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La croissance et l'étalement des grands centres urbains du Canada se poursuivent

Diffusion : 2022-02-09

En 2021, près de trois Canadiens sur quatre (73,7 %) vivaient dans l'un des grands centres urbains du Canada, en hausse par rapport à 73,2 %, cinq ans plus tôt.

Ces grands centres urbains comptant une population de 100 000 habitants ou plus, appelés régions métropolitaines de recensement (RMR), ont été à l'origine de la majeure partie de la croissance démographique du Canada (+5,2 %) de 2016 à 2021.

Le Canada continue de s'urbaniser, les grands centres urbains bénéficiant le plus de l'arrivée des nouveaux immigrants au pays. De 2016 à 2019, le Canada a accueilli un nombre record d'immigrants et plus de 9 immigrants sur 10 se sont établis dans des RMR.

En 2021, on comptait six RMR de plus que cinq ans plus tôt, ce qui représente un autre signe de l'urbanisation croissante du pays.

Une croissance démographique rapide dans les villes accroît les besoins en infrastructures, en transport et en services de tous genres (y compris les services d'urgence de première ligne). La poursuite de l'étalement urbain soulève également des préoccupations environnementales comme une plus grande dépendance à l'automobile et l'empiétement sur les terres agricoles, les milieux humides et la faune.

En utilisant les nouvelles données du Recensement de 2021, on examine de quelle façon les 41 grands centres urbains du Canada ont évolué depuis 2016 ainsi que depuis le début de la pandémie. Pour la première fois, on se concentre sur les changements démographiques survenus dans les différentes régions situées au sein des RMR du Canada et on constate que la croissance démographique dans les villes n'a pas été uniforme sur leur territoire.

La plupart des RMR au Canada, grandes et petites, sont généralement structurées de la même façon. Il existe un centre-ville, généralement caractérisé par une forte concentration d'appartements, de condominiums, de bureaux, de boutiques, de restaurants, de théâtres et de bars. Il y a ensuite une périphérie urbaine, qui comprend souvent des quartiers de maisons unifamiliales ou de maisons en rangée dotées d'une cour, de petits immeubles de condominiums et d'appartements, occasionnellement séparés par des zones commerciales ou industrielles. Divers types de banlieues entourent le cœur du centre-ville et sa périphérie urbaine, et selon la taille de la ville, le trajet jusqu'au centre-ville peut durer de 10 minutes à 30 minutes ou prendre plus de temps (voir l'encadré Qu'est-ce qui constitue un centre-ville ou une banlieue?).

Bien que la plupart des RMR se présentent sous la même forme, chacune est unique dans le sens qu'elle reflète le caractère des Canadiens qui l'habitent. L'emplacement géographique à l'intérieur du pays et les prix de l'immobilier constituent également des facteurs d'importance, tout comme les avantages économiques, sociaux, sanitaires et scolaires offerts à ceux qui choisissent d'y vivre.

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Faits saillants

En 2021, près de trois Canadiens sur quatre (73,7 %) vivaient dans l'un des grands centres urbains du Canada, en hausse par rapport à 73,2 %, cinq ans plus tôt.

Les centres-villes connaissent une croissance rapide, bien plus rapide qu'auparavant. De 2016 à 2021, les populations des centres-villes des grands centres urbains ont augmenté plus rapidement (+10,9 %) que celles des centres urbains en général (+6,1 %). Les populations des centres-villes ont également augmenté à un rythme plus de deux fois plus rapide que celui observé au cours du cycle de recensement précédent (+4,6 %).

Parallèlement, l'étalement urbain s'est poursuivi et s'est accéléré dans de nombreuses RMR. Dans l'ensemble, les banlieues les plus éloignées des centres-villes ont enregistré une croissance plus rapide (+8,8 %) que la périphérie urbaine (+3,7 %) et que les banlieues situées plus près des centres-villes (+5,8 %).

Au printemps 2021, 3,5 % des Canadiens (1 281 474 personnes) vivaient dans le centre-ville de l'un des 41 grands centres urbains du pays. Les centres-villes les plus peuplés étaient ceux de Toronto (275 931 personnes), de Vancouver (121 932 personnes), de Montréal (109 509 personnes), d'Ottawa (67 169 personnes) et d'Edmonton (55 387 personnes).

Vancouver (18 837 habitants par kilomètre carré) présentait le centre-ville le plus densément peuplé.

Le centre-ville de Halifax a connu la croissance la plus rapide (+26,1 %) de 2016 à 2021. Dans plusieurs des plus grands centres urbains du Canada, les centres-villes ont également connu une croissance démographique très soutenue, à savoir à Montréal (+24,2 %), à Calgary (+21,0 %) et à Toronto (+16,1 %).

Dans les trois plus grands centres urbains du Canada, les banlieues éloignées (situées à 30 minutes ou plus du centre-ville) ont connu une croissance plus rapide que la périphérie urbaine et les banlieues situées plus près des centres-villes, une preuve de plus de l'étalement urbain en cours.

L'étalement urbain s'est également poursuivi dans les banlieues intermédiaires (de 20 à 30 minutes du centre-ville) d'Edmonton (+23,4 %), de Calgary (+23,3 %) et d'Ottawa (+21,4 %). La croissance dans ces banlieues intermédiaires a été nettement supérieure à celle de leurs périphéries urbaines, banlieues rapprochées et centres-villes respectifs.

La pandémie de COVID-19 a mis fin à la croissance démographique rapide observée dans les centres-villes du Canada de 2016 à 2019.

Au 1er juillet 2021, le nombre de personnes vivant dans les centres-villes de Montréal (-3,1 %) et de Vancouver (-2,9 %) était moins élevé qu'il ne l'était à la même date, un an plus tôt. Cela contraste avec la période censitaire dans son ensemble, la population du centre-ville de Montréal ayant augmenté en moyenne de 4,8 % par année de 2016 à 2021, tandis que, à Vancouver, la population du centre-ville a augmenté en moyenne de 1,5 % par année.

La croissance démographique a également ralenti dans les banlieues depuis le début de la pandémie, mais dans une moindre mesure que dans les centres-villes.

Les centres-villes des grands centres urbains du Canada connaissent une croissance rapide tandis que l'étalement urbain se poursuit

Deux phénomènes simultanés métamorphosent la plupart des grands centres urbains du Canada.

La population de la grande majorité des centres-villes croît plus rapidement qu'auparavant, tandis que l'étalement urbain se poursuit et s'accélère même dans certains grands centres urbains.

Alors que la population des quartiers situés entre le centre-ville et les banlieues les plus éloignées augmente également, elle croît cependant à un rythme beaucoup plus lent.

Qu'est-ce qui constitue un centre-ville ou une banlieue?

Une région métropolitaine de recensement (RMR) est un grand centre urbain comptant 100 000 habitants ou plus.

Les centres-villes sont situés dans le noyau central d'une RMR et toutes les autres régions peuvent être caractérisées par leur proximité par rapport au centre-ville.

Les centres-villes ont été définis en fonction de la densité des emplois, et leurs limites ont fait l'objet de consultations approfondies avec des municipalités de l'ensemble du pays, ainsi qu'avec d'autres experts et urbanistes. Pour en apprendre davantage sur les méthodes utilisées afin de déterminer les limites des centres-villes, veuillez consulter l'article intitulé Définir les quartiers des centres-villes du Canada : limites de 2016.

Chaque RMR possède un centre-ville primaire, situé dans la municipalité centrale historique de la RMR. Ainsi, le centre-ville de la RMR de Toronto se situe dans la municipalité de Toronto.

Des centres-villes secondaires ont également été définis en fonction de la densité des emplois et des chiffres de la population dans certaines autres municipalités de la RMR. Par exemple, la municipalité de Mississauga, qui fait partie de la RMR de Toronto, a un centre-ville dit secondaire pour l'ensemble de la RMR de Toronto, puisque le centre-ville primaire de la RMR est situé dans la municipalité centrale de Toronto.

La présente analyse concerne seulement les centres-villes primaires, et le terme « centre-ville » est utilisé pour désigner les centres-villes primaires des RMR. Des données à propos des centres-villes secondaires sont présentées dans les tableaux qui figurent à la fin de ce communiqué.

Aux fins de la présente analyse, les zones situées à l'extérieur du centre-ville, dans les RMR, peuvent être divisées en quatre zones distinctes caractérisées par le temps que mettrait une personne pour se rendre au centre-ville en voiture.

Une périphérie urbaine est située à moins de 10 minutes en voiture du centre-ville.

Une banlieue rapprochée est située de 10 à 20 minutes du centre-ville.

Une banlieue intermédiaire est située de 20 à 30 minutes du centre-ville.

Une banlieue éloignée est située à 30 minutes ou plus du centre-ville.

Chaque zone est définie par le temps de trajet qui sépare le centre-ville des secteurs de recensement (petites régions géographiques relativement stables, comptant de 2 500 à 8 000 habitants) périphériques, et ce, en fonction du temps nécessaire pour revenir du centre-ville en voiture, en dehors des heures de pointe.

Le temps de trajet en voiture est plus représentatif de la réalité que ne l'est la distance en kilomètres entre un quartier périphérique et un centre-ville, étant donné les obstacles géographiques ou structurels qui pourraient être rencontrés en cours de route, comme des rivières, des ravins ou des voies ferrées qui peuvent ralentir ou bloquer l'accès au centre-ville.

Bien que le Canada compte 41 RMR, on inclut dans cette étude 42 centres-villes afin de distinguer les régions ontarienne et québécoise d'Ottawa–Gatineau.

Carte 1  Vignette de la carte 1: L'étalement urbain se poursuit dans la région métropolitaine de recensement de Toronto, alors que la population de son centre-ville croît plus rapidement qu'avant
L'étalement urbain se poursuit dans la région métropolitaine de recensement de Toronto, alors que la population de son centre-ville croît plus rapidement qu'avant

Carte 2  Vignette de la carte 2: Le centre-ville de Montréal a enregistré la deuxième plus forte croissance démographique à l'échelle nationale de 2016 à 2021, tandis que sa banlieue éloignée connaît également une augmentation rapide de sa population
Le centre-ville de Montréal a enregistré la deuxième plus forte croissance démographique à l'échelle nationale de 2016 à 2021, tandis que sa banlieue éloignée connaît également une augmentation rapide de sa population

Carte 3  Vignette de la carte 3: La banlieue éloignée représente plus de la moitié de la croissance démographique de la région métropolitaine de recensement de Vancouver, tandis que son centre-ville présente la plus forte densité de population du pays
La banlieue éloignée représente plus de la moitié de la croissance démographique de la région métropolitaine de recensement de Vancouver, tandis que son centre-ville présente la plus forte densité de population du pays

Les centres-villes connaissent une croissance plus rapide qu'il y a cinq ans

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: Parmi les centres-villes du Canada, la population augmente le plus rapidement dans ceux de Halifax, de Montréal et de Kelowna
Parmi les centres-villes du Canada, la population augmente le plus rapidement dans ceux de Halifax, de Montréal et de Kelowna

Dans l'ensemble, les populations des centres-villes ont augmenté à un rythme plus de deux fois plus rapide de 2016 à 2021 (+10,9 %) par rapport à la période quinquennale précédente (+4,6 %), malgré un ralentissement survenu depuis le début de la pandémie, au printemps 2020.

La plupart des centres-villes (36 sur 42) ont vu leur population augmenter de 2016 à 2021. La plupart ont également vu leur rythme de croissance démographique s'accélérer (33 sur 42) par rapport au cycle de recensement précédent, de 2011 à 2016.

La population des centres-villes (+10,9 %) a également augmenté plus rapidement que celle de l'ensemble des RMR (+6,1 %). Autrement dit, les centres urbains, particulièrement les centres-villes, sont devenus plus densément peuplés depuis 2016.

Il s'agit là d'un revirement de tendance par rapport à la période allant de 2011 à 2016, lorsque la population des centres-villes (+4,6 %) augmentait moins vite que celle de l'ensemble des RMR (+6,2 %).

Plusieurs centres-villes dans les plus grandes RMR du Canada, celles comptant un million d'habitants ou plus, étaient parmi ceux qui ont connu la croissance la plus rapide de 2016 à 2021 (Montréal : +24,2 %, Calgary : +21,0 %, Toronto : +16,1 %).

La population du centre-ville de Halifax (+26,1 %) a augmenté à un rythme presque trois fois plus rapide par rapport à l'ensemble de la RMR de Halifax (+9,1 %), tandis que la population du centre-ville de Montréal (+24,2 %) s'est accrue à un rythme plus de cinq fois plus rapide que celle de la RMR de Montréal (+4,6 %).

Les rythmes de croissance de la population des deux plus grands centres-villes du Canada — Toronto (+16,1 %) et Vancouver (+7,4 %) — ont également dépassé les taux de croissance de la population des RMR dans lesquelles ils se situent (+4,6 % à Toronto et +7,3 % à Vancouver).

L'accélération récente de la croissance démographique dans les centres-villes peut s'expliquer par divers facteurs. D'une part, les administrations de plusieurs villes ont adopté des plans visant à densifier les centres-villes et à y accroître l'offre de logements. D'autre part, le désir de vivre dans les quartiers centraux demeure fort, puisque nombre de personnes désirent minimiser leur temps de navettage en habitant plus près de leur lieu de travail et souhaitent vivre dans un secteur dynamique de leur ville, qui offre de nombreux services et sources de divertissement à proximité.

Depuis le début de la pandémie, l'attrait de la vie au centre-ville a peut-être perdu une partie de son charme, car un nombre plus élevé de personnes travaillent à domicile et ont moins d'occasions de participer à des activités culturelles ou de divertissement. Les estimations démographiques produites chaque trimestre et chaque année par Statistique Canada permettront de déterminer si les tendances de la croissance de la population changeront au cours des prochaines années.

L'étalement urbain se poursuit dans les plus grandes régions métropolitaines du Canada

Graphique 1  Graphique 1: À Toronto, à Montréal et à Vancouver, les centres-villes et les banlieues éloignées connaissent les croissances démographiques les plus rapides, tandis que les populations des banlieues intermédiaires de Calgary, d'Edmonton et d'Ottawa augmentent fortement
À Toronto, à Montréal et à Vancouver, les centres-villes et les banlieues éloignées connaissent les croissances démographiques les plus rapides, tandis que les populations des banlieues intermédiaires de Calgary, d'Edmonton et d'Ottawa augmentent fortement

Les populations des centres-villes, de la périphérie urbaine et des banlieues rapprochées, intermédiaires et éloignées se sont accrues dans la plupart des grands centres urbains de 2016 à 2021, mais leur rythme de croissance a varié de façon considérable.

Par exemple, dans les trois plus grands centres urbains du Canada, les banlieues éloignées (situées à 30 minutes ou plus du centre-ville) ont connu une croissance plus rapide que celle observée dans la périphérie urbaine et les banlieues situées plus près du centre-ville. Les croissances démographiques dans les banlieues éloignées de Toronto (+9,4 %), de Montréal (+7,0 %) et de Vancouver (+9,5 %) ont toutes surpassé celle de la RMR dans laquelle elles se situent.

Dans la RMR de Vancouver, les banlieues éloignées ont connu la croissance la plus rapide de 2016 à 2021, tandis que, à Toronto et à Montréal, le rythme de croissance dans les banlieues éloignées n'a été dépassé que par celui de leur centre-ville. À Toronto, près des trois quarts de la croissance démographique totale dans la RMR provenaient des banlieues éloignées.

L'étalement urbain s'est également produit dans les banlieues intermédiaires (de 20 à 30 minutes du centre-ville) d'Edmonton (+23,4 %), de Calgary (+23,3 %) et d'Ottawa (+21,4 %). La croissance dans ces banlieues intermédiaires a nettement dépassé celle de leurs périphéries urbaines, banlieues rapprochées et centres-villes respectifs.

La croissance démographique soutenue des banlieues intermédiaires et éloignées peut être attribuable à divers facteurs, dont le manque d'espace pour construire de nouveaux logements à proximité du centre-ville, le désir de certaines familles de posséder une résidence plus grande ou un terrain plus vaste, les prix moins élevés des logements en périphérie ou le désir de se rapprocher de la nature.

L'étalement urbain se produit également dans les RMR de taille moyenne du Canada, mais contrairement aux six plus grands centres urbains, ce sont les banlieues rapprochées, situées de 10 à 20 minutes en voiture du centre-ville, qui connaissent la croissance démographique la plus rapide.

Dans ces plus petites régions métropolitaines, davantage de terrains sont souvent encore disponibles à proximité du centre-ville.

Dans certaines banlieues, la croissance démographique peut avoir été stimulée par une possibilité plus grande de travailler à domicile pendant la pandémie. Une étude récente a montré qu'environ 40 % des emplois au Canada pourraient être raisonnablement exercés à domicile. En effet, en avril 2020, pendant la première vague de la pandémie, environ 40 % des employés ont effectué la majorité de leurs heures de travail à domicile, en hausse par rapport à 4 % en 2016. Au moment du recensement, au mois de mai 2021, 5,1 millions de Canadiens travaillaient au moins la moitié de leurs heures habituelles à domicile.

La hausse des prix de l'immobilier pourrait également être un facteur important, les prix des logements neufs ayant augmenté de 11,3 % d'une année à l'autre à l'échelle nationale en mai 2021, ce qui représente la plus forte augmentation depuis novembre 2006, et les prix des logements neufs étant 17,8 % plus élevés qu'en 2016. La hausse des prix du logement a peut-être incité les Canadiens à déménager dans des banlieues plus éloignées, où des maisons plus grandes pourraient être offertes à des coûts moindres par rapport à celles situées plus près du centre-ville.

En 2020 et en 2021, la population de la plupart des centres-villes du Canada a augmenté plus lentement ou a diminué en raison de la pandémie

Depuis le début de la pandémie au printemps 2020, beaucoup moins de Canadiens se rendent au travail au centre-ville, car de nombreuses entreprises et de nombreux organismes gouvernementaux, qui pouvaient se le permettre, ont opté pour la transition vers un milieu de travail virtuel à domicile.

Toutefois, la forte baisse des niveaux de circulation des navetteurs vers le centre-ville n'a pas entraîné une baisse de la population de la même ampleur selon les estimations démographiques provisoires les plus récentes.

Par exemple, du 1er juillet 2020 à la fin de juin 2021, la population du centre-ville de Toronto (+0,4 %) a continué de croître, quoiqu'à un rythme beaucoup plus lent comparativement au rythme de croissance enregistré pendant l'ensemble de la période allant de 2016 à 2021 (+3,2 % par année). Cela peut être lié à l'offre de logements, en particulier celle de condominiums, pour lesquels de nouvelles unités ont continué à arriver sur le marché même après le début de la pandémie. Certains acheteurs ayant fait l'acquisition de leur logement avant le début de la pandémie pourraient n'en avoir pris possession qu'en 2020 ou en 2021.

Du 1er juillet 2020 à la fin de juin 2021, le rythme de croissance a ralenti dans la grande majorité des centres-villes (38 sur 42) par rapport aux années précédant la pandémie (2016 à 2019). En outre, la population a diminué dans 30 des 42 centres-villes du 1er juillet 2020 à la fin de juin 2021, mais il s'agit d'une légère baisse dans la plupart des cas.

Par exemple, avec l'arrivée de la pandémie, la population a diminué dans les centres-villes des deuxième et troisième plus grands centres urbains du Canada. Au 1er juillet 2021, le nombre de personnes vivant dans les centres-villes de Montréal (-3,1 %) et de Vancouver (-2,9 %) était moins élevé qu'il ne l'était à la même date un an plus tôt. Cela contraste avec la période censitaire dans son ensemble, la population du centre-ville de Montréal ayant augmenté en moyenne de 4,8 % par année de 2016 à 2021, tandis que, à Vancouver, la population du centre-ville a augmenté en moyenne de 1,5 % par année.

La croissance démographique a également ralenti dans les banlieues en 2020 et en 2021, soit l'année suivant le début de la pandémie

Les estimations démographiques provisoires montrent que, depuis le début de la pandémie de COVID-19, le rythme de la croissance démographique dans les banlieues a aussi ralenti, quoique de manière moindre que dans les centres-villes.

Par exemple, du 1er juillet 2020 à la fin de juin 2021, la population des banlieues éloignées dans les RMR de Toronto (+1,8 %) et de Montréal (+0,7 %) a augmenté à un rythme légèrement plus lent comparativement aux moyennes annuelles de 2016 à 2021 (+1,9 % à Toronto; +1,4 % à Montréal).

Plusieurs raisons pourraient expliquer le fait que les répercussions de la pandémie sur la croissance démographique ont été moins importantes dans les banlieues que dans les centres-villes. Il est possible que certaines personnes, parmi celles qui travaillent à domicile depuis le début de la pandémie, aient choisi de migrer du centre-ville vers les banlieues, à la recherche de logements plus grands et plus abordables.

Étant donné que les nouveaux arrivants au Canada sont plus susceptibles de s'établir dans le noyau des centres urbains, les restrictions frontalières visant à ralentir la propagation de la COVID-19 peuvent avoir eu moins d'incidence sur la croissance démographique dans les banlieues éloignées, mais ont contribué davantage à ralentir celle des centres-villes.

Les centres-villes de Vancouver et de Toronto sont de loin les plus densément peuplés au Canada

Graphique 2  Graphique 2: Les centres-villes des plus grands centres urbains ont aussi la densité de population la plus élevée
Les centres-villes des plus grands centres urbains ont aussi la densité de population la plus élevée

Au printemps 2021, environ 3,5 % des Canadiens (1 281 474 personnes) vivaient dans les centres-villes de l'une des 41 RMR du pays.

Les centres-villes les plus peuplés étaient ceux de Toronto (275 931 habitants), de Vancouver (121 932 habitants), de Montréal (109 509 habitants), d'Ottawa (67 169 habitants) et d'Edmonton (55 387 habitants).

Comme les centres-villes se caractérisent souvent par la présence de tours d'habitation, on y retrouve une densité de population parmi les plus élevées au pays.

En 2021, la densité de population des centres-villes de l'ensemble des RMR était de 5 385 habitants par kilomètre carré. Vancouver (18 837 habitants par kilomètre carré) avait le centre-ville le plus densément peuplé, suivi de Toronto (16 608 habitants par kilomètre carré).

À titre comparatif, à Manhattan, l'arrondissement le plus dense de la ville de New York, on comptait 28 668 personnes par kilomètre carré en 2020 (9,5 Mo, en anglais et en format PDF seulement).

L'immensité du Canada fait en sorte que la densité de sa population est l'une des plus faibles au monde, s'établissant à quatre habitants par kilomètre carré. Pour les 41 RMR au Canada considérées ensemble, on compte 226 personnes par kilomètre carré.

La densité de la population diminue à mesure que l'on s'éloigne du centre-ville

Graphique 3  Graphique 3: La densité de la population augmente considérablement à mesure que l'on se rapproche du centre-ville
La densité de la population augmente considérablement à mesure que l'on se rapproche du centre-ville

Généralement, plus les quartiers sont situés loin des centres-villes, moins la densité de leur population est élevée.

Les résultats du recensement montrent que les banlieues éloignées (régions situées à 30 minutes ou plus du centre-ville en voiture) de Toronto et de Vancouver avaient une densité de population d'un peu moins de 500 habitants par kilomètre carré en mai 2021. À Montréal, ce chiffre était d'un peu plus de 300 habitants par kilomètre carré.

Cette densité était encore plus faible à Calgary, à Edmonton et à Ottawa, où l'on comptait moins de 50 habitants par kilomètre carré dans les banlieues éloignées. Cela s'explique en grande partie par le fait que, contrairement aux trois plus grandes régions métropolitaines du Canada, davantage de terrains peuvent encore y être aménagés.

Regard vers l'avenir : une étude plus approfondie de la composition des villes

Les données du Recensement de 2021 qui seront diffusées au cours des prochains mois permettront de mieux comprendre les quartiers diversifiés des plus grands centres urbains du Canada. Retrouve-t-on plus de personnes âgées ou de jeunes adultes dans les centres-villes? Où les familles ayant des enfants se concentrent-elles? Quelles sont les parties de la ville qui accueillent davantage de Canadiens célibataires?

Les données des prochaines diffusions du recensement feront la lumière sur ces questions et bien d'autres encore.

Le saviez-vous? À l'extérieur des grands centres urbains, la population augmente également, bien qu'à un rythme plus lent que celui observé dans les régions urbaines du Canada

Pour en apprendre davantage sur les chiffres de population et des logements totaux tirés du Recensement de 2021, veuillez consulter les autres documents analytiques diffusés aujourd'hui.

L'article du Quotidien intitulé « Le Canada premier de la croissance du G7 malgré la COVID » présente les principaux résultats obtenus à l'échelle nationale, provinciale et territoriale. Il présente également certaines tendances démographiques relatives aux régions rurales du Canada.

L'article de la série Recensement en bref intitulé « Croissance démographique dans les régions rurales du Canada, 2016 à 2021 » brosse un portrait plus détaillé de la croissance démographique dans les régions rurales du Canada.

L'article de la série Recensement en bref intitulé « Les municipalités canadiennes avec les croissances et les décroissances les plus rapides de 2016 à 2021 » examine les municipalités canadiennes (subdivisions de recensement) qui étaient les plus grandes en 2021, et celles dont la population a connu l'augmentation ou la diminution les plus rapides de 2016 à 2021. Il présente également certaines tendances relatives à l'étalement urbain au Canada.









  Note aux lecteurs

Les Canadiens et Canadiennes sont invités à télécharger l'application StatsCAN pour visualiser les résultats du rencensement.

Définitions, concepts et géographie

Les taux d'accroissement démographique présentés dans ce document sont calculés en faisant la différence dans la taille de la population entre deux dates (entre deux recensements, par exemple), divisée par la population de la première date. Ils sont exprimés sous forme de variation en pourcentage.

Toutes les données et tous les résultats présentés dans ce document reposent sur les limites géographiques de 2021.

Selon les limites géographiques du Recensement de 2021, le Canada compte 41 régions métropolitaines de recensement (RMR) et 111 agglomérations de recensement (AR). Les lecteurs peuvent consulter les cartes de référence pour les RMR et les AR.

Les six nouvelles RMR sont Fredericton (Nouveau-Brunswick), Drummondville (Québec), Red Deer (Alberta), Kamloops (Colombie-Britannique), Chilliwack (Colombie-Britannique) et Nanaimo (Colombie-Britannique).

En outre, la RMR d'Ottawa–Gatineau a été agrandie pour inclure les AR d'Arnprior et de Carleton Place. De même, la RMR de Windsor a été agrandie pour inclure l'AR de Leamington.

Deux AR classées comme telles dans le cadre du Recensement de 2016 ont cessé d'être des AR en 2021 : Bay Roberts (Terre-Neuve-et-Labrador) et Cold Lake (Alberta).

Cinq nouvelles AR ont été créées depuis le Recensement de 2016 : Sainte-Agathe-des-Monts (Québec), Amos (Québec), Essa (Ontario), Trail (Colombie-Britannique) et Ladysmith (Colombie-Britannique).

Pour les définitions détaillées des RMR et des AR, veuillez consulter le Dictionnaire du recensement.

Produits et diffusions du Recensement de la population de 2021

Aujourd'hui, Statistique Canada diffuse les premiers résultats du Recensement de la population de 2021. Ces résultats portent sur la croissance de la population et des logements de 2016 à 2021, à l'échelle du pays, des provinces et des territoires, ainsi que pour divers échelons géographiques infraprovinciaux.

Plusieurs produits du Recensement de 2021 sont également accessibles à partir d'aujourd'hui sur le module Web du Programme du Recensement de 2021. Ce module Web a été conçu pour donner un accès facile et sans frais aux données du recensement.

Les produits analytiques comprennent deux articles dans Le Quotidien et deux articles de la série Recensement en bref.

Les produits de données comprennent les chiffres de population et des logements pour de nombreuses régions géographiques normalisées, et sont accessibles au moyen du Profil du recensement et des Faits saillants en tableaux.

La série Perspective géographique présente des données et des faits saillants sur les principaux thèmes abordés dans cet article du Quotidien et dans les articles de la série Recensement en bref, et ce, pour divers niveaux géographiques. De plus, une nouvelle visualisation des données, Classement des 10 municipalités les plus peuplées, de 1901 à 2021, est maintenant offerte.

Les produits de référence sont conçus pour aider les utilisateurs à tirer le maximum des données du recensement. Ils comprennent le Guide du Recensement de la population, 2021, le Dictionnaire, Recensement de la population, 2021 et les questionnaires du Recensement de la population de 2021. Le Dictionnaire et le Guide sont mis à jour en fonction des nouveaux renseignements tout au long du cycle de diffusion.

Les produits et services géographiques liés au Programme du Recensement de 2021 se trouvent sous Géographie. Cela comprend GéoRecherche, un outil de cartographie interactif, et des cartes thématiques, qui montrent des données pour diverses régions géographiques normalisées, ainsi que Perspective géographique et le Visualiseur de données du Programme du recensement, qui sont des outils de visualisation des données.

Au cours des prochains mois, Statistique Canada continuera à diffuser les résultats du Recensement de la population de 2021, et présentera un portrait encore plus complet de la population canadienne. Veuillez consulter le calendrier de diffusion du Recensement de 2021  pour connaître les dates de diffusion des données et des analyses touchant différents thèmes tout au long de 2022.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).

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