Section 5
Diplômés des programmes
d'études en santé et activités
après les études – Promotion de
2000
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5.1 Caractéristiques des diplômés des programmes d'études en santé
5.2 Caractéristiques des programmes d'études des diplômés en santé
5.3 Endettement des diplômés des programmes d'études en santé
5.4 Poursuite d'études supplémentaires
5.5 Transitions des diplômés en santé sur le marché du travail
5.6 Maintien en poste des diplômés en santé dans les professions de la santé
5.7 Gains des diplômés en santé
5.8 Mobilité des étudiants et des diplômés en santé
Dans tous les modèles de planification des ressources humaines en santé, les nouveaux diplômés sont une importante source de travailleurs dans les professions de la santé. Ainsi, la surveillance du nombre et des caractéristiques des diplômés des programmes d'études en santé représente une partie importante de la planification des ressources humaines en santé.
Dans la présente section, on utilise deux enquêtes différentes pour mesurer les résultats à court et à moyen terme sur le marché du travail des diplômés des universités publiques et des collèges communautaires au Canada. On utilise l'Enquête nationale auprès des diplômés (END) pour présenter un profil de base des diplômés de 2000 des programmes d'études en santé et de leur programme d'études. On en tire également des données concernant la mobilité des diplômés en santé deux ans après leurs études. D'autre part, on utilise l'Enquête de suivi auprès des diplômés (ESD) pour évaluer les résultats à moyen terme (cinq ans après l'obtention du diplôme) des mêmes diplômés en santé : l'endettement étudiant, la poursuite d'études supplémentaires, les transitions sur le marché du travail, le maintien en poste dans les professions de la santé et les gains (pour plus de renseignements sur ces enquêtes, voir l'annexe 1). Comme ces enquêtes sont réalisées tous les quatre à cinq ans, les dernières données disponibles sont celles portant sur la promotion de 2000. Les données sur la cohorte de diplômés de 2005 interviewés en 2007 seront disponibles à la fin de 2008. Il convient cependant de signaler que la section 4 présente un profil sociodémographique des diplômés plus récents des programmes d'études en santé de 2004 et 2005, fondé sur une autre source de données disponible, le Système d'information sur les étudiants postsecondaires (SIEP).
5.1 Caractéristiques des diplômés des programmes d'études en santé
Les renseignements sur le nombre et les caractéristiques des diplômés des programmes d'études en santé sont essentiels puisque la composition de ce groupe peut modifier le profil existant de la main-d'œuvre dans le secteur de la santé et avoir des répercussions éventuelles sur la prestation des services ainsi qu'une incidence sur la gestion des ressources humaines.
Les diplômés des programmes d'études en santé représentaient 7 % des titulaires d'un baccalauréat et 14 % des titulaires d'un diplôme collégial en 2000
Comme le montre l'END, en 2000, environ 267 300 personnes ont obtenu un diplôme d'une université (baccalauréat, maîtrise et doctorat) ou d'un collège public canadien. Les diplômés des programmes d'études en santé au niveau collégial représentaient 14 % des 101 400 diplômés estimatifs, tandis que les bacheliers en santé représentaient environ la moitié de cette proportion (7 % des 132 600 bacheliers) (tableau 5.1.1).
Il n'est pas étonnant de constater qu'environ 78 % des diplômés en santé au niveau collégial (14 300) provenaient des trois plus grandes provinces : le Québec (1 400), l'Ontario (7 200) et la Colombie-Britannique (2 500). Au niveau universitaire, environ 71 % des 12 000 diplômés estimatifs des programmes d'études en santé provenaient des mêmes provinces : le Québec (3 800), l'Ontario (3 600) et la Colombie-Britannique (1 100). Avec environ 1 400 diplômés en santé, toutefois, l'Alberta comptait un peu plus de diplômés universitaires que la Colombie-Britannique, ce qui est surtout attribuable aux bacheliers en santé (1 200 comparativement à 900) (tableaux 5.1.2 à 5.1.12).
En général, les diplômés des programmes d'études en santé étaient plus susceptibles d'être des femmes
Comme dans le cas des étudiants inscrits à un programme d'études en santé (voir la section 4), la majorité des diplômés en santé de 2000 étaient des femmes—près de 90 % des titulaires d'un diplôme collégial et un peu moins de 80 % des diplômés universitaires (environ 80 % des titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise et plus de la moitié des titulaires d'un doctorat). En général, la situation était semblable à l'échelle provinciale, où la proportion de femmes dans les programmes d'études en santé était plus élevée que dans l'ensemble des programmes (tableaux 5.2.2 à 5.2.12 et graphique 5.1).
Les diplômés en santé aux niveaux collégial et universitaire étaient plus âgés
Étant donné les multiples cheminements d'accès aux études en santé et au fil de celles-ci, les diplômés en santé étaient plus susceptibles d'avoir déjà fait certaines études postsecondaires ou d'avoir une expérience de travail à temps plein (tableau 5.2.1). Par conséquent, les diplômés des programmes d'études en santé sont généralement plus âgés que leurs homologues d'autres programmes (leur âge moyen est de 30 ans contre 26 ans au niveau collégial, et de 29 ans contre 27 ans au niveau universitaire). Si les bacheliers en santé sont habituellement plus âgés que ceux d'autres programmes (leur âge moyen est de 29 ans comparativement à 26 ans), la situation était cependant l'inverse au niveau du doctorat (où l'âge moyen est de 31 ans contre 35 ans). Les résultats de l'END ne montrent pas de différence statistique entre l'âge moyen des nouveaux titulaires d'une maîtrise en santé et leurs homologues d'autres domaines (33 ans comparativement à 32 ans) (tableau 5.3.1).
Tout comme à l'échelle nationale, les diplômés des programmes d'études en santé des provinces et des territoires sont généralement plus âgés que leurs homologues d'autres domaines. L'âge moyen des diplômés en santé variait considérablement selon la province ou le territoire et le niveau d'études, entre 24 ans au Québec et 41 ans auYukon au niveau collégial, et entre 24 ans à l'Île- du-Prince-Édouard et 31 ans au Québec au niveau universitaire. Les territoires n'offrent pas de programmes universitaires (tableaux 5.3.2 à 5.3.12).
La majorité des diplômés en santé parlaient l'anglais assez bien pour entretenir une conversation, mais moins du tiers pouvaient le faire en français
Fournir des services de santé dans les deux langues officielles revêt une importance particulière dans les provinces qui sont bilingues ou qui offrent des services bilingues puisqu'une forte proportion de leur population compte une minorité linguistique. Ainsi, il importe d'examiner la capacité des diplômés d'entretenir une conversation dans l'une et l'autre langue officielle. Dans toutes les provinces et territoires du Canada, la majorité des diplômés en santé, dont environ 40 % au Québec, ont indiqué qu'ils parlaient l'anglais assez bien pour soutenir une conversation (tableaux 5.4.2 à 5.4.12).
Le Nouveau-Brunswick et le Québec étaient les deux seules provinces où la majorité des diplômés en santé déclaraient être capables d'entretenir une conversation en français
Toutefois, peu d'entre eux déclarent avoir la même capacité en français et les diplômés en santé étaient un peu moins susceptibles que l'ensemble des autres diplômés à estimer avoir cette capacité. Au niveau collégial, environ 93 % des diplômés pouvaient converser en anglais, contre environ 21 % des diplômés en santé et 29 % des autres diplômés qui pouvaient converser en français. La situation était à peu près la même au niveau universitaire. Si environ 87 % des diplômés universitaires déclaraient être capables d'entretenir une conversation en anglais, environ 44 % des diplômés en santé et 45 % des autres diplômés déclaraient parler couramment français. Il n'est pas étonnant de constater que le Nouveau-Brunswick et le Québec étaient les deux seules provinces où la majorité des diplômés en santé aux niveaux collégial et universitaire déclaraient être capables de soutenir une conversation en français (tableaux 5.4.2 à 5.4.12 et graphique 5.2).
La capacité de parler français a tendance à augmenter avec le niveau d'études
En dépit de cela, un tableau différent se dégage de l'examen des résultats selon le niveau d'études pour ceux qui sont capables de soutenir une conversation en français. Premièrement, la capacité de parler français a tendance à augmenter avec le niveau d'études, ce qui est particulièrement évident dans le cas des diplômés de la santé. Comme le montre le graphique 5.2, alors qu'environ 21 % des diplômés en santé au niveau collégial ont déclaré parler le français couramment, cette proportion passe à environ 44 % au niveau universitaire. Les résultats de l'END montrent qu'environ 42 % des diplômés en santé ont déclaré être capables de soutenir une conversation en français au niveau du baccalauréat, comparativement à 45 % au niveau de la maîtrise et à 77 % au niveau du doctorat. Un peu moins de la moitié des diplômés d'autres programmes d'études au niveau du doctorat ont déclaré être capables de soutenir une conversation en français (tableau 5.4.1).
Bon nombre de diplômés des programmes d'études en santé, mais pas tous, capables de soutenir une conversation en français ont obtenu leur diplôme dans un établissement du Québec. Au niveau collégial, 46 % des diplômés en santé qui ont déclaré être capables de soutenir une conversation en français étaient des diplômés d'un établissement d'enseignement du Québec; au niveau universitaire, la proportion atteignait environ 70 % (données non présentées). Par contre, à tous les niveaux, presque tous les diplômés des programmes d'études en santé d'un établissement du Québec (98 %) ont indiqué qu'ils étaient capables de soutenir une conversation en français (tableau 5.4.6 et graphique 5.2).
Où habitent les diplômés en santé aux niveaux collégial et du baccalauréat, qui peuvent soutenir une conversation en français, deux ans après l'obtention du diplôme?
Environ la moitié des diplômés en santé aux niveaux collégial et du baccalauréat qui peuvent soutenir une conversation en français habitent au Québec et un autre quart habitent en O ntario. De petites proportions d e diplômés habitent en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, en Alberta et en Colombie-Britannique. Globalement, un plus petit nombre de diplômés de la santé capables de soutenir u n e co nversatio n en fran çais s'ét ablissen t en N o u velle- Écosse, au Nouveau-Brunswick, en Alberta et en Colombie-Britannique que l'on ne pourrait s'y attendre étant donné la proportion de la population de ces provinces ayant la même capacité, tandis qu'un nombre plus élevé s'établissent généralement en Ontario et en Alberta.
5.2 Caractéristiques des programmes d'études des diplômés en santé
L'enseignement traditionnel en classe sur campus peut désavantager certains groupes comme les parents qui se trouvent aux prises avec des responsabilités au travail et de soins aux enfants et les personnes qui vivent dans des collectivités rurales ou éloignées. Ainsi, la formation à distance peut être perçue comme une méthode offrant une plus grande accessibilité à tous (Townsend et coll. 2002).
L'END recueille des renseignements pour déterminer si les diplômés ont suivi au moins une partie de leur programme au moyen d'une forme quelconque de formation à distance. De façon générale, les diplômés au niveau du baccalauréat sont environ deux fois plus susceptibles que ceux aux niveaux collégial et de la maîtrise d'indiquer avoir utilisé une formation à distance durant leur programme (environ 20 % contre environ 10 %). On ne dispose pas de ce type de renseignement au niveau du doctorat à cause de la taille de l'échantillon pour ce niveau d'études. Ce n'est qu'au niveau du baccalauréat que les diplômés en santé semblent être en mesure de tirer parti de cette possibilité en plus grande proportion que ceux d'autres programmes d'études. Environ 26 % des bacheliers en santé ont indiqué avoir eu recours à la formation à distance pour achever leur programme menant à l'obtention d'un diplôme, comparativement à 19 % des diplômés des autres programmes. Les différences observées selon le niveau d'études peuvent être attribuables à la disponibilité d'un plus grand nombre de cours d'enseignement à distance dans les programmes d'études en santé au niveau du baccalauréat, mais il n'est pas possible de le vérifier pour les besoins de la présente étude (tableau 5.5.1).
À l'échelle provinciale, le Nouveau-Brunswick comptait la plus forte proportion (45 %) de bacheliers en santé ayant eu recours à l'enseignement à distance durant leurs études. Environ 40 % des bacheliers en santé à Terre-Neuve- et-Labrador et environ 30 % au Québec, au Manitoba, en Alberta et en Colombie- Britannique ont également indiqué avoir utilisé l'enseignement à distance avant d'obtenir leur diplôme. La taille de l'échantillon ne permet pas d'effectuer ce type d'analyse pour l'Île-du-Prince-Édouard ni pour les territoires (tableaux 5.5.2 à 5.5.12).
On n'observe pas de différences dans l'utilisation d'une forme quelconque de formation à distance entre les diplômés en santé et ceux d'autres programmes d'études au niveau collégial ou de la maîtrise, ni pour le Canada ni pour la plupart des provinces. Toutefois, une forte proportion (83 %) de titulaires d'une maîtrise en sciences infirmières au Nouveau-Brunswick ont déclaré avoir eu recours à l'enseignement à distance avant d'obtenir leur diplôme. Par comparaison, dans cette province, environ 16 % des diplômés de programmes autres qu'en santé au niveau de la maîtrise en ont fait autant. Encore une fois, la taille de l'échantillon ne permet pas d'effectuer ce type d'analyse au niveau du doctorat ni pour les territoires (tableaux 5.5.1 à 5.5.12).
5.3 Endettement des diplômés des programmes d'études en santé
Les contraintes financières peuvent représenter l'une des entraves à l'accès et à la participation aux études postsecondaires. Il est clair que l'endettement des étudiants constitue une préoccupation importante, car il est régulièrement question de l'incidence éventuelle du coût des études supérieures sur la « composition » socioéconomique et le choix professionnel (choix d'une spécialité) des étudiants des différents programmes d'études en santé. Comme le mentionnent Junor et coll. (2004), les obstacles financiers peuvent prendre la forme de contraintes sur le plan des coûts (souvent, le coût des études ne semble pas en valoir la peine), de problèmes de liquidité (incapacité de réunir suffisamment de fonds) et d'aversion aux dettes (le fait d'être peu disposé à s'endetter). Un examen des données liées aux études tirées de l'Enquête de suivi auprès des diplômés (ESD) (promotion de 2000) donne une idée du niveau d'endettement des étudiants et de la capacité des diplômés de rembourser leur dette.
Différences entre les résultats publiés
Il convient de signaler qu'il existe des différences entre les résultats du premier rapport de données intitulé Éducation des travailleurs de la santé : Un portrait statistique et le présent rapport, car les données n'étaient disponibles que deux ans après l'obtention de leur diplôme au moment de la publication du premier rapport en 2007. Outre les diplômés qui ont poursuivi leurs études au cours des deux années suivant l'obtention de leur diplôme, ce deuxième rapport de données exclut également ceux qui ont poursuivi des études supplémentaires entre 2002 et 2005. En outre, étant donné la nature longitudinale de l'END et de l'ESD (c.-à-d. qu'on interviewe les mêmes diplômés deux ans et cinq ans après l'obtention de leur diplôme), on a interviewé moins de diplômés cinq ans après l'obtention de leur diplôme.
Ainsi, la présente analyse vise uniquement les étudiants qui n'ont pas poursuivi d'études plus poussées après avoir obtenu leur diplôme en 2000, puisque les diplômés endettés ne sont pas tenus de rembourser leur dette d'étudiant tant qu'ils poursuivent leurs études.
Les diplômés en santé sont généralement plus susceptibles que leurs homologues d'autres domaines d'avoir un niveau d'endettement plus élevé auprès de diverses sources
Les étudiants financent leurs études par divers moyens, notamment les revenus d'emploi, l'épargne, le soutien financier de la famille, les bourses d'études et les prêts de sources publiques ou privées. Au moment de l'obtention de leur diplôme en 2000, la majorité des diplômés en santé avaient contracté des dettes pour financer leurs études et ce, dans l'ensemble des provinces et des territoires (tableaux 5.6.1 à 5.6.12).
On a demandé aux diplômés s'ils avaient déjà emprunté de l'argent pour financer une partie de leurs études dans le cadre d'un programme public de prêts aux étudiants ou auprès d'une autre source (telle qu'une banque ou un membre de la famille). On leur a demandé ensuite quel montant ils devaient à ces sources au moment de l'obtention du diplôme (pour tous les programmes).
Diplômés qui devaient de l'argent à une source quelconque (gouvernementale ou non) pour financer leurs études : Comprend les diplômés qui devaient de l'argent à des programmes publics de prêts aux étudiants ou à d'autres sources, ou aux deux.
Diplômés qui devaient de l'argent à des programmes publics de prêts aux étudiants pour financer leurs études : Comprend les diplômés qui devaient de l'argent à des programmes publics de prêts aux étudiants, peu importe s'ils devaient ou non de l'argent à d'autres sources.
Au niveau du baccalauréat, environ 58 % des diplômés en santé devaient rembourser un prêt lié aux études et ils devaient en moyenne environ 30 400 $, toutes sources confondues. Par ailleurs, environ 54 % des diplômés d'autres domaines ont déclaré devoir de l'argent, en moyenne environ 19 600 $. Au niveau de la maîtrise, environ 48 % des diplômés en santé devaient en moyenne 25 800 $ en vertu d'un prêt lié aux études, contre environ 42 % des titulaires d'une maîtrise dans d'autres domaines, qui devaient en moyenne 19 100 $. De même, environ 72 % des titulaires d'un doctorat en santé devaient en moyenne 35 400 $ en vertu d'un prêt lié aux études, contre environ 42 % des titulaires d'un doctorat dans d'autres domaines, dont la dette moyenne était de 19 200 $. Au niveau collégial, le montant moyen de la dette des diplômés en santé au moment de l'obtention de leur diplôme n'était pas statistiquement différent de celui déclaré par leurs homologues d'autres programmes (environ 13 000 $ de part et d'autre) (tableau 5.6.1).
À tous les niveaux d'études sauf le doctorat, les diplômés en santé n'étaient pas plus susceptibles que leurs homologues d'autres domaines de devoir de l'argent à des programmes publics de prêts aux étudiants au moment de l'obtention de leur diplôme
Les prêts aux étudiants constituent une importante source de financement pour les étudiants. En effet, les programmes publics de prêts aux étudiants constituaient la principale source d'emprunts des étudiants : au moment de l'obtention de leur diplôme, 45 % bacheliers et 41 % des titulaires d'un diplôme collégial devaient de l'argent en vertu d'un tel programme (Allen et coll. 2007).
Les résultats de l'ESD montrent que chez les diplômés qui ne poursuivaient pas leurs études après 2000, les titulaires d'un diplôme collégial, d'un baccalauréat ou d'une maîtrise en santé n'étaient pas plus susceptibles que leurs homologues d'autres domaines de devoir de l'argent à des programmes publics de prêts aux étudiants au moment de l'obtention de leur diplôme. En 2000, environ 43 % des diplômés en santé au niveau collégial ont déclaré devoir de l'argent en vertu de ces programmes, de même qu'environ la moitié (52 %) des nouveaux bacheliers en santé et à peu près 42 % des titulaires d'une maîtrise en santé. Par contre, les titulaires d'un doctorat en santé étaient environ deux fois plus susceptibles (67 %) que les diplômés d'autres domaines (34 %) de devoir de l'argent en vertu de tels programmes au moment de l'obtention de leur diplôme (tableau 5.7.1).
Toutefois, au moment de l'obtention du diplôme, le montant à rembourser à des programmes publics de prêts aux étudiants par les titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise était légèrement plus élevé chez les diplômés en santé que chez ceux des autres domaines
Aux niveaux collégial et du doctorat, le montant moyen à rembourser à des programmes publics de prêts aux étudiants par les diplômés en santé qui ne poursuivaient pas leurs études après 2000 n'était pas statistiquement différent de celui déclaré par les diplômés d'autres domaines (12 900 $ contre 12 500 $ au niveau collégial et 17 200 $ contre 18 100 $ au niveau du doctorat). Toutefois, le montant moyen à rembourser à ces programmes par les titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise était légèrement plus élevé chez les diplômés en santé que chez les autres diplômés. En 2000, au niveau du baccalauréat, le montant moyen à rembourser par les diplômés en santé à un programme public de prêts aux étudiants était d'environ 26 300 $, comparativement à environ 18 800 $ pour les autres diplômés. De même, les titulaires d'une maîtrise en santé devaient environ 22 200 $ en prêts étudiants, contre environ 16 700 $ pour leurs homologues des autres programmes (tableau 5.7.1).
Les renseignements sur la proportion et le montant à rembourser dans le cadre d'un programme public de prêts aux étudiants au moment de l'obtention du diplôme sont disponibles pour toutes les provinces au niveau collégial, pour toutes les provinces sauf l'Île-du-Prince-Édouard au niveau du baccalauréat, pour la moitié d'entre elles au niveau de la maîtrise (Nouvelle-Écosse, Québec, Ontario, Alberta et Colombie-Britannique) et seulement pour le Québec au niveau du doctorat. Étant donné la taille de l'échantillon de l'ESD, ce type de renseignements n'était disponible qu'au niveau collégial pour les territoires (tableaux 5.7.2 à 5.7.12).
Dans toutes les provinces sauf Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince- Édouard, les résultats de l'ESD ne révèlent aucune différence statistiquement significative entre le montant de la dette des diplômés en santé au niveau collégial au moment de l'obtention du diplôme et celui de la dette de leurs homologues d'autres domaines. Le montant moyen à rembourser à des programmes publics de prêts aux étudiants par les diplômés en santé au niveau collégial au moment de l'obtention du diplôme variait entre environ 8 000 $ au Québec et au Manitoba et environ 20 700 $ à Terre-Neuve-et-Labrador (tableaux 5.7.2 à 5.7.12).
Si le montant moyen à rembourser au moment de l'obtention du diplôme par les bacheliers en santé de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, de l'Ontario et du Manitoba a tendance à être plus élevé que celui de la dette des autres diplômés, on n'observe pourtant pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Saskatchewan, en Alberta ou en Colombie-Britannique. Le montant moyen à rembourser par les bacheliers en santé au moment de l'obtention du diplôme dans le cadre d'un programme public de prêts aux étudiants variait considérablement selon la province, entre environ 14 000 $ au Québec et plus de 30 000 $ à Terre- Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse et en Ontario (tableaux 5.7.2 à 5.7.12).
Au niveau de la maîtrise, les diplômés en santé de la Nouvelle-Écosse (31 300 $) et de l'Alberta (26 400 $) étaient plus susceptibles que leurs homologues d'autres domaines de devoir un montant plus élevé dans le cadre de programmes publics de prêts aux étudiants (respectivement 18 800 $ et 17 900 $). Au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique, on n'observe aucune différence statistiquement significative entre le montant de la dette des diplômés en santé et celui de la dette de leurs homologues d'autres domaines (tableaux 5.7.2 à 5.7.12).
Cinq ans après l'obtention de leur diplôme, environ 20 % des diplômés en santé aux niveaux collégial et de la maîtrise et 30 % aux niveaux du baccalauréat et du doctorat devaient encore de l'argent dans le cadre d'un programme public de prêts aux étudiants
Deux ans et cinq ans après l'obtention du diplôme, la proportion de diplômés en santé qui devaient encore de l'argent dans le cadre d'un prêt étudiant variait selon le niveau d'études et la province. À l'échelle nationale, environ 30 % des titulaires d'un diplôme collégial ou d'une maîtrise en santé déclaraient devoir encore de l'argent dans le cadre de leur prêt étudiant deux ans après l'obtention de leur diplôme, comparativement à environ 40 % des bacheliers et 50 % des titulaires d'un doctorat. Cinq ans après l'obtention du diplôme, cette proportion tombait à environ 20 % aux niveaux collégial et de la maîtrise et à environ 30 % aux niveaux du baccalauréat et du doctorat (tableau 5.7.1).
À tous les niveaux d'études sauf le doctorat, les diplômés en santé étaient plus susceptibles d'avoir remboursé une plus grande partie de leur prêt étudiant cinq ans après l'obtention de leur diplôme que leurs homologues des autres programmes
À tous les niveaux d'études saufle doctorat, les diplômés en santé étaient plus susceptibles d'avoir remboursé une plus grande partie de leur prêt étudiant cinq ans après l'obtention de leur diplôme que leurs homologues des autres programmes. Parmi tous les niveaux d'études, les titulaires d'un diplôme collégial ou d'un baccalauréat en santé ont remboursé la plus grande partie, soit environ 40 % de leur prêt étudiant dans le cadre d'un programme public, suivis par les titulaires d'une maîtrise (30 %) et d'un doctorat (12 %). Par comparaison, les autres titulaires d'un diplôme collégial ont remboursé environ 30 % de leur prêt étudiant, les bacheliers, environ 26 % et les titulaires d'une maîtrise ou d'un doctorat, environ 20 % (tableau 5.7.1).
À l'échelle provinciale, cinq ans après l'obtention de leur diplôme, les diplômés en santé au niveau universitaire étaient plus susceptibles que leurs homologues des autres programmes d'avoir remboursé une plus grande partie de leur prêt étudiant. Étant donné la taille de l'échantillon de l'ESD, ce type de renseignements n'était pas disponible pour l'Île-du-Prince-Édouard. Au niveau collégial, toutefois, les diplômés d'autres domaines dans quatre provinces sur dix (la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, la Saskatchewan et l'Alberta) étaient plus susceptibles que ceux des programmes d'études en santé d'avoir remboursé en grande partie leur prêt dans le cadre d'un programme public de prêts aux étudiants cinq ans après l'obtention de leur diplôme (tableaux 5.7.2 à 5.7.12).
Étant donné cela, les diplômés en santé n'étaient généralement pas plus susceptibles que ceux d'autres programmes de devoir encore un montant élevé de leur prêt étudiant cinq ans après l'obtention de leur diplôme
Même si les diplômés en santé étaient généralement plus susceptibles que leurs homologues d'autres domaines de devoir de l'argent dans le cadre d'un programme public de prêts aux étudiants à la fin de leurs études, ils n'étaient pas plus susceptibles de devoir un montant élevé cinq ans après l'obtention de leur diplôme. Cette situation est surtout attribuable au fait que, comparativement à leurs homologues d'autres programmes, les diplômés en santé étaient en mesure de rembourser une plus grande partie de leur dette au cours de ces années.
Les résultats de l'ESD montrent que dans toutes les provinces, les diplômés en santé aux niveaux collégial et universitaire n'étaient pas plus susceptibles que ceux d'autres domaines de devoir encore un montant élevé dans le cadre d'un programme public de prêts aux étudiants cinq ans après l'obtention de leur diplôme. La seule exception concernait les diplômés en santé au niveau collégial au Québec qui devaient un peu moins de leur prêt étudiant cinq ans après l'obtention de leur diplôme que leurs homologues des autres programmes (3 700 $ contre 6 100 $) (tableaux 5.7.2 à 5.7.12).
5.4 Poursuite d'études supplémentaires
Les études supérieures peuvent procurer des avantages considérables sur le marché du travail, particulièrement lorsque les conditions d'accès à la profession exigent des niveaux élevés de scolarité. Dans certains cas, toutefois, les diplômés en santé qui poursuivent des études supplémentaires peuvent représenter une perte à court ou à long terme sur le plan de l'offre de praticiens qui dispensent des soins de santé directs, lorsqu'ils n'entrent pas dans les professions de la santé en général ou qu'ils se dirigent vers l'enseignement, la recherche ou les travaux stratégiques. Ainsi, la connaissance du niveau de poursuite d'études supplémentaires devient un élément d'information important aux fins du recrutement et du maintien en poste dans les professions de la santé.
Les diplômés en santé étaient généralement moins susceptibles que leurs homologues d'autres domaines de poursuivre des études supplémentaires au cours des cinq ans suivant l'obtention de leur diplôme
De nombreux diplômés ont fait certaines études postsecondaires avant de s'inscrire à leur programme d'études actuel et bon nombre de ceux qui l'achèvent et qui obtiennent un grade ou un diplôme suivent ensuite d'autres programmes. Sauf pour les diplômés en santé au niveau du doctorat, les diplômés des programmes d'études en santé en général étaient moins susceptibles que leurs homologues d'autres domaines d'avoir poursuivi des études supplémentaires au cours des cinq ans suivant l'obtention de leur diplôme. Par contre, les titulaires d'un doctorat en santé étaient environ trois fois plus susceptibles que leurs homologues d'autres domaines d'avoir poursuivi des études supplémentaires (34 % contre 13 %). Au niveau collégial, environ 35 % des diplômés en santé poursuivent des études supplémentaires, ce qui n'est pas significativement différent des diplômés des autres programmes (40 %). Au niveau du baccalauréat, c'est le cas d'environ 42 % des diplômés des programmes d'études en santé, comparativement à environ 54 % des autres diplômés au niveau du baccalauréat. Enfin, environ 30 % des diplômés en santé au niveau de la maîtrise poursuivent des études supplémentaires, comparativement à 40 % des diplômés d' autres domaines à ce niveau (tableau 5.8.1). Ces résultats peuvent être attribuables en partie au fait que les diplômés des programmes d'études en santé en général sont plus susceptibles d'avoir fait certaines études postsecondaires avant de s'inscrire à leur programme d'études actuel. En deuxième lieu, ils peuvent tenir au fait que de nombreux programmes d'études en santé sont axés sur la profession, de sorte que les études supplémentaires ne sont peut-être plus considérées comme nécessaires pour obtenir un emploi après l'obtention du diplôme.
Comme le montre l'ESD, la proportion de diplômés en santé qui poursuivent des études supplémentaires au cours des cinq ans suivant l'obtention de leur diplôme variait considérablement selon la province et le niveau d'études (tableaux 5.8.2 à 5.8.12).
5.5 Transitions des diplômés en santé sur le marché du travail
Étant donné que leurs compétences sont très en demande, les diplômés des programmes d'études en santé ont tendance à passer rapidement au marché du travail. Les résultats présentés dans le tableau 5.9.1 montrent que deux ans après l'obtention de leur diplôme, plus de neuf diplômés en santé sur dix qui n'avaient pas poursuivi d'études supplémentaires étaient employés, dont la plupart à temps plein. La situation était à peu près la même cinq ans après l'obtention du diplôme, la proportion variant entre environ 92 % des diplômés en santé au niveau collégial et un peu plus de 99 % au niveau du doctorat (tableau 5.9.1).
Deux ans après l'obtention de leur diplôme, les diplômés en santé étaient généralement plus susceptibles d'être employés que leurs homologues d'autres programmes
Les diplômés en santé étaient légèrement plus susceptibles d'être employés deux ans après l'obtention du diplôme que leurs homologues d'autres programmes. Environ 90 % des diplômés des autres programmes aux niveaux collégial, du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat étaient employés deux ans après l'obtention du diplôme, comparativement à 94 %, 98 %, 96 % et 94 %, respectivement, des diplômés des programmes d'études en santé. C'était généralement le cas dans l'ensemble des provinces (tableaux 5.9.2 à 5.9.12).
Cinq ans après l'obtention de leur diplôme, toutefois, les titulaires d'un diplôme collégial ou d'un baccalauréat dans les autres domaines semblaient avoir rattrapé leurs homologues des programmes d'études en santé à l'égard de l'emploi
Cinq ans après l'obtention de leur diplôme, les diplômés en santé aux niveaux de la maîtrise et du doctorat étaient plus susceptibles que leurs homologues d'autres domaines d'être employés, soit 98 % contre 94 % au niveau de la maîtrise et la presque totalité contre environ 94 % au niveau du doctorat. Aux niveaux du collège et du baccalauréat, toutefois, les diplômés des autres domaines semblaient avoir rattrapé leurs homologues des programmes d'études en santé à l'égard de l'emploi. En effet, cinq ans après l'obtention de leur diplôme, plus de 90 % des titulaires d'un diplôme collégial ou d'un baccalauréat en santé et dans d'autres domaines étaient employés (tableau 5.9.1). Toutefois, ces résultats semblaient varier selon la province ou le territoire et le niveau d'études (tableaux 5.9.2 à 5.9.12).
Cinq ans après l'obtention de leur diplôme, les diplômés en santé au niveau collégial (74 %) étaient moins susceptibles que leurs homologues des autres programmes (87 %) d'occuper un poste à temps plein (au moins 30 heures par semaine). Au niveau du doctorat, c'était l'inverse : environ 94 % des diplômés en santé occupaient un poste à temps plein, contre environ 85 % des diplômés d'autres domaines. Aux niveaux du baccalauréat et de la maîtrise, toutefois, les diplômés en santé n'étaient pas plus susceptibles que ceux d'autres domaines de travailler au moins 30 heures par semaine (82 % contre 86 % au niveau du baccalauréat, et 86 % de part et d'autre pour les diplômés en santé et leurs homologues d'autres domaines au niveau de la maîtrise) (tableau 5.9.1).
La situation était à peu près la même à l'échelle provinciale. En général, les diplômés en santé à tous les niveaux d'études n'étaient pas plus susceptibles que leurs homologues des autres programmes d'occuper un poste à temps plein cinq ans après l'obtention de leur diplôme (tableaux 5.9.1 à 5.9.12).
Cinq ans après l'obtention de leur diplôme, la majorité des diplômés des programmes d'études en santé travaillent dans des professions de la santé
Par ailleurs, il est très important de savoir si les diplômés des programmes d'études en santé finissent réellement par travailler dans des professions de la santé. Selon Allen et coll. (2007), environ les trois quarts des diplômés en santé au niveau collégial et 81 % des diplômés en santé au niveau du baccalauréat exerçaient une profession de la santé deux ans après l'obtention du diplôme. De plus faibles proportions de diplômés de certains programmes d'études en santé, comme ceux aux niveaux collégial et du baccalauréat dans les services en santé mentale et sociale et professions connexes 4 et les diplômés au niveau du baccalauréat dans les programmes de santé publique, travaillent dans des professions de la santé. Cela tient en partie aux domaines eux-mêmes. Par exemple, les programmes de services en santé mentale et sociale fournissent une formation dans de nombreux types de counseling, comme le counseling en toxicomanie, les services de santé communautaires, le counseling pastoral, la consultation matrimoniale et la consultation génétique. Bon nombre de ces postes ne sont pas classés dans le « Secteur de la santé » selon la Classification nationale des professions pour statistiques (CNP-S); elles sont classées principalement dans le groupe « Sciences sociales, enseignement, administration publique et religion ». En fait, près des trois quarts des diplômés au niveau du baccalauréat et environ la moitié des diplômés au niveau collégial de ces programmes travaillent dans des professions qui sont classées dans ce groupe.
Les résultats de l'ESD montrent qu'environ 80 % des diplômés en santé aux niveaux du collège et du baccalauréat exerçaient une profession de la santé cinq ans après l'obtention de leur diplôme. Comparativement à leurs homologues des niveaux d'études inférieurs, toutefois, de plus faibles proportions des diplômés des programmes d'études en santé aux niveaux de la maîtrise (56 %) et du doctorat (62 %) travaillaient dans des professions de la santé cinq ans après l'obtention de leur diplôme (tableau 5.10.1). En 2007, comme le montre le premier rapport de données intitulé Éducation des travailleurs de la santé : Un portrait statistique, environ un de ces diplômés sur cinq exerçait une profession dans la catégorie « Sciences sociales, enseignement, administration publique et religion » deux ans après l'obtention du diplôme, ce qui indique que des niveaux supérieurs d'études peuvent mener à divers types de professions, du fait d'être axés sur la recherche, la consultation ou les travaux stratégiques et de programme ainsi que sur l'enseignement.
5.6 Maintien en poste des diplômés en santé dans les professions de la santé
Le succès à court terme des diplômés en santé à l'égard de leur transition sur le marché du travail peut indiquer si ces derniers continueront d'exercer leur profession à long terme. Ainsi, l'information sur les résultats à court terme des diplômés peut fournir d'importants renseignements aux fins du recrutement et du maintien en poste.
Le maintien en poste est élevé dans les professions de la santé
Comme le montre l'ESD, plus de neuf diplômés universitaires en santé sur dix ayant déclaré exercer une profession de la santé deux ans après l'obtention de leur diplôme travaillaient toujours dans le domaine de la santé trois ans plus tard. C'était le cas, en particulier, des diplômés universitaires des programmes de médecine (M.D.), dont environ 98 % exerçaient encore une profession de la santé cinq ans après l'obtention de leur diplôme. La situation était à peu près la même au niveau collégial : chez les diplômés en santé qui déclaraient exercer une profession de la santé en 2002, environ 89 % travaillaient toujours dans le domaine de la santé en 2005. On observe le plus haut niveau de maintien en poste (plus de 95 %) chez les diplômés des programmes d'études en santé au niveau collégial menant aux services dentaires de soutien et professions connexes et aux services de diagnostic, d'intervention et de traitement connexes au domaine de la santé. Enfin, le taux de maintien en poste était d'environ 91 % chez les titulaires d'un diplôme collégial en sciences infirmières (tableau 5.11.1).
Comme le montre cette enquête, le maintien en poste dans les professions de la santé variait quelque peu d'une province à l'autre. Chez les diplômés en santé au niveau universitaire, environ 86 % de ceux du Nouveau-Brunswick déclaraient exercer toujours une profession de la santé cinq ans après l'obtention de leur diplôme, comparativement à plus de 95 % à Terre-Neuve-et-Labrador (98 %) et au Québec (97 %). La situation était semblable chez les diplômés en santé au niveau collégial : environ 82 % de ceux des Territoires du Nord-Ouest ont déclaré exercer toujours une profession de la santé en 2005, contre 95 % et plus à l'Île-du-Prince-Édouard (95 %), en Nouvelle-Écosse (98 %) et en Saskatchewan (96 %). Étant donné la taille de l'échantillon de l'ESD, il n'est pas possible d'effectuer ce type d'analyse au niveau universitaire pour l'Île-du-Prince- Édouard et les territoires, ni pour le Yukon et le Nunavut au niveau collégial (tableaux 5.11.2 à 5.11.12).
5.7 Gains des diplômés en santé
Cinq ans après l'obtention de leur diplôme, les diplômés en santé aux niveaux du baccalauréat et du doctorat gagnaient plus que les diplômés d'autres domaines
Sauf pour les diplômés aux niveaux collégial et de la maîtrise, les diplômés en santé gagnaient davantage cinq ans après l'obtention du diplôme que les diplômés de tous les autres programmes. En outre, tant dans le cas des diplômés en santé que des autres, les gains augmentaient avec le niveau d'études. Les gains médians estimatifs des diplômés en santé au niveau collégial (environ 36 500 $ par année) n'étaient pas statistiquement différents de ceux déclarés par leurs homologues d'autres domaines (36 000 $). Au niveau du baccalauréat, les diplômés en santé gagnaient environ 55 900 $, comparativement à environ 48 000 $ pour tous les autres diplômés. Les gains médians estimatifs des diplômés en santé au niveau de la maîtrise (environ 61 500 $ par année) n'étaient pas statistiquement différents de ceux déclarés par leurs homologues d'autres domaines (65 000 $). Enfin, les diplômés en santé au niveau du doctorat gagnaient environ 110 000 $, comparativement à environ 70 000 $ pour les diplômés de tous les autres programmes (tableau 5.12.1).
Tout comme à l'échelle nationale, les diplômés en santé gagnaient généralement plus que leurs homologues d'autres domaines cinq ans après l'obtention du diplôme. C'était notamment le cas chez les diplômés aux niveaux du baccalauréat et du doctorat. En outre, les gains médians estimatifs des diplômés en santé variaient considérablement selon la province et le niveau d'études. Les gains médians estimatifs des diplômés en santé au niveau collégial variaient entre environ 30 000 $ en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick et environ 50 000 $ en Alberta. Au niveau du baccalauréat, les diplômés en santé gagnaient environ 50 000 $ à Terre-Neuve-et-Labrador, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick et au Québec, comparativement à plus de 60 000 $ en Nouvelle-Écosse, au Manitoba et enAlberta. Les titulaires d'une maîtrise en santé gagnaient entre environ 54 700 $ par année en Saskatchewan et plus de 65 000 $ à Terre-Neuve-et-Labrador et en Alberta. Étant donné la taille de l'échantillon de l'ESD, les renseignements sur les gains médians estimatifs cinq ans après l'obtention du diplôme n'étaient pas disponibles pour les territoires à tous les niveaux d'études, pour l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick au niveau de la maîtrise, ni pour les provinces de l'Atlantique et la Saskatchewan au niveau du doctorat (tableaux 5.12.1 à 5.12.12).
5.8 Mobilité des étudiants et des diplômés en santé
À l'aide de l'END, la présente section fournit des renseignements sur la mobilité géographique des étudiants et des diplômés des programmes d'études en santé dans l'ensemble des provinces et des territoires.
Les résultats de cette enquête montrent que, dans l'ensemble, la migration des diplômés était supérieure à celle des étudiants dans le cas des diplômés universitaires et collégiaux de 2000. Parmi les diplômés universitaires de 2000, le pourcentage de diplômés ayant quitté leur province ou leur territoire d'études deux ans après avoir obtenu leur diplôme (12 %) a dépassé le pourcentage d'étudiants ayant quitté leur province ou leur territoire de résidence pour fréquenter l'université (9 %). Au niveau collégial, 5 % des diplômés avaient quitté leur province ou leur territoire d'études deux ans après avoir obtenu leur diplôme, dépassant ainsi le pourcentage d'étudiants ayant quitté leur province ou leur territoire de résidence pour fréquenter le collège (3 %) (tableaux 5.13.1 et 5.13.2).
5.8.1 Mobilité des étudiants
Environ un étudiant sur dix quittait sa province d'origine pour étudier dans le domaine de la santé
Les étudiants doivent parfois quitter leur province ou leur territoire pour plusieurs raisons, dont la poursuite de leurs études dans le cadre du programme de leur choix. Au Canada, en 2000, environ 16 100 étudiants, soit 6 % de l'effectif (aux niveaux collégial et universitaire), ont quitté leur province d'origine pour étudier ailleurs. Les étudiants dans le domaine de la santé représentent environ 9 % de cette migration de sortie. Si l'on ajoute les étudiants inscrits à certains programmes d'études liées à la santé comme la psychologie, le travail social et la santé ou l'éducation physique/conditionnement physique, cette proportion passe à environ 16 % (tableaux 5.13.1 et 5.13.2).
La propension à migrer hors de la province d'origine pour poursuivre des études était plus marquée au niveau universitaire qu'au niveau collégial
Parmi les diplômés en santé au niveau universitaire, environ 9 % avaient quitté leur province d'origine pour étudier à l'université dans une autre province ou un autre territoire (tableau 5.13.2 et graphique 5.3), soit environ trois fois le taux de mobilité observé chez les étudiants en santé au niveau collégial (3 %) (tableau 5.13.1).
Mobilité des étudiants
Le taux de migration de sortie (d'entrée) pour fins d'études est défini comme le nombre de diplômés ayant quitté (entré dans) une province ou un territoire afin d'étudier en pourcentage des diplômés qui résidaient dans la province ou le territoire avant l'inscription. Utilisé comme mesure de la « mobilité des étudiants ».
À l'échelle provinciale, le Québec (5 %) et l'Ontario (5 %) ont enregistré des taux plus faibles de migration de sortie des étudiants en santé au niveau universitaire que d'autres provinces ou territoires. La taille de l'échantillon ne permet pas d'effectuer ce type d'analyse au niveau collégial ni pour la Nouvelle- Écosse, le Manitoba et les territoires au niveau universitaire (tableau 5.13.2 et graphique 5.3).
Au niveau universitaire, de nombreuses provinces ont subi des pertes nettes en raison de la mobilité des étudiants en santé. Il s'agit des provinces de l'Atlantique (5 %), du Québec (2 %) et de la Colombie-Britannique (3 %). L'Ontario était la seule province à enregistrer un gain net en raison de la mobilité des étudiants en santé (6 %) (tableau 5.13.2 et graphique 5.3).
5.8.2 Mobilité après l'obtention du diplôme
Lorsqu'ils considèrent la planification et la gestion des ressources humaines en santé (RHS) au Canada, les planificateurs de soins de santé cherchent à établir des politiques et des stratégies pour attirer les professionnels de la santé, à promouvoir des perspectives d'emploi satisfaisantes ainsi qu'à créer et à maintenir un environnement de travail stimulant, sûr et sécuritaire5. Des initiatives de recrutement qui favorisent la migration au sein des provinces ou territoires et entre eux sont en cours partout au pays (Institut canadien d'information sur la santé 2007).
Les tendances migratoires des diplômés en santé du Canada peuvent dépendre de nombreux facteurs d'ordre personnel et professionnel. Pour bien mettre la mobilité géographique en contexte, il importe de savoir où cette mobilité est possible, car les conditions d'accès à la profession ne sont pas les mêmes dans l'ensemble des provinces et des territoires. Dans certaines professions, les diplômés ont la possibilité d'exercer dans une province ou un territoire autre que leur province ou territoire d'études, ce qui n'est pas nécessairement possible dans d'autres professions. Il faut aussi tenir compte des ententes de mobilité entre les provinces et territoires (par exemple, en ce qui concerne les conditions d'accès à la profession), car elles peuvent influer sur la mobilité géographique des diplômés en santé.
Incidence des ententes de reconnaissance mutuelle
En 1995 entrait en vigueur l'Accord sur le commerce intérieur (ACI) conclu par les gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral, qui vise à réduire les obstacles à la mobilité des personnes, des biens, des services et des investissements à l'intérieur du Canada6. Cet accord visait à am éliorer la m obilité in terprovin ciale et interterritoriale des dispensateurs de soins. Les travailleurs qui étaient inscrits auprès d'un organisme de réglementation au Canada pouvaient aussi s'inscrire à un autre organisme de réglementation de la même profession dans une autre province ou un autre territoire en vertu d'une entente de reconnaissance mutuelle.
Deux ans après l'obtention de leur diplôme, environ 8 % des diplômés qui avaient quitté leur province d'études pour une autre province ou un autre territoire étaient issus d'un programme d'études en santé
Au Canada, deux ans après l'obtention de leur diplôme, environ 22 900 diplômés, soit 9 % de l'effectif (aux niveaux collégial et universitaire), avaient quitté leur province d'études pour une autre province ou un autre territoire. Les diplômés en santé représentent environ 8 % de cette migration de sortie. Si l'on ajoute les diplômés de certains programmes d'études liées à la santé comme la psychologie, le travail social et la santé ou l'éducation physique/conditionnement physique, cette proportion passe à environ 16 % (tableaux 5.13.1 et 5.13.2). Cette mobilité accrue des diplômés de certains programmes d'études liées à la santé s'explique soit par les ententes de reconnaissance mutuelle établies par les administrations fédérale et provinciales ou territoriales pour rehausser la mobilité interprovinciale ou interterritoriale, soit par l'absence de réglementation du milieu de travail de certaines de ces professions (voir l'encadré intitulé « Contexte réglementaire des dispensateurs de soins au Canada » pour obtenir plus de détails).
Contexte réglementaire des dispensateurs de soins au Canada
Une fois le programme de formation complété avec succès, les dispensateurs de soins doivent souvent répondre à d'autres critères avant d'avoir le droit d'exercer. Certains devront, par exemple, réussir des examens nationaux ou effectuer un stage clinique d'un certain nombre d'heures. Les professionnels de la santé réglementés doivent s'inscrire à un organisme de réglementation afin de recevoir un permis d'exercice dans leur province ou territoire.
Les professionnels tels q ue les méd ecins, les infirmières autorisées, les pharmaciens, les ergothérapeutes et les physiothérapeutes sont réglementés dans chaque province canadienne. Ainsi, les nouveaux diplômés doivent obligatoirement s'inscrire auprès d'un organisme de réglementation provincial ou territorial afin d'obtenir un permis d'exercer dans leur province ou leur territoire.
D'autres professionnels, tels que les technologues en radiation médicale et les technologues de laboratoire médical, sont réglementés dans certaines provinces, mais ne le sont pas dans d'autres. Les différences dans la réglementation dans chaque province et territoire peuvent avoir des répercussions sur la mobilité entre les provinces et les territoires.
Rôle des organismes de réglementation et des associations professionnelles
Les gouvernements provinciaux et territoriaux ont conféré aux organismes de réglementation le pouvoir de protéger les droits du public. Ces organismes sont autonomes, sont constitués en vertu de lois provinciales et territoriales et ont l'autorité de définir le processus d'émission de permis à leurs membres. Les membres des organismes de réglementation sont autorisés à pratiquer dans un contexte réglementaire.
Les associations professionnelles représentent principalement les professions de la santé. Elles établissent et protègent les droits des dispensateurs de soins.
Source : Institut canadien d'information sur la santé (2007).
Deux ans après l'obtention de leur diplôme, les diplômés universitaires en santé étaient plus susceptibles que leurs homologues au niveau collégial d'avoir quitté la province d'obtention de leur diplôme
Deux ans après l'obtention du diplôme, environ 12 % des diplômés universitaires en santé de 2000 avaient quitté la province d'obtention de leur diplôme pour une autre province ou un autre territoire (tableau 5.13.2 et graphique 5.4), soit plus de deux fois le taux de migration de sortie observé chez leurs homologues au niveau collégial (5 %) (tableau 5.13.1).
Mobilité des diplômés
Le taux de migration de sortie (d'entrée) après l'obtention d'un diplôme est défini comme le nombre de diplômés ayant quitté (entré dans) une province ou un territoire deux ans après l'obtention d'un diplôme en pourcentage des diplômés de la province ou du territoire. Utilisé comme mesure de la « mobilité des diplômés ».
À l'échelle provinciale, le Québec (5 %) et l'Ontario (5 %) ont enregistré des taux plus faibles de migration de sortie des étudiants en santé au niveau universitaire que d'autres provinces ou territoires. La taille de l'échantillon ne permet pas d'effectuer ce type d'analyse au niveau collégial ni pour l'Île-du- Prince-Édouard et le Manitoba au niveau universitaire. Le Nouveau-Brunswick (environ 19 %) et l'Alberta (environ 12 %) ont profité le plus de la mobilité globale à la suite de la migration d'entrée nette des diplômés universitaires en santé. Au niveau universitaire, l'Ontario est la seule autre province à profiter d'un bilan migratoire positif, mais à un taux nettement inférieur (7 %). Étant donné la taille de l'échantillon, on ne dispose pas de renseignements pour l'Île-du-PrinceÉdouard, le Québec, le Manitoba et les territoires (tableau 5.13.2 et graphique 5.4).
Au niveau universitaire, plusieurs provinces ont subi d'importantes pertes nettes à cause de la mobilité des diplômés en santé, notamment la Nouvelle-Écosse (37 %), la Saskatchewan (19 %) et la Colombie-Britannique (5 %). Terre-Neuveet- Labrador n'a subi aucune perte nette due à la mobilité des diplômés en santé (tableau 5.13.2 et graphique 5.4).
Il faudrait poursuivre la recherche pour comprendre les raisons de cette mobilité, en examinant notamment les aspects suivants : les méthodes de recrutement, le type d'encouragements, le lieu des stages pratiques (cliniques), les conditions de travail et les gains. Inversement, il importerait aussi de connaître les raisons qui incitent les diplômés à retourner à leur point d'origine ou à y rester (notamment le manque de transférabilité des titres de compétence). Par exemple, dans certaines provinces, dont la Nouvelle-Écosse, l'importante perte nette de diplômés est liée au grand nombre d'étudiants de l'extérieur qui viennent dans la province pour étudier.
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