Regards sur la société canadienne
Évolution des perceptions relatives à la mésinformation au Canada : tendances en matière d’exposition, de détection et de confiance
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Aperçu de l’étude
À l’aide des données tirées de l’Enquête sociale canadienne, la présente étude examine les tendances en matière d’exposition à la mésinformation en ligne et de détection de celle-ci, ainsi que ses répercussions sur la confiance de la population. Elle traite des sources et des plateformes qu’utilisent les Canadiens pour accéder aux nouvelles et aux informations, la fréquence à laquelle ils déclarent être exposés à la mésinformation et s’ils estiment qu’il est de plus en plus difficile de faire la distinction entre les vrais et les faux renseignements. De plus, l’article examine le lien entre les expériences liées à la mésinformation et la confiance à l’égard des médias et les niveaux de confiance interpersonnelle.
- En 2025, 4 Canadiens sur 5 (80 %) ont vu des nouvelles ou des informations sur Internet qu’ils soupçonnaient d’être trompeuses, fausses ou inexactes, et ce à raison d’au moins une fois par mois.
- Les Canadiens obtiennent habituellement leurs nouvelles ou leurs informations auprès d’organismes de presse (66 %) et de leurs proches (62 %), ainsi que par l’intermédiaire de plateformes de médias sociaux (54 %) et d’émissions de télévision (52 %).
- Les médias sociaux constituaient la source de nouvelles ou d’informations la plus répandue chez les jeunes Canadiens de 15 à 34 ans, 78 % d’entre eux les utilisant à cette fin.
- En 2025, près de la moitié des Canadiens (47 %) ont déclaré avoir plus de difficulté à distinguer les véritables nouvelles ou informations des fausses, par rapport à trois ans plus tôt.
- Plus de 3 Canadiens sur 5 (61 %) ont indiqué être « très » ou « extrêmement » préoccupés par la mésinformation en ligne en 2025.
- Les personnes ayant une grande confiance à l’égard des médias canadiens étaient moins susceptibles de déclarer qu’il devenait plus difficile de distinguer les vrais des faux renseignements, comparativement à celles présentant un niveau de confiance moins élevé à leur égard.
Introduction
La mésinformation — qui est définie comme étant toute nouvelle ou renseignement dont on peut vérifier la fausseté ou l’inexactitude — risque d’influer sur les opinions et de fausser le débat public et représente un défi permanent dans l’environnement numérique actuel. Étant donné la prolifération de contenus en ligne, les Canadiens sont de plus en plus exposés à des renseignements qui ne sont pas toujours
En raison de cette évolution de l’environnement informationnel, il est de plus en plus important de comprendre comment circule la mésinformation et de savoir la fréquence à laquelle les Canadiens y sont exposés et si ceux-ci ont davantage de difficulté à faire la distinction entre les vrais et les faux renseignements. Parallèlement, on constate un intérêt croissant à savoir si le contenu trompeur peut miner la confiance du public à l’égard des médias ou des sources d’information au Canada.
Une étude récente de Statistique Canada a mis en évidence une préoccupation généralisée concernant la mésinformation et a montré, qu’en 2023, près de 6 Canadiens sur 10 se disaient « très » ou « extrêmement » inquiets de la présence de la mésinformation en
À l’aide des données tirées de l’ESC de 2025 et de la Série d’enquêtes sur les gens et leurs communautés (SEGC) de 2023, la présente étude vise tout d’abord à examiner les sources et les plateformes par lesquelles les Canadiens accèdent aux nouvelles et aux informations, la fréquence à laquelle ils déclarent être exposés à des renseignements trompeurs et s’ils estiment qu’il est de plus en plus difficile de faire la distinction entre le vrai et le faux dans le contenu qui leur est présenté. Ensuite, l’étude porte sur la relation entre la mésinformation, la confiance à l’égard des médias et la confiance envers les autres. Pour ce faire, elle traite des liens possibles entre, d’une part, la difficulté à faire la distinction entre les vrais et les faux renseignements en ligne; et, d’autre part, les niveaux plus faibles de confiance sociale et de confiance à l’égard des médias.
Les Canadiens obtiennent le plus souvent leurs nouvelles ou leurs renseignements auprès d’organismes de presse
Les préférences des Canadiens quant aux sources de nouvelles et d’information constituent un élément important de l’écosystème de l’information au Canada et peuvent influencer leur degré d’exposition à la mésinformation.
En 2025, les données provenant de l’ESC montraient que les Canadiens ont le plus souvent obtenu leurs nouvelles ou leurs informations auprès d’organismes de

Tableau de données du graphique 1
| Sources et plateformes utilisées pour obtenir des nouvelles ou des informations | Proportion | Intervalle de confiance de 95 % | |
|---|---|---|---|
| Limite inférieure | Limite supérieure | ||
| pourcentage | |||
| Notes : Les données proviennent de deux questions d’enquête : MIS1_Q06 et MIS1_Q07. Les catégories suivantes ont été exclues de ce graphique en raison de leur similitude conceptuelle avec des réponses plus fréquemment sélectionnées : utilisateurs des réseaux sociaux; site Web, application ou autre plateforme de nouvelles; et conversations avec des proches. Les barres d’erreur correspondent à des intervalles de confiance de 95 %. Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne — Qualité de vie, changements climatiques et confiance, 2025. |
|||
| Organismes de presse | 65,7 | 64,4 | 66,9 |
| Proches | 61,6 | 60,4 | 62,8 |
| Plateformes de médias sociaux | 54,3 | 53,1 | 55,4 |
| Émissions de télévision | 51,6 | 50,3 | 52,8 |
| Radio | 37,6 | 36,4 | 38,9 |
| Diffusion vidéo et audio en continu | 34,1 | 32,9 | 35,3 |
| Communications gouvernementales | 33,8 | 32,6 | 35,0 |
| Publications d’experts scientifiques ou révisées par les pairs | 26,7 | 25,5 | 27,8 |
| Forums et groupes de discussion en ligne | 23,9 | 22,7 | 25,0 |
| Presse écrite | 21,2 | 20,3 | 22,2 |
| Autres sites Web | 10,8 | 10,0 | 11,6 |
| Aucune source | 3,4 | 3,0 | 3,9 |
| Autres sources | 0,9 | 0,6 | 1,1 |
| Autres plateformes | 0,5 | 0,2 | 0,7 |
Les sources de nouvelles ou d’information qu’utilisent habituellement les Canadiens varient d’un groupe d’âge à l’autre
Bien que les organismes de presse représentent une source d’information importante pour tous les groupes d’âge, le recours à cette source augmentait avec l’âge. Les Canadiens de 15 à 24 ans étaient les moins susceptibles de se tourner vers les organismes de presse (49 %), alors que plus de 3 Canadiens sur 4 (78 %) âgés de 75 ans et plus utilisaient cette source d’information. Une tendance similaire a été observée chez les personnes utilisant les émissions de télévision comme source d’information. Environ 3 Canadiens sur 10 (29 %) âgés de 25 à 34 ans utilisaient cette source, comparativement à 84 % des personnes de 75 ans et plus (graphique 2).
Chez les Canadiens de 15 à 34 ans, les médias sociaux constituaient la source d’information la plus répandue, 78 % d’entre eux y ayant recours à cette fin. Cependant, la proportion de Canadiens utilisant cette source diminuait avec l’âge, celle-ci atteignant 19 % chez les 75 ans et plus. Ces constatations sont étayées par les résultats tirés de l’enquête intitulée Sondage sur les préjudices en ligne au
De manière similaire, la proportion de Canadiens déclarant s’informer auprès de leurs proches diminuait avec l’âge. Plus des trois quarts des personnes de 15 à 24 ans ont utilisé cette source d’information (76 %), comparativement à environ la moitié de celles de 75 ans et plus (51 %).

Tableau de données du graphique 2
| Sources et plateformes utilisées pour obtenir des nouvelles ou des informations | Groupe d’âge | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 15 à 24 ans |
25 à 34 ans |
35 à 44 ans |
45 à 54 ans |
55 à 64 ans |
65 à 74 ans |
75 ans et plus |
|
| pourcentage | |||||||
| Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne — Qualité de vie, changements climatiques et confiance, 2025. | |||||||
| Organismes de presse | 49,4 | 57,4 | 63,3 | 69,9 | 71,9 | 77,6 | 78,4 |
| Proches | 75,8 | 68,0 | 65,1 | 56,0 | 54,9 | 53,3 | 51,3 |
| Plateformes de médias sociaux | 78,8 | 77,8 | 64,2 | 51,8 | 37,1 | 30,0 | 18,9 |
| Émissions de télévision | 33,1 | 28,9 | 39,2 | 55,7 | 64,8 | 76,3 | 83,6 |
| Diffusion vidéo et audio en continu | 55,1 | 49,8 | 34,4 | 29,3 | 24,7 | 20,1 | 13,1 |
Les hommes et les femmes ont des préférences différentes en matière de sources de nouvelles ou d’information
Outre les variations liées à l’âge, de légères différences ont été observées entre les hommes et les femmes quant aux sources d’information déclarées le plus fréquemment. Les femmes (65 %) étaient plus susceptibles que les hommes (58 %) d’obtenir des renseignements auprès de leurs proches (tableau 1).
Les hommes (38 %) étaient quant à eux plus susceptibles que les femmes (31 %) de s’informer par l’intermédiaire de plateformes de diffusion vidéo et audio en continu. Une étude antérieure de Statistique Canada a également révélé qu’en 2022, les hommes (73 %) étaient légèrement plus susceptibles que les femmes (70 %) de visionner des vidéos générées par les utilisateurs en
| Caractéristiques socioéconomiques et géographiques | Organismes de presse | Proches | Plateformes de médias sociaux | Émissions de télévision | Diffusion vidéo et audio en continu | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Proportion | Intervalle de confiance de 95 % | Proportion | Intervalle de confiance de 95 % | Proportion | Intervalle de confiance de 95 % | Proportion | Intervalle de confiance de 95 % | Proportion | Intervalle de confiance de 95 % | ||||||
| Limite inférieure | Limite supérieure | Limite inférieure | Limite supérieure | Limite inférieure | Limite supérieure | Limite inférieure | Limite supérieure | Limite inférieure | Limite supérieure | ||||||
| pourcentage | |||||||||||||||
|
|||||||||||||||
| Tous les Canadiens de 15 ans et plus | 65,7 | 64,4 | 66,9 | 61,6 | 60,4 | 62,8 | 54,3 | 53,1 | 55,4 | 51,6 | 50,3 | 52,8 | 34,1 | 32,9 | 35,3 |
| Groupe d’âge | |||||||||||||||
| 15 à 24 ans | 49,4 | 45,3 | 53,5 | 75,8 | 72,2 | 79,4 | 78,8 | 75,3 | 82,3 | 33,1 | 29,0 | 37,1 | 55,1 | 50,9 | 59,3 |
| 25 à 34 ans | 57,4 | 53,7 | 61,2 | 68,0 | 64,5 | 71,4 | 77,8 | 74,7 | 80,9 | 28,9 | 25,2 | 32,7 | 49,8 | 46,1 | 53,4 |
| 35 à 44 ans | 63,3 | 60,3 | 66,2 | 65,1 | 62,1 | 68,2 | 64,2 | 61,1 | 67,2 | 39,2 | 36,0 | 42,4 | 34,4 | 31,6 | 37,2 |
| 45 à 54 ans | 69,9 | 66,9 | 72,9 | 56,0 | 52,9 | 59,1 | 51,8 | 48,8 | 54,9 | 55,7 | 52,6 | 58,8 | 29,3 | 26,4 | 32,1 |
| 55 à 64 ans | 71,9 | 69,3 | 74,5 | 54,9 | 52,0 | 57,8 | 37,1 | 34,3 | 39,8 | 64,8 | 62,1 | 67,5 | 24,7 | 22,1 | 27,2 |
| 65 à 74 ans | 77,6 | 75,3 | 79,8 | 53,3 | 50,6 | 56,0 | 30,0 | 27,6 | 32,4 | 76,3 | 74,1 | 78,5 | 20,1 | 17,9 | 22,2 |
| 75 ans et plus | 78,4 | 75,6 | 81,1 | 51,3 | 48,0 | 54,6 | 18,9 | 16,4 | 21,5 | 83,6 | 81,1 | 86,1 | 13,1 | 11,0 | 15,1 |
| GenreTableau 1 Note 1 | |||||||||||||||
| Hommes | 67,3 | 65,4 | 69,1 | 58,4 | 56,7 | 60,2 | 53,0 | 51,2 | 54,7 | 50,5 | 48,7 | 52,2 | 37,6 | 35,9 | 39,3 |
| Femmes | 64,1 | 62,4 | 65,7 | 64,7 | 63,1 | 66,3 | 55,5 | 53,9 | 57,1 | 52,7 | 50,9 | 54,4 | 30,6 | 28,9 | 32,3 |
| Plus haut certificat, diplôme ou grade obtenu | |||||||||||||||
| Niveau inférieur à un diplôme d’études secondaires ou à son équivalent | 53,4 | 49,4 | 57,4 | 64,0 | 60,1 | 67,9 | 53,0 | 49,2 | 56,9 | 54,8 | 50,8 | 58,9 | 31,9 | 28,1 | 35,7 |
| Diplôme d’études secondaires ou certificat d’équivalence d’études secondaires | 62,0 | 59,2 | 64,8 | 59,0 | 56,3 | 61,8 | 53,0 | 50,2 | 55,8 | 54,0 | 51,1 | 56,8 | 33,7 | 31,0 | 36,5 |
| Certificat ou diplôme d’une école de métiers | 61,9 | 58,0 | 65,8 | 55,9 | 52,1 | 59,8 | 50,6 | 46,7 | 54,4 | 55,4 | 51,0 | 59,7 | 27,6 | 24,1 | 31,1 |
| Certificat ou diplôme d’un collège, d’un cégep ou d’un autre établissement non universitaire (autre que les certificats ou diplômes de métiers) | 66,5 | 63,8 | 69,2 | 61,6 | 58,8 | 64,3 | 52,8 | 50,1 | 55,6 | 56,7 | 53,8 | 59,5 | 30,8 | 28,2 | 33,5 |
| Certificat ou diplôme universitaire inférieur au baccalauréat | 66,6 | 60,9 | 72,4 | 57,5 | 52,2 | 62,8 | 55,3 | 49,7 | 60,9 | 50,1 | 44,4 | 55,9 | 31,4 | 26,2 | 36,6 |
| Baccalauréat (p. ex. B.A., B. Sc., B. Éd., LL. B.) | 72,9 | 70,4 | 75,4 | 67,1 | 64,6 | 69,6 | 59,3 | 56,7 | 62,0 | 45,5 | 42,8 | 48,3 | 40,4 | 37,7 | 43,2 |
| Certificat, diplôme ou grade universitaire supérieur au baccalauréat | 78,3 | 75,4 | 81,2 | 61,2 | 57,8 | 64,6 | 54,9 | 51,5 | 58,2 | 42,5 | 39,2 | 45,7 | 37,9 | 34,4 | 41,4 |
| Groupes racisésTableau 1 Note 2 | |||||||||||||||
| Population racisée | 60,2 | 57,6 | 62,8 | 63,2 | 60,6 | 65,8 | 70,3 | 68,0 | 72,7 | 45,3 | 42,7 | 47,9 | 47,5 | 44,8 | 50,2 |
| Population non racisée et non autochtone | 68,2 | 66,7 | 69,6 | 61,0 | 59,6 | 62,4 | 47,2 | 45,8 | 48,6 | 54,3 | 52,8 | 55,8 | 28,1 | 26,8 | 29,4 |
| Province | |||||||||||||||
| Terre-Neuve-et-Labrador | 72,1 | 67,0 | 77,2 | 59,4 | 54,3 | 64,5 | 54,0 | 48,5 | 59,5 | 58,8 | 53,8 | 63,9 | 27,2 | 22,7 | 31,8 |
| Île-du-Prince-Édouard | 72,1 | 66,2 | 78,0 | 64,2 | 58,6 | 69,9 | 53,5 | 47,6 | 59,4 | 47,7 | 42,1 | 53,3 | 31,3 | 25,9 | 36,8 |
| Nouvelle-Écosse | 72,4 | 67,7 | 77,1 | 62,4 | 57,6 | 67,3 | 54,2 | 49,4 | 58,9 | 46,6 | 42,2 | 51,1 | 32,2 | 27,4 | 37,0 |
| Nouveau-Brunswick | 61,7 | 56,9 | 66,5 | 59,7 | 54,5 | 64,9 | 52,9 | 48,5 | 57,3 | 56,1 | 51,1 | 61,0 | 24,5 | 20,0 | 29,0 |
| Québec | 59,4 | 56,7 | 62,1 | 61,4 | 58,9 | 63,9 | 49,8 | 47,3 | 52,3 | 61,0 | 58,4 | 63,5 | 27,3 | 24,7 | 29,8 |
| Ontario | 66,8 | 64,7 | 68,9 | 60,9 | 58,8 | 63,0 | 55,5 | 53,6 | 57,5 | 49,6 | 47,5 | 51,8 | 36,0 | 33,9 | 38,1 |
| Manitoba | 64,1 | 59,1 | 69,0 | 65,0 | 60,6 | 69,5 | 61,4 | 56,9 | 65,9 | 50,4 | 45,6 | 55,3 | 39,1 | 34,1 | 44,0 |
| Saskatchewan | 63,8 | 59,0 | 68,6 | 65,4 | 60,7 | 70,0 | 54,6 | 49,8 | 59,3 | 46,3 | 40,9 | 51,7 | 37,5 | 32,3 | 42,7 |
| Alberta | 67,2 | 63,5 | 70,9 | 62,6 | 58,6 | 66,5 | 54,8 | 51,1 | 58,6 | 45,2 | 41,5 | 48,9 | 37,0 | 33,2 | 40,8 |
| Colombie-Britannique | 70,0 | 67,0 | 73,1 | 61,7 | 58,7 | 64,7 | 55,7 | 52,9 | 58,4 | 48,6 | 45,5 | 51,6 | 37,5 | 34,4 | 40,7 |
| Appartenance à la population rurale ou urbaineTableau 1 Note 3 | |||||||||||||||
| Population rurale | 63,5 | 60,0 | 66,9 | 59,4 | 55,9 | 62,8 | 43,7 | 40,3 | 47,2 | 55,9 | 52,5 | 59,4 | 22,3 | 19,3 | 25,3 |
| Population urbaine | 66,0 | 64,7 | 67,3 | 61,9 | 60,6 | 63,2 | 55,7 | 54,5 | 57,0 | 51,0 | 49,6 | 52,3 | 35,7 | 34,4 | 37,1 |
Les plateformes de médias sociaux constituent la principale source de nouvelles ou d’information des Canadiens racisés
Les Canadiens racisés étaient plus susceptibles de consulter les plateformes de médias sociaux (70 %) et leurs proches (63 %) que les autres plateformes ou sources d’information pour obtenir des renseignements
Enfin, quelques différences ont également été observées entre les groupes en fonction du niveau de scolarité. La proportion de personnes ayant recours aux organismes de presse comme source d’information était la plus élevée chez les titulaires d’un certificat, d’un diplôme ou d’un grade universitaire supérieur au baccalauréat (78 %) et la plus faible chez celles dont le niveau de scolarité est inférieur à un diplôme d’études secondaires ou à son équivalent (53 %).
La plupart des Canadiens soupçonnent être exposés à la mésinformation au moins une fois par mois
En 2025, 4 Canadiens sur 5 (80 %) ont vu sur Internet des nouvelles ou des informations qu’ils soupçonnaient d’être trompeuses, fausses ou inexactes. La proportion de Canadiens exposés à la mésinformation au moins une fois par mois variait peu selon l’âge; elle s’établissait à un peu plus de 80 % au sein de presque tous les groupes d’âge (pour les personnes de 15 à 74 ans) (tableau 2). Seuls les adultes de 75 ans et plus différaient à ce chapitre, ceux-ci ayant été moins nombreux à déclarer être exposés régulièrement à ce type de contenu sur Internet
On constate également que le pourcentage de Canadiens exposés régulièrement à la mésinformation varie peu en fonction des différentes caractéristiques socioéconomiques et géographiques. Seuls quelques groupes ont déclaré une exposition régulière à la mésinformation nettement inférieure à celle observée dans l’ensemble de la population : les Canadiens racisés (75 %) et ceux n’ayant pas de diplôme d’études secondaires (75 %). Cependant, la formulation de la question concernant la fréquence d’exposition, ainsi que la nature autodéclarée de sa mesure, ne permet pas de déterminer si les répondants étaient moins exposés à ce type de contenu (parce qu’ils consultaient des sites réputés, par exemple) ou s’ils étaient simplement moins conscients de l’être.
| Caractéristiques socioéconomiques et géographiques | Proportion | Intervalle de confiance de 95 % | Probabilité prédite | |
|---|---|---|---|---|
| Limite inférieure | Limite supérieure | |||
| pourcentage | ||||
|
||||
| Canadiens de 15 ans et plus | 80,0 | 78,9 | 81,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Groupe d’âge | ||||
| 15 à 24 ans (réf.) | 83,5 | 80,5 | 86,6 | 84,0 |
| 25 à 34 ans | 83,5 | 80,6 | 86,3 | 83,9 |
| 35 à 44 ans | 81,2 | 78,6 | 83,7 | 81,9 Tableau 2 Note * |
| 45 à 54 ans | 80,9 | 78,4 | 83,4 | 81,8 Tableau 2 Note * |
| 55 à 64 ans | 81,6 | 79,3 | 83,8 | 82,3 Tableau 2 Note * |
| 65 à 74 ans | 80,1 | 78,0 | 82,2 | 81,1 Tableau 2 Note * |
| 75 ans et plus | 61,6 | 58,2 | 64,9 | 63,1 Tableau 2 Note * |
| GenreTableau 2 Note 1 | ||||
| Hommes (réf.) | 82,6 | 81,1 | 84,1 | 82,2 |
| Femmes | 77,4 | 75,9 | 78,9 | 77,4 |
| Plus haut certificat, diplôme ou grade obtenu | ||||
| Niveau inférieur à un diplôme d’études secondaires ou à son équivalent (réf.) | 74,5 | 70,9 | 78,0 | 72,8 |
| Diplôme d’études secondaires ou certificat d’équivalence d’études secondaires | 78,2 | 76,0 | 80,5 | 76,9 |
| Certificat ou diplôme d’une école de métiers | 83,8 | 80,9 | 86,7 | 82,6 Tableau 2 Note * |
| Certificat ou diplôme d’un collège, d’un cégep ou d’un autre établissement non universitaire (autre que les certificats ou diplômes de métiers) | 82,3 | 80,1 | 84,6 | 81,5 Tableau 2 Note * |
| Certificat ou diplôme universitaire inférieur au baccalauréat | 81,3 | 77,1 | 85,6 | 79,9 Tableau 2 Note * |
| Baccalauréat (p. ex. B.A., B. Sc., B. Éd., LL. B.) | 80,9 | 78,7 | 83,0 | 80,3 Tableau 2 Note * |
| Certificat, diplôme ou grade universitaire supérieur au baccalauréat | 82,5 | 79,8 | 85,2 | 82,1 Tableau 2 Note * |
| Groupes racisésTableau 2 Note 2 | ||||
| Population racisée (réf.) | 74,5 | 72,1 | 76,9 | 73,7 |
| Population non racisée et non autochtone | 82,5 | 81,5 | 83,6 | 81,4 Tableau 2 Note * |
| Province | ||||
| Terre-Neuve-et-Labrador (réf.) | 79,2 | 74,9 | 83,5 | 78,6 |
| Île-du-Prince-Édouard | 82,1 | 77,9 | 86,4 | 80,9 |
| Nouvelle-Écosse | 81,0 | 76,7 | 85,3 | 80,7 |
| Nouveau-Brunswick | 78,6 | 74,1 | 83,0 | 77,8 |
| Québec | 75,0 | 72,6 | 77,5 | 74,8 |
| Ontario | 80,8 | 79,0 | 82,6 | 80,6 Tableau 2 Note * |
| Manitoba | 77,8 | 73,3 | 82,3 | 77,4 |
| Saskatchewan | 81,7 | 77,7 | 85,7 | 81,0 |
| Alberta | 82,0 | 78,6 | 85,3 | 81,7 Tableau 2 Note * |
| Colombie-Britannique | 84,0 | 81,6 | 86,4 | 83,8 Tableau 2 Note * |
| Appartenance à la population rurale ou urbaineTableau 2 Note 3 | ||||
| Population rurale (réf.) | 82,5 | 79,9 | 85,1 | 81,9 |
| Population urbaine | 79,6 | 78,5 | 80,8 | 79,3 |
Selon les résultats d’un modèle de régression, les Canadiens ayant un niveau de scolarité supérieur à un diplôme d’études secondaires et les personnes non racisées et non autochtones, affichaient une probabilité plus élevée d’être exposés à la mésinformation, à raison d’au moins une fois par
En 2025, les Canadiens avaient plus de difficulté à distinguer les véritables nouvelles ou informations des fausses
L’exposition fréquente à la mésinformation n’est qu’une partie du problème : de nombreux Canadiens ont également de plus en plus de difficulté à distinguer ce qui est réel de ce qui est fabriqué. En 2025, selon les données provenant de l’ESC, près de la moitié (47 %) des Canadiens déclaraient qu’il était plus difficile de distinguer les véritables nouvelles ou informations des fausses par rapport à trois ans plus tôt. Une proportion de 42 % des Canadiens ont déclaré qu’il était toujours « aussi facile ou difficile » de faire cette distinction, tandis que 11 % ont indiqué qu’ils estimaient plus facile de la faire. À titre indicatif, les données tirées de la SEGC ont révélé qu’en 2023, 44 % des Canadiens déclaraient avoir plus de difficulté à faire la distinction entre les faits et les faussetés. Cette constatation pourrait révéler des difficultés croissantes à s’orienter dans un environnement en ligne de plus en plus complexe. Il convient de noter que, bien que les sources d’information et de nouvelles consultées varient au cours de la vie, tous les groupes d’âge ont déclaré éprouver des difficultés similaires à distinguer la vérité des faussetés.
Les femmes étaient légèrement plus susceptibles que les hommes de déclarer avoir eu plus de difficulté à distinguer les vrais renseignements des faux au cours des trois années précédentes (49 % des femmes par rapport à 46 % des hommes) (tableau 3). Une étude récente sur la vulnérabilité à la mésinformation a révélé que les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de considérer comme véridiques des informations fausses. Cependant, les femmes avaient également une idée plus juste de leur propre capacité à détecter les
Au Canada, environ 2 Canadiens sur 5 (43 %) sans diplôme d’études secondaires ont déclaré avoir de la difficulté à faire la distinction entre les contenus en ligne véridiques et ceux qui sont trompeurs, comparativement à plus de la moitié des personnes détenant un baccalauréat ou un grade supérieur (51 %). Cette constatation, ainsi que celle selon laquelle les personnes ayant un niveau de scolarité plus élevé sont davantage susceptibles de déclarer avoir été exposées à la mésinformation, donne à penser que les Canadiens plus instruits sont peut-être plus souvent exposés à des environnements informationnels complexes. Ceux-ci seraient également plus conscients des défis associés à l’évaluation des renseignements en
| Caractéristiques socioéconomiques et géographiques | Proportion | Intervalle de confiance de 95 % | Probabilité prédite | |
|---|---|---|---|---|
| Limite inférieure | Limite supérieure | |||
| pourcentage | ||||
|
||||
| Canadiens âgés de 15 ans et plus | 47,1 | 45,8 | 48,4 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Groupe d’âge | ||||
| 15 à 24 ans (réf.) | 42,5 | 38,4 | 46,7 | 43,6 |
| 25 à 34 ans | 46,1 | 42,2 | 50,0 | 47,2 |
| 35 à 44 ans | 47,3 | 44,2 | 50,4 | 48,5 |
| 45 à 54 ans | 48,2 | 45,2 | 51,3 | 49,3 |
| 55 à 64 ans | 49,0 | 46,2 | 51,8 | 50,3 |
| 65 à 74 ans | 48,2 | 45,6 | 50,8 | 49,5 |
| 75 ans et plus | 49,1 | 45,7 | 52,6 | 50,5 |
| GenreTableau 3 Note 1 | ||||
| Hommes (réf.) | 45,5 | 43,6 | 47,4 | 47,3 |
| Femmes | 48,6 | 46,9 | 50,4 | 50,5 Tableau 3 Note * |
| Plus haut certificat, diplôme ou grade obtenu | ||||
| Niveau inférieur à un diplôme d’études secondaires ou à son équivalent (réf.) | 40,3 | 36,4 | 44,2 | 41,3 |
| Diplôme d’études secondaires ou certificat d’équivalence d’études secondaires | 44,7 | 41,9 | 47,5 | 45,7 |
| Certificat ou diplôme d’une école de métiers | 48,8 | 44,9 | 52,7 | 49,0 Tableau 3 Note * |
| Certificat ou diplôme d’un collège, d’un cégep ou d’un autre établissement non universitaire (autre que les certificats ou diplômes de métiers) | 48,3 | 45,5 | 51,1 | 49,3 Tableau 3 Note * |
| Certificat ou diplôme universitaire inférieur au baccalauréat | 46,9 | 41,3 | 52,4 | 48,4 Tableau 3 Note * |
| Baccalauréat (p. ex. B.A., B. Sc., B. Éd., LL. B.) | 51,9 | 49,2 | 54,7 | 53,4 Tableau 3 Note * |
| Certificat, diplôme ou grade universitaire supérieur au baccalauréat | 50,0 | 46,6 | 53,4 | 51,5 Tableau 3 Note * |
| Groupes racisésTableau 3 Note 2 | ||||
| Population racisée (réf.) | 40,0 | 37,3 | 42,7 | 41,1 |
| Population non racisée et non autochtone | 50,0 | 48,6 | 51,5 | 50,9 Tableau 3 Note * |
| Province | ||||
| Terre-Neuve-et-Labrador (réf.) | 42,9 | 37,4 | 48,5 | 44,1 |
| Île-du-Prince-Édouard | 48,3 | 41,9 | 54,6 | 50,2 |
| Nouvelle-Écosse | 49,5 | 44,1 | 54,9 | 51,4 |
| Nouveau-Brunswick | 47,1 | 41,9 | 52,4 | 48,7 |
| Québec | 48,7 | 46,0 | 51,5 | 50,7 Tableau 3 Note * |
| Ontario | 46,3 | 44,0 | 48,5 | 48,3 Tableau 3 Note * |
| Manitoba | 47,3 | 42,3 | 52,3 | 49,1 |
| Saskatchewan | 45,3 | 40,0 | 50,6 | 46,9 |
| Alberta | 45,5 | 41,8 | 49,2 | 47,3 |
| Colombie-Britannique | 48,1 | 44,7 | 51,5 | 50,1 Tableau 3 Note * |
| Appartenance à la population rurale ou urbaineTableau 3 Note 3 | ||||
| Population rurale (réf.) | 49,7 | 46,3 | 53,1 | 50,5 |
| Population urbaine | 46,7 | 45,3 | 48,1 | 48,7 |
De 2023 à 2025, le niveau de préoccupation des Canadiens concernant la mésinformation a peu varié
En 2023, les données provenant de la SEGC indiquaient que 59 % des Canadiens déclaraient être « très » ou « extrêmement » préoccupés par la mésinformation. En 2025, on enregistrait une proportion semblable, s’élevant à 61 % selon les données tirées de l’ESC.
En 2025, les Canadiens plus âgés, ainsi que les personnes ayant un niveau de scolarité plus élevé, étaient plus susceptibles de déclarer être très ou extrêmement préoccupés par la mésinformation. Par exemple, moins de la moitié (48 %) des Canadiens de 15 à 24 ans ont déclaré être très ou extrêmement préoccupés par la mésinformation, comparativement à plus des deux tiers (67 %) de ceux de 65 à 74 ans.
Le niveau de préoccupation au sujet de la mésinformation variait également selon le niveau de scolarité : 45 % des personnes n’ayant pas de diplôme d’études secondaires déclaraient être très ou extrêmement préoccupées par la mésinformation, comparativement à plus du tiers (69 %) des Canadiens ayant suivi des études universitaires ou supérieures.
Dans l’ensemble, ces résultats correspondent à ceux observés en 2023, dans le cadre de la SEGC, ce qui donne à penser que les préoccupations, selon le groupe d’âge et le niveau de scolarité, sont restées relativement stables au fil du temps.
Les personnes qui affichent des plus hauts niveaux de confiance à l’égard des médias et de confiance sociale sont plus susceptibles de croire en leur capacité de distinguer les véritables nouvelles et informations de celles qui sont fausses
Les Canadiens évoluent dans un environnement informationnel de plus en plus complexe et leur capacité à distinguer les vrais renseignements des faux renseignements soulève des enjeux plus larges en matière de confiance. La confiance à l’égard des médias et envers les autres peut influer sur la manière dont les gens font l’expérience de la mésinformation. Ces liens de confiance constituent donc un élément important pour comprendre l’incidence de la
En 2025, les personnes faisant grandement confiance aux médias canadiens étaient moins susceptibles de déclarer avoir davantage de difficulté à faire la distinction entre les vrais et les faux renseignements en général (44 %), comparativement à celles présentant un niveau de confiance moindre à leur égard (49 %) (graphique 3). À l’inverse, un niveau de confiance inférieur envers les médias semble lié à une plus grande difficulté à distinguer le vrai du faux dans le contenu présenté.

Tableau de données du graphique 3
| Niveau de confiance | Distinction plus difficile à faire | ||
|---|---|---|---|
| Proportion | Intervalle de confiance de 95 % | ||
| Limite inférieure | Limite supérieure | ||
| pourcentage | |||
| Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne — Qualité de vie, changements climatiques et confiance, 2025. | |||
| Confiance élevée à l’égard des médias |
44,1 | 41,9 | 46,3 |
| Faible confiance à l’égard des médias | 48,8 | 47,2 | 50,4 |
| On peut faire confiance à la plupart des gens |
44,7 | 42,9 | 46,5 |
| On n’est jamais trop prudent dans nos relations avec les gens | 49,1 | 47,3 | 51,0 |
Les répondants ont également été interrogés de manière générale sur leur confiance envers les autres. Les personnes affichant un niveau de confiance envers les autres plus faible étaient davantage susceptibles d’estimer qu’il était devenu plus difficile de faire la distinction entre les vrais et les faux renseignements (49 %). À l’inverse, celles qui estiment que l’on peut faire confiance à la plupart des gens étaient moins susceptibles d’avoir de la difficulté à faire cette distinction (45 %). Les personnes plus confiantes peuvent se sentir plus sûres de leur capacité à évaluer les renseignements et à repérer la mésinformation, tandis que les personnes méfiantes semblent davantage susceptibles d’éprouver des difficultés à distinguer les contenus exacts des contenus trompeurs.
Ces constatations donnent à penser que les difficultés à repérer la mésinformation vont de pair avec des tendances plus générales de méfiance sociale et de moindre confiance à l’égard des médias. Une telle mise en contexte permet de mieux cerner les profils de personnes associés à une vulnérabilité accrue ou à une vulnérabilité moindre aux renseignements trompeurs.
Conclusion
Les constatations découlant de la présente étude mettent en évidence la manière dont l’environnement informationnel au Canada continue d’évoluer en présence de la mésinformation. S’appuyant sur les données de l’ESC et de la SEGC, l’analyse montre que l’exposition à du contenu trompeur est une réalité courante pour une grande partie de la population canadienne. Parallèlement, une proportion croissante de celle-ci déclare avoir de la difficulté à distinguer les renseignements exacts des renseignements qui sont faux, ce qui témoigne du niveau croissant d’incertitude en ce qui concerne l’environnement numérique.
Cette étude montre également que les difficultés à repérer la mésinformation sont liées à des attitudes plus générales à l’égard des institutions, telles que les médias canadiens, ainsi qu’au niveau de confiance envers les autres. Mises ensemble, ces constatations confirment l’importance de comprendre l’incidence de la mésinformation sur la population canadienne.
Sources de données, méthodes et définitions
Sources de données
Les données sur lesquelles repose le présent article proviennent de la 17e vague de l’Enquête sociale canadienne (ESC), intitulée Qualité de vie, changements climatiques et confiance, et ont été recueillies au printemps 2025. L’ESC est une enquête trimestrielle transversale à participation volontaire qui permet de recueillir des renseignements sur le bien-être, la santé, l’emploi du temps, la confiance à l’égard des institutions et d’autres enjeux sociaux. La population cible de l’ESC comprend l’ensemble des personnes de 15 ans et plus vivant dans l’une des 10 provinces canadiennes, à l’exclusion des personnes vivant en établissement et dans les réserves. Les personnes exclues représentent moins de 2 % de la population canadienne de 15 ans et plus. Le taux de réponse de la 17e vague de l’ESC est estimé à 40,3 % et repose sur un échantillonnage stratifié d’environ 30 000 logements sélectionnés de façon probabiliste. Les estimations à l’échelle de la population de la série chronologique ont été déterminées au moyen de poids d’enquête et de poids bootstrap afin de tenir compte de la population canadienne sous-jacente.
Cet article a également permis d’établir des comparaisons avec les données issues de la troisième vague de la Série d’enquêtes sur les gens et leurs communautés (SEGC), intitulée Qualité de vie, sources d’information et confiance. La période de référence de la SEGC était octobre 2023. L’échantillon cible de la série d’enquêtes comprenait un total de 70 000 personnes et le taux de réponse s’établissait à 27,2 % pour la troisième vague. Des procédures de pondération d’enquête ont été entreprises, notamment un ajustement pour tenir compte de la non-réponse et du calage, afin que l’échantillon corresponde à la population cible.
Définitions
Dans le cadre de la SEGC, la mésinformation désigne « des nouvelles ou des renseignements dont on peut vérifier la fausseté ou l’inexactitude ». Les personnes qui partagent la mésinformation peuvent être conscientes ou non qu’il s’agît de mésinformation. Lorsqu’elles en sont conscientes, on parle souvent de désinformation. »
Limites
La présente étude vise à examiner l’évolution au fil du temps des expériences des Canadiens en matière de mésinformation en puisant dans deux sources de données distinctes : la SEGC de 2023 et l’ESC de 2025. Bien que cette approche procure des connaissances utiles sur l’évolution des attitudes et des comportements, il convient de souligner que la SEGC et l’ESC reposent sur des bases de sondage et des méthodologies distinctes. De plus, chaque enquête avait sa propre taille d’échantillon, ce qui peut avoir une incidence sur la précision des estimations et la comparabilité des résultats. Par conséquent, les comparaisons directes entre les enquêtes doivent être interprétées avec prudence. Bien que les données assurent une mise en contexte utile pour comprendre les tendances, les différences méthodologiques font en sorte que les résultats ne sont pas formellement comparables.
Documents consultés
Bilodeau, Howard et Aisha Khalid. 2024. « Propagation de la mésinformation : une analyse multivariée du rapport entre les caractéristiques individuelles et les comportements de vérification des faits des Canadiens », Aperçus numériques, produit no 22200001 au catalogue de Statistique Canada.
Brunton, Cait et Maire Sinha. 2025. « Le visionnement de vidéos générées par les utilisateurs et son incidence sur le bien-être », Regards sur la société canadienne, mai, produit no 75-006-X au catalogue de Statistique Canada.
Conseil des académies canadiennes. 2023. « Lignes de faille », Comité d’experts sur les conséquences socio-économiques de la mésinformation en science et en santé, CAC.
de Bérail, Pierre et Catherine Bungener. 2022. « Favorite YouTubers as a source of health information during quarantine: viewers trust their favorite YouTubers with health information », Social Network Analysis and Mining, vol. 12, no 88.
Foran, Helen, Howard Bilodeau et Lauren Pinault. 2025. « Préoccupation au sujet de la mésinformation : liens avec la confiance à l’égard des médias et des institutions, l’engagement civique et le sentiment d’optimisme », Regards sur la société canadienne, juin, produit no 75-006-X au catalogue de Statistique Canada.
Kyrychenko, Yara, Hyunjin J. Koo, Rakoen Maertens, Jon Roozenbeek, Sander van der Linden et Friedrich M. Götz. 2025. « Profiling misinformation susceptibility », Personality and Individual Differences, vol. 241, no 113177.
Lockhart, Angus, Nina Rafeek Dow et Zaynab Choudhry. 2025. « Sondage sur les préjudices en ligne au Canada 2025 », The Dais.
Statistique Canada. 2023 (le 10 novembre). « Enquête sociale canadienne — Qualité de vie, soins de santé virtuels et confiance, 2023 », Le Quotidien.
Yu, Tian, Cheng Wei, Meng Na et Syed Shah Alam. 2026. « Enhancing media literacy to combat information fragmentation in digital short video platforms: a cross-sectional study », Scientific Reports, vol. 16, no 203.
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