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La Loi sur les déclarations des personnes morales

2005

61-220-XWF


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Sommaire exécutif

La part de l’économie canadienne sous contrôle étranger est demeurée relativement stable en 2005, les sociétés sous contrôle étranger ayant réalisé 29,9 % des revenus d’exploitation des entreprises et possédant 21,2 % des actifs des sociétés. La part des revenus d’exploitation sous contrôle étranger oscille autour de 30 % depuis 1999.

En 2005, les sociétés sous contrôle canadien ont enregistré une hausse d’un peu plus de 6,9 % de leurs revenus d’exploitation, alors que ceux des sociétés sous contrôle étranger avaient augmenté de 6,1 %. En 2004, ces revenus s’étaient accrus de 5,8 % dans le cas des sociétés sous contrôle canadien et de 7,3 % dans le cas des sociétés sous contrôle étranger. Ensemble, le commerce de détail, le commerce de gros et le secteur du pétrole et du gaz représentaient près de la moitié de l’augmentation des recettes d’exploitation en 2005.

Les sociétés sous contrôle canadien ont réalisé des revenus d’exploitation de près de 2,0 billions de dollars en 2005, ce qui correspond à un peu plus du double de ceux générés par les sociétés sous contrôle étranger.

L’actif des sociétés s’est accru substantiellement en 2005, soit de 4,9 %, pour atteindre 5,2 billions de dollars. Cette croissance a été alimentée tant par les sociétés sous contrôle étranger que par les sociétés sous contrôle canadien.  L’actif des sociétés sous contrôle étranger s’est accru de 2,8 %, pour s’élever à 1,1 billion de dollars, tandis que celui des sociétés sous contrôle canadien a progressé de 5,5 %, pour passer à 4,1 billions de dollars – près de quatre fois plus que celui ces sociétés sous contrôle étranger. Cette hausse s’inscrivait dans la foulée d’augmentations encore plus fortes de 9,4 % dans le cas des sociétés sous contrôle canadien et de 7,2 % dans celui des sociétés sous contrôle étranger en 2004.

Compte tenu de l’escalade des prix de l’essence, les revenus générés par la vente de pétrole et de gaz ont grimpé de 23,7 milliards de dollars, pour atteindre 140,4 milliards de dollars en 2005. Les deux tiers de cette augmentation étaient attribuables à des sociétés sous contrôle canadien. L’actif des entreprises pétrolières et gazières s’est aussi accru de 35,6 milliards de dollars, la majeure partie de cette augmentation étant attribuable aux producteurs sous contrôle canadien.

On a également observé une forte croissance dans le commerce de gros et de détail. Dans le commerce de gros, les revenus d’exploitation ont augmenté de 14,5 milliards de dollars pour les sociétés sous contrôle étranger et de 13,4 milliards de dollars pour les sociétés sous contrôle canadien. Cela a fait passer les revenus globaux du commerce de gros à 424,1 milliards de dollars. Les recettes d’exploitation du commerce de détail ont bondi de 26,6 milliards de dollars en 2005, 90 % de celles-ci étant attribuables aux sociétés sous contrôle canadien.

Les actifs et les revenus d’exploitation du secteur de la finance et des assurances ont augmenté dans l’industrie de l’intermédiation financière non faite par le biais de dépôts plus que dans toute autre en 2005. Les revenus d’exploitation des sociétés sous contrôle canadien et ceux des sociétés sous contrôle étranger ont progressé à des taux de 20,6 % et de 11,8 % respectivement. Les sociétés sous contrôle étranger doivent surtout leur hausse à l’émission de cartes de crédits et au financement des ventes, tandis que les sociétés sous contrôle canadien doivent la leur à d’autres activités d’intermédiation financière non faite par le biais de dépôts.

Les bénéfices d’exploitation des sociétés ont atteint un sommet de 249,9 milliards de dollars en 2005. L’économie était saine, en particulier dans le secteur des ressources naturelles, les prix de l’essence ayant fait monter les bénéfices des entreprises pétrolières et gazières à un sommet historique de 29,8 milliards de dollars, et l’augmentation des prix des minerais ayant permis à l’industrie minière d’accroître ses profits de près de 700 millions de dollars, à 3,8 milliards de dollars. Cette hausse a été tempérée par un léger recul des bénéfices manufacturiers attribuable aux effets de l’appréciation du dollar canadien sur les ventes à l’exportation et le coût des intrants. Si les sociétés sous contrôle canadien et les sociétés sous contrôle étranger ont contribué à peu près à part égale à cette hausse des bénéfices pétroliers et gaziers, les gains observés dans les mines ont cependant été entièrement réalisés par les sociétés sous contrôle canadien.

Les bénéfices d’exploitation tant des sociétés sous contrôle canadien que des sociétés sous contrôle étranger augmentaient ainsi de manière significative pour une troisième année consécutive. Les sociétés sous contrôle canadien sont arrivées premières à ce chapitre en 2005, leurs bénéfices d’exploitation ayant bondi de 15,9 %, suivies des sociétés sous contrôle étranger, qui ont vu les leurs augmenter de 12,5 %. Cela s’est produit après un bond phénoménal de 22,0 % des bénéfices des sociétés sous contrôle étranger et une saine augmentation de 12,4 % de ceux des sociétés sous contrôle canadien en 2004.

En 2005, les marges bénéficiaires d’exploitation ont atteint un niveau inégalé en six ans. Les sociétés sous contrôle étranger ont enregistré en 2005 une marge bénéficiaire d’exploitation de 9,0 % légèrement supérieure à celle de 8,7 % des sociétés sous contrôle canadien. Au cours des six dernières années, à l’exclusion de 2002, les marges bénéficiaires d’exploitation des sociétés sous contrôle étranger ont été supérieures à celles des sociétés sous contrôle canadien.

Dans le secteur non financier, les États-Unis ont continué d’encaisser la part du lion des bénéfices sous contrôle étranger en 2005. Les 41,0 milliards de dollars de bénéfices des sociétés sous contrôle américain représentaient un peu plus du tiers de l’ensemble des bénéficies sous contrôle étranger des branches d’activité non financières. Suivaient, quoique loin derrière, les 4,6 milliards de dollars des sociétés sous contrôle britannique.

Les sociétés du secteur de la finance et des assurances ont enregistré des bénéfices record de 63,7 milliards de dollars en 2005, grâce, surtout, à l’industrie bancaire (26,6 milliards de dollars) et aux autres industries financières (16,4 milliards de dollars). Les bénéfices du secteur de la finance et des assurances augmentaient ainsi pour une troisième année consécutive, après avoir légèrement diminué en 2002. Depuis 2002, les sociétés sous contrôle étranger ont connu la croissance la plus marquée, leurs bénéfices s’étant accrus de près de 75 %, pour atteindre 16,2 milliards de dollars 2005. Les sociétés sous contrôle canadien ont également vu leurs bénéfices augmenter de 60 % durant la même période de trois ans, pour s’établir à 47,5 milliards de dollars en 2005.