Participation à des études et à de la formation

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Près de la moitié des Canadiens de 18 à 64 ans ont fait des études ou suivi de la formation
La proportion de Canadiens de 25 à 64 ans qui faisaient des études ou suivaient de la formation liées à l'emploi est passée de 30 % en 2002 à 36 % en 2008
Les jeunes Canadiens, ceux sans diplôme d'études secondaires et ceux sans emploi consacraient davantage d'heures à la formation
Plus du tiers des Canadiens actifs de 18 à 64 ans qui ont participé à un programme d'études ont bénéficié du soutien de leur employeur
Quatre-vingt-neuf pour cent des activités de formation liée à l'emploi entreprises par les Canadiens actifs ont été parrainées par les employeurs
La proportion d'activités de formation liée à l'emploi parrainées par l'employeur entreprises par les Canadiens adultes actifs de 25 à 64 ans a augmenté, passant de 88 % en 2002 à 91 % en 2008
Sommaire
Notes

L'apprentissage à vie est considéré comme l'un des piliers d'une économie du savoir. À une époque d'évolution constante de la technologie et des besoins de main-d'œuvre qualifiée, la capacité du Canada de se mesurer à la concurrence repose sur le savoir et les compétences de sa population active. L'apprentissage à vie va au-delà de la préparation des jeunes au marché du travail, reconnaissant la valeur qu'il y a pour les citoyens d'acquérir des compétences clés et d'actualiser leurs habiletés tout au long de leur vie.

L'EASEF a recueilli de l'information sur deux volets de l'apprentissage à vie : l'éducation et la formation. L'éducation, aussi appelée programmes d'études, englobe les activités d'apprentissage qui sont dispensées par les systèmes formels d'éducation et qui mènent, à l'issue d'études primaires, secondaires ou postsecondaires, à l'obtention d'un titre officiel tel qu'un diplôme ou un grade universitaire ou collégial. À l'éducation s'ajoute la formation, aussi appelée activités de formation, qui englobe des activités structurées d'apprentissage telles que des cours, des ateliers, des leçons privées et de la formation guidée en cours d'emploi qui ne conduisent pas à l'obtention d'un titre d'études officiel.

Près de la moitié des Canadiens de 18 à 64 ans ont fait des études ou suivi de la formation

On estime que de juillet 2007 à juin 2008, dix millions de Canadiens de 18 à 64 ans ont fait des études ou suivi de la formation par intérêt personnel ou professionnel. Cela représentait près de la moitié (47 %) de la population canadienne âgée de 18 à 64 ans. Dans l'ensemble, les Canadiens étaient plus susceptibles dans une proportion de près du double de suivre de la formation que de faire des études : 34 % des Canadiens de 18 à 64 ans avaient participé à des activités de formation telles que des cours, des ateliers et de la formation guidée en cours d'emploi, alors que 18 % avaient suivi des programmes d'études (voir le tableaux A.1.1 en annexe). Cela témoigne surtout du genre d'activités d'apprentissage auxquelles les Canadiens participent à différentes étapes de leur vie.

Comme le montre le graphique 1.1, la participation à des programmes d'études diminuait avec l'âge, tandis que la participation à des activités de formation avait tendance à augmenter. La majorité des jeunes Canadiens de 18 à 24 ans faisaient des études, ce qui n'est guère étonnant puisqu'ils étaient à l'âge où beaucoup de Canadiens finissent leurs études secondaires et poursuivent des études postsecondaires. Les études ne sont toutefois pas le seul moyen qu'avaient choisi les jeunes Canadiens pour améliorer leurs connaissances et leurs compétences, car le cinquième (21 %) des Canadiens de 18 à 24 ans avaient participé à des activités de formation. À l'inverse, alors que la participation à des activités de formation était plus élevée chez les adultes, des proportions appréciables de Canadiens de 25 à 34 ans (19 %), de 35 à 44 ans (11 %) et de 45 ans et plus (5 %) avaient suivi des programmes d'études. Les Canadiens adultes qui avaient participé à des programmes d'études étaient plus susceptibles d'avoir fait des études postsecondaires non universitaires dans le cadre, par exemple, d'un programme d'études collégiales ou d'un programme de métiers ou de formation professionnelle, tandis que les jeunes Canadiens de 18 à 24 ans étaient plus susceptibles d'avoir suivi un programme universitaire (voir le tableaux A.1.2 en annexe).

Graphique 1.1 Taux de participation à tout type  d'études ou de formation, selon le groupe d'âge, 2008Graphique 1.1 Taux de participation à tout type d'études ou de formation, selon le groupe d'âge, 2008

Un peu plus de femmes (48 %) que d'hommes (46 %) ont fait des études ou suivi de la formation. La proportion des 18 à 64 ans ayant participé à tout type d'études ou de formation variait également selon la province, le niveau de scolarité et le lieu de naissance. Les taux de participation globaux étaient supérieurs en Alberta, à l'Île-du-Prince-Édouard et en Saskatchewan, augmentaient avec le niveau de scolarité et étaient plus élevés chez les Canadiens de naissance (voir le tableaux A.1.1 en annexe).

Les adultes étaient plus susceptibles que les jeunes de faire des études à distance

L'éducation à distance est un autre mode d'apprentissage qui s'offre aux participants à des programmes d'études, qui sont généralement dispensés en classe. L'enseignement à distance est un moyen d'apprendre souple qui réduit les obstacles potentiels à la participation aux études. L'EASEF demandait aux participants à des programmes s'ils suivaient un programme d'éducation à distance, ce qui englobe un éventail de méthodes telles qu'Internet et le courriel, la poste régulière, les émissions de télévision ou de radio et les médias électroniques tels que les DC, les DVD et les vidéocassettes, la vidéoconférence et l'audioconférence en direct ainsi que les téléconférences.

Dans l'ensemble, près du quart des participants à un programme d'études suivaient celui-ci à distance, la proportion variant selon l'âge. Comme le montre le graphique 1.2, deux fois plus de Canadiens âgés de 25 à 64 ans que de Canadiens de 18 à 24 ans faisaient des études à distance.

Graphique 1.2 Proportion des Canadiens de 18 à 64 ans suivant leur programme d'études à distance, selon le groupe d'âge, 2008Graphique 1.2 Proportion des Canadiens de 18 à 64 ans suivant leur programme d'études à distance, selon le groupe d'âge, 2008

La proportion de Canadiens de 25 à 64 ans qui faisaient des études ou suivaient de la formation liées à l'emploi est passée de 30 % en 2002 à 36 % en 2008

La présente section se tourne vers les études et la formation liées à l'emploi des Canadiens adultes de 25 à 64 ans afin qu'il soit possible de faire des comparaisons au fil du temps. On notera cependant que près de la moitié des jeunes Canadiens de 18 à 24 ans faisaient des études ou suivaient de la formation liées à l'emploi, ce qui était une proportion supérieure à celle des adultes (36 %). La différence était moins prononcée que pour la participation à tous types d'études et de formation, car ce ne sont pas tous les jeunes Canadiens (65 %) qui disaient suivre leur programme d'études pour des raisons liées à l'emploi.

Parmi les adultes canadiens en âge de travailler (25 à 64 ans), 36 % s'adonnaient à des études ou à de la formation liées à l'emploi, ce qui est plus que les 30 % enregistrés en 2002. Cette augmentation globale était attribuable à un accroissement du taux de participation à des activités de formation, qui est passé de 25 % en 2002 à 31 % en 2008. Le taux de participation à des programmes d'études liées à l'emploi n'a quant à lui pas changé (8 %) (voir le tableau A.1.4 en annexe).

Historiquement, le taux de participation à de la formation liée à l'emploi a tendance à être plus élevé chez les travailleurs plus jeunes que chez ceux plus âgés. L'EASEF montre cependant que les études et la formation liées à l'emploi se répandent de plus en plus chez les Canadiens d'âge moyen. Le taux de participation à des études ou à de la formation liées à l'emploi culminait chez les personnes de 25 à 34 ans (43 %) et chez celles de 35 à 44 ans (42 %), pour redescendre chez celles de 45 à 64 ans (29 %). De 2002 à 2008, comme le montre le graphique 1.3, c'est chez les Canadiens d'âge moyen, puis chez les Canadiens plus âgés, que la participation a le plus augmenté. Cette hausse a été moins prononcée chez les Canadiens plus jeunes. Par conséquent, les Canadiens de 35 à 44 ans affichaient pour la toute première fois un taux de participation semblable à celui des Canadiens plus jeunes, de 25 à 34 ans.

Graphique 1.3 Participation des Canadiens de 25 à 64 ans à des études ou à de la formation liées à  l'emploi, 2002 et 2008Graphique 1.3 Participation des Canadiens de 25 à 64 ans à des études ou à de la formation liées à l'emploi, 2002 et 2008

Les enquêtes et les études précédentes montrent qu'il y a un lien étroit entre la scolarité et la participation à l'apprentissage à vie : plus elle a d'instruction, plus une personne est susceptible de participer à d'autres activités d'apprentissage. L'EASEF arrive au même constat tout en jetant un éclairage supplémentaire. En effet, même si le taux de participation des personnes ayant fait des études postsecondaires était supérieur, celui des personnes sans diplôme d'études secondaires a progressé de manière notable, étant passé de 8 % en 2002 à 14 % en 2008 (graphique 1.4). Par contre, le taux de participation des personnes n'ayant qu'un diplôme d'études secondaires était semblable en 2008 à celui de 2002.

Graphique 1.4 Participation des Canadiens de 25 à 64 ans à des études ou à de la formation liées à  l'emploi, selon le niveau de scolarité, 2002 et 2008Graphique 1.4 Participation des Canadiens de 25 à 64 ans à des études ou à de la formation liées à l'emploi, selon le niveau de scolarité, 2002 et 2008

La participation à des études ou à de la formation liées à l'emploi a progressé dans toutes les provinces de 2002 à 2008. La croissance la plus marquée s'est produite à l'Île-du-Prince-Édouard, où le taux de participation est passé de 27 % en 2002 à 41 % en 2008. Ce taux s'est aussi accru substantiellement (dépassant 35 %) à Terre-Neuve-et-Labrador et en Alberta. Il s'est accru modérément en Saskatchewan, en Ontario, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba et a connu une faible hausse au Québec et en Colombie-Britannique (graphique 1.5).

Graphique 1.5 Participation des Canadiens de 25 à 64 ans à des études ou à de la formation liées à  l'emploi, selon la province, 2002 et 2008Graphique 1.5 Participation des Canadiens de 25 à 64 ans à des études ou à de la formation liées à l'emploi, selon la province, 2002 et 2008

Les jeunes Canadiens, ceux sans diplôme d'études secondaires et ceux sans emploi consacraient davantage d'heures à la formation

L'EASEF a recueilli de l'information sur l'intensité des activités d'apprentissage en demandant aux répondants s'ils participaient à temps plein ou à temps partiel à des programmes d'études et en s'enquérant du nombre total d'heures passées à suivre de la formation pour jusqu'à cinq activités de formation liée à l'emploi1.

La majorité (63 %) de ceux qui avaient poursuivi des études l'avaient fait à temps plein (voir le tableau A.1.3 en annexe). Cela s'explique surtout par la forte proportion de jeunes Canadiens ayant fait des études. On constate à l'examen des groupes d'âge que 69 % des 18 à 24 ans avaient fait des études à temps plein, comparativement à 19 % des 25 à 34 ans, à 8 % des 35 à 44 ans et à 4 % des 45 à 64 ans.

Comparaison de la participation à des études et à de la formation au Canada et dans d'autres pays

Comment le taux de participation à des études et à de la formation du Canada se compare-t-il à celui d'autres pays? Une étude récente de la Commission européenne (2009) montre qu'en moyenne, 36 % des adultes (personnes de 25 à 64 ans) de 18 pays avaient fait des études ou suivi de la formation par intérêt personnel ou professionnel. Les Canadiens de 25 à 64 ans participaient en proportion supérieure (43 %) à tout type d'études ou de formation, comme l'illustre le graphique 1.6.

Les taux de participation variaient parmi les 18 pays d'Europe, allant de 9 % en Hongrie à 73 % en Suède. Le taux de participation du Canada était supérieur à celui de 12 des 17 pays européens et inférieur à ceux de la Suède (73 %), de la Finlande (55 %), du Royaume-Uni (49 %), du Danemark (45 %) et de la Slovaquie (44 %).

Lorsqu'on examine les données selon le groupe d'âge, on constate que l'écart entre les taux de participation du Canada et la moyenne de l'ensemble des pays d'Europe était moins prononcé chez les personnes de 25 à 34 ans.

Graphique 1.6 Proportion des adultes de 25 à 64 ans de l'Union européenne et du Canada qui faisaient des études ou suivaient de la formation, selon le groupe d'âgeGraphique 1.6 Proportion des adultes de 25 à 64 ans de l'Union européenne et du Canada qui faisaient des études ou suivaient de la formation, selon le groupe d'âge

Les Canadiens qui suivaient de la formation liée à l'emploi consacraient en moyenne 50 heures à leurs activités de formation. Cela revient à huit jours de formation sur une période de 12 mois à raison de six heures par jour de formation. Les hommes passaient plus de temps à suivre de la formation que les femmes (57 heures comparativement à 44 heures).

Il se dégage un lien intéressant entre la participation et l'intensité (moyenne d'heures) de la formation liée à l'emploi lorsqu'on examine celle-ci selon le niveau de scolarité et le statut d'emploi. Pour chacune de ces deux caractéristiques, le groupe au taux de participation le plus faible était également le groupe à l'intensité de formation liée à l'emploi la plus forte. Par exemple, on constate à l'examen de l'intensité de la formation selon le niveau de scolarité que les Canadiens sans diplôme d'études secondaires affichaient la plus grande intensité de formation même s'ils affichaient le taux de participation le plus bas. Et lorsqu'on examine les données selon la situation vis-à-vis de l'activité durant la période de référence, on constate que s'ils étaient les moins susceptibles de suivre de la formation liée à l'emploi, les participants du groupe qui étaient sans emploi n'en affichaient pas moins la plus forte intensité de formation liée à l'emploi (voir le tableau A.1.5 en annexe).

Plus du tiers des Canadiens actifs de 18 à 64 ans qui ont participé à un programme d'études ont bénéficié du soutien de leur employeur

Dans l'EASEF, on considère que les employeurs ont parrainé (ou appuyé) un programme d'études ou une activité de formation lorsqu'ils ont effectué une des activités suivantes : fournir la formation, payer les études ou la formation (directement ou en remboursant l'employé), permettre à l'apprenant d'avoir un horaire de travail flexible pour pouvoir poursuivre ses études ou suivre une formation, donner un congé rémunéré ou fournir le transport à l'emplacement des études ou de la formation.

Plus du tiers (40 %) des personnes de 18 à 64 ans qui avaient un emploi2 à un moment donné pendant la période de référence et qui ont fait des études ont reçu une forme ou une autre de soutien de leur employeur. Dans la population d'adultes actifs de 25 à 64 ans, cette proportion s'élevait à 50 %, ce qui représente une légère baisse par rapport à 2002 (52 %).

Les Canadiens plus âgés étaient moins susceptibles de participer à des programmes d'études, mais ils étaient plus nombreux à recevoir du soutien d'un employeur. Comme l'indique le graphique 1.7, presque deux fois plus de travailleurs adultes de 35 ans et plus que de jeunes actifs de 18 à 24 ans qui ont suivi un programme d'études ont bénéficié du soutien d'un employeur.

Graphique 1.7 Proportion des Canadiens actifs de 18 à 64 ans ayant participé à un programme d'études qui ont bénéficié du soutien d'un employeur, selon le groupe d'âge, 2008Graphique 1.7 Proportion des Canadiens actifs de 18 à 64 ans ayant participé à un programme d'études qui ont bénéficié du soutien d'un employeur, selon le groupe d'âge, 2008

La proportion de participants à un programme d'études qui ont bénéficié du soutien d'un employeur augmentait proportionnellement au niveau de scolarité (tableau A.1.6 en annexe), allant de 28 % chez les participants ayant un niveau de scolarité inférieur au diplôme d'études secondaires à 46 % chez les participants ayant fait des études postsecondaires. À l'échelle provinciale, la plus forte proportion de Canadiens actifs ayant participé à un programme d'études qui ont bénéficié du soutien d'un employeur a été observée à l'Île-du-Prince-Édouard et les plus faibles ont été enregistrées en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador (tableau A.1.6 en annexe).

Quatre-vingt-neuf pour cent des activités de formation liée à l'emploi entreprises par les Canadiens actifs ont été parrainées par les employeurs

L'EASEF recueillait de l'information sur le soutien des employeurs pour une activité de formation sélectionnée au hasard plutôt que pour toutes les activités de formation. Ainsi, bien qu'il ne soit pas possible d'analyser la proportion de Canadiens qui ont bénéficié de soutien pour leurs activités de formation, on peut examiner les caractéristiques des activités de formation entreprises par les Canadiens. De cette perspective, l'EASEF révèle que la grande majorité (89 %) des activités de formation entreprises par les Canadiens actifs étaient parrainées par un employeur. Parmi les personnes qui avaient un emploi et qui ont suivi une formation, la proportion d'activités de formation parrainées par l'employeur était plus forte chez les hommes, chez les personnes de 35 ans et plus, chez les résidents du Nouveau-Brunswick, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que chez les personnes nées au Canada. En revanche, la proportion d'activités de formation parrainées par l'employeur variait peu en fonction du niveau d'études (tableau A.1.8 en annexe).

La proportion d'activités de formation liée à l'emploi parrainées par l'employeur entreprises par les Canadiens adultes actifs de 25 à 64 ans a augmenté, passant de 88 % en 2002 à 91 % en 2008

La majorité des activités de formation liée à l'emploi entreprises par les Canadiens adultes actifs3 de 25 à 64 ans en 2002 étaient aussi parrainées par l'employeur (88 %). Néanmoins, cette proportion a grimpé à 91 % en 2008. Il n'existe pas de données comparatives pour les activités de formation entreprises par la population de jeunes de 18 à 24 ans.

S'il est vrai que la proportion d'activités de formation liée à l'emploi parrainées par l'employeur a augmenté dans l'ensemble, comme l'indique le tableau A.1.9 en annexe, l'augmentation était plus marquée dans certains groupes de population. Par exemple, entre 2002 et 2008, la proportion d'activités de formation liée à l'emploi parrainées par l'employeur a augmenté de façon plus prononcée chez les Canadiens de 35 à 44 ans et de 45 à 64 ans que chez les plus jeunes de 25 à 34 ans. La proportion a également augmenté davantage chez les titulaires d'un diplôme d'études secondaires que chez les personnes qui avaient fait des études postsecondaires. Lorsqu'on examine la situation d'une province à l'autre, on constate que la proportion d'activités de formation liée à l'emploi qui étaient parrainées par l'employeur a augmenté le plus à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba. En revanche, des baisses ont été enregistrées à l'Île-du-Prince-Édouard, au Québec et en Alberta.

Sommaire

L'EASEF a démontré que près de la moitié des Canadiens de 18 à 64 ans ont participé à un programme d'études ou de formation en 2008. La participation à un programme d'études était plus fréquente chez les jeunes de 18 à 24 ans, mais leur taux de participation à un programme de formation était appréciable. À l'inverse, une plus forte proportion de Canadiens adultes ont déclaré avoir participé à de la formation, mais une proportion notable d'entre eux ont suivi un programme d'études.

La proportion de Canadiens adultes de 25 à 64 ans qui ont participé à un programme d'études ou de formation liées à l'emploi a augmenté, passant de 30 % en 2002 à 36 % en 2008. Une hausse des taux de participation a été observée dans certains groupes de population. Par exemple, les taux de participation ont presque doublé chez les personnes qui avaient un niveau de scolarité inférieur au diplôme d'études secondaires, et l'augmentation la plus élevée a été relevée chez les personnes de 35 à 44 ans. Par ailleurs, les hausses des taux de participation survenues au fil du temps étaient faibles chez les adultes titulaires d'un diplôme d'études secondaires et les résidents du Québec et de la Colombie-Britannique.

Plus du tiers (40 %) des participants à un programme d'études qui occupaient un emploi ont bénéficié du soutien d'un employeur, tandis que la grande majorité (89 %) des activités de formation liée à l'emploi entreprises par les Canadiens actifs étaient parrainées par l'employeur. Le soutien de l'employeur chez les Canadiens adultes actifs de 25 à 64 ans ayant participé à un programme d'études a légèrement diminué en six ans, tandis que le soutien des employeurs pour les activités de formation a augmenté. Plus précisément, la proportion d'activités de formation parrainées par un employeur a augmenté de façon plus marquée chez les Canadiens plus âgés et chez les titulaires d'un diplôme d'études secondaires.


Notes

1. La plupart des Canadiens (91 %) qui avaient suivi de la formation avaient participé à moins de six activités de formation liée à l'emploi durant la période de référence. Toutefois, étant donné que l'EASEF recueillait de l'information sur la durée pour jusqu'à cinq activités de formation liée à l'emploi, la durée totale est sous-estimée pour ceux qui avaient suivi plus de cinq activités de formation liée à l'emploi.

2. Sauf les travailleurs autonomes.

3. Sauf les travailleurs autonomes.

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