Rapports économiques et sociaux
Les parcours des compagnons et les résultats économiques en début de carrière : étude comparative des personnes ayant immigré durant l’enfance et des personnes nées au Canada, selon le sexe
DOI : https://doi.org/10.25318/36280001202600800002-fra
Début du texte
Résumé
Cette étude permet d’examiner les disparités dans la certification des apprentis et le revenu d’emploi selon le sexe entre les personnes ayant immigré pendant l’enfance (arrivées au Canada avant l’âge de 18 ans) et celles nées au Canada. Elle est fondée sur des données administratives intégrées provenant de la Base de données longitudinales sur l’immigration, du Système d’information sur les apprentis inscrits, et du Fichier des familles T1. Les résultats révèlent que les hommes ayant immigré pendant l’enfance étaient 3 points de pourcentage moins susceptibles d’obtenir un certificat que leurs homologues nés au Canada et que les femmes ayant immigré pendant l’enfance étaient 5 points de pourcentage moins susceptibles d’obtenir un certificat que leurs homologues nées au Canada. Les trajectoires de revenu d’emploi diffèrent aussi selon le sexe. Comparativement aux hommes nés au Canada, les compagnons de sexe masculin ayant immigré pendant l’enfance gagnaient environ 10 % de moins quatre avant l’obtention d’un certificat, 8 % de moins deux ans avant l’obtention d’un certificat, et de 6 % à 7 % de moins pendant la période de quatre ans ayant suivi l’obtention d’un certificat. En revanche, la plupart des différences au chapitre des gains observées chez les femmes n’étaient pas statistiquement significatives après avoir pris en compte les caractéristiques sociodémographiques et les caractéristiques relatives aux programmes, au métier et à l’emploi, à l’exception des femmes ayant immigré pendant l’enfance, qui gagnaient environ 7 % de plus deux ans avant l’obtention d’un certificat. Ces résultats aident à comprendre la manière dont le statut de personne ayant immigré pendant l’enfance est lié aux résultats des apprentis chez les hommes et les femmes. Des différences dans l’obtention d’un certificat ont été observées chez les deux sexes, alors que des différences persistantes dans le revenu d’emploi ont été enregistrées principalement chez les hommes.
Auteurs
Allison Leanage travaille à la Division de l’analyse et de la modélisation de la santé de Statistique Canada, et Max Stick travaille à la Division de l’analyse et de la modélisation économiques et sociales de la Direction des études analytiques et de la modélisation de Statistique Canada.
Remerciements
Les auteurs souhaitent remercier Tahsin Mehdi, Feng Hou, Hyeongsuk Jin, Graham Ziegler, Rubab Arim et Martha Patterson de Statistique Canada pour leurs commentaires et leurs suggestions.
Introduction
La population du Canada a augmenté au cours des dernières années, en majeure partie en raison de l’immigration. Des questions relatives au logement et des besoins en matière de développement de l’infrastructure ont ainsi été mis à l’avant-scène (gouvernement du Canada, 2024; Statistique Canada, 2023a). En outre, le vieillissement de la population, et donc le vieillissement de la main-d’œuvre dans certaines professions, notamment dans les métiers spécialisés, a entraîné des demandes potentiellement plus élevées de certains travailleurs des métiers spécialisés (Statistique Canada, 2022; gouvernement du Canada, 2024). En réponse à ces défis, le gouvernement du Canada a insisté sur l’importance d’élargir les voies menant à des carrières dans les métiers spécialisés et de les renforcer, dans le cadre des priorités globales en matière d’économie et de perfectionnement de la main-d’œuvre (Cabinet du premier ministre, 2025). La formation d’apprenti est une voie principale menant à ces métiers, car elle permet de devenir compagnon grâce à la délivrance d’un
Même si les personnes ayant immigré durant l’enfance, c’est-à-dire celles qui sont arrivées au Canada avant l’âge de 18 ans, peuvent obtenir des titres de compétences scolaires canadiens, leur groupe demeure peu étudié en ce qui concerne les parcours d’apprentissage. Dans des études récentes, on a commencé à combler cette lacune en examinant les taux d’obtention de certificats et les revenus d’emploi au fil du temps (Leanage, 2026; Leanage et Stick, à venir). Par exemple, des études récentes ont révélé que les compagnons ayant immigré durant l’enfance étaient moins susceptibles que leurs homologues nés au Canada d’obtenir un certificat, même après avoir pris en compte des caractéristiques sociodémographiques et des caractéristiques relatives au programme et à l’emploi (Leanage, 2026). De plus, parmi les personnes qui sont devenues compagnons certifiés, le revenu annuel des personnes ayant immigré durant l’enfance était plus faible avant d’obtenir un certificat, au moment de l’obtenir et après l’avoir obtenu, par rapport à celui des compagnons nés au Canada, même après avoir tenu compte de caractéristiques observables (Leanage et Stick, à venir).
Un grand nombre d’études mettent en lumière une stratification persistante selon le sexe au sein des métiers spécialisés, où les femmes, particulièrement dans les professions à prédominance masculine, se heurtent à des obstacles relatifs à l’entrée, aux possibilités de formation et à l’évolution des revenus (Jin et coll., 2020; Frank et Frenette, 2019). Cependant, on en sait peu sur la façon dont le croisement du statut d’immigrant et du sexe influence l’achèvement de l’apprentissage et le revenu d’emploi. Puisqu’il a été démontré que les hommes sont surreprésentés dans les métiers (Leanage et Mehdi, 2026), il est essentiel de comprendre la façon dont les hommes et les femmes ayant immigré durant l’enfance s’orientent dans le processus d’obtention d’un certificat et les résultats sur le marché du travail qui en découlent, pour évaluer l’équité et l’intégration dans ce segment de la main-d’œuvre.
Le présent article porte sur les disparités relatives à l’obtention d’un certificat et au revenu d’emploi selon le statut de personne ayant immigré durant l’enfance et le sexe. En particulier, deux questions de recherche sont abordées : 1) La probabilité d’obtenir un certificat diffère-t-elle entre les apprentis ayant immigré durant l’enfance et les apprentis nés au Canada selon le sexe, avant d’avoir tenu compte des caractéristiques sociodémographiques et des caractéristiques relatives au programme et à l’emploi et après en avoir tenu compte? 2) Le revenu annuel (logarithme) des compagnons certifiés varie-t-il selon le statut de personne ayant immigré durant l’enfance et le sexe, avant d’obtenir un certificat, au moment de l’obtenir et après l’avoir obtenu, et les différences persistent-elles après avoir tenu compte d’autres facteurs?
L’analyse s’appuie sur deux composantes complémentaires. La première, reposant sur l’échantillon et la méthodologie employés dans Leanage (2026), permet d’examiner l’obtention d’un certificat chez les compagnons inscrits ayant suivi un programme d’apprentissage entre 2008 et 2015, et s’ils en ont obtenu un ou non (au cours de la durée de deux ans du programme). La deuxième, reposant sur l’échantillon de Leanage et Stick
Les personnes ayant immigré durant l’enfance sont moins susceptibles de devenir compagnons certifiés que les personnes nées au Canada, et l’écart est plus fréquent chez les femmes
Le graphique 1 présente les probabilités prédites d’obtenir un certificat en fonction du sexe et du statut de personne ayant immigré durant l’enfance. Dans le modèle 1, lequel tient compte de l’année d’obtention du certificat, les personnes ayant immigré durant l’enfance étaient moins susceptibles d’obtenir un certificat que les apprentis nés au Canada, tant chez les hommes que chez les femmes (écarts de 5 points de pourcentage et de 4 points de pourcentage, respectivement). Dans le modèle 2, lequel tient compte des caractéristiques sociodémographiques et des caractéristiques relatives au revenu, à l’emploi et au programme, les personnes ayant immigré durant l’enfance demeuraient moins susceptibles d’obtenir un certificat; les écarts étaient de 3 points de pourcentage chez les hommes et de 5 points de pourcentage chez les femmes. Dans l’ensemble, les résultats révèlent des désavantages persistants en matière d’obtention d’un certificat chez les personnes ayant immigré durant l’enfance, peu importe le sexe.

Tableau de données du graphique 1
| Modèle non ajusté | Modèle ajusté | |
|---|---|---|
| différence estimée en points de pourcentage |
||
Sources : Statistique Canada, Base de données longitudinales sur l’immigration, Plateforme longitudinale entre l’éducation et le marché du travail, 2023. |
||
| Hommes | -0,05 Tableau de données du graphique 1 Note *** | -0,03 Tableau de données du graphique 1 Note *** |
| Femmes | -0,04 Tableau de données du graphique 1 Note *** | -0,05 Tableau de données du graphique 1 Note *** |
D’autres analyses (lesquelles ne sont pas présentées) laissent croire que les caractéristiques observables expliquent les proportions différentes de l’écart en matière d’obtention d’un certificat, soit environ 35 % chez les femmes et environ 45 % chez les hommes. Chez les femmes, les aspects qui y contribuent le plus sont associés à la répartition des revenus, surtout les revenus inférieurs à 15 000 $ (42 %), aux différences régionales en Colombie-Britannique (38 %) et aux crédits obtenus avant l’inscription (27 %). Les différences en matière de durée du programme d’apprentissage, quant à elles, réduisent l’écart (-92 %). Chez les hommes, la partie expliquée de l’écart est principalement associée à la répartition des revenus, surtout les revenus inférieurs à 15 000 $ (48 %), aux crédits obtenus avant l’inscription (27 %) ainsi qu’aux différences de structure par âge (-21 %). Les résultats indiquent que les écarts en matière d’obtention d’un certificat sont en partie attribuables aux différences quant aux conditions du marché du travail, à la formation antérieure et à la composition démographique. La contribution relative de ces facteurs n’est pas la même chez les hommes que chez les femmes.
Le revenu annuel des compagnons de sexe masculin ayant immigré durant l’enfance était inférieur à celui des compagnons de sexe masculin nés au Canada, avant d’obtenir un certificat, au moment de l’obtenir et après l’avoir obtenu
Le graphique 2 présente des estimations issues de modèles de régression par les moindres carrés ordinaires et révèle des différences dans les logarithmes du revenu annuel entre les personnes ayant immigré durant l’enfance et celles nées au Canada, selon le sexe et le moment relatif à l’obtention d’un certificat, après prise en compte des caractéristiques sociodémographiques et des caractéristiques relatives à l’emploi et au

Tableau de données du graphique 2
| Moment | Femmes | Hommes | ||
|---|---|---|---|---|
| Modèle non ajusté | Modèle ajusté Tableau de données du graphique 2 Note 1 | Modèle non ajusté | Modèle ajusté Tableau de données du graphique 2 Note 1 | |
| coefficient | ||||
Sources : Statistique Canada, Base de données longitudinales sur l’immigration, Plateforme longitudinale entre l’éducation et le marché du travail, 2023. |
||||
| 4 ans avant l’obtention du certificat | -0,08 | 0,01 | -0,17 Tableau de données du graphique 2 Note * | -0,11 Tableau de données du graphique 2 Note *** |
| 2 ans avant l’obtention du certificat | -0,07 | 0,07 Tableau de données du graphique 2 Note *** | -0,16 Tableau de données du graphique 2 Note ** | -0,08 Tableau de données du graphique 2 Note *** |
| Pendant l’obtention du certificat | -0,15 Tableau de données du graphique 2 Note * | -0,01 | -0,13 Tableau de données du graphique 2 Note ** | -0,07 Tableau de données du graphique 2 Note *** |
| 2 ans après l’obtention du certificat | -0,16 Tableau de données du graphique 2 Note ** | -0,03 | -0,11 Tableau de données du graphique 2 Note * | -0,07 Tableau de données du graphique 2 Note *** |
| 4 ans après l’obtention du certificat | -0,15 Tableau de données du graphique 2 Note ** | -0,02 | -0,09 | -0,07 Tableau de données du graphique 2 Note *** |
Chez les hommes, le revenu annuel des compagnons ayant immigré durant l’enfance était systématiquement plus faible que celui des compagnons nés au Canada, et ce, à toutes les périodes relatives à l’obtention d’un certificat, après avoir pris en compte des variables de contrôle. Dans le modèle 1, le revenu annuel des hommes ayant immigré durant l’enfance était plus faible d’environ 14 % à 15 % que celui des compagnons nés au Canada deux et quatre ans avant l’obtention d’un certificat, et plus faible d’environ 12 % au moment de l’obtention du certificat. Quoique l’écart en matière de revenu diminue à la suite de l’obtention d’un certificat, les hommes ayant immigré durant l’enfance touchaient tout de même un revenu plus faible d’environ 10 % deux ans après l’avoir obtenu. Quatre ans après l’obtention du certificat, la différence de revenu entre les compagnons ayant immigré durant l’enfance et les compagnons nés au Canada n’était plus significative sur le plan statistique. Dans le modèle 2, le revenu annuel des hommes ayant immigré durant l’enfance était inférieur à celui des compagnons nés au Canada d’environ 10 % quatre ans avant l’obtention d’un certificat, d’environ 8 % deux ans avant l’obtention d’un certificat, et d’environ 7 % au moment de l’obtention d’un certificat et durant la période suivant l’obtention d’un certificat (de 6 % à 7 %). D’autres analyses (lesquelles ne sont pas présentées) ont révélé que les caractéristiques observables étaient à l’origine d’une portion importante des différences de revenu chez les hommes. La contribution la plus importante découle des différences régionales (diminution de l’écart d’environ 30 % à 36 %), suivies de l’affiliation syndicale (d’environ 14 % à 18 %), de la participation à un régime de pension agréé (d’environ 14 % à 22 %) et de la spécialisation dans un métier (d’environ 11 % à 14 %).
En comparaison, chez les compagnes, la plupart des différences de revenu entre les femmes ayant immigré durant l’enfance et les femmes nées au Canada n’étaient pas significatives sur le plan statistique. Dans le modèle 1, les femmes ayant immigré durant l’enfance touchaient un revenu inférieur à celui des compagnes nées au Canada d’environ 14 % au moment de l’obtention d’un certificat, 15 % deux ans après l’obtention d’un certificat et 14 % quatre ans après l’obtention d’un certificat. Toutefois, après avoir tenu compte des caractéristiques sociodémographiques et des caractéristiques relatives aux programmes, au métier et à l’emploi, ces différences n’étaient plus significatives sur le plan statistique. La seule différence significative sur le plan statistique a été observée deux ans avant l’obtention du certificat, alors que les femmes ayant immigré durant l’enfance touchaient un revenu supérieur d’environ 7 % à celui des compagnes nées au Canada. D’autres analyses (lesquelles ne sont pas présentées) ont révélé que la différence de revenu deux avant l’obtention d’un certificat chez les femmes s’expliquait en grande partie par des caractéristiques observables, en particulier la durée du programme d’apprentissage (92 %), l’affiliation syndicale (22 %), la participation à un régime de pension agréé (14 %), les différences régionales (12 %) et la spécialisation dans un métier (10 %). Dans l’ensemble, les résultats révèlent des tendances en matière de revenu généralement semblables entre les femmes ayant immigré durant l’enfance et les femmes nées au Canada, et ce, tout au long de la trajectoire menant à l’obtention d’un certificat.
Conclusion
Le présent article a fourni des données probantes indiquant que l’exercice d’un métier spécialisé chez les personnes ayant immigré durant l’enfance varie en fonction du sexe et à différentes étapes du parcours d’apprentissage, tout comme les résultats en matière de revenu en début de carrière. Les compagnons ayant immigré durant l’enfance étaient moins susceptibles d’obtenir un certificat que leurs homologues nés au Canada, peu importe leur sexe; des écarts plus importants et plus persistants ont été observés chez les femmes. Toutefois, les trajectoires en matière de revenu d’emploi variaient en fonction du sexe. Chez les compagnons, les hommes ayant immigré durant l’enfance touchaient systématiquement un revenu d’emploi inférieur à celui de leurs homologues nés au Canada, avant d’obtenir un certificat, au moment de l’obtenir et après l’avoir obtenu, quand l’on tient compte des caractéristiques sociodémographiques et des caractéristiques relatives au programme et à l’emploi. Chez les compagnes, les différences de revenu tout au long de la trajectoire menant à l’obtention d’un certificat étaient mitigées et moins constantes. D’autres analyses révèlent que les différences dans la répartition des revenus gagnés avant le programme d’apprentissage, les conditions régionales du marché du travail, les crédits obtenus pour une formation antérieure et la composition démographique expliquent en grande partie les écarts en matière de revenu et d’obtention d’un certificat. La contribution relative de ces facteurs varie en fonction du sexe.
La présente étude accroît la recherche actuelle sur les compagnons immigrants en mettant l’accent sur l’intégration des personnes ayant immigré durant l’enfance au marché du travail et en mettant en lumière la façon dont les disparités apparaissent à différentes étapes du parcours d’apprentissage et du parcours en début de carrière. Comme dans un travail de recherche antérieur (Leanage, 2026), les personnes ayant immigré durant l’enfance, peu importe leur sexe, sont moins susceptibles que leurs homologues nés au Canada d’obtenir un certificat et de devenir compagnons. Par ailleurs, conformément à Leanage et Stick (à venir), le revenu annuel des personnes ayant immigré durant l’enfance qui obtiennent un certificat est plus faible avant l’obtention du certificat, au moment de l’obtenir et après l’avoir obtenu. Toutefois, les analyses désagrégées selon le sexe indiquent que ce désavantage général touche principalement les hommes ayant immigré durant l’enfance, lesquels continuent de subir des désavantages en matière de revenu tout au long de la trajectoire liée à un certificat. Ces résultats soulignent l’importance d’examiner les parcours vers les métiers spécialisés en fonction du statut d’immigrant et du sexe, surtout dans le contexte de la satisfaction de la demande actuelle et future sur le marché du travail au Canada.
Les tendances observées dans la présente étude sont largement semblables à celles observées chez les immigrants adultes, en particulier chez les hommes, malgré les différences relatives à l’âge à l’admission (voir Paul et coll., 2026), ce qui porte à croire qu’il est possible que les immigrants adultes et les personnes ayant immigré durant l’enfance subissent des désavantages semblables sur le marché du travail dans les métiers spécialisés lorsqu’on les compare à la population née au Canada. Toutefois, étant donné que la présente étude ne compare pas directement les personnes ayant immigré durant l’enfance et les immigrants adultes, des études sont nécessaires pour examiner l’étendue des différences liées aux résultats en matière d’emploi entre ces groupes à la suite de l’obtention d’un certificat. Des études pourraient également permettre d’examiner les facteurs propres à un métier et les facteurs institutionnels, comme les ententes d’établissement des salaires, l’affiliation syndicale, la taille de l’entreprise, les conditions régionales du marché du travail et l’accès à des réseaux d’emploi, lesquels pourraient être associés aux différences observées dans les résultats suivant l’obtention d’un certificat chez les personnes ayant immigré durant l’enfance. Des analyses à long terme où les compagnons sont suivis plus de quatre ans après l’obtention d’un certificat, ainsi que des approches qualitatives ou des approches reposant sur des méthodes mixtes, permettraient de mieux comprendre la façon dont les pratiques en milieu de travail, les processus d’affectation à un emploi et l’avancement professionnel contribuent à la variation des résultats sur le marché du travail dans les métiers spécialisés.
Références
Altonji, J. G., L. B. Kahn et J. D. Speer. (2016). Cashier or consultant? Entry labor market conditions, field of study, and career success. Journal of Labor Economics, vol. 34, no S1, p. S361 à S401.
Böhm, M. J., H.-M. von Gaudecker et F. Schran. (2024). Occupation growth, skill prices, and wage inequality. Journal of Labor Economics, vol. 42, no 1, p. 201 à 243.
Cabinet du premier ministre du Canada. (21 mai 2025). Lettre de mandat. Gouvernement du Canada. https://www.pm.gc.ca/fr/lettres-de-mandat/2025/05/21/lettre-de-mandat
Frenette, M. et K. Frank. 2019. Quelle est la situation sur le marché du travail des femmes suivant des programmes d’apprentissage à prédominance masculine? Direction des études analytiques : documents de recherche. Ottawa : Statistique Canada. https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/11f0019m/11f0019m2019008-fra.htm
Gouvernement du Canada. (2024). Aider plus de Canadiens à faire carrière dans les métiers spécialisés. Emploi et Développement social Canada. https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/nouvelles/2023/08/aider-plus-de-canadiens-a-faire-carriere-dans-les-metiers-specialises.html
Gouvernement du Canada. (2024). Résoudre la crise du logement : Plan du Canada sur le logement. https://logement-infrastructure.canada.ca/housing-logement/housing-plan-report-rapport-plan-logement-fra.html
Kambourov, G. et I. Manovskii. (2009). Occupational specificity of human capital. International Economic Review, vol. 50, no 1, p. 63 à 115.
Leanage, A. (2026). Les parcours des compagnons : étude comparative des apprentis ayant immigré durant l’enfance et des apprentis nés au Canada, de l’inscription à l’obtention du certificat. Rapports économiques et sociaux, vol. 6, no 5, p. 1 à 27. Les parcours des compagnons : étude comparative des apprentis ayant immigré durant l'enfance et des apprentis nés au Canada, de l'inscription à l'obtention du certificat. https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/36-28-0001/2026005/article/00002-fra.htm
Leanage, A. et T. Mehdi. (2026). Exposition professionnelle potentielle à l’intelligence artificielle et à l’automatisation chez les compagnons certifiés au Canada. Rapports économiques et sociaux, vol. 6, no 1, p. 1 à 7. https://doi.org/10.25318/36280001202600100001-fra
Leanage, A. et M. Stick. (à venir). Longitudinal income trajectories of childhood immigrant of certified journeypersons in Canada.
Paul, T., H. Jin et M. Haan. (2026). Bridging capital: The income growth rate of Canadian trained immigrant and non-immigrant male and female apprentices. Social Science Research, vol. 135, p. 1 à 16. https://doi.org/10.1016/j.ssresearch.2025.103304
Statistique Canada. (2022). Les défis liés au logement persistent chez les populations vulnérables en 2021. Le Quotidien. https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/220721/dq220721b-fra.htm
Statistique Canada. (2023a). 40 millions d’habitants : le Canada franchit un nouveau jalon démographique. https://www.statcan.gc.ca/o1/fr/plus/3861-40-millions-dhabitants-le-canada-franchit-un-nouveau-jalon-demographique
Statistique Canada. (2023b). Indicateurs de gains et de mobilité des compagnons nouvellement certifiés au Canada, 2021. Ottawa : Statistique Canada. https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/231214/dq231214b-fra.htm
- Date de modification :