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Les nouvelles données sur les immigrants recueillies dans le cadre de l’Enquête sur la population active permettent de présenter un instantané de la situation de ces personnes sur le marché du travail en 2006. Dans l’ensemble, la situation des immigrants reçus au Canada avant 1996 s’apparente à celle de la population née au pays. Certaines exceptions dans ce groupe méritent toutefois d’être soulignées : des taux de chômage supérieurs en 2006 chez les immigrants du principal groupe d’âge actif vivant au Québec, chez les femmes immigrantes et chez les détenteurs d’un diplôme d’études postsecondaires, et des taux de chômage inférieurs en 2006 chez les immigrants du principal groupe d’âge actif vivant dans les provinces de l’Atlantique et chez ceux qui n’ont pas terminé d’études secondaires.

En revanche, les immigrants récents et très récents (qui se sont établis au Canada après 1996) éprouvent plus de difficultés sur le marché du travail que les immigrants de longue date et la population née au pays. En 2006, les disparités observées sur le marché du travail entre les immigrants plus récents et la population née au Canada se manifestent dans de multiples dimensions sociodémographiques : la province ou la région, la RMR, le sexe, le niveau de scolarité et le groupe d’âge. Certaines études canadiennes attribuent les difficultés que bon nombre de ces immigrants semblent éprouver sur le marché du travail à divers facteurs tels que la reconnaissance des attestations d’études, la barrière linguistique, les obligations familiales et la catégorie d’immigrants.

Bien que le présent rapport propose un portrait étoffé de la situation des immigrants sur le marché du travail en 2006, notamment en ce qui a trait aux taux d’emploi et de chômage, il suscite des questions importantes qui mériteraient un examen plus poussé. Par exemple, le pays ou la région de naissance, ou encore le pays ou la région d’études ont-ils une incidence sur la réussite des immigrants sur le marché canadien du travail ou sur les obstacles qu’ils doivent surmonter? Si les immigrants parviennent à trouver du travail, il est important d’évaluer la qualité de ces emplois. Ainsi, les immigrants occupent-ils des emplois à la mesure de leurs compétences? Les salaires des immigrants sont-ils comparables à ceux des travailleurs nés au Canada pour des professions et des branches d’activité semblables? Les immigrants parviennent-ils à travailler autant d’heures qu’ils le voudraient?

Dans des études additionnelles que Statistique Canada espère pouvoir publier cette année, en utilisant les données de l’Enquête sur la population active, il est prévu traiter un certain nombre de ces questions se rapportant aux immigrants et au marché du travail.