Statistiques sur le travail : Documents de recherche
Bilan annuel du marché du travail, 2018

par Martha Patterson, Myriam Hazel et Dylan Saunders

Date de diffusion : le 16 avril 2019

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Introduction

Le présent article porte sur les développements clés du marché du travail canadien observés en 2018. Après une forte croissance en 2017, l’emploi a continué de progresser en 2018 et le taux de chômage a poursuivi sa baisse pour atteindre un creux sans précédent en octobre. Les diminutions du taux de chômage ont été assez généralisées et, pour certains groupes démographiques, d’autres caractéristiques du marché du travail ont connu des changements marqués. La tendance à long terme de hausse de l’activité sur le marché du travail pour les personnes âgées de 55 ans et plus a été atténuée par une diminution chez les hommes de ce groupe d’âge en 2018. La progression de l’emploi a été concentrée chez les immigrants, et les nouveaux arrivants de sexe masculin dans le principal groupe d’âge actif de 25 à 54 ans ont affiché des augmentations importantes. Les taux d’emploi étaient également en hausse chez les femmes du principal groupe d’âge actif, et les hommes des Premières Nations vivants hors réserves..

À l’échelle provinciale, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec ont enregistré les plus fortes croissances de l’emploi. L’Alberta a également poursuivi sa croissance à ce chapitre. La Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador ont constaté peu de changements en matière d’emploi en 2018. Les emplois salariés dans les secteurs de la fabrication, de l’informatique et dans le secteur public ont progressé de façon notable. La croissance de la rémunération hebdomadaire a été observée dans les secteurs où les employés sont principalement rémunérés à l’heure et elle a coïncidé avec des augmentations du salaire minimum dans certaines provinces.

L’analyse présentée intègre des données de diverses sources. L’analyse démographique et à l’échelle provinciale repose en grande partie sur les données de l’Enquête sur la population active (EPA), tandis que l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH) est utilisée afin d’examiner les variations de l’emploi salarié et de la rémunération par secteur d’activité. Les données de l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS) et des statistiques de l’assurance-emploi (AE) sont également utilisées. Sauf indication contraire, toutes les analyses sont fondées sur des moyennes annuelles.

Évolution du profil démographique du marché du travail canadien

Le marché du travail canadien est façonné par des facteurs à la fois économiques et démographiques. Les sections suivantes montrent comment le chômage, l’activité sur le marché du travail et l’emploi ont évolué pour différents groupes en 2018.

Creux historique du taux de chômage en 2018

Le taux de chômage a traditionnellement été un indicateur important de la santé du marché du travail canadien. Selon cette mesure, 2018 a été une bonne année.

Après une diminution marquée observée l’année précédente, le taux de chômage annuel en 2018 a diminué pour s’établir à une moyenne de 5,8 %, comparativement à 6,3 % en 2017. Cela représente le taux annuel le plus bas affiché depuis le début de la série actuelle, en 1976 (graphique 1)Note . La baisse du taux de chômage a été généralisée dans les groupes démographiques. Tout particulièrement, il a diminué de 0,5 point de pourcentage dans chacun des trois principaux groupes d’âge (15 à 24 ans, 25 à 54 ans et 55 ans et plus), de 0,7 point chez les hommes et de 0,3 point chez les femmes.

La baisse du taux de chômage en 2018 est surtout attribuable à une diminution de 7,3 % (-91 000) du nombre de chômeurs. Près de 70 % de cette diminution a été observée chez les hommes, en particulier ceux âgés de 25 à 54 ans.

Graphique 1 Taux de chômage, Canada, 1976 à 2018

Tableau de données du graphique 1 
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Taux de chômage, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Taux de chômage
pourcentage
1976 7,1
1977 8,0
1978 8,4
1979 7,5
1980 7,5
1981 7,6
1982 11,0
1983 12,0
1984 11,3
1985 10,5
1986 9,6
1987 8,8
1988 7,8
1989 7,5
1990 8,1
1991 10,3
1992 11,2
1993 11,4
1994 10,4
1995 9,5
1996 9,6
1997 9,1
1998 8,3
1999 7,6
2000 6,8
2001 7,2
2002 7,7
2003 7,6
2004 7,2
2005 6,8
2006 6,3
2007 6,0
2008 6,1
2009 8,3
2010 8,1
2011 7,5
2012 7,3
2013 7,1
2014 6,9
2015 6,9
2016 7,0
2017 6,3
2018 5,8

D’autres indicateurs du marché du travail signalaient la vigueur soutenue du marché du travail

D’autres indicateurs liés au chômage ont également fait ressortir des tendances positives sur le marché du travail en 2018, bien que, selon certaines de ces mesures, l’activité sur le marché du travail ne soit pas revenue complètement à l’état observé juste avant la récession de 2008-2009.

Par exemple, le chômage de longue durée, défini ici comme la proportion de chômeurs qui avaient été au chômage pendant 27 semaines ou plus, est passé de 19,8 % en 2017 à 17,3 % en 2018 (graphique 2)Note . Malgré cette basse, cette proportion (17,3 %) était toujours supérieure à celle (environ 13 %) observée juste avant la récession de 2008-2009. La durée moyenne de chômageNote a également été ramenée à 18,3 semaines (-1,4 semaine) en 2018.

Des diminutions de la durée moyenne de chômage ont été observées dans la moitié des provinces. La durée moyenne des périodes de chômage a peu changé au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et au Manitoba, alors qu’elle a augmenté en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador. Malgré une baisse de 1,5 semaine en 2018, la durée moyenne du chômage en Alberta (21,6 semaines) était la plus longue parmi toutes les provinces et elle était environ deux fois plus longue que la durée moyenne avant la récession de 2008-2009.

Graphique 2 Proportion des chômeurs qui sont en chômage depuis 27 semaines ou plus, Canada, 1976 à 2018

Tableau de données du graphique 2 
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et 27 semaines ou plus, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année 27 semaines ou plus
pourcentage
1976 13,5
1977 14,7
1978 16,4
1979 15,1
1980 15,1
1981 15,7
1982 19,9
1983 28,1
1984 26,2
1985 25,8
1986 23,6
1987 23,5
1988 20,2
1989 20,3
1990 18,5
1991 23,3
1992 28,1
1993 30,9
1994 30,3
1995 27,2
1996 27,1
1997 24,9
1998 22,2
1999 19,5
2000 17,6
2001 15,1
2002 16,6
2003 16,4
2004 15,9
2005 15,3
2006 14,2
2007 13,2
2008 13,1
2009 16,1
2010 21,2
2011 21,3
2012 19,3
2013 20,1
2014 20,0
2015 18,9
2016 19,4
2017 19,8
2018 17,3

De même, la proportion de personnes qui travaillaient à temps partiel de façon involontaire a diminué pour passer de 24,2 % en 2017 à 21,8 % en 2018, soit une proportion semblable à celle observée avant la récession de 2008-2009Note .

La sous-utilisation de la main-d’œuvre, qui est une mesure plus complète du chômage qui inclut non seulement les chômeurs, mais aussi les chercheurs découragés et la part sous-utilisée des travailleurs à temps partiel involontairesNote , a diminué de 9,1 % en 2017 à 8,3 % en 2018, soit le taux le plus bas depuis le début de la série, en 1997Note .

Évolution marquée des taux d’activité pour certains groupes

Outre le nombre de chômeurs, le taux de chômage subit l’incidence des changements de la taille de la population active, c’est-à-dire le nombre de personnes qui ont un emploi ou qui cherchent activement du travail. Ce nombre est le reflet de la conjoncture économique à court terme ainsi que des tendances sociales et démographiques à long terme qui influent sur la taille et la composition de la population active.

En 2018, la population active s’est accrue de 0,8 % (+150 000), tandis que la population totale âgée de 15 ans et plus a augmenté de 1,3 %. La hausse de la population active était principalement attribuable aux personnes âgées de 55 ans et plus. Le ralentissement de la croissance de la population active par rapport à la population en général a fait baisser le taux d’activité de 0,4 point de pourcentage, pour le ramener à 65,4 %.

Le taux d’activité au Canada a diminué au cours de la dernière décennie, surtout en raison du vieillissement de la population et de la transition de la cohorte des baby-boomersNote à la retraite. Une analyse antérieure a conclu que, si la structure par âge de la population était demeurée identique à celle de 1976, le taux d’activité aurait été de 4 points de pourcentage de plus en 2016 que le taux effectivement enregistréNote .

Bien que l’activité des personnes âgées de 55 ans et plus sur le marché du travail demeure nettement inférieure à celle des jeunes, leur taux d’activité est en hausse. Cette situation est le reflet de plusieurs facteurs. Il a été démontré que l’évolution de la composition des travailleurs âgés — comme l’entrée de la cohorte des baby-boomers dans ce groupe d’âge, les niveaux de scolarité plus élevés et l’évolution des structures familiales — explique plus du tiers de l’augmentation de leur taux d’activité entre 1996 et 2016Note . Parmi les autres facteurs qui peuvent avoir contribué à cette croissance, mentionnons l’espérance de vie plus longue et l’amélioration de la santé, la diminution de la richesse ou des niveaux d’endettement plus élevés, ainsi que des salaires plus élevés ou de meilleures perspectives d’emploi. Un supplément spécial de l’EPA menée en septembre 2018 a montré que les personnes âgées de 60 ans et plus qui travaillaient encore ou qui voulaient travailler étaient réparties en parts égales entre celles qui le faisaient par nécessité et celles qui le faisaient par choixNote .

La croissance de la population et de l’activité chez les personnes âgées de 55 ans et plus a favorisé l’augmentation de la contribution de ce groupe à l’ensemble de la population active. Si on se analyse les 40 dernières années, les personnes âgées de 55 ans et plus étaient à l’origine de 6 % de la croissance de la population active entre 1977 et 1978. De 2017 à 2018, cette proportion a atteint 71 % (graphique 3).

Graphique 3 Distribution de la variation de la population active selon le groupe d'âge, Canada, certaines années

Tableau de données du graphique 3 
Tableau de données du graphique 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et 15 à 24 ans, 25 à 54 ans et 55 ans et plus, calculées selon milliers unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année 15 à 24 ans 25 à 54 ans 55 ans et plus
milliers
1978 22,3 71,8 5,9
1988 -29,9 124,5 5,3
1998 14,5 62,8 22,8
2008 12,0 31,0 57,0
2018 -16,9 45,8 71,1

Diminution du taux d’activité de la population âgée de 55 ans et plus, surtout chez les hommes

Contrairement à ces tendances, le taux d’activité des hommes âgés de 55 ans et plus a baissé de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 43,2 % en 2018, soit la première baisse notable depuis 1995Note . Le graphique 4 montre que le rythme de la variation du nombre d’hommes âgés qui sont actifs sur le marché du travail a ralenti ces dernières années et qu’il n’a pas suivi le rythme de la croissance démographique de ce groupe en 2018, d’où une faible variation de ce taux d’activité en 2017 et une diminution en 2018.

Graphique 4 Variation annuelle de la population et de la population active, hommes âgés de 55 ans et plus, Canada, 2013 à 2018

Tableau de données du graphique 4 
Tableau de données du graphique 4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Population et Population active, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Population Population active
pourcentage
2013 3,7 4,8
2014 3,4 3,9
2015 3,3 3,8
2016 3,1 3,3
2017 3,1 3,0
2018 2,9 2,2

Chez les personnes âgées de 55 ans et plus, celles qui avaient de 55 à 64 ans avaient tendance à être beaucoup plus actives sur le marché du travail que celles âgées de 65 ans et plus. En 2018, les hommes âgés de 55 à 64 ans ont eu un taux d’activité de 71,5 %, comparativement à 18,1 % chez ceux de 65 ans et plus. Une partie de la diminution du taux d’activité des hommes âgés peut être attribuable au vieillissement de la cohorte des baby-boomers qui font la transition aux années d’activité réduite des personnes de 65 ans et plus. La proportion des hommes âgés de 65 et plus au sein de la population des 55 ans et plus a augmenté de façon constante, passant d’un creux de 49,5 % en 2010 à 53,1 % en 2018.

Chez les femmes âgées, l’activité sur le marché du travail a peu varié en 2018, s’établissant à 32,8 %, après deux années de croissance.

Plus de femmes du principal groupe d’âge actif sont sur le marché du travail

Alors que les personnes âgées de 55 ans et plus représentent une part croissante de la population active, la grande majorité des personnes actives sur le marché du travail continue de faire partie du principal groupe d’âge actif des 25 à 54 ans. Le changement le plus important survenu dans ce groupe au cours des dernières décennies a été l’augmentation de l’activité des femmes sur le marché du travail.

Le taux d’activité des femmes du principal groupe d’âge actif a continué d’augmenter en 2018, pour se situer à 83,2 %. Parallèlement, le taux d’activité des hommes âgés de 25 à 54 ans a diminué de 0,3 point de pourcentage, pour s’établir à 90,8 %, soit le même taux que celui observé en 2012. Cela a porté l’écart entre le taux d’activité des hommes et celui des femmes du principal groupe d’âge actif à 7,6 points de pourcentage, soit l’écart le moins marqué depuis que des données comparables sont disponibles, en 1976.

Le taux d’activité des jeunes demeure inférieur aux niveaux antérieurs à la récession

Le taux d’activité des jeunes (âgés de 15 à 24 ans) a baissé de 0,6 point de pourcentage en 2018, pour s’établir à 63,3 %. Les taux d’activité ont diminué chez les jeunes hommes et les jeunes femmes, ainsi que chez les étudiants et les non-étudiants. Le taux d’activité des jeunes a diminué pendant et après la récession de 2008-2009, principalement chez les étudiantsNote , et n’est pas revenu à des niveaux d’avant la récession. Le taux observé en 2018 est semblable à celui de 2012.

Répartition de la croissance de l’emploi en 2018

Outre le chômage et l’activité sur le marché du travail, une troisième mesure sert à évaluer l’état du marché du travail : le taux d’emploi. Cet indicateur tient compte du nombre de personnes en emploi en pourcentage de la population totale, soit une mesure qui peut fournir plus d’information que le niveau d’emploi à lui seul. Comme le taux de chômage, le taux d’emploi subit à la fois l’incidence des conditions économiques ou commerciales immédiates et des tendances à long terme de l’activité sur le marché du travail. La valeur du taux d’emploi comme mesure de la performance économique à court terme peut être améliorée si l’on se concentre sur la population du principal groupe d’âge actif.

Bien que le taux d’emploi global n’ait pas changé en 2018, il a augmenté de 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 82,7 % chez les personnes du principal groupe d’âge actif de 25 à 54 ansNote , après une forte hausse de 0,9 point de pourcentage pour ce groupe en 2017. Les sections qui suivent font ressortir certains faits marquants en ce qui concerne l’emploi et le taux d’emploi en 2018, en s’attardant aux travailleurs du principal groupe d’âge actif.

La croissance de l’emploi est presque entièrement attribuable aux immigrants reçus

L’emploi chez les immigrants reçus s’est accru de 203 000 personnes (+4,6 %) en 2018, alors qu’il est demeuré pratiquement inchangé chez les personnes nées au CanadaNote . Mis à part 2017, année où de fortes hausses de l’emploi ont été généralisées dans la population active, la croissance nette de l’emploi au cours des cinq dernières années est presque entièrement attribuable aux immigrants reçus (graphique 5). Les projections démographiques récentes concluent que les immigrants continueront d’être un facteur important de la croissance de la population active au cours des deux prochaines décenniesNote .

Graphique 5 Variation annuelle de l'emploi selon le statut d'immigrant pour les personnes âgées de 15 ans et plus, Canada, 2014 à 2018

Tableau de données du graphique 5 
Tableau de données du graphique 5
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 5. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Immigrants reçus et Populations nées au Canada, calculées selon milliers unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Immigrants reçus Populations nées au Canada
milliers
2014 89,2 22,4
2015 165,0 1,2
2016 233,4 -110,8
2017 115,7 171,5
2018 203,0 -2,7

Dans la population du principal groupe d’âge actif, l’écart entre les taux d’emploi des immigrants et des personnes nées au Canada est demeuré relativement stable au cours de la dernière décennie, les taux des personnes nées au Canada étant d’environ 5 à 7 points de pourcentage plus élevés. Chez les immigrants, les plus récents (ceux qui sont arrivés au pays au cours des cinq années précédentes) affichent en général des taux d’emploi nettement inférieurs à ceux des autres groupes d’immigrants, bien qu’il y ait une variation selon le sexeNote .

En 2018, le taux d’emploi des immigrants âgés de 25 à 54 ans a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour s’établir à 79,5 %, la croissance de l’emploi ayant dépassé celle de la population de ce groupe (graphique 6)Note . Le taux d’emploi des personnes du principal groupe d’âge actif qui sont nées au Canada a connu une hausse semblable (0,5 point de pourcentage), pour s’établir à 84,5 %. Toutefois, dans ce groupe, l’emploi et la population ont diminué. Chez les immigrants, les taux d’emploi se sont accrus le plus chez les immigrants récents (arrivés entre 5 et 10 ans plus tôt) et les immigrants très récents (arrivés au cours des cinq années précédentes). Le taux d’emploi des immigrants de longue date (immigrants reçus depuis plus de 10 ans) a peu varié.

Graphique 6 Variation annuelle de la population et de l'emploi, et le taux d'emploi annuel selon le statut d'immigrant et la durée écoulée depuis l'arrivée au Canada pour les personnes âgées de 25 à 54 ans, Canada, 2017 à 2018

Tableau de données du graphique 6 
Tableau de données du graphique 6
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 6 Variation de la population, Variation de l'emploi, Taux d'emploi de 2017 et Taux d'emploi de 2018, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Variation de la population Variation de l'emploi Taux d'emploi de 2017 Taux d'emploi de 2018
pourcentage
Tous les immigrants 3,6 4,5 78,9 79,5
Immigrants reçus 5 ans et moins auparavant 7,4 9,8 69,8 71,3
Immigrants reçus plus de 5 à 10 ans auparavant 7,9 11,1 77,2 79,5
Immigrants reçus plus de 10 ans auparavant 1,2 1,3 82,0 82,1
Populations nées au Canada -1,1 -0,5 84,0 84,5

La hausse du taux d’emploi chez les immigrants récents est attribuable aux femmes, tandis que la hausse la plus prononcée chez les immigrants très récents était observée chez les hommesNote . En fait, le taux d’emploi des immigrants très récents de sexe masculin âgés de 25 à 54 ans a poursuivi sa tendance à la hausse amorcée en 2014 et, en 2018, il a presque atteint la parité avec celui de leurs homologues nés au Canada (graphique 7)Note . Les immigrants récents et établis de sexe masculin de ce groupe d’âge affichent généralement des taux d’emploi semblables à ceux des hommes nés au Canada.

Graphique 7 Taux d'emploi selon le statut d'immigrant et la durée écoulée depuis l'arrivée au Canada, hommes âgés de 25 à 54 ans, Canada, 2006 à 2018

Tableau de données du graphique 7 
Tableau de données du graphique 7
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 7. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Immigrants reçus 5 ans et moins auparavant, Immigrants reçus plus de 5 à 10 ans auparavant, Immigrants reçus plus de 10 ans auparavant et Populations nées au Canada, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Immigrants reçus 5 ans et moins auparavant Immigrants reçus plus de 5 à 10 ans auparavant Immigrants reçus plus de 10 ans auparavant Populations nées au Canada
pourcentage
2006 77,5 87,7 87,9 86,6
2007 77,6 85,2 87,4 86,7
2008 80,2 86,4 87,0 87,1
2009 73,5 81,0 83,9 84,3
2010 74,8 83,6 84,0 84,6
2011 75,6 85,5 84,6 85,5
2012 77,9 84,7 85,9 85,7
2013 79,1 85,8 85,6 85,6
2014 77,6 86,8 85,3 85,6
2015 80,0 87,2 86,9 85,4
2016 81,5 85,8 86,6 85,2
2017 82,2 88,2 87,3 86,0
2018 84,2 88,4 87,4 86,4

Le taux d’emploi chez les femmes du principal groupe d’âge actif et les femmes plus âgées atteint un sommet

En plus de l’augmentation de l’activité sur le marché du travail susmentionnée, l’emploi des femmes du principal groupe d’âge actif a connu une hausse de 1,1 % en 2018Note . Il s’agissait du deuxième taux de croissance le plus élevé depuis 2007, après la hausse de 1,4 % en 2017, ce qui a porté leur taux d’emploi à 79,1 %, soit le taux le plus élevé depuis 1976. Contrairement à 2017, année où des augmentations généralisées de l’emploi ont fait hausser le taux d’emploi des femmes du principal groupe d’âge actif, le taux accru en 2018 a surtout été attribuable à la croissance de l’emploi dans ce groupe en Alberta.

Le taux d’emploi de certains groupes de femmes du principal groupe d’âge actif a également atteint un sommet, bien que des données comparables ne soient pas disponibles depuis aussi longtemps (graphique 8). Les femmes du principal groupe d’âge actif qui étaient des immigrantes reçues ont eu le taux d’emploi le plus élevé (72,7 %) depuis le début de cette série, en 2006Note . Les femmes autochtones du principal groupe d’âge actif ont enregistré un taux d’emploi de 68,5 % en 2018, ce qui constitue le niveau le plus élevé depuis le début de la série, en 2007, et l’écart entre ces femmes et leurs homologues non autochtones (11,0 points de pourcentage) a atteint son niveau le plus faible depuis 2007Note .

Chez les femmes âgées de 55 ans et plus, l’emploi a crû de 3,6 % et leur taux d’emploi a augmenté pour s’établir à 31,3 %, soit le taux le plus élevé depuis que des données comparables sont disponibles, en 1976Note .

Graphique 8 Taux d'emploi selon certaines caractéristiques, femmes âgées de 25 à 54 ans, Canada, 2007 à 2018

Tableau de données du graphique 8 
Tableau de données du graphique 8
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 8. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Toutes les femmes, Immigrantes reçues et Femmes Autochtones, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Toutes les femmes Immigrantes reçues Femmes Autochtones
pourcentage
2007 78,2 71,2 64,6
2008 78,0 70,0 64,7
2009 77,1 69,1 65,2
2010 77,1 68,9 62,4
2011 77,2 69,0 64,1
2012 77,7 70,2 65,2
2013 78,1 70,7 65,8
2014 77,4 69,7 66,1
2015 77,5 69,3 63,2
2016 77,8 70,5 66,7
2017 78,6 72,0 67,8
2018 79,1 72,7 68,5

Emploi stable chez les jeunes et les hommes plus âgés

Les niveaux d’emploi des jeunes de 15 à 24 ans sont restés pratiquement inchangés en 2018 et leur taux d’emploi a été de 56,3 %.

Bien que leur taux d’activité ait diminué, le taux d’emploi des hommes âgés de 55 ans et plus a peu varié, se situant à 40,8 %, alors que l’emploi pour ce groupe a progressé de 2,7 % en 2018, essentiellement au même rythme que la croissance de la population. Il s’agit du rythme de croissance de l’emploi le plus lent pour ce groupe depuis 1998.

Hausse de l’emploi chez les hommes des Premières Nations du principal groupe d’âge actif

L’emploi a augmenté de 2,8 % chez les Autochtones du principal groupe d’âge actif de 25 à 54 ans, comparativement à 1,0 % chez leurs homologues non autochtonesNote . Leur taux d’emploi a également augmenté de 1,0 point de pourcentage pour s’établir à 71,3 %, soit le niveau le plus élevé depuis que des données comparables sont disponibles, en 2007.

La croissance de l’emploi chez les Autochtones est attribuable à une augmentation de 7,1 % chez les hommes des Premières Nations du principal groupe d’âge actif, qui a fait augmenter le taux d’emploi de ce groupe de 3,6 points de pourcentage pour le porter à 70,9 %; il est ainsi presque revenu aux taux observés immédiatement avant la récession de 2008-2009.

Marché du travail dans les provinces canadiennes

Les sections suivantes portent sur les principaux développements du marché du travail en 2018 d’un point de vue provincial.

L’emploi poursuit sa hausse dans les trois plus grandes provinces; l’Alberta prend de la vigueur

Après une forte croissance en 2017, l’emploi total a continué de progresser en 2018, mais à un rythme un peu plus lent qu’auparavant. En 2018, l’emploi total a augmenté de 1,3 % (+241 000), contre 1,9 % en 2017Note . Comme en 2017, cette croissance a été répartie dans la majorité des provinces, notamment en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique (graphique 9). L’emploi en Alberta a fortement progressé en 2018, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador et la Saskatchewan, les deux autres provinces productrices de pétrole, ont enregistré peu de croissance.

Malgré les progrès de l’emploi total, les taux d’emploi annuels en 2018 en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique ont peu varié par rapport à 2017, car la population s’est accrue à un rythme semblable. La croissance de l’emploi supérieure à la croissance démographique en Alberta a fait augmenter le taux d’emploi de 0,5 point de pourcentage pour atteindre 67,2 % dans cette province, tandis que les taux d’emploi à Terre-Neuve-et-Labrador et en Saskatchewan ont été presque inchangés.

Graphique 9 Variation annuelle de l'emploi selon la province, 2018

Tableau de données du graphique 9 
Tableau de données du graphique 9
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 9 Variation annuelle, calculées selon milliers unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Variation annuelle
milliers
Ontario 114,4
Alberta 43,8
Québec 38,9
Colombie-Britannique 26,8
Nouvelle-Écosse 6,9
Manitoba 3,6
Saskatchewan 2,4
Île-du-Prince-Édouard 2,3
Terre-Neuve-et-Labrador 1,2
Nouveau-Brunswick 0,9

L’Ontario connaît la plus forte hausse de l’emploi

Parmi l’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique, l’Ontario a enregistré les plus fortes hausses de l’emploi (+114 000 ou +1,6 %) en 2018, suivi du Québec (+39 000 ou +0,9 %) et de la Colombie-Britannique (+27 000 ou +1,1 %). Pour une deuxième année consécutive, les taux de chômage de ces trois provinces ont été inférieurs à la moyenne nationale (5,8 %), ce qui témoigne de la vigueur continue de ces provinces. Au Québec en particulier, le taux de chômage a diminué pour se chiffrer à 5,5 %, c’est-à-dire le deuxième taux le plus bas parmi les provinces et le taux le plus faible jamais enregistré dans cette province. En 2018, la Colombie-Britannique a affiché le taux de chômage le plus bas, ce dernier s’étant établi à 4,7 %.

En général, les hausses de l’emploi total ont été concentrées dans certaines régions de ces provinces. Par exemple, les hausses en emploi dans les régions économiques de Montréal (+23 000) et de Laval (+17 000) étaient ensemble équivalentes à l’augmentation nette totale au Québec, tandis que les augmentations à Toronto (+79 000) et à Ottawa (+14 000) ont représenté ensemble plus de 80 % de la croissance enregistrée en OntarioNote .

Une croissance de l’emploi salarié en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique a été observée dans la majorité des secteurs. Une hausse supérieure à la moyenne a été enregistrée dans les secteurs de la construction, les services d’enseignement et les administrations publiques. Toutefois, quelques secteurs n’ont pas connu une hausse belle performance. En Ontario, la hausse de l’emploi salarié a sensiblement ralenti dans les services d’hébergement et de restauration, dont la croissance a ralenti pour passer de 4,2 % en 2017 à 1,4 % en 2018, tandis que le commerce de détail (+0,8 %) a également affiché une croissance inférieure à la moyenneNote .

À mesure que le nombre de chômeurs diminuait dans ces provinces, le nombre de prestataires d’assurance-emploi baissait lui aussi. Comparativement à 2017, le nombre moyen de prestataires d’assurance-emploi en 2018 a diminué respectivement de 18,1 %, 13,7 % et 10,9 % en Colombie-Britannique, au Québec et en Ontario, et les baisses ont été généralisées dans ces provincesNote . Des diminutions notables ont été enregistrées dans les régions métropolitaines de recensement de Kelowna (-22,7 %), en Colombie-Britannique, du Saguenay (-17,0 %), au Québec, et du Grand Sudbury (-20,0 %), en Ontario.

En 2018, ces trois provinces ont affiché certains des taux de postes vacants les plus élevés parmi les 10 provinces, la Colombie-Britannique ayant le taux le plus élevé de tous, soit 4,5 %Note . En Colombie-Britannique, Lower Mainland–Sud-ouest, qui comprend Vancouver, avait le taux de postes vacants le plus élevé (4,8 %). Le taux de postes vacants représente le nombre de postes vacants exprimés en pourcentage du nombre de postes occupés et vacants.

Croissance marquée de l’emploi en Alberta

En Alberta, le nombre total d’emplois s’est accru de 44 000 en 2018 (+1,9 %), soit près de deux fois plus que la hausse enregistrée en 2017 dans cette provinceNote . Plus de 40 % de la croissance était attribuable aux travailleurs autonomes (+19 000)Note . En 2018, le taux de chômage en Alberta a diminué pour une deuxième année consécutive, la moyenne annuelle s’établissant à 6,6 %, ce qui représente une baisse par rapport au sommet récent de 8,1 % atteint en 2016Note .

Les conditions du marché du travail en Alberta, à Terre-Neuve-et-Labrador et en Saskatchewan se sont ressenties de la baisse des prix mondiaux du pétrole amorcée à l’automne 2014. Entre le début de 2016 et l’automne 2018, les prix du pétrole se sont partiellement redressés, le prix du West Texas Intermediate se situant en moyenne à environ 50 $US le baril en décembre 2018 (graphique 10). Toutefois, en novembre 2018, le West Canadian Select, le prix obtenu par de nombreux producteurs de pétrole en Alberta, a chuté de façon abrupte, la baisse étant partiellement liée à une accumulation de pétrole en AlbertaNote .

Graphique 10 Prix choisis du pétrole brut, janvier 2009 à décembre 2018

Tableau de données du graphique 10 
Tableau de données du graphique 10
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 10 Western Canadian Select et West Texas Intermediate, calculées selon USD par baril unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Western Canadian Select West Texas Intermediate
USD par baril
2009 janv. 29,97 41,71
févr. 31,71 39,09
mars 40,76 47,94
avr. 43,76 49,65
mai 51,64 59,03
juin 61,18 69,64
juill. 54,45 64,15
août 60,57 71,05
sept. 59,52 69,41
oct. 65,29 75,72
nov. 65,04 77,99
déc. 61,89 74,47
2010 janv. 69,28 78,33
févr. 67,91 76,39
mars 71,82 81,20
avr. 72,02 84,29
mai 57,49 73,74
juin 62,33 75,34
juill. 64,28 76,32
août 61,93 76,60
sept. 55,44 75,24
oct. 56,72 81,89
nov. 69,56 84,25
déc. 74,89 89,15
2011 janv. 71,18 89,17
févr. 63,42 88,58
mars 79,13 102,86
avr. 89,69 109,53
mai 85,66 100,90
juin 79,42 96,26
juill. 78,31 97,30
août 66,51 86,33
sept. 71,60 85,52
oct. 76,54 86,32
nov. 87,32 97,16
déc. 86,86 98,56
2012 janv. 86,47 100,27
févr. 83,04 102,20
mars 75,01 106,16
avr. 70,40 103,32
mai 75,10 94,66
juin 66,37 82,30
juill. 64,28 87,90
août 69,03 94,13
sept. 78,17 94,51
oct. 79,88 89,49
nov. 72,47 86,53
déc. 57,87 87,86
2013 janv. 62,11 94,76
févr. 58,40 95,31
mars 66,72 92,94
avr. 68,87 92,02
mai 80,93 94,51
juin 75,39 95,77
juill. 90,50 104,67
août 90,97 106,57
sept. 83,57 106,29
oct. 74,21 100,54
nov. 62,62 93,86
déc. 58,95 97,63
2014 janv. 65,69 94,62
févr. 81,54 100,82
mars 79,42 100,80
avr. 79,56 102,07
mai 82,72 102,18
juin 86,56 105,79
juill. 82,73 103,59
août 73,89 96,54
sept. 74,35 93,21
oct. 70,60 84,40
nov. 62,87 75,79
déc. 43,24 59,29
2015 janv. 30,43 47,22
févr. 36,52 50,58
mars 34,76 47,82
avr. 40,26 54,45
mai 47,50 59,27
juin 51,29 59,82
juill. 43,49 50,90
août 29,48 42,87
sept. 26,50 45,48
oct. 32,78 46,22
nov. 27,78 42,44
déc. 22,51 37,19
2016 janv. 17,88 31,68
févr. 16,30 30,32
mars 23,46 37,55
avr. 27,88 40,75
mai 32,52 46,71
juin 36,47 48,76
juill. 32,80 44,65
août 30,90 44,72
sept. 30,62 45,18
oct. 35,83 49,78
nov. 31,89 45,66
déc. 37,18 51,97
2017 janv. 37,19 52,50
févr. 39,14 53,47
mars 35,68 49,33
avr. 36,84 51,06
mai 38,84 48,48
juin 35,80 45,18
juill. 36,37 46,63
août 38,50 48,04
sept. 39,93 49,82
oct. 39,87 51,58
nov. 45,52 56,64
déc. 44,02 57,88
2018 janv. 42,53 63,70
févr. 37,72 62,23
mars 35,53 62,73
avr. 40,47 66,25
mai 53,25 69,98
juin 52,10 67,87
juill. 52,83 70,98
août 48,55 68,06
sept. 40,37 70,23
oct. 41,15 70,75
nov. 11,03 56,96
déc. 5,97 49,52

L’emploi salarié en Alberta s’est accru dans de nombreux secteurs, notamment ceux des soins de santé et de l’assistance sociale, de la fabrication et des services d’enseignementNote . Toutefois, ces augmentations ont été atténuées par des baisses dans les secteurs de la construction et du commerce de détail. Le nombre d’emplois salariés dans le secteur de l’extraction minière, l’exploitation en carrière et l’extraction de pétrole et de gaz a connu une tendance à la baisse au cours de l’année, diminuant de 3,6 % de décembre 2017 à décembre 2018.

En 2018, le nombre de prestataires d’assurance-emploi a diminué de 25,7 % en Alberta, et les baisses ont été généralisées dans la provinceNote .

Le taux de postes vacants dans cette province est passé d’une moyenne de 2,5 % en 2017 à 2,8 % en 2018Note . Des taux de postes vacants plus élevés ont tendance à être associés à une activité économique plus vigoureuse.

L’emploi à Terre-Neuve et-Labrador et en Saskatchewan varie peu

En 2018, l’emploi à Terre-Neuve-et-Labrador a peu varié, après une croissance annuelle oscillant de faible à négative depuis 2014Note . Le taux de chômage dans cette province a baissé, passant de 14,8 % en 2017 à 13,8 % en 2018, ce qui est en partie le reflet d’une diminution marquée du nombre de chômeurs. Le nombre de prestataires d’assurance-emploi dans cette province (-7,3 %) a également diminué au cours de la même périodeNote .

À Terre-Neuve-et-Labrador, les secteurs de la construction, du commerce de détail et de l’hébergement et de la restauration comptaient parmi les secteurs exerçant une pression à la baisse sur la croissance de l’emploi salariéNote . Les diminutions dans le secteur de la construction ont été particulièrement marquées, l’emploi salarié ayant baissé de 11,9 % de 2017 à 2018. Ces baisses de l’emploi coïncidaient avec l’achèvement de grands projets de construction dans la province.

Terre-Neuve-et-Labrador a affiché le taux de postes vacants le plus bas (1,9 %) en 2018Note .

La situation du marché du travail en Saskatchewan s’est peu améliorée en 2018. Comparativement à 2017, l’emploi dans cette province a peu varié, tandis que le taux de chômage, qui s’est établi en moyenne à 6,1 % en 2018, a été pratiquement inchangé par rapport à l’année précédenteNote .

En 2018, les hausses notables de l’emploi salarié dans les secteurs des administrations publiques, des soins de santé et de l’assistance sociale ont été contrebalancées par des baisses dans les secteurs de la construction, de la finance et des assurances, ainsi que des services administratifs et de soutienNote .

Le taux de postes vacants en Saskatchewan a été en moyenne de 2,2 % en 2018Note , soit le taux le plus bas après Terre-Neuve-et-Labrador, tandis que le nombre moyen de prestataires d’assurance-emploi en 2018 a diminué de 10,6 % par rapport à l’année précédenteNote .

Résultats sur le marché du travail selon le secteur

Les sections qui suivent font ressortir les faits nouveaux dignes de mention en ce qui concerne l’emploi salarié, les postes vacants et la rémunération hebdomadaire dans les 10 principaux secteurs d’activité.

L’emploi dans les secteurs de la production de biens dépasse celui des secteurs de la production des services

La croissance de l’emploi salarié dans les secteurs de la production des services dépasse généralement celle des secteurs de la production de biens. Toutefois, en 2018, le taux de croissance de l’emploi dans les secteurs de la production de biens (+2,6 %) a été supérieur à celui des secteurs de la production des services (+2,1 %), surtout en raison de la croissance de l’emploi dans le secteur de la fabrication (graphique 11)Note . Le nombre d’employés salariés dans les secteurs de la production de biens (+75 200) et de services (+273 000) a davantage augmenté en 2018 qu’en 2017. La croissance des salariés dans les secteurs de la production de biens a ralenti légèrement au deuxième semestre de l’année, tandis que la croissance dans les secteurs de la production de services s’est légèrement accélérée.

Graphique 11 Taux de croissance de l'emploi salarié dans les industries productrices de biens et de services, Canada, 2002 à 2018

Tableau de données du graphique 11 
Tableau de données du graphique 11
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 11 Industries productrices de biens et Industries productrices de services, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Industries productrices de biens Industries productrices de services
pourcentage
2002 -0,5 2,2
2003 0,3 2,1
2004 0,0 1,4
2005 0,2 2,1
2006 1,3 3,1
2007 0,0 2,9
2008 -1,1 2,7
2009 -8,6 -0,4
2010 0,8 0,6
2011 3,0 1,3
2012 2,6 1,6
2013 1,1 1,5
2014 0,8 1,4
2015 -0,4 1,1
2016 -1,5 1,4
2017 2,3 1,7
2018 2,6 2,1

Comme le montre le graphique 12, le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale (+54 400 ou +2,8 %) est celui qui a contribué le plus à la croissance globale de l’emploi en 2018, suivi des secteurs de la fabrication (+43 100 ou +2,9 %), des services professionnels, scientifiques et techniques (+39 900 ou +4,5 %) et des services d’enseignement (+37 800 ou +3,0 %).

Graphique 12 Variation annuelle de l'emploi dalarié selon le secteur, Canada, 2018

Tableau de données du graphique 12 
Tableau de données du graphique 12
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 12 Variation annuelle, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Variation annuelle
nombre
Soins de santé et assistance sociale 54 432
Fabrication 43 081
Services professionnels, scientifiques et techniques 39 938
Services d'enseignement 37 813
Administrations publiques 29 944
Construction 24 659
Commerce de gros 24 554
Transport et entreposage 20 860
Services d'hébergement et de restauration 19 698
Services administratifs et de soutien 14 570
Finance et assurances 8 477
Arts, spectacles et loisirs 8 212
Autres services (sauf les administrations publiques) 7 545
Commerce de détail 7 537
Gestion de sociétés et d'entreprises 6 501
Services publics 3 909
Extraction minière, exploitation en carrière, et extraction de pétrole et de gaz 3 819
Foresterie, exploitation et soutien -257
Services immobiliers et services de location et de location à bail -258
Industrie de l'information et industrie culturelle -6 822

La plus forte croissance de l’emploi dans le secteur de la fabrication depuis 2000

En 2018, le nombre d’emplois salariés dans le secteur de la fabrication a augmenté pour une deuxième année consécutive (+43 100 ou +2,9 %). De 2010 à 2016, l’emploi dans le secteur de la fabrication est demeuré pratiquement inchangé, après une tendance à la baisse amorcée en 2001 (graphique 13). Bien que les employés rémunérés à l’heure constituent plus des deux tiers de ce secteur, toute la croissance en 2018 était attribuable aux salariés. Le taux de postes vacants dans ce secteur s’est aussi accru par rapport à 2017Note .

Graphique 13 Emploi salarié, secteur de la fabrication, Canada, 2001 à 2018

Tableau de données du graphique 13 
Tableau de données du graphique 13
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 13. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Fabrication, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Fabrication
nombre
2001 1 977 618
2002 1 930 646
2003 1 911 352
2004 1 871 921
2005 1 840 930
2006 1 822 123
2007 1 764 574
2008 1 680 733
2009 1 493 338
2010 1 477 435
2011 1 499 265
2012 1 509 853
2013 1 502 614
2014 1 492 981
2015 1 498 881
2016 1 482 131
2017 1 509 633
2018 1 552 714

Les hausses les plus prononcées du nombre d’employés au niveau des sous-secteurs étaient enregistrées dans la fabrication d’aliments, de matériel de transport et de machinesNote . À l’échelle provinciale, la croissance de l’emploi dans le secteur était principalement attribuable à l’Ontario et le Québec. De plus, une croissance relativement rapide de l’emploi a été observée au Manitoba. Comparativement à 2017, la rémunération hebdomadaire dans ce secteur a peu varié, s’établissant à 1 096 $Note .

Les emplois dans le secteur des technologies continuent d’augmenter à un rythme rapide

Les services professionnels, scientifiques et techniques ont poursuivi leur croissance accélérée de l’emploi de 2017 à 2018. Le nombre d’employés dans ce secteur s’est accru de 4,5 % (+39 900), soit le taux le plus rapide parmi les 10 principaux secteurs d’activité. Parallèlement, le taux de postes vacants dans ce secteur a connu une hausse de 2017 à 2018Note .

La moitié de la croissance annuelle de l’emploi a été attribuable à l’industrie de la conception de systèmes informatiques et des services connexes, même si elle représente environ le quart des emplois dans le secteurNote . Cette industrie est aussi celle qui a connu la croissance la plus rapide dans le secteur, suivie des services de recherche et de développement scientifiques ainsi que des services d’architecture, de génie et de services connexes.

À l’échelle provinciale, plus de la moitié de la croissance de l’emploi dans les services professionnels, scientifiques et techniques s’est produite en Ontario. En même temps, le Nouveau-Brunswick et le Québec ont connu des taux de croissance de l’emploi élevés.

En 2018, la rémunération hebdomadaire moyenne dans le secteur a été en hausse de 2,9 %, s’établissant à 1 386 $Note . Cette augmentation est surtout attribuable à la forte croissance des emplois bien rémunérés dans le secteur susmentionné de la conception de systèmes informatiques et des services connexes.

Les emplois dans les soins de santé et l’enseignement augmentent de façon constante

Pour une cinquième année consécutive, le nombre d’employés salariés a progressé le plus dans le secteur de la santé et de l’assistance sociale, en hausse de 54 400 (+2,8 %) en 2018Note . La totalité de cette hausse a été enregistrée chez les employés rémunérés à l’heure, qui représentent 85 % des employés de ce secteur, soit la deuxième proportion la plus grande  parmi tous les secteurs. Par rapport à 2017, le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a affiché la plus forte hausse du nombre de postes vacantsNote .

Les services de soins de santé ambulatoires ont contribué le plus aux emplois salariés dans ce secteurNote . La croissance dans ce sous-secteur a représenté près de la moitié de la croissance globale de l’emploi dans le secteur, alors que sa part de l’emploi global dans ce secteur a été d’environ un quart. L’emploi a également augmenté dans le sous-secteur de l’assistance sociale ainsi que celui des établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes. De 2008 à 2018, le nombre d’employés salariés travaillant dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale s’est accru de 28 %, soit le taux le plus élevé de tous les secteurs, tandis que l’ensemble des industries a connu une hausse de plus de 12 %. Cette croissance de l’emploi coïncide avec le vieillissement de la population, puisque le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus a augmenté de plus de 44 % depuis 2008, comparativement à 7 % pour la population âgée de 15 à 64 ans.

La rémunération hebdomadaire moyenne dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a augmenté de 2,1 % en 2018 pour s’établir à 907 $Note , sous l’impulsion des services de santé ambulatoires. La rémunération hebdomadaire dans ce secteur varie du sous-secteur moins bien rémunéré des établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes (705 $) à celui des hôpitaux, qui est mieux rémunéré (1 113 $). En raison de cette disparité, la rémunération hebdomadaire moyenne dans le secteur a été inférieure à la moyenne nationale.

L’emploi dans les services d’enseignement a connu une hausse de 37 800 (+3,0 %) en 2018Note . Il s’agit de la plus forte croissance de l’emploi qui ait été observée dans ce secteur depuis le début de la série chronologique, en 2001. C’était la quatrième année consécutive où la croissance de l’emploi dans ce secteur a dépassé la moyenne nationale. Parallèlement, les postes vacants ont affiché une hausseNote .

En 2018, le nombre d’employés s’est accru dans la plupart des industries de ce secteur, et la hausse la plus forte a été enregistrée dans les écoles primaires et secondairesNote . Parallèlement, l’emploi dans les écoles techniques et les écoles de métiers a augmenté de 3 300, soit 38,4 %. À l’échelle provinciale, la croissance de l’emploi dans les services d’enseignement est surtout attribuable à l’Ontario, le Québec et à la Colombie-Britannique.

La rémunération hebdomadaire moyenne dans ce secteur a peu varié, s’établissant à 1 052 $Note .

Le nombre d’employés du secteur public s’accroît au rythme le plus rapide pour une deuxième année consécutive

Le nombre d’employés qui travaillent dans le secteur publicNote a augmenté de 77 000 (+2,1 %) en 2018Note . Cela coïncidait avec la croissance marquée de l’emploi observée dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale et celui des services d’enseignement, deux des trois secteurs qui affichaient la plus grande proportion d’employés travaillant dans le secteur public (respectivement 54 % et de 91 %).

Dans le secteur privé, le nombre d’employés s’est accru de 110 000 (+0,9 %). Il s’agissait de la troisième augmentation de moins de 1,0 % en quatre ans. Après la récession de 2008-2009, le nombre d’employés du secteur privé a progressé de plus de 1,0 % par année de 2010 à 2014, atteignant un sommet de 2,1 % en 2011. Depuis cette période, seule la hausse relativement forte (+1,8 %) du nombre d’employés du secteur privé enregistrée en 2017 a dépassé 1,0 %.

En 2018, le nombre de travailleurs autonomes a été en hausse de 54 000 (+1,9 %). Il s’agit du taux de croissance le plus élevé qui ait été observé depuis 2013, attribuable aux entreprises constituées en société, avec aide rémunérée.

La rémunération en hausse la plus forte dans les secteurs où les travailleurs sont surtout payés à l’heure

En 2018, la rémunération hebdomadaire moyenne des employés salariés non agricoles s’est accrue de 2,6 %, pour s’établir à 1 001 $Note . La croissance de la rémunération en 2018 a dépassé celle de 2017, année où la rémunération hebdomadaire moyenne a progressé de 2,0 %, pour atteindre 976 $. La hausse en 2018 correspondait au taux de croissance annuelle le plus rapide depuis 2014 et à la première fois où la rémunération hebdomadaire moyenne annuelle a été supérieure à 1 000 $. Le rythme de la croissance des gains a ralenti au second semestre de 2018 par rapport au premier semestre de l’année. À titre de comparaison, l’augmentation annuelle moyenne de l’Indice des prix à la consommation a été de 2,3 % en 2018Note .

Parmi les 10 principaux secteurs d’activité, la rémunération hebdomadaire moyenne a augmenté le plus rapidement dans le secteur du commerce de détail et celui des services d’hébergement et de restauration (graphique 14). Ces deux secteurs étaient parmi les trois plus élevés en ce qui concerne la proportion d’employés rémunérés à l’heure, près de 9 employés sur 10 (88,4 %) dans les services d’hébergement et de restauration et près de 8 employés sur 10 (79,2 %) dans le commerce de détail étant rémunérés à l’heureNote .

Graphique 14 Variation annuelle de la rémunération hebdomadaire moyenne dans les 10 principaux secteurs d'activité, Canada, 2018

Tableau de données du graphique 14 
Tableau de données du graphique 14
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 14 Variation annuelle, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Variation annuelle
pourcentage
Commerce de détail 7,2
Services d'hébergement et de restauration 5,4
Administrations publiques 3,3
Construction 3,1
Services professionnels, scientifiques et techniques 2,9
Ensemble des secteurs 2,6
Commerce de gros 2,1
Soins de santé et assistance sociale 2,1
Services d'enseignement 1,0
Services administratifs et de soutien 0,3
Fabrication -0,1

En 2018, la rémunération hebdomadaire dans le commerce de détail s’est accrue de 7,2 %, pour se situer à 605 $Note . La croissance de la rémunération a été généralisée dans la plupart des sous-secteurs, et la hausse la plus marquée a été enregistrée dans les magasins de marchandises diverses. Les gains dans ce secteur se sont accrus dans plusieurs provinces, et la croissance était principalement attribuable à l’Ontario, le Québec et l’Alberta. La moyenne du salaire horaire offert moyen pour les postes vacants dans ce secteur a progressé de 9,3 % comparativement à 2017, reflétant probablement les augmentations du salaire minimum en Ontario et en AlbertaNote .

Comparativement à 2017, la rémunération dans les services d’hébergement et de restauration a augmenté de 5,4 %, pour atteindre 404 $Note , la hausse étant surtout attribuable aux restaurants à service complet et aux établissements de restauration à service restreint. L’Ontario a eu la croissance la plus forte de la rémunération dans ce secteur. Le salaire minimum en Ontario a augmenté, passant de 11,60 $ à 14,00 $ le 1 janvier 2018. Le taux de postes vacants a augmenté, et il est demeuré l’un des plus élevés de tous les secteurs, alors que le salaire horaire moyen offert dans ce secteur s’est accru de 8,8 % par rapport à 2017, ce qui coïncidait avec les hausses du salaire minimumNote .

En 2018, le nombre de personnes gagnant le salaire minimum au Canada a augmenté de plus de 60 % (+620 000) par rapport à 2017. Près de 80 % de la hausse était attribuable à l’OntarioNote . Parallèlement, plus de la moitié de l’augmentation à l’échelle nationale venait du secteur du commerce de détail et celui des services d’hébergement et de restauration, alors que ces secteurs comptaient seulement 18 % de tous les employésNote . Ces deux secteurs avaient la plus forte proportion de jeunes travailleurs parmi tous les secteurs. Dans le secteur des services d’hébergement et de restauration, 4 employés sur 10 (40,5 %) étaient âgés de 15 à 24 ans en 2018, alors que les jeunes représentaient 1 travailleur sur 4 dans le commerce de détail (27,4 %). À titre de comparaison, 13,1 % des employés étaient âgés de 15 à 24 ans en 2018, toutes industries confondues. En 2018, le salaire horaire moyen a augmenté de 7,2 % chez les jeunes, par rapport à une hausse globale de 2,9 % parmi tous les employésNote .

Parmi les 10 principaux secteurs d’activité, la rémunération hebdomadaire a dépassé la croissance de l’ensemble des industries dans trois secteurs additionnels, soit les administrations publiques (+3,3 %), la construction (+3,1 %) et les services professionnels, scientifiques et techniques (+2,9 %)Note . La rémunération était également en hausse dans les soins de santé et l’assistance sociale (+2,1 %). Au cours de l’année, la rémunération a peu varié dans le commerce de gros, les services d’enseignement, les services administratifs et de soutien ainsi que dans le secteur de la fabrication.

Conclusion

Le présent article examine plusieurs changements importants qui ont été observés dans le marché du travail canadien au cours de l’année 2018. La tendance à la baisse du taux de chômage en 2017 s’est poursuivie en 2018, ce taux s’établissant à des niveaux historiquement bas en octobre. La croissance de l’emploi s’est concentrée chez les immigrants et il y a eu des hausses marquées du taux d’emploi chez les nouveaux arrivants de sexe masculin, les femmes du principal groupe d’âge actif de tous les groupes démographiques et les hommes des Premières Nations vivants hors réserves. Parallèlement, pour la première fois depuis 1995, l’activité des hommes âgés de 55 ans et plus sur le marché du travail a diminué, ce qui a atténué la tendance à la hausse de longue date de l’activité sur le marché du travail des personnes de 55 ans et plus.

La Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec ont affiché les plus fortes hausses de l’emploi à l’échelle provinciale. L’emploi en Alberta a également continué de progresser en 2018, alors que l’emploi chez les deux autres provinces productrices de pétrole, soit la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador, a peu varié.

La croissance de l’emploi salarié dans les secteurs de production de biens a dépassé celle des secteurs de production de services, et une hausse notable a été observée dans le secteur de la fabrication. Pour une cinquième année consécutive, l’emploi salarié a affiché la plus forte hausse dans les soins de santé et l’assistance sociale, alors que les services professionnels, scientifiques et techniques ont enregistré la croissance la plus marquée de l’emploi parmi les 10 principaux secteurs d’activité. La rémunération dans le commerce de détail et dans les services d’hébergement et de restauration a affiché la hausse la plus forte; il s’agit de deux secteurs où une grande proportion d’employés a une rémunération horaire qui s’approche du salaire minimum. Ces hausses coïncidaient avec des augmentations notables du salaire minimum en 2018, notamment en Ontario.

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