Limites
La World Mental Health Composite International Diagnostic Interview (WMH-CIDI), utilisée aux fins de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) : Santé mentale et bien‑être, n’a pas encore été validée. Par conséquent, on ne sait pas dans quelle mesure les évaluations cliniques faites par les professionnels de la santé sont conformes à celles fondées sur les données de l’ESCC.
Dans la présente étude, l’association entre la dépression et les problèmes au travail repose sur des données autodéclarées plutôt que sur des mesures objectives des problèmes au travail. On ne connaît pas le degré de biais découlant de l’erreur de remémoration ou de l’effet de la dépression sur la perception des participants quant à leurs problèmes au travail.
Certaines des variables utilisées aux fins de l’analyse transversale n’étaient pas incluses dans l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) – enquête longitudinale – (dépendance à l’alcool et aux drogues, trouble anxieux, autoévaluation du stress au travail, adaptation, soutien des collègues, soutien des surveillants) ou ont été définies de façon légèrement différentes (dépression au cours de l’année qui a précédé l’enquête, au moins un jour d’incapacité au cours des deux dernières semaines, problèmes de santé chroniques, faible soutien social émotionnel, profession). Par conséquent, les modèles transversaux et longitudinaux sont similaires mais non identiques.
Comme les entrevues de l’ENSP sont menées tous les deux ans, les problèmes au travail à la suite d’une dépression déclarée au moment de l’entrevue de référence se rapportent à la situation deux ans après celle‑ci. Si les problèmes au travail se produisent au cours de cet intervalle de deux ans, ils ne sont pas saisis dans l’enquête. Par conséquent, les associations longitudinales entre la dépression et les problèmes au travail en résultant peuvent être sous‑estimées.
À cause d’une erreur au plan de l’enchaînement des questions, on n’a pas recueilli de renseignements auprès de 2 093 femmes occupées de 25 à 49 ans au moment de leur entrevue pour l’ESCC afin de savoir si elles étaient enceintes. Par conséquent, celles qui étaient enceintes et dont le poids était supérieur à leur poids habituel d’avant la grossesse ont peut‑être été classées dans une catégorie d’IMC incorrecte. Toutefois, l’effet de cette lacune sur la prévalence et les rapports de cotes fournis dans le présent document est probablement négligeable.
Des données sur l’usage du tabac, un facteur éventuellement confusionnel dans la relation entre la dépression et les problèmes au travail, n’étaient pas disponibles à partir de l’ESCC de 2002, de sorte qu’on n’a pu en tenir compte dans l’analyse transversale multivariée. Toutefois, on a inclus ce facteur dans l’analyse longitudinale en utilisant les données de l’ENSP.
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