Statistiques sur les crimes déclarés par la police au Canada, 2009

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par Mia Dauvergne et John Turner

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Note aux lecteurs
En raison de la déclaration incorrecte du nombre d'affaires de pornographie juvénile par un service de police pour les années 2008 à 2011, les données qui figuraient au départ dans le présent rapport ont été supprimées. Les données révisées sont disponibles dans les statistiques de la criminalité de 2012, publiées le 25 juillet 2013.

Nous regrettons les inconvénients que cette situation peut avoir causé.

Les crimes déclarés par la police au Canada continuent de diminuer
La gravité des crimes déclarés par la police est généralement plus élevée dans l'Ouest et dans le Nord du pays
Toronto se classe au troisième rang parmi les régions métropolitaines affichant les plus faibles IGC
Crimes violents
Les crimes violents diminuent, mais dans une moindre mesure que l'ensemble des crimes
Le taux national d'homicides est demeuré stable au cours des 10 dernières années
Les tentatives de meurtre ont augmenté de 10 % en 2009
Les agressions sexuelles déclarées par la police continuent de diminuer
Les taux de vols qualifiés continuent d'être les plus élevés à Winnipeg
Crimes sans violence
Les introductions par effraction déclarées par la police poursuivent leur baisse
Recul des vols de véhicules à moteur d'un bout à l'autre du pays
La police signale une hausse des affaires de conduite avec facultés affaiblies pour la troisième année d'affilée
Baisse des infractions liées à la cocaïne déclarées par la police
Criminalité chez les jeunes
Le taux de crimes violents chez les jeunes est en baisse, mais il demeure plus élevé qu'il y a 10 ans
Facteurs ayant une incidence sur les statistiques sur les crimes déclarés par la police
Tableaux de données détaillés
Références
Notes

Au Canada, la criminalité est mesurée au moyen des données recueillies par deux enquêtes de Statistique Canada : les données déclarées par la police dans le cadre du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC) et les données déclarées par les victimes dans le cadre de l'Enquête sociale générale.

Le présent rapport décrit les résultats du Programme DUC de 2009, une enquête annuelle sur les affaires criminelles dont les services de police canadiens ont pris connaissance et dont ils ont établi le bien-fondé. Cette enquête permet de recueillir des données sur environ 200 infractions criminelles individuelles. Les données sont recueillies conformément à un ensemble de catégories et de définitions de crimes approuvé à l'échelle nationale. Elles ont été déclarées régulièrement par les services de police et communiquées à Statistique Canada chaque année depuis 1962. Les comptes pour chaque infraction sont fondés sur l'infraction la plus grave dans une affaire. 

Dans ce rapport, on examine les tendances relatives à la gravité et au volume de la criminalité en général et des crimes violents à l'échelle du pays, des provinces et territoires, et des régions métropolitaines de recensement. On y présente les variations des taux de certains types d'infractions, y compris l'homicide, les voies de fait, les agressions sexuelles, le vol qualifié, les introductions par effraction, les vols de véhicules à moteur, la conduite avec facultés affaiblies et les infractions relatives aux drogues. Le rapport renferme également de l'information sur la criminalité chez les jeunes notamment, pour la première fois, les tendances relatives à la gravité des crimes commis par des jeunes.

Encadré 1
Enquête sociale générale sur la victimisation

Outre le Programme de déclaration uniforme de la criminalité auquel participe la police, Statistique Canada réalise également l'Enquête sociale générale (ESG) sur la victimisation. Cette enquête-échantillon, menée auprès des Canadiens de 15 ans et plus, est effectuée tous les cinq ans depuis 1988. Elle porte sur huit types d'infractions : les agressions sexuelles, les vols qualifiés, les voies de fait, les introductions par effraction, les vols de biens personnels, les vols de biens du ménage, les vols de véhicules à moteur ou de leurs pièces, et le vandalisme.

L'un des principaux avantages de l'ESG est qu'elle permet de mesurer la nature et l'ampleur des crimes qui ne sont pas signalés à la police. En 2004 (l'année la plus récente pour laquelle des statistiques sont disponibles), on estimait que ces crimes représentaient environ les deux tiers de l'ensemble des incidents de victimisation criminelle (Gannon et Mihorean, 2005). Les résultats relatifs à la victimisation de l'ESG de 2009 font l'objet d'un rapport distinct devant être diffusé au grand public à l'automne 2010.

Les crimes déclarés par la police au Canada continuent de diminuer

La gravité et le volume des crimes déclarés par la police ont diminué en 2009, maintenant la tendance à la baisse observée au cours des 10 dernières années (graphique 1). L'Indice de gravité de la criminalité (IGC) au Canada — qui mesure la gravité des crimes déclarés par la police — a diminué de 4 % par rapport à 2008, et il était de 22 % inférieur au niveau noté en 1999 (tableau 1a). La baisse de la gravité de la criminalité au cours des 10 dernières années est survenue pratiquement à l'étendue du pays. 

Graphique 1
Indices de gravité des crimes déclarés par la police, 1999 à 2009

Description

Graphique 1 Indices de gravité des crimes déclarés par la police, 1999 à 2009

Note : La valeur des indices a été fixée à 100 pour l'année de référence, soit 2006.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

Le taux de criminalité traditionnel — qui mesure le volume d'infractions signalées à la police — s'est également replié en 2009, en baisse de 3 % par rapport à 2008 (tableau 1b). Environ 43 000 crimes de moins ont été signalés à la police. Ce fléchissement était en grande partie attribuable à trois crimes contre les biens : le nombre de vols de véhicules à moteur a reculé de 17 000, celui des affaires de méfait, de 10 000 et celui des introductions par effraction, de 5 000 (tableau 2). Le taux de criminalité global était 17 % inférieur au niveau d'il y a une décennie.

Encadré 2
Comparaison entre l'Indice de gravité de la criminalité et le taux de criminalité traditionnel

Le taux de criminalité traditionnel et l'Indice de gravité de la criminalité (IGC) sont des mesures complémentaires des crimes déclarés par la police. Le taux de criminalité mesure le volume d'infractions signalées à la police, alors que l'Indice de gravité de la criminalité mesure la gravité des crimes signalés à la police.

Taux de criminalité : Depuis 1962, on mesure les tendances relatives à l'ensemble des crimes déclarés par la police au moyen du « taux de criminalité » traditionnel. Cette mesure représente la somme de toutes les affaires criminelles (sauf les délits de la route et les infractions relatives aux drogues) signalées à la police, divisée par la population. Dans ce calcul, les infractions ont toutes la même valeur; par exemple, une affaire de meurtre équivaut à une affaire de vol de bicyclette. Le taux de criminalité est exprimé sous la forme d'un taux pour 100 000 habitants. Outre le taux de criminalité global, il existe trois totaux partiels : les crimes violents, les crimes contre les biens et les autres infractions au Code criminel.

Indice de gravité de la criminalité : Étant donné que le taux de criminalité global est déterminé par des infractions de moindre gravité à volume élevé, comme les vols mineurs, les méfaits et les voies de fait mineures, une autre mesure des crimes déclarés par la police, appelée Indice de gravité de la criminalité, a été élaborée et diffusée en avril 2009. Par souci de simplicité, on désigne cette mesure sous le nom d'IGC déclarée par la police.

Pour calculer l'IGC, on attribue un poids à chaque infraction, en fonction des peines imposées par les tribunaux de juridiction criminelle. Plus la peine moyenne est sévère, plus le poids associé à cette infraction est élevé. Par conséquent, les infractions graves auront un effet plus marqué sur les variations de l'Indice.

Toutes les infractions, y compris les délits de la route et les infractions relatives aux drogues, sont incluses dans l'IGC. Le calcul consiste à faire la somme des infractions pondérées et de la diviser par la population. La valeur de l'IGC a alors été fixée à 100 pour l'année de référence, soit 2006 pour le Canada. Les valeurs de l'IGC peuvent être obtenues à compter de 1998. Outre l'IGC global, on a créé l'Indice de gravité des crimes violents et l'Indice de gravité des crimes sans violence.

Indice de gravité des crimes chez les jeunes : Pour la première fois cette année, l'idée de pondérer les infractions en fonction de leur gravité a été mise en pratique pour les données sur la criminalité chez les jeunes, avec la diffusion du nouvel Indice de gravité des crimes chez les jeunes. On peut également remonter jusqu'à 1998 pour les données de cet indice.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'Indice de gravité de la criminalité, voir Wallace et autres, 2009, La mesure de la criminalité au Canada : présentation de l'Indice de gravité de la criminalité et des améliorations au Programme de déclaration uniforme de la criminalité et Babyak et autres, 2009, La méthodologie de l'Indice de gravité de la criminalité déclarée par la police.

La gravité des crimes déclarés par la police est généralement plus élevée dans l'Ouest et dans le Nord du pays

Entre 2008 et 2009, la gravité de la criminalité s'est repliée ou est demeurée stable dans l'ensemble des provinces et des territoires, à l'exception du Manitoba et du Nunavut qui ont enregistré de légères hausses. Les plus forts reculs de la gravité de la criminalité sont survenus en Colombie-Britannique (-9 %) et en Alberta (-7 %) (tableau 3).

Comme dans les années passées, la gravité des crimes déclarés dans le Nord, particulièrement dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, était bien plus élevée que dans toute province en 2009 (graphique 2). L'un des principaux facteurs ayant contribué à cette tendance était le taux relativement élevé d'introductions par effraction dans ces deux territoires.

Graphique 2
Indices de gravité des crimes déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Description

Graphique 2 Indices de gravité des crimes déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité

Parmi les provinces, la Saskatchewan a affiché l'IGC le plus élevé, en dépit d'une baisse de 2 % en 2009. Les seules autres provinces à avoir enregistré un IGC supérieur à la moyenne nationale se situaient aussi dans l'Ouest canadien : le Manitoba, la Colombie-Britannique et l'Alberta. Les plus faibles valeurs de l'IGC ont été observées à l'Île-du-Prince-Édouard, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Toronto se classe au troisième rang parmi les régions métropolitaines affichant les plus faibles IGC

La gravité de la criminalité dans les 33 régions métropolitaines de recensement (RMR)1 du Canada a tendance à suivre la courbe provinciale, les RMR de l'Ouest affichant normalement des valeurs plus élevées de l'IGC que celles de l'Est (tableau 4, graphique 3). En fait, Calgary était la seule RMR de l'Ouest ayant un IGC inférieur à la moyenne nationale.

Graphique 3
Indice de gravité des crimes déclarés par la police, selon la région métropolitaine de recensement, 2009

Description

Graphique 3 Indice de gravité des crimes déclarés par la police, selon la région métropolitaine de recensement, 2009

Note : La région métropolitaine de recensement (RMR) d'Oshawa est exclue du présent tableau en raison du manque de correspondance entre les limites des territoires policiers et celles de la RMR.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

Malgré un recul de 12 % en 2009, Regina a continué d'afficher le plus haut IGC, suivie de Saskatoon, de Winnipeg et de Kelowna. La plus grande RMR du Canada, Toronto, s'est classée au troisième rang parmi les RMR présentant les plus faibles IGC. Guelph et Québec sont les seules à avoir enregistré des valeurs plus faibles de l'IGC.

Bien que la criminalité ait été à la baisse dans la plupart des régions du pays, quelques RMR ont affiché une hausse de la gravité de la criminalité. En effet, les augmentations les plus marquées ont été observées à Saguenay (+12 %), dans le Grand Sudbury (+10 %) et à Kitchener (+7 %). En revanche, la plus forte baisse a été constatée à Abbotsford–Mission (-22 %). Les forts replis des introductions par effraction et des vols de véhicules à moteur étaient à l'origine du fléchissement global à Abbotsford–Mission.

Les valeurs de l'Indice de gravité des crimes déclarés par la police peuvent également être obtenues pour les quelque 200 services de police situés dans des régions ayant un centre de plus de 10 000 habitants (Statistique Canada, 2010). Parmi ces régions, les valeurs les plus élevées de l'IGC ont été relevées à North Battleford, en Saskatchewan, et à Quesnel, en Colombie-Britannique. Les valeurs les plus élevées de l'Indice de gravité des crimes violents (voir la section suivante) ont également été enregistrées dans l'Ouest canadien, soit à Quesnel et à Thompson, au Manitoba.

Les plus faibles valeurs de l'IGC ont, de façon générale, été observées en Ontario; Tecumseh et Caledon ont déclaré les valeurs les plus basses parmi les 208 services de police.

Crimes violents

Les crimes violents diminuent, mais dans une moindre mesure que l'ensemble des crimes

L'Indice de gravité des crimes violents déclarés par la police et le taux de crimes violents ont tous deux légèrement reculé en 2009, en baisse de 1 %. L'Indice de gravité des crimes violents a diminué pour une troisième année consécutive, et il était de 6 % inférieur au niveau de 1999. Cela représente un repli beaucoup plus faible que la baisse de l'IGC global (-22 %). 

En 2009, on a dénombré environ 443 000 affaires de violence, soit 1 infraction sur 5 (tableau 2). S'il est vrai que la plupart des crimes violents ont diminué en 2009, des hausses ont été observées en ce qui concerne les tentatives de meurtre, l'extorsion, les infractions relatives aux armes à feu et le harcèlement criminel.

Le Manitoba a affiché l'Indice de gravité des crimes violents le plus élevé des provinces, alors que les valeurs les plus faibles ont été relevées à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador (tableau 3, graphique 2). Au Manitoba, l'Indice de gravité des crimes violents a augmenté de 10 % en 2009, principalement en raison d'un bond de 25 % des vols qualifiés. 

Winnipeg a enregistré une hausse de 15 % de la gravité des crimes violents en 2009, ce qui lui a valu l'Indice de gravité des crimes violents le plus élevé de toutes les RMR (tableau 4, graphique 4). D'autres augmentations importantes de la gravité des crimes violents sont survenues dans le Grand Sudbury (+30 %), à Saguenay (+28 %), à Guelph (+21 %) et à Moncton (+20 %). Malgré une hausse en 2009, Guelph s'est tout de même classée au deuxième rang en ce qui a trait aux indices de gravité des crimes violents les plus faibles, derrière Québec.  

Graphique 4
Indice de gravité des crimes violents déclarés par la police, selon la région métropolitaine de recensement, 2009

Description

Graphique 4 Indice de gravité des crimes violents déclarés par la police, selon la région métropolitaine de recensement, 2009

Note : La région métropolitaine de recensement (RMR) d'Oshawa est exclue du présent tableau en raison du manque de correspondance entre les limites des territoires policiers et celles de la RMR.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

Bien que Toronto ait affiché une valeur de l'IGC global parmi les plus faibles des RMR, la gravité des crimes violents à Toronto (94,5) était légèrement supérieure à la moyenne nationale de 93,7. Les valeurs de l'Indice de gravité des crimes violents étaient plus élevées à Vancouver (117,8) et à Montréal (102,7).

Le taux national d'homicides est demeuré stable au cours des 10 dernières années

La police a déclaré 610 homicides en 2009, soit un homicide de moins que l'année précédente (tableau 5). En dépit des fluctuations annuelles, le taux d'homicides est demeuré relativement stable au cours de la dernière décennie (graphique 5) et il est demeuré bien en deçà du sommet atteint au milieu des années 1970.

Graphique 5
Taux d'homicides et de tentatives de meurtre déclarés par la police, 1979 à 2009

Description

Graphique 5 Taux d'homicides et de tentatives de meurtre déclarés par la police, 1979 à 2009

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

L'Alberta a affiché le plus fort recul au chapitre des homicides en 2009, soit 15 homicides de moins par rapport à l'année 2008. Le taux d'homicides enregistré par la province de Québec a continué de régresser en 2009, ayant atteint son point le plus faible en plus de 40 ans. De même, le taux d'homicides noté à Montréal a atteint son niveau le plus bas depuis que des données sur les RMR ont été recueillies pour la première fois en 1981.

Ayant enregistré 57 homicides en 2009, le Manitoba a inscrit le taux d'homicides le plus élevé parmi les provinces pour une troisième année consécutive (graphique 6). Toutefois, les plus fortes augmentations enregistrées au chapitre des homicides en 2009 ont été relevées au Nouveau-Brunswick, soit neuf homicides de plus qu'en 2008, et en Saskatchewan, soit six homicides de plus. L'augmentation au Nouveau-Brunswick faisait suite au creux de 2008, niveau jamais vu en 40 ans.

Graphique 6
Taux d'homicides déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Description

Graphique 6 Taux d'homicides déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

Abbotsford–Mission a déclaré neuf homicides en 2009, ce qui lui a valu le taux d'homicides le plus élevé de toutes les RMR pour la deuxième année d'affilée. Suivaient Thunder Bay, Winnipeg, Saguenay et Halifax. St. John's et Saint John étaient les seules RMR à ne pas avoir déclaré d'homicide en 2009 (tableau 6).

Les tentatives de meurtre ont augmenté de 10 % en 2009

Les tentatives de meurtre font partie des rares crimes violents à avoir augmenté en 2009. La police a déclaré 806 tentatives de meurtre, soit 85 de plus qu'en 2008. Chaque année, on dénombre habituellement un peu plus de tentatives de meurtre que d'homicides, mais ces deux infractions affichent en général des tendances très semblables (graphique 5).

Le terme « voies de fait graves » désigne deux formes de voies de fait : les voies de fait armées ou causant des lésions corporelles (niveau 2) et les voies de fait graves, dans lesquelles la victime est blessée, mutilée, défigurée ou dont la vie est mise en danger (niveau 3). Prises ensemble, un peu plus de 57 000 de ces voies de fait ont été signalées à la police en 2009 (tableau 5). Après avoir affiché une hausse graduelle pendant près de 25 ans, le taux de voies de fait graves a diminué pour une deuxième année consécutive en 2009, en baisse de 3 % (graphique 7).

Graphique 7
Taux des voies de fait graves (niveaux 2 et 3) déclarées par la police, Canada, 1983 à 2009

Description

Graphique 7 Taux des voies de fait graves (niveaux 2 et 3) déclarées par la police, Canada, 1983 à 2009

Note : Les données sur les tendances remontent à 1983, année au cours de laquelle les dispositions législatives touchant la classification des voies de fait sont entrées en vigueur.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

Les agressions sexuelles déclarées par la police continuent de diminuer

En 2009, on a dénombré près de 21 000 agressions sexuelles, dont 98 % ont été classées au niveau 1, soit la forme la moins grave des trois niveaux d'agression sexuelle. Après avoir atteint un sommet en 1993, le taux d'agressions sexuelles déclarées par la police a diminué de façon constante, dont une baisse de 4 % en 2009 (tableau 2).

Il importe de souligner que le nombre d'agressions sexuelles signalées à la police est probablement une importante sous-estimation du nombre réel de ce type d'infraction. Selon les données autodéclarées sur la victimisation de l'Enquête sociale générale, moins de 1 agression sexuelle sur dix a été signalé à la police. De nombreuses raisons sont invoquées pour expliquer le non-signalement à la police, notamment la croyance que l'incident n'était pas suffisamment grave, qu'il a été réglé d'une autre façon et qu'il s'agissait d'une affaire personnelle (Brennan et Taylor-Butts, 2008).

La police a également déclaré environ 2 600 infractions sexuelles contre des enfants, y compris les contacts sexuels, l'incitation à des contacts sexuels, l'exploitation sexuelle et le leurre d'enfant par ordinateur. Ces chiffres sous-estiment probablement le nombre réel d'infractions sexuelles contre des enfants.

Les taux de vols qualifiés continuent d'être les plus élevés à Winnipeg

En 2009, la police a déclaré environ 32 000 vols qualifiés au Canada, ce qui en fait la troisième infraction de violence en importance, derrière les voies de fait et les menaces. Le taux de vols qualifiés est généralement à la baisse depuis le sommet atteint au début des années 1990, y compris un léger recul en 2009 (graphique 8).

Graphique 8
Taux de vols qualifiés déclarés par la police, Canada, 1979 à 2009

Description

Graphique 8 Taux de vols qualifiés déclarés par la police, Canada, 1979 à 2009

Note : Des révisions ont été apportées aux données sur le vol qualifié à compter de 1998. Par conséquent, la série de données est marquée par une rupture entre 1997 et 1998.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

La baisse du recours aux armes est l'un des principaux changements en ce qui concerne les vols qualifiés au cours des 10 dernières années. En 2009, les vols qualifiés commis avec une arme à feu représentaient 15 % de l'ensemble des vols qualifiés, comparativement à 20 % en 1999. Les vols qualifiés commis avec une autre arme, comme un couteau, ont également fléchi, étant passés de 36 % en 1999 à 30 % en 2009.

Les taux plus faibles que la moyenne dans les territoires pour ce qui est des vols qualifiés sont une tendance particulière qui se maintient. Normalement, les taux de criminalité, en particulier les taux de crimes violents, sont plus élevés dans les territoires que dans le reste du Canada. Cependant, en 2009, tout comme les années précédentes, les taux de vols qualifiés dans les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon et au Nunavut figuraient parmi les plus faibles au pays (graphique 9).

Graphique 9
Taux de vols qualifiés déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Description

Graphique 9 Taux de vols qualifiés déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

Winnipeg a continué d'afficher le taux le plus élevé de vols qualifiés au pays, en hausse de 26 % en 2009. Trois RMR de l'Ontario ont également enregistré un fort bond au chapitre des vols qualifiés en 2009 : Kingston, Guelph et le Grand Sudbury ont déclaré une progression de plus de 30 % (tableau 6).

Crimes sans violence

Les introductions par effraction déclarées par la police poursuivent leur baisse

Non seulement les introductions par effraction sont-elles le type de crime contre les biens le plus grave au Canada, mais elles sont également l'un des plus fréquents. En 2009, la police a déclaré plus de 205 000 introductions par effraction, ce qui représente 15 % de l'ensemble des crimes contre les biens. Les introductions par effraction demeurent courantes, mais le taux affiche une baisse constante depuis le sommet atteint au début des années 1990 (graphique 10). Le taux de 2009 était 4 % inférieur au niveau de 2008 et 42 % plus faible qu'il y a 10 ans (tableau 2).

Graphique 10
Taux d'introductions par effraction et de vols de véhicules à moteur déclarés par la police, 1979 à 2009

Description

Graphique 10 Taux d'introductions par effraction et de vols de véhicules à moteur déclarés par la police, 1979 à 2009

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

La mise sur pied de programmes de surveillance spéciaux dans certaines collectivités ainsi que l'utilisation accrue des dispositifs de sécurité domiciliaire, comme les avertisseurs anti-vol et les détecteurs de mouvement, pourraient expliquer en partie la baisse des introductions par effraction (Gannon et Taylor-Butts, 2006). En outre, des franchises d'assurance plus élevées pourraient être liées au moins grand nombre d'introductions par effraction signalées à la police (Fedorowycz, 2004).

En 2009, 60 % des introductions par effraction ont été commises dans une résidence, 30 % ont été perpétrées dans une entreprise et 10 %, dans un autre endroit, comme une remise ou un garage isolé. Les introductions par effraction dans les résidences ont reculé de 2 % en 2009, tandis que les introductions par effraction dans les entreprises ont diminué de 9 %.

En dépit d'un repli de 2 % en 2009, le taux d'introductions par effraction le plus élevé de toutes les provinces a été observé en Saskatchewan. Le taux le plus faible a été noté en Ontario (graphique 11).

Graphique 11
Taux d'introductions par effraction déclarées par la police, selon la province et le territoire, 2009

Description

Graphique 11 Taux d'introductions par effraction déclarées par la police, selon la province et le territoire, 2009

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

En raison d'une hausse de 5 % en 2009, Trois-Rivières a inscrit le plus fort taux d'introductions par effraction des RMR, alors que Toronto a affiché le plus faible. Contrairement au repli national, certaines régions du pays ont enregistré de fortes hausses du nombre d'introductions par effraction en 2009 : Peterborough, Saguenay, Moncton et London ont toutes signalé des hausses d'au moins 10 %.

Recul des vols de véhicules à moteur d'un bout à l'autre du pays

En 2009, la police a déclaré 108 000 vols de véhicules à moteur, ce qui représente en moyenne environ 300 véhicules volés par jour. Après avoir culminé en 1996, le taux de vols de véhicules à moteur a diminué progressivement (graphique 10). En 2009, le taux était 15 % inférieur au niveau de l'année précédente et 40 % plus bas qu'une décennie plus tôt (tableau 2).

En 2009, Terre-Neuve-et-Labrador a été la seule province à avoir signalé une hausse du nombre de vols de véhicules à moteur (+4 %). En raison d'une baisse de 28 %, le Manitoba a enregistré la plus forte diminution, mais son taux est demeuré le plus élevé des provinces, légèrement devant la Saskatchewan et l'Alberta (graphique 12).

Graphique 12
Taux de vols de véhicules à moteur déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Description

Graphique 12 Taux de vols de véhicules à moteur déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

La baisse des vols de véhicules à moteur pourrait être en partie attribuable à l'utilisation accrue de dispositifs antivol (comme les systèmes antidémarrage et les avertisseurs pour véhicules à moteur), aux initiatives ciblées comme le programme de voitures-appâts, aux programmes de prévention chez les jeunes et aux équipes spécialisées sur l'implication du crime organisé (Dauvergne, 2008).

Les efforts pour régler ce problème ont été particulièrement soutenus à Winnipeg (Linden et Munn-Venn, 2008), où le taux de vols de véhicules à moteur figure parmi les plus élevés au Canada depuis quelques années. En 2009, Winnipeg a enregistré sa troisième baisse consécutive d'au moins 10 %, soit le plus fort repli au pays. Ce dernier fléchissement a fait en sorte que Brantford a dépassé Winnipeg en affichant le plus haut taux de vols de véhicules au pays.

La baisse du nombre de vols de véhicules à moteur en 2009 a été observée pratiquement d'un bout à l'autre du pays. Seules trois RMR ont enregistré une augmentation, soit Trois-Rivières, Saskatoon et Saguenay (tableau 6).

La police signale une hausse des affaires de conduite avec facultés affaiblies pour la troisième année d'affilée

Le nombre d'affaires de conduite avec facultés affaiblies déclarées par la police peut varier sous l'effet de nombreux facteurs, dont les changements législatifs, les pratiques d'application de la loi (p. ex. recours accru à la suspension immédiate du permis de conduire), les changements démographiques et l'évolution des attitudes face à la conduite en état d'ébriété (Janhevich, Gannon et Morisset, 2003).

La police a déclaré 89 000 affaires de conduite avec facultés affaiblies en 2009, ce qui a donné lieu à une croissance de 3 % du taux (tableau 2). Il s'agissait de la troisième augmentation annuelle consécutive. Avant 2007, le taux d'affaires de conduite avec facultés affaiblies était généralement en baisse depuis plus de 25 ans.

La plupart des provinces ont affiché une augmentation des affaires de conduite avec facultés affaiblies en 2009, la plus forte hausse ayant été constatée à l'Île-du-Prince-Édouard. Seul le Nouveau-Brunswick a signalé une diminution appréciable (–11 %) (tableau 5).

Parmi les affaires de conduite avec facultés affaiblies signalées en 2009, on a dénombré 154 affaires de conduite avec facultés affaiblies causant la mort (en baisse par rapport à 197 en 2008) et 890 affaires de conduite avec facultés affaiblies causant des lésions corporelles (en baisse par rapport à 941 en 2008).

En juillet 2008, une nouvelle loi est entrée en vigueur pour autoriser la police à effectuer des analyses et des évaluations sur route obligatoire des cas soupçonnés de conduite sous l'influence des drogues. En 2009, la police a déclaré 1 438 affaires de conduite sous l'influence des drogues, soit environ 2 % de toutes les infractions de conduite avec facultés affaiblies.

Baisse des infractions liées à la cocaïne déclarées par la police

Les infractions relatives aux drogues, qui comprennent les infractions liées à la possession, au trafic, à l'importation, à l'exportation et à la production, relèvent de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. En 2009, la police a dénombré près de 98 000 infractions relatives aux drogues, dont les deux tiers avaient trait au cannabis.

Dans l'ensemble, les infractions relatives aux drogues étaient en baisse (-6 %), principalement en raison d'une diminution de 21 % du taux d'infractions liées à la cocaïne (graphique 13). Les infractions liées au cannabis sont demeurées relativement stables. 

Graphique 13
Taux d'infractions relatives aux drogues déclarées par la police, 1979 à 2009

Description

Graphique 13 Taux d'infractions relatives aux drogues déclarées par la police, 1979 à 2009

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

Comme dans les années passées, le taux d'infractions relatives aux drogues en Colombie-Britannique était bien supérieur à celui des autres provinces, particulièrement en ce qui a trait aux infractions liées au cannabis (tableau 5).

Criminalité chez les jeunes

Les jeunes et les jeunes adultes sont responsables d'un nombre disproportionné de crimes. En 2009, les taux par âge pour les auteurs présumés d'un crime étaient les plus élevés chez les personnes de 15 à 22 ans, le sommet s'établissant à 17 ans (graphique 14). La présente section porte sur les tendances relatives aux crimes commis par des jeunes, c'est-à-dire des personnes de 12 à 17 ans en vertu du Code criminel.

Graphique 14
Auteurs présumés de crimes, selon l'âge, Canada, 2009

Description

Graphique 14 Auteurs présumés de crimes, selon l'âge, Canada, 2009

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire.

Le taux de crimes violents chez les jeunes est en baisse, mais il demeure plus élevé qu'il y a 10 ans

En 2009, la police a identifié près de 165 000 jeunes auteurs présumés d'avoir commis un crime, y compris les jeunes qui ont été mis en accusation ou contre lesquels la police a recommandé de porter une accusation (42 %), ainsi que les jeunes dont le cas a été classé sans mise en accusation (58 %). À titre d'exemples des personnes qui n'ont pas été mises en accusation, on trouve les jeunes détournés du système de justice pénale grâce à des avertissements, à des mises en garde et au renvoi à des programmes communautaires.

Le présent rapport représente la première diffusion de l'Indice de gravité des crimes chez les jeunes. À partir du même concept que l'IGC général pour pondérer les infractions en fonction de leur gravité, l'Indice de gravité des crimes chez les jeunes et l'Indice de gravité des crimes violents chez les jeunes ont été créés en remontant jusqu'à 1998 aux échelles nationale (tableau 7a) et provinciale et territoriale (tableau 8).

Les données du nouvel Indice de gravité des crimes chez les jeunes révèlent que la gravité de la criminalité chez les jeunes est généralement à la baisse depuis 2001, y compris un recul de 2 % en 2009 (graphique 15). Cependant, bien que l'Indice de gravité des crimes violents chez les jeunes soit demeuré stable par rapport à l'année précédente, il était 10 % plus élevé que 10 ans auparavant.

Graphique 15
Indices de gravité des crimes chez les jeunes déclarés par la police, Canada, 1999 à 2009

Description

Graphique 15 Indices de gravité des crimes chez les jeunes déclarés par la police, Canada, 1999 à 2009

Note : La valeur des indices a été fixée à 100 pour l'année de référence, soit 2006.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité.

Le taux de criminalité traditionnel chez les jeunes — une mesure du volume des jeunes auteurs présumés — était pratiquement au même niveau en 2009 qu'il l'était 10 ans auparavant (tableau 7b). Le taux de crimes violents chez les jeunes était 11 % plus élevé qu'en 1999.

Des replis ont été constatés en ce qui concerne le taux de jeunes auteurs présumés pour la plupart des infractions en 2009, y compris le vol qualifié (-6 %), les voies de fait graves (-5 %), les introductions par effraction (-4 %) et les vols de véhicules (-3 %) (tableau 9). Toutefois, le nombre de jeunes auteurs présumés d'homicide (79) a augmenté en 2009; il était considérablement supérieur à la moyenne de 56 observée au cours des 10 dernières années2.

Facteurs ayant une incidence sur les statistiques sur les crimes déclarés par la police

De nombreux facteurs peuvent avoir une incidence sur la prévalence des statistiques sur les crimes déclarés par la police :

Caractéristiques démographiques : L'évolution de la structure par âge de la population, en particulier pour les groupes de contrevenants à risque élevé (15 à 24 ans) et à faible risque (plus de 50 ans) peut influer sur les taux de criminalité.

Taux de signalement à la police par le public : L'évolution des réponses et des perceptions de la société à l'égard de certains crimes (comme l'agression sexuelle ou la violence conjugale) peut donner lieu à des écarts en ce qui concerne les taux de signalement à la police.

Politiques et procédures des services de police locaux  : Certains services de police ont des centres d'appels pour recevoir et consigner les affaires criminelles, alors que d'autres exigent que les victimes signalent les crimes en personne. La facilité du signalement par le public peut déterminer si une affaire criminelle est signalée ou non à la police et donc déclarée à Statistique Canada au moyen du Programme DUC. De plus, les systèmes de gestion des dossiers (SGD) et les processus internes de la police peuvent déterminer si une affaire criminelle est consignée dans le SGD local.

Modifications des lois : Les modifications apportées au système de justice pénale, comme l'introduction d'une nouvelle infraction, peuvent avoir une incidence sur le nombre d'affaires criminelles déclarées par la police.

Facteurs socioéconomiques : Divers facteurs socioéconomiques peuvent influer sur les statistiques de la criminalité. Par exemple, une étude portant sur les tendances des données de la criminalité a révélé que les variations de l'inflation étaient associées aux variations des crimes imputables à des motifs financiers (c'est-à-dire le vol qualifié, l'introduction par effraction et le vol de véhicules à moteur) et que la consommation d'alcool et les taux de chômage étaient corrélés aux taux d'homicides (Pottie-Bunge, Johnson et Baldé, 2005). D'autres études ont montré une association entre les taux de criminalité des quartiers et l'accès à des ressources socioéconomiques (Charron, 2009;Savoie, 2008).

Changement technologique : Compte tenu des progrès constants en technologie, les possibilités de commettre des crimes nouveaux et plus complexes se sont multipliées.

Tableaux de données détaillés

Tableau 1a Indices de gravité des crimes déclarés par la police, Canada, 1999 à 2009

Tableau 1b Taux de crimes déclarés par la police, Canada, 1999 à 2009

Tableau 2 Crimes déclarés par la police, certaines infractions, Canada, 2008 et 2009

Tableau 3 Indices de gravité des crimes déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Tableau 4 Indices de gravité des crimes déclarés par la police, selon la région métropolitaine de recensement, 2009

Tableau 5 Crimes déclarés par la police, certaines infractions, selon la province et le territoire, 2009

Tableau 6 Crimes déclarés par la police, certaines infractions, selon la région métropolitaine de recensement, 2009

Tableau 7a Indices de gravité des crimes chez les jeunes déclarés par la police, Canada, 1999 à 2009

Tableau 7b Jeunes auteurs présumés de crimes déclarés par la police, Canada, 1999 à 2009

Tableau 8 Indices de gravité des crimes chez les jeunes déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2009

Tableau 9 Crimes chez les jeunes déclarés par la police, certaines infractions, selon la province et le territoire, 2009

Références

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Notes

  1. Une région métropolitaine de recensement (RMR) est composée d'une ou de plusieurs municipalités voisines situées autour d'un grand noyau urbain. Une RMR doit compter au moins 100 000 habitants, dont au moins 50 000 vivent dans le noyau urbain. Pour faire partie de la RMR, les autres municipalités adjacentes doivent être fortement intégrées à la région urbaine centrale, le degré d'intégration étant mesuré par le débit de la migration quotidienne calculé à partir des données du recensement. Une RMR est normalement desservie par plus d'un service de police.
  2. Comprend un jeune de moins de 12 ans.
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