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Répercussions de la COVID-19 sur les Canadiens : premiers résultats de l'approche participative

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Diffusion : 2020-04-23

L'ampleur de la crise liée à la COVID-19 est sans précédent et a de profondes répercussions sur la santé ainsi que sur les activités sociales et économiques des Canadiens. Statistique Canada est déterminé à appuyer les décideurs et à informer les Canadiens en produisant des données et des analyses opportunes et pertinentes au sujet de la pandémie actuelle.

Récemment, Statistique Canada a fait appel à la relation unique qu'il entretient avec les Canadiens pour mettre au point une nouvelle initiative permettant de générer des données et des analyses rapidement et efficacement par l'intermédiaire d'une approche participative à la collecte des données, et les Canadiens ont répondu à l'invitation.

Du 3 au 9 avril 2020, près de 200 000 personnes ont visité le site Web et ont répondu à un questionnaire en ligne au sujet de l'incidence de la COVID-19 sur leur vie. Statistique Canada tient à remercier les participants qui ont pris le temps de répondre à ces questions importantes en cette période difficile.

Aujourd'hui, Statistique Canada diffuse la première d'une série de résultats fondés sur l'approche participative. Au cours des prochaines semaines, de nouvelles initiatives d'approche participative seront lancées pour obtenir des renseignements actuels sur d'autres questions importantes, comme la mesure dans laquelle la COVID-19 touche la vie et le bien-être de différents groupes de Canadiens. Les Canadiens sont invités à continuer à visiter le site Web pour participer.

Les lecteurs doivent noter que contrairement aux autres enquêtes menées par Statistique Canada, l'approche participative ne repose pas sur un plan de sondage s'appuyant sur un échantillonnage probabiliste. Par conséquent, les résultats présentés ci-après ne peuvent s'appliquer à l'ensemble de la population canadienne.

L'objectif de cette première diffusion est de mieux comprendre la manière dont les participants à l'initiative d'approche participative réagissent à la crise, en se penchant sur les différences selon le groupe d'âge et le sexe. Il est important d'examiner la façon dont divers groupes de population réagissent à la pandémie, parce que les Canadiens ne vivent pas tous la crise liée à la COVID-19 de la même façon.

Les résultats indiquent que les participants âgés sont les plus susceptibles de s'inquiéter des répercussions de la COVID-19 sur leur propre santé et qu'ils sont aussi préoccupés par le maintien des liens sociaux. En revanche, les jeunes sont proportionnellement plus susceptibles de s'inquiéter des conséquences sociales et économiques de la pandémie.

Près de 6 personnes âgées sur 10 déclarent ressentir beaucoup ou énormément d'inquiétude par rapport à leur santé

On a demandé aux participants le degré d'inquiétude que semaient chez eux diverses situations relatives à la pandémie de COVID-19.

Certaines inquiétudes étaient partagées par l'ensemble des participants, peu importe leur âge. Par exemple, au moins 80 % des participants de tous les groupes d'âge ont déclaré ressentir beaucoup ou énormément d'inquiétude par rapport à l'engorgement du système de santé. De même, la grande majorité des participants ont déclaré s'inquiéter pour la santé des personnes vulnérables.

Toutefois, d'autres questions inquiétaient davantage les Canadiens âgés. Plus particulièrement, près de 6 personnes sur 10 âgées de 65 ans et plus ont déclaré éprouver beaucoup ou énormément d'inquiétude par rapport à leur santé, comparativement à 23 % des personnes de 15 à 24 ans et à 28 % de celles de 25 à 34 ans. Des résultats similaires ont été observés pour les hommes et les femmes.

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: Proportion des participants de l'approche participative qui ont déclaré qu'un certain nombre de questions relatives à la pandémie de COVID-19 les inquiétaient beaucoup ou énormément, selon le groupe d'âge
Proportion des participants de l'approche participative qui ont déclaré qu'un certain nombre de questions relatives à la pandémie de COVID-19 les inquiétaient beaucoup ou énormément, selon le groupe d'âge

Le maintien des liens sociaux était également une source d'inquiétude pour les aînés, en particulier ceux de 75 ans et plus (37 %). Selon les données du recensement, le tiers des personnes de ce groupe d'âge vivent seules et pourraient de ce fait courir un plus grand risque d'isolement social. Étant donné que les aînés sont plus susceptibles d'avoir un réseau social restreint, les aînés vivant seuls peuvent être particulièrement plus à risque dans le contexte de la pandémie.

Les Canadiens âgés étaient également plus susceptibles que les Canadiens plus jeunes de déclarer qu'ils avaient élaboré un plan pour communiquer avec leur famille et leurs amis (tableau 1). C'était particulièrement le cas des femmes de 75 ans et plus, qui sont plus susceptibles de vivre seules. Dans ce groupe d'âge, 66 % des femmes et 55 % des hommes ont déclaré avoir élaboré des plans pour communiquer avec des membres de leur famille ou des amis.

Les participants plus jeunes sont plus susceptibles de s'inquiéter des effets sociaux de la pandémie

Les participants plus jeunes s'inquiétaient moins pour leur santé, étant davantage préoccupés par des facteurs de stress social tels que les tensions familiales attribuables au confinement ou la possibilité de désordre civil. Des recherches antérieures ont démontré que les jeunes ont un degré plus élevé d'interaction sociale, mais présentent un niveau inférieur de confiance envers leurs voisins et les inconnus.

Plus précisément, les participants de 15 à 24 ans étaient plus susceptibles d'éprouver beaucoup ou énormément d'inquiétude par rapport aux tensions découlant du confinement à domicile (41 %), ce qui préoccupait également les adultes de 35 à 44 ans (40 %), qui sont plus susceptibles de vivre avec de jeunes enfants. Cette proportion était de 30 % ou moins chez les participants de 55 ans et plus.

Les participants plus jeunes, âgés de 15 à 24 ans, étaient également plus susceptibles de craindre beaucoup ou énormément le désordre civil (43 %). Cette proportion était de 24 % chez les participants de 75 ans et plus.

Les participants de 15 à 24 ans (36 %) partageaient l'inquiétude de leurs aînés par rapport au maintien des liens sociaux, devant souvent délaisser leur vie bien remplie pour respecter les règles d'éloignement social.

Cela dit, les participants plus jeunes étaient moins susceptibles que ceux plus âgés d'avoir élaboré un plan pour communiquer avec leurs amis ou leur famille. Les jeunes hommes de 15 à 24 ans étaient encore moins susceptibles d'avoir formulé de tels plans, 44 % d'entre eux l'ayant fait (comparativement à 52 % des femmes du même groupe d'âge).

La violence familiale risque plus d'inquiéter les jeunes femmes

Dans une enquête précédente de Statistique Canada, menée au début de la pandémie, 10 % des femmes et 6 % des hommes ont déclaré craindre la possibilité de violence familiale.

Les résultats de l'initiative d'approche participative reflètent ce constat, car les femmes de tous les groupes d'âge étaient plus susceptibles que les hommes de déclarer que la possibilité de violence familiale semait chez elles beaucoup ou énormément d'inquiétude.

Les jeunes femmes de 15 à 24 ans (12 %), en revanche, étaient nettement plus susceptibles que les hommes du même groupe d'âge (8 %) de déclarer s'inquiéter beaucoup ou énormément de la possibilité de violence familiale.

Infographie 2  Vignette de l'infographie 2: Proportion des participants de l'approche participative qui ont déclaré que la possibilité de violence familiale semait chez eux beaucoup ou énormément d'inquiétude, selon le groupe d'âge et le sexe
Proportion des participants de l'approche participative qui ont déclaré que la possibilité de violence familiale semait chez eux beaucoup ou énormément d'inquiétude, selon le groupe d'âge et le sexe

Les jeunes sont également plus susceptibles de ressentir les effets économiques de la crise

Les jeunes participants étaient également plus susceptibles que les participants âgés de déclarer que la crise actuelle aurait des répercussions sur leur emploi ou leurs finances. Ces résultats reflètent les plus récentes données de l'Enquête sur la population active, qui indiquent que les jeunes travailleurs ont été les plus touchés par des pertes d'emplois à la suite de la crise.

Plus précisément, près de la moitié des participants âgés de 15 à 24 ans ont déclaré que la crise de la COVID-19 aurait des répercussions « modérées » ou « majeures » sur leur capacité à respecter leurs obligations financières. Cela se comparait à un taux global de 34 % pour tous les participants (tableau 2).

Par ailleurs, les jeunes étaient également plus susceptibles que les participants âgés de penser qu'ils allaient perdre leur emploi ou leur revenu provenant d'un travail autonome à la suite de la pandémie (43 %, comparativement à 28 % pour tous participants). Les résultats ci-dessus étaient semblables chez les hommes et les femmes.

Les personnes âgées se rendent moins souvent à l'épicerie et à la pharmacie, mais recourent plus souvent à un service de livraison

Les participants âgés étaient généralement moins susceptibles que les jeunes participants de déclarer qu'ils étaient allés faire des courses à l'épicerie ou à la pharmacie au cours de la dernière semaine, peut-être parce qu'ils se préoccupaient davantage de leur santé.

Cela était particulièrement le cas pour les femmes âgées de 75 ans et plus. Plus de la moitié des femmes de ce groupe d'âge n'étaient pas allées à l'épicerie ou à la pharmacie au cours de la dernière semaine (graphique 3), comparativement à environ le cinquième des femmes âgées de 45 à 54 ans.

Infographie 3  Vignette de l'infographie 3: Proportion des participants qui ne sont pas allés à l'épicerie ou à la pharmacie au cours de la semaine précédant l'initiative d'approche participative, selon le groupe d'âge et le sexe
Proportion des participants qui ne sont pas allés à l'épicerie ou à la pharmacie au cours de la semaine précédant l'initiative d'approche participative, selon le groupe d'âge et le sexe

Si elles étaient moins susceptibles d'aller à l'épicerie ou à la pharmacie, les personnes âgées étaient toutefois plus susceptibles de faire appel à des services de livraison pour obtenir de la nourriture ou des médicaments. Environ 25 % des personnes âgées de 65 à 74 ans et 32 % des personnes âgées de 75 ans et plus ont déclaré qu'elles utilisaient de tels services (tableau 3). Des résultats semblables ont été obtenus pour les hommes et les femmes.

Les participants âgés étaient toutefois moins susceptibles que les jeunes participants d'avoir commandé des plats préparés. Les femmes étaient généralement moins susceptibles que les hommes d'avoir eu recours à ces services.




  Note aux lecteurs

Les données du présent communiqué proviennent de l'initiative Approche participative : Répercussions de la COVID-19 sur les Canadiens. Le questionnaire participatif permet de recueillir des données sur la situation économique et sociale actuelle ainsi que sur la santé physique et mentale des personnes pour bien comprendre les besoins des collectivités et pouvoir mettre en place des mesures de soutien appropriées pendant et après la pandémie. Cette méthode de rechange de collecte de renseignements peut être utilisée pour compléter les données de sources plus traditionnelles, en particulier parce qu'elle est relativement peu coûteuse à mettre en œuvre et qu'elle permet d'accroître rapidement la précision des données. Du 3 au 9 avril, près de 200 000 personnes vivant au Canada ont répondu volontairement au questionnaire, qui mettait l'accent sur les comportements et les attitudes liés à la COVID-19. Au cours des prochaines semaines, de nouvelles initiatives d'approche participative seront lancées pour obtenir des renseignements actuels sur d'autres questions importantes, comme la mesure dans laquelle la COVID-19 touche la vie et le bien-être de différents groupes de Canadiens. Les Canadiens sont invités à continuer à visiter le site Web pour participer.

La présente analyse examine la variation des inquiétudes, des précautions et des habitudes hebdomadaires des participants d'un groupe d'âge à l'autre.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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