origine ethnique était essentiellement stable (2 391 affaires en 2025, soit 1 affaire de moins qu'en 2024), tandis que le nombre de crimes haineux qui avaient d'autres motifs (comme les crimes haineux ciblant l'incapacité mentale ou physique, la langue, le sexe ou le genre, l'âge, ou le statut d'immigrant ou de nouvel arrivant au Canada) a augmenté de 52 % pour atteindre 562 affaires.
Des renseignements détaillés sur les crimes haineux sont accessibles dans le tableau 6 et en ligne dans les tableaux de données 35-10-0066, 35-10-0067 et 35-10-0191.
Le taux d'homicides au pays diminue pour une troisième année consécutive
La police a déclaré 672 homicides en 2025, soit 125 de moins que l'année précédente. Ce nombre représente un taux de 1,61 homicide pour 100 000 habitants, en baisse de 16 % par rapport au taux enregistré en 2024 (1,93 homicide). Il s'agit de la plus forte diminution d'une année à l'autre observée depuis 1986, ce qui a porté le taux à son plus faible niveau depuis 2014.
Parmi les victimes d'homicide en 2025, on comptait 175 femmes et filles victimes, soit un recul de 67 par rapport à 2024. Parallèlement, le nombre d'hommes et de garçons victimes d'un homicide a reculé de 53 pour s'établir à 494 victimes. Au total, trois victimes étaient de genre inconnu en 2025, soit cinq de moins que l'année précédente. Même si les hommes et les garçons représentaient la majorité (74 %) des victimes d'homicide, les femmes étaient proportionnellement plus nombreuses à être tuées par leur conjoint ou partenaire intime (41 % de femmes par rapport à 5 % d'hommes).
Les homicides attribuables à des gangs continuent de reculer
Le nombre d'homicides attribuables à des gangs a diminué pour passer de 155 en 2024 à 119 homicides en 2025, ce qui se traduit par un taux de 0,29 homicide pour 100 000 habitants. Ces homicides représentaient moins du cinquième (18 %) de l'ensemble des homicides. Cette baisse est en grande partie attribuable au nombre moins élevé d'homicides attribuables à des gangs commis à l'aide d'une arme de poing (-39 %), lequel est passé de 79 homicides en 2024 à 48 homicides en 2025. Dans l'ensemble, le nombre d'homicides commis à l'aide d'une arme de poing a diminué de 31 %.
Le taux de victimisation par homicide demeure plus élevé chez les Autochtones que chez les non-Autochtones
En 2025, le taux de victimisation par homicide chez les Autochtones (9,59 homicides pour 100 000 Autochtones) était environ huit fois plus élevé que celui enregistré chez la population non autochtone (1,13 homicide pour 100 000 non-Autochtones).
Veuillez consulter la note aux lecteurs pour obtenir de plus amples renseignements sur l'identification des victimes d'homicide ainsi que les liens vers des tableaux présentant les caractéristiques détaillées des homicides.
Note aux lecteurs
Contexte et renseignements connexes
Les statistiques sur les crimes déclarés par la police peuvent être influencées par de nombreux facteurs, dont les comportements du public en matière de signalement, les mesures proactives de la police, les ressources et les pratiques policières, la sensibilisation du public et les modifications législatives. Par conséquent, elles doivent être interprétées en parallèle avec d'autres sources d'information. De plus, les données déclarées par la police tiennent compte uniquement des affaires qui sont portées à l'attention de celle-ci.
Les données sur la victimisation autodéclarées constituent une source complémentaire d'information sur l'expérience de la criminalité vécue par les Canadiens, notamment les incidents qui ne sont pas signalés à la police. Par exemple, en 2019, environ 3 Canadiens sur 10 (29 %) ont déclaré que la victimisation dont ils ont fait l'objet ou celle subie par leur ménage a été signalée à la police. Le signalement variait grandement selon le type de crime. En effet, les proportions observées allaient d'environ la moitié des vols de véhicules à moteur, des introductions par effraction et des vols qualifiés ayant été signalés à 6 % des agressions sexuelles.
Les lecteurs qui souhaitent obtenir de l'information sur des sujets connexes qui ne sont pas abordés dans le présent communiqué, ou qui désirent avoir une vue d'ensemble du système de justice, peuvent consulter des produits publiés antérieurement, principalement au moyen de la publication intitulée Juristat. Les sujets portent notamment sur la violence familiale et la violence de la part d'un partenaire intime, le commerce du sexe, la traite des personnes, les armes à feu et les crimes violents, les infractions relatives aux drogues, les caractéristiques de la criminalité en milieu rural et en milieu urbain, la victimisation autodéclarée, les principaux indicateurs relatifs aux tribunaux de juridiction criminelle et aux services correctionnels au Canada, ainsi que les comparaisons de la criminalité entre le Canada et les États-Unis.
Programme de déclaration uniforme de la criminalité
Les données sur les crimes déclarés par la police, autres que les renseignements détaillés sur les homicides, proviennent du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC), qui est un recensement de tous les crimes dont les services de police ont pris connaissance au Canada. En 2025, les données couvraient 99,6 % de la population canadienne. La couverture est répartie comme suit pour chaque province et territoire : Terre-Neuve-et-Labrador (100 %), Île-du-Prince-Édouard (100 %), Nouvelle-Écosse (100 %), Nouveau-Brunswick (90,9 %), Québec (99,3 %), Ontario (99,9 %), Manitoba (99,8 %), Saskatchewan (98,9 %), Alberta (100 %), Colombie-Britannique (100 %), Yukon (98,4 %), Territoires du Nord-Ouest (99,2 %) et Nunavut (100 %). Les statistiques sur les crimes déclarés par la police sont recueillies conformément à un ensemble de catégories (infractions) et de définitions courantes de crimes approuvé à l'échelle nationale. Les différences entre les politiques, les procédures et les pratiques d'application de la loi des services de police locaux peuvent avoir une incidence sur la comparabilité des tendances en matière de criminalité.
Deux versions principales de l'instrument de collecte du Programme DUC fonctionnent simultanément, soit le Programme DUC agrégé (DUC 1) et le Programme DUC fondé sur l'affaire (DUC 2). Le Programme DUC 1 sert à recueillir des données sommaires par type d'infraction depuis 1962, ce qui permet une comparaison historique plus vaste que le Programme DUC 2. Ce dernier, lancé en 1988, permet de recueillir des renseignements plus détaillés (microdonnées) sur les affaires, les victimes et les auteurs présumés, et comprend un ensemble plus précis de catégories d'infractions. La majorité des renseignements qui figurent dans le présent communiqué reposent sur des résultats agrégés produits à l'aide des données du Programme DUC 2; les codes d'infraction du Programme DUC 1 sont mis en correspondance avec les codes d'infraction du Programme DUC 2, lorsque c'est possible, et sont imputés, au besoin.
Les révisions apportées au Programme DUC sont acceptées pendant une période d'un an suivant la diffusion initiale des données. À titre d'exemple, lorsque les statistiques de la criminalité de 2025 sont diffusées, les données de 2024 sont mises à jour afin de tenir compte des révisions qui ont été apportées de mai 2025 à mai 2026. Les données sont révisées une seule fois, puis elles sont figées de façon permanente. Au cours des 10 années précédentes, les données ont été révisées à la hausse 10 fois, la révision annuelle moyenne s'élevant à 0,52 %. Par ailleurs, les révisions de 2024 concernant les chiffres des personnes inculpées et des jeunes non inculpés ont entraîné une hausse de 0,60 % des chiffres de 2024.
Pour obtenir des explications détaillées de la terminologie et des concepts courants utilisés dans l'analyse des renseignements sur les crimes déclarés par la police, veuillez consulter la page « Définitions ».
Dans le présent communiqué, le calcul des variations en pourcentage est fondé sur des nombres non arrondis.
Comprendre et utiliser l'Indice de gravité de la criminalité
Le taux de criminalité traditionnel et l'Indice de gravité de la criminalité (IGC) sont deux façons complémentaires de mesurer les crimes déclarés par la police. Le taux de criminalité mesure le volume de crimes pour 100 000 habitants, y compris toutes les infractions au Code criminel (sauf les délits de la route), alors que l'IGC mesure à la fois le volume et la gravité des crimes, et ce, pour l'ensemble des infractions au Code criminel et aux autres lois fédérales. L'indice de base de l'IGC est de 100 pour l'année 2006. Tant le taux de criminalité traditionnel que l'IGC permettent de mesurer la criminalité en fonction de l'infraction la plus grave dans l'affaire criminelle.
L'IGC n'est pas conçu pour être utilisé seul ni comme indicateur universel de la sécurité globale. Il est préférable de l'interpréter dans un contexte plus large, à la lumière d'autres renseignements provenant des différentes étapes du système de justice, ainsi que d'autres caractéristiques, comme la population et les données démographiques, les conditions du marché du travail et les activités sur le marché du travail, l'emploi et le revenu, et le logement et les familles.
Pour obtenir plus de renseignements sur les concepts et l'utilisation de l'IGC, veuillez consulter le rapport intitulé « La mesure de la criminalité au Canada : présentation de l'Indice de gravité de la criminalité et des améliorations au Programme de déclaration uniforme de la criminalité » (85-004-X), ainsi que la série de produits servant à Comprendre et utiliser l'Indice de gravité de la criminalité, dont une vidéo, un feuillet d'information connexe et un document de référence, de même qu'un webinaire enregistré en juillet 2024.
Mesure des affaires de vol à l'étalage déclarées par la police
Dans le Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC), le vol à l'étalage est recueilli sous un code d'infraction distinct aux fins de la déclaration statistique, ce qui permet de l'analyser séparément des autres types de vols. La classification d'une affaire en tant que vol à l'étalage est fondée sur les renseignements recueillis par la police dans le cadre de son enquête, puis déclarés au Programme DUC. En vertu du Code criminel, le vol à l'étalage n'est pas une infraction distincte; il s'inscrit plutôt dans l'infraction plus générale qu'est le vol.
Le vol à l'étalage peut être considéré comme une infraction relativement mineure. Cependant, il peut entraîner des pertes financières considérables pour les entreprises. De plus, le signalement en ligne des vols à l'étalage peut également contribuer à une augmentation du nombre d'affaires déclarées par la police par rapport à d'autres types de vols.
Défis touchant la mesure des affaires liées au matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels déclarées par la police
En vertu de l'article 163.1 du Code criminel, il est illégal de posséder, de produire, d'imprimer ou de distribuer du matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels ou encore d'y accéder. Dans les cas où la victime n'est pas identifiée, l'infraction la plus grave déclarée dans le Programme DUC est « Matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels », lequel est généralement classé dans « Autres infractions au Code criminel ». Dans les cas où la victime est identifiée, la police consigne l'infraction la plus grave dans les catégories des agressions sexuelles, de l'exploitation sexuelle ou des autres infractions sexuelles contre les enfants, lesquelles sont classées comme des crimes contre la personne (« crimes violents »), et le matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels peut alors être déclaré comme une infraction secondaire.
Il est important de noter que les variations des taux d'une année à l'autre peuvent correspondre à des différences dans la reconnaissance et la déclaration des affaires liées au matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels ainsi que dans les enquêtes connexes, et pas nécessairement à un moins grand nombre ou un plus grand nombre de crimes perpétrés. Les différences d'une année à l'autre dans les rapports peuvent être influencées par divers facteurs, dont la présence ou l'absence de campagnes de sensibilisation du public, la mobilisation communautaire et la disposition du public à signaler les affaires à la police. Par ailleurs, les ressources policières, les politiques et la complexité des enquêtes, plus particulièrement pour ce qui est des affaires liées au matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels, ainsi que l'exploitation sexuelle des enfants en général, peuvent avoir une incidence considérable sur les données déclarées par la police.
Le Centre national contre l'exploitation des enfants (CNCEE) de la Gendarmerie royale du Canada est le principal point de contact au Canada pour les enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet. Une hausse importante du volume et de la complexité des affaires liées au matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels et d'autres affaires a exercé une pression importante sur le CNCEE et les services de police, limitant leur capacité de réagir à l'augmentation des demandes en matière d'enquête.
De plus, la récente décision R. c. Bykovets (2024 CSC 6) de la Cour suprême du Canada, qui a conclu qu'il existe une attente raisonnable en matière de vie privée à l'égard des adresses IP au titre de l'article 8 de la Charte canadienne des droits et libertés, peut avoir des répercussions sur les enquêtes sur la cybercriminalité, où l'information à propos de l'adresse IP est souvent la seule identification connue. À la suite de cette décision, les services de police doivent obtenir une autorisation judiciaire préalable, à savoir un mandat ou une ordonnance de communication, avant de pouvoir demander à des tiers (c.-à-d. des fournisseurs de services Internet) la communication de renseignements relatifs à l'abonné reliant l'adresse IP à une personne. Cette exigence peut nuire aux enquêtes ou y mettre fin, ce qui signifie que le nombre d'affaires enregistrées dans les systèmes de gestion des dossiers de police et déclarées par la suite au Programme DUC pourrait sous-estimer la prévalence de ce crime.
Seules les affaires enregistrées dans un système de gestion des dossiers de police sont déclarées dans le Programme DUC, ce qui signifie que toutes les autres affaires, y compris celles dont le traitement par le CNCEE et les services de police compétents est en attente, sont exclues des données policières. Par conséquent, les données déclarées par la police sur les affaires liées au matériel d'abus et d'exploitation pédosexuels représentent probablement le nombre d'enquêtes policières pour l'année, et non la portée intégrale de ce crime au Canada.
Enquête sur les homicides
Les renseignements détaillés sur les caractéristiques des victimes et des auteurs présumés d'homicide sont tirés de l'Enquête sur les homicides, laquelle permet de recueillir des renseignements déclarés par la police sur les caractéristiques de l'ensemble des affaires, des victimes et des auteurs présumés d'homicide au Canada. Dans le cadre de l'Enquête sur les homicides, des renseignements sur l'ensemble des meurtres ont commencé à être recueillis en 1961, puis le champ de l'enquête a été élargi afin d'inclure les affaires d'infanticide et d'homicide involontaire coupable en 1974. Le terme « homicide » est employé pour désigner chaque victime d'homicide. Par exemple, une seule affaire peut compter plus d'une victime; pour les besoins du présent communiqué, chaque victime correspond à un homicide.
Des renseignements détaillés sur les caractéristiques des homicides, comme les taux selon les régions géographiques, la méthode utilisée pour causer la mort et les liens avec des gangs, ainsi que sur les caractéristiques des victimes et des auteurs présumés, comme les renseignements sur l'identité autochtone ou racisée, l'âge, le genre et le lien avec l'auteur présumé, sont accessibles dans les tableaux de données en ligne. Un rapport analytique résumant certains de ces renseignements précis sera publié à l'automne.
Identité autochtone et Enquête sur les homicides
L'identité autochtone est déclarée par la police dans le cadre de l'Enquête sur les homicides et est déterminée à partir des renseignements trouvés sur la victime ou l'auteur présumé, comme une carte de statut, ou à partir des renseignements fournis par la famille de la victime, des membres de la communauté ou d'autres sources (p. ex. les registres de la bande). Les preuves médicolégales, comme les résultats de tests génétiques, peuvent aussi être acceptées pour déterminer l'identité autochtone des victimes. Étant donné les limites potentielles de l'identification secondaire, l'identification des victimes peut être sous-déclarée.
Pour les besoins de l'Enquête sur les homicides, l'identité autochtone correspond aux personnes identifiées par la police comme étant des Premières Nations (Indiens inscrits ou non inscrits), des Métis ou des Inuit, ou aux personnes ayant une identité autochtone, mais dont le groupe autochtone n'est pas connu de la police. L'identité non autochtone désigne les affaires pour lesquelles la police a confirmé qu'une victime n'a pas été identifiée comme étant autochtone. L'identité autochtone déclarée comme étant « inconnue » désigne les affaires pour lesquelles la police a été incapable de déterminer l'identité autochtone de la victime, ou les affaires pour lesquelles l'identité autochtone n'a pas été consignée par le service de police.
Les peuples autochtones du Canada continuent de courir un risque disproportionné d'être victimes d'un homicide. Ce risque est profondément enraciné dans les conséquences historiques et actuelles de la colonisation, et il englobe la discrimination systémique, la pauvreté et le traumatisme intergénérationnel.
Pour obtenir plus de renseignements généraux et contextuels sur les homicides et la victimisation chez les Autochtones, veuillez consulter, par exemple, les documents suivants : « La victimisation avec violence et les perceptions à l'égard de la sécurité : expériences des femmes des Premières Nations, métisses et inuites au Canada » et « La victimisation des Premières Nations, Métis et Inuits au Canada ». Par ailleurs, les documents suivants présentent un contexte additionnel sur les conséquences historiques et actuelles de la colonisation, notamment sur la discrimination systémique, la pauvreté et le traumatisme intergénérationnel : « Réclamer notre pouvoir et notre place : le rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées » et « Honorer la vérité, réconcilier pour l'avenir : Sommaire du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada ».
Produits
Les données de 2025 seront accessibles à compter du 29 juillet 2026 dans les tableaux de bord interactifs de visualisation des données intitulés « Carrefour de renseignements déclarés par la police : certains indicateurs de la criminalité », « Carrefour de renseignements déclarés par la police : les infractions criminelles », « Carrefour de renseignements déclarés par la police : comparaison de la criminalité entre les régions géographiques », « Carrefour de renseignements déclarés par la police : crimes haineux au Canada » et « Carrefour de renseignements déclarés par la police : l'homicide au Canada », par l'intermédiaire du « Carrefour de renseignements déclarés par la police », depuis la page Statistique Canada — Produits de visualisation des données (71-607-X).
L'infographie intitulée « Crimes déclarés par la police au Canada en 2025 » (11-627-M) a également été diffusée aujourd'hui.
Des données supplémentaires, comme les microdonnées détaillées, sont fournies sur demande.
Coordonnées des personnes-ressources
Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).
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