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Enquête sur la gestion des fermes, 2017

Diffusion : 2019-04-26

Le Recensement de l'agriculture de 2016 a permis de dénombrer 193 492 exploitations agricoles au Canada. Ces dernières sont des entreprises complexes qui nécessitent un important travail de gestion et d'organisation. Les producteurs agricoles doivent constamment s'ajuster en fonction de l'évolution des technologies, de l'émergence d'enjeux et d'imprévus et de la mise en vigueur de nouvelles lois et de nouveaux règlements.

Les pratiques de gestion relatives à la main-d'œuvre, aux intrants agricoles et aux répercussions d'activités agricoles sur l'environnement ou encore l'intégration de nouvelles technologies sont autant d'exemples qui témoignent de la façon dont les exploitations agricoles évoluent afin de s'adapter à un environnement changeant.

Les exploitants agricoles ont recours aux heures supplémentaires et aux nouvelles technologies pour gérer le manque de main-d'œuvre

En 2017, 20 % des exploitations agricoles canadiennes ont demandé à leurs employés de faire des heures supplémentaires afin de combler une pénurie de main-d'œuvre. Cette même année, 14 % des exploitations agricoles ont adopté des technologies améliorées afin de réduire leurs besoins en main-d'œuvre, tandis que 8 % d'entre elles ont restructuré leur exploitation afin de réduire ou d'éliminer certaines fonctions de la ferme.

Dans l'ensemble, 65 % des exploitations agricoles ont déclaré ne pas être préoccupés par le manque de main-d'œuvre ou ne pas avoir entrepris de démarches pour s'attaquer aux problèmes de dotation.

En 2017, 54 % des exploitations agricoles de la Nouvelle-Écosse, 44 % de celles du Nouveau-Brunswick et 29 % de celles de l'Île-du-Prince-Édouard ont déclaré ne pas être préoccupées par les besoins de main-d'œuvre. Dans ces trois provinces, l'adoption de technologies améliorées ainsi que le recours aux heures supplémentaires et aux programmes de formation et d'accréditation des employés étaient les méthodes les plus communément utilisées pour gérer les besoins de main-d'œuvre.

Les exploitants agricoles peuvent également se prévaloir du Programme des travailleurs étrangers temporaires (TET) pour gérer leurs besoins de main-d'œuvre. À l'échelle nationale, 4 % des fermes y ont eu recours en 2017, celles de la Colombie-Britannique (12 %) et de la Nouvelle-Écosse (11 %) étant les plus susceptibles de l'utiliser.

Selon leur type d'exploitation agricole, les producteurs de fruits, de légumes, de petits fruits ou de noix (33 %) - culture qui exige une forte intensité de main-d'œuvre — étaient les plus susceptibles d'utiliser le programme des TET. Ces producteurs avaient également plus souvent recours aux technologies améliorées (33 %) et aux heures supplémentaires (27 %) et misaient davantage sur la formation de leurs employés (25 %) que tout autre type d'exploitations agricoles pour gérer les besoins de main-d'œuvre.

Les fermes laitières sont plus susceptibles d'avoir recours à des exploitants à forfait

Les exploitants à forfait utilisent leur propre équipement pour effectuer des travaux sur la terre d'un gérant de ferme pour un tarif ou un prix fixe. En 2017, 43 % des exploitations agricoles du Canada avaient recours à des exploitants à forfait.

Selon le type d'exploitation agricole, les fermes laitières (69 %) et les producteurs de grandes cultures (55 %) étaient plus susceptibles d'avoir recours à ce type de travailleurs. Sur le plan géographique, avoir recours à des exploitants à forfait était plus répandu dans les exploitations agricoles de l'Ontario (58 %) et du Québec (51 %).

Le Québec et le Nouveau-Brunswick affichent la plus forte proportion de fermes ayant un plan agroenvironnemental

Un plan agroenvironnemental (PA) est une évaluation écrite, générale et officielle des préoccupations ou des problèmes environnementaux liés à une exploitation. En 2017, 40 % des exploitations agricoles au Canada avaient établi un PA, 7 % étaient en train d'en élaborer un et 53 % n'en avaient pas.

À l'échelle nationale, les exploitations agricoles du Québec (81 %) et du Nouveau-Brunswick (74 %) étaient les plus susceptibles d'avoir un PA en 2017. Au Québec, la seule province obligeant la plupart des types d'exploitations agricoles à se doter de PA, 82 % des exploitations agricoles qui disposaient de ces plans les avaient élaborés moins de deux ans auparavant. En revanche, les fermes des provinces de l'Ouest (de 25 % à 28 %) étaient moins susceptibles de déclarer avoir un PA.

Selon leur type d'exploitation agricole, 81 % des producteurs laitiers, 80 % des producteurs porcins et 71 % des producteurs de volaille avaient un PA — les plus fortes proportions — alors que les producteurs de bovins de boucherie (30 %) étaient moins susceptibles d'avoir un tel plan comparativement aux autres types de producteurs.

De nombreuses fermes canadiennes ont recours à la technologie du système de localisation GPS pour gérer leurs exploitations agricoles

En 2017, 84 % des producteurs de grandes cultures ont utilisé des appareils GPS. La plupart des producteurs de grandes cultures ayant déclaré s'être servis de cette technologie l'ont utilisée comme système de guidage (90 %), pour cartographier le rendement des terres (32 %) et pour cibler ou varier le taux d'épandage d'engrais (28 %).

Au Manitoba (95 %), en Saskatchewan (95 %) et en Alberta (90 %), la plupart des producteurs de grandes cultures se servaient d'équipement GPS, et ce, principalement afin de guider la machinerie.

Les producteurs de plantes fourragères se trouvant au Manitoba (42 %) et en Saskatchewan (40 %) étaient les plus susceptibles d'utiliser des appareils GPS, et ce, surtout pour guider la machinerie. Ils les utilisaient aussi pour épandre de l'engrais et pour permettre de concevoir un meilleur système de drainage des champs.

La plupart des producteurs de grandes cultures épandent des herbicides sur leurs champs

La lutte antiparasitaire est un autre aspect important de la gestion des exploitations agricoles. Au Canada, 93 % des producteurs de grandes cultures ont eu recours à des herbicides, 38 %, à des fongicides, 26 %, à des insecticides et 1 %, à des bios pesticides pour combattre les organismes nuisibles à leur culture.

De même, 76 % des producteurs de fruits, de légumes, de petits fruits ou de noix ont eu recours à des herbicides, 70 %, à des fongicides, 68 %, à des insecticides et 9 %, à des bios pesticides.

En 2017, l'utilisation d'herbicides dans la production de grandes cultures était très répandue dans toutes les provinces échantillonnées (de 90 % à 98 %). L'utilisation d'insecticides a été déclarée plus souvent en Ontario que dans les autres provinces (35 % des producteurs de grandes cultures). Au Manitoba, 61 % des producteurs de grandes cultures ont utilisé des fongicides, ce qui est supérieur aux autres provinces.

En ce qui concerne la production des fruits, des légumes, des petits fruits et des noix, les herbicides étaient le plus souvent épandus au Manitoba (93 %) et en Alberta (98 %), alors que les insecticides étaient davantage utilisés à l'Île-du-Prince-Édouard (97 %) et au Manitoba (87 %). Les producteurs agricoles du Manitoba (96 %) étaient plus nombreux à utiliser des fongicides que ceux des autres provinces.










  Note aux lecteurs

L'enquête sur la gestion des fermes

L'enquête sur la gestion des fermes (EGF) est un projet collaboratif entre Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada.

L'EGF contribue au travail d'Agriculture et Agroalimentaire Canada en mesurant certaines pratiques de gestion du secteur agricole. Les renseignements recueillis dans le cadre de la présente enquête permettent d'orienter la prise de décisions relatives aux politiques agricoles provinciales et nationales.

Information méthodologique

De plus amples renseignements à propos de l'Enquête sur la gestion des fermes sont disponibles.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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