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Résultats

Près d'un million
Caractéristiques de l'emploi
Les symptômes dépressifs nuisent au travail
Problèmes au travail
Interactions avec les caractéristiques de l’emploi
Adaptation au stress et soutien
Associations à long terme
Mot de la fin

À l’échelle mondiale, la dépression est la principale cause à l’origine d’années vécues avec une incapacité1. Elle peut influer sur de nombreux aspects de la vie, y compris le travail. En fait, on estime que les répercussions de la dépression sur le rendement au travail sont plus importantes que celles des problèmes de santé chroniques comme l’arthrite, l’hypertension, les maux de dos et le diabète2,3.

Même si l’incapacité associée à la dépression peut rendre difficile de trouver et de conserver un emploi4-6, de nombreuses personnes qui ont vécu un épisode dépressif récemment font partie de la population active. En 2002, la majorité (71 %) des personnes de 25 à 64 ans qui avaient vécu un épisode dépressif majeur au cours des 12 mois qui ont précédé l’enquête étaient occupées et pouvaient donc être aux prises avec des symptômes dépressifs nuisant à leur capacité d’accomplir leur travail.

La dépression a été associée à l’absentéisme ainsi qu’à la baisse de productivité (présentéisme). Selon les estimations pour les États‑Unis, le coût de la dépression s’élève à 83,1 milliards de dollars par an (en dollars de 2000)7, dont la plus grande partie (62 % ou 51,5 milliards de dollars américains) est attribuable à l’absentéisme et au plus faible rendement au travail. Au Canada, les pertes de productivité sous forme de jours d’absence pour incapacité de courte durée attribuable à la dépression ou à une combinaison de dépression et de détresse ont été estimées à 2,6 milliards de dollars en 199816.

Le présent article est fondé sur les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2002 : Santé mentale et bien‑être (cycle 1.2) et de l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) menée de 1994‑1995 à 2002‑2003 (voir Méthodologie et Limites). La prévalence de la dépression chez les Canadiens occupés de 25 à 64 ans est estimée selon certaines caractéristiques (voir Définitions). Pour évaluer les répercussions de la dépression en milieu de travail, on examine les associations avec la réduction des activités au travail, les jours d’incapacité et les absences au moyen de modèles multivariés qui tiennent compte de l’effet des facteurs sociodémographiques, des caractéristiques de l’emploi et de la santé physique et mentale.

Dans la présente analyse, l’expression « problèmes au travail » couvre à la fois l’« absentéisme » et le « présentéisme ». L’absence du travail au cours de la dernière semaine est utilisée comme une mesure de l’absentéisme et la réduction des activités au travail, comme une mesure du présentéisme. Une troisième variable, soit « au moins un jour d’incapacité au cours des deux dernières semaines », combine des éléments des deux premières en ce qu’elle mesure les jours où les participants à l’enquête ont gardé le lit (absentéisme) et les jours où ils ont dû réduire leurs activités ou faire un effort supplémentaire pour les accomplir (présentéisme).

Près d'un million

Selon l’ESCC de 2002, 3,7 % des personnes de 25 à 64 ans occupées au moment de leur entrevue (soit quelque 489 000 personnes) avaient vécu un épisode dépressif au cours de l’année qui a précédé l’enquête (tableau 1). Un autre 8 % des personnes occupées (1,05 million) avaient vécu un épisode dépressif au cours de leur vie, mais non au cours de l’année qui a précédé l’enquête (données non présentées).

Comme dans la population générale17-25, la prévalence de la dépression chez les travailleurs était presque deux fois plus forte chez les femmes que chez les hommes (tableau 1) la dépression était moins prévalente chez les personnes mariées ou vivant en union libre (tableau 1) et plus prévalente chez celles vivant dans un ménage à faible revenu (tableau 1). Les différences selon l’âge et le niveau de scolarité n’étaient pas significatives.

Des études antérieures ont indiqué que la dépression est associée à la comorbidité physique ainsi que mentale21,25,26. Les résultats de l’ de 2002 étaient similaires. Les travailleurs qui ont souffert de problèmes de santé chroniques ou eu une dépendance à l’alcool ou aux drogues (au cours des 12 derniers mois) ou des troubles anxieux (au cours des 12 derniers mois et au cours de la vie) étaient plus susceptibles que ceux qui n’avaient pas ces problèmes de déclarer avoir vécu un épisode dépressif au cours de l’année qui a précédé l’enquête. L’excès de poids, toutefois, n’était pas associé à la dépression chez les travailleurs.

Caractéristiques de l'emploi

Un certain nombre de facteurs liés à l’emploi, soit la profession, les heures de travail, le travail par quarts et le stress au travail, étaient associés à la dépression.

Les cols blancs et les travailleurs dans les ventes ou les services étaient plus susceptibles que les cols bleus d’avoir souffert de dépression (tableau 1). Ce résultat est conforme à celui d’autres études qui ont révélé des différences sur le plan de la prévalence de la dépression selon la profession19,27‑31.
La prévalence de la dépression était relativement faible chez les travailleurs qui passaient plus de 40 heures par semaine au travail, mais relativement élevée chez ceux qui travaillaient moins de 30 heures, écart qui reflète peut‑être l’effet de la santé mentale sur le nombre d’heures travaillées. Les personnes qui avaient vécu un épisode dépressif au cours de l’année qui a précédé l’enquête n’étaient peut‑être pas capables de faire une semaine de travail complète, tandis que celles qui n’étaient pas de ce nombre étaient peut-être capables de travailler de plus longues heures.

Conformément aux recherches antérieures qui ont révélé un lien entre la santé mentale et le travail par quarts32, la prévalence de la dépression était plus élevée chez les travailleurs faisant le quart de soirée et de nuit que chez ceux ayant un horaire normal de jour.

En outre, selon l’ESCC, les personnes occupées qui ont déclaré que la plupart de leurs journées au travail étaient stressantes étaient plus susceptibles que celles dans une situation de travail moins stressante d’avoir vécu un épisode dépressif au cours de l’année qui a précédé l’enquête (voir Stress, adaptation et soutien). D’autres recherches ont également révélé un lien entre, d’une part, le stress au travail et, d’autre part, la dépression et d’autres troubles psychologiques.33‑35

Les symptômes dépressifs nuisent au travail

On a demandé aux participants à l’ESCC qui avaient vécu un épisode dépressif au cours de l’année qui a précédé l’enquête, d’indiquer dans quelle mesure, selon une échelle allant de 1 à 10, il avait nui à plusieurs aspects de leur vie durant la période où leurs symptômes avaient été les plus sévères. On leur a également demandé pendant combien de jours les symptômes dépressifs les avaient rendus totalement incapables de travailler ou d’exécuter leurs activités normales.

La plupart des travailleurs qui avaient souffert de dépression au cours de l’année qui a précédé l’entrevue (79 %) ont déclaré que les symptômes avaient nui à leur capacité de travailler dans au moins une certaine mesure. Près de un sur cinq (19 %) avait connu des troubles très sévères (cote 10) (tableau 2). En moyenne, les travailleurs souffrant de dépression ont déclaré 32 jours au cours de la dernière année durant lesquels leurs symptômes les avaient rendus totalement incapables de travailler ou d’exécuter leurs activités normales.

La forte mesure dans laquelle la dépression a nui au fonctionnement au travail n’est pas étonnante. Les symptômes de dépression peuvent comprendre la fatigue ou le manque d’énergie, une perte d’intérêt, une diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer et le fait de se sentir triste, découragé ou désespéré. Un certain nombre d’éléments cruciaux du rendement au travail sont particulièrement vulnérables à de tels symptômes, comme la gestion du temps, la concentration, le travail d’équipe et la production globale36.

Néanmoins, un travailleur sur cinq (21 %) ayant souffert de dépression au cours de l’année qui a précédé l’enquête a déclaré qu’elle n’avait pas eu d’effet sur sa capacité de travailler (tableau 2). Une proportion encore plus importante (40 %) ont déclaré n’avoir jamais eu un jour où ils avaient été totalement incapables de travailler ou d’accomplir leurs activités normales. Chez ces travailleurs, les symptômes n’avaient peut‑être pas été assez sévères pour nuire à l’exécution de leurs fonctions ou bien ils avaient eu une plus forte incidence sur d’autres aspects de leur vie. En fait, conformément aux résultats de recherches antérieures36, la cote moyenne indiquant la gravité du trouble occasionné par les symptômes dépressifs était plus élevée pour la vie sociale et les responsabilités à la maison que pour la capacité de travailler (tableau 3).

Le nombre de jours indiqué où le travailleur était totalement incapable de travailler, toutefois, représente probablement une sous-estimation de l’effet de la dépression sur le rendement au travail. Cette mesure ne saisit pas les jours où les participants à l’enquête sont allés au travail, mais ont été incapables de remplir leurs fonctions intégralement. D’autres études ont révélé un lien plus étroit entre les troubles mentaux et les jours où les travailleurs ont dû faire un effort supplémentaire ou réduire leurs activités au travail au lieu de perdre la journée de travail complètement29,30,37,38. En outre, ces jours d’efforts supplémentaires ou d’activités réduites au travail représentent une proportion plus grande du coût économique total des troubles mentaux pour les employeurs.38

Problèmes au travail

Les travailleurs ayant souffert de dépression étaient plus susceptibles que ceux n’ayant pas d’antécédents de dépression de déclarer plusieurs problèmes particuliers au travail : réduction des activités en raison d’un problème de santé de longue durée, au moins un jour d’incapacité pour des raisons de santé mentale au cours des deux dernières semaines et absence du travail au cours de la dernière semaine (graphique 1) (voir Les problèmes au travail).

Comparativement aux travailleurs sans antécédents de dépression, ceux qui avaient vécu un épisode dépressif au cours de l’année qui a précédé l’enquête étaient près de trois fois plus susceptibles de déclarer avoir réduit leurs activités au travail en raison d’un problème de santé de longue durée (29 % par rapport à 10 %). Les travailleurs qui avaient eu des antécédents de dépression au cours de la vie, même s’ils n’avaient pas souffert de dépression au cours de l’année qui a précédé l’enquête, couraient un plus grand risque de réduire leurs activités au travail (16 %). Toutefois, les travailleurs qui avaient des antécédents de dépression peuvent avoir intentionnellement réduit leurs activités, peut‑être pour diminuer le stress au travail et réduire au minimum le risque d’un autre épisode dépressif. En outre, ils souffraient peut‑être d’une dépression subclinique, phénomène qui a été lié à l’incapacité fonctionnelle2,40.

On observe aussi une relation étroite entre la dépression et les jours d’incapacité pour des raisons de santé mentale : 13 % des travailleurs ayant souffert de dépression au cours de l’année qui a précédé l’enquête ont déclaré au moins un jour au cours des deux dernières semaines où, pour des raisons émotionnelles ou mentales ou à cause de l’usage d’alcool ou de drogues, ils ont dû garder le lit, réduire leurs activités normales ou faire un effort supplémentaire pour accomplir leurs activités quotidiennes. En revanche, seulement 1 % des travailleurs sans antécédents de dépression ont déclaré avoir pris un jour d’incapacité pour des raisons de santé mentale.

Les absences du travail étaient beaucoup plus fréquentes chez les personnes qui avaient souffert de dépression au cours de l’année qui a précédé l’enquête que chez celles n’ayant pas d’antécédents de dépression. Alors que 16 % des travailleurs ayant déclaré un épisode récent avaient été absents au cours de la dernière semaine, c’était le cas de 7 % de ceux qui n’avaient jamais vécu un épisode dépressif.

La dépression s’accompagne souvent d’autres troubles psychiatriques, de consommation abusive d’alcool ou de drogues, ou de problèmes de santé qui peuvent nuire à la capacité de travailler. Pour déterminer si les associations entre la dépression et les problèmes au travail étaient statistiquement significatives, on a utilisé des modèles multivariés qui tiennent compte de l’effet de ces facteurs et d’autres facteurs confusionnels éventuels comme les caractéristiques sociodémographiques et les caractéristiques de l’emploi. Même lorsque les effets de tous ces facteurs sont pris en compte, les associations entre la dépression et les problèmes au travail persistent : pour les travailleurs ayant vécu un épisode dépressif au cours de l’année qui a précédé l’enquête, la cote exprimant la possibilité de réduction des activités au travail et d’absence du travail était plus de deux fois plus élevée et celle de déclarer un jour d’incapacité pour des raisons de santé mentale, six fois plus élevée que pour les travailleurs qui n’avaient pas d’antécédents de dépression (tableau 4).

Interactions avec les caractéristiques de l’emploi

L’association entre la dépression et les problèmes au travail peut être particulièrement forte dans certaines situations d’emploi. Par conséquent, les modèles pour les problèmes au travail ont été exécutés à nouveau en incluant des termes d’interaction entre la dépression et la profession, les heures de travail et l’horaire de travail.

L’interaction entre la dépression et les emplois de cols blancs était positive pour la réduction des activités au travail (rapport de cotes, 2,88; intervalle de confiance de 95 %, 1,36 à 6,12). Ainsi, même si les cols blancs étaient généralement moins susceptibles que les cols bleus de réduire leurs activités au travail (tableau 4), les cols blancs qui avaient vécu récemment un épisode de dépression étaient en réalité plus susceptibles de réduire leurs activités au travail (données non présentées). Cette différence peut être attribuable à une plus forte incidence des symptômes dépressifs sur les activités plus souvent comprises dans les emplois de cols blancs, comparativement à d’autres professions.

Une association entre la dépression et la réduction des activités au travail se dégage également dans le cas des personnes qui travaillent régulièrement le soir ou la nuit plutôt que le jour (rapport de cotes, 2,88; intervalle de confiance de 95 %, 1,04 à 7,95). Une étude antérieure a révélé des relations entre le fait de travailler le quart de soirée et les problèmes psychosociaux, les problèmes de santé chroniques, les problèmes de sommeil et la détresse32. Ainsi, il se peut que les symptômes dépressifs viennent renforcer l’incidence d’autres problèmes de santé associés au travail par quarts et, par conséquent, entraîner encore plus de problèmes au travail.

Adaptation au stress et soutien

Dans de nombreuses études, les stratégies d’adaptation et les niveaux de soutien ont été associés au risque de dépression et à d’autres maladies mentales41-47. Peu d’études ont porté sur la question de savoir si ces facteurs sont liés au rendement au travail des travailleurs souffrant de troubles mentaux.

Les résultats de l’ESCC montrent que les travailleurs qui avaient vécu récemment un épisode dépressif utilisaient souvent des mécanismes d’adaptation différents de ceux auxquels avaient recours d’autres travailleurs (voir Stress, adaptation et soutien). En effet, les travailleurs qui avaient vécu un épisode dépressif étaient plus susceptibles de déclarer faire face au stress en évitant d’être en compagnie des gens, en utilisant des moyens négatifs de réduire la tension (comme fumer ou boire plus que d’habitude), en se blâmant ou en souhaitant que la situation disparaisse; ils étaient moins susceptibles de parler à d’autres personnes ou de « regarder le bon côté des choses » (tableau 5). En outre, les travailleurs qui avaient souffert de dépression au cours de l’année qui a précédé l’enquête étaient plus susceptibles que ceux qui n’en avaient pas souffert de déclarer qu’ils avaient eu de faibles niveaux de soutien des collègues et des surveillants ainsi que de soutien social émotionnel.

Dans l’analyse multivariée, la plupart de ces variables portant sur les comportements d’adaptation et le soutien étaient associées aux problèmes au travail chez les personnes occupées dans leur ensemble (tableau 6). Cependant, dans l’analyse portant uniquement sur les travailleurs qui avaient vécu un épisode dépressif au cours de l’année qui a précédé l’enquête, seulement deux variables se sont révélées significatives, soit le fait de regarder le bon côté des choses et le faible soutien des collègues.
Regarder le bon côté des choses a réduit la cote exprimant la possibilité que les travailleurs souffrant de dépression aient pris au moins un jour d’incapacité pour des raisons de santé mentale au cours des deux dernières semaines. Toutefois, il est possible que les symptômes dépressifs influent sur les stratégies d’adaptation incluses dans l’ESCC. Comme les personnes déprimées ont souvent une optique négative, l’association avec regarder le bon côté des choses pourrait rendre compte d’une dépression légère chez un travailleur plutôt que d’une dépression sévère.

Le faible soutien des collègues a augmenté la cote exprimant la possibilité que les travailleurs déprimés se soient absentés du travail au cours de la semaine précédente. Cependant, comme la présente analyse est transversale, il est impossible de déterminer la direction de cette association : il n’est pas clair si le faible soutien des collègues a influé sur l’absence du travail ou vice-versa.

Associations à long terme

Les données transversales ne permettent pas de déterminer si la dépression entraîne des problèmes au travail ou si les travailleurs qui sont limités dans ce qu’ils peuvent faire au travail sont plus susceptibles de souffrir de dépression. Les données longitudinales de l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) peuvent apporter des éclaircissements sur la séquence temporelle de ces événements.

Comparativement à ce que l’on observe chez les travailleurs qui n’avaient pas vécu un épisode dépressif récemment, la cote exprimant la possibilité de déclarer, au moment d’un suivi deux ans plus tard, avoir réduit leurs activités au travail ou avoir pris des jours d’incapacité est élevée chez les travailleurs qui avaient souffert de dépression au cours des 12 mois qui ont précédé leur entrevue dans le cade de l’ENSP (tableau 7).

En outre, une étude menée en 2005 a révélé que de nombreuses personnes en rémission après un épisode dépressif continuent d’avoir des symptômes qui influent sur le fonctionnement social53. Selon une autre étude, cependant, l’effet des symptômes résiduels sur le travail disparaît en 6 à 12 mois54. Dans le modèle longitudinal de l’ENSP, il n’a pas été possible de tenir compte de l’effet de la comorbidité psychiatrique, qui a peut‑être joué un rôle dans l’apparition d’un nouveau cas de problèmes au travail.

Mot de la fin

Selon les données tirées de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2002, près d’un demi‑million de travailleurs de 25 à 64 ans (près de 4 %) avaient vécu un épisode dépressif au cours de l’année qui a précédé l’enquête, et un autre million avaient souffert de dépression à un moment donné au cours de leur vie.

Conformément aux résultats d’autres recherches4,19,37,38,55-57, les données provenant de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes et de l’Enquête nationale sur la santé de la population donnent à penser que la dépression est associée aux absences du travail et à la perte de productivité sous forme d’activités réduites. Les analyses transversales et longitudinales montrent que la dépression a des associations avec les problèmes au travail qui persistent même lorsque les effets des caractéristiques sociodémographiques, de l’emploi et de la santé sont pris en compte.

Les résultats exposés dans le présent article soulignent le rôle important des emplois de cols blancs et du travail de soir ou de nuit dans le lien entre la dépression et les problèmes au travail. En outre, l’adaptation grâce au fait de « regarder le bon côté des choses » et le soutien des collègues peuvent peut-être atténuer l’impact de la dépression sur le rendement au travail.

 


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Date de modification : 2007-01-18 Avis importants