Nouvel estimateur de la variance de l’estimateur par le ratio avec corrections de petit échantillon
Section 2. Nouvel estimateur de variance
Nous posons
où
est
la moyenne d’échantillon de
et, dans un développement en série de Taylor du deuxième ordre
nous voyons que le développement en
série de Taylor du troisième ordre de
est
Par
nous obtenons donc
En (2.2), nous avons omis une
variance et une covariance, parce que les cinquième et sixième moments
sous-jacents sont de l’ordre
voir David et Sukhatme (1974). Il
est possible d’évaluer toutes les (co)variances en (2.2) en utilisant les
résultats suivants sur les moments-produits de quatre moyennes arbitraires
d’échantillon, disons
et
où
et
Nous supposons par commodité et
sans perte de généralité que les moyennes de population sont nulles,
c’est-à-dire que
Les formules (2.3) et (2.4)
découlent des théorèmes 1 et 2 de Nath (1968) et les formules (2.5) et
(2.6), de (2.4). Il s’ensuit de (2.2) à (2.6) que :
où
Des formules semblables en cumulants sont dégagées par Tin
(1965) à l’aide de certains résultats de Kendall et Stuart (1958). Malheureusement,
les nombreux cumulants dans les formules de Tin ne nous éclairent guère sur la
structure de
et, par conséquent, les
corrections de petit échantillon pour l’estimateur de variance nous imposent
des calculs quelque peu fastidieux. En revanche, on peut voir par (2.7) que,
pour un
suffisamment grand,
l’approximation (1.2) mène à une sous-estimation à moins que
ne soit très positif. Ajoutons
que Tin parle de trois autres estimateurs par le ratio, mais sans tenir compte
des corrections de petit échantillon dans l’estimation des diverses variances.
Il
s’ensuit de (2.1) et (2.3) que
voir aussi Cochran (1977, page 161). Par
on voit ensuite, à partir de (2.7)
et (2.8), que l’erreur quadratique moyenne de
est
Si le coefficient de variation
est connu, il est bon d’écrire (2.9)
sous la forme suivante :
où
et
Dans la pratique, nous pouvons
estimer
en (2.10) par
où
et
Il reste que l’estimateur en (2.11) ne
tient pas compte du biais de
déjà défini.
Pour examiner
le biais de
nous employons de nouveaux symboles
Nous pouvons maintenant formuler
ainsi :
où
et
sont respectivement les moyennes
d’échantillon de
et
En (2.12), nous avons utilisé
et, par conséquent, nous obtenons ce
qui suit par (2.1), (2.3) et (2.4) :
À partir de (2.1) et (2.12), nous
pouvons voir que
où nous avons employé
et
À noter qu’il découle de (2.13) que,
pour un
suffisamment grand, la quantité
donne lieu à une sous-estimation
de
sauf quand
est très positif. Autant que
nous sachions, la formule en (2.13) ne figure nulle part ailleurs dans les
études spécialisées.
En nous
fondant sur (2.13), nous obtenons un nouvel estimateur de
qui
prend en compte le biais de
où
est corrigé en fonction du biais
relatif de
qui découle de (2.13). En
d’autres termes,
Il convient de noter que nous avons
employé ici
et
Signalons enfin que les autres
estimateurs
et
en (2.11) sont aussi entachés
d’un biais, mais il est moins simple de dégager ce genre de biais. Il est à
espérer que leur biais sera modeste si on prend toutes les (co)variances de
l’échantillon, dont
Précisons que, dans les
simulations de la section 3, nous avons constaté que le remplacement de
par
n’améliorait pas les résultats.