Rapports économiques et sociaux
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août 2025
Pleins feux sur les données et la recherche
Les répercussions de la suppression d’emploi sur la rémunération des travailleurs dans les industries à fortes émissions au Canada
Alors que le Canada, à l’instar d’autres pays, passe à une économie à émissions carboneutres de gaz à effet de serre, il est possible que les emplois et la rémunération des travailleurs employés dans les industries à fortes émissions soient touchés. Cela pourrait avoir des répercussions importantes en ce qui concerne l’adaptabilité de ces travailleurs et leur potentiel de revenus futurs. D’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les industries à fortes émissions sont celles qui se classent dans la tranche supérieure de 20 % de la distribution de l’intensité des gaz à effet de serre.
Cet article présente le résumé d’une étude conjointe réalisée par l’OCDE et certains partenaires internationaux comme Statistique Canada et fondée sur des données jumelées sur les employeurs et les employés de 14 pays de l’OCDE : le Canada, l’Australie, l’Autriche, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, l’Allemagne, la Hongrie, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, l’Espagne, la France et la Suède.
Au cours de l’année suivant les licenciements, la rémunération réelle des travailleurs canadiens déplacés des industries à fortes émissions durant la période allant de 2005 à 2013 a diminué de 73 % par rapport à leur rémunération précédant la suppression d’emploi. Par comparaison, pour les travailleurs canadiens d’autres industries, la baisse observée était de 67 %. Il s’agit de pertes de rémunération réelle de 40 800 $ et de 27 900 $ (en dollars américains constants de 2015) pour les travailleurs des industries à fortes émissions et ceux d’autres industries, respectivement. En moyenne, la rémunération relative des travailleurs déplacés dans les 13 autres pays participants de l’OCDE a diminué de 57 % dans les industries à fortes émissions et de 51 % dans les autres industries.
Aperçus
Profil de l’industrie des jeux vidéo dans les provinces canadiennes
L’industrie mondiale des jeux vidéo est l’industrie des médias qui connaît la croissance la plus rapide. Cet article vient combler des lacunes statistiques en ce qui concerne les changements observés dans l’industrie canadienne des jeux vidéo de 2013 à 2022. Les résultats montrent que cette industrie connaît une croissance rapide comparativement à l’industrie canadienne moyenne.
De 2013 à 2022, le nombre d’entreprises a plus que doublé, une augmentation principalement attribuable aux entreprises canadiennes dont l’activité principale est la conception de jeux vidéo (contrairement à l’édition de jeux vidéo). Les entreprises canadiennes représentaient plus de 97 % de l’industrie chaque année. Toutefois, elles sont beaucoup plus petites que les entreprises étrangères en ce qui concerne les revenus et l’emploi, ce qui indique une présence importante d’entreprises canadiennes indépendantes de jeux vidéo. Par ailleurs, on a observé une plus forte croissance des revenus chez les entreprises canadiennes que chez les entreprises étrangères, tandis que la croissance de l’emploi a été à peu près semblable pour les deux types d’entreprises.
Travailleurs étrangers temporaires dans le secteur des soins de santé : caractéristiques, transition vers la résidence permanente et maintien en emploi dans l’industrie
Les travailleurs étrangers temporaires (TET) jouent un rôle de plus en plus important dans la lutte contre les pénuries de main-d’œuvre du secteur canadien des soins de santé. Cette étude et fondée sur des données administratives intégrées brosse le portrait des TET dans ce secteur. L’étude a révélé que le nombre de TET employés dans le secteur des soins de santé a considérablement augmenté de 2000 à 2022, passant de 3 200 à 57 500.
En 2022, les TET représentaient 3 % de l’effectif des services de soins de santé ambulatoires, 1 % de l’effectif des hôpitaux et 5 % de l’effectif des établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes, comparativement à 0,4 %, 0,2 % et 0,3 % respectivement en 2000. Leur proportion était encore plus grande dans certaines industries. Par exemple, les TET représentaient 8 % de l’effectif des services de soins de santé à domicile. Parmi les TET arrivés dans le secteur des soins de santé entre 2000 et 2004, environ 63 % sont devenus résidents permanents dans les 15 ans suivant leur premier emploi. Pour ceux qui y sont arrivés entre 2005 et 2014, le même taux de transition a été atteint, mais dans un délai de 7 ans.
Débouchés professionnels des candidats des provinces
Cette étude propose une comparaison de la répartition professionnelle des candidats des provinces récents qui ont obtenu la résidence permanente un à cinq ans avant le Recensement de 2021 avec celle des travailleurs nés au Canada.
Parmi les travailleurs à temps plein en 2021, les candidats des provinces étaient plus susceptibles que les travailleurs nés au Canada d’occuper un emploi comme ingénieurs/ingénieures et professionnels/professionnelles en informatique (14 % par rapport à 4 %). Ils étaient également plus nombreux à occuper des postes de soutien et de services, comme aides-infirmiers/aides-infirmières, représentants/représentantes de services et personnel de soutien aux ventes (17 % par rapport à 7 %). À l’inverse, les candidats des provinces étaient moins susceptibles d’exercer une profession réglementée ou un métier spécialisé (6 % par rapport à 17 %), comme personnel professionnel en soins infirmiers, personnel professionnel en services d’enseignement, personnel des métiers de l’électricité, de la construction et des industries, et personnel des métiers d’entretien et d’opération d’équipement.
Les tendances professionnelles variaient d’une province à l’autre. Au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Colombie-Britannique, 20 % à 25 % des demandeurs principaux de la catégorie des candidats des provinces occupaient un emploi comme professionnels/professionnelles en informatique. Au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, environ 16 % occupaient un emploi en lien avec la vente ou le service à la clientèle.
Articles de recherche
Frais de logement des locataires selon la durée de la location
Les frais de logement des locataires peuvent varier selon la durée de location de leur logement actuel. Les locataires qui ont récemment emménagé dans leur logement paient parfois un loyer beaucoup plus élevé que les locataires de longue date. Cette étude l’écart entre les frais de logement des locataires récents et ceux des locataires de longue date s’est creusé de 1996 à 2021.
Lorsque l’on tient compte de logements et de quartiers comparables, les locataires de longue date (cinq ans ou plus) payaient environ 19 % de moins en frais de logement mensuels que les locataires récents (moins d’un an) en 2021 (par rapport à 6 % en 1996). À l’échelle des municipalités, les écarts entre les loyers payés par les locataires récents et ceux payés par les locataires de longue date variaient. Toutefois, on a pu observer une tendance semblable à Toronto, Montréal, Vancouver et Ottawa, où les locataires de longue date payaient de 18 % à 20 % de moins que les locataires récents. Calgary faisait exception, puisque les locataires de longue date y payaient environ 6 % de moins que les locataires récents.
Parallèlement, on constate que les locataires au Canada privilégient de plus en plus des durées de location plus longues. De 1996 à 2021, la proportion de locataires vivant dans le même logement que cinq ans auparavant parmi l’ensemble des locataires a augmenté pour passer de 30 % à 42 %. En revanche, 30 % des locataires occupaient un logement différent de celui où ils vivaient il y a un an ou plus en 1996, par rapport à 20 % en 2021.
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