Nouveau mode d’estimation d’un modèle logistique cumulatif avec des données d’enquêtes à plans complexes
Section 3. Discussion
S’il y a plus d’une variable explicative dans le modèle logistique
cumulatif, chacune doit être testée comme
l’a été à la section
précédente. Il s’agit d’ajouter une variable de classe analogue dans chaque
cas. On peut effectuer un test F général pour vérifier si chaque variable de
classe n’est pas significative (au niveau 0,05, disons). Une meilleure approche
avec des données d’enquêtes à plans complexes consisterait à suivre Korn et Graubard
(1990) et à employer le test
simple ajusté de Bonferroni. Pour
une signification au niveau 0,05, nous calculerons les valeurs
pour chaque composante testée
de chaque variable de classe ajoutée (il y en a trois au tableau 2.3), puis
nous comparerons la valeur
de la plus petite à 0,05/le nombre de composantes testées.
Un avantage avec l’approche sensible au plan basée sur un modèle dans
l’ajustement d’un modèle logistique cumulatif simple par rapport à une approche
en pseudo-maximum de vraisemblance ne ressort pas avec nos données de la NSDUH.
Quand l’hypothèse du parallélisme ne se vérifie pas et qu’un modèle élargi est
ajusté, la satisfaction de la première « équation » en (1.4) nous
assure que
pour
Quand
même est une variable catégorique à plusieurs niveaux (une seule
composante de
est 1 et les autres composantes sont 0), l’équation (3.1) garantit que la moyenne pondérée de
pour chaque catégorie
(composante de
et le niveau cumulatif
est égale à la valeur prédite
que décrit l’équation
ce qui a tout d’une propriété
raisonnable. L’équation (1.4) est simplement une extension de la propriété
à un
plus général.
Dans l’exemple de la NSDUH, on
pouvait voir, sans que la portée soit générale, qu’il était légèrement plus
efficace d’utiliser l’approche sensible au plan que l’approche en pseudo-maximum
de vraisemblance. C’est ce qu’on peut constater en comparant les valeurs
de
(inverses des coefficients de
variation estimés respectifs) aux tableaux 2.1 et 2.2. Si nous faisons
abstraction des poids d’analyse, des strates et des grappes (en fixant les
poids et les strates à 1 et en traitant chaque répondant comme une unité
primaire d’échantillonnage), le résultat s’inverse, comme on pouvait s’y
attendre. Le point à faire valoir ici est qu’une approche en pseudo-maximum de
vraisemblance sur données d’enquêtes à plans complexes est véritablement
« pseudo » (dans le cas qui nous occupe, c’est probablement vrai en
raison de l’incidence des poids sur les estimations).
Enfin,
le jeu de données que nous avons créé retranchait les observations répondantes
avec des valeurs manquantes pour les variables dépendante et meds. Lorsqu’on ajuste le modèle élargi, cela n’est valide (les
estimations résultantes sont asymptotiquement non biaisées dans ce cas) que si
un répondant du champ d’enquête − un adolescent traité pour
dépression l’année précédente − est retranché entièrement au
hasard. Dans l’ajustement du modèle standard,
la probabilité d’être retranché est fonction seulement du fait que l’adolescent
dans l’enquête ait pris des médicaments contre la dépression l’année
précédente, et de rien d’autre. On userait alors de prudence en ajoutant au
modèle des variables qui ne sont jamais manquantes, même quand elles ne sont
pas significatives. Si nous ajoutons des variables de classe pour l’âge, le
sexe, la race-ethnicité, l’appartenance urbaine et le revenu familial (toutes
font l’objet d’une imputation si elles manquent dans le cadre de
la NSDUH) à notre modèle
logistique cumulatif simple, aucune n’est significative au niveau 0,05. Les
principaux résultats ne changent pas outre mesure (l’estimation de
monte d’environ 0,45 à 0,50) bien que la valeur
de meds soit moindre dans l’approche sensible
au plan
que dans l’approche en pseudo-maximum de vraisemblance
Annexe
/* PML est un jeu de données pour
des adolescents ayant répondu à
la
NSDUH dans les années d’enquête 2006 à 2010 et déclaré avoir
été traités contre la dépression et avoir pris des médicaments contre cette
maladie. Les variables sont les suivantes :
Y = 1, traitement extrêmement utile; Y = 2,
traitement largement utile; Y = 3, traitement utile dans une certaine mesure; Y
= 4, traitement un peu utile; Y = 5, traitement inutile;
meds = 1 en cas d’administration de
médicaments contre la dépression, 0 dans les autres cas;
VESTR, strate de variance;
VEPSU, unité primaire d’échantillonnage de
variance;
IDNUM, numéro d’identification du répondant;
ANALWT, poids d’analyse.
Ce
jeu de données sert à l’estimation en pseudo-maximum de vraisemblance du modèle
logistique cumulatif simple et à la création du jeu de données DS_SIMPLE, qui
permet d’estimer ce même modèle logistique cumulatif simple avec une approche
sensible au plan. On l’emploie pour créer le jeu de données DS_GENERAL pour une
estimation sensible au plan du modèle logistique cumulatif général. */
DATA DS_SIMPLE; SET PML; BY VESTR VEPSU
IDNUM;
D = 0;
C = 1; IF Y < 2 THEN D = 1; OUTPUT;
C = 2; IF Y < 3 THEN D = 1; OUTPUT;
C = 3; IF Y < 4 THEN D = 1; OUTPUT;
C = 4; IF Y < 5 THEN D = 1; OUTPUT;
DATA DS_GENERAL; SET DS_SIMPLE;
M = 4;
IF C = 1 AND MEDS = 1 THEN M = 1;
IF C = 2 AND MEDS = 1 THEN M = 2;
IF C = 3 AND MEDS = 1 THEN M = 3;
/*PROC ci-après sert à produire le tableau 2.1*/
PROC SURVEYLOGISTIC DATA = PML; CLUSTER
VEPSU;
MODEL Y = MEDS;
STRATA VESTR; WEIGHT ANALWT; RUN;
/*PROC ci-après sert à produire le tableau 2.2*/
PROC SURVEYLOGISTIC DATA = DS_SIMPLE; CLASS
C;
CLUSTER VEPSU;
MODEL D(EVENT = '1') = C MEDS;
STRATA VESTR; WEIGHT ANALWT; RUN;
/*PROC ci-après sert à produire les tableaux 2.3 et 2.4*/
PROC SURVEYLOGISTIC DATA =DS_GENERAL; CLASS
M C;
CLUSTER VEPSU;
MODEL D(EVENT = '1') = C MEDS M;
STRATA VESTR; WEIGHT ANALWT; RUN;
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ISSN : 1712-5685
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