Rapports économiques et sociaux
À propos de Rapports économiques et sociaux Sujets à venir Articles connexes
Août 2026
Aperçus
Les parcours des compagnons et les résultats économiques en début de carrière : étude comparative des personnes ayant immigré durant l’enfance et des personnes nées au Canada, selon le sexe
Cette étude s’intéresse aux différences en matière de certification et de revenus entre les apprentis et compagnons qui ont immigré au Canada durant l’enfance (arrivées au Canada avant l’âge de 18 ans) et ceux qui sont nés au Canada, selon le sexe.
Selon les résultats de l’étude, les hommes et les femmes ayant immigré durant l’enfance étaient moins susceptibles d’obtenir leur certificat que les personnes nées au Canada. Après la prise en compte des caractéristiques sociodémographiques, de l’emploi, du revenu et des programmes d’apprentissage, les personnes qui ont immigré au Canada durant l’enfance demeuraient de 3 à 5 points de pourcentage moins susceptibles d’obtenir leur certificat que les personnes nées au Canada. Des analyses complémentaires indiquent que le revenu, les différences régionales et les crédits obtenus avant l’inscription au programme expliquent une partie des écarts observés en matière de certification.
Les différences dans les résultats économiques entre personnes ayant immigré au Canada durant l’enfance et les personnes nées au Canada variaient selon le sexe. Chez les hommes, les compagnons ayant immigré durant l’enfance gagnaient systématiquement de 7 % à 10 % de moins que ceux nés au Canada, et ce, avant l’obtention de leur certificat, au moment de son obtention, et après son obtention, même après la prise en compte des autres caractéristiques. En revanche, chez les femmes, les écarts de revenus observés entre les compagnonnes ayant immigré au Canada durant l’enfance et celles nées au Canada n’étaient pas systématiques après la prise en compte des caractéristiques sociodémographiques, de l’emploi et des programmes d’apprentissage.
Bien-être économique des familles d’immigrants et des familles nées au Canada : la répartition conjointe du revenu et du patrimoine
Cette étude traite des différences sur le plan du bien-être économique entre les familles d’immigrants récents, les familles d’immigrants de longue date et les familles nées au Canada, en s’appuyant sur une analyse conjointe en du revenu et du patrimoine.
Les familles d’immigrants récents étaient plus susceptibles de se situer au bas de la répartition conjointe du revenu et du patrimoine. Plus de 1 famille d’immigrants récents sur 6 se situait dans le quartile inférieur, aussi bien pour le revenu que pour le patrimoine, une proportion plus élevée que celle observée chez les familles nées au Canada. Par ailleurs, relativement peu de familles d’immigrants récents se retrouvaient au sommet de cette répartition.
À tous les niveaux de revenu, les familles d’immigrants récents possédaient un patrimoine inférieur à celui des familles nées au Canada; cet écart s’accentuait à mesure que le revenu augmentait. Même après la prise en compte de facteurs comme l’accession à la propriété, la participation à un régime de retraite, les héritages et les caractéristiques démographiques, un écart important de patrimoine persistait chez les familles d’immigrants récents à revenu élevé.
En revanche, les familles d’immigrants de longue date affichaient un niveau de bien-être économique comparable, voire supérieur, à celui des familles nées au Canada. Leur répartition dans l’ensemble de la distribution du revenu et du patrimoine était semblable à celle des familles nées au Canada, et elles possédaient un patrimoine plus important aux niveaux de revenu inférieurs.
Articles de recherche
L’expérience NEETEST (ni en emploi, ni aux études, ni en formation, sauf pour des transitions à court terme) : déterminants et répercussions à long terme sur la scolarité et le marché du travail
Les récents événements économiques et les transformations technologiques rapides, y compris l’essor de l’intelligence artificielle, ont braqué les projecteurs sur les jeunes et les difficultés auxquelles ils pourraient devoir faire face dans un marché du travail en évolution. Le désengagement des jeunes peut être mesuré au moyen de l’indicateur NEETEST — un complément à l’indicateur NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation) —, qui reconnaît la prestation de soins comme une activité productive et exclut les courtes périodes de transition en mettant l’accent sur les années civiles complètes de désengagement.
Cet article montre que le fait d’avoir été NEETEST durant la jeunesse (à l’âge de 20 à 29 ans) est associé à des résultats moins favorables, plusieurs années plus tard, sur le plan des études et de l’emploi. Par exemple, cinq ans plus tard, les hommes ayant déjà été NEETEST gagnaient en moyenne 37 800 $ de moins que ceux qui ne l’avaient jamais été. Chez les femmes, l’écart était de 31 200 $. Par ailleurs, cinq ans plus tard, les hommes et les femmes ayant déjà été NEETEST étaient respectivement 7,6 et 10,4 points de pourcentage moins susceptibles d’être inscrits à un programme d’études postsecondaires que ceux et celles qui ne l’avaient jamais été. Les résultats demeuraient essentiellement les mêmes après la prise en compte des différences liées aux caractéristiques démographiques, aux antécédents socioéconomiques, à la scolarité antérieure, à la géographie, aux difficultés relatives aux activités de la vie quotidienne et aux problèmes de santé de longue durée.
Utilisation de services de garde d’enfants, types de services utilisés et difficultés d’accès chez les sous-populations vulnérables canadiennes
Pour favoriser le développement des enfants et soutenir la participation au marché du travail, il est essentiel pour les familles d’avoir accès à des services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants de qualité. Cet article s’appuie sur les données de l’Enquête canadienne sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants de 2023, examine les différences relatives à l’utilisation des services de garde, au type de services utilisés et aux obstacles à l’accès par les familles vulnérables au Canada, notamment les familles à faible revenu, les familles monoparentales, les familles racisées, les familles autochtones, les familles vivant en région rurale et les familles dont les parents sont de même genre.
Dans l’ensemble, 64 % des enfants fréquentaient régulièrement un service de garde non parental, le plus souvent une garderie ou un programme préscolaire. Cependant, certains enfants étaient moins susceptibles de fréquenter régulièrement un service de garde, notamment ceux issus d’une famille à faible revenu (47 %), d’une famille racisée (56 %) ou d’une famille autochtone (59 %). À l’inverse, les taux de fréquentation étaient plus élevés chez les enfants vivant dans une famille dont les parents sont de même genre (73 %) ou une famille monoparentale (67 %).
Les familles à faible revenu, racisées et autochtones étaient également plus susceptibles d’utiliser des services de garde offerts en soirée ou durant la fin de semaine, ce qui peut rendre compte de la surreprésentation de ces groupes dans des emplois comportant du travail par quarts. De plus, elles étaient plus susceptibles de subir des répercussions liées à l’emploi en raison des difficultés d’accès à des services de garde, y compris en reportant leur retour au travail, en réduisant leurs heures de travail ou en changeant d’emploi ou d’horaire de travail.
- Date de modification :


