Mesure du panier de consommation de l’année de base 2018
Rapport du deuxième examen approfondi de la mesure fondée sur un panier de consommation

par Samir Djidel, Burton Gustajtis, Andrew Heisz, Keith Lam, Isabelle Marchand et Sarah McDermott

Date de diffusion : le 24 février 2020

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Début du texte

Deuxième examen approfondi de la mesure du faible revenu fondée sur un panier de consommation

Statistique Canada et Emploi et Développement social Canada (EDSC) ont réalisé un examen approfondi de la mesure fondée sur un panier de consommation (MPC) afin de s’assurer que le panier continue d’illustrer un niveau de vie de base modeste, que les coûts du contenu du panier dans différentes régions géographiques sont estimés le plus précisément possible, et que le revenu dont disposent les familles pour acheter le panier est défini et mesuré de façon appropriée. La MPC révisée – appelée « MPC de l’année de base 2018 » – met à jour la MPC existante fondée sur l’année de base 2008 élaborée entre 2008 et 2010. Le présent document de travail est le dernier d’une série de quatre documents faisant état de l’avancement de l’examen.

L’objet du présent document est de favoriser la mobilisation des utilisateurs, d’expliquer ce qui a été fait dans le cadre de l’examen et de fournir aux utilisateurs des estimations provisoires des répercussions des modifications proposées à la MPC. Cela donne aux utilisateurs l’occasion de poser des questions, de formuler des commentaires et de faire des suggestions pour des travaux futurs.

Ce document de travail décrit les modifications qu’il est proposé d’apporter à la MPC dans le cadre de l’examen en cours, ainsi que les recherches à effectuer en vue du prochain examen approfondi. Le document présente les seuils préliminaires de l’année de base 2018 et les taux de pauvreté pour les années de référence 2015 à 2018, et les compare aux résultats de l’année de base 2008.

La diffusion de ce document de travail sera suivie d’une période au cours de laquelle Statistique Canada et EDSC s’entretiendront avec des experts, des intervenants, des représentants fédéraux, provinciaux et territoriaux ainsi que d’autres parties intéressées pour valider les résultats. La transition à la MPC de l’année de base 2018 entrera en vigueur à la fin de juin 2020.

Introduction

Le 21 août 2018, le gouvernement du Canada a publié Une chance pour tous : la première Stratégie canadienne de réduction de la pauvreté (Emploi et Développement social Canada, 2018). Cette stratégie fait état des engagements à long terme qui orientent les mesures et les investissements actuels et futurs du gouvernement en vue de réduire la pauvreté, dont les suivants :

La Loi sur la réduction de la pauvreté a reçu la sanction royale en juin 2019 et régit certains engagements pris dans le cadre de la Stratégie. Elle fixe notamment la MPC comme le seuil officiel de la pauvreté au Canada.

En vertu de la Loi sur la réduction de la pauvreté, Statistique Canada est tenu de réviser régulièrement la MPC, afin qu’elle « reflète le prix courant d’un panier de biens et de services correspondant à un niveau de vie de base modeste au Canada ». Par conséquent, en 2018, Statistique Canada a lancé un examen approfondi de la MPC, qui sera achevé en 2020.

Jusqu’à présent, cet examen approfondi a compris plusieurs activités connexes. De septembre 2018 jusqu’à la fin d’avril 2019, Statistique Canada, avec la participation d’Emploi et Développement social Canada (EDSC), a effectué de vastes consultations auprès de la population canadienne, d’experts en pauvreté et d’autres intervenants et représentants des administrations fédérale, provinciales et territoriales, qui ont été résumées dans le document Le point sur l’examen approfondi de la mesure du panier de consommation (Heisz, 2019).

Par la suite, soit au printemps 2019, Statistique Canada et EDSC ont préparé un plan de travail, afin de mettre à l’essai diverses modifications méthodologiques apportées à la MPC et découlant des commentaires reçus au cours des consultations. Ce travail a duré tout l’été et l’automne 2019. Le processus a été mené en collaboration, Statistique Canada étant responsable du lancement et de la tenue de l’examen approfondi, ainsi que de la méthodologie statistique de la MPC, et EDSC étant responsable d’établir la portée de l’examen approfondi et l’orientation stratégique de la MPC.

Actuellement, la MPC offre des seuils de pauvreté pour 50 régions dans l’ensemble des provinces : 19 collectivités particulières (appelées des régions urbaines de la MPC) et 31 combinaisons de taille de centre de population et de province. Les modifications proposées à la méthodologie de la MPC ont été présentées dans deux documents de travail publiés en décembre 2019. Le panier de la MPC a fait l’objet du document de travail intitulé Vers une mise à jour du panier de consommation (Djidel et coll., 2019a) et le concept du revenu disponible a fait l’objet du document de travail intitulé Définition du revenu disponible dans la mesure fondée sur un panier de consommation (Djidel et coll., 2019b).

Comme il est indiqué dans Le point sur l’examen approfondi de la mesure du panier de consommation, Statistique Canada collabore également avec les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon et le Nunavut pour élaborer des seuils de la MPC propres à ces régions.  De plus, Une chance pour tous a annoncé l’engagement de consulter les Autochtones pour définir et élaborer conjointement des indicateurs de la pauvreté et du bien-être, y compris des mesures de la pauvreté non fondées sur le revenu, qui reflètent les multiples dimensions de la pauvreté et du bien-être propres aux Premières nations, aux Inuits et aux Métis. Ces discussions se déroulent indépendamment du présent examen approfondi.

Ce document est le dernier de la série de quatre documents de travail décrivant les progrès de l’examen de la MPC. Il rend compte des répercussions quantitatives des modifications proposées décrites dans les documents de travail précédents, et présente les seuils mis à jour et les statistiques connexes sur la pauvreté pour la période de 2015 à 2018, mesurés à l’aide de la MPC proposée de l’année de base 2018. Comme il a été mentionné précédemment, le présent document vise à favoriser la mobilisation des utilisateurs, à expliquer ce qui est proposé pour mettre à jour la mesure de la MPC et à fournir aux utilisateurs des estimations préliminaires des répercussions des modifications proposées. Cela donne aux utilisateurs l’occasion de poser des questions, de formuler des commentaires et de faire des suggestions pour des travaux futurs. La diffusion de ce document de travail sera suivie d’une période au cours de laquelle Statistique Canada et EDSC s’entretiendront avec des experts, des intervenants, des représentants fédéraux, provinciaux et territoriaux ainsi que d’autres parties intéressées pour valider les résultats. La transition à la nouvelle MPC entrera en vigueur à la fin de juin 2020.

Bien que le présent document porte sur les résultats, les trois documents de travail précédents ont fourni des détails supplémentaires, la justification, des renseignements généraux et le contexte des diverses propositions de mise à jour de la méthodologie de la MPC. Par conséquent, il est recommandé aux lecteurs de se reporter aux trois documents de travail précédents ainsi qu’au présent document pour mieux comprendre l’examen approfondi.

Documents de travail traitant de l’examen approfondi

La présente étude constitue le dernier document de travail à être publié dans le cadre de l’examen approfondi. D’autres documents de cette série comprennent les suivants :

Juillet 2019 : Le point sur l’examen approfondi de la mesure du panier de consommation

Entre septembre 2018 et avril 2019, Statistique Canada a entrepris une vaste consultation sur la mesure fondée sur un panier de consommation. Les objectifs de la consultation étaient de recueillir des commentaires et des idées sur l’élaboration d’une mise à jour de la mesure du panier de consommation. Ce document de travail décrit les consultations qui se sont déroulées, présente les points saillants de ce que les participants ont dit à Statistique Canada et précise les prochaines étapes.

Décembre 2019: Vers une mise à jour du panier de consommation

Le panier de la mesure du panier de consommation comprend cinq composantes principales : l’alimentation, l’habillement, le transport, le logement et les autres nécessités. Ce document de travail décrit les considérations relatives à la mise à jour de ces cinq composantes ainsi que les modifications apportées à la méthodologie afin de calculer ces cinq composantes.

Décembre 2019 : Définition du revenu disponible dans la mesure fondée sur un panier de consommation

Selon la MPC, une famille gagne un faible revenu si son revenu disponible est inférieur au seuil de la mesure fondée sur un panier de consommation pour une famille de même taille dans la même région. Ce document de travail décrit quelques-unes des considérations relatives à la mise à jour du concept du revenu disponible en vue de la nouvelle MPC.

Dans les tableaux et l’analyse qui suivent, la méthodologie actuelle de la MPC, qui a été mise à jour pour la dernière fois entre 2008 et 2010, est appelée la « MPC de l’année de base 2008 », tandis que la nouvelle méthodologie proposée est appelée la « MPC de l’année de base 2018 ».

Le présent document de travail s’articule comme suit :

Des analyses et des tableaux de données supplémentaires utilisant les estimations provisoires de la MPC de l’année de base 2018 se trouvent dans les annexes.

Sommaire des modifications proposées à la MPC

La MPC établit des seuils de pauvreté fondés sur le coût d’un panier de biens et de services (aliments, habillement, logement, transport et autres nécessités). Les familles dont le revenu disponible est inférieur aux seuils applicables, compte tenu de la taille de la famille et de la région de résidence, sont considérées comme vivant dans la pauvreté. Les modifications proposées à la méthodologie de la MPC dans le cadre de la MPC de l’année de base 2018 sont résumées ci-dessous. Les documents de travail précédents et les annexes donnent plus de détails sur ces propositions.

Modifications proposées aux composantes du panier de la MPC (décrites dans Vers une mise à jour du panier de consommation)

Régions de la MPC

La croissance démographique annoncée dans le Recensement de 2016 se traduirait par les trois nouvelles régions suivantes : Terre-Neuve-et-Labrador – 30 000 à 99 999; Ontario – 500 000 et plus; et Manitoba - 30 000 à 99 999. L’ajout de ces trois régions porterait le nombre total de régions de la MPC à 53.

Composante du logement

La composante du logement de la MPC proposée pour l’année de base de 2018 serait fondée sur la location d’un logement de trois chambres plutôt que d’un logement de deux ou trois chambres, comme ce fut le cas pour la MPC fondée sur l’année de base de 2008. De plus, les prix de location pour un logement seraient mis à jour afin d’utiliser les résultats du Recensement de 2016.

Composante d’habillement

La composante d’habillement serait mise à jour pour refléter le panier d’habillement pour une famille de quatre selon le Niveau de vie acceptable (NVA) de 2012 du Conseil de planification sociale de Winnipeg et de Winnipeg Harvest.

Composante d’aliments

La composante d’aliments serait mise à jour pour utiliser le Panier de provisions nutritif – Canada (PPNC) de 2019 de Santé Canada.

Composante du transport

La méthodologie du transport serait modifiée pour mieux refléter les modèles de consommation en matière de transport et les besoins des personnes vivant dans les villes, en particulier les personnes nécessitant un transport privé pour se rendre au travail. Selon le Recensement de 2016, certaines familles à revenu inférieur se rendent au travail en voiture alors que d’autres ont recours aux transports en commun. La MPC de l’année de base 2018 proposée reconnaîtra cette réalité en tenant compte des deux modes de transport dans l’établissement du prix de la composante du transport en ville.

Autre composante

Un montant serait ajouté à la composante « Autres dépenses » pour refléter le besoin généralisé de services de téléphonie cellulaire.

Modifications proposées à la composante du revenu disponible de la MPC (décrites dans Définition du revenu disponible dans la mesure fondée sur un panier de consommation)

Ajustement selon le type de mode d’occupation

Afin de tenir compte des coûts de logement plus faibles des propriétaires sans hypothèque, la MPC de l’année de base 2008 a procédé à un ajustement du revenu disponible, que l’on a appelé « avantage du propriétaire sans hypothèque » (APSH). L’APSH a ajouté la différence entre le coût de la composante du logement du panier de la MPC (basé sur les locataires) et les coûts de logement typiques pour les propriétaires sans hypothèque au revenu disponible des propriétaires sans hypothèque, plaçant les propriétaires sans hypothèque sur un pied plus égalitaire avec les locataires en ce qui a trait à leurs coûts de logement, lors de l'évaluation de leur situation de pauvreté.

Pour la MPC de l’année de base 2018, il est proposé d’étendre le concept de l’APSH aux propriétaires avec hypothèque et aux locataires subventionnés, ce qui mettrait les coûts de logement de toutes les familles sur un pied plus égalitaire lors de la détermination des estimations de la pauvreté, quel que soit le type de mode d’occupation. Ce nouveau concept serait appelé l’ajustement selon le type de mode d’occupation (ATMO).

Frais médicaux

Les montants utilisés pour tenir compte des frais médicaux imprévus, lorsqu’aucun renseignement fiscal n’est disponible, seraient mis à jour afin d’utiliser des données d’enquête plus récentes.

Gains en capital

La MPC de l’année de base 2008 n’inclut pas la valeur des gains en capital ou des pertes dans le revenu disponible, mais elle déduit du revenu disponible les impôts payés sur les gains en capital. Pour corriger cette incohérence, l’impôt sur les gains en capital ne serait plus déduit du revenu avant impôt dans la MPC de l’année de base 2018 proposée. Cela empêcherait les familles qui ont d’importants gains en capital (et donc d’importants impôts sur les gains en capital) de donner l’impression de vivre dans la pauvreté.

Seuils et taux de pauvreté selon la MPC de l’année de base 2018 comparés aux seuils et aux taux de pauvreté selon la MPC de l’année de base 2008

Dans cette section, nous décrivons les répercussions qu’aurait l’adoption de cet ensemble de changements proposés sur les mesures de la pauvreté. Pour résumer, la mesure de la pauvreté calculée selon une nouvelle base est désignée comme étant la « MPC de l’année de base 2018 », alors que la mesure existante est désignée comme étant la « MPC de l’année de base 2008 ». De plus, comme mentionné précédemment dans le présent document de travail, puisque l’examen exhaustif n’est pas encore terminé, ces résultats devraient être traités comme étant préliminaires.

Le tableau 1 montre les seuils de la MPC pour une famille de quatre personnes pour chacune des régions de la MPC selon les méthodologies de la MPC de l’année de base 2008 et de la MPC de l’année de base 2018 pour l’année de référence 2018. Comme nous pouvions nous y attendre, le seuil global serait plus élevé sous l’année de base 2018 que sous l’année de base 2008 pour toutes les régions de la MPC. Par exemple, pour Vancouver, le seuil de la MPC pour une famille de quatre personnes en fonction de la méthodologie de l’année de base 2008 était de 40 644 $, alors que sous la méthodologie de l’année de base 2018, il serait de 48 677 $ selon nos estimation préliminaires, ce qui représenterait une augmentation de 8 033 $.

Les augmentations découlant de la transition de la méthodologie de l’année de base 2008 à celle de 2018 diffèrent d’une région de la MPC à l’autre. Environ 2 régions de la MPC sur 5 afficheraient des variations de moins de 4 000 $, tandis que 2 sur 5 afficheraient des variations supérieures à 5 000 $. Les plus petites variations sont surtout concentrées dans les régions rurales alors que les variations plus importantes sont surtout concentrées dans les régions urbaines.

Les cinq composantes du seuil global de la MPC seraient rajustées dans la MPC de l’année de base 2018. Cependant, la composante contribuant le plus à l’augmentation du seuil de la MPC de l’année de base 2018 comparativement à celle de 2008 serait le changement apporté à la composante du logement. Par exemple, pour Vancouver, la composante du logement augmenterait pour passer de 13 671 $ selon la MPC de l’année de base 2008 à 19 125 $, soit une hausse de 5 454 $. Les autres contributeurs importants à l’augmentation des seuils pour Vancouver seraient les changements proposés à la composante du transport (une augmentation de 1 281 $) et à la composante des autres nécessités (une augmentation de 1 197 $) (voir les tableaux de l’annexe A pour les résultats par composante de la MPC).


Tableau 1
Différences entre les seuils de la MPC de l'année de base 2008 et ceux de la MPC de l'année de base 2018, par région de la MPC, pour une famille de quatre personnes, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Différences entre les seuils de la MPC de l'année de base 2008 et ceux de la MPC de l'année de base 2018. Les données sont présentées selon Région de la MPC (titres de rangée) et Dollars courants, base de 2008, base de 2018 et Différence, calculées selon dollars et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région de la MPC Dollars courants
base de 2008 base de 2018 Différence
dollars pourcentage
Province Région
Terre-Neuve-et-Labrador régions rurales 39 802 42 539 2 737 6,9
moins de 30 000Tableau 1 Note 1 40 375 42 926 2 551 6,3
30 000 à 99 999Tableau 1 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 44 167 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
St-Jean 38 536 44 808 6 272 16,3
Île-du-Prince-Édouard régions rurales 38 338 41 520 3 183 8,3
moins de 30 000 39 184 42 283 3 099 7,9
Charlottetown 37 591 43 205 5 614 14,9
Nouvelle Écosse régions rurales 38 741 41 588 2 847 7,3
moins de 30 000 38 927 42 494 3 567 9,2
30 000 à 99 999 36 607 42 800 6 193 16,9
Halifax 37 816 45 197 7 381 19,5
Cape Breton 35 524 41 533 6 009 16,9
Nouveau-Brunswick régions rurales 38 713 40 766 2 053 5,3
moins de 30 000 39 297 42 284 2 987 7,6
30 000 à 99 999 38 707 42 058 3 351 8,7
Fredericton 39 675 43 906 4 231 10,7
Saint-Jean 37 302 41 700 4 397 11,8
Moncton 36 212 42 026 5 814 16,1
Québec régions rurales 35 096 37 804 2 708 7,7
moins de 30 000 35 186 37 397 2 211 6,3
30 000 à 99 999 33 115 37 442 4 326 13,1
100 000 à 499 999 34 163 37 940 3 777 11,1
Québec 34 835 39 601 4 765 13,7
Montréal 35 640 40 160 4 520 12,7
Ontario régions rurales 38 057 40 576 2 519 6,6
moins de 30 000 37 847 41 250 3 403 9,0
30 000 à 99 999 34 932 40 769 5 838 16,7
100 000 à 499 999Tableau 1 Note 1 37 800 42 933 5 133 13,6
500 000 et plusTableau 1 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 44 851 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Ottawa 41 546 47 233 5 688 13,7
Hamilton/Burlington 38 337 43 517 5 180 13,5
Toronto 42 101 48 142 6 041 14,3
Manitoba régions rurales 36 091 38 954 2 863 7,9
moins de 30 000Tableau 1 Note 1 37 528 40 780 3 252 8,7
30 000 à 99 999Tableau 1 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 40 842 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Brandon 35 121 40 404 5 284 15,0
Winnipeg 37 510 44 030 6 521 17,4
Saskatchewan régions rurales 37 533 40 280 2 747 7,3
moins de 30 000 38 634 42 003 3 369 8,7
30 000 à 99 999 35 791 42 208 6 418 17,9
Saskatoon 37 849 45 652 7 803 20,6
Régina 37 873 44 833 6 959 18,4
Alberta régions rurales 40 183 45 047 4 864 12,1
moins de 30 000 41 598 46 158 4 560 11,0
30 000 à 99 999 40 371 44 874 4 504 11,2
100 000 à 499 999 38 630 45 468 6 838 17,7
Edmonton 38 584 47 869 9 285 24,1
Calgary 40 452 48 349 7 897 19,5
Colombie-Britannique régions rurales 38 527 41 463 2 936 7,6
moins de 30 000 38 543 42 608 4 065 10,5
30 000 à 99 999 35 795 42 829 7 034 19,6
100 000 à 499 999 39 846 47 111 7 266 18,2
Vancouver 40 644 48 677 8 033 19,8

Le tableau 2 montre les répercussions des changements proposés sur le taux de pauvreté pour 2018. Comme on pouvait s’y attendre, l’augmentation des seuils de la MPC se traduirait par une augmentation du taux de pauvreté. À l’échelle du Canada, le taux de pauvreté pour l’année de base 2008 était de 8,7 % en 2018, tandis que le taux de pauvreté pour l’année de base 2018 serait de 11,0 % la même année, ce qui représente une augmentation de 2,3 points de pourcentage.

À titre de référence, la dernière fois que le taux de pauvreté de la MPC a été mis à jour, lors de l’examen exhaustif qui a été mené entre 2008 et 2010, la MPC de l’année de base 2008 a produit un taux de pauvreté qui était 2,2 points de pourcentage supérieur à la MPC précédente de l’année de base 2000 pour l’année de référence 2008. C’est souvent le cas pour des seuils de pauvreté comme la MPC, lorsqu’ils sont mis à jour pour refléter des normes plus contemporaines. Les seuils de pauvreté augmentent et par conséquent, les niveaux de pauvreté mesurés augmentent (Statistique Canada 2019).

Tel que montré dans le tableau 2, les taux de pauvreté mesurés à partir de la MPC de l’année de base 2018 proposée augmentent par rapport à ceux de l’année de base 2008 pour toutes les provinces, tous les groupes d’âge et tous les types de famille.


Tableau 2
Pourcentage de la population vivant sous le seuil de la pauvreté, année de base 2008 et année de base 2018, Canada, provinces et certains groupes démographiques, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de la population vivant sous le seuil de la pauvreté Pourcentage de la population vivant sous le seuil de la pauvreté, Nombre de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, base de 2008, base de 2018, Différence et base de 2008, calculées selon pourcentage, points de
pourcentage et en milliers unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage de la population vivant sous le seuil de la pauvreté Nombre de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté
base de 2008 base de 2018 Différence base de 2008 base de 2018 Différence
pourcentage points de
pourcentage
en milliers
Géographie
Canada 8,7 11,0 2,3 3 173 3 983 810
Terre-Neuve-et-Labrador 9,7 11,2 1,5 50 58 8
Île-du-Prince-Édouard 9,1 11,9 2,8 14 18 4
Nouvelle-Écosse 10,3 13,3 3,0 96 124 28
Nouveau-Brunswick 7,9 10,0 2,1 58 74 16
Québec 7,9 9,7 1,8 655 812 157
Ontario 9,5 11,6 2,1 1 351 1 658 307
Manitoba 9,3 10,9 1,6 117 137 20
Saskatchewan 8,8 11,2 2,4 96 122 26
Alberta 7,3 9,4 2,1 316 403 87
Colombie-Britannique 8,9 12,1 3,2 421 577 156
Groupe d'âge
Personnes de moins de 18 ans 8,2 10,8 2,6 566 748 182
Personnes de 18 à 64 ans 10,3 12,5 2,2 2 392 2 883 491
Personnes de 65 ans et plus 3,5 5,6 2,1 216 352 136
Type de famille
Personnes vivant dans une famille économique 5,8 7,6 1,8 1 759 2 313 554
Personnes ne faisant pas partie d'une famille économique 24,6 29,0 4,4 1 414 1 670 256
Personnes vivant dans une famille composée d'un couple avec des enfants 5,4 7,5 2,1 691 953 262
Personnes vivant dans une famille monoparentale 21,7 26,3 4,6 345 417 72

Le tableau 3 montre les taux de pauvreté selon l’année de base 2008 et les estimations préliminaires des taux de pauvreté selon l’année de base 2018 pour la période allant de 2015 à 2018. Selon la MPC de l’année de base 2008, le taux de pauvreté a reculé pour passer de 12,1 % en 2015 à 8,7 % en 2018, soit une diminution de 3,4 points de pourcentage. Selon la MPC de l’année de base 2018 proposée, le taux de pauvreté a reculé pour passer de 14,5 % en 2015 à 11,0 % en 2018, ce qui représente une diminution de 3,5 points de pourcentage.

Le tableau 4 montre les résultats pour le nombre de personnes en situation de pauvreté selon les deux mesures. Selon la MPC de l’année de base 2008, le nombre de personnes en situation de pauvreté a reculé pour passer de 4,238 millions en 2015 à 3,173 millions en 2018, ce qui représente une diminution de 1,065 millions. Selon la MPC de l’année de base 2018, le nombre de personnes en situation de pauvreté a reculé pour passer de 5,074 millions en 2015 à 3,983 millions en 2018, ce qui représente une diminution de 1,091 millions.

Les modifications proposées dans le cadre du changement de base donneraient lieu à un « déplacement parallèle » à la hausse des taux de pauvreté mesurés, sans changement significatif quant à la tendance mesurée de la pauvreté au fil du temps.

On a observé des résultats similaires pour différentes provinces et différents groupes d’âge.


Tableau 3
Pourcentage de la population vivant sous le seuil de la pauvreté, année de base 2008 et année de base 2018, Canada, provinces et certains groupes démographiques, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de la population vivant sous le seuil de la pauvreté base de 2008, base de 2018, 2015, 2016, 2017 et 2018, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
base de 2008 base de 2018
2015 2016 2017 2018 2015 2016 2017 2018
pourcentage
Géographie
Canada 12,1 10,6 9,5 8,7 14,5 12,8 11,7 11,0
Terre-Neuve-et-Labrador 12,1 10,8 9,7 9,7 13,1 12,4 11,4 11,2
Île-du-Prince-Édouard 14,0 11,3 10,1 9,1 14,8 11,8 13,3 11,9
Nouvelle-Écosse 13,8 12,9 12,8 10,3 17,0 16,2 15,0 13,3
Nouveau-Brunswick 14,0 11,8 9,7 7,9 16,1 13,6 12,1 10,0
Québec 10,9 8,6 9,0 7,9 13,7 10,9 10,8 9,7
Ontario 12,9 11,8 10,2 9,5 15,1 13,6 12,2 11,6
Manitoba 12,0 9,4 8,7 9,3 14,0 12,3 11,0 10,9
Saskatchewan 10,7 9,2 9,5 8,8 12,7 11,5 12,2 11,2
Alberta 8,2 8,6 6,8 7,3 10,0 10,8 9,0 9,4
Colombie-Britannique 14,8 12,0 10,3 8,9 17,8 15,3 13,6 12,1
Groupe d'âge
Personnes de moins de 18 ans 13,3 11,0 9,0 8,2 16,4 14,0 11,6 10,8
Personnes de 18 à 64 ans 13,4 11,9 11,1 10,3 15,7 14,0 13,2 12,5
Personnes de 65 ans et plus 5,1 4,9 3,9 3,5 7,0 7,0 6,0 5,6

Tableau 4
Nombre de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, année de base 2008 et année de base 2018, Canada, provinces et certains groupes démographiques, 2015 à 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté base de 2008, base de 2018, 2015, 2016, 2017 et 2018, calculées selon en milliers unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
base de 2008 base de 2018
2015 2016 2017 2018 2015 2016 2017 2018
en milliers
Géographie
Canada 4 238 3 739 3 413 3 173 5 074 4 543 4 188 3 983
Terre-Neuve-et-Labrador 63 56 50 50 68 64 59 58
Île-du-Prince-Édouard 20 17 15 14 21 17 20 18
Nouvelle-Écosse 127 119 118 96 156 149 139 124
Nouveau-Brunswick 102 86 71 58 117 99 89 74
Québec 890 706 744 655 1 118 896 888 812
Ontario 1 757 1 624 1 436 1 351 2 062 1 883 1 706 1 658
Manitoba 146 115 108 117 169 151 137 137
Saskatchewan 114 98 103 96 135 123 133 122
Alberta 341 362 286 316 415 453 379 403
Colombie-Britannique 678 557 481 421 812 707 638 577
Groupe d'âge
Personnes de moins de 18 ans 900 755 622 566 1 115 958 803 748
Personnes de 18 à 64 ans 3 049 2 701 2 553 2 392 3 565 3 180 3 026 2 883
Personnes de 65 ans et plus 289 284 238 216 394 405 360 352

Les seuils présentés au tableau 1 sont établis pour la famille modèle de quatre (deux adultes et deux enfants). Pour établir des seuils pour différentes tailles de familles, la méthodologie de la MPC utilise une échelle d’équivalence de la racine carrée, une méthode très couramment utilisée pour ajuster les revenus en fonction de la taille de la famille, et elle est recommandée pour les mesures de la pauvreté (CEE-ONU, 2011). Pour calculer les valeurs de seuil pour différentes tailles de familles, on peut utiliser les valeurs du tableau 5.


Tableau 5
Échelle d'équivalence de la racine carrée
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Échelle d'équivalence de la racine carrée. Les données sont présentées selon Taille de la famille (titres de rangée) et Échelle de racine carrée et Multipliez la valeur du seuil par(figurant comme en-tête de colonne).
Taille de la famille Échelle de racine carrée Multipliez la valeur du seuil par
1 1,0 0,5
2 1,4 0,7
3 1,7 0,9
4 2,0 1,0
5 2,2 1,1
6 2,4 1,2
x X MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqipu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaWaaOaaaeaaca WGybaaleqaaaaa@36CF@ X /2 MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqipu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaWaaOaaaeaaca WGybaaleqaaOGaai4laiaaikdaaaa@3848@

Cette méthode d’équivalence des seuils pour différentes tailles de famille ne devrait être appliquée qu’à la valeur du seuil total et non aux composantes de seuil individuellesNote . La prochaine section du présent document de travail décrit les domaines de recherche future, y compris la recherche sur d’autres façons de comparer les seuils et les revenus pour différents types et tailles de familles.

Enfin, bien que le tableau 1 présente les seuils de 2018, les valeurs de 2015 à 2017 sont présentées dans l'annexe E. Ces seuils ont été obtenus en rajustant les composantes de l’année de base 2018 à partir de la méthodologie décrite pour chaque composante dans l’annexe A.

Un programme de recherche tourné vers l’avenir

Au cours des consultations menées dans le cadre de la présente révision de la MPC, ainsi que pendant l'analyse qui a conduit aux quatre documents de travail, certains sujets ont été identifiés comme nécessitant des études plus en profondeur afin de préparer le prochain exercice de révision de la MPC.

Technologies des communications. Statistique Canada examinera de quelle façon une composante séparée pour les « communications » pourrait être ajoutée à la MPC. À l’heure actuelle, ces besoins d’accès à des biens et à des services de communication font partie de la composante des « autres dépenses ».

Frais de garde d’enfants. À l’heure actuelle, les frais de garde d’enfants sont représentés dans la MPC en tant que déduction directe du revenu disponible. De cette façon, les besoins d’une famille sont comparés à une mesure du revenu qui reflète les ressources dont elle dispose. Des experts ont demandé à Statistique Canada si c’était la meilleure façon de procéder. Les frais de garde d’enfants pourraient-ils plutôt être traités comme un élément du panier de consommation?

Éloignement. Statistique Canada examinera s’il faut rajuster la MPC pour tenir compte des coûts plus élevés auxquels font face les familles vivant dans des régions ou collectivités éloignées afin de dériver (par exemple) de meilleures estimations pour les parties septentrionales des provinces.

Familles de différentes tailles. À l’heure actuelle, Statistique Canada estime les seuils de la MPC pour une famille de quatre personnes, puis utilise l’échelle d’équivalence de la racine carrée pour dériver les seuils pour les familles de différentes tailles. Cette méthode permet-elle d’établir les meilleurs seuils possibles pour les petites familles et les personnes seules? Une étude supplémentaire pourrait également être menée pour déterminer s'il serait approprié de construire des valeurs de panier séparées pour des familles de même taille mais de composition différente (p. ex., une famille monoparentale avec trois enfants comparativement à un couple avec deux enfants) ou pour d'autres caractéristiques (p. ex., l’âge des membres de la famille).

La composante des autres nécessités. La « composante des autres nécessités » vise à représenter les coûts des biens et services autres que les aliments, le logement, le transport et l’habillement. La liste des articles qui pourraient être inclus dans la composante des autres nécessités est vaste et pourrait varier en fonction de la structure, de l’âge, de l’emplacement ou d’autres circonstances d’une famille. Des recherches continues sur la méthodologie qui sous-tend la composante des autres nécessités pourraient évaluer si la méthode actuelle pour établir la valeur de cette composante convient ou si elle devrait être améliorée.

Indice de réduction de la pauvreté. Ancrer la MPC à des années de base spécifiques, tout en la mettant à jour régulièrement afin de refléter les changements dans le niveau de vie pour s’assurer qu’elle demeure pertinente, est un atout de la MPC. Cependant, les changements de base périodiques de la MPC entraînent la création de plusieurs seuils de pauvreté qui peuvent rendre difficile le suivi des tendances de la pauvreté sur de longues périodes. Afin d’améliorer la transparence et pour aider à suivre l'évolution de la pauvreté sur des périodes plus longues, la mise en œuvre d’un indice de réduction de la pauvreté sera considéré.

Conclusion

Le présent document constitue le document de travail final documentant le deuxième examen approfondi de la MPC, qui a débuté en 2018 et se terminera en 2020. Il a présenté les seuils proposés de la nouvelle MPC de l’année de base 2018 et les a comparés aux seuils de l’année de base 2008 qui sont actuellement en vigueur.

Le document a également proposé un programme de recherche tourné vers l’avenir, décrivant les sujets que Statistique Canada et EDSC pourraient étudier en vue du prochain examen approfondi.

Le présent document vise à favoriser la mobilisation des utilisateurs, à expliquer les changements à la MPC qui ont été proposés et à fournir aux utilisateurs les estimations préliminaires des impacts découlant de ces changements proposés. Nous encourageons les utilisateurs à poser des questions, à formuler des commentaires et à faire des suggestions pour les travaux futurs.

Après la publication de ce document, il y aura une période au cours de laquelle Statistique Canada et EDSC s’entretiendront avec des experts, des intervenants et des représentants fédéraux, provinciaux et territoriaux pour valider les résultats. La période d’examen devrait se terminer en juin 2020. Les utilisateurs sont invités à poser des questions et à fournir des commentaires. Nous encourageons les personnes souhaitant communiquer avec nous à envoyer un courriel à l’adresse : statcan.market.basket.measure-mesure.du.panier.de.consommation.statcan@canada.ca.

Annexe A : Modifications proposées aux composantes de la MPC et au revenu disponible

Modifications proposées aux composantes de la MPC

Le panier de la MPC comprend cinq composantes : habillement, aliments, logement, transport et autres dépenses. Des modifications sont proposées à chacune de ces composantes pour la MPC de l’année de base 2018.

Composante d’habillement

Dans la MPC de l’année de base 2008, la composante d’habillement du panier se fonde sur le panier de Niveau de vie acceptable (NVA) du Conseil de planification sociale de Winnipeg et de Winnipeg Harvest de 2001. Le panier contient des biens destinés spécifiquement à une famille modèle de deux adultes et de deux enfants et fournit des vêtements et des chaussures pour les occasions professionnelles, scolaires et sociales les plus courantes.

La composante d’habillement de la MPC de l’année de base 2018 adopterait le plus récent calendrier d’articles du panier d’habillement du NVA de 2012 disponible (annexe B). Le panier est plus contemporain et répond à certaines préoccupations concernant l’actualité et les stéréotypes de genre qui se trouvaient dans le panier précédent. Par exemple, le nouveau panier inclut la même quantité de chaussures de course pour les hommes et les femmes. Il comprend une liste et un calendrier de remplacement semblables à celui du panier précédent (2001). Dans l’ensemble, le nombre d’articles vestimentaires dans le panier du NVA de 2012 est semblable à celui du panier du NVA de 2001, mais certaines quantités ont changé; par exemple, il y a une augmentation de la quantité de chaussettes et une diminution de la quantité de bas de nylon pour femmes.

Les prix sont recueillis auprès des points de vente chaque année dans une ville représentative de chaque provinceNote , et la moyenne arithmétique des trois observations des prix les plus bas dans chaque ville est calculée pour chaque article du panier. De plus, une moyenne triennale des prix des articles est prise pour minimiser la volatilité des prix des articles. Ces prix, combinés à des quantités déterminées et à un calendrier de remplacement, définissent le coût de la composante d’habillement. Les méthodes de tarification de la MPC de l’année de base 2018 sont semblables à celles de la MPC de l’année de base 2008.

Pour la MPC de l’année de base 2008, l’établissement direct du prix des articles vestimentaires était effectué chaque année, et la composante d’habillement était mise à jour en conséquence. Pour la MPC de l’année de base 2018, après l’établissement direct du prix des articles vestimentaires pour l’année de base 2018, les seuils de la composante d’habillement seraient mis à jour pour les autres années à l’aide de l’Indice des prix à la consommation (IPC) provincial pour les « vêtements et chaussures ». Il est proposé que l’indexation des prix remplace la méthode d’établissement direct du prix annuelle, puisque cette dernière a été jugée comme ajoutant trop de variabilité aux seuils. En outre, l’indexation des seuils rendra les mouvements d’une année à l’autre plus transparents et prévisibles, tandis que l'engagement de revoir le panier de la MPC tous les cinq ans permettra de s'assurer que le panier continue de représenter les normes contemporaines.


Tableau A.1
Différences entre les seuils de la MPC de l’année de base 2008 et ceux de la MPC de l’année de base 2018 pour l'habillement et les chaussures, par région de la MPC, pour une famille de quatre personnes, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Différences entre les seuils de la MPC de l’année de base 2008 et ceux de la MPC de l’année de base 2018 pour l'habillement et les chaussures. Les données sont présentées selon Région de la MPC (titres de rangée) et Dollars courants, base de 2008, base de 2018 et Différence, calculées selon dollars et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région de la MPC Dollars courants
base de 2008 base de 2018 Différence
dollars pourcentage
Province Région
Terre-Neuve-et-Labrador régions rurales 2 234 2 160 -74 -3,3
moins de 30 000Tableau A.1 Note 1 2 234 2 160 -74 -3,3
30 000 à 99 999Tableau A.1 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 2 160 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
St-Jean 2 234 2 160 -74 -3,3
Île-du-Prince-Édouard régions rurales 2 104 2 227 123 5,8
moins de 30 000 2 104 2 227 123 5,8
Charlottetown 2 104 2 227 123 5,8
Nouvelle Écosse régions rurales 2 188 2 207 19 0,9
moins de 30 000 2 188 2 207 19 0,9
30 000 à 99 999 2 188 2 207 19 0,9
Halifax 2 188 2 207 19 0,9
Cape Breton 2 188 2 207 19 0,9
Nouveau-Brunswick régions rurales 2 561 2 422 -139 -5,4
moins de 30 000 2 561 2 422 -139 -5,4
30 000 à 99 999 2 561 2 422 -139 -5,4
Fredericton 2 561 2 422 -139 -5,4
Saint-Jean 2 561 2 422 -139 -5,4
Moncton 2 561 2 422 -139 -5,4
Québec régions rurales 2 079 2 226 146 7,0
moins de 30 000 2 079 2 226 146 7,0
30 000 à 99 999 2 079 2 226 146 7,0
100 000 à 499 999 2 079 2 226 146 7,0
Québec 2 079 2 226 146 7,0
Montréal 2 079 2 226 146 7,0
Ontario régions rurales 2 145 2 157 12 0,6
moins de 30 000 2 145 2 157 12 0,6
30 000 à 99 999 2 145 2 157 12 0,6
100 000 à 499 999Tableau A.1 Note 1 2 145 2 157 12 0,6
500 000 et plusTableau A.1 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 2 157 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Ottawa 2 145 2 157 12 0,6
Hamilton/Burlington 2 145 2 157 12 0,6
Toronto 1 750 1 846 96 5,5
Manitoba régions rurales 2 050 2 042 -8 -0,4
moins de 30 000Tableau A.1 Note 1 2 050 2 042 -8 -0,4
30 000 à 99 999Tableau A.1 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 2 042 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Brandon 2 050 2 042 -8 -0,4
Winnipeg 2 050 2 042 -8 -0,4
Saskatchewan régions rurales 2 314 2 236 -78 -3,4
moins de 30 000 2 314 2 236 -78 -3,4
30 000 à 99 999 2 314 2 236 -78 -3,4
Saskatoon 2 314 2 236 -78 -3,4
Régina 2 314 2 236 -78 -3,4
Alberta régions rurales 1 834 1 858 24 1,3
moins de 30 000 1 834 1 858 24 1,3
30 000 à 99 999 1 834 1 858 24 1,3
100 000 à 499 999 1 834 1 858 24 1,3
Edmonton 1 834 1 858 24 1,3
Calgary 1 834 1 858 24 1,3
Colombie-Britannique régions rurales 1 907 2 074 167 8,7
moins de 30 000 1 907 2 074 167 8,7
30 000 à 99 999 1 907 2 074 167 8,7
100 000 à 499 999 1 907 2 074 167 8,7
Vancouver 1 907 2 074 167 8,7

Composante d’aliments

Dans la MPC de l’année de base 2008, la composante d’aliments est fondée sur le panier de provisions nutritif – Canada de 2008, élaboré par Santé Canada. Les prix des aliments sont recueillis dans 38 villes afin de fournir le coût annuel d’achat du panier dans les 50 régions. Pour certains articles, les prix sont recueillis pour plus d’un produit afin de permettre l’établissement du prix d’un produit de marque et d’un produit générique. Les prix sont relevés dans certains magasins de chaque ville et la moyenne géométrique de chaque article est calculée pour chaque ville.

La MPC de l’année de base 2018 utiliserait le panier de provisions nutritif – Canada de 2019 (PPNC, annexe C) pour calculer le coût de la composante d’aliments. Les aliments figurant dans la version mise à jour du PPNC sont conformes au nouveau Guide alimentaire canadien et sont des aliments nutritifs couramment consommés que les Canadiens ont déclaré consommer dans le cadre de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Nutrition de 2015, la plus récente enquête disponible sur la consommation d’aliments. Le PPNC de 2019 comprend des aliments frais, surgelés et en conserve afin de concilier les considérations de coût, d'accès et de disponibilité. Comme pour le PPNC de 2008, 5 % est ajouté au coût total du panier de 2019 pour des aliments et boissons divers, comme du café, du thé, des herbes aromatiques, des épices et des condimentsNote .

Les prix des aliments continueront d’être recueillis par Statistique Canada dans 38 villes dans l’ensemble du Canada. Toutefois, compte tenu de la publication récente du nouveau PPNC, certains prix provisoires ont été utilisés pour la composante d’aliments, et Statistique Canada évaluera si une révision de ces montants est nécessaire au cours des prochains mois. Comme pour la composante d’habillement, l’établissement direct annuel des prix du panier de provisions serait remplacé par l’indice provincial des prix des aliments de l’IPC afin de déterminer la variation du prix du panier de provisions au fil du temps pour l’année de base 2018.


Tableau A.2
Différences entre les seuils de la MPC de l’année de base 2008 et ceux de la MPC de l’année de base 2018 pour l’alimentation, par région de la MPC, pour une famille de quatre personnes, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Différences entre les seuils de la MPC de l’année de base 2008 et ceux de la MPC de l’année de base 2018 pour l’alimentation. Les données sont présentées selon Région de la MPC (titres de rangée) et Dollars courants, base de 2008, base de 2018 et Différence, calculées selon dollars et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région de la MPC Dollars courants
base de 2008 base de 2018 Différence
dollars pourcentage
Province Région
Terre-Neuve-et-Labrador régions rurales 12 972 13 141 169 1,3
moins de 30 000Tableau A.2 Note 1 12 972 13 141 169 1,3
30 000 à 99 999Tableau A.2 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 13 141 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
St-Jean 12 441 12 521 80 0,6
Île-du-Prince-Édouard régions rurales 12 476 12 470 -6 0,0
moins de 30 000 12 476 12 470 -6 0,0
Charlottetown 12 476 12 470 -6 0,0
Nouvelle Écosse régions rurales 12 117 12 528 411 3,4
moins de 30 000 12 117 12 528 411 3,4
30 000 à 99 999 12 117 12 528 411 3,4
Halifax 11 558 12 001 443 3,8
Cape Breton 11 816 11 750 -66 -0,6
Nouveau-Brunswick régions rurales 12 496 12 563 67 0,5
moins de 30 000 12 496 12 563 67 0,5
30 000 à 99 999 12 496 12 563 67 0,5
Fredericton 12 498 12 499 1 0,0
Saint-Jean 12 413 12 198 -215 -1,7
Moncton 11 349 11 757 408 3,6
Québec régions rurales 11 248 11 322 74 0,7
moins de 30 000 11 248 11 322 74 0,7
30 000 à 99 999 11 248 11 322 74 0,7
100 000 à 499 999 11 248 11 322 74 0,7
Québec 11 154 11 476 322 2,9
Montréal 11 344 11 578 234 2,1
Ontario régions rurales 10 518 10 560 42 0,4
moins de 30 000 10 518 10 560 42 0,4
30 000 à 99 999 10 518 10 560 42 0,4
100 000 à 499 999Tableau A.2 Note 1 11 045 10 994 -51 -0,5
500 000 et plusTableau A.2 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 10 994 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Ottawa 11 390 11 399 9 0,1
Hamilton/Burlington 10 821 10 738 -83 -0,8
Toronto 10 903 10 803 -100 -0,9
Manitoba régions rurales 11 037 10 983 -54 -0,5
moins de 30 000Tableau A.2 Note 1 11 037 10 983 -54 -0,5
30 000 à 99 999Tableau A.2 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 10 983 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Brandon 11 037 10 983 -54 -0,5
Winnipeg 11 318 11 377 59 0,5
Saskatchewan régions rurales 11 023 11 101 78 0,7
moins de 30 000 11 023 11 101 78 0,7
30 000 à 99 999 11 023 11 101 78 0,7
Saskatoon 11 072 11 308 236 2,1
Régina 10 880 11 204 324 3,0
Alberta régions rurales 12 354 12 255 -100 -0,8
moins de 30 000 12 354 12 255 -100 -0,8
30 000 à 99 999 12 354 12 255 -100 -0,8
100 000 à 499 999 12 354 12 255 -100 -0,8
Edmonton 11 080 11 410 330 3,0
Calgary 11 390 11 510 120 1,1
Colombie-Britannique régions rurales 11 256 11 380 124 1,1
moins de 30 000 11 256 11 380 124 1,1
30 000 à 99 999 11 256 11 380 124 1,1
100 000 à 499 999 12 155 12 112 -43 -0,4
Vancouver 11 652 11 586 -66 -0,6

Composante du logement

La MPC dérive des coûts d’habitation pour les logements locatifs tirés du recensement. Le recensement est choisi pour fournir les valeurs du marché, car sa grande taille d’échantillon permet une estimation précise des coûts du loyer et couvre tous les genres de logements locatifs.

Dans la MPC de l’année de base 2008, le coût du logement a été estimé à l’aide du Recensement de 2006 en fonction du loyer médian des logements de deux et trois chambres. Pour obtenir des estimations pour les années subséquentes, les données relatives au prix des loyers ont été augmentées à l’aide de l’indice de l’IPC provincial pour les logements locatifs. En plus de l’allocation pour la location du logement, un montant a été ajouté pour tenir compte du fait que certains ménages doivent fournir leurs propres appareils, comme un réfrigérateur, une cuisinière, une laveuse et une sécheuse.

La composante du logement de la MPC de l’année de base 2018 serait mise à jour pour utiliser les valeurs du Recensement de 2016. La nouvelle année de base de la MPC propose d’adopter également la Norme nationale d’occupation pour la famille modèle composée d’un homme et d’une femme adultes et deux enfants (une fille de 9 ans et un garçon de 13 ans), et fonde par conséquent les coûts d’habitation pour la famille modèle sur le coût d’un logement locatif de trois chambres. Pour déterminer le coût typique d’un logement locatif de trois chambres par région de la MPC, nous utilisons le coût médian des logements locatifs de trois chambres occupés par les ménages appartenant au deuxième décile de revenu. En plus du supplément pour les appareils ménagers, un montant pour les assurances locatives est maintenant inclus.

Enfin, dans la MPC de l’année de base 2018, il est proposé d’utiliser les indices d’ensemble provinciaux de l’IPC, plutôt que l’indice des logements locatifs de l’IPC, pour mettre à jour la valeur de la composante du logement. Statistique Canada poursuivra ses recherches sur la composante du logement, assurera un suivi et en rendra compte chaque année.


Tableau A.3
Différences entre les seuils de la MPC de l'année base 2008 et ceux de la MPC de l'année de base 2018 pour le logement, par région de la MPC, pour une famille de quatre personnes, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Différences entre les seuils de la MPC de l'année base 2008 et ceux de la MPC de l'année de base 2018 pour le logement. Les données sont présentées selon Région de la MPC (titres de rangée) et Dollars courants, base de 2008, base de 2018 et Différence, calculées selon dollars et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région de la MPC Dollars courants
base de 2008 base de 2018 Différence
dollars pourcentage
Province Région
Terre-Neuve-et-Labrador régions rurales 7 801 10 282 2 482 31,8
moins de 30 000Tableau A.3 Note 1 8 373 10 669 2 296 27,4
30 000 à 99 999Tableau A.3 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 12 480 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
St-Jean 9 994 14 041 4 048 40,5
Île-du-Prince-Édouard régions rurales 7 848 10 436 2 587 33,0
moins de 30 000 8 695 11 199 2 503 28,8
Charlottetown 9 607 12 687 3 080 32,1
Nouvelle Écosse régions rurales 8 291 9 842 1 551 18,7
moins de 30 000 8 477 10 747 2 271 26,8
30 000 à 99 999 8 727 11 516 2 789 32,0
Halifax 10 857 15 312 4 454 41,0
Cape Breton 8 401 11 764 3 364 40,0
Nouveau-Brunswick régions rurales 7 046 9 019 1 973 28,0
moins de 30 000 7 630 10 537 2 906 38,1
30 000 à 99 999 7 040 10 311 3 271 46,5
Fredericton 10 401 12 845 2 444 23,5
Saint-Jean 8 116 11 151 3 035 37,4
Moncton 9 409 12 368 2 959 31,5
Québec régions rurales 6 744 8 843 2 099 31,1
moins de 30 000 6 834 8 436 1 602 23,4
30 000 à 99 999 7 419 8 991 1 572 21,2
100 000 à 499 999 7 829 9 385 1 556 19,9
Québec 8 525 10 864 2 339 27,4
Montréal 9 189 11 333 2 144 23,3
Ontario régions rurales 10 068 12 139 2 071 20,6
moins de 30 000 9 859 12 814 2 955 30,0
30 000 à 99 999 10 211 13 176 2 965 29,0
100 000 à 499 999Tableau A.3 Note 1 11 386 14 263 2 876 25,3
500 000 et plusTableau A.3 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 16 099 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Ottawa 13 646 17 822 4 176 30,6
Hamilton/Burlington 11 877 14 950 3 073 25,9
Toronto 14 710 19 259 4 549 30,9
Manitoba régions rurales 7 371 10 271 2 899 39,3
moins de 30 000Tableau A.3 Note 1 8 808 12 096 3 288 37,3
30 000 à 99 999Tableau A.3 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 12 159 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Brandon 9 330 12 396 3 067 32,9
Winnipeg 10 569 15 147 4 579 43,3
Saskatchewan régions rurales 8 512 10 906 2 394 28,1
moins de 30 000 9 613 12 629 3 016 31,4
30 000 à 99 999 9 980 13 502 3 523 35,3
Saskatoon 11 467 16 473 5 005 43,6
Régina 11 420 15 774 4 354 38,1
Alberta régions rurales 10 103 14 587 4 484 44,4
moins de 30 000 11 518 15 698 4 180 36,3
30 000 à 99 999 13 130 15 111 1 982 15,1
100 000 à 499 999 10 857 15 498 4 641 42,8
Edmonton 12 465 19 055 6 589 52,9
Calgary 13 648 19 367 5 718 41,9
Colombie-Britannique régions rurales 9 699 11 837 2 137 22,0
moins de 30 000 9 716 12 982 3 266 33,6
30 000 à 99 999 10 526 13 914 3 387 32,2
100 000 à 499 999 12 625 16 922 4 297 34,0
Vancouver 13 671 19 125 5 454 39,9

Composante de transport

L’objectif de la composante de transport de la MPC est de reconnaître le coût nécessaire pour couvrir les trajets aller-retour permettant de se rendre au travail, de faire les courses ainsi que pour répondre à d’autres besoins quotidiens. Cependant, selon le lieu de résidence d’une personne et la nature exacte de ses besoins, la façon dont ces besoins sont satisfaits peut varier et, par conséquent, ces coûts peuvent également varier. Dans les régions rurales, le seul mode de transport utilisé pour effectuer les tâches quotidiennes et se rendre au travail est, le plus souvent, en voiture. Parallèlement, la plupart des grandes régions urbaines disposent de réseaux de transport en commun efficaces répondant aux besoins en transport des citadins. Dans les petites et moyennes villes, ainsi que dans les banlieues, les transports en commun peuvent être moins efficaces que dans les grandes villes pour répondre aux besoins de transport de la famille modèle.

Pour l’année de base 2018, deux modifications sont proposées pour la composante de transport. La première modification consisterait à reconnaître l’utilisation répandue des voitures comme moyen de transport, même dans les centres urbains dotés d’un réseau de transport en commun. Dans les régions rurales de la MPC et les régions de la MPC constituées de centres de population de moins de 30 000 habitants, on suppose, comme pour la MPC fondée sur l’année de base de 2008, que les familles auraient besoin de leur propre véhicule pour se rendre au travail et effectuer des activités quotidiennes comme magasiner. Dans les plus grandes régions de la MPC, notamment les RMR et RA indiquées, on supposerait une moyenne pondérée du coût des transports en commun et privé.

Le poids de chaque composante (en commun et privé) serait déterminé à l’aide des données du Recensement de 2016, à savoir la question du recensement sur le mode de déplacement pour se rendre au travail. Les poids pour les composantes de transport en commun et privé, par région de la MPC, sont présentés à l’annexe D.

Le deuxième changement important consisterait à actualiser le calcul des coûts du transport privé pour tenir compte des développements survenus au cours des 20 années qui se sont écoulées depuis l’introduction de la MPC, tels que l'augmentation de la longévité des véhicules et l'amélioration du rendement énergétique.  Cette mise à jour prévoit l'achat d'une voiture compacte de huit ans (cinq ans dans la MPC de 2008) et de 1 200 litres d'essence par an (1 500 dans la MPC de 2008). En outre, la MPC de l’année de base 2018 serait modifiée pour utiliser un « panier » de 5 voitures compactes pour déterminer le prix du véhicule au lieu de la méthode de la MPC de 2008 qui consiste à n'utiliser qu'une seule voiture, afin d'ajouter de la stabilité aux estimations et d’en améliorer la représentativité.

Les coûts de transport public attribués à la famille de référence comprennent le coût des titres de transport public mensuels pour deux adultes et un enfant et un montant supplémentaire suffisant pour 12 trajets aller-retour en taxi, soit la même méthodologie que pour l’année de base 2008.

Enfin, dans la MPC de l’année de base 2018, il est proposé d'utiliser l'indice provincial du transport privé pour rajuster le coût du panier du transport privé dans le temps, tandis que l'indice provincial du transport public serait utilisé pour rajuster le coût du panier du transport public.


Tableau A.4
Différences entre les seuils de la MPC de l'année de base 2008 et ceux de la MPC de l'année de base 2018 pour le transport, par région de la MPC, pour une famille de quatre personnes, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Différences entre les seuils de la MPC de l'année de base 2008 et ceux de la MPC de l'année de base 2018 pour le transport. Les données sont présentées selon Région de la MPC (titres de rangée) et Dollars courants, base de 2008, base de 2018 et Différence, calculées selon dollars et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région de la MPC Dollars courants
base de 2008 base de 2018 Différence
dollars pourcentage
Province Région
Terre-Neuve-et-Labrador régions rurales 5 335 4 650 -685 -12,8
moins de 30 000Tableau A.4 Note 1 5 335 4 650 -685 -12,8
30 000 à 99 999Tableau A.4 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 4 080 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
St-Jean 2 807 4 248 1 441 51,3
Île-du-Prince-Édouard régions rurales 4 921 4 308 -613 -12,5
moins de 30 000 4 921 4 308 -613 -12,5
Charlottetown 2 416 3 742 1 326 54,9
Nouvelle Écosse régions rurales 5 364 4 790 -574 -10,7
moins de 30 000 5 364 4 790 -574 -10,7
30 000 à 99 999 2 793 4 328 1 534 54,9
Halifax 2 853 3 852 1 000 35,0
Cape Breton 2 565 4 176 1 612 62,8
Nouveau-Brunswick régions rurales 5 261 4 563 -698 -13,3
moins de 30 000 5 261 4 563 -698 -13,3
30 000 à 99 999 5 261 4 563 -698 -13,3
Fredericton 2 866 3 990 1 123 39,2
Saint-Jean 2 926 4 004 1 078 36,8
Moncton 2 410 3 887 1 477 61,3
Québec régions rurales 4 980 4 369 -611 -12,3
moins de 30 000 4 980 4 369 -611 -12,3
30 000 à 99 999 2 324 3 860 1 535 66,0
100 000 à 499 999 2 962 3 963 1 001 33,8
Québec 3 103 3 875 772 24,9
Montréal 2 911 3 787 876 30,1
Ontario régions rurales 5 782 5 034 -747 -12,9
moins de 30 000 5 782 5 034 -747 -12,9
30 000 à 99 999 2 514 4 192 1 678 66,8
100 000 à 499 999Tableau A.4 Note 1 3 282 4 508 1 225 37,3
500 000 et plusTableau A.4 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 4 590 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Ottawa 4 163 4 538 374 9,0
Hamilton/Burlington 3 722 4 854 1 132 30,4
Toronto 5 201 5 602 400 7,7
Manitoba régions rurales 5 770 4 850 -920 -15,9
moins de 30 000Tableau A.4 Note 1 5 770 4 850 -920 -15,9
30 000 à 99 999Tableau A.4 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 4 850 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Brandon 2 841 4 174 1 333 46,9
Winnipeg 3 498 4 359 861 24,6
Saskatchewan régions rurales 5 632 4 829 -804 -14,3
moins de 30 000 5 632 4 829 -804 -14,3
30 000 à 99 999 2 423 4 161 1 738 71,7
Saskatoon 2 908 4 272 1 364 46,9
Régina 3 316 4 333 1 017 30,7
Alberta régions rurales 5 199 4 400 -799 -15,4
moins de 30 000 5 199 4 400 -799 -15,4
30 000 à 99 999 2 360 3 703 1 343 56,9
100 000 à 499 999 2 893 3 910 1 017 35,2
Edmonton 3 472 4 236 764 22,0
Calgary 3 613 4 228 615 17,0
Colombie-Britannique régions rurales 5 744 4 911 -832 -14,5
moins de 30 000 5 744 4 911 -832 -14,5
30 000 à 99 999 2 185 4 200 2 015 92,2
100 000 à 499 999 2 560 4 191 1 631 63,7
Vancouver 3 194 4 476 1 281 40,1

Composante des autres nécessités

La MPC possède une composante finale qui reconnaît les besoins d’autres biens et services qui seraient considérés comme des nécessités, mais ne sont pas saisis dans les catégories du logement, de l’habillement, des aliments et du transport (p. ex. articles ménagers, soins personnels, matériel de lecture, etc.). La méthodologie utilisée pour relever le prix des autres biens et services n’utilise pas le relevé des articles comme le font les autres parties de la MPC. Il ne serait pas pratique de le faire, car il faudrait éventuellement relever le prix d’un très grand nombre d’articles et bon nombre de ces articles pourraient être considérés comme des nécessités pour certaines familles, mais pas pour d’autres. Par conséquent, la composante des autres nécessités vise à donner une approximation des dépenses moyennes pour une grande variété d’autres biens et services, en utilisant les données tirées de l’Enquête sur les dépenses des ménages (EDM) de Statistique Canada.

Dans la MPC de l’année de base 2008, la valeur pour la composante des autres nécessités a été établie en tant que pourcentage fixe (75,4 %) du coût total des composantes des aliments et de l’habillement pour chaque région de la MPC. Ce pourcentage fixe est désigné comme étant le « multiplicateur »; il a été établi selon une analyse des habitudes de dépenses historiques sur un ensemble de catégories de dépenses choisies et jugées nécessaires pour un niveau de vie de base modeste.

Pour la MPC de l’année de base 2018, il est proposé que le niveau du multiplicateur de la composante des autres nécessités soit fixé de sorte que le nouveau niveau de la base de 2018, à l'exclusion des services de téléphonie cellulaire, soit égal au niveau de la base de 2008. Un montant additionnel pour les services de téléphonie cellulaire serait ensuite ajouté à la composante des autres nécessités de l’année de base 2018.

La valeur du multiplicateur pourrait être recalculée, mais comme les composantes d’aliments et d’habillement sont relativement similaires entre les années de base 2008 et 2018, la valeur du multiplicateur existant est conservée. Ainsi, la composante des autres nécessités est équivalente à la somme des paniers d’aliments et d’habillement pour une région de la MPC, multipliée par 0,754, plus la moyenne provinciale des dépenses en services de téléphonie cellulaire observée dans l’EDM pour les familles du deuxième décile de revenu.

Comme pour les composantes discutées précédemment, la composante des autres nécessités serait calculée pour l’année de base, puis mise à jour annuellement en augmentant les seuils de l’année de base pour chaque région de la MPC au moyen de l’IPC d’ensemble provincial comme facteur d’inflation des prix. Cette méthode diffère de la méthodologie de la MPC de l’année de base 2008, où le multiplicateur était appliqué chaque année. Pour résumer, selon la méthodologie de l’année de base 2018, la croissance de la composante des autres nécessités serait liée à l’IPC d’ensemble, alors que selon la méthodologie de l’année de base 2008, elle était liée aux mouvements des prix des aliments et de l’habillement.


Tableau A.5
Différences entre les seuils de la MPC de l'année de base 2008 et ceux de la MPC de l'année de base 2018 pour les autres nécessités, par région de la MPC, pour une famille de quatre personnes, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Différences entre les seuils de la MPC de l'année de base 2008 et ceux de la MPC de l'année de base 2018 pour les autres nécessités. Les données sont présentées selon Région de la MPC (titres de rangée) et Dollars courants, base de 2008, base de 2018 et Différence, calculées selon dollars et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région de la MPC Dollars courants
base de 2008 base de 2018 Différence
dollars pourcentage
Province Région
Terre-Neuve-et-Labrador régions rurales 11 460 12 305 845 7,4
moins de 30 000Tableau A.5 Note 1 11 460 12 305 845 7,4
30 000 à 99 999Tableau A.5 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 12 305 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
St-Jean 11 060 11 838 778 7,0
Île-du-Prince-Édouard régions rurales 10 988 12 079 1 091 9,9
moins de 30 000 10 988 12 079 1 091 9,9
Charlottetown 10 988 12 079 1 091 9,9
Nouvelle Écosse régions rurales 10 781 12 221 1 440 13,4
moins de 30 000 10 781 12 221 1 440 13,4
30 000 à 99 999 10 781 12 221 1 440 13,4
Halifax 10 360 11 824 1 464 14,1
Cape Breton 10 554 11 635 1 081 10,2
Nouveau-Brunswick régions rurales 11 348 12 199 851 7,5
moins de 30 000 11 348 12 199 851 7,5
30 000 à 99 999 11 348 12 199 851 7,5
Fredericton 11 349 12 151 801 7,1
Saint-Jean 11 285 11 924 638 5,7
Moncton 10 483 11 591 1 108 10,6
Québec régions rurales 10 044 11 043 999 9,9
moins de 30 000 10 044 11 043 999 9,9
30 000 à 99 999 10 044 11 043 999 9,9
100 000 à 499 999 10 044 11 043 999 9,9
Québec 9 973 11 159 1 186 11,9
Montréal 10 116 11 236 1 120 11,1
Ontario régions rurales 9 544 10 684 1 141 12,0
moins de 30 000 9 544 10 684 1 141 12,0
30 000 à 99 999 9 544 10 684 1 141 12,0
100 000 à 499 999Tableau A.5 Note 1 9 941 11 011 1 071 10,8
500 000 et plusTableau A.5 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 11 011 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Ottawa 10 201 11 317 1 116 10,9
Hamilton/Burlington 9 772 10 818 1 046 10,7
Toronto 9 536 10 633 1 097 11,5
Manitoba régions rurales 9 863 10 809 945 9,6
moins de 30 000Tableau A.5 Note 1 9 863 10 809 945 9,6
30 000 à 99 999Tableau A.5 Note 2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 10 809 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Brandon 9 863 10 809 945 9,6
Winnipeg 10 075 11 106 1 031 10,2
Saskatchewan régions rurales 10 052 11 209 1 157 11,5
moins de 30 000 10 052 11 209 1 157 11,5
30 000 à 99 999 10 052 11 209 1 157 11,5
Saskatoon 10 089 11 365 1 276 12,7
Régina 9 944 11 286 1 343 13,5
Alberta régions rurales 10 693 11 947 1 254 11,7
moins de 30 000 10 693 11 947 1 254 11,7
30 000 à 99 999 10 693 11 947 1 254 11,7
100 000 à 499 999 10 693 11 947 1 254 11,7
Edmonton 9 733 11 311 1 578 16,2
Calgary 9 966 11 386 1 420 14,2
Colombie-Britannique régions rurales 9 920 11 261 1 340 13,5
moins de 30 000 9 920 11 261 1 340 13,5
30 000 à 99 999 9 920 11 261 1 340 13,5
100 000 à 499 999 10 598 11 812 1 214 11,5
Vancouver 10 219 11 416 1 197 11,7

Modifications proposées au revenu disponible

Dans la MPC de l’année de base 2008, le revenu disponible est défini comme le revenu total (y compris les transferts gouvernementaux) après déduction de l’impôt sur le revenu, mais également de plusieurs dépenses obligatoires, comme les cotisations au Régime de pensions du Canada et au Régime de rentes du Québec, à l’assurance-emploi et à un régime de pension agréé, les cotisations syndicales, les frais de garde d’enfants, toute pension alimentaire versée, les primes d’assurance de santé publique et les dépenses médicales directes, notamment les primes d’assurance privée. Dans la méthodologie de la MPC de 2008, le revenu disponible a également été ajusté pour les propriétaires sans hypothèque, afin de tenir compte des coûts de logement plus faibles auxquels font face les familles qui ont ce type de mode d’occupation. Ce rajustement s’appelait l’avantage du propriétaire sans hypothèque (APSH).

Pour la MPC de l’année de base 2018, les modifications proposées au revenu disponible comprennent une mise à jour de l’estimation des frais médicaux directs et le remplacement du rajustement du revenu APSH par le rajustement plus général selon le type de mode d’occupation. De plus, il est proposé que l’impôt sur les gains en capital soit retiré de l’impôt sur le revenu afin d’éviter que les familles ne donnent l’impression de vivre dans la pauvreté parce qu’elles paient un impôt élevé sur les gains en capital.

Ajustement selon le type de mode d’occupation

Dans le cadre de l’année de base 2008, un nouveau concept a été mis en place pour mettre les propriétaires sans hypothèque qui ont, en moyenne, des coûts d’habitation inférieurs à ceux des locataires, sur un pied d’égalité avec les locataires pour ce qui est de déterminer leur situation de pauvreté. Plus précisément, une valeur appelée « avantage du propriétaire sans hypothèque » (APSH), est calculée et ajoutée au revenu disponible des propriétaires sans hypothèque. L’APSH était calculé comme la différence entre le coût médian d’habitation des propriétaires sans hypothèque et le coût médian d’habitation des locataires. Cette différence est ajoutée au revenu disponible des propriétaires sans hypothèque. En principe, cela ressemble beaucoup au calcul d’un seuil distinct des coûts d’habitation pour les familles ayant ce type de mode d’occupation.

Pour la MPC de l’année de base 2018, il est proposé d’étendre le concept de l’APSH aux propriétaires avec hypothèque et aux locataires subventionnés, ce qui mettrait les coûts de logement de toutes les familles sur un pied plus égalitaire lors de la détermination des estimations de la pauvreté, quel que soit le type de mode d’occupation. Ce nouveau concept serait appelé « ajustement selon le type de mode d’occupation (ATMO) ». Comme pour les valeurs du panier du logement, l’ATMO est calculé à l’aide des données du Recensement de 2016, sauf celles décrites ci-dessous.

Résumé du processus

L’estimation de l’ATMO pour chaque région et type de mode d’occupation de la MPC serait obtenue en soustrayant les coûts de logement typiques pour un type de mode d’occupation particulier des coûts de logement calculés au moment de l’élaboration du panier du logement de la MPC. Ces valeurs de l’ATMO sont calculées pour un logement de trois chambres pour une famille dans le deuxième décile de revenu pour chaque région de la MPC.

Les ATMO sont d'abord estimés pour une famille de quatre personnes, puis les valeurs équivalentes pour les autres tailles de famille sont calculées en utilisant la méthode de la racine carrée. Ces ATMO sont ensuite ajoutés au revenu disponible lors de l'évaluation de la situation de pauvreté.

Propriétaires sans hypothèque

Pour les propriétaires sans hypothèque, les coûts de logement comprennent les impôts fonciers, les frais de services publics, les frais de copropriété, les coûts des appareils électroménagers et les frais d’assurance habitation de base. Comme indiqué ci-dessus, ceux-ci sont estimés à partir des données du Recensement de 2016 pour un logement de trois chambres à coucher pour une famille appartenant au deuxième décile de revenu pour chaque région de la MPC. Dans le cas des propriétaires sans hypothèque, l’ATMO qui en résulte est conceptuellement semblable à l’APSH utilisée dans la MPC de 2008.

Propriétaires avec hypothèque

Aux fins de la MPC, les frais de logement pour les propriétaires avec hypothèque seraient constitués des impôts fonciers, des frais de services publics, des frais de copropriété, des frais d’assurance-habitation de base, des coûts des appareils électroménagers et des versements d’intérêts hypothécaires. La principale différence, par rapport aux propriétaires sans hypothèque, est la composante des frais d’intérêts (qui est de zéro pour les propriétaires sans hypothèque). Le coût de l’intérêt hypothécaire est estimé à l’aide des données de l’Enquête sur la sécurité financière (ESF). Les détails de ce calcul sont présentés dans le document Définition du revenu disponible dans la mesure du panier de consommation. Le calcul est effectué pour trois groupes d'âge afin de refléter le fait que les jeunes propriétaires ont tendance à avoir un solde hypothécaire moyen plus élevé que les propriétaires plus âgés en raison du fait qu'ils sont dans une phase plus précoce du remboursement de leur prêt.Note

Locataires subventionnés

Pour les locataires vivant dans des logements subventionnés, les ATMO sont déterminés en estimant le coût médian d’un logement subventionné de trois chambres pour une famille faisant partie du deuxième décile de revenu, puis en mesurant la différence entre son coût et le coût de logement correspondant dans la composante du panier de la MPC. Pour les locataires subventionnés, les coûts de logement comprennent le loyer payé plus les frais de services publics, les coûts des appareils électroménagers et les frais d’assurance pertinents.


Tableau A.6
Avantage du propriétaire sans hypothèque (année de base 2008) et ajustement selon le type de mode d’occupation (année de base 2018) pour la MPC, par région de la MPC, pour une famille de quatre personnes, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Avantage du propriétaire sans hypothèque (année de base 2008) et ajustement selon le type de mode d’occupation (année de base 2018) pour la MPC. Les données sont présentées selon Région de la MPC (titres de rangée) et base de 2008, Avantage du propriétaire sans hypothèque (APSH), base de 2018, Ajustement selon le type de mode d’occupation (ATMO), Propriétaires sans hypothèque, Locataires de logements subventionnés et Propriétaires avec une hypothèque(figurant comme en-tête de colonne).
Région de la MPC base de 2008, Avantage du propriétaire sans hypothèque (APSH)Tableau A.6 Note 1 base de 2018, Ajustement selon le type de mode d’occupation (ATMO)Tableau A.6 Note 2
Propriétaires sans hypothèque Locataires de logements subventionnés Propriétaires avec une hypothèque Propriétaires sans hypothèque
Chef du ménage âgé de moins de 40 ans Chef du ménage âgé de 40 à 60 ans Chef du ménage âgé de 61 ans ou plus
Province Région
Terre-Neuve-et-Labrador régions rurales 3 108 2 360 0 859 1 785 4 737
moins de 30 000Tableau A.6 Note 3 2 740 4 371 0 892 1 756 4 600
30 000 à 99 999Tableau A.6 Note 4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 5 408 1 318 2 698 4 264 6 099
St-Jean 2 913 7 606 2 347 3 727 4 243 6 236
Île-du-Prince-Édouard régions rurales 3 504 3 201 235 1 617 3 185 5 230
moins de 30 000 3 282 4 152 418 1 800 3 368 4 980
Charlottetown 3 795 5 339 1 797 3 180 4 748 6 155
Nouvelle Écosse régions rurales 3 913 2 295 0 1 100 1 682 4 716
moins de 30 000 2 813 3 225 0 1 224 2 780 4 295
30 000 à 99 999 3 873 3 659 757 2 127 3 684 5 498
Halifax 4 417 6 561 4 240 5 743 6 330 8 524
Cape Breton 2 889 5 619 468 1 839 3 395 5 535
Nouveau-Brunswick régions rurales 3 289 3 311 0 420 1 650 4 116
moins de 30 000 2 917 4 152 0 1 268 2 841 4 743
30 000 à 99 999 2 732 4 177 0 1 356 2 929 5 069
Fredericton 5 247 6 171 2 320 3 706 5 279 7 164
Saint-Jean 2 872 4 541 239 1 625 3 198 4 543
Moncton 3 953 5 293 1 592 2 978 4 551 5 734
Québec régions rurales 2 581 3 759 0 0 1 282 3 595
moins de 30 000 1 963 3 328 0 0 675 2 621
30 000 à 99 999 2 510 3 808 0 0 1 085 3 472
100 000 à 499 999 2 594 4 289 0 0 1 215 3 472
Québec 3 034 5 657 0 47 2 651 4 741
Montréal 2 871 5 608 0 390 2 503 4 187
Ontario régions rurales 3 772 4 222 0 0 1 375 4 883
moins de 30 000 3 078 6 832 0 712 2 207 5 620
30 000 à 99 999 3 366 8 206 0 1 178 2 423 6 082
100 000 à 499 999Tableau A.6 Note 3 3 979 8 781 509 2 161 3 448 7 056
500 000 et plusTableau A.6 Note 4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 10 654 1 991 4 101 5 596 8 905
Ottawa 5 389 11 566 3 705 5 242 6 279 9 604
Hamilton/Burlington 3 662 9 243 570 2 500 3 619 7 356
Toronto 5 678 12 928 0 775 2 612 10 703
Manitoba régions rurales 2 742 3 501 0 0 808 5 069
moins de 30 000Tableau A.6 Note 3 3 330 5 602 0 1 175 2 743 6 707
30 000 à 99 999Tableau A.6 Note 4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 4 714 18 1 401 2 969 6 232
Brandon 3 664 5 252 0 1 367 2 936 6 507
Winnipeg 3 804 8 991 2 477 3 283 4 540 8 921
Saskatchewan régions rurales 2 378 2 396 0 0 736 4 969
moins de 30 000 2 437 4 244 0 1 022 2 587 6 317
30 000 à 99 999 2 567 4 531 350 1 730 3 296 6 917
Saskatoon 2 897 4 606 2 370 3 749 5 314 9 538
Régina 2 909 4 343 2 004 3 383 4 948 8 564
Alberta régions rurales 4 155 6 751 641 1 334 4 086 8 208
moins de 30 000 4 562 7 600 1 037 2 181 4 904 8 482
30 000 à 99 999 6 637 6 202 201 1 580 3 145 8 857
100 000 à 499 999 3 927 6 801 951 2 330 3 896 8 233
Edmonton 4 713 11 581 3 280 4 450 7 667 11 215
Calgary 5 717 12 779 4 102 4 866 8 249 11 777
Colombie-Britannique régions rurales 6 369 2 996 0 1 564 1 771 7 083
moins de 30 000 5 675 2 958 0 2 093 2 702 7 587
30 000 à 99 999 6 337 4 230 699 2 689 2 967 8 128
100 000 à 499 999 7 834 7 226 2 677 5 512 5 824 10 658
Vancouver 8 035 9 114 3 579 2 139 5 453 11 678

Impôt sur les gains en capital

Les gains ou pertes de capital surviennent lorsqu’un particulier cède ou transfère une immobilisation (p. ex. un terrain, des bâtiments, des actions, des obligations, des fonds communs de placement, etc.). Comme ces conversions en capital ne sont pas toujours prévisibles et, pour de nombreuses personnes, constituent une transaction forfaitaire occasionnelle, la norme consiste à ne pas les inclure dans le calcul du revenu (CEE-ONU, 2011). L’actuelle MPC n’inclut pas les valeurs des gains ou pertes de capital dans le revenu disponible. Toutefois, comme la tâche d’estimer l’impôt sur un gain en capital (ou la réduction de l’impôt sur une perte en capital) s’avère complexe, l’impôt les gains en capital n’avait pas été auparavant supprimé des impôts déduits du revenu avant impôt lors de la dérivation du revenu disponible.

Pour la MPC de l’année de base 2018, il est proposé que l’impôt sur ces gains en capital soit estimé et que le revenu disponible soit ajusté en conséquence.  Étant donné que les incidences fiscales des gains/pertes en capital ne sont pas directement connues à partir des renseignements fiscaux accessibles, elles devraient être estimées.

Le taux d’imposition réel serait calculé comme le ratio de l’impôt total payé divisé par la somme du revenu total et du montant imposable des gains en capital. Ce taux serait ensuite multiplié par le montant imposable des gains en capital. Le montant ainsi obtenu serait ensuite ajouté au revenu disponible de la famille économiqueNote .

Mise à jour des dépenses médicales

Les frais médicaux sont l’une des dépenses non discrétionnaires déduites du revenu après impôt pour calculer le revenu disponible pour la MPC.

Ces frais médicaux comprennent les dépenses pour les médicaments d’ordonnance et les lunettes, les services médicaux et l’équipement de soins de santé ainsi que les soins dentaires. Ils englobent aussi les primes d’assurance maladie et d’assurance dentaire.

La méthodologie de la MPC utilise les dépenses médicales tirées des formulaires d’impôt pour les adultesNote si les dépenses médicales déclarées sur le formulaire d’impôt sont supérieures à zéro. Si le dossier d’un répondant à l’Enquête canadienne sur le revenu n’est pas couplé aux données fiscales, ou si les frais médicaux qu’il réclame aux fins d’impôt sont nuls Note , une valeur d’imputation au niveau provincial est utilisée. Pour la MPC de l’année de base 2008, cette valeur imputée était calculée en prenant la moyenne triennale des données sur les dépenses au niveau provincial de l’Enquête sur les dépenses des ménages (EDM) pour 1997, 1998 et 1999, puis en l’ajustant à l’aide de l’indice des soins de santéNote pour les autres années.

Dans le cadre de l’année de base 2018, les frais médicaux inscrits sur les formulaires d’impôt continueraient d’être utilisés pour les adultes dont les dossiers sont couplés aux données fiscales et pour qui le montant de frais médicaux réclamé est supérieur à zéro. Pour les adultes dont les dossiers ne sont pas couplés aux données fiscales ou pour qui le montant réclamé aux fins d’impôt est nul, les valeurs sont imputées au moyen de données plus à jour et d’une nouvelle méthodologie par rapport à l’année de base 2008. Les valeurs sont dérivées des données les plus récentes de l’EDM et reflètent la moyenne provinciale des dépenses médicales chez les personnes faisant partie du deuxième décile de revenu qui n’ont pas réclamé un montant dans leur déclaration de revenus. Cette approche est utilisée seulement pour l’année de base (2018). Les montants pour les autres années sont estimés en ajustant les montants de 2018 à l’aide de l’indice des soins de santé.


Tableau A.7
Différence entre le montant d'imputation de la MPC de l'année de base 2008 et celui de l'année de base 2018 pour les dépenses médicales non remboursées, par province, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Différence entre le montant d'imputation de la MPC de l'année de base 2008 et celui de l'année de base 2018 pour les dépenses médicales non remboursées Dollars courants, base de 2008 et base de 2018, calculées selon dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Dollars courants
base de 2008 base de 2018
dollars
Géographie
Terre-Neuve-et-Labrador 136 435
Île-du-Prince-Édouard 228 587
Nouvelle-Écosse 189 420
Nouveau-Brunswick 173 366
Québec 206 266
Ontario 180 476
Manitoba 192 509
Saskatchewan 161 553
Alberta 268 468
Colombie-Britannique 193 543

Annexe B


Tableau B.1
Composante révisée des vêtements et chaussures (année de base 2018) fondée sur le panier 2012 du Niveau de vie acceptable (NVA) du Conseil de planification sociale de Winnipeg et de Winnipeg Harvest
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Composante révisée des vêtements et chaussures (année de base 2018) fondée sur le panier 2012 du Niveau de vie acceptable (NVA) du Conseil de planification sociale de Winnipeg et de Winnipeg Harvest. Les données sont présentées selon Article (titres de rangée) et Quantité et Calendrier d’achat(figurant comme en-tête de colonne).
Article Quantité Calendrier d’achat
Maillot de bain, filles 1 Chaque année
Maillot de bain, garçons 1 Chaque année
Maillot de bain, hommes 1 Tous les 2 ans
Maillot de bain, femmes 1 Tous les 2 ans
Peignoir de bain, hommesTableau B.1 Note 1 1 Chaque année
Peignoir de bain, femmesTableau B.1 Note 1 1 Chaque année
Ceinture, enfantsTableau B.1 Note 1 1 Tous les 4 ans
Ceinture, adolescents 1 Tous les 4 ans
Ceinture, hommes 1 Tous les 4 ans
Ceinture, femmesTableau B.1 Note 1 1 Tous les 4 ans
ChemisierTableau B.1 Note 1 1 Chaque année
Jeans bleus, enfants 1 Chaque année
Jeans bleus, adolescents 1 Chaque année
Jeans bleus, hommes 1 Chaque année
Jeans bleus, femmesTableau B.1 Note 1 1 Chaque année
Soutien‑gorge 3 Chaque année
Casquette, enfantsTableau B.1 Note 1 1 Tous les 4 ans
Casquette, adolescentsTableau B.1 Note 1 1 Tous les 4 ans
Casquette, hommesTableau B.1 Note 1 1 Tous les 4 ans
Casquette, femmesTableau B.1 Note 1 1 Tous les 4 ans
Chaussures habillées, filles 1 Chaque année
Chaussures habillées, garçons 1 Chaque année
Chaussures habillées, hommes 1 Tous les 3 ans
Chaussures habillées, femmes 1 Tous les 3 ans
Sous‑vêtements longs, fillesTableau B.1 Note 1 3 Chaque année
Sous‑vêtements longs, garçonsTableau B.1 Note 1 3 Chaque année
Sous‑vêtements longs, hommes 1 Chaque année
Sous‑vêtements longs, femmes 1 Chaque année
Divers, fillesTableau B.1 Note 1 1 Chaque année
Divers, garçons 1 Chaque année
Divers, hommesTableau B.1 Note 1 1 Chaque année
Divers, femmesTableau B.1 Note 1 1 Chaque année
Collants 1 Tous les 4 ans
Pantalon, filles 6 Chaque année
Pantalon, garçons 6 Chaque année
Pantalon, hommesTableau B.1 Note 1 2 Chaque année
Pantalon, femmes 2 Chaque année
Pantalon, hommes (habillé) 2 Chaque année
Pantalon, femmes (habillé)Tableau B.1 Note 1 2 Chaque année
Sac à main 1 Tous les 4 ans
Pyjama, filles 4 Chaque année
Pyjama, garçons 4 Chaque année
Pyjama, hommesTableau B.1 Note 1 1 Chaque année
Pyjama, femmes 1 Chaque année
Vêtement de pluie, filles 1 Chaque année
Vêtement de pluie, garçons 1 Chaque année
Vêtement de pluie, hommes 1 Tous les 4 ans
Vêtement de pluie, femmes 1 Tous les 4 ans
Bottes en caoutchouc, filles 1 Chaque année
Bottes en caoutchouc, garçons 1 Chaque année
Bottes en caoutchouc, hommes 1 Tous les 3 ans
Bottes en caoutchouc, femmes 1 Tous les 3 ans
Chaussures de sport, filles 4 Chaque année
Chaussures de sport, garçons 4 Chaque année
Chaussures de sport, hommes 1 Tous les 2 ans
Chaussures de sport, femmes 1 Tous les 2 ans
Sandales, filles 1 Chaque année
Sandales, garçons 1 Chaque année
Sandales, hommes 1 Tous les 2 ans
Sandales, femmes 1 Tous les 2 ans
Accessoires d’hiver, garçons (écharpe, etc.) 1 Tous les 4 ans
Accessoires d’hiver, hommes (écharpe, etc.) 1 Tous les 4 ans
Accessoires d’hiver, femmes (écharpe, etc.) 1 Tous les 4 ans
Accessoires d’hiver, filles (écharpe, etc.) 1 Tous les 4 ans
Chemise, hommes (habillée) 2 Chaque année
Chemise, femmes (habillée)Tableau B.1 Note 1 2 Chaque année
Short, filles 5 Chaque année
Short, garçons 5 Chaque année
Short, hommes 2 Chaque année
Short, femmes 2 Chaque année
Combinaison, femmesTableau B.1 Note 1 1 Chaque année
Chaussettes, filles 20 Chaque année
Chaussettes, garçons 20 Chaque année
Chaussettes, hommes 5 Chaque année
Chaussettes, femmesTableau B.1 Note 1 5 Chaque année
Chandail, filles 4 Chaque année
Chandail, garçons 4 Chaque année
Chandail, hommes 2 Chaque année
Chandail, femmes 2 Chaque année
T‑shirt/maillot, filles 5 Chaque année
T‑shirt/maillot, garçons 5 Chaque année
T‑shirt/maillot, hommes 3 Chaque année
T‑shirt/maillot, femmes 3 Chaque année
Parapluie, adultes 1 Tous les 4 ans
Parapluie, enfants 1 Tous les 4 ans
Sous‑vêtements, filles 12 Chaque année
Sous‑vêtements, garçons 12 Chaque année
Sous‑vêtements, hommes 10 Chaque année
Sous‑vêtements, femmes 10 Chaque année
Portefeuille, hommes 1 Tous les 4 ans
Portefeuille, femmesTableau B.1 Note 1 1 Tous les 4 ans
Bottes d’hiver, filles 1 Chaque année
Bottes d’hiver, garçons 1 Chaque année
Bottes d’hiver, hommesTableau B.1 Note 1 1 Tous les 3 ans
Bottes d’hiver, femmes 1 Tous les 3 ans
Veste d’hiver, filles 1 Chaque année
Veste d’hiver, garçons 1 Chaque année
Veste d’hiver, hommes 1 Tous les 4 ans
Veste d’hiver femmes 1 Tous les 4 ans
Bottes de travail, hommes 1 Tous les 4 ans

Annexe C


Tableau C.1
Noms d’articles et quantités hebdomadaires du panier de provisions nutritif – Canada (PPNC) 2019 utilisés dans la composante de l’alimentation de la MPC, sur la base de la famille modèle de la MPC
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Noms d’articles et quantités hebdomadaires du panier de provisions nutritif – Canada (PPNC) 2019 utilisés dans la composante de l’alimentation de la MPC. Les données sont présentées selon Article (titres de rangée) et Quantité hebdomadaire
PPNC 2019, calculées selon kilogrammes unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Article Quantité hebdomadaire
PPNC 2019
kilogrammes
Graisses et huiles
Huile végétale 0,21
Margarine, molle, non hydrogénée 0,10
Mayonnaise 0,07
Fruits et légumes
Bananes 2,95
Brocolis, congelés 0,63
Cantaloup 1,10
Carottes, fraîches 2,12
Céleri 1,10
Champignons 0,14
Choux 1,66
Concombre 0,94
Épinards, congelés 0,63
Fraises congelées non sucrées 0,28
Haricots verts, congelés 1,33
Laitue, iceberg 1,25
Laitue, romaine 1,19
Légumes mélangés, surgelés 1,26
Maïs, congelé 0,91
Oignons 1,09
Oranges 1,44
Patate douce/igname 1,15
Pêches en conserve, dans l’eau 0,56
Petits pois, congelés 1,33
Poires en conserve, dans l’eau 0,56
Poivrons verts 0,77
Pommes 1,37
Pommes de terre, fraîches 1,98
Potiron 1,14
Raisins 0,29
Tomates 0,62
Tomates entières, en conserve (sans sel ajouté ou pauvres en sodium) 1,82
Aliments à grains entiers
Céréales, avoine grillée, en O 0,14
Céréales, chaudes, avoine, préparation rapide 0,80
Céréales, Shredded wheat, nature 0,14
Farine, blé entier 0,67
Pain plat, blé entier, chapati, roti ou pita 0,77
Pâtes, blé entier, spaghetti ou macaroni 1,30
Petit pain mollet, blé entier 1,54
Riz, brun 1,17
Aliments protéinés
Arachides, grillées à sec, non salées 0,21
Beurre d’arachide, naturel (pas d’ajout) 0,28
Boisson de soya enrichie (non sucrée ou originale) 5,15
Côtelettes de porc, longe 0,40
Cuisses de poulet, sans dos 0,62
Dinde, toutes classes, hachée 0,51
Filets de poisson, surgelés 0,25
Graines de tournesol, non salées 0,25
Haricots, blancs, en conserve (sans sel ajouté ou pauvres en sodium) 0,35
Haricots, noirs, en conserve (sans sel ajouté ou pauvres en sodium) 0,32
Haricots, rouges, en conserve (sans sel ajouté ou à faible teneur en sodium) 0,32
Houmous 0,14
Lait, 2 % 5,15
Lentilles séchées 0,13
Mozzarella, 16,5 % MG 0,28
Œufs, catégorie A, gros 0,56
Pois chiches, en conserve (sans sel ajouté ou à faible teneur en sodium) 0,32
Rôti de cuisse de bœuf 0,32
Saumon, rose, en conserve (sans sel ajouté ou pauvre en sodium) 0,20
Thon, conserve, dans l’eau 0,42
Tofu, ferme ou extra ferme 0,56
Yogourt, nature, 1 à 2 % MG 1,68

Annexe D


Tableau D.1
Poids des transports privés et publics, par région de la MPC, 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Poids des transports privés et publics. Les données sont présentées selon Région de la MPC (titres de rangée) et Poids des transports, Privé et Public, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région de la MPC Poids des transports
Privé Public
pourcentage
Province Région
Terre-Neuve-et-Labrador régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
30 000 à 99 999 73 27
St-Jean 60 40
Île-du-Prince-Édouard régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
Charlottetown 70 30
Nouvelle Écosse régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
30 000 à 99 999 77 23
Halifax 51 49
Cape Breton 72 28
Nouveau-Brunswick régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
30 000 à 99 999 100 0
Fredericton 70 30
Saint-Jean 66 34
Moncton 68 32
Québec régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
30 000 à 99 999 75 25
100 000 à 499 999 71 29
Québec 60 40
Montréal 52 48
Ontario régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
30 000 à 99 999 66 34
100 000 à 499 999 66 34
500 000 et plus 65 35
Ottawa 49 51
Hamilton/Burlington 60 40
Toronto 55 45
Manitoba régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
30 000 à 99 999 100 0
Brandon 66 34
Winnipeg 60 40
Saskatchewan régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
30 000 à 99 999 72 28
Saskatoon 71 29
Régina 70 30
Alberta régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
30 000 à 99 999 69 31
100 000 à 499 999 69 31
Edmonton 64 36
Calgary 63 37
Colombie-Britannique régions rurales 100 0
moins de 30 000 100 0
30 000 à 99 999 71 29
100 000 à 499 999 64 36
Vancouver 53 47

Annexe E


Tableau E.1
Seuils globaux de la MPC de l’année de base 2018, par région de la MPC, pour une famille de quatre personnes, 2015 à 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Seuils globaux de la MPC de l’année de base 2018. Les données sont présentées selon Région de la MPC (titres de rangée) et Dollars courants(figurant comme en-tête de colonne).
Région de la MPC Dollars courants
2015 2016 2017 2018
Province Région
Terre-Neuve-et-Labrador régions rurales 40 564 41 583 42 089 42 539
moins de 30 000 40 926 41 955 42 470 42 926
30 000 à 99 999 42 057 43 098 43 631 44 167
St-Jean 42 574 43 631 44 213 44 808
Île-du-Prince-Édouard régions rurales 40 099 40 644 40 793 41 520
moins de 30 000 40 823 41 376 41 539 42 283
Charlottetown 41 646 42 226 42 399 43 205
Nouvelle Écosse régions rurales 40 447 40 968 40 917 41 588
moins de 30 000 41 312 41 844 41 803 42 494
30 000 à 99 999 41 565 42 108 42 073 42 800
Halifax 43 777 44 350 44 369 45 197
Cape Breton 40 307 40 826 40 811 41 533
Nouveau-Brunswick régions rurales 38 966 39 683 40 043 40 766
moins de 30 000 40 386 41 135 41 528 42 284
30 000 à 99 999 40 175 40 919 41 307 42 058
Fredericton 41 851 42 645 43 068 43 906
Saint-Jean 39 754 40 505 40 895 41 700
Moncton 40 049 40 808 41 226 42 026
Québec régions rurales 36 776 36 975 37 257 37 804
moins de 30 000 36 383 36 579 36 857 37 397
30 000 à 99 999 36 401 36 619 36 888 37 442
100 000 à 499 999 36 859 37 087 37 363 37 940
Québec 38 443 38 695 38 984 39 601
Montréal 38 979 39 240 39 531 40 160
Ontario régions rurales 38 777 39 325 39 714 40 576
moins de 30 000 39 414 39 973 40 373 41 250
30 000 à 99 999 38 914 39 492 39 870 40 769
100 000 à 499 999 40 947 41 562 41 970 42 933
500 000 et plus 42 755 43 401 43 843 44 851
Ottawa 44 943 45 650 46 123 47 233
Hamilton/Burlington 41 449 42 079 42 515 43 517
Toronto 45 708 46 432 46 975 48 142
Manitoba régions rurales 37 466 37 672 38 049 38 954
moins de 30 000 39 196 39 424 39 829 40 780
30 000 à 99 999 39 255 39 484 39 890 40 842
Brandon 38 772 39 001 39 407 40 404
Winnipeg 42 179 42 449 42 913 44 030
Saskatchewan régions rurales 38 854 39 182 39 600 40 280
moins de 30 000 40 493 40 838 41 284 42 003
30 000 à 99 999 40 646 41 006 41 460 42 208
Saskatoon 43 911 44 310 44 819 45 652
Régina 43 107 43 501 44 005 44 833
Alberta régions rurales 43 325 43 704 44 109 45 047
moins de 30 000 44 381 44 772 45 194 46 158
30 000 à 99 999 43 136 43 520 43 924 44 874
100 000 à 499 999 43 674 44 069 44 487 45 468
Edmonton 45 868 46 299 46 787 47 869
Calgary 46 322 46 759 47 252 48 349
Colombie-Britannique régions rurales 39 300 39 969 40 559 41 463
moins de 30 000 40 373 41 061 41 674 42 608
30 000 à 99 999 40 550 41 244 41 856 42 829
100 000 à 499 999 44 575 45 341 46 024 47 111
Vancouver 45 967 46 765 47 501 48 677

Références

FRÉCHET, Guy, Pierre Lanctôt, Alexandre Morin and Frédéric Savard (2010), « Échelles d’équivalence : Une validation empirique », Comité de direction du Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion (CEPE). Catalogue no 978-2-550-59521-2.

DJIDEL, Samir, Burton Gustajtis, Andrew Heisz, Keith Lam and Sarah McDermott. 2019a. Vers une mise à jour du panier de consommation. Produit no 75F0002M2019013.

DJIDEL, Samir, Burton Gustajtis, Andrew Heisz, Keith Lam and Sarah McDermott. 2019b. Définition du revenu disponible dans la mesure fondée sur un panier de consommation. Produit no 75F0002M2019014.

EMPLOI ET DÉVELOPPEMENT SOCIAL CANADA. 2018. Une chance pour tous – la première Stratégie canadienne de réduction de la pauvreté. Produit no SSD-212-08-18F au catalogue.

HATFIELD, Michael, Wendy Pyper et Burton Gustajtis. 2010. « Premier examen complet de la mesure du faible revenu fondée sur un panier de consommation », document de la Direction générale de la recherche appliquée, Ressources humaines et Développement des compétences Canada.

HEISZ, Andrew. 2019. Le point sur l’examen approfondi de la mesure du panier de consommation. Produit no 75F0002M2019009 au catalogue.

STATISTIQUE CANADA. 2019. Modifications méthodologiques apportées à la Mesure du panier de consommation en 2019. Produit no 75F0002M2019005 au catalogue.

STATISTIQUE CANADA. 2016. Les lignes de faible revenu : leur signification et leur calcul. Produit no 75F0002M2016002 au catalogue.

STATISTIQUE CANADA. 2015. Les lignes de faible revenu, 2013-2014 : mise à jour. Produit no 75F0002M2015002 au catalogue.

CEE-ONU (2011), Canberra Group Handbook on Household Income Statistics, Deuxième édition 2011.


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