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Partout au pays, les refuges constituent une source importante de soutien, surtout pour les femmes et les enfants qui cherchent à échapper à la violence familiale. En 2003-2004, 473 refuges ont signalé avoir accueilli plus de 95 000 femmes et enfants.
La grande majorité des femmes demeurant dans un refuge cherchaient à fuir une situation de violence psychologique ou physique infligée par leur époux ou leur conjoint de fait. Toutefois, près du quart des femmes s'y trouvaient pour d'autres raisons, le plus souvent parce qu'elles éprouvaient des problèmes de logement, mais aussi en raison de problèmes de toxicomanie ou de santé mentale.
Les refuges offraient aux femmes et aux enfants divers services, comme des services juridiques et du counselling à court terme, des services de renvoi en vue d'un logement, et des articles comme des vêtements, des meubles et des jouets pour les enfants.
En outre, en 2003-2004, environ 57 % des refuges offraient des programmes aux enfants exposés à la violence, ce qui représente toutefois une diminution par rapport à 1999-2000, alors que les trois quarts des refuges offraient de tels services.
Selon
des données recueillies en avril 2004, la majorité des femmes quittant
les refuges ne prévoyaient pas retourner vivre avec leur époux ou leur conjoint
de fait. Plusieurs femmes se dirigeaient vers un autre refuge ou comptaient
emménager dans un nouveau logement sans leur époux ou leur conjoint. D'autres
sont allées demeurer chez des amis ou des membres de leur famille, ou sont
rentrées à la maison sans leur conjoint ou leur partenaire. Enfin, on ignorait
la destination du quart des femmes quittant les refuges.
Le nombre annuel d'admissions de femmes et d'enfants dans les refuges a diminué de 11 % entre 1997-1998 et 2003-2004. Cette baisse s'explique surtout par une réduction de 21 % des admissions annuelles d'enfants durant cette période.