Septembre 2025

Pleins feux sur les données et la recherche

Suivi des changements annuels de statut de résidence chez les titulaires d’un permis de travail ou d’études au Canada

L’effectif annuel des titulaires de permis de travail et d’études dépend à la fois des arrivées au pays, des transitions vers la résidence permanente et des prolongations de permis. Cet article permet d’examiner la manière dont les transitions vers la résidence permanente et les prolongations de permis ont joué sur l’effectif des titulaires de permis de travail et d’études au cours des dernières années, en s’appuyant sur les données de fin d’année sur les effectifs pour la période de 2018 à 2022.

Les résultats démontrent qu’entre 64 % et 79 % des titulaires de permis de travail et d’études avaient conservé leur statut de résidents non permanents (RNP) l’année qui suivait l’année de référence, tandis que de 12 % à 20 % n’avaient pas fait prolonger leur permis, et que de 4 % à 10 % d’entre eux étaient devenus résidents permanents. À la troisième année, de 36 % à 38 % des titulaires de permis détenaient toujours le statut de RNP, de 23 % à 33 % n’avaient pas fait prolonger leur permis, et de 31 % à 40 % avaient obtenu la résidence permanente.

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Géographie des emplois compatibles avec le télétravail dans la région du Grand Toronto

Le travail à domicile (TAD) a été largement adopté durant la pandémie de COVID-19. Depuis lors, le taux de travail exclusivement à domicile a reculé, mais les régimes de travail hybrides demeurent plus courants qu’ils ne l’étaient avant la pandémie de COVID-19. Dans plusieurs grandes villes du Canada, cette nouvelle réalité a incité la transformation d’immeubles de bureaux sous-utilisés en immeubles résidentiels. Dans le contexte actuel de pénurie de logements, ces transformations pourraient accroître l’offre de logements à moindre coût que la construction de logements neufs. Cet article  s’appuie sur des méthodes de mise en correspondance innovantes pour évaluer la répartition des emplois compatibles avec le TAD dans la métropole du Canada.

La région du Grand Toronto possède une forte concentration d’emplois qui se prêtent bien au TAD. Par exemple, le quartier financier et le centre-ville à eux seuls comptent bien plus de 50 000 emplois compatibles avec le télétravail. De nombreux autres emplois situés relativement à proximité du centre-ville, de High Park dans l’ouest jusqu’à East Danforth, au sud de l’avenue Eglington et à North York, pourraient en principe être exercés à domicile.

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Aperçus

Infirmières immigrantes au Canada : concordance entre les intentions et les résultats en matière d’emploi

L’immigration a joué un rôle essentiel pour combler les pénuries de main-d’œuvre dans le secteur des soins de santé au Canada. Cet article produit conjointement par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada et Statistique Canada, porte sur la mesure dans laquelle les intentions de carrière des immigrants récents envisageant de travailler en soins infirmiers concordent avec leurs résultats réels en matière d’emploi.

L’étude a permis de déterminer que, parmi les demandeurs admis entre 2010 et 2020 et âgés de 18 à 54 ans qui avaient l’intention de travailler en soins infirmiers, 63 % d’entre eux exerçaient cette profession en 2021. En revanche, 25 % d’entre eux occupaient un emploi peu spécialisé dans un domaine de la santé ou dans un domaine non lié à la santé, ou étaient sans emploi. Il y avait une forte corrélation entre avoir de l’expérience de travail au Canada avant l’admission au pays et la probabilité des infirmières et des infirmiers à exercer l’emploi qu’ils recherchaient : 81 % des immigrants ayant de l’expérience de travail au Canada ont obtenu un emploi en soins infirmiers, par rapport à seulement 53 % de ceux qui n’en avaient pas.

Parmi les immigrants admis entre 2010 et 2020, âgés de 18 à 54 ans et ayant travaillé comme infirmières ou infirmiers en 2021, 65 % n’avaient pas l’intention d’accéder à une profession du domaine des soins infirmiers au moment de l’admission.

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Articles de recherche

L’évolution à long terme des taux d’entrée et de sortie d’entreprises au Canada

L’économie canadienne s’est profondément transformée depuis les années 1980 et accuse un important repli des taux d’entrée et de sortie d’entreprises. Cette étude porte sur l’évolution des entreprises canadiennes en s’appuyant sur des données exhaustives sur les entreprises jusqu’à l’année 2021 et en comparant celles-ci aux données des États-Unis, le principal partenaire commercial du Canada.

L’étude a permis de déterminer que les taux d’entrée et de sortie d’entreprises au Canada ont reculé d’environ la moitié entre 1980 et 2021, et ont diminué de façon plus marquée qu’aux États-Unis avant l’année 2000, puis se sont stabilisés aux environs de 12 % à 13 % vers la fin des années 2010, ce qui constitue un niveau comparable à celui des États-Unis. Une comparaison entre les deux pays montre que les États-Unis ont été plus durement touchés que le Canada par la récession de 2009, tandis que le Canada a été plus touché par les conséquences de la COVID-19.

Ce portrait exhaustif des taux d’entrée et de sortie tout au long de la période de l’étude documente un recul du dynamisme des entreprises en s’appuyant sur les fluctuations de la population d’entreprises.

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Combien de temps les Canadiens ayant une incapacité et sans incapacité restent-ils auprès de leur employeur? Une nouvelle analyse par type d’incapacité

Les personnes ayant une incapacité ont généralement des taux d’emploi inférieurs à ceux des personnes sans incapacité, mais ont tendance à demeurer plus longtemps auprès d’un même employeur. Cette étude a permis de coupler des données de l’Enquête canadienne sur l’incapacité avec des données fiscales afin de générer des statistiques représentatives à l’échelle nationale sur la durée d’emploi des employés ayant une incapacité et des employés sans incapacité.

Les employés ayant une incapacité diffèrent des employés sans incapacité en ce qui concerne les caractéristiques qui prédisent la durée de l’emploi, comme l’âge. En tenant compte des écarts associés à ces caractéristiques, l’étude conclut que, dans l’ensemble, les employés ayant une incapacité ont une durée d’emploi qui correspond à ce qui est attendu compte tenu de leur âge, de leur genre et de leur secteur d’emploi. Cependant, les durées d’emploi sont inférieures aux prévisions pour les employés ayant certains types d’incapacité, les employés ayant une incapacité non épisodique et les employés ayant une incapacité sévère ou très sévère (plutôt que légère ou modérée).

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