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De nouveaux résultats de l’Enquête sur la population active montrent que les immigrants ont une expérience très diversifiée du marché du travail, expérience souvent façonnée par le temps écoulé depuis leur établissement, le lieu de l’établissement, le sexe, l’âge et le niveau de scolarité.
En 2006, les immigrants établis au pays depuis plus de dix ans (immigrants de longue date) formaient le groupe pour qui la situation sur le marché du travail s’apparentait le plus à celle de la population née au Canada. Cependant, les immigrants établis depuis 2001 (soit les immigrants très récents qui, en 2006, n’étaient établis au Canada que depuis cinq ans ou moins) sont ceux qui éprouvaient le plus de difficultés sur le marché du travail en 2006, suivis des immigrants établis au pays entre 1996 et 2001 (soit les immigrants récents qui, en 2006, étaient établis au Canada depuis cinq à dix ans).
Les immigrants vivant en Alberta et au Manitoba ont profité du dynamisme du marché du travail dans ces provinces en 2006 et obtiennent les résultats parmi les meilleurs au Canada quant à l’activité. Ainsi, les immigrants récents du Manitoba affichent des taux d’emploi supérieurs à ceux de la population née au pays vivant dans les autres provinces. De même, parmi l’ensemble des immigrants très récents, ceux de l’Alberta enregistrent les taux de chômage les plus faibles au pays. En revanche, les immigrants du Québec, peu importe la date de leur établissement, avaient en 2006 des taux de chômage supérieurs à ceux des Québécois né au pays.
En 2006, la grande majorité des immigrants du Canada vivaient à Toronto, Vancouver et Montréal. Montréal se caractérisait, en 2006, par des taux d’emploi de l’ensemble des résidents inférieurs à ceux de Toronto et Vancouver. L’écart le plus marqué entre la situation sur le marché du travail des immigrants et celle de la population née au pays est observé à Montréal, et l’écart le plus mince, à Toronto.
Les jeunes immigrants (âgés de 15 à 24 ans), sauf ceux établis au pays depuis plus de dix ans, ont des taux de chômage plus élevés que ceux des jeunes nés au Canada, et cela est particulièrement vrai pour les jeunes immigrants très récents. Le taux de chômage des jeunes femmes immigrantes est nettement supérieur à celui des jeunes femmes nées au pays.
Les femmes immigrantes âgées de 25 à 54 ans, soit celle du principal groupe d’âge actif, enregistrent des taux de chômage beaucoup plus élevés et des taux d’emploi beaucoup plus bas que ceux des hommes immigrants et des femmes nées au Canada, peu importe la date de leur établissement au pays.
Les taux de chômage et d’emploi des hommes immigrants plus âgés (55 ans et plus) qui ont immigré très récemment s’apparentent à ceux de leurs homologues nés au Canada. Par contre, les immigrantes très récentes de ce groupe d’âge sont bien plus susceptibles d’être en chômage que ne le sont leurs homologues nées au pays.
En 2006, les immigrants étaient proportionnellement plus nombreux à avoir fait des études universitaires que les hommes et les femmes nés au Canada. Cependant, si le taux de chômage de la population née au pays diminue à mesure qu’augmente le niveau de scolarité, celui des immigrants établis depuis 2001 ou après varie peu selon le niveau de scolarité. Bien que les immigrants établis au Canada depuis plus longtemps affichent un taux d’emploi plus bas et un taux de chômage plus élevé que celui de la population née au pays et ayant le même niveau de scolarité, l’écart est moins marqué que celui qui sépare les immigrants plus récents et la population née au pays.
Les immigrants sont plus susceptibles que les personnes nées au pays de travailler dans le secteur de la fabrication, dans les services professionnels, scientifiques et techniques, ainsi que dans le secteur de l’hébergement et des services de restauration.
Enfin, les immigrants établis au Canada depuis 2001 ou après sont plus enclins à exercer une profession dans les ventes, les services et le secteur de la fabrication que les travailleurs nés au pays. Les professions dans le domaine des sciences naturelles et appliquées se voient aussi plus fréquemment parmi les immigrants récents et très récents qu’au sein de la population née au Canada.