Rapports économiques et sociaux
À propos de Rapports économiques et sociaux Sujets à venir Articles connexes
Juillet 2026
Pleins feux sur les données et la recherche
Voyages aux États-Unis des résidents canadiens : bilan de l’année
Les États-Unis sont depuis longtemps la principale destination de voyage international du Canada, en partie en raison de leur proximité et du climat plus chaud. Après le changement d’administration aux États-Unis au début de 2025 et la mise en œuvre de politiques privilégiant les intérêts américains, les plans de voyage des Canadiens ont brusquement changé. Selon cet article, fondé sur une année de données tirées de l’Enquête nationale sur les voyages, la baisse des voyages vers les États-Unis en 2025 (-7,1 millions de visites par rapport à 2024) a été presque entièrement compensée par l’augmentation des visites tant au pays (+5,0 millions) qu’outre-mer (+1,3 million).
En 2025, les Canadiens ont délaissé leurs projets de voyage d’agrément vers les États-Unis (-21,5 %; -3,2 millions de visites) au profit de destinations d’outre-mer (+12,2 %; +1,1 million de visites). Les visites aux États-Unis pour des voyages liés à la famille étaient moins susceptibles d’être remplacées par d’autres destinations et ont diminué de 9,0 % (-536 000 visites) en 2025.
Aperçus
Disparités entre les familles immigrantes et les familles nées au Canada selon la répartition du patrimoine
Une nouvelle étude conjointe d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada et de Statistique Canada montre que les écarts de patrimoine entre les familles immigrantes et les familles nées au Canada varient dans la répartition du patrimoine, l’ampleur de l’écart variant des quartiles inférieurs aux quartiles supérieurs.
À l’aide des données de l’Enquête sur la sécurité financière de 2016, 2019 et 2023, cette étude montre que les familles d’immigrants récents détiennent moins de patrimoine que les familles nées au Canada à des âges comparables. L’écart est le plus grand au bas de la répartition du patrimoine, où les familles d’immigrants récents affichent une dette nette (-6 100 $) en moyenne, comparativement aux familles nées au Canada, qui affichent un faible patrimoine positif (1 700 $). Dans les deuxième et troisième quartiles, les immigrants récents détiennent environ la moitié de la richesse des personnes nées au Canada. À l’extrémité supérieure de la distribution, l’écart relatif se resserre nettement, les immigrants récents détenant 16 % moins de richesse, malgré une différence absolue considérable de près d’un quart de million de dollars.
Différences entre les taux d’emploi des immigrants ayant une incapacité et ceux des personnes nées au Canada ayant une incapacité, 2022 à 2024
Les personnes ayant une incapacité sont confrontées à des obstacles à l’emploi au Canada, mais ces obstacles ne sont pas vécus de manière uniforme au sein de la population. Cette étude examine les taux d’emploi chez les immigrants et les personnes nées au Canada âgés de 18 à 64 ans qui ont une incapacité, en mettant l’accent sur les différences selon le genre et le niveau de scolarité.
Dans l’ensemble, les hommes immigrants ayant une incapacité affichaient un taux d’emploi plus élevé (73 %) que les hommes nés au Canada ayant une incapacité (64 %). Cependant, cet écart était concentré parmi les gens qui n’avaient pas terminé leurs études secondaires et les taux d’emploi étaient comparables dans les niveaux de scolarité plus élevés. Parmi les gens qui n’avaient pas de diplôme d’études secondaires, la moitié des hommes immigrants ayant une incapacité étaient employés, comparativement à environ le tiers des hommes nés au Canada ayant une incapacité. À titre de comparaison, les quatre cinquièmes de leurs homologues titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur étaient employés.
Bien que les femmes immigrantes titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur affichaient un taux d’emploi inférieur (73 %) à celui des femmes nées au Canada (81 %), les taux d’emploi entre ces groupes étaient comparables dans les niveaux de scolarité inférieurs. Cela est important parce que les femmes immigrantes ayant une incapacité étaient plus susceptibles de détenir un diplôme universitaire, mais ne bénéficiaient pas des mêmes avantages en matière d’emploi, ce qui souligne les obstacles potentiels à la pleine utilisation de leurs compétences.
Articles de recherche
Vieillissement de la main-d’œuvre et productivité du travail
La population du Canada, et par conséquent sa main-d’œuvre, est vieillissante. Les recherches montrent souvent qu’une main-d’œuvre vieillissante est associée à une croissance plus faible de la productivité. Bien que les travailleurs plus âgés apportent une expérience précieuse aux entreprises, ils peuvent également moins bien connaître les nouvelles technologies qui sont essentielles pour augmenter la productivité. Cette étude examine les répercussions du vieillissement de la main-d’œuvre sur la productivité du travail au Canada en utilisant des mesures au niveau des entreprises quant à l’âge de la main-d’œuvre canadienne.
L’article applique plusieurs approches pour examiner comment l’âge de la main-d’œuvre au sein des entreprises est lié à la productivité du travail de ces entreprises. Bien que les résultats estimés varient selon les approches, la tendance générale reste cohérente. En général, la productivité du travail s’accroît à mesure que l’âge de la main-d’œuvre de l’entreprise augmente, atteignant un sommet chez les entreprises où l’âge moyen des travailleurs se situe de 41 à 50 ans, après quoi elle diminue. Les entreprises de ce groupe sont de 8,8 % à 11,1 % plus productives que celles du groupe de référence (c’est-à-dire les entreprises où l’âge moyen des travailleurs est de 25 ans et moins) et sont de 1,0 % à 2,8 % plus productives que les entreprises où l’âge moyen des travailleurs est de 56 ans et plus.
La probabilité et le moment du retour au travail des mères ainsi que les modes de garde d’enfants après un congé parental, étude revisitée
Cette étude examine la probabilité et le moment du retour au travail des mères après un congé parental, ainsi que leurs modes de garde d’enfants, en accordant une attention particulière aux récentes modifications apportées au programme de prestations parentales de l’assurance-emploi (AE) et à l’introduction du système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants. L’analyse a utilisé les données de l’Enquête sur la couverture de l’assurance-emploi de 2020 à 2023 et s’est concentrée sur les mères ayant un enfant âgé de 18 mois ou moins qui avaient travaillé comme employées avant la naissance de leur enfant.
Environ le même pourcentage de mères sont retournées ou prévoyaient retourner au travail après un congé d’une durée connue (83 % parmi les mères ayant choisi les prestations standard de l’AE et 82 % parmi celles ayant choisi les prestations prolongées). Parmi les mères qui n’ont pas reçu de prestations parentales, 65 % sont retournées ou prévoyaient retourner au travail. Les mères occupant un emploi de meilleure qualité — caractérisé comme un emploi permanent, assorti d’une couverture par une convention collective, ainsi que de salaires horaires plus élevés — étaient plus susceptibles de retourner au travail après un congé parental. Les mères qui ont choisi les prestations prolongées de l’AE avaient tendance à retourner au travail plus tard que celles qui ont choisi les prestations standard de l’AE. Les mères qui ont choisi les prestations parentales prolongées de l’AE (20 %) étaient plus susceptibles de compter sur l’autre parent pour garder l’enfant lors du retour au travail que celles qui ont choisi les prestations standard de l’AE (13 %).
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