Rapports économiques et sociaux
L’effet du niveau de scolarité et du revenu des parents sur le niveau de scolarité des personnes qui ont immigré durant l’enfance

Date de diffusion : le 27 septembre 2023

DOI : https://doi.org/10.25318/36280001202300900002-fra

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Résumé

Le présent article porte sur la mesure dans laquelle le niveau de scolarité et le revenu des parents sont associés au niveau de scolarité des personnes qui ont immigré durant l’enfance et sont arrivées au Canada à l’âge de 17 ans ou moins. Les données sur les personnes ayant immigré durant l’enfance et qui étaient âgées de 25 à 44 ans lors du Recensement de 2016 ont été couplées à celles de la Base de données longitudinales sur l’immigration afin de déterminer le niveau de scolarité et le revenu des parents. Les résultats montrent que le niveau de scolarité des pères et des mères influait considérablement et positivement sur la probabilité que les personnes ayant immigré durant l’enfance obtiennent un baccalauréat ou un grade supérieur. Si les deux parents étaient titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, l’ampleur de l’effet faisait plus que doubler, lorsque l’on prenait en compte les autres variables de base. On a observé certains écarts selon la région d’origine. L’effet du niveau de scolarité des parents était plus faible chez les familles originaires d’Asie de l’Est et d’Asie du Sud-Est que chez celles originaires d’Europe et des pays anglophones développés, ce qui indique que le niveau de scolarité des parents était plus important pour ces derniers groupes. Lorsque le concept du niveau de scolarité était élargi pour inclure l’obtention d’un diplôme d’une école de métiers ou d’un collège ainsi qu’un baccalauréat ou un grade supérieur, l’effet du niveau de scolarité des parents était beaucoup plus faible et l’écart entre les groupes en ce qui concerne le niveau de scolarité était moindre. Les personnes ayant immigré durant l’enfance sont plus susceptibles de chercher à obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur qu’un certificat d’une école de métiers ou d’un collège, l’inverse étant vrai dans le cas des personnes dont les parents sont nés au Canada. Cette tendance des familles immigrantes à préférer un baccalauréat ou un grade supérieur variait également considérablement selon la région d’origine. Après la prise en compte du niveau de scolarité des parents et des autres variables, le revenu des familles au cours des cinq premières années suivant leur arrivée au Canada a eu peu d’effet sur le niveau de scolarité de l’enfant. La conclusion se veut une discussion sur les conséquences des résultats et les mécanismes par lesquels se produisent ces effets.

Mots-clés : personnes ayant immigré durant l’enfance, niveau de scolarité des parents, revenu familial, statut des générations

Auteurs

Garnett Picot et Yasmin Gure travaillent à la Direction de la recherche et de l’évaluation à Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada. Youjin Choi et Feng Hou travaillent à la Division de l’analyse sociale et de la modélisation, au sein de la Direction des études analytiques à Statistique Canada.

Remerciements

La présente étude est le fruit d’une collaboration avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Les auteurs tiennent à remercier Rubab Arim, Cédric de Chardon, Christopher Hamilton, Rebeka Lee, Katherine Wall et Li Xue pour les conseils et les commentaires qu’ils ont transmis relativement à une version antérieure du présent article.

Introduction

Le niveau de scolarité a un effet positif appréciable sur les résultats des personnes, des groupes et de la société dans son ensemble. Il est corrélé à des revenus plus élevés, à des niveaux de productivité plus élevés et à une plus forte croissance économique (Ferrer et Riddell, 2002; Sweetman, 2002; Wilson et Briscoe, 2004; Boothby et Drewes, 2006). En conséquence, de nombreuses sociétés visent un niveau de scolarité plus élevé au sein de leur population, y compris parmi les familles immigrantes et leurs enfants.

De nombreux immigrants s’installent dans des pays comme le Canada, en partie pour offrir davantage de possibilités éducatives et économiques à leurs enfants (Picot, 2008). Pour sa part, le Canada se tourne aussi vers les immigrants et leurs enfants pour assurer des niveaux de compétences supérieurs sur le marché du travail.

Le présent article vise à examiner l’effet du niveau de scolarité de la mère et du père sur la probabilité qu’une personne ayant immigré durant l’enfance termine des études postsecondaires. Il permet aussi de déterminer s’il existe une variation importante dans ces relations entre les immigrants selon leur région d’origine.

Le niveau de scolarité des parents et les résultats scolaires des enfants peuvent être positivement corrélés pour de nombreuses raisons. Les parents ayant un niveau de scolarité plus élevé transmettent probablement leur perception positive des études à leurs enfants. Les attentes et les aspirations en matière de scolarité des enfants provenant de familles plus scolarisées peuvent également être plus élevées (Childs et coll., 2017; Picot et Hou, 2013). De plus, le niveau en lien avec l’état de préparation et le soutien scolaire reçu peut être plus élevé, étant donné les niveaux de revenu généralement plus élevés de ces familles. La perspective culturelle de la grande valeur accordée à l’enseignement supérieur peut renforcer les effets au niveau de la famille pour certains groupes ethniques. Il se peut que l’effet du niveau de scolarité des parents sur les résultats scolaires s’exerce par l’entremise d’autres effets, comme les aspirations des parents concernant les études de leur enfant, les résultats de l’enfant au secondaire et les ressources éducatives mises à la disposition de l’enfant.

Les constatations de la présente étude peuvent aider à éclairer le processus de sélection des immigrants et permettre de mieux comprendre l’effet des résultats scolaires et des résultats en matière de rémunération des immigrants sur les générations futures. Si l’objectif est de maintenir et de faire progresser un niveau de scolarité élevé au sein de la population canadienne, il est primordial de comprendre les effets que le niveau de scolarité et le profil de revenus des parents immigrants peuvent avoir sur les résultats en matière d’éducation de leurs enfants.

Le présent article tire parti des travaux de recherche existants et apporte plusieurs nouveaux éléments. Premièrement, contrairement à la plupart des études antérieures, le niveau de scolarité est défini non seulement par la possession d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, mais également par l’obtention d’un certificat d’une école de métiers ou d’un établissement collégialNote . En mettant l’accent uniquement sur le fait de posséder un baccalauréat ou un grade supérieur, on obtiendrait un aperçu tronqué des niveaux de scolarité plus élevés. Deuxièmement, dans les études antérieures, on avait tendance à examiner l’effet du niveau de scolarité du père ou de la mère séparément (Thaning et Hallsten, 2020). Le présent article traite plus en détail de ce point, en abordant aussi l’effet conjugué du niveau de scolarité des deux parents sur les résultats scolaires de leur enfant.

Analyse documentaire

Il est bien établi que les personnes qui ont immigré durant l’enfance atteignent un plus haut niveau de scolarité que leurs pairs dont les parents sont nés au Canada (p. ex. Abada et coll., 2009; Boyd, 2009; Chen et Hou, 2019; Childs et coll., 2017; Finnie et Mueller, 2010; Hou et Bonikowska, 2016; Picot et Hou, 2011, 2013; Turcotte, 2019). La plupart des études sont axées sur les résultats scolaires de la deuxième génération, c’est-à-dire les personnes nées au Canada de parents immigrants (voir l’analyse de Picot et Hou, 2013). Le présent document traite des résultats propres aux personnes ayant immigré durant l’enfance (ou immigrants de la première génération et demie), c’est-à-dire les personnes qui sont arrivées au Canada en tant qu’immigrants à l’âge de 17 ans ou moins. L’analyse documentaire se limite en grande partie aux études de cette population, qui sont moins nombreuses.

Dans le cadre d’une comparaison entre le Canada et la Suisse, Picot et Hou (2013) ont constaté qu’au Canada, les personnes qui ont immigré durant l’enfance étaient plus susceptibles de fréquenter l’université que la population née au pays, alors qu’en Suisse, l’inverse était vrai. Hou et Bonikowska (2017) ont constaté que 37 % des personnes qui ont immigré durant l’enfance et qui étaient âgées de 25 à 44 ans en 2011 possédaient un baccalauréat ou un grade supérieur, par rapport à 41 % des immigrants de la deuxième génération (personnes nées au Canada de parents immigrants) et à 25 % des immigrants de la troisième génération ou plus (personnes nées au Canada et dont les parents sont nés au Canada). Ils ont également constaté que la catégorie d’immigrants était importante. Les personnes qui ont immigré durant l’enfance et dont les parents appartenaient aux catégories des travailleurs qualifiés et des gens d’affaires avaient les taux les plus élevés d’obtention d’un diplôme universitaire (baccalauréat ou grade supérieur). Les différences observées dans les caractéristiques liées aux antécédents des immigrants, notamment la région d’origine et le niveau de scolarité des parents, ne pouvaient expliquer que moins de la moitié de l’écart observé entre les catégories d’immigrants, ce qui laisse supposer que d’autres facteurs inconnus possiblement associés aux catégories jouent un rôle important.

Des études ont également permis de constater une variation importante du niveau de scolarité selon la région d’origine des personnes qui ont immigré durant l’enfance (Childs et coll., 2017; Hou et Bonikowska, 2017). Childs et coll. (2017) ont constaté que les personnes ayant immigré durant l’enfance en provenance de Chine, des « autres pays asiatiques » (principalement des pays de l’Asie du Sud et de l’Ouest) et d’Afrique avaient le niveau le plus élevé de fréquentation universitaire. Bonikowska et Hou (2010) ont démontré que la part croissante d’immigrants en provenance d’Asie expliquait en partie que les personnes ayant immigré durant l’enfance comptaient des proportions croissantes de personnes possédant au moins un baccalauréat par rapport à la population de troisième génération ou plus au cours des dernières décennies. Heath et coll. (2008) en sont venus à une conclusion similaire pour les immigrants en Europe : les personnes qui y avaient immigré durant l’enfance et qui étaient d’origine asiatique affichaient une probabilité plus élevée de fréquenter l’université par rapport aux autres groupes.

Dans certaines études, on tente d’expliquer l’écart positif observé au chapitre de l’obtention d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur entre les enfants d’immigrants et leurs homologues de la troisième génération ou plus. Picot et Hou (2013) ont démontré que le niveau de scolarité des parents et leurs aspirations en ce qui a trait aux études universitaires étaient plus élevés chez les familles immigrantes que chez celles qui sont nées au Canada. Ils ont constaté qu’un ensemble très riche de variables socioéconomiques et de résultats obtenus au secondaire pouvait expliquer environ 60 % des écarts observés entre le taux de fréquentation de l’université parmi les personnes ayant immigré durant l’enfance et celui des personnes nées au Canada. De ces 60 %, les deux tiers étaient liés à des différences quant au niveau de scolarité des parents et aux aspirations des étudiants concernant les études universitaires. Les aspirations des parents et des étudiants ont également largement contribué à la différence entre les groupes d’immigrants (Picot et Hou, 2013; Childs et coll., 2017). Foley et coll. (2010) ont conclu que les aspirations parentales étaient un déterminant majeur de la tendance des enfants à abandonner les études secondaires, celles-ci ayant des effets bien supérieurs aux effets des notes obtenues en lecture, en mathématiques et en sciences, des antécédents familiaux ou des autres variables.

Childs et coll. (2017) ont constaté des niveaux de fréquentation universitaire beaucoup plus élevés chez les enfants d’immigrants issus de familles dont les parents ont un très faible niveau de scolarité, en particulier ceux originaires de Chine, d’Afrique et des « autres pays asiatiques », par rapport à leurs homologues non immigrants. Cette différence représentait la majeure partie de la différence au chapitre de la fréquentation universitaire observée entre les personnes ayant immigré durant l’enfance et les personnes nées au Canada. Bonikowska (2008) et Picot et Hou (2013) avaient observé le même phénomène. Dans le même ordre d’idées, de nombreuses personnes ayant immigré durant l’enfance et ayant obtenu des notes moins élevées au secondaire ou de faibles niveaux de littératie à l’âge de 15 ans fréquentaient l’université, ce qui n’est généralement pas observé chez les personnes nées au Canada (Childs et coll., 2017)Note . Par exemple, les élèves d’origine chinoise obtenant de faibles résultats au secondaire étaient sept fois plus susceptibles de fréquenter l’université que leurs homologues obtenant de faibles résultats et dont les parents étaient nés au Canada (Picot et Hou, 2013). Tous ces facteurs, ainsi que d’autres, ont contribué à la différence observée au chapitre de la fréquentation universitaire entre les personnes ayant immigré durant l’enfance et les personnes nées au Canada. Fait intéressant, on a observé que la fréquentation universitaire des personnes ayant immigré durant l’enfance n’était pas corrélée avec le revenu familial (Childs et coll., 2017; Hou et Bonikowska, 2017).

Les études antérieures ont généralement indiqué que le niveau de scolarité de la mère est tout aussi important, sinon plus, que celui du père pour ce qui est des résultats scolaires des enfants, et que les effets du niveau de scolarité de la mère et du père sont, dans une large mesure, indépendants l’un de l’autre (p. ex. Kalmijn, 1994; Marks, 2008). De plus, comme l’ont montré Thaning et Hallsten (2020), la combinaison du niveau de scolarité du père et celui de la mère tient compte davantage de l’effet des ressources socioéconomiques de la famille que de la prise en compte du niveau de scolarité d’un seul parent ou du niveau de scolarité de chaque parent indépendamment. Il n’est toutefois pas clair si ces conclusions s’appliquent à la population immigrante. Une meilleure compréhension de l’effet indépendant et conjoint du niveau de scolarité des deux parents a une grande pertinence politique. La sélection des immigrants économiques au Canada s’appuie principalement sur les attributs du capital humain du demandeur principal (principalement des hommes) dans la famille. Si les niveaux de scolarité des deux parents sont semblables et que leur effet combiné est substantiel, dans la perspective d’avoir de meilleurs résultats économiques pour les enfants de parents immigrants, on devrait accorder une plus grande attention au capital humain du conjoint du demandeur principal lors du processus de sélection des immigrants.

Données et méthodes

L’analyse est fondée sur les données tirées du Recensement de 2016, de la Base de données longitudinales sur les immigrants (BDIM) et du fichier des familles T1 (FFT1). Le questionnaire détaillé du Recensement de 2016 fournit des données sur les résultats scolaires des personnes ayant immigré durant l’enfance, des renseignements sociodémographiques comme le groupe de population et la langue maternelle, de même que des renseignements ayant trait à l’immigration, comme la catégorie d’immigrants, la région d’origine, l’âge à l’immigration et le nombre d’années écoulées depuis l’établissement.

De plus, les données de la BDIM ont été fusionnées avec celles du Recensement de 2016 pour mesurer les caractéristiques parentales des personnes ayant immigré durant l’enfance. La BDIM est une base de données administrative comprenant les données de tous les immigrants admis au Canada depuis 1980. En particulier, le module de données sur les enfants de la BDIM permet de coupler les données des personnes ayant immigré durant l’enfance et les renseignements sur leurs parents immigrants provenant du fichier d’établissement, comme leur niveau de scolarité au moment de l’immigration.

Enfin, les données du FFT1 ont servi à obtenir des renseignements sur le revenu familial. Le FFT1 est un ensemble de données au niveau de la famille, comprenant tous les particuliers ayant rempli une déclaration de revenus des particuliers (le formulaire T1) ou ayant reçu l’Allocation canadienne pour enfants ainsi que leurs conjoints, leurs partenaires et leurs enfants déclarants et non déclarants qui présentent la même adresse que leur parent. Le revenu familial des parents immigrants provenant des données de l’impôt a été utilisé pour mesurer le revenu familial au cours des cinq premières années suivant l’établissement des personnes ayant immigré durant l’enfance.

L’analyse multivariée repose sur deux modèles de régression probit différents comportant deux variables dépendantes différentes : la probabilité d’obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur et la probabilité de posséder un titre d’études postsecondaires quelconque (baccalauréat ou grade supérieur, certificat ou diplôme universitaire inférieur au baccalauréat et certificat d’une école de métiers ou d’un collège)Note . Dans les deux cas, l’échantillon se compose d’immigrants qui sont arrivés au Canada durant l’enfance, alors qu’ils étaient âgés de 17 ans ou moins (soit des membres de la première génération et demie), et qui étaient âgés de 25 à 44 ans au moment du Recensement de 2016. La taille de l’échantillon est de 102 000. Tous les résultats sont pondérés à l’aide des poids d’échantillonnage du recensement.

La présente analyse met l’accent sur la relation entre les antécédents parentaux et les résultats scolaires des enfants de parents immigrants. Ainsi, les coefficients d’intérêt clés sont ceux associés aux variables relatives au niveau de scolarité des mères et des pères et au revenu familial. Les variables sur le niveau de scolarité des mères et des pères comprennent quatre niveaux : 1) diplôme d’études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé, 2) certains titres scolaires du niveau postsecondaire, 3) baccalauréat ou grade supérieur et 4) données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parentNote . La dernière catégorie est incluse de sorte que ces observations ne sont pas supprimées de l’analyse.

Le revenu familial est observé durant les cinq premières années suivant l’arrivée au Canada de la personne ayant immigré durant l’enfance. Il est ajusté par équivalence « membres adultes » pour tenir compte des différences de taille de la famille et des économies d’échelle associées aux familles de plus grande taille. Pour calculer le revenu familial moyen ajusté par équivalence « membres adultes », le revenu familial après impôts et transferts est divisé par la racine carrée de la taille de la famille. Le revenu familial est présenté par rapport au revenu familial médian national à ce moment-là. Les cinq niveaux sont : 1) inférieur à 0,4 fois la médiane nationale; 2) de 0,4 à 0,7 fois la médiane nationale; 3) de 0,7 à 1,0 fois la médiane; 4) supérieur ou égal à la médiane; 5) aucun renseignement disponible sur le revenu.

La répartition de l’échantillon selon le niveau de scolarité de la mère, le niveau de scolarité du père et le revenu familial est présentée au tableau A.1 en annexe. De plus, certaines variables tiennent compte de la région d’origine, de la catégorie d’admission des immigrants, du sexe, de l’âge à l’immigration, du nombre d’années écoulées depuis l’établissement, de la langue maternelle et du lieu géographique de résidence au CanadaNote .

Le présent article traite aussi de la variation dans les résultats entre les régions d’origine des immigrants. Pour évaluer cela, les deux régressions distinctes décrites ci-dessus sont effectuées pour chacune des neuf régions d’origine comprises dans l’analyse.

Pour déterminer les antécédents des parents, il a été nécessaire de coupler les données des personnes ayant immigré durant l’enfance qui se trouvent dans le Recensement de 2016 aux données sur leurs parents qui figurent dans la BDIM. Grâce à ce processus de couplage, les données relatives à 78 % des immigrants « adultes » qui avaient immigré durant l’enfance étaient couplées à celles d’au moins l’un ou l’autre de leurs parents, 74 %, à celles de leur mère et 62 %, à celles de leur père. Le niveau de scolarité des parents et le revenu familial étaient inconnus pour l’échantillon non apparié.

Il est possible que des différences entre l’échantillon apparié et l’échantillon non apparié introduisent des biais dans les coefficients de régression en raison de la sélection de l’échantillon. L’échantillon apparié et l’échantillon non apparié différaient à certains égards. Par rapport à l’échantillon non apparié, les personnes faisant partie de l’échantillon apparié avaient un niveau de scolarité plus élevé (47 % des personnes étaient titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur par rapport à 36 % de celles de l’échantillon non apparié), étaient plus susceptibles d’appartenir à la catégorie économique (57 % par rapport à 40 %), et moins susceptibles de venir d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale (14 % par rapport à 26 %). Le niveau de scolarité de l’échantillon apparié était nettement plus élevé. Pour corriger un éventuel biais de sélection, la procédure de correction de la sélection de Heckman a été utilisée (les résultats de régression de première étape ne sont pas présentés ici). Fait intéressant, il n’y avait pas de grande différence dans les coefficients entre les résultats de régression sans correction et ceux dont la correction de la sélection de Heckman était incorporée au modèle. En aucun cas, il n’y a eu de changement de signe et les différences d’amplitude des coefficients n’étaient pas importantes. Les résultats « corrigés » sont utilisés tout au long de la section sur l’analyse multivariée.

Les résultats non corrigés

Le niveau de scolarité de la première génération et demie, de la deuxième génération, de la troisième génération et des générations subséquentes

En général, les résultats scolaires des enfants d’immigrants sont supérieurs à ceux des enfants dont les parents sont nés au Canada (Picot et Hou, 2011). Les résultats obtenus prouvent cette observation. En fait, 42 % des personnes qui avaient immigré durant l’enfance (personnes de la première génération et demie) et qui étaient âgées de 25 à 44 ans en 2016 étaient titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, par rapport à 39 % des membres de la deuxième génération (personnes nées au Canada, ayant au moins un parent immigrant) et 26 % des membres de la troisième génération ou plus (personnes nées au Canada de parents nés au Canada). La proportion de femmes qui étaient titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur était supérieure à celle des hommes dans les trois groupes (tableau 1). Cependant, la différence selon la génération diminue de façon appréciable lorsque le résultat correspond à l’achèvement de toute forme d’études postsecondaires, quelles qu’elles soient. Dans ce cas, 73 % des membres de la première génération et demie et de la deuxième génération avaient terminé, sous une forme ou une autre, des études postsecondaires, par rapport à 67 % des personnes faisant partie de la troisième génération ou des générations subséquentes.

Les familles immigrantes semblent accorder une plus grande importance aux études universitaires plutôt qu’à la formation professionnelle comparativement aux familles dont les parents sont nés au Canada. Par exemple, 42 % des personnes ayant immigré durant l’enfance avaient obtenu un baccalauréat ou un grade supérieur et 31 % avaient obtenu un diplôme d’une autre forme d’études postsecondaires. Pour ce qui est des personnes dont les parents sont nés au Canada, 26 % d’entre elles avaient obtenu un baccalauréat ou un grade supérieur et 41 % avaient obtenu un diplôme d’une autre forme d’études postsecondaires (tableau 1).


Tableau 1
Résultats scolaires des personnes âgées de 25 à 44 ans en 2016, selon le statut d’immigrant
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Résultats scolaires des personnes âgées de 25 à 44 ans en 2016 Obtention d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur et Obtention d’un diplôme d’études postsecondaires, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Obtention d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur Obtention d’un diplôme d’études postsecondaires
pourcentage
Personnes ayant immigré durant l’enfanceTableau 1 Note 1
Les deux sexes 41,7 73,1
Hommes 36,9 67,9
Femmes 46,7 78,4
Deuxième générationTableau 1 Note 2
Les deux sexes 39,3 73,7
Hommes 33,1 68,3
Femmes 45,5 79,1
Troisième génération ou générations subséquentesTableau 1 Note 3
Les deux sexes 26,0 67,0
Hommes 20,2 61,9
Femmes 31,7 72,2

Différences selon la région d’origine

Les résultats scolaires des personnes ayant immigré durant l’enfance étaient très positifs, mais il y avait des variations importantes d’une région d’origine à l’autre. En 2016, 44 %Note des personnes qui avaient immigré durant l’enfance et qui étaient âgées de 25 à 44 ans étaient titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, le pourcentage variant de 22 % chez celles venant d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale à 69 % chez les Asiatiques de l’Est (tableau 2). De plus, 76 % des personnes ayant immigré durant l’enfance avaient fait certaines études postsecondaires, et la variation entre les régions d’origine était considérablement moindre, allant de 66 % chez celles provenant d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale à 86 % chez les Asiatiques de l’Est (tableau 3).

Différences selon le niveau de scolarité des parents

Les résultats des données non corrigées montrent qu’il existe une corrélation positive entre le niveau de scolarité des parents et les résultats scolaires des enfants d’immigrants. Il convient de mentionner que ces relations déclarées ne reflètent pas nécessairement « l’effet » causal réel du niveau de scolarité des parents sur les résultats scolaires des personnes ayant immigré durant l’enfance. L’analyse multivariée qui suit est plus appropriée pour le faire, puisqu’elle prend en compte les différences dans d’autres caractéristiques. Cependant, les résultats non corrigés indiquent le type de résultats que connaissent les enfants ayant immigré durant l’enfance qui sont issus de familles à faible revenu ou moins scolarisées, pour quelque raison que ce soit.

Les effets du niveau de scolarité des mères et de celui des pères sur le niveau de scolarité des personnes ayant immigré durant l’enfance étaient comparables. En 2016, les personnes ayant immigré durant l’enfance dont la mère possédait un baccalauréat ou un grade supérieur étaient 1,85 fois plus susceptibles de posséder elles-mêmes au moins un baccalauréat, par rapport à celles dont la mère n’avait pas achevé ses études postsecondaires. Pour les effets du niveau de scolarité des pères, le rapport était de 1,95 (tableau 2).

On a constaté certains écarts selon la région d’origine dans la relation entre les niveaux de scolarité des parents et des personnes ayant immigré durant l’enfance (tableau 2). Cette relation était particulièrement faible pour les personnes ayant immigré durant l’enfance qui venaient d’Asie de l’Est (principalement de Chine), où le rapport n’était que de 1,29 (1,31 selon le niveau de scolarité du père). En d’autres termes, le fait que les parents possèdent un diplôme d’études secondaires ou encore un baccalauréat ou un grade supérieur avait un effet moindre sur la probabilité que leur enfant obtienne un baccalauréat ou un grade supérieur. La relation était la plus forte chez les personnes ayant immigré durant l’enfance qui étaient originaires d’Europe, des pays anglophones développés, d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale et d’Asie du Sud. Pour les familles venant de ces régions, il importait de savoir si les parents avaient un diplôme d’études secondaires ou un baccalauréat ou un grade supérieur.


Tableau 2
Pourcentage de personnes ayant immigré durant l’enfance qui sont titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, selon le niveau de scolarité des parents et la région d’origine, 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de personnes ayant immigré durant l’enfance qui sont titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur Données couplées à celles d’au moins un parent, Aucun couplage des données à celles de l’un ou l’autre des parents, Total, Niveau de scolarité de la mère, Niveau de scolarité du père, Colonne 1, Colonne 2, Colonne 3, Colonne 4, Ratio des colonnes 3 à 1, Ratio de la colonne 3 sur la colonne 1, Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé, Certains titres scolaires du niveau postsecondaire, Baccalauréat ou grade supérieur et Données non disponibles, mais couplées avec celles de l’autre parent, calculées selon pourcentage et ratio unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Données couplées à celles d’au moins un parent Aucun couplage des données à celles de l’un ou l’autre des parents
Total Niveau de scolarité de la mère Niveau de scolarité du père
Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3 Colonne 4 Ratio des colonnes 3 à 1 Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3 Colonne 4 Ratio de la colonne 3 sur la colonne 1
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 2 Note 1 Baccalauréat ou grade supérieur Données non disponibles, mais couplées avec celles de l’autre parent Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 2 Note 1 Baccalauréat ou grade supérieur Données non disponibles, mais couplées avec celles de l’autre parent
pourcentage ratio pourcentage ratio pourcentage
Total 44,1 34,7 50,1 64,2 29,1 1,85 32,8 45,5 64,0 29,6 1,95 33,3
Région d’origine
Asie de l’Est 68,9 62,2 75,9 80,4 57,7 1,29 60,2 73,9 79,1 54,9 1,31 62,4
Asie du Sud 48,1 36,4 59,4 71,1 38,1 1,95 30,1 52,3 67,5 36,9 2,24 36,7
Asie du Sud-Est 30,3 25,7 33,2 40,3 19,6 1,57 24,3 34,8 42,4 20,9 1,75 26,9
Asie de l’Ouest 48,9 37,7 54,7 70,0 43,6 1,86 31,8 47,7 66,4 36,9 2,09 41,0
Pays anglophones développés 43,8 33,6 45,9 67,6 41,5 2,01 31,4 36,3 67,1 27,0 2,14 35,5
Amérique centrale et Amérique du Sud 22,1 17,0 31,9 48,4 14,0 2,84 16,4 28,0 46,5 16,7 2,83 12,9
Afrique 45,4 33,4 49,4 69,0 34,1 2,07 32,8 39,9 64,4 33,3 1,96 35,7
Europe du Nord et de l’Ouest 40,9 33,1 39,0 68,1 35,2 2,05 31,7 33,8 68,6 33,4 2,17 39,1
Europe du Sud et de l’Est 42,3 25,8 42,1 65,4 35,2 2,53 22,2 38,6 64,1 36,7 2,89 31,6

Les relations avec le niveau de scolarité des parents étaient plus faibles lorsque l’on utilisait la variable de l’achèvement des études postsecondaires comme variable dépendante. Les personnes ayant immigré durant l’enfance dont le père avait au moins un baccalauréat n’étaient que 1,26 fois plus susceptibles d’obtenir un diplôme d’études postsecondaires que celles dont le père avait un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé (tableau 3).


Tableau 3
Pourcentage d’immigrants reçus durant l’enfance et qui ont terminé des études postsecondaires, selon le niveau de scolarité des parents et la région d’origine, 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage d’immigrants reçus durant l’enfance et qui ont terminé des études postsecondaires Données couplées au moins avec celles de l’un des parents, Aucun couplage des données à celles de l’un ou l’autre des parents, Total, Niveau de scolarité de la mère, Niveau de scolarité du père, Colonne 1, Colonne 2, Colonne 3, Colonne 4, Ratio des colonnes 3 à 1, Ratio de la colonne 3 sur la colonne 1, Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé, Certains titres scolaires du niveau postsecondaire, Baccalauréat ou grade supérieur, Données non disponibles, mais à celles de l’autre parent et Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent, calculées selon pourcentage et ratio unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Données couplées au moins avec celles de l’un des parents Aucun couplage des données à celles de l’un ou l’autre des parents
Total Niveau de scolarité de la mère Niveau de scolarité du père
Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3 Colonne 4 Ratio des colonnes 3 à 1 Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3 Colonne 4 Ratio de la colonne 3 sur la colonne 1
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 3 Note 1 Baccalauréat ou grade supérieur Données non disponibles, mais à celles de l’autre parent Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 3 Note 1 Baccalauréat ou grade supérieur Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent
pourcentage ratio pourcentage ratio pourcentage
Total 75,6 69,5 81,4 86,6 66,9 1,25 68,1 79,2 86,1 67,4 1,26 64,3
Région d’origine
Asie de l’Est 85,6 82,3 90,4 90,7 74,3 1,10 80,9 89,7 90,4 77,3 1,12 81,4
Asie du Sud 75,4 68,7 82,8 88,6 68,7 1,29 64,9 81,0 86,8 67,4 1,34 62,8
Asie du Sud-Est 70,4 64,2 76,2 80,8 65,1 1,26 63,7 76,3 81,3 63,4 1,28 62,0
Asie de l’Ouest 76,9 70,2 83,1 87,9 76,2 1,25 68,0 79,9 86,0 67,3 1,27 69,4
Pays anglophones développés 75,0 70,7 75,7 86,3 70,0 1,22 68,7 73,5 86,0 63,5 1,25 67,7
Amérique centrale et Amérique du Sud 65,6 62,3 73,6 80,9 59,8 1,30 61,7 71,0 79,7 62,5 1,29 50,9
Afrique 77,2 70,7 82,3 88,1 70,4 1,25 70,4 76,7 85,7 71,5 1,22 68,6
Europe du Nord et de l’Ouest 78,9 73,3 79,9 91,2 77,5 1,24 72,9 78,2 91,2 68,8 1,25 71,2
Europe du Sud et de l’Est 75,6 64,9 79,9 87,1 69,2 1,34 61,4 76,9 86,6 73,4 1,41 64,1

La variation entre les régions d’origine était également plus faible lorsque le résultat correspondait à des études postsecondaires. Par exemple, le ratio déclaré pour les personnes ayant immigré durant l’enfance en provenance d’Asie de l’Est, qui se situait à 1,12, était comparable à celui des autres régions. Ce résultat se produit en grande partie parce que les personnes ayant immigré durant l’enfance et provenant de nombreuses régions d’origine (p. ex. les pays développés) sont plus susceptibles de choisir de poursuivre des études collégiales ou une formation professionnelle, par rapport à celles originaires d’Asie de l’Est, qui accordent une plus grande importance à l’obtention d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur.

Différences selon le revenu familial

Dans l’ensemble, les personnes ayant immigré durant l’enfance qui sont issues de familles dont le revenu familial était supérieur à la médiane nationale étaient 1,26 fois plus susceptibles que celles issues de familles gagnant moins de 0,4 fois la médiane nationale de posséder au moins un baccalauréat (tableau 4). Cette relation était beaucoup plus forte chez les personnes ayant immigré durant l’enfance originaires d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, d’Europe, d’Afrique et d’Asie du Sud. De même, les personnes ayant immigré durant l’enfance qui étaient issues de familles à revenu plus élevé n’étaient que 1,12 fois plus susceptibles d’avoir fait des études postsecondaires (tableau 5). On n’observait que peu de différence en fonction du revenu familial dans la probabilité d’obtenir un diplôme d’études postsecondaires.


Tableau 4
Pourcentage de personnes ayant immigré durant l’enfance qui sont titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, selon le revenu familial et la région d’origine, 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de personnes ayant immigré durant l’enfance qui sont titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur Données couplées à celles d’au moins un parent, Aucun couplage des données à celles de l’un ou l’autre des parents, Revenu familial, Colonne 1, Colonne 2, Colonne 3, Colonne 4, Colonne 5, Ratio de la colonne 4 sur la colonne 1, Inférieur à 0,4 fois la médiane nationale , De 0,4 à 0,7 fois la médiane nationale, De 0,7 à 1,0 fois la médiane nationale , Supérieur ou égal à 1,0 fois la médiane nationale et
Aucun renseignement disponible, calculées selon pourcentage et ratio unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Données couplées à celles d’au moins un parent Aucun couplage des données à celles de l’un ou l’autre des parents
Revenu familial
Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3 Colonne 4 Colonne 5 Ratio de la colonne 4 sur la colonne 1
Inférieur à 0,4 fois la médiane nationale De 0,4 à 0,7 fois la médiane nationale De 0,7 à 1,0 fois la médiane nationale Supérieur ou égal à 1,0 fois la médiane nationale
Aucun renseignement disponible
pourcentage ratio pourcentage
Total 44,9 38,9 43,8 56,6 39,5 1,26 33,3
Région d’origine
Asie de l’Est 65,7 65,1 73,0 81,8 58,3 1,25 62,4
Asie du Sud 41,2 44,5 51,5 66,9 37,0 1,62 36,7
Asie du Sud-Est 29,0 26,1 31,0 38,8 31,6 1,34 26,9
Asie de l’Ouest 51,3 42,6 53,1 69,0 45,6 1,34 41,0
Pays anglophones développés 43,5 36,5 37,8 50,8 41,8 1,17 35,5
Amérique centrale et Amérique du Sud 18,3 18,6 24,9 38,8 20,4 2,12 12,9
Afrique 38,2 39,7 48,6 60,2 45,9 1,58 35,7
Europe du Nord et de l’Ouest 36,7 34,5 39,4 55,1 47,7 1,50 39,1
Europe du Sud et de l’Est 36,3 37,1 41,2 54,2 33,3 1,50 31,6

Tableau 5
Pourcentage de personnes ayant immigré durant l’enfance qui ont terminé des études postsecondaires, selon le revenu familial et la région d’origine, 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de personnes ayant immigré durant l’enfance qui ont terminé des études postsecondaires Données couplées à celles d’au moins un parent, Aucun couplage des données à celles de l'un ou l'autre des parents, Revenu familial, Colonne 1, Colonne 2, Colonne 3, Colonne 4, Colonne 5, Ratio de la colonne 4 sur la colonne 1, Inférieur à 0,4 fois la médiane nationale , De 0,4 à 0,7 fois la médiane nationale, De 0,7 à 1,0 fois la médiane nationale , Supérieur ou égal à 1,0 fois la médiane nationale et
Aucun renseignement disponible, calculées selon pourcentage et ratio unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Données couplées à celles d’au moins un parent Aucun couplage des données à celles de l'un ou l'autre des parents
Revenu familial
Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3 Colonne 4 Colonne 5 Ratio de la colonne 4 sur la colonne 1
Inférieur à 0,4 fois la médiane nationale De 0,4 à 0,7 fois la médiane nationale De 0,7 à 1,0 fois la médiane nationale Supérieur ou égal à 1,0 fois la médiane nationale
Aucun renseignement disponible
pourcentage ratio pourcentage
Total 74,1 72,5 76,5 83,2 72,0 1,12 64,3
Région d’origine
Asie de l’Est 83,4 83,6 88,0 92,6 82,3 1,11 81,4
Asie du Sud 68,0 74,6 78,3 85,6 64,5 1,26 62,8
Asie du Sud-Est 64,9 65,9 73,2 78,2 72,3 1,20 62,0
Asie de l’Ouest 78,4 72,9 79,9 90,2 72,6 1,15 69,4
Pays anglophones développés 76,4 70,3 71,8 78,8 72,8 1,03 67,7
Amérique centrale et Amérique du Sud 62,0 64,2 66,7 75,7 65,1 1,22 50,9
Afrique 74,0 74,0 79,5 84,6 75,2 1,14 68,6
Europe du Nord et de l’Ouest 77,4 76,0 78,7 84,5 81,5 1,09 71,2
Europe du Sud et de l’Est 68,7 72,5 75,8 82,6 64,9 1,20 64,1

Analyse multivariée

L’effet d’avoir obtenu un baccalauréat ou un grade supérieur

Les résultats figurant dans la section qui suit décrivent les effets marginaux de chaque variable sur la probabilité d’obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur, selon le modèle probit comportant la correction d’Heckman pour la sélection de l’échantillon. L’effet marginal pour une variable catégorique correspond à la différence observée dans les taux moyens prédits d’obtention d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur entre la catégorie d’intérêt (les mères ayant au moins un baccalauréat) et le groupe de référence (les mères ayant un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé). Dans cet exemple, l’effet marginal du diplôme de la mère était de 0,136, soit 13,6 points de pourcentage (colonne 1 du tableau 6). Ainsi, si l’on tient compte des autres caractéristiques de base, la personne ayant immigré durant l’enfance dont la mère possédait au moins un baccalauréat était plus susceptible de 13,6 points de pourcentage (ou 1,4 fois plus susceptibleNote ) de posséder un baccalauréat ou un grade supérieur qu’un pair dont la mère possédait un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé. L’effet du niveau de scolarité du père était à peu près le même, soit 14,6 points de pourcentage (ou 1,5 fois plus susceptible).


Tableau 6
Analyse par régression des résultats scolaires des personnes ayant immigré durant l’enfance
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Analyse par régression des résultats scolaires des personnes ayant immigré durant l’enfance Baccalauréat ou grade supérieur et Achèvement des études postsecondaires, calculées selon effets marginaux et nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Baccalauréat ou grade supérieur Achèvement des études postsecondaires
effets marginaux
Niveau de scolarité de la mère
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 6 Note 1 0,068Note *** 0,070Note ***
Baccalauréat ou grade supérieur 0,136Note *** 0,104Note ***
Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent 0,005 0,000
Niveau de scolarité du père
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 6 Note 1 0,052Note *** 0,061Note ***
Baccalauréat ou grade supérieur 0,146Note *** 0,103Note ***
Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent 0,027Note *** 0,016Note ***
Revenu familial
Inférieur à 0,4 fois la médiane nationale (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
De 0,4 à 0,7 fois la médiane nationale -0,006 0,011Note ***
De 0,7 à 1,0 fois la médiane nationale 0,018Note *** 0,034Note ***
Supérieur ou égal à 1,0 fois la médiane nationale 0,069Note *** 0,068Note ***
Aucun renseignement disponible -0,022Note *** -0,007
Région d’origine
Asie de l’Est (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Asie du Sud -0,124Note *** -0,043Note ***
Asie du Sud-Est -0,278Note *** -0,098Note ***
Asie de l’Ouest -0,144Note *** -0,056Note ***
Pays anglophones développés -0,226Note *** -0,116Note ***
Amérique centrale et Amérique du Sud -0,314Note *** -0,154Note ***
Afrique -0,178Note *** -0,070Note ***
Europe du Nord et de l’Ouest -0,222Note *** -0,064Note ***
Europe du Sud et de l’Est -0,196Note *** -0,065Note ***
Catégorie d’admission à l’immigration
Immigrants économiques (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Immigrants parrainés par la famille -0,147Note *** -0,150Note ***
Réfugiés -0,079Note *** -0,076Note ***
Autres immigrants -0,073Note *** -0,083Note ***
Sexe
Hommes (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Femmes 0,097Note *** 0,109Note ***
Âge à l’immigration
0 à 5 ans (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
6 à 12 ans -0,029Note *** 0,005
13 à 15 ans -0,073Note *** -0,024Note ***
Nombre d’années écoulées depuis l’établissement 0,0011Note *** 0,0003
Langue maternelle
Autres langues (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Anglais ou français -0,022Note *** -0,027Note ***
nombre
Observations 102 937 102 937

Les résultats sont mis en perspective en les comparant aux données non corrigées. Dans les données non corrigées, la proportion de personnes ayant immigré au Canada durant l’enfance qui possédaient au moins un baccalauréat augmentait de 31,2 points de pourcentage (passant de 32,8 % à 64,0 %, dans le tableau 2) lorsque le père possédait au moins un baccalauréat, comparativement aux cas où le père possédait un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé. Environ la moitié de cet écart de 31,2 points de pourcentage n’était pas associée au niveau de scolarité du père, mais plutôt aux autres variables de contrôle comprises dans la régressionNote , comme la catégorie d’immigrants de laquelle sont issus les parents de la personne qui avait immigré durant l’enfanceNote .

Les résultats corrigés ont également confirmé les écarts selon le pays d’origine dans la relation entre les niveaux de scolarité des parents et ceux des personnes ayant immigré durant l’enfance (tableau 7). Pour illustrer ce point, les résultats du niveau de scolarité des pères ont été utilisés, puisque les pères avaient tendance à être plus scolarisés que les mères figurant dans l’échantillon de l’étudeNote . Les résultats étaient semblables selon le niveau de scolarité de la mère. Les personnes ayant immigré durant l’enfance en provenance d’Asie de l’Est dont le père avait un niveau de scolarité élevé étaient plus susceptibles de 9,2 points de pourcentage d’obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur par rapport à celles dont le père avait un niveau de scolarité moins élevé. À l’autre extrême, cet écart était de l’ordre de 21,9 points de pourcentage pour les immigrants originaires d’Europe du Sud ou de l’Est. L’effet du niveau de scolarité des parents était plus faible pour les immigrants provenant d’Asie de l’Est, d’Asie du Sud-Est et d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. Pour ces régions d’origine, le fait que le père soit titulaire d’un grade universitaire ou d’un diplôme d’études secondaires ou d’un niveau de scolarité moins élevé avait un effet moindre, mais tout de même significatif, sur la probabilité que la personne ayant immigré durant l’enfance obtienne un diplôme. Cet effet était plus important chez les immigrants provenant de toutes les autres régions, notamment d’Europe.


Tableau 7
Modèles de régression servant à prédire la probabilité d’obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur, selon la région d’origine
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Modèles de régression servant à prédire la probabilité d’obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur Total, Région d’origine, Asie de l’Est, Asie du Sud, Asie du Sud-Est, Asie de l’Ouest, Pays anglophones développés, Amérique centrale et Amérique du Sud, Afrique, Europe du Nord et de l’Ouest et Europe du Sud et de l’Est , calculées selon effets marginaux et nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Total Région d’origine
Asie de l’Est Asie du Sud Asie du Sud-Est Asie de l’Ouest Pays anglophones développés Amérique centrale et Amérique du Sud Afrique Europe du Nord et de l’Ouest Europe du Sud et de l’Est
effets marginaux
Niveau de scolarité de la mère
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 7 Note 1 0,068Note *** 0,055Note *** 0,072Note *** 0,025Note * 0,070Note *** 0,067Note *** 0,058Note *** 0,084Note *** 0,048Note *** 0,091Note ***
Baccalauréat ou grade supérieur 0,136Note *** 0,091Note *** 0,136Note *** 0,032Note *** 0,143Note *** 0,161Note *** 0,121Note *** 0,177Note *** 0,180Note *** 0,215Note ***
Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent 0,005 0,016 0,025 -0,049Note *** 0,082Note *** 0,056Note * -0,012Note * 0,035Note * -0,026 0,064Note ***
Niveau de scolarité du père
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 7 Note 1 0,052Note *** 0,066Note *** 0,073Note *** 0,047Note *** 0,073Note *** 0,029Note * 0,034Note *** 0,022 -0,011 0,095Note ***
Baccalauréat ou grade supérieur 0,146Note *** 0,092Note *** 0,156Note *** 0,094Note *** 0,187Note *** 0,211Note *** 0,100Note *** 0,141Note *** 0,214Note *** 0,219Note ***
Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent 0,027Note *** 0,017 0,063Note *** -0,015 0,085Note *** -0,018 0,003 0,037Note ** -0,025 0,097Note ***
Revenu familial
Inférieur à 0,4 fois la médiane nationale (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
De 0,4 à 0,7 fois la médiane nationale -0,006 0,010 0,029Note *** -0,025Note ** -0,031Note *** -0,024 -0,002 0,011 -0,017 0,013
De 0,7 à 1,0 fois la médiane nationale 0,018Note *** 0,054Note *** 0,052Note *** -0,013 -0,012 -0,001 0,019Note ** 0,026Note * 0,005 0,055Note ***
Supérieur ou égal à 1,0 fois la médiane nationale 0,069Note *** 0,095Note *** 0,104Note *** 0,024Note * 0,044Note *** 0,050Note ** 0,060Note *** 0,070Note *** 0,071Note *** 0,112Note ***
Aucun renseignement disponible -0,022Note *** -0,068Note *** -0,044Note * 0,003 -0,047Note * -0,023 0,006 0,036 0,079 -0,020
nombre
Observations 102 744 17 227 12 277 13 265 11 972 5 805 14 195 7 143 3 297 17 563

Jusqu’ici, les effets du niveau de scolarité des mères et des pères ont été examinés indépendamment les uns des autres. Sans surprise, les niveaux de scolarité des mères et des pères étaient corrélés l’un avec l’autre. Dans 31 % des familles de personnes ayant immigré durant l’enfance, les deux parents avaient un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé, et dans 24 % des cas, les deux parents possédaient au moins un baccalauréat. L’effet sur les résultats scolaires peut être plus important si les deux parents, plutôt qu’un seul parent, possèdent un grade universitaire. Pour s’assurer de la véracité de ce qui précède, une régression probit identique à celle décrite ci-dessus a été utilisée, mais les variables du niveau de scolarité du père et du niveau de scolarité de la mère ont été remplacées par une variable à sept catégories définissant conjointement le niveau de scolarité des parents, basée sur le niveau de scolarité de la mère et du père (voir le tableau 8).


Tableau 8
Analyse de régression : interaction du niveau de scolarité de la mère avec celui du père
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Analyse de régression : interaction du niveau de scolarité de la mère avec celui du père Obtention d’un baccalauréat ou grade supérieur et Achèvement des études postsecondaires, calculées selon effets marginaux et nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Obtention d’un baccalauréat ou grade supérieur Achèvement des études postsecondaires
effets marginaux
Niveau de scolarité des parents
Tous deux ayant un niveau d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 8 Note 1 0,073Note *** 0,089Note ***
Père titulaire d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, mère ayant un niveau de scolarité inférieur 0,184Note *** 0,141Note ***
Mère titulaire d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, père ayant un niveau de scolarité inférieur 0,165Note *** 0,144Note ***
Tous deux titulaires d’un baccalauréat ou d'un grade supérieur 0,270Note *** 0,187Note ***
Données non disponibles pour la mère, mais couplées à celles du père 0,063Note *** 0,048Note ***
Données non disponibles pour le père, mais couplées à celles de la mère 0,054Note *** 0,039Note ***
nombre
Observations 102 937 102 937

La probabilité d’obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur augmentait de 27 points de pourcentage si les deux parents avaient un grade universitaire comparativement au cas où les deux parents avaient un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé (tableau 8). Autrement dit, la probabilité d’obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur était presque deux fois plus élevéeNote si les deux parents étaient titulaires d’un grade universitaire que si les deux parents avaient un diplôme d’études secondaires. Il s’agit là d’un effet important. Les résultats indiquent également que les effets du niveau de scolarité de la mère et du père sont relativement indépendantsNote . De plus, l’effet découlant du fait que les deux parents soient titulaires d’un grade universitaire était considérablement plus important que lorsqu’un seul parent possédait un grade universitaire; la probabilité d’obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur était de 8 à 10 points de pourcentage plus élevée.

Les résultats selon la région d’origine ont indiqué un effet important des niveaux de scolarité combinés des deux parents pour la plupart des régions. Par exemple, pour les personnes ayant immigré durant l’enfance et provenant d’Asie de l’Est, au lieu d’une probabilité de 9 points de pourcentage pour un parent titulaire d’un grade universitaire, l’effet était plus près de 18 points de pourcentage si les deux parents possédaient un grade universitaire, soit un effet beaucoup plus important. Pour les familles immigrantes originaires d’Europe, l’effet découlant du fait que les deux parents soient titulaires d’un grade universitaire se situait entre 39 et 43 points de pourcentage. Ces estimations pour les régions d’origine ont été établies en supposant que les effets du niveau de la scolarité de la mère et de père sont indépendants et additifs (tableau 7).

Le revenu familial au cours des cinq premières années suivant l’arrivée au Canada a eu peu d’effet sur la probabilité que la personne ayant immigré durant l’enfance obtienne un baccalauréat ou un grade supérieur, après la prise en compte du niveau de scolarité des parents et d’autres variables (tableau 6). Les personnes ayant immigré durant l’enfance issues de familles dont le revenu familial était supérieur à la médiane nationale étaient plus susceptibles de 6,9 points de pourcentage d’obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur que celles issues de familles gagnant moins de 0,4 fois la médiane nationale. Pour les immigrants provenant des neuf régions d’origine, cette différence était généralement inférieure à 10,0 points de pourcentage (à l’exception de 11,2 points pour les immigrants originaires d’Europe du Sud et de l’Est et de 10,4 points pour ceux originaires d’Asie du Sud). L’effet relativement faible du faible revenu familial sur l’obtention d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur chez les personnes ayant immigré durant l’enfance (après la prise en compte d’autres variables relatives aux antécédents) est conforme aux études antérieures. La différence observée dans les données brutes était également relativement faible, soit 11,7 points de pourcentage. Les variables de contrôle représentaient 41 % de la différence non corrigée dans la probabilité d’obtention d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur.

L’effet sur l’obtention d’un diplôme d’études postsecondaires

L’effet du niveau de scolarité des parents était moindre lorsque le résultat correspondait à la probabilité d’obtenir une forme ou une autre de diplôme d’études postsecondaires. Le fait d’avoir une mère ou un père titulaire d’un grade universitaire augmente d’environ 10 points de pourcentage (colonne 2 du tableau 6) la probabilité que les personnes ayant immigré durant l’enfance obtiennent un diplôme d’études postsecondaires comparativement au fait d’avoir un parent qui ne possède qu’un diplôme d’études secondaires ou qui n’avait pas terminé ses études secondaires. Pour les données non corrigées, cette probabilité a augmenté de 18 points de pourcentage (passant de 68 % à 86 % selon le niveau de scolarité du père). Par conséquent, 44 % de cette augmentation de 18 points de pourcentage de la probabilité s’expliquaient par des voies associées aux variables de contrôle. Lorsque la mère et le père avaient tous deux au moins un baccalauréat, l’effet sur l’achèvement du programme d’études postsecondaires devenait relativement important, soit 18,7 points de pourcentage, comparativement au cas où les deux parents avaient un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé (tableau 8).

Même si l’on a constaté certains écarts selon la région d’origine quant à l’effet du niveau de scolarité des parents sur l’obtention d’un diplôme d’études postsecondaires, ils n’étaient pas importants (tableau 9). Conformément aux résultats non corrigés présentés ci-dessus, le revenu familial avait une incidence relativement faible sur la probabilité d’avoir fait des études postsecondaires sous une forme ou une autre (tableau 9).


Tableau 9
Modèles de régression servant à prédire la probabilité de terminer des études postsecondaires, selon la région d’origine
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Modèles de régression servant à prédire la probabilité de terminer des études postsecondaires Total, Région d’origine, Asie de l’Est, Asie du Sud, Asie du Sud-Est, Asie de l’Ouest, Pays anglophones développés, Amérique centrale et Amérique du Sud, Afrique, Europe du Nord et de l’Ouest et Europe du Sud et de l’Est , calculées selon effets marginaux et nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Total Région d’origine
Asie de l’Est Asie du Sud Asie du Sud-Est Asie de l’Ouest Pays anglophones développés Amérique centrale et Amérique du Sud Afrique Europe du Nord et de l’Ouest Europe du Sud et de l’Est
effets marginaux
Niveau de scolarité de la mère
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 9 Note 1 0,071Note *** 0,046Note *** 0,045Note *** 0,059Note *** 0,075Note *** 0,026Note * 0,076Note *** 0,094Note *** 0,047Note *** 0,092Note ***
Baccalauréat ou grade supérieur 0,104Note *** 0,052Note *** 0,099Note *** 0,068Note *** 0,102Note *** 0,091Note *** 0,132Note *** 0,131Note *** 0,117Note *** 0,140Note ***
Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent -0,001 -0,025 -0,005 -0,006 0,065Note *** -0,015 -0,019 0,020 0,010 0,019
Niveau de scolarité du père
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau 9 Note 1 0,061Note *** 0,059Note *** 0,066Note *** 0,057Note *** 0,068Note *** 0,028Note * 0,051Note *** 0,032Note * 0,026 0,087Note ***
Baccalauréat ou grade supérieur 0,103Note *** 0,061Note *** 0,106Note *** 0,079Note *** 0,108Note *** 0,103Note *** 0,110Note *** 0,088Note *** 0,109Note *** 0,147Note ***
Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent 0,016Note *** 0,021Note * 0,016 -0,007 0,019 -0,046Note ** 0,007 0,030Note * -0,044 0,069Note ***
Revenu familial
Inférieur à 0,4 fois la médiane nationale (groupe de référence) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
De 0,4 à 0,7 fois la médiane nationale 0,011Note *** 0,014Note * 0,067Note *** 0,005 -0,027Note *** -0,036Note * 0,027Note ** 0,002 -0,012 0,039Note ***
De 0,7 à 1,0 fois la médiane nationale 0,034Note *** 0,046Note *** 0,080Note *** 0,032Note *** -0,003 -0,028 0,040Note *** 0,011 0,009 0,084Note ***
Supérieur ou égal à 1,0 fois la médiane nationale 0,068Note *** 0,075Note *** 0,108Note *** 0,055Note *** 0,071Note *** 0,004 0,103Note *** 0,036Note * 0,027 0,122Note ***
Aucun renseignement disponible -0,007 -0,021 -0,030 0,057Note ** -0,059Note ** -0,033 0,030 -0,007 0,044 -0,013
nombre
Observations 102 744 17 227 12 277 13 265 11 972 5 805 14 195 7 143 3 297 17 563

Conclusion et discussion

Le présent article vise à déterminer dans quelle mesure le niveau de scolarité et le revenu des parents pourraient avoir une incidence sur le niveau de scolarité des immigrants. Plusieurs conclusions clés ressortent.

Premièrement, des niveaux plus élevés de scolarité des parents étaient associés à des taux beaucoup plus élevés d’obtention d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur chez les personnes ayant immigré durant l’enfance, en particulier lorsque les deux parents étaient très scolarisés. Lorsque le père possédait un grade universitaire, 64 % des personnes ayant immigré au pays durant l’enfance avaient obtenu un grade universitaire, par rapport à 33 % de celles dont le père possédait un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé (résultats réels non corrigés). Environ la moitié de cet écart de 31 points de pourcentage n’était pas associée au niveau de scolarité des pères, mais plutôt aux effets des variables de contrôle, comme la catégorie d’immigrants des parents. Si l’on tient compte des différences concernant les variables de contrôle, les personnes ayant immigré durant l’enfance dont le père était titulaire d’un grade universitaire étaient plus susceptibles de 15 points de pourcentage (ou environ 1,5 fois) d’obtenir elles-mêmes un grade universitaire par rapport à celles dont le père possédait un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé. L’effet du niveau de scolarité des mères était semblable. De plus, si les deux parents possédaient un grade universitaire, l’ampleur de l’effet était presque doublée. Les personnes ayant immigré durant l’enfance dont les deux parents possédaient un grade universitaire étaient plus susceptibles de 27 points de pourcentage d’obtenir un grade universitaire que si leurs deux parents possédaient un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé, après la prise en compte d’autres variables.

Deuxièmement, certains écarts ont été observés selon la région d’origine. L’effet du niveau de scolarité des parents était plus faible, mais toujours statistiquement significatif, chez les familles d’immigrants provenant d’Asie de l’Est et d’Asie du Sud-EstNote . Autrement dit, chez les familles immigrantes venant de ces régions, le niveau de scolarité des parents, qu’il soit faible ou élevé, avait un effet moins important sur l’obtention d’un grade universitaire par leurs enfants comparativement aux familles immigrantes originaires d’Europe et des pays anglophones développés.

Troisièmement, lorsque le concept du niveau de scolarité a été élargi pour inclure le diplôme d’une école de métiers ou d’un collègeNote , plusieurs résultats ont changé. L’avantage marqué des membres de la première génération et demie et de la deuxième génération par rapport à ceux de la troisième génération ou des générations subséquentes en matière d’achèvement des études postsecondaires a été considérablement réduit. De plus, l’effet du niveau de scolarité des parents sur celui de leurs enfants était beaucoup plus faible; le niveau de scolarité (élevé ou faible) des parents avait moins d’importance. La variation entre les régions d’origine était également beaucoup plus faible. Ces changements se sont produits parce que de nombreuses familles d’immigrants d’Asie de l’Est et du Sud-Est accordent une plus grande importance à l’obtention d’un diplôme universitaire, tandis que les familles d’immigrants provenant d’autres régions et les familles où les parents sont nés au Canada sont plus susceptibles d’envisager d’autres programmes d’études postsecondaires, comme des programmes d’un collège ou d’une école de métiers.

Quatrièmement, le revenu familial au cours des cinq premières années suivant l’arrivée au Canada a eu peu d’effet sur la probabilité que la personne ayant immigré durant l’enfance obtienne un grade universitaire ou toute autre forme d’études postsecondaires, après la prise en compte du niveau de scolarité des parents et d’autres variables contextuelles.

Quelle est l’importance de ces résultats et pourquoi se produisent-ils? Premièrement, l’effet relativement faible du revenu familial est particulièrement important pour les familles immigrantes, puisque bon nombre d’entre elles sont aux prises avec des difficultés économiques au cours des premières années suivant leur immigration. Ces faibles revenus familiaux ne semblent pas avoir un effet important sur les résultats scolaires des enfants. L’effet marqué du niveau de scolarité des parents sur celui de leur enfant, en particulier si les deux parents ont fait des études universitaires, a également d’importantes implications stratégiques. En raison de la sélection d’immigrants très scolarisés, le Canada est en mesure de maintenir de solides résultats scolaires parmi les membres de la première génération et demie et de la deuxième génération, ce qui est le cas dans peu de pays dans le monde. Il convient de mentionner que certains écarts ont été observés selon la région d’origine. En particulier, l’effet du niveau de scolarité des parents sur le taux d’obtention d’un diplôme de leur enfant était un peu plus faible chez les familles originaires d’Asie de l’Est et d’Asie du Sud-Est.

L’inclusion de tous les programmes d’études postsecondaires comme variable dépendante a fait ressortir d’importantes différences dans les tendances en matière d’études postsecondaires. Ainsi, 43 % des personnes ayant immigré au Canada durant l’enfance qui possédaient un diplôme d’études postsecondaires ont obtenu un diplôme d’une école de métiers ou d’un collège ou d’un programme menant à un certificat universitaire inférieur au baccalauréat. Chez les enfants de parents nés au Canada, ce chiffre était de 61 %. De plus, il y avait des écarts importants selon la région d’origine. À une extrémité du spectre, parmi les personnes ayant immigré durant l’enfance qui étaient originaires d’Asie de l’Est, 20 % de celles qui avaient obtenu un diplôme d’études postsecondaires quelconque possédaient un diplôme inférieur au baccalauréat. Parmi celles venant d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, ce chiffre était de 66 %. Pour les personnes ayant immigré durant l’enfance et qui étaient originaires d’Europe, cette proportion était d’environ 45 %. De telles différences peuvent influer sur les types de compétences qu’ils mettent à profit sur le marché du travail et les types d’emplois auxquels peuvent accéder les personnes ayant immigré durant l’enfance.

Il peut y avoir de nombreux mécanismes par lesquels le niveau de scolarité des parents influe à la fois sur la probabilité de poursuivre des études postsecondaires et sur le type d’études suivies. Même si l’on ne dispose pas de données permettant d’étudier les aspirations et les attentes des parents et des étudiants sur le plan des études supérieures, des travaux de recherche antérieurs ont montré que ces facteurs jouent un rôle important (Picot et Hou, 2013; Foley et coll., 2010; Childs et coll., 2017). Ces travaux ont indiqué que les aspirations des étudiants et celles de leurs parents concernant la fréquentation universitaire expliquaient une grande partie de la différence observée dans les taux de fréquentation entre les membres de la première génération et demie et ceux de la troisième génération ou des générations subséquentes. De plus, lorsque les aspirations des étudiants et celles de leurs parents étaient comprises dans un modèle, l’effet du niveau de scolarité des parents sur la fréquentation universitaire était nettement réduit, ce qui laisse entendre que l’effet du niveau de scolarité des parents s’exerce, dans une large mesure, par la voie de leurs aspirations.

Il existe d’autres mécanismes par lesquels le niveau de scolarité des parents a une incidence sur les résultats scolaires des enfants immigrants. Comparativement aux parents moins scolarisés, les parents immigrants ayant un niveau de scolarité très élevé peuvent également transmettre leur croyance en la valeur élevée des études universitaires ou d’autres études postsecondaires, avoir plus de ressources à mettre à la disposition de leurs enfants pour mieux les préparer aux études supérieures et leur montrer, par l’exemple, la possibilité d’entreprendre des études postsecondaires. Malheureusement, les données qui figurent dans la présente étude ne peuvent être utilisées pour évaluer ni les possibilités mentionnées ci-dessus ni d’autres possibilités.

Annexe


Tableau A.1 en annexe
Pourcentage de personnes ayant immigré durant l’enfance, selon le niveau de scolarité de la mère et du père et selon le revenu familial
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de personnes ayant immigré durant l’enfance. Les données sont présentées selon Caractéristiques (titres de rangée) et pourcentage
de personnes ayant immigré durant l'enfance, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques pourcentage de personnes ayant immigré durant l'enfance
pourcentage
Données non couplées à celles de l'un ou l'autre des parents 19,6
Données couplées à celles d'au moins un parent 80,5
Données couplées à celles de la mère 75,3
Données couplées à celles du père 63,7
Données couplées à celles des deux parents 58,6
Données des personnes ayant immigré durant l'enfance couplées à celles d'au moins un parent
Niveau de scolarité de la mère
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé 52,0
Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau A.1 Note 1 17,8
Baccalauréat ou grade supérieur 23,9
Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent 6,4
Niveau de scolarité du père
Études secondaires ou niveau de scolarité moins élevé 29,9
Certains titres scolaires du niveau postsecondaireTableau A.1 Note 1 18,0
Baccalauréat ou grade supérieur 31,2
Données non disponibles, mais couplées à celles de l’autre parent 20,9
Revenu familial
Inférieur à 0,4 fois la médiane nationale 17,1
De 0,4 à 0,7 fois la médiane nationale 39,0
De 0,7 à 1,0 fois la médiane nationale 24,9
Supérieur ou égal à 1,0 fois la médiane nationale 16,8
Aucun renseignement disponible 2,2

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