Tenir compte des effets de l’intervieweur et du plan de sondage dans la planification des tailles d’échantillon
Section 2. Effets de l’intervieweur et de plan
Nous définissons un échantillon comme un ensemble de
répondants distincts, que nous notons
avec
Pour le répondant
notre variable d’intérêt
est une variable à valeur réelle, où
est l’observation de cette variable pour le
répondant
dans notre échantillon
Les données observées sont données par
Nous associons les poids d’enquête à chaque
répondant de l’échantillon, donnés par
où
est le poids du répondant
et
pour tous les
Nous considérons la moyenne pondérée de l’échantillon
comme notre estimateur, qui s’écrit
où
est un vecteur-colonne de un de longueur
Nous nous intéressons à un estimateur
d’intérêt,
qui est l’estimateur le plus couramment choisi
pour décrire les effets de l’intervieweur et du plan (Kish, 1965,
section 8.1, Kish, 1962; Särndal, Swensson et Wretman, 1992, page 53).
Ce choix nous permet d’utiliser un cadre établi (Gabler et coll., 1999) et
de produire des formules reconnaissables par les lecteurs connaissant quelque
peu le sujet. Cependant, les effets de plan d’autres estimateurs ont été
étudiés, notamment par Lohr (2014), qui calcule les effets de plan pour les
estimateurs des coefficients de régression, et par Fischer, West, Elliott et
Kreuter (2018), qui décrivent l’incidence des effets de l’intervieweur sur
l’estimation des coefficients de régression.
Dans ce qui suit, la variance de
est dérivée selon différents modèles de mesure
pour
Les différents modèles servent à faire la
distinction entre les plans d’échantillonnage complexes et simples, ainsi qu’à
distinguer les situations comportant un effet de l’intervieweur et celles n’en
comportant pas. Notons que la variance fondée sur un modèle de l’estimateur
que nous utilisons, n’est généralement pas
identique aux variances fondées sur le plan de sondage, c’est-à-dire la
variance de
selon un plan de sondage donné (Särndal
et coll., 1992, page 492). Les variances fondées sur un plan peuvent
être très complexes et donc difficiles à afficher de façon accessible, surtout
en cas d’échantillonnage à plusieurs degrés. L’approche fondée sur un modèle
réduit la complexité tout en conservant la propriété essentielle des plans de
sondage complexes que nous étudions, l’effet de grappe d’un échantillonnage à
plusieurs degrés. Il permet également d’intégrer facilement l’effet de grappe
et de l’intervieweur dans un même cadre.
2.1 Échantillonnage aléatoire simple sans effet
de l’intervieweur
Pour modéliser un échantillonnage aléatoire simple en
l’absence d’effet de l’intervieweur, c’est-à-dire sans corrélation intra-UPE et
intra-intervieweur, nous supposons le modèle de mesure suivant
où
est la valeur de
pour le répondant
et
est l’erreur de mesure. Les erreurs de mesure
pour tous les
sont des variables aléatoires indépendantes et
identiquement distribuées (iid) avec une structure variance-covariance de
où
est un paramètre de valeur réelle supérieur à
zéro. Selon le modèle
la variance de
est obtenue par
Cette variance peut être interprétée comme la
variance de la moyenne non pondérée de l’échantillon selon un échantillonnage
aléatoire simple avec remise (Särndal et coll., 1992, page 73).
L’échantillonnage aléatoire simple avec estimateur
sert habituellement de stratégie d’estimation
de référence, qui est comparée avec des plans de sondage et des estimateurs
plus complexes.
2.2 Échantillonnage aléatoire simple avec effet
de l’intervieweur
Ensuite, nous introduisons la variance de l’intervieweur
dans notre modèle de mesure pour
Chaque répondant est interviewé par un
intervieweur seulement. On a
intervieweurs réalisant les interviews de tous
les répondants
Nous désignons par
l’ensemble de tous les répondants qui sont
interviewés par l’intervieweur
et
l’ensemble de tous les intervieweurs. La
charge de travail de l’intervieweur
est donnée par
est le vecteur des charges de travail des intervieweurs
et
Selon le modèle de mesure
qui suit les explications de Särndal
et coll. (1992), à la page 623, les valeurs observées de
pour
sont décrites sous la forme
étant l’effet de l’intervieweur associé à
toutes les mesures effectuées pour les répondants
représentant l’erreur aléatoire attribuable à
des sources autres que l’intervieweur. Tous les
pour
et
sont des variables iid avec une moyenne nulle
et une variance
sont des variables aléatoires iid avec moyenne
nulle et une variance
que nous appelons variance de l’intervieweur,
et elles sont indépendantes de
pour tous les
et
Särndal et coll. (1992) interprètent le
modèle
comme une attribution aléatoire des
intervieweurs à une partition prédéfinie de l’échantillon
dans
sous-ensembles disjoints
Ces sous-ensembles pourraient correspondre aux
différentes régions géographiques où l’enquête est menée et auxquelles les
intervieweurs sont alloués aléatoirement. En pratique, dans de nombreuses
enquêtes, les organismes travaillant sur le terrain affectent les intervieweurs
à des régions géographiques en fonction de leur expérience et de leur
proximité. Comme ce processus n’est pas nécessairement observable par le
chercheur estimant l’effet de plan, nous supposons une répartition aléatoire
des intervieweurs dans les UPE. Cela peut être perçu comme le recrutement
d’intervieweurs à partir d’un bassin infini, ou très grand, d’intervieweurs
possibles.
Si nous définissons la partie aléatoire dans
comme étant
alors la structure variance-covariance de
selon le modèle
est donnée par
où
et
est la corrélation entre deux observations
différentes de
faites par un même intervieweur. Pour calculer
la variance de
selon le modèle
nous déterminons d’abord la variance de
où
et
sont le poids d’enquête et l’observation pour
le répondant
respectivement. Nous obtenons ainsi
et
il s’ensuit que
2.3 Échantillonnage à plusieurs degrés avec effet
de l’intervieweur
Nous examinons un plan de sondage à deux degrés, où
premièrement on sélectionne les UPE, puis deuxièmement les répondants à partir
des UPE échantillonnées. Les UPE sont les unités de corrélation intra-grappe et
nous traiterons les termes de grappe et d’UPE comme étant interchangeables.
L’échantillon des UPE est noté
avec
Chaque répondant appartient à une UPE
seulement. Soit
l’ensemble de tous les répondants appartenant
à l’UPE
le nombre de répondants observés dans l’UPE
le vecteur des tailles de grappes, et
Encore une fois, chaque répondant est interviewé
par un seul intervieweur. Les intervieweurs peuvent travailler dans plusieurs
UPE et les UPE peuvent recevoir la visite de plusieurs intervieweurs. Bien que
les intervieweurs puissent concentrer leur travail dans une région en
particulier, généralement, les régions se composent de plusieurs UPE et les
intervieweurs ne travaillent pas exclusivement dans une seule UPE. Cette
situation se retrouve souvent dans les enquêtes en personne réalisées en
Europe, comme dans l’ESS ou l’EVS. Le tableau 3.1 de la section 3.1
donne un aperçu du degré d’interpénétration entre les UPE et les intervieweurs
dans les pays qui utilisent un plan de sondage à plusieurs degrés dans l’ESS6.
L’interaction entre les UPE et l’intervieweur est observable dans toutes les éditions
de l’ESS pour les pays utilisant un plan de sondage à plusieurs degrés.
Nous introduisons maintenant le modèle de mesure
qui comprend à la fois la variance de grappe
et de l’intervieweur dans les valeurs observées de
Pour
nous modélisons les observations de
sous la forme
avec
la valeur
définie comme étant une variable aléatoire de
moyenne nulle et de variance
que nous appelons variance de l’UPE, commune à
tous les répondants de l’UPE
sont des variables aléatoires iid et sont
indépendantes de
et
pour tous les
et
introduit un certain degré de similitude entre
les répondants d’une même UPE. Cela permet un effet aléatoire permanent de
l’UPE sur la mesure de
pour le répondant
ce qui le fait s’écarter de
(Chambers et Skinner, 2003, page 201).
Pour établir l’effet de l’échantillonnage et des
intervieweurs sur
nous définissons la partie aléatoire de
comme étant
qui a la structure de variance-covariance
suivante
où
et
est la corrélation entre l’observation de la
même UPE. La structure de variance-covariance de
signifie que les mesures de
sont corrélées si elles sont effectuées dans
la même UPE ou le même intervieweur. De plus, les mesures de
sont plus homogènes si elles sont réalisées
par un même intervieweur dans une même UPE. Le modèle
représente une généralisation du modèle
de Gabler et Lahiri (2009), en supprimant la
restriction selon laquelle aucun intervieweur ne travaille dans plus d’une UPE.
La variance de
selon le modèle
est donnée par
où
et
sont le poids d’enquête et l’observation pour
le répondant
respectivement et
Nous pouvons modifier le modèle
pour permettre un effet d’interaction entre
l’intervieweur et l’UPE, ce qui signifie que la covariance entre les
observations faites par un même intervieweur dans une même UPE n’est pas égale
à la somme de la covariance intra-intervieweur et intra-UPE. Nous appelons ce
modèle de mesure
et pour
l’observation de
est modélisée comme suit
avec
comme variable aléatoire de moyenne nulle et
de variance
commune à tous les répondants de l’UPE
qui ont été interviewés par l’intervieweur
Toutes les valeurs
pour
et
sont des variables aléatoires iid et sont
indépendantes de
pour tous les
et
L’effet aléatoire
introduit une corrélation supplémentaire entre
les observations réalisées par un même intervieweur au sein d’une même UPE, ce
qui ne peut pas être expliqué par les variances distinctes de l’UPE et de
l’intervieweur.
Pour
et
nous avons selon le modèle
Par conséquent, nous pouvons écrire la
variance de
selon le modèle
comme suit
où
2.4
Effet d’enquête
Après avoir établi la variance de
selon différents modèles de mesure, nous
pouvons définir l’effet associé à l’échantillonnage complexe et aux
intervieweurs. Nous l’appellerons effet
d’enquête, que nous définissons comme suit :
où
est le modèle de mesure supposé pour notre
enquête d’intérêt et
est le modèle de référence. Nous parlerons d’effet d’enquête pour distinguer
de l’effet de plan et de l’intervieweur, car
englobe les deux effets. Les autres sources de
variance, décrites dans le cadre de l’EET, ne sont pas prises en compte. Par
conséquent, nous désignerons par plan
d’enquête la combinaison d’un plan de sondage et d’un plan de travail
d’intervieweur.
L’effet d’enquête associé au modèle de mesure
est donné par
où
Le facteur
ne dépend pas du modèle de mesure et peut être
interprété comme une mesure de la variance des poids
Si nous écrivons la variance des poids comme
étant
avec
cette relation devient plus claire, puisque
avec
comme coefficient de variation des poids
d’enquête. Si les poids sont tous égaux, alors
et
devient 1. Les termes
et
peuvent être considérés comme des mesures de
la charge de travail moyenne des intervieweurs et de la taille de l’UPE,
respectivement. Si tous les poids sont égaux,
a la valeur
De plus, si tous les intervieweurs ont
exactement la même charge de travail, c’est-à-dire
pour
nous avons
a des propriétés semblables.
À la suite de Gabler et coll. (1999) et de Gabler et
Lahiri (2009) nous pouvons donner la borne supérieure suivante pour l’effet
d’enquête.
Résultat 1.
où
est l’effet d’enquête sous la condition que
pour toutes les valeurs
et
pour toutes les valeurs
La borne supérieure de
donnée dans le résultat 1, découle de
si
pour tous les
(Gabler et coll., 1999). La démonstration
se trouve dans l’annexe. Pour
un résultat analogue se vérifie. Notons qu’en
général, nous n’avons pas
Autrement dit, nous ne pouvons pas dire que l’effet
d’enquête est supérieur ou égal à l’effet d’enquête d’un plan de sondage de
pondération égale. Si les poids ont la même distribution de fréquence relative
entre tous les ensembles
l’inégalité (2.10) se vérifie (Gabler et
Lahiri, 2009), c’est-à-dire que nous obtenons
où
est le nombre de valeurs uniques dans
la fréquence de la valeur de pondération
et
la fréquence de la valeur de pondération
pour les répondants interviewés par
l’intervieweur
dans l’UPE
Nous pouvons toutefois donner une borne inférieure à
En utilisant le même argument que Gabler et
Lahiri (2009) dans la démonstration de leur résultat 6, nous obtenons
Avec le deuxième membre de l’inégalité (2.12), nous avons
un minimum facilement calculable de
qui ne dépend ni des poids, ni de la
répartition des charges de travail des intervieweurs, ni des tailles d’UPE.
Cela donne de précieux éléments d’orientation à l’étape de la planification
d’un plan d’enquête, car l’effet d’enquête prévu devrait être au moins aussi
élevé que
L’utilité pratique de la borne supérieure dans
le résultat 1 est quelque peu limitée par des hypothèses fortes sur
et
Plus les valeurs de
et
s’écartent de la distribution en un point des
charges de travail d’intervieweur et de tailles d’UPE, moins cette borne
devrait servir d’indication. Pour donner aux personnes planifiant une enquête
une statistique moins complexe aux fins de prévision de la valeur de
Lynn et Gabler (2004) ont proposé d’utiliser
comme
prédicteur de
où
est l’indice de Herfindahl pour la charge de
travail des intervieweurs, une mesure de la concentration, avec
(Fahrmeir, Heumann, Künstler, Pigeot et Tutz,
1997, page 83).
correspond à
et
correspond à
pour toutes les valeurs
est l’indice de Herfindahl pour les poids. Si
l’équation (2.11) se vérifie, nous avons
mais, la plupart des enquêtes, cela ne sera
pas vrai. C’est pourquoi Lynn et Gabler (2004) proposent d’examiner
la covariance entre les poids et les charges
de travail des intervieweurs. Plus
est proche de zéro, plus la distance entre
et
est petite. Il devrait être plus facile de
planifier une enquête avec des valeurs supposées pour
et
qu’avec des valeurs exactes de
et
Pour trouver des valeurs raisonnables de
et
on pourrait s’appuyer sur la comparaison de
ces valeurs provenant d’enquêtes ayant des plans d’enquête semblables. Dans
l’équation (2.11), les résultats sont analogues pour
Notons que nous pouvons aussi écrire
comme suit
L’expression de
dans l’équation (2.14) pourrait également
être utile à l’étape de planification d’une enquête, car elle montre qu’on peut
la planifier avec une certaine concentration des poids, plutôt que des valeurs
spécifiques de
Il est difficile d’établir une borne supérieure proche
générale pour
en l’absence de restrictions sur les valeurs
de
et
Toutefois, les poids d’enquête sont
habituellement mis à l’échelle de l’échantillon ou de la taille de la
population, et il n’est pas rare qu’ils soient bornés. Par exemple, l’ESS
fournit à ses utilisateurs des poids supérieurs à zéro et plus petits ou égaux
à 4 et les met à l’échelle de la taille de l’échantillon (ESS, 2014c, 2014b).
Si
pour tous les
avec
et
alors avec une valeur donnée de
(ou
on peut trouver les bornes supérieures de
(ou
en résolvant un problème d’optimisation
linéaire. On peut déduire une borne supérieure pour
à partir des valeurs données de
et
comme le montre l’équation (A.5) en
annexe.
La borne supérieure obtenue de
correspondra aux distributions de poids avec
une concentration très élevée, c’est-à-dire un nombre maximal des poids les
plus élevés possible. Cependant, on pourrait trouver des bornes plus
pertinentes en pratique en ajustant les contraintes du problème d’optimisation
linéaire, à partir de la distribution des poids des enquêtes ayant des plans de
sondage comparables. (Voir la formulation de ce programme linéaire en annexe.)
2.5
Effet de plan corrigé
Maintenant que nous avons établi l’effet d’enquête d’un
plan d’enquête, nous proposons un nouveau type d’effet d’enquête que nous
nommons effet de plan corrigé. Cette
statistique vise à quantifier l’effet marginal d’un plan d’enquête complexe en
présence d’un effet de l’intervieweur. Pour
cela, nous définissons l’effet suivant
où
Le modèle de référence
dans
modélise un échantillon aléatoire simple avec
un effet de l’intervieweur. Le facteur
indique à quel point l’effet de plan corrigé
est proche de l’effet d’enquête. Pour
l’effet de plan corrigé et l’effet d’enquête
sont égaux et plus
est proche de zéro, plus les deux effets sont
éloignés. Par conséquent, nous pouvons utiliser
pour construire une mesure de la contribution
de l’effet de l’intervieweur à l’effet d’enquête
Pour cela, nous établissons d’abord les bornes
suivantes pour
qui sont données dans le résultat 2.
Résultat 2.
La
démonstration du résultat 2 se trouve en annexe.
Nous définissons maintenant une mesure de la contribution
de l’effet de l’intervieweur à l’effet d’enquête
comme suit :
Pour toute valeur donnée de la charge de travail des
intervieweurs
la mesure
augmente strictement quand
diminue. Le maximum de
se produit quand
et
qui se produit si l’on a un seul intervieweur
produisant toujours la même mesure. Le minimum de
se produit quand
pour toute valeur donnée de
Si la concentration de la distribution de la
charge de travail entre intervieweurs augmente et que
reste fixe,
augmente également. Cette relation apparaît
plus clairement si nous écrivons
Par ailleurs, on pourrait aussi se servir du coefficient
de variation pour les charges de travail des intervieweurs
avec
pour décrire
étant donné que
(Lynn et Gabler, 2004). Notons que pour
nous avons
Au moyen des résultats 1 et 2, ainsi que de
l’inégalité (2.12), nous pouvons donner les bornes suivantes à l’effet de
plan corrigé.
Résultat 3.
où
est l’effet de plan corrigé en cas de charges
de travail d’intervieweurs égales et de tailles d’UPE égales. Les bornes de
données dans le résultat 3, ne dépendent
pas de
mais il faut noter que dans la borne
inférieure de
prend sa valeur de concentration maximale dans
tandis que
correspond à la concentration minimale de
Comme
ne dépend pas de
on peut trouver une borne supérieure (ou
inférieure) de
en obtenant les bornes supérieures (ou
inférieures) de
et
comme cela est décrit en annexe.
Enfin, nous introduisons un effet de plan corrigé qui
suppose le modèle de mesure
donné par
Comme dans le résultat 3, nous pouvons établir les
bornes suivantes de
Résultat 4.
Ici
correspond au cas où
le nombre de répondants qui appartiennent à
l’UPE
et qui sont interviewés par l’intervieweur
est une constante, c’est-à-dire
pour toutes les valeurs
et
Cela implique également que pour
nous ayons
et
La démonstration du résultat 4 se trouve
en annexe. En utilisant le modèle
au lieu de
on obtient plus de souplesse pour ajuster le
modèle de mesure aux données observées. La question de savoir si cela est
nécessaire est traitée dans la section 3.2, où les différents modèles de
mesure sont mis à l’essai l’un par rapport à l’autre pour les données de
l’ESS6.