Septembre 2024

Pleins feux sur les données et la recherche

Utilisation de la main-d’œuvre chez les hommes canadiens ayant fait des études en sciences infirmières

En 2021, selon cet article, trois cinquièmes (58 %) des Canadiens âgés de 25 à 64 ans ayant fait des études en sciences infirmières occupaient un emploi qui utilisait pleinement leurs compétences puisqu’ils exerçaient une profession pour laquelle ils avaient été formés. Les deux cinquièmes restants (42 %) occupaient un emploi qui sous-utilisait leurs compétences en soins infirmiers ou étaient sans emploi. Ce groupe comprenait des infirmiers autorisés, des infirmiers auxiliaires et d’autres professionnels en soins infirmiers nécessitant un permis d’exercice valide du Canada.

Le tiers (33 %) des immigrants formés en sciences infirmières à l’étranger occupaient un emploi qui utilisait pleinement leurs compétences, une proportion beaucoup plus faible que celle enregistrée pour les hommes nés au Canada (66 %) et les immigrants formés au Canada (71 %).

Chez les immigrants formés en sciences infirmières à l’étranger, un pourcentage plus faible d’hommes sud-asiatiques (36 %), noirs (38 %) et philippins (28 %) occupaient un emploi qui utilisait pleinement leurs compétences par rapport aux hommes blancs (49 %). L’écart entre les hommes noirs et les hommes blancs est attribuable à la variation du niveau de scolarité, à la région d’études dans le monde, à la langue maternelle et à la connaissance de l’anglais ou du français, à l’âge au moment de l’immigration et au lieu d’établissement. Chez les hommes nés au Canada et les immigrants formés au Canada, aucun groupe de population racisé n’affichait un taux d’utilisation des compétences plus faible que celui des hommes blancs.

Article complet Version PDF

Exposition à l’intelligence artificielle dans les emplois au Canada : estimations expérimentales

Les récents progrès en intelligence artificielle (IA) ont suscité des questions concernant l’avenir du travail. Cet article a déterminé que, à l’heure actuelle, 60 % des travailleurs canadiens exercent un emploi qui pourrait être à forte exposition à l’IA, dont près de la moitié effectuent des tâches qui pourraient être remplacées par l’IA à l’avenir. À titre de comparaison, 40 % des travailleurs occupent un emploi qui pourrait ne pas être très exposé à l’IA. L’étude s’est appuyée sur une méthode élaborée par le Fonds monétaire international pour examiner les données canadiennes.

Contrairement aux transformations technologiques antérieures comme l’automatisation (qui touchaient surtout les travailleurs moins scolarisés), l’IA est plus susceptible de toucher les travailleurs très scolarisés étant donné les capacités croissantes de l’IA à exécuter des tâches complexes, non routinières et cognitives. En moyenne, entre 83 % et 90 % des travailleurs titulaires d’un baccalauréat ou d’un diplôme de niveau supérieur occupent un emploi qui pourrait être fortement exposé à l’IA, comparativement à 38 % des travailleurs possédant un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité inférieur, et à 27 % des travailleurs titulaires d’un certificat ou d’un diplôme d’apprenti ou d’une école de métiers. Par contre, les travailleurs très scolarisés sont aussi plus susceptibles de tirer profit de l’IA que leurs homologues moins scolarisés.

Article complet Version PDF

Emplois les plus courants exercés par les titulaires d’un doctorat selon le domaine d’études détaillé

Les programmes menant au doctorat sont souvent conçus pour former les diplômés à des postes universitaires. Cette constatation est reflétée dans cet article, qui a examiné cette question à l’aide des données de 2021. Parmi les 56 disciplines étudiées par les hommes, 36 des emplois les plus courants et 15 des emplois se situant au deuxième rang en importance étaient ceux de professeurs et chargés de cours au niveau universitaire. Parmi les 56 disciplines étudiées par les femmes, les résultats étaient pratiquement identiques : 35 des emplois les plus courants et 15 des emplois se situant au deuxième rang en importance étaient ceux de professeures et chargées de cours au niveau universitaire.

En ce qui concerne les disciplines les plus fortement associées aux postes de professeurs/professeures et chargés/chargées de cours au niveau universitaire, les femmes titulaires d’un doctorat étaient généralement moins susceptibles que leurs homologues masculins d’être employées comme professeures et chargées de cours au niveau universitaire. Par exemple, les cinq disciplines les plus fortement associées aux postes de professeures et chargées de cours au niveau universitaire chez les femmes étaient celles de l’administration/gestion commerciale (général) (68,7 %), des sciences infirmières/infirmière autorisée (61,0 %), du travail social (général) (56,6 %), des mathématiques (général) (56,2 %) et de la science de l’exercice et kinésiologie (52,7 %). En revanche, les cinq disciplines les plus fortement associées aux postes de professeurs et chargés de cours au niveau universitaire chez les hommes étaient celles du commerce (général) (74,2 %), de la finance (général) (69,2 %), de la science de l’exercice et kinésiologie (69,0 %), de l’administration/gestion commerciale (général) (68,7 %) et de la communication (général) (66,4 %).

Article complet Version PDF

Articles de recherche

L’apport de main-d’œuvre immigrante hautement qualifiée ou peu qualifiée à l’économie canadienne

L’impression courante est que notre système d’immigration attire surtout des travailleurs hautement qualifiés sur le marché du travail canadien. Par contre, selon cette étude, les immigrants contribuent à peu près dans les mêmes proportions à la main-d’œuvre hautement qualifiée et à la main-d’œuvre peu qualifiée. Environ 35 % des immigrants admis au Canada en 2018 ou en 2019 occupaient un emploi moins spécialisé en 2021, comparativement à 40 % de ceux exerçant un emploi plus spécialisé.

Par rapport aux personnes nées au Canada, les immigrants étaient deux à cinq fois plus susceptibles d’exercer une profession en génie ou en informatique. Toutefois, les immigrants (3 %) étaient moins susceptibles que les personnes nées au Canada (6 %) d’exercer un métier dans le domaine de l’électricité, de la construction et des industries ou dans le domaine des soins infirmiers professionnels, soit deux professions éprouvant des difficultés liées à la main-d’œuvre. Cela pourrait être attribuable au temps de formation requis pour occuper un poste d’infirmier autorisé, car les immigrants étaient deux fois plus susceptibles d’occuper un poste d’aide-infirmier, d’aide-soignant ou de préposé aux bénéficiaires.

Article complet Version PDF

Rendement des entreprises appartenant à des femmes qui exercent des activités de brevetage

En moyenne, les entreprises qui déposent des demandes de brevet ont des taux de survie et de croissance des revenus plus élevés que les entreprises qui ne font pas le brevetage. Cette étude a constaté qu’il y a des écarts en matière de rendement entre les entreprises appartenant à des femmes et celles appartenant à des hommes après le dépôt d’une demande de brevet. Bien que les taux de survie et de croissance de l’emploi soient semblables cinq ans après le dépôt d’une demande de brevet, le taux de croissance des revenus pour les entreprises appartenant à des femmes était inférieur de 3,1 points de pourcentage à celui des entreprises appartenant à des hommes qui exercent des activités de brevetage. De plus, comparativement aux entreprises appartenant à des hommes, les entreprises appartenant à des femmes qui font du brevetage sont de taille plus petite et sont moins susceptibles d’effectuer des activités de recherches et de développement, mais plus susceptibles d’être rentables.

Article complet Version PDF

Date de modification :