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Définition de la crainte de la criminalité dans le quartier
La crainte de la criminalité désigne la peur, plutôt que la probabilité, de devenir victime d'un crime. Le concept est normalement mesuré en évaluant le niveau de sécurité perçu par une personne dans différentes situations, par exemple à la maison, dans la collectivité ou en utilisant les transports en commun. La présente étude repose sur une mesure de la crainte de la criminalité qui se rapproche le plus du concept de la crainte de la criminalité d'une personne dans son quartier. [Texte intégral]
Qui a signalé une crainte de la criminalité dans le quartier?
La crainte de la criminalité dans le quartier affichée par les résidents de collectivités urbaines variait selon un certain nombre de caractéristiques sociodémographiques (tableau 1). Plus particulièrement, les femmes ont indiqué dans une proportion 3,6 fois plus élevée que celle des hommes qu'elles ne se sentaient pas très en sécurité ou pas du tout en sécurité lorsqu'elles étaient seules dans leur quartier une fois la nuit tombée. Ce résultat est semblable à ce qui a été observé lors des cycles de l'ESG sur la victimisation menés en 1993 et en 1999 (Besserer et Trainor, 2000; Sacco, 1995). [Texte intégral]
Résultats de la régression multiniveau
Le reste de la présente étude porte sur les variations des niveaux de crainte de la criminalité entre les quartiers urbains du Canada. L'objectif consiste à examiner les caractéristiques propres aux personnes et aux quartiers qui sont liées à la probabilité d'indiquer une crainte de la criminalité dans le quartier — on attribue un 1 aux sentiments d'insécurité en marchant seul dans son quartier une fois la nuit tombée et un 0 aux sentiments de sécurité. Les résultats sont fondés sur une analyse de régression logistique multiniveau de la crainte de la criminalité. [Texte intégral]
Conclusion
La présente étude visait à déterminer si les probabilités de craindre la criminalité différaient entre les quartiers urbains du Canada, et si les facteurs propres aux personnes et à leurs quartiers pouvaient expliquer ces écarts. En outre, l'étude avait pour objet de comprendre l'impact des perceptions qu'ont les Canadiens du désordre et de la criminalité dans leur quartier sur leurs probabilités de craindre la criminalité. [Texte intégral]
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