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Enquête sur la population active, mars 2020

Diffusion : 2020-04-09

Mesurer le marché du travail pour la période du 15 au 21 mars : Ce n'est pas un exercice ordinaire

Les données de l'Enquête sur la population active (EPA) sont fondées sur des interviews menées chaque mois auprès de 56 000 ménages représentant plus de 100 000 personnes. Lorsque les données de l'EPA sont combinées à celles d'autres enquêtes sur l'emploi de Statistique Canada, comme l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail, et l'Enquête sur les postes vacants et les salaires, elles brossent un portrait précis et actuel du marché du travail canadien et de la performance économique du Canada.

Les résultats de l'Enquête sur la population active (EPA) de mars rendent compte de la situation du marché du travail pendant la semaine du 15 au 21 mars. À ce moment-là, une série d'interventions gouvernementales sans précédent liées à la COVID-19 avaient été mises en place, y compris des fermetures d'entreprises, des restrictions en matière de voyages et des mesures de santé publique ordonnant aux Canadiens de limiter leurs interactions publiques. Ces interventions ont provoqué un ralentissement spectaculaire de l'activité économique et un choc soudain sur le marché du travail canadien. Ce ralentissement s'est poursuivi au-delà de la semaine de référence de l'EPA et il sera probablement beaucoup plus évident dans les données de l'EPA d'avril.

Les variations de l'emploi (qui désigne les personnes occupant un emploi rémunéré ou travaillant à leur propre compte) et du chômage (qui désigne les personnes qui sont disponibles pour le travail) sont des concepts normalisés à l'échelle internationale qui saisissent une partie de ce choc. Toutefois, pour mesurer pleinement l'ampleur et la portée des répercussions de la COVID-19 sur les travailleurs canadiens et les entreprises, des mesures supplémentaires sont nécessaires. Ceci comprend des estimations du nombre de Canadiens qui ont gardé leur emploi, mais qui ont travaillé moins d'heures, et des estimations du nombre de personnes qui n'ont pas cherché de travail en raison de la fermeture constante d'entreprises.

La COVID-19 et l'Enquête sur la population active

Statistique Canada suit de près les répercussions de la COVID-19 (aussi appelée coronavirus) sur la population active canadienne.

La diffusion de mars des résultats de l'Enquête sur la population active (EPA) est la première diffusion de Statistique Canada qui fait manifestement ressortir les répercussions de la pandémie de COVID-19. Les données diffusées correspondent à la période de référence allant du 15 au 21 mars.

Pendant la période de référence de l'enquête, bon nombre de provinces et de territoires ainsi que des municipalités partout au pays, ont déclaré l'état d'urgence. Cela a eu une incidence nette et immédiate sur le marché du travail canadien. Des entreprises et établissements de toutes tailles et de divers secteurs ont annoncé des mises à pied, et de nombreuses personnes toujours en emploi ont vécu des changements par rapport à la façon dont ils travaillent, y compris le nombre d'heures travaillées. Par conséquent, un nombre sans précédent de Canadiens a eu recours à des mesures de soutien existantes et nouvellement annoncées.

L'Enquête sur la population active permettra de mesurer l'incidence de la COVID-19 sur la population active canadienne à mesure qu'elle évoluera au cours des prochains mois. Statistique Canada s'engage à utiliser les concepts d'enquête existants fondés sur des pratiques exemplaires reconnues dans le monde entier. L'organisme s'engage aussi à élaborer et à diffuser des indicateurs novateurs et des analyses qui représentent cette situation sans précédent.

En mars, pour assurer la sécurité des intervieweurs et des répondants, toutes les interviews ont été menées par téléphone ou grâce à un questionnaire électronique. Statistique Canada est profondément reconnaissant de la participation à l'enquête de dizaines de milliers de Canadiens et du travail des intervieweurs dévoués qui ont veillé à ce que les données soient de la plus grande qualité possible.

Statistique Canada continuera de rendre compte des répercussions de la COVID-19 sur la population active canadienne à mesure que de nouveaux renseignements sont disponibles.

Du 3 au 16 avril, Statistique Canada recueillera des données sur les répercussions de la COVID-19 sur les Canadiens. Tous les Canadiens résidant dans les 10 provinces et les 3 territoires peuvent participer en remplissant un court questionnaire en ligne sur notre plateforme sécurisée. Pour en savoir plus et pour participer, visitez la plateforme en ligne.

En manchette

L'emploi a diminué de plus de 1 million en mars (-1 011 000 ou -5,3 %). Le taux d'emploi – ou la proportion de personnes âgées de 15 ans et plus occupant un emploi – a baissé de 3,3 points de pourcentage pour s'établir à 58,5 %. Il s'agit du taux le plus bas depuis avril 1997.

Parmi les personnes en emploi en mars, le nombre de personnes qui n'ont travaillé aucune heure pendant la semaine de référence (du 15 au 21 mars) a augmenté de 1,3 million, tandis que le nombre de personnes qui ont travaillé moins que la moitié de leurs heures habituelles a augmenté de 800 000. Ces hausses des absences du travail peuvent être attribuées à la COVID-19 et portent à 3,1 millions le nombre total de Canadiens touchés par une perte d'emploi ou des heures réduites.

Le taux de chômage a augmenté de 2,2 points de pourcentage pour s'élever à 7,8 %. Il s'agit de la plus forte hausse mensuelle enregistrée depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées. Le nombre de chômeurs a augmenté de 413 000 (+36,4 %), principalement en raison des mises à pied temporaires. Par ailleurs, le nombre de Canadiens qui avaient travaillé récemment et qui souhaitaient travailler, mais qui ne répondaient pas à la définition de chômeurs, a augmenté de 193 000.

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: Faits saillants
Faits saillants

Forte diminution de l'emploi

En mars, le nombre de personnes en emploi a chuté de plus de 1 million (-1 011 000 ou -5,3 %). Le taux d'emploi, ou la proportion de personnes âgées de 15 ans et plus occupant un emploi, a baissé de 3,3 points de pourcentage, passant à 58,5 % — soit le taux d'emploi le plus bas depuis avril 1997.

La baisse soudaine de l'emploi observée en mars devrait avoir une incidence importante sur la performance de l'économie canadienne au cours des prochains mois (Calendrier de diffusion). Le recul de l'emploi observé en mars a été plus prononcé que ceux attribuables aux trois principales récessions qui ont eu lieu depuis les années 1980 (voir l'infographie 2).

Infographie 2  Vignette de l'infographie 2: L'ampleur de cette chute de l'emploi est sans précédent par rapport aux chocs économiques antérieurs
L'ampleur de cette chute de l'emploi est sans précédent par rapport aux chocs économiques antérieurs

À l'échelle provinciale, l'emploi a reculé dans toutes les provinces, et l'Ontario (-403 000 ou -5,3 %), le Québec (-264 000 ou -6,0 %), la Colombie-Britannique (-132 000 ou -5,2 %) et l'Alberta (-117 000 ou -5,0 %) ont enregistré les baisses les plus prononcées.

D'importants mouvements de sorties de l'emploi

Au cours de tout mois donné, la variation nette de l'emploi correspond à la différence entre le nombre de personnes qui quittent un emploi et le nombre de personnes qui en trouvent un. En mars, l'essentiel de la variation de l'emploi a été attribuable aux personnes quittant un emploi (voir l'infographie 3). Tant le nombre de personnes passant de l'emploi au chômage (+506 000) que le nombre de personnes passant de l'emploi à l'inactivité (+515 000) ont augmenté. Pour en savoir plus sur l'utilisation des flux bruts pour interpréter les changements dans la situation du marché du travail, veuillez consulter La dynamique du marché du travail depuis la récession 2008-2009.

Infographie 3  Vignette de l'infographie 3: Flux entrants et sortants de l'emploi, Canada, moyennes mobiles de six mois, données désaisonnalisées
Flux entrants et sortants de l'emploi, Canada, moyennes mobiles de six mois, données désaisonnalisées

Forte hausse du chômage et plus de Canadiens hors de la population active

Le nombre de chômeurs s'est accru de 413 000 (+36,4 %) de février à mars. Il s'agit de la plus forte variation mensuelle depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées. Presque toute la hausse du nombre de chômeurs est attribuable aux mises à pied temporaires, ce qui signifie que les travailleurs envisageaient de reprendre leur emploi dans les six mois à venir.

Le taux de chômage a augmenté de 2,2 points de pourcentage pour s'établir à 7,8 % en mars. Il s'agit de la plus forte hausse mensuelle jamais enregistrée, portant le taux de chômage à un niveau observé pour la dernière fois en octobre 2010.

Le taux de chômage a augmenté dans toutes les provinces, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador et à l'Île-du-Prince-Édouard. Les hausses les plus marquées ont été observées au Québec (+3,6 points de pourcentage pour s'élever à 8,1 %), en Colombie-Britannique (+2,2 points de pourcentage pour se situer à 7,2 %) et en Ontario (+2,1 points de pourcentage pour s'établir à 7,6 %).

En mars, le nombre de personnes inactives, c'est-à-dire celles qui n'étaient ni en emploi ni en chômage, a augmenté de 644 000.

Parmi ces personnes inactives, 219 000 avaient travaillé récemment et souhaitaient travailler, mais ne cherchaient pas de travail. Il s'agit d'une hausse de 193 000 (+743 %). Puisqu'elles n'étaient pas à la recherche d'un emploi et qu'elles n'ont pas été temporairement mises à pied, ces personnes ne sont pas considérées comme étant au chômage. Étant donné que le nombre de personnes dans ce groupe est généralement très petit et stable, la hausse mensuelle totale peut être raisonnablement attribuée à la COVID-19.

L'augmentation des absences montre l'effet de la COVID-19

Du 15 au 21 mars, 1,3 million de Canadiens étaient absents du travail pendant toute la semaine pour des raisons qui peuvent raisonnablement être attribuées à la COVID-19, y compris la « conjoncture économique » et les « autres raisons », mais sans inclure des raisons comme les vacances, les conflits de travail, les congés de maternité, les jours fériés et le mauvais temps.

Le nombre de Canadiens qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins que la moitié de leurs heures habituelles à cause de la conjoncture économique ou pour d'autres raisons a augmenté de 794 000 en mars. Lorsque l'on a tenu compte de ces absences, le nombre total de personnes qui étaient absentes du travail pendant toute la semaine ou une partie de celle-ci a augmenté, passant à 2,1 millions, et le nombre total de Canadiens touchés par une perte d'emploi ou des heures réduites était de 3,1 millions.

Parmi les employés qui se sont absentés du travail pendant toute la semaine, environ 55.8 % n'ont pas été rémunérés pour la semaine (données non désaisonnalisées). Le nombre de personnes qui ont été absentes pendant toute la semaine sans rémunération pourrait indiquer de futures pertes d'emplois. L'Enquête sur la population active ne recueille pas de renseignements permettant de déterminer si les personnes qui ont été absentes du travail pendant une partie de la semaine ont été rémunérées pour les heures qu'elles n'ont pas travaillées.

Plus d'heures perdues que pendant la tempête de verglas de 1998 

L'Enquête sur la population active a commencé à mesurer les heures perdues en 1997. Depuis, la comparaison qui se rapproche le plus de la baisse soudaine de l'activité économique observée en mars 2020 a été la tempête du verglas de 1998, qui a causé des fermetures d'entreprises dans des régions du Québec et de l'Ontario et a fait qu'environ 166 000 personnes au Canada ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures de travail (voir l'infographie 4). L'augmentation des absences enregistrée au cours de la semaine du 15 au 21 mars est plus de huit fois plus élevée que celle observée en 1998.

Infographie 4  Vignette de l'infographie 4: La hausse du nombre de personnes ayant perdu des heures en mars est 8 fois plus grande que lors de la tempête de verglas de 1998
La hausse du nombre de personnes ayant perdu des heures en mars est 8 fois plus grande que lors de la tempête de verglas de 1998

COVID-19 provoque une situation complexe : On ne travaille pas mais on n'est pas chômeur

Le taux de chômage est le nombre de personnes en chômage exprimé en pourcentage de la population active totale (personnes en emploi et les chômeurs). En mars, le taux de chômage a augmenté de 2,2 points de pourcentage pour atteindre 7,8 % — la plus forte hausse mensuelle depuis 1976, date du début de la série de données comparables.

En mars, 219 000 personnes n'étaient pas dans la population active mais elles avaient travaillé plus tôt en mars et voulaient toujours un travail. Ces personnes n'ont pas été comptées comme étant au chômage parce qu'elles n'ont pas cherché du travail, apparemment en raison de fermetures d'entreprises continues et de la nécessité de suivre les consignes de distanciation sociale. Si ce groupe avait été compté comme chômeurs, le taux de chômage ajusté aurait été de 8,9 %.

En mars, le « taux de récente sous-utilisation de la main d'œuvre » était de 23.0 %, ce qui signifie qu'environ un quart de la population active potentielle était entièrement ou partiellement sous-utilisée. À titre de comparaison, ce taux était de 12,8 % au plus fort de la récession de 2008-2009. Cela démontre l'ampleur des répercussions de la COVID-19 sur le marché du travail canadien.

Le « taux de récente sous-utilisation de la main-d'œuvre » est calculé en combinant tous les chômeurs et toutes les personnes qui ont travaillé récemment et qui souhaitaient travailler mais qui ne correspondaient pas à la définition de ''chômeur'', ainsi que toutes les personnes qui sont restées en emploi mais qui ont perdu toutes leurs heures de travail habituelles ou la majorité de celles-ci.

La majorité des baisses d'emploi dans le secteur privé, baisse moins forte chez les travailleurs autonomes

L'emploi a connu une baisse plus prononcée en mars chez les employés du secteur privé (-830 200 ou -6,7 %) que chez ceux du secteur public (-144 600 ou -3,7 %).

Le nombre de travailleurs autonomes a relativement peu diminué en mars (-1,2 % ou -35 900), et il était pratiquement inchangé par rapport à 12 mois plus tôt. Le nombre de travailleurs autonomes pour leur propre compte sans employés s'est accru de 1,2 % en mars (données non désaisonnalisées). La majeure partie de cette augmentation est attribuable à la hausse observée dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale (+16,7 %), qui a contrebalancé les baisses enregistrées dans plusieurs autres secteurs. Au début d'un choc soudain sur le marché du travail, les travailleurs autonomes sont plus susceptibles de continuer à déclarer un attachement à leur entreprise, alors même que la conjoncture se détériore.

La baisse d'emploi la plus forte se produit chez les jeunes

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, l'emploi a reculé de 392 500 (-15,4 %) en mars, ce qui représente la baisse la plus forte parmi les trois principaux groupes d'âge. La diminution a été observée presque entièrement dans le travail à temps partiel, réduisant le taux d'emploi à 49,1 % chez les jeunes. Il s'agit du taux le plus bas depuis 1976, année où des données comparables sont devenues disponibles.

Environ les deux tiers des jeunes sont des étudiants, et l'emploi a chuté de façon plus prononcée chez les jeunes inscrits à l'école (-31,6 %) que chez les non-étudiants (-1,8 %) (données non désaisonnalisées). Les étudiants sont également plus susceptibles de travailler dans le secteur des services d'hébergement et de restauration, qui a connu la baisse la plus forte globalement.

Environ 20 % des jeunes en emploi ont perdu toutes ou la majorité de leurs heures de travail habituelles.

Le chômage chez les jeunes a connu une hausse de 145 300 (+49,7 %) en mars, entraînant une hausse de 6,5 points de pourcentage de leur taux de chômage, celui-ci passant à 16,8 %. Il s'agit du taux le plus élevé pour ce groupe depuis juin 1997. Par ailleurs, 88 400 jeunes de plus (+ 1 892,4 %) souhaitaient travailler en mars, mais n'ont pas cherché d'emploi pour des raisons liées à la COVID-19 (donnée non désaisonnalisée). Incluant ce groupe donnerait lieu à un taux de chômage supplémentaire de 20,7 % chez les jeunes (donnée non désaisonnalisée).

Pour le principal groupe d'âge actif, baisse plus forte de l'emploi chez les femmes que chez les hommes

Chez les personnes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans), la baisse mensuelle de l'emploi chez les femmes (-298 500 ou -5,0 %) est plus de deux fois supérieure au recul enregistré par les hommes (-127 600 ou -2,0 %). Près de la moitié du repli observé chez les femmes est attribuable à l'emploi à temps partiel (-144 100 ou -14,0 %).

Le nombre de femmes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans) qui ont perdu la totalité ou la majorité de leurs heures de travail habituelles en mars a augmenté de 885 000 (+433,3 %) de février à mars (données non désaisonnalisées). Cela représente 19,2 % des femmes en emploi dans ce groupe d'âge. Chez les hommes en emploi de ce groupe d'âge, il y a eu une augmentation de 637 000 des hommes ayant perdu la totalité ou la majorité de leurs heures de travail habituelles (+280,0 %), ce qui signifie que 13,9 % des hommes de ce groupe ont été touchés.

Le nombre de chômeuses du principal groupe d'âge actif s'est accru de 162 000 (+55,8 %) en mars, ce qui a entraîné une hausse de 2,8 points de pourcentage de leur taux de chômage, lequel s'est établi à 7,4 %. Chez les hommes de ce groupe d'âge, le nombre de chômeurs a augmenté de 71 300 (+21,8 %) des chômeurs, entraînant une hausse de 1,1 point de pourcentage de leur taux de chômage, lequel s'est établi à 5,9 %.

De tous les travailleurs de ce groupe d'âge qui travaillaient récemment et qui voulaient un emploi mais n'en ont pas cherché, environ les deux tiers (67,0 % ou 99 400) étaient des femmes (données non désaisonnalisées). Si l'on incluait ces personnes pratiquement inactives avec les chômeurs, le taux de chômage supplémentaire serait de 8,7 % chez les femmes et de 7,6 % chez les hommes (données non désaisonnalisées).

La baisse d'emploi la plus forte touche les travailleurs vulnérables

En général, les travailleurs occupant des emplois précaires et de moindre qualité étaient plus susceptibles d'être touchés par des pertes d'emplois en mars. Le nombre d'employés occupant un emploi temporaire a diminué de 14,5 % (-274 900) comparativement à une baisse de 5,3 % (-749 500) parmi les employés occupant un emploi permanent (données non désaisonnalisées). Des reculs ont été observés dans tous les types de travail temporaire, et plus particulièrement dans l'emploi occasionnel (-23,5 % ou -136 00). Le nombre d'employés temporaires occupant un poste contractuel ou de durée déterminée a diminué de 5,0 %.

Les employés temporaires étaient plus susceptibles de perdre la totalité ou la majorité de leurs heures de travail habituelles (21,7 %), comparativement aux employés permanents (11,6 %) en mars (données non désaisonnalisées).

L'emploi (données non désaisonnalisées) a diminué un peu plus parmi les employés non syndiqués ou non couverts par une convention collective (-7,0 % ou -777 600), et ceux-ci étaient plus susceptibles de perdre l'ensemble ou la majorité de leurs heures de travail habituelles (19 %). Par contre, le nombre d'employés syndiqués ou couverts par une convention collective a diminué de 5 % (-246 900), et une grande proportion (13 %) de ceux-ci a perdu l'ensemble ou la majorité des heures de travail habituelles.

La moitié (49,9 %) du recul de l'emploi chez les employés (données non désaisonnalisées) est attribuable aux personnes qui ont gagné moins des deux tiers du salaire horaire médian de 2019. L'emploi dans ce groupe a diminué de 15,8 % (-510 800) en mars, comparativement à une baisse de 4,0 % (-513 600) chez les employés mieux rémunérés. Le nombre d'employés faiblement rémunérés ayant perdu plus de la moitié de leurs heures de travail a augmenté de 545,5 % (+496 000) en mars, comparativement à une hausse de 444,2 % (+1 072 000) pour les travailleurs à salaire plus élevé.

Le cumul d'emplois diminue

Le nombre de travailleurs occupant plus d'un emploi en même temps a diminué de 25,6 % (-283 200) en mars (données non désaisonnalisées). Comme pour l'emploi total, les jeunes (-33,6 % ou -44 900) et les femmes du principal groupe d'âge actif (-30,5 % ou -127 200) ont enregistré les baisses les plus prononcées pour ce qui est du cumul d'emplois. La proportion des travailleurs occupant plus d'un emploi a diminué, passant de 5,8 % à 4,5 %, un taux observé pour la dernière fois de manière constante à la fin des années 1980. Si les travailleurs occupent de multiples emplois pour des raisons financières, cette baisse pourrait accentuer les répercussions financières des fermetures d'entreprises liées à la COVID-19 pour certains travailleurs.

La COVID-19 touche à la fois la capacité de gagner un revenu des familles et la situation des particuliers dans le ménage

La capacité des Canadiens à faire face aux difficultés financières associées à la COVID-19 dépend d'un certain nombre de facteurs, y compris leur famille et la situation des particuliers dans le ménage.

Les pertes d'emploi en mars ont touché plusieurs types de familles, y compris les familles de couples où au moins un des deux partenaires auraient perdu leur emploi. De mars 2019 à mars 2020, le nombre de conjoints ou partenaires dans des couples comptant deux soutiens a diminué, tandis que le nombre de couples à un seul soutien ou aucun soutien a augmenté de 918 000 (+11,7 %) (données non désaisonnalisées).

Outre les répercussions en matière d'emploi, les consignes de distanciation sociale chez soi ont peut-être eu une incidence la situation des particuliers dans le ménage. Un certain nombre de Canadiens vivant seuls ou avec des personnes non apparentées ont été confrontés au choix de s'auto-isoler seuls ou de déménager avec des membres de leur famille. D'une année à l'autre, le nombre total de personnes hors famille a diminué de 128 000 (-2,2 %), alors que le nombre de parents seuls a diminué de 38 000 (-3,5 %) (données non désaisonnalisées). À titre de référence, la population canadienne totale âgée de 15 ans ou plus a augmenté de 1,6 % pendant la même période.

Travail à domicile

Des données d'un éventail de sources existantes de Statistique Canada fournissent des précisions sur la capacité des entreprises et des organisations canadiennes à mener leurs activités au moyen du télétravail. En 2015-2016, selon le Recensement de la population de 2016, seulement 7,5 % des travailleurs travaillaient habituellement à la même adresse que celle de leur domicile, et la possibilité de le faire variait considérablement selon la profession et le secteur. Le travail à domicile était beaucoup plus répandu chez les travailleurs autonomes (34,3 %) que chez les employés (3,8 %).

Les données de l'Enquête sociale générale (ESG) de 2016 indiquent que 13,8 % des employés au Canada ont déclaré travailler l'ensemble de leurs heures, ou une partie de celles-ci, à partir de leur domicile dans le cadre de leur horaire de travail normal en 2015-2016. Les données les plus récentes de l'Enquête canadienne sur l'utilisation d'Internet laissent entendre qu'en 2018, parmi la grande majorité de travailleurs qui ont utilisé Internet, 22,9 % avaient fait du télétravail au moins une fois au cours des 12 derniers mois.

Les données du recensement et de l'ESG indiquent qu'en 2015-2016, trois secteurs étaient associés à des possibilités particulièrement limitées de travailler de la maison : les services d'hébergement et de restauration, le commerce de détail ainsi que le transport et l'entreposage.

Les données de l'ESG indiquent qu'en 2015-2016, une proportion relativement grande (plus de 45 %) des employés des grandes catégories professionnelles de la fabrication et des services d'utilité publique; des métiers, du transport, de la machinerie et des domaines apparentés; de la vente et des services; ainsi que du secteur de la santé, ont déclaré ne pas être en mesure de faire leur travail à partir de la maison.

Sur ce sujet, plus de données pour la période de référence du 22 au 28 mars seront publiées d'ici les prochaines semaines dans le panel Web. Une série de questions spéciales seront posées à un groupe de répondants de l'EPA pour la semaine de référence du mois d'avril (du 12 au 18 avril).

Infographie 5  Vignette de l'infographie 5: Lieu de travail habituel et capacité de travailler de son domicile, 15 ans et plus, Canada (excluant les territoires), 2015-2016
Lieu de travail habituel et capacité de travailler de son domicile, 15 ans et plus, Canada (excluant les territoires), 2015-2016

Les plus fortes baisses d'emploi touchent les services d'hébergement et de restauration

Les gouvernements fédéral et provinciaux ont formulé des recommandations ou émis des décrets visant l'éloignement social avant et pendant la semaine de référence de l'EPA, de sorte que les activités de nombreux milieux de travail ont été limitées. Les mesures instaurées par les gouvernements au début de la période de référence de l'EPA comprennent la déclaration d'états d'urgence, des restrictions quant à certaines activités commerciales et des restrictions quant aux voyages des non-résidents entrant au Canada.

Les entreprises et les organisations peuvent avoir réagi de nombreuses façons à ces directives sans précédent. Elles ont pu réduire leurs activités, ce qui a donné lieu à des réductions des heures travaillées, à des mises à pied temporaires et à des réductions permanentes d'emplois. Par ailleurs, elles ont pu poursuivre leurs activités comme d'habitude ou en misant davantage sur le télétravail, selon la nature de leurs activités.

En mars, les baisses d'emploi les plus prononcées ont été enregistrées dans les secteurs qui comportaient un contact direct avec le public ou une capacité limitée de travailler de la maison. Cela comprend les services d'hébergement et de restauration (-23,9 %); l'information, la culture et les loisirs (-13,3 %); les services d'enseignement (-9,1 %) ; le commerce de gros et de détail (-7,2 %).

Des diminutions moins marquées ont aussi été observées dans la plupart des autres secteurs, y compris ceux associés aux services essentiels, comme les soins de santé et l'assistance sociale (-4,0 %). L'emploi a peu varié dans les administrations publiques, dans la construction ainsi que dans les services professionnels, scientifiques et techniques. Une hausse de l'emploi a été enregistrée dans les ressources naturelles.

À l'intérieur même des secteurs qui ont enregistré les baisses d'emploi les plus prononcées, ce ne sont pas toutes les professions qui ont été touchées de la même manière. En 2019, l'emploi dans les professions de la vente et des services a représenté, en moyenne, environ le quart de l'emploi total au Canada. En mars 2020, ces professions ont été à l'origine de 61,8 % de la baisse de l'emploi global observée au cours du mois, soit une diminution d'environ 625 000.

Les emplois dans cette catégorie professionnelle sont relativement peu rémunérés, ce qui indique que les premiers travailleurs à avoir connu des pertes d'emplois en raison de la COVID-19 sont parmi ceux qui sont les moins en mesure de faire face à des difficultés économiques. En 2019, le taux de rémunération horaire moyen des employés dans les professions de la vente et des services était de 18,36 $, comparativement à la moyenne nationale qui était de 27,83 $.

Forte baisse du total des heures travaillées, principalement attribuable aux secteurs qui comportent un contact direct avec le public

Le total des heures travaillées dans l'ensemble des secteurs a connu une baisse de 15,1 % en mars. Il s'agit de la diminution la plus marquée depuis le début de la série en 1976. Le total des heures travaillées a baissé dans toutes les provinces, le Québec (-18,9 %) enregistrant la baisse la plus prononcée.

Infographie 6  Vignette de l'infographie 6: Nombre total d'heures travaillées, janvier 1976 à mars 2020
Nombre total d'heures travaillées, janvier 1976 à mars 2020 

Infographie 7  Vignette de l'infographie 7: Variation d'un mois à l'autre dans le nombre total d'heures travaillées, mars 2020
Variation d'un mois à l'autre dans le nombre total d'heures travaillées, mars 2020 

Comme pour les baisses de l'emploi, les secteurs comportant un contact direct avec le public ou une capacité limitée de travailler de la maison ont enregistré les diminutions les plus prononcées des heures travaillées. Cela comprend les services d'hébergement et de restauration (-41,1 %); l'information, la culture et les loisirs (-30,6 %); les services d'enseignement (-28,8 %). Dans l'ensemble, le total des heures travaillées a diminué davantage dans le secteur des services (-17,3 %) que dans le secteur des biens (-8,3 %).

Services d'hébergement et de restauration

En mars, l'emploi dans les services d'hébergement et de restauration a reculé de 294 000 (-23,9 %) d'un mois à l'autre. L'emploi a diminué à un rythme similaire dans les deux sous-secteurs qui sont à l'origine de la grande majorité de l'emploi dans le secteur : les services de restauration et débits de boissons ainsi que les services d'hébergement.

La baisse observée en mars est de loin la variation la plus forte de l'emploi dans le secteur depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées. Pendant la récession de 2008-2009, par exemple, l'emploi dans ce secteur n'a reculé que de 5,4 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en septembre 2009.

En mars, le nombre de personnes en emploi dans les services d'hébergement et de restauration a diminué dans toutes les provinces, de -13,5 % à Terre-Neuve-et-Labrador à -27,9 % en Alberta.

En mars 2020, la moitié des personnes qui travaillaient toujours dans le secteur des services d'hébergement et de restauration ont travaillé 15 heures ou moins par semaine, comparativement à une moyenne d'environ 25 % au cours des dernières années (données non désaisonnalisées). Une personne sur quatre a déclaré n'avoir travaillé aucune heure, comparativement à une moyenne de 7 % au cours des dernières années. Cette augmentation du nombre d'heures perdues laisse supposer que d'autres pertes d'emplois pourraient être enregistrées dans ce secteur en avril. Par ailleurs, depuis la semaine de référence de l'EPA en mars, des restaurants ont commencé à offrir des services de livraison et de mets à emporter. Cela représente un exemple de mesure d'adaptation des entreprises qui pourrait contribuer à atténuer partiellement les baisses de l'emploi.

Information, culture et loisirs

L'emploi dans le secteur de l'information, de la culture et des loisirs a diminué de 104 000 (-13,3 %) en mars. Des baisses ont été observées dans toutes les provinces.

Par rapport à 12 mois plus tôt, l'emploi a reculé dans les arts d'interprétation, les sports-spectacles et les activités connexes, ce qui concorde avec l'annulation ou le report de grands événements sportifs ou de divertissement dans l'ensemble du pays.

Services d'enseignement

En mars, l'emploi dans les services d'enseignement a reculé de 9,1 % (125 000), ce qui représente la baisse mensuelle la plus prononcée enregistrée dans le secteur depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées.

La majeure partie du recul a été observée au Québec (-73 000) et en Ontario (-25 000), tandis que des baisses plus faibles ont été enregistrées en Colombie-Britannique, au Nouveau-Brunswick, en Saskatchewan, en Nouvelle-Écosse et au Manitoba. L'emploi dans les services d'enseignement a peu varié dans les trois autres provinces. Le 13 mars, le gouvernement du Québec a annoncé la fermeture de l'ensemble des écoles, des universités et des garderies. Le gouvernement de l'Ontario a fait une annonce similaire à peu près en même temps, alors que la semaine de relâche s'apprêtait à commencer dans cette province.

Comparativement à mars 2019, des baisses ont été observées chez le personnel non professionnel, comme le personnel de soutien en enseignement, tandis que l'emploi chez les professionnels a peu varié. L'emploi a reculé d'environ 10 % chez les personnes qui n'étaient pas couvertes par une convention collective, par rapport à environ 4 % chez celles qui l'étaient (données non désaisonnalisées). De même, les baisses ont été proportionnellement plus grandes dans les petites entreprises et institutions (moins de 500 employés) (données non désaisonnalisées).

Commerce de gros et de détail

Le nombre de personnes occupant un emploi dans le secteur du commerce de gros et de détail a diminué de 208 000 (-7,2 %) en mars.

La variation de l'emploi dans les sous-secteurs rend compte du besoin pour certaines entreprises de vente au détail de demeurer ouvertes malgré les fermetures généralisées et les instructions concernant l'éloignement social. Par exemple, l'emploi dans les sous-secteurs liés aux aliments et aux boissons a été relativement stable, tandis que l'emploi dans les magasins de vêtements et dans les autres magasins de vente au détail a diminué.

Dans le commerce de gros et de détail, la majeure partie du recul de l'emploi était attribuable aux professions de la vente et des services, qui représentent environ la moitié de tous les travailleurs de ce secteur.

Diminutions dans l'assistance sociale et hausses dans certaines professions en santé

En mars, l'emploi dans les soins de santé et l'assistance sociale a diminué de 100 000 (-4,0 %); la majeure partie de la baisse a été enregistrée dans le sous-secteur de l'assistance sociale. Ce sous-secteur représente environ 20 % de l'emploi dans le secteur et comprend les services de garderie.

Comparativement à mars 2019, l'emploi dans les professions professionnelles et techniques des soins de santé (sauf les soins infirmiers) a enregistré une hausse (données non désaisonnalisées).

Ressources naturelles

Une répercussion importante de la crise liée à la COVID-19 est le repli persistant de l'économie mondiale, accompagné de baisses des prix du pétrole. Au début de la semaine de référence de l'EPA, la valeur marchande d'un baril de West Texas Intermediate était environ 54 % inférieure (en dollars américains) à celle observée au début de 2020.

Malgré la baisse prononcée des prix du pétrole, le nombre de personnes travaillant dans les ressources naturelles a augmenté de 1,8 % d'un mois à l'autre pour s'établir à 316 000 en mars. En plus de l'extraction de pétrole et de gaz, ce secteur comprend la foresterie, la pêche, les mines et l'exploitation en carrière.

Statistique Canada surveillera les répercussions de la diminution des prix du pétrole sur la production économique et l'emploi au cours des mois à venir. Des analyses seront publiées dans un éventail de rapports (Calendrier de diffusion).

Autres catégories professionnelles

Parmi les grandes catégories professionnelles, la deuxième plus grande diminution de l'emploi en mars a été enregistrée dans la catégorie de l'enseignement, du droit et des services sociaux, communautaires et gouvernementaux, qui comprend les gardiens d'enfants en milieu familial. L'emploi dans cette grande catégorie professionnelle a diminué de 138 000 d'une année à l'autre.

Certaines autres grandes catégories professionnelles associées à des possibilités limitées de travail à domicile, dont certaines associées aux services essentiels, ont enregistré une baisse de l'emploi moins rapide en mars 2020. Cela comprend les métiers, les transports et la machinerie ainsi que la fabrication et les services d'utilité publique.

Les professions où l'emploi a peu varié en mars comprennent les sciences naturelles et appliquées; les affaires, les finances et l'administration, ainsi que la gestion. Cela pourrait refléter la facilité relative avec laquelle les travailleurs dans ces professions sont en mesure de travailler à la maison.

Infographie 8  Vignette de l'infographie 8: Variation de l'emploi par grande catégorie occupationelle<sup>1</sup>, mars 2020
Variation de l'emploi par grande catégorie occupationelle1, mars 2020

Bilan trimestriel de l'emploi dans les territoires

L'Enquête sur la population active permet de recueillir des données sur le marché du travail dans les territoires, qui sont produites sous forme de moyennes mobiles de trois mois.

Au cours du premier trimestre de 2020, le nombre de personnes en emploi au Yukon a diminué légèrement d'environ 100 personnes comparativement au dernier trimestre de 2019. L'emploi en pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus a baissé légèrement de 0,6 point de pourcentage pour s'établir à 70,0 %. Au cours de la même période, le taux de chômage a diminué pour passer de 4,5 % au dernier trimestre de 2019 à 3,2 % au premier trimestre de 2020.

Dans les Territoires du Nord-Ouest, le taux de chômage a augmenté légèrement de 0,7 point de pourcentage pour se situer à 9,1 % au premier trimestre de 2020, comparativement au dernier trimestre de 2019. Au cours de la même période, l'emploi a augmenté d'environ 400 personnes.

Au cours du premier trimestre de 2020, l'emploi au Nunavut n'a pas connu de variation, comparativement au dernier trimestre de 2019. Parallèlement, une faible augmentation du nombre de personnes à la recherche d'un emploi a été observée et le taux de chômage a progressé de 3,9 points de pourcentage pour s'établir à 15,5 %.

Comparaison entre le Canada et les États-Unis

À des fins de comparaison, tous les indicateurs décrits ci-dessous sont ajustés selon les concepts américains.

Le taux de chômage au Canada a progressé de 2,3 points de pourcentage pour s'élever à 6,9 % en mars, comparativement à 4,4 % (+0,9 point de pourcentage) aux États-Unis. Parallèlement, le taux d'emploi (aussi appelé le ratio de l'emploi à la population, qui correspond au nombre de personnes occupées en pourcentage de la population) a diminué de 3,3 points de pourcentage pour s'établir à 59,1 % au Canada, tandis que le taux aux États-Unis a reculé de 1,1 point de pourcentage pour se situer à 60,0 %.

Le taux d'activité au Canada a reculé pour s'établir à 63,5 % (en baisse de 1,9 point de pourcentage), comparativement à 62,7 % aux États-Unis (en baisse de 0,7 point de pourcentage).

Pour en savoir plus sur les comparaisons entre le Canada et les États-Unis, voir l'article « Mesure de l'emploi et du chômage au Canada et aux États-Unis – une comparaison ».













Objectifs liés au développement durable

Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 prochaines années. Ce plan repose sur 17 objectifs précis liés au développement durable.

L'Enquête sur la population active est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès relatifs aux objectifs mondiaux liés au développement durable. Le présent communiqué contribuera à mesurer les objectifs suivants :

  Note aux lecteurs

Les estimations de l'Enquête sur la population active (EPA) du mois de mars sont établies à partir des données recueillies durant la semaine du 15 au 21 mars.

Les estimations tirées de l'EPA sont fondées sur un échantillon et sont donc soumises à la variabilité d'échantillonnage. Par conséquent, les estimations mensuelles se caractériseront par une plus grande variabilité que les tendances observées sur de plus longues périodes. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter l'article « Interprétation des variations mensuelles de l'emploi provenant de l'Enquête sur la population active ».

La présente analyse porte sur les différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 68 %.

Les estimations de l'EPA sont les premières d'une série d'indicateurs du marché du travail publiés par Statistique Canada, qui comprennent les indicateurs provenant de programmes tels que l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH), les Statistiques de l'assurance-emploi ainsi que l'Enquête sur les postes vacants et les salaires. Pour en savoir davantage sur les différences conceptuelles entre les estimations de l'emploi provenant de l'EPA et celles provenant de l'EERH, veuillez consulter la section 8 du Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Les territoires ne sont pas inclus dans les estimations de l'EPA à l'échelle du Canada.

En mars 2020, toutes les interviews en personne ont été remplacées par des interviews téléphoniques pour protéger la santé des intervieweurs et des répondants. De plus, toutes les interviews téléphoniques ont été réalisées par des intervieweurs qui travaillaient à partir de leur domicile et aucune interview téléphonique n'a été menée à partir d'un centre d'appels de Statistique Canada. En mars, environ 44 000 entrevues ont été complétées, comparativement à 48 300 en février.

La répartition des interviews de l'EPA de mars 2020 par rapport à celles de février 2020 s'est faite comme suit :

Interviews en personne sur place

  • Février 2020 19,5 %
  • Mars 2020 0,0 %

Interviews téléphoniques menées à partir des centres d'appels

  • Février 2020 46,1 %
  • Mars 2020 0,0 %

Interviews téléphoniques menées à partir du domicile des intervieweurs

  • Février 2020 5,7 %
  • Mars 2020 71,0 %

Interviews en ligne

  • Février 2020 28,7 %
  • Mars 2020 29,0 %

Le taux d'emploi représente le nombre de personnes occupées exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus. Le taux d'emploi d'un groupe particulier (par exemple les jeunes âgés de 15 à 24 ans) correspond au nombre de personnes occupées dans ce groupe exprimé en pourcentage de la population dans ce même groupe.

Le taux de chômage représente le nombre de chômeurs exprimé en pourcentage de la population active (personnes occupées et chômeurs).

Le taux d'activité représente le nombre de personnes occupées et de chômeurs exprimé en pourcentage de la population.

L'emploi à temps plein comprend les personnes qui travaillent habituellement 30 heures ou plus par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

L'emploi à temps partiel comprend les personnes qui travaillent habituellement moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

Le total des heures travaillées désigne le nombre d'heures effectivement travaillées par le répondant à son emploi principal au cours de la semaine de référence, y compris les heures rémunérées et non rémunérées. Ces heures rendent compte des diminutions ou des augmentations temporaires des heures de travail (par exemple les heures perdues pour cause de maladie, de vacances, de jours fériés ou de conditions météorologiques, ou encore le plus grand nombre d'heures travaillées en raison des heures supplémentaires).

En général, la variation d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre du nombre de personnes en emploi au sein d'un groupe d'âge est le résultat net de deux facteurs : 1) le nombre de personnes ayant changé de situation d'emploi entre les périodes de référence, et 2) le nombre de personnes en emploi ayant joint ou quitté le groupe d'âge (y compris par vieillissement, par décès ou par migration) entre les périodes de référence.

Afin de mettre à jour les concepts relatifs à la durée du chômage, des données désaisonnalisées et des erreurs-types ont été ajoutées au tableau 14-10-0342-01, ce qui a permis de fournir des détails sur les catégories de durée du chômage selon le sexe et le groupe d'âge. Trois nouvelles catégories de durée du chômage (de 14 à 26 semaines, moins de 27 semaines et 52 semaines et plus) ont été ajoutées au tableau en vue de remplacer les catégories précédentes du tableau archivé 14-10-0056-01. Ces nouvelles catégories correspondent à celles utilisées par le régime d'assurance-emploi et donnent une meilleure idée des caractéristiques de la durée du chômage. Deux nouveaux indicateurs (pourcentage de chômeurs pendant moins de 27 semaines et pourcentage de chômeurs pendant 27 semaines et plus) ont également été ajoutés; le dernier peut servir d'indicateur du chômage de longue durée.

Indicateurs supplémentaires utilisés dans l'analyse de mars 2020

En emploi, n'a travaillé aucune (zéro) heure : inclut les employés et les travailleurs autonomes qui ont été absents pour un total de deux semaines ou moins. Exclut les absences en raison de vacances, d'un congé de maternité ou d'un conflit de travail.

En emploi, a travaillé moins de 50 % des heures habituelles: inclut les employés et les travailleurs autonomes, mais la raison expliquant les absences est demandée uniquement aux employés. Exclut les absences des employés en raison de vacances, d'un conflit de travail, d'un congé de maternité, de jours fériés ou de mauvais temps. Exclut les personnes qui étaient absentes toute la semaine.

Inactif, mais voulait travailler; a travaillé pendant le mois en cours : inclut ceux qui ont travaillé pendant le mois et qui souhaitaient travailler, mais qui n'ont pas fait de recherches puisqu'ils attendaient d'être rappelés (à leur ancien emploi), attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi qui devait commencer à une date éloignée, ou autre.

Désaisonnalisation

À moins d'indication contraire, les estimations du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite les comparaisons, car les effets des variations saisonnières sont supprimés. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter la page « Données désaisonnalisées — Foire aux questions ».

Prochain diffusion

Le prochain communiqué de l'EPA paraîtra le 8 mai.

Produits

L'infographie « L'impact de la COVID-19 sur le marché du travail canadien » est maintenant accessible.

Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements en ligne sur les concepts et l'utilisation de l'Enquête sur la population active dans le Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Il est également possible de consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive » (Numéro au catalogue14200001). Cette application de visualisation interactive fournit des estimations désaisonnalisées selon la province, le sexe, le groupe d'âge et le secteur. Des données historiques remontant à cinq ans sont également comprises pour les variations mensuelles de l'emploi et du taux de chômage. L'application interactive permet aux utilisateurs de parcourir et de personnaliser rapidement et facilement l'information présentée. Ils peuvent même combiner plusieurs provinces, sexes et groupes d'âge pour créer leurs propres domaines d'intérêt relatifs au marché du travail.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province et la région métropolitaine de recensement, données désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Ce tableau de bord interactif propose un accès facile et personnalisable aux indicateurs clés du marché du travail. Les utilisateurs peuvent maintenant créer une carte et un graphique interactifs qui leur permettront de visualiser les caractéristiques de la population active à l'échelle nationale ou provinciale, ou selon la région métropolitaine de recensement.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province, le territoire et la région économique, données non désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Cette application Web dynamique donne accès aux indicateurs du marché du travail de Statistique Canada pour le Canada, les provinces, les territoires et les régions économiques, et permet aux utilisateurs d'obtenir un aperçu des indicateurs clés du marché du travail, de consulter le classement géographique pour chaque indicateur en utilisant une carte et un tableau interactifs ainsi que d'insérer facilement des données dans d'autres programmes.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous au 514-283-8300 ou composer sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca).

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