4. Analyse par province
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Comme c'était le cas avec la cohorte d'apprentis inscrits de 1992, les apprentis de la cohorte de 1993 ont commencé leur programme pendant la récession qui a marqué la période allant de 1991 à 1995. En fait, comme les deux cohortes partagent dix des onze années visées par la présente analyse, il ne devrait pas y avoir d'importantes différences du point de vue des taux d'achèvement ou de non-persévérance.
Dans la section qui suit, les résultats sont présentés séparément pour chaque juridiction. La définition des données se trouve à l'encadré 1.
Encadré 1 Définition des données
Dans le présent rapport, la cohorte d'apprentis inscrits de 1 993 est composée des personnes nouvellement inscrites à un programme d'apprentissage d'un métier en 1 993. Ces personnes peuvent avoir fait partie d'un programme d'apprentissage avant 1993, mais elles devaient être nouvellement inscrites dans un programme donné en 1 993.
Une cohorte est définie pour une province et n'est suivie que dans les limites de cette province puisque l'identificateur unique de l'apprenti dans la base de données est exclusif à chaque province.
Un apprenti inscrit peut être à n'importe quel moment un persévérant, un non- persévérant ou un finissant.
- Un persévérant est un apprenti encore inscrit au même programme d'apprentissage.
- Un non-persévérant est un apprenti qui a interrompu ou abandonné un programme avant de l'avoir terminé.
- Un finissant est une personne qui a achevé un programme d'apprentissage. Dans le Système d'information sur les apprentis enregistrés (SIAE), cela signifie qu'elle a reçu un certificat de qualification à la fin de son programme.
Comme dans l'étude de 1992, une série de tableaux 5 indiquent les nombres cumulatifs et les proportions de finissants (tableau A.2, A.7, A.1 2) et de non-persévérants (tableau A.3, A.8, A.13) après 11 années ainsi que le nombre de persévérants en 2003 (tableau A.4, A.9, A.14). Comme la même personne peut avoir été un non-persévérant et un finissant à différents moments pendant la période de 1 1 ans, il est possible que certaines personnes puissent avoir été prises en compte plus d'une fois dans un tableau. La somme des proportions de finissants, de non-persévérants et de persévérants en 2003 peut donc être supérieure à 100 %, certains individus ayant été comptés deux fois.
La définition du statut d'apprentissage est plus restrictive dans les tableaux insérés dans le texte. Chaque apprenti a un seul statut. Une personne est 1) un finissant si elle a terminé un programme pendant la période de 11 ans, qu'elle ait interrompu ou non son apprentissage une fois pendant cette période ou 2) un non-persévérant si elle a abandonné un programme et n'en a jamais achevé un pendant la période visée. Celles qui n'ont pas terminé ou abandonné un programme pendant la période de 1 1 ans sont considérées comme des persévérants en 2003.
Dans tous les tableaux et graphiques, le métier indiqué est celui que la personne a commencé en 1 993. Même si elle a achevé un autre programme d'apprentissage ou qu'elle est certifiée dans un autre métier en 2003, elle est prise en compte dans le métier de 1993. Des indicateurs sont fournis pour la proportion de personnes qui ont terminé leur programme dans le métier pour lequel elles étaient inscrites en 1993.
L'âge de l'apprenti est donné pour 1 993, au début du programme.
La durée nominale d'un programme correspond au temps qu'un apprenti inscrit est censé prendre pour terminer sa formation tenant compte de la continuité dans le programme et du progrès constant de l'apprenti. Pour les programmes basés sur les compétences, la durée nominale est fonction de la durée nominale de programmes similaires basés sur la durée.
4.1 Nouveau-Brunswick
Résultats selon le sexe, l'âge et le métier
En 1993, 921 personnes avaient commencé un programme d'apprentissage au Nouveau-Brunswick et presque toutes ces personnes étaient des hommes (95 %). C'est à peu près les mêmes nombres qu'en 1992, où il y avait 904 nouveaux inscrits dont 92 % étaient des hommes. Tous les grands groupes de métiers comprenaient en grande partie des apprentis de sexe masculin à l'exception du groupe de l'alimentation et des services, formé d'apprenties de sexe féminin à 43 %. Environ le tiers des nouveaux apprentis en 1993 avaient 30 ans et plus au début de leur programme, et le tiers avaient entre 20 et 24 ans, soient environ les mêmes proportions que chez ceux de 1992 (graphique 1). La présence d'une proportion considérable de nouveaux inscrits âgés de 30 ans et plus caractérise les programmes d'apprentissage dans toutes les juridictions. L'âge moyen des apprentis qui ont commencé un programme d'apprentissage au Nouveau-Brunswick en 1993 était de 27,7 ans.
Les grands groupes de métiers les plus populaires au Nouveau-Brunswick chez la cohorte d'apprentis de 1993 étaient le groupe des véhicules automobiles et du matériel lourd (23 %) ainsi que le groupe de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique (21 %). Le groupe des véhicules automobiles et du matériel lourd était aussi le plus populaire chez la cohorte de 1992. Cependant, en 1993, une proportion plus élevée d'apprentis étaient inscrits dans le groupe de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique aux dépens des groupes de la construction de bâtiments, de la fabrication de produits métalliques ainsi que de l'alimentation et des services (graphique 2) . Le nombre de nouveaux inscrits dans le groupe des métiers reliés à la mécanique s'est accru de 45% alors que le même nombre dans les groupes de la construction de bâtiments, de l'alimentation et des services et de la fabrication des produits métalliques a diminué respectivement de 16%, 16% et 21%. Les périodes de récession ont tendance à avoir une incidence relativement plus importante sur les métiers du groupe de la construction, et cela peut avoir influé sur le déplacement vers les métiers du groupe de l'industrie. Les métiers les plus populaires chez les nouveaux apprentis du Nouveau-Brunswick en 1993 étaient les suivants : technicien à l'entretien de véhicules automobiles, électricien de construction, charpentier- menuisier ainsi que mécanicien d'instruments industriels.
Taux d'achèvement, de non-persévérance et de persévérance
Sur les 921 apprentis qui ont commencé un programme de formation en 1993 au Nouveau-Brunswick, 47 % l'avaient terminé après 11 ans (tableau explicatif 1). La plupart de ces finissants (90 %) n'avaient jamais interrompu leur programme avant de l'achever et 93 % d'entre eux avaient terminé le programme dans lequel ils s'étaient inscrits en 1993 (tableau A.2.1). À l'inverse, 50 % des apprentis de la cohorte de 1993 avaient abandonné leur programme à un moment donné sans jamais avoir terminé un programme pendant la période de 11 ans. La plupart des non- persévérants ont arrêté une seule fois et n'ont jamais repris de programme d'apprentissage, à tout le moins dans la même juridiction. Enfin, la tranche de 3 % restante était formée des apprentis qui étaient toujours inscrits à un programme en 2003 et qui n'avaient jamais terminé ni interrompu un programme depuis leur inscription en 1993. 6 Ces taux sont semblables à ceux de la cohorte de 1992.
Achèvements par grand groupe de métiers 7
Les taux d'achèvement varient selon le grand groupe de métiers. Pour la cohorte de 1993, quatre des six grands groupes de métiers8 affichaient des taux d'achèvement légèrement supérieurs à 50 % : alimentation et services, industrie et métiers reliés à la mécanique, électricité, électronique et métiers connexes ainsi que fabrication de produits métalliques. Chez ces quatre groupes, les taux étaient semblables et variaient entre 51 % et 54 %. Deux groupes affichaient des taux inférieurs à la moyenne de 47 % : véhicules automobiles et matériel lourd (43 %) et, avec un taux considérablement inférieur à la moyenne, construction de bâtiments (30 % seulement) (graphique 3). Par rapport à la cohorte de 1992, les taux d'achèvement de la cohorte de 1993 par grand groupe de métiers montraient certains changements. Les taux d'achèvement étaient à la baisse de dix points dans trois groupes de métiers : industrie et métiers reliés à la mécanique, fabrication de produits métalliques ainsi que véhicules automobiles et matériel lourd. En revanche, le taux d'achèvement était en hausse de huit points dans l'alimentation et les services. Le résultat de ces changements est le suivant : les taux d'achèvement se ressemblaient davantage d'un groupe de métiers à l'autre dans la cohorte de 1993 que dans la cohorte de 1992. Le groupe des métiers de construction de bâtiments constituait l'exception : il affichait en effet un taux d'achèvement considérablement inférieur au taux moyen dans les deux cohortes. Cette situation est comparable à celle des autres provinces, et il semble que ce soit une caractéristique de ce groupe de métiers, à tout le moins pour les cohortes qui ont commencé en 1992 et 1993.
Achèvement dans certains métiers
La comparaison des taux d'achèvement entre les cohortes concernant certains métiers au Nouveau-Brunswick repose sur de petits chiffres. Nous avons cependant dressé une liste limitée de métiers comportant un nombre raisonnable d'apprentis dans les deux cohortes (tableau explicatif 2). Trois métiers sur sept affichaient un changement notable des taux entre les deux cohortes et quatre affichaient des taux semblables. Les taux étaient considérablement plus faibles en ce qui a trait aux techniciens à l'entretien de véhicules automobiles et aux électriciens de construction. Le changement le plus important concernait toutefois les plombiers, pour lesquels les taux d'achèvement étaient de 56 % en 1992 et de 38 % en 1993.
Dans la même cohorte, d'importants écarts s'observaient entre les métiers dans les proportions de finissants des programmes d'apprentissage. Par exemple, dans les deux cohortes, la proportion de finissants était trois fois plus élevée chez les mécaniciens industriels (de chantier) et les soudeurs que chez les charpentiers- menuisiers. Ces derniers affichaient le plus faible taux d'achèvement (22 % en 1992 et 24 % en 1993), tandis qu'un taux d'achèvement d'environ 65 % dans les deux années était enregistré chez les mécaniciens industriels (de chantier) et les soudeurs.
Achèvement, âge et durée du programme
Tant pour la cohorte de 1992 que pour celle de 1993 au Nouveau-Brunswick, les taux d'achèvement ne variaient pas selon l'âge des apprentis au moment où ils commençaient leur formation. L'exception concerne ceux qui ont commencé leur programme à 40 ans et plus, pour lesquels le taux d'achèvement se situait à 38 % alors que le taux moyen d'ensemble était de 47 %. Ce résultat diffère de celui observé en Ontario et enAlberta, où l'âge au début d'un programme d'apprentissage est lié aux taux d'achèvement. En outre, il ne semble pas y avoir de lien entre la durée nominale du programme et la proportion d'apprentis qui le terminent (tableau A.2.2). Cette constatation s'applique aussi à la cohorte de 1992.
Reprise après abandon
Seulement 11 % des apprentis qui ont commencé un programme en 1993 au Nouveau-Brunswick et qui n'ont pas persévéré ont repris un programme, le même ou un autre (tableau A.3.1 9). Ce taux est semblable à celui observé pour la cohorte de 1992. Chez les apprentis qui ont finalement repris un programme, environ la moitié (6 %) l'ont terminé.
Moment de l'achèvement
Un autre important indicateur du succès des programmes d'apprentissage est le temps que prennent réellement les apprentis pour terminer leur programme. Le nombre d'années requises dépend en partie de la durée nominale du programme, qui varie selon le métier.
Comme c'était le cas pour l'étude de la cohorte de 1992, nous avons calculé la proportion de finissants qui ont pris un temps moindre ou égal à la durée nominale du programme plus une année. Dans la cohorte de 1993 au Nouveau-Brunswick, cette proportion s'établissait à 63 % (tableauA.2.1), soit la même que celle de 1992. Une proportion considérablement plus élevée d'apprentis ont complété dans cette durée dans le groupe de l'alimentation et des services (73 %) que dans ceux de la fabrication de produits métalliques (59 %) et de la construction de bâtiments (57 %). La majorité des finissants dans ces trois groupes ont toutefois achevé leur programme à l'intérieur d'une période équivalant à la durée nominale du programme plus une année.
Afin de déterminer si les finissants avaient pris plus de temps que la durée nominale du programme pour le terminer, nous avons comparé la durée médiane du programme, c'est-à-dire le temps qu'ont pris la moitié des finissants pour le terminer, et la durée nominale de ce programme (tableau A.2). Dans la majorité des cas, la durée médiane était plus élevée, ce qui signifie que plus de la moitié des finissants ont pris plus de temps que la durée prévue du programme pour le terminer. Ce sont les apprentis électriciens de construction qui affichaient la proportion la plus élevée de finissants ayant dépassé la durée prévue du programme. En fait, la moitié des finissants dans ce métier ont pris plus de sept ans pour terminer un programme dont la durée nominale était de cinq ans.
En combinant tous les programmes d'apprentissage, nous constatons que 77 % des achèvements ont eu lieu en six ans et que la majorité des finissants (55 %) ont terminé leur programme entre quatre et six ans après l'avoir commencé (tableau A.5). Ces proportions sont semblables à celles observées pour la cohorte de 1992.
Statut d'apprentissage au cours de la période de 1 1 ans
Le graphique 4 indique les proportions cumulatives de persévérants, de non- persévérants et de finissants par année pour la période allant de 1993 à 2003 au Nouveau-Brunswick. Le graphique montre l'attrition de la taille du groupe de persévérants au fil des ans et les augmentations correspondantes des proportions de non-persévérants et de finissants. Très peu d'apprentis ont abandonné après la première année. Puis, dans les deux années qui suivent, le nombre de non- persévérants a crû plus rapidement que le nombre de finissants de sorte que, à la fin de la troisième année, le nombre de non-persévérants était le double de celui de finissants. Dans les quatrième et cinquième années, le nombre de finissants a augmenté plus rapidement et, à la fin de la cinquième année, le nombre de finissants et le nombre de non-persévérants étaient égaux (30 % dans chaque groupe).
Le bond du nombre de finissants entre la troisième et la cinquième année s'explique en partie par la durée nominale de la plupart des programmes (trois à cinq ans). De plus, la conjoncture économique a commencé à s'améliorer en 1996 et 1997. Dans l'ensemble, la durée médiane des programmes pour la cohorte de 1993 au Nouveau-Brunswick s'établissait à cinq ans.
4.2 Ontario
Nombres d'apprentis selon le sexe, l'âge et le métier
En 1993, 9 023 personnes s'étaient inscrites à un programme d'apprentissage en Ontario et la majorité étaient des hommes (85 %). Il s'agissait d'une augmentation de 8 % par rapport à 1992, année pendant laquelle 8 342 personnes avaient commencé un programme d'apprentissage, dont une proportion légèrement plus élevée d'hommes (91 %). En fait, l'augmentation du nombre de nouveaux apprentis ainsi que le changement dans la proportion d'hommes s'expliquent entièrement par une soudaine hausse du nombre d'apprentis coiffeurs en 1993, résultat d'une consolidation du programme d'apprentissage en coiffure en Ontario cette année-là. Ce changement a fait passer le nombre de nouvelles inscriptions dans ce métier de 394 en 1992 à 1 084 en 1993. La hausse du nombre de coiffeurs a eu une incidence sur la proportion de femmes parmi les nouveaux apprentis dans le groupe de l'alimentation et des services dans son ensemble, qui est passée de 48 % en 1992 à 65 % en 1993. Le seul autre groupe comprenant une proportion plus importante de femmes était le groupe des « autres métiers » (12 %). Les cinq autres grands groupes de métiers étaient presque exclusivement composés d'hommes.
L'âge moyen des apprentis qui ont commencé un programme d'apprentissage en 1993 en Ontario était de 26,7 ans. Environ 30 % des nouveaux apprentis en 1993 avaient 30 ans et plus lorsqu'ils ont commencé leur programme, près de 40 % avaient de 20 à 24 ans et 11 % avaient moins de 20 ans. La répartition selon l'âge des nouveaux inscrits de 1993 était environ la même que celle des nouveaux inscrits de 1992 (graphique 5). La proportion de nouveaux apprentis de 30 ans et plus variait grandement selon le grand groupe de métiers : elle était de 46 % dans le groupe de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique par rapport à environ 20 % dans le groupe des véhicules automobiles et du matériel lourd ainsi que celui de la fabrication de produits métalliques (tableau A.6.1).
Le grand groupe de métiers le plus populaire en Ontario parmi les apprentis de la cohorte de 1993 était le groupe des véhicules automobiles et du matériel lourd (29 %). Venaient ensuite le groupe de l'alimentation et des services (19 %) et le groupe des métiers de la construction (18 %) (graphique 6). Le groupe de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique ne comptait que pour 7 % de tous les apprentis. En comparaison avec la cohorte de 1992, on constate un accroissement de la part du groupe de l'alimentation et des services, qui est passé de 12 % à 19 %, attribuable en partie à la hausse du nombre de coiffeurs dont il a été question ci-dessus. D'autre part, la part du groupe de l'électricité, de l'électronique et des métiers connexes accusait une diminution (de 14 % à 9 %), alors qu'il y a eu peu de changement dans les parts des cinq autres grands groupes. En terme d'accroissement, le nombre de nouveaux apprentis inscrits dans le groupe de l'alimentation et des services était en hausse de 77%, alors que celui dans le groupe de l'électricité, de l'électronique et des métiers connexes était en baisse de 30%. Dans les cinq autres groupes de métiers, les nombres avaient moins varié, si l'on fait exception du groupe de fabrication de produits métalliques qui s'était accru de 12% et le groupe « autres » où l'augmentation était de 18%. En 1993, le métier le plus populaire chez la cohorte d'apprentis de l'Ontario était celui de technicien à l'entretien de véhicules automobiles, suivi de coiffeur, d'électricien de construction et de charpentier-menuisier.
Taux d'achèvement, de non-persévérance et de persévérance
Sur les 9 023 apprentis qui se sont inscrits à un programme d'apprentissage en Ontario en 1993, 50 % avaient terminé un programme 11 ans plus tard (tableau explicatif 3). De ces finissants, 95 % n'avaient jamais interrompu leur programme avant de le terminer et presque tous (96 %) avaient terminé le programme d'apprentissage dans lequel ils s'étaient inscrits en 1993 (tableauA.7.1). À l'inverse, 41 % des nouveaux inscrits avaient abandonné leur programme à un moment donné sans jamais le terminer pendant cette période de 11 ans. La plupart de ces non- persévérants n'avaient pas repris leur apprentissage après l'avoir abandonné une fois. L'autre tranche de 9 % comprenait des apprentis toujours inscrits en 2003, mais qui n'avaient pas encore terminé ou interrompu un programme. Les proportions de finissants, de non-persévérants et de persévérants en 2003 étaient semblables à celles pour la cohorte de 1992. La proportion relativement élevée de persévérants après 11 années dans un programme d'apprentissage est une caractéristique des données de l'Ontario. 10
Achèvement par grand groupe de métiers
Les taux d'achèvement varient selon le grand groupe de métiers. Dans la cohorte de 1993 en Ontario, deux grands groupes affichaient des taux d'achèvement nettement au-dessus de la moyenne : le groupe des métiers de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique, avec un taux de près de 70 %, ainsi que le groupe de l'électricité, de l'électronique et des métiers connexes, avec un taux juste au-dessus de 60 %. Trois groupes avoisinaient la moyenne de 50 %, soit celui de l'alimentation et des services (55 %), celui de la fabrication de produits métalliques (55 %) de même que celui des véhicules automobiles et du matériel lourd (51 %).
Deux groupes se situaient considérablement sous la moyenne : le groupe des « autres métiers », qui affichait un taux à peine supérieur à 30 %, et le groupe des métiers de la construction, dont le taux s'établissait sous la barre des 30 %. Les taux d'achèvement de cinq des sept groupes de métiers pour la cohorte de 1993 étaient semblables à ceux de la cohorte de 1992. Les deux groupes dont les taux d'achèvement ont changé de 1992 à 1993 étaient celui des métiers de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique (neuf points de plus) et celui de l'alimentation et des services (18 points de plus) (graphique 7). Dans ce dernier cas, l'augmentation est attribuable au métier de la coiffure, qui représentait une importante proportion de ce grand groupe de métiers en 1993 et dont le taux d'achèvement a grimpé de 49 % en 1992 à 69 % en 1993. Comme c'était le cas au Nouveau-Brunswick, le taux d'achèvement chez le groupe des métiers de la construction de bâtiments était particulièrement faible pour la cohorte de 1992 et pour celle de 1993.
Achèvement dans certains métiers
Aux fins de la comparaison des taux d'achèvement des cohortes de 1992 et de 1993, nous avons retenu les métiers qui comptaient au moins cent apprentis nouvellement inscrits en 1993. Ces métiers sont présentés par ordre descendant des taux d'achèvement de la cohorte de 1993 (tableau explicatif 4). Sur les 17 métiers sélectionnés, seuls deux affichaient des taux sensiblement différents entre les deux cohortes : le taux des coiffeurs a augmenté de 49 % à 69 %, comme nous l'avons signalé plus haut, et le taux des électriciens industriels est passé de 45 % à 62 %. Le métier de la coiffure n'était manifestement pas représenté par la même population en 1992 et en 1993. Les autres métiers affichaient des taux d'achèvement très semblables pour les deux cohortes.
D'importantes différences existaient toutefois entre les métiers au sein de la même cohorte. Dans la cohorte de 1993, les taux d'achèvement des six premiers métiers étaient supérieurs à 60 %. Les mécaniciens industriels (de chantier) étaient en tête de peloton, à 71 %. À l'inverse, cinq métiers affichaient des taux d'achèvement sous les 35 %, et les jardiniers-paysagistes venaient à la fin de cette liste (19 %). Ces importants écarts suggèrent que l'achèvement d'un programme d'apprentissage peut dépendre autant du métier (disponibilité des emplois, contexte économique, caractère saisonnier du travail, formation obligatoire ou facultative, etc.) que des caractéristiques de l'apprenti (âge, situation familiale, études, expérience, etc.). Comme c'était le cas pour le Nouveau-Brunswick, les taux d'achèvement pour les cuisiniers et les charpentiers-menuisiers étaient sensiblement inférieurs à la moyenne, tandis que ceux des mécaniciens industriels y étaient supérieurs.
Achèvement, âge et durée du programme
Pour les cohortes de 1992 et de 1993, les taux d'achèvement en Ontario varient selon l'âge des apprentis au début de leur programme : plus les apprentis étaient âgés au début de leur apprentissage, plus faibles étaient les taux d'achèvement (tableau A.7) et plus élevés étaient les taux de non-persévérance (tableau A.8).
Le taux d'achèvement de ceux qui avaient commencé leur apprentissage entre 15 et 19 ans se situait à 57 %, et il diminuait avec l'âge pour atteindre 40 % chez ceux qui avaient commencé à 40 ans et plus. Cette corrélation entre l'âge au début du programme et le taux d'achèvement n'a pas été observée pour le Nouveau- Brunswick, à l'exception des apprentis de 40 ans et plus, pour lesquels les taux d'achèvement étaient plus faibles. Il a toutefois été observé pour l'Alberta.
Par contre, il n'y a pas de lien apparent entre la durée du programme et les taux d'achèvement (tableauA.7.2). En fait, en Ontario, des taux d'achèvement plus élevés ont été observés pour les programmes dont la durée nominale était de quatre ans. Ces programmes comprennent des métiers qui affichent habituellement des taux d'achèvement plus élevés, comme ceux du groupe de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique. Cela suggère que la durée nominale du programme est un facteur moins important que le métier lui-même dans la détermination des taux d'achèvement.
Reprise après abandon
Environ 15 % des nouveaux inscrits de 1993 qui ont abandonné leur programme d'apprentissage en Ontario avaient repris leur formation, soit dans le même programme soit dans un programme différent (tableau A.8.1). Cette proportion est plus faible que celle de la cohorte de 1992, chez laquelle 23 % des non-persévérants avaient repris leur formation. Un peu plus de la moitié de la cohorte de 1993 qui avaient repris leur formation l'avaient terminé. Certains groupes de métiers affichaient des taux de reprise sensiblement plus élevés que d'autres. C'est ainsi que le groupe des métiers de l'électricité et de l'électronique ainsi que des métiers connexes (27 %) de même que celui des véhicules automobiles et du matériel lourd (20 %) affichaient des taux de reprise supérieurs à la moyenne de 15 %. Cependant, des taux de reprises considérablement inférieurs à la moyenne étaient enregistrés dans d'autres métiers. C'était le cas pour le groupe de l'alimentation et des services (7 %) et celui de la construction de bâtiments (8 %).
Moment de l'achèvement
Pour la cohorte de 1993, 68 % des finissants ont pris un temps moindre ou égal à la durée nominale du programme plus un an pour terminer le programme, soit une proportion légèrement plus élevée que pour la cohorte de 1992 avec 63 % (tableau A.7.1). Cette proportion variait légèrement selon l'âge qu'avaient les apprentis au début de leur programme. Nous avons notamment remarqué que, bien qu'ils aient été moins nombreux à le terminer, les nouveaux inscrits plus âgés étaient plus susceptibles de terminer leur apprentissage dans la durée nominale du programme plus une année.
Il y avait également des différences selon le groupe de métiers. Tandis que les apprentis du groupe de l'électricité, de l'électronique et des produits connexes étaient moins susceptibles de terminer leur apprentissage dans les temps prévus plus une année, les apprentis des groupes de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique ainsi que de l'alimentation et des services étaient pour leur part plus susceptibles d'y arriver. Plus de la moitié des apprentis d'un seul groupe de métiers, soit le groupe des « autres métiers », avaient pris plus de temps que la durée nominale du programme plus une année pour terminer leur apprentissage. Les proportions variaient également par métier, variant de 34 % à 84 % (tableau explicatif 5). Les proportions de ceux qui ont complété leur programme dans la durée nominale plus un an étaient de 80 % et plus pour les coiffeurs, les cuisiniers, les mouleurs et graveurs et les outilleurs-ajusteurs, alors qu'elles étaient de moins de 50 % pour les électriciens de construction et les réparateurs de carrosseries de véhicules automobiles.
Lorsque la durée médiane est comparée à la durée nominale des programmes sans qu'une année lui soit ajoutée, on constate que, pour plusieurs programmes, les apprentis inscrits n'avaient pas terminé leur formation dans le délai prévu initialement (tableau A.7). Toutefois, la comparaison pour l'Ontario est affectée par le fait que, dans le cas de nombreux métiers, plusieurs durées nominales différentes étaient indiquées dans la base de données du Système d'information sur les apprentis enregistrés (SIAE) de 1993.
Lorsque nous regroupons tous les programmes de la cohorte de 1993 en Ontario, nous constatons que 87 % des finissants avaient terminé leur apprentissage en six ans, soit une proportion légèrement supérieure à celle de la cohorte de 1992, qui se situait à 80 % (tableau A.10).
Statut de l'apprentissage sur la période de 1 1 ans
Les proportions cumulatives de finissants, de non-persévérants et de persévérants à chaque année de la période de 11 ans pour la cohorte d'apprentis inscrits de 1993 en Ontario sont indiquées au graphique 8. Presque tous les apprentis ont poursuivi leur programme après la première année. À la fin de la deuxième année, les proportions de non-persévérants et de finissants étaient égales (8 %). Puis, le nombre de finissants a augmenté plus rapidement de sorte que, à la fin de la quatrième année, la proportion de finissants était supérieure à la proportion de non-persévérants de dix points. Cet écart est demeuré approximativement le même jusqu'à la onzième année. La plupart des finissants avaient terminé leur apprentissage à la septième année. En fait, la proportion de finissants n'a augmenté que de deux points dans les trois dernières années de la période de 11 ans. La durée médiane de l'apprentissage pour la cohorte de 1993 en Ontario était de quatre années.
4.3 Alberta
Nombre d'apprentis selon le sexe, l'âge et le métier
En 1993, 5 485 personnes ont commencé un programme d'apprentissage enAlberta et, comme c'était le cas au Nouveau-Brunswick et en Ontario, la vaste majorité de ces apprentis étaient des hommes (87 %). Le nombre total de nouveaux inscrits était à la hausse de 13 % par rapport à l'année précédente (4 848), mais la proportion d'hommes (86 %) était la même. L'augmentation du nombre d'apprentis variait selon le grand groupe de métiers. En fait, quatre des sept grands groupes affichaient une croissance de 13 % à 19 % et trois, une augmentation de moins de 10 %. Cinq des sept grands groupes de métiers comptaient presque uniquement des hommes, tandis que les femmes représentaient 63 % des apprentis dans le groupe de l'alimentation et des services et 27 % dans le groupe des « autres métiers ».
L'âge moyen des apprentis qui ont entrepris un programme d'apprentissage en 1993 en Alberta était de 27,7 ans. La répartition selon l'âge des nouveaux apprentis inscrits en 1993 était la même que celle de la cohorte de 1992, c'est-à-dire qu'environ 32 % d'entre eux avaient 30 ans et plus, 35 % avaient entre 20 et 24 ans et 11 % avaient moins de 20 ans (graphique 9). La proportion d'apprentis de 30 ans et plus était considérablement plus élevée dans le groupe de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique (57 %), et elle était plus faible dans le groupe de l'alimentation et des services (24 %) (tableau A.11.1).
Comme c'était le cas pour la cohorte de 1992, les grands groupes de métiers les plus populaires enAlberta chez la cohorte d'apprentis de 1993 étaient le groupe de la fabrication de produits métalliques (22 %) et celui des véhicules automobiles et du matériel lourd (21 %). Le groupe de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique avait attiré une plus petite proportion d'apprentis (9 %) (graphique 10). La forte représentation des groupes de la fabrication de produits métalliques ainsi que des véhicules automobiles et du matériel lourd chez les nouveaux apprentis de l'Alberta en 1993 témoigne de l'importance de l'industrie du pétrole dans la province. Les métiers populaires auprès des apprentis de la cohorte de 1993 de l'Alberta étaient ceux de coiffeur, d'électricien de construction, de soudeur, de technicien à l'entretien de véhicules automobiles et charpentier-menuisier.
Taux d'achèvement, de non-persévérance et de persévérance
Parmi les 5 485 personnes qui avaient entrepris un programme d'apprentissage en Alberta en 1993, 59 % avaient terminé leur programme après 11 ans (tableau explicatif 6). Chez ces finissants, 95 % avaient terminé leur programme dans le métier qu'ils avaient choisi en 1993 et, tout comme au Nouveau-Brunswick et en Ontario, la plupart n'avaient pas interrompu leur programme avant de le mener à terme (tableau A.12.1). Quarante et un pour cent des apprentis de la cohorte de 1993 avaient abandonné leur apprentissage à un certain moment sans jamais le terminer. La majorité de ces non-persévérants avaient abandonné leur apprentissage une fois et ne l'avaient jamais repris jusqu'en 2003, du moins en Alberta. Enfin, il n'y avait essentiellement aucun cas d'apprenti persévérant en 2003 (c'est-à-dire une personne toujours inscrite sans interruption à un programme d'apprentissage de 1993 à 2003). 11 Les proportions de finissants et de non-persévérants sont les mêmes que pour la cohorte de 1992.
Achèvement par grand groupe de métiers
Cinq des sept grands groupes de métiers affichent des taux d'achèvement légèrement supérieurs à la moyenne de 59 % (graphique 11). Le taux d'achèvement le plus élevé s'observait dans le groupe de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique (66 %). Le groupe de la construction de bâtiments a enregistré un faible taux de 42 %, tandis que le groupe des « autres métiers » affichait le taux le plus bas (34 %).
Les comparaisons entre les provinces montrent que le taux d'achèvement était également faible dans le groupe des « autres métiers » en Ontario, tandis que les taux du groupe de la construction de bâtiments étaient inférieurs à la moyenne en Ontario et au Nouveau-Brunswick. D'autre part, un taux d'achèvement supérieur à la moyenne a aussi été relevé dans le groupe de l'industrie et des métiers reliés à la mécanique en Ontario et au Nouveau-Brunswick.
Achèvement dans certains métiers
Les taux d'achèvement pour les métiers comptant au moins 100 nouveaux apprentis inscrits en 1993 sont indiqués au tableau explicatif 7 (énumérés par ordre descendant des taux d'achèvement pour la cohorte de 1993). Aucun des 14 métiers n'affiche un écart considérable relativement à la cohorte de 1992. Les différences au regard des taux d'achèvement entre les métiers ne sont pas aussi marquées que dans le cas de l'Ontario, mais elles sont néanmoins significatives. Quatre métiers affichent des taux d'achèvement de plus de 70 %, les coiffeurs arrivant en tête de liste avec 76 %, et quatre affichent des taux entre 40 % et 50 %. Des taux inférieurs à la moyenne ont été enregistrés pour les cuisiniers et les charpentiers-menuisiers, tandis que taux supérieurs à la moyenne ont été relevés pour les soudeurs et les mécaniciens industriels (de chantier). Ces observations sont semblables à celles concernant le Nouveau-Brunswick et l'Ontario.
Achèvement, âge et durée du programme
Pour les deux cohortes, comme c'était le cas en Ontario, les taux d'achèvement variaient selon l'âge des apprentis au début des programmes, des proportions plus fortes de jeunes apprentis, par rapport aux apprentis plus âgés, menant leur programme à terme (tableauA.12). Le taux d'achèvement se situait à 69 % chez ceux qui avaient commencé entre 15 et 19 ans et il diminuait avec l'âge, pour s'établir à 48 % chez les personnes qui avaient commencé leur apprentissage à 40 ans et plus. À l'inverse, il ne semblait pas y avoir de corrélation apparente entre la durée du programme et la proportion d'apprentis qui avaient terminé leur apprentissage (tableau A.12.2). Les programmes d'apprentissage d'une durée de deux ans affichaient les taux d'achèvement les plus élevés (75 %). Ce groupe de programme englobe la coiffure, où on retrouvait le taux d'achèvement le plus élevé de tous les programmes. Comme c'était le cas au Nouveau-Brunswick et en Ontario, les taux d'achèvement sont davantage liés à un métier précis qu'à la durée nominale d'un programme.
Reprise après abandon
Dans la cohorte de 1993 en Alberta, 22 % des non-persévérants avaient repris leur apprentissage. Il s'agit de la même proportion que celle de la cohorte de 1992 et d'une proportion plus élevée qu'au Nouveau-Brunswick et qu'en Ontario (tableau A.13.1).12 De ces non-persévérants, 41 % ont interrompu leur programme plus d'une fois et, par conséquent, ont repris leur apprentissage plus d'une fois. D'autre part, 59 % n'ont connu qu'une interruption temporaire. Légèrement plus de la moitié de ceux qui ont repris leur apprentissage ont finalement terminé un programme. Les taux de reprise variaient selon le grand groupe de métiers, et les groupes dont les taux étaient supérieurs et inférieurs à la moyenne étaient les mêmes qu'au Nouveau-Brunswick et qu'en Ontario. Les taux de reprise supérieurs à la moyenne s'observaient dans les groupes de l'électricité, de l'électronique et des métiers connexes (28 %) ainsi que des véhicules automobiles et du matériel lourd (27 %). Les taux de reprise étaient inférieurs à la moyenne dans le groupe de la construction de bâtiments (17 %) de même que dans celui de l'alimentation et des services (14 %).
Moment de l'achèvement
Les deux tiers des apprentis de la cohorte de 1993 qui ont terminé un programme avaient pris un temps moindre ou équivalent à la durée nominale du programme plus une année, mais cette proportion variait selon le métier (entre 30 % et 89 %) (tableau explicatif 8). Chez les coiffeurs, la proportion était exceptionnellement élevée, ce qui peut être expliqué en partie par la courte durée de ce programme. Cependant, dans les autres cas, il n'y avait pas de lien apparent entre la durée nominale du programme et la proportion de finissants qui ont terminé leur programme dans le temps prévu. Par exemple, même si la durée du programme était de quatre ans, trois finissants sur quatre dans le programme d'apprentissage des monteurs d'appareils de chauffage-tuyauteurs ont respecté la durée prévue, par rapport à seulement un finissant sur trois dans le programme des tôliers.
Dans la majorité des métiers, la durée médiane du programme était plus longue que sa durée nominale, ce qui signifie qu'une majorité de finissants avaient pris plus de temps que la durée nominale pour finir leur programme. La différence n'équivalait bien souvent qu'à une seule année, mais elle était de deux ans dans certains métiers (réparation de carrosseries de véhicules automobiles) ou même de trois ans dans le cas des tôliers, où la moitié des finissants avaient pris sept années ou plus pour terminer un programme de quatre ans.
Si l'on prend en considération tous les programmes d'apprentissage enAlberta en 1993, on voit que 87 % des finissants avaient terminé leur programme en six ans ou moins (tableau A.15), soit la même proportion que pour la cohorte de 1992.
Statut de l'apprentissage sur une période de 1 1 ans
Le graphique 12 montre les proportions cumulatives de finissants, de non- persévérants et de persévérants sur la période de 11 ans pour la cohorte d'apprentis de 1993 en Alberta. Très peu d'apprentis ont abandonné après la première année. Dans les quatre premières années du programme, le nombre de non-persévérants et de finissants a augmenté environ au même rythme. À la fin de la quatrième année, les proportions de finissants et de non-persévérants étaient approximativement égales. Le taux d'achèvement a crû plus rapidement dans les cinquième et sixième années de la période de 11 ans de sorte que, à la fin de la sixième année, la proportion de finissants était supérieure à la proportion de non-persévérants d'environ 20 points. Cet écart est demeuré stable pendant le reste de la période. La durée médiane des programmes en Alberta chez la cohorte de 1993 s'établissait à cinq ans.
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