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Collectivité et bien-être : explorer le sentiment d’appartenance chez les jeunes Banner

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Aperçu de l’étude

À l’aide des données tirées de l’Enquête sociale canadienne de 2021 à 2024, la présente étude vise à explorer les expériences des jeunes de 15 à 29 ans et le sentiment d’appartenance qu’ils éprouvent à l’égard de leur collectivité selon qu’ils vivent dans des régions urbaines ou rurales. Une attention particulière est portée aux caractéristiques des jeunes les plus susceptibles de ressentir un sentiment d’appartenance plus ou moins fort, voire très fort envers leur collectivité locale. Cette étude permet également d’examiner le lien entre un fort sentiment d’appartenance et divers indicateurs liés au soutien social et au bien-être en milieu urbain et rural.

  • Tandis que près des deux tiers (63 %) des jeunes de 15 à 19 ans ont déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité locale, ce sentiment était partagé par moins de la moitié des personnes de 20 à 24 ans (47 %) et de 25 à 29 ans (43 %).
  • Les jeunes vivant en milieu rural (59 %) étaient plus susceptibles de déclarer avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité locale que ceux vivant dans des centres urbains (50 %).
  • Un fort sentiment d’appartenance à la collectivité est associé à une bonne santé générale et à une bonne santé mentale des jeunes. Parmi les jeunes ayant indiqué avoir un fort sentiment d’appartenance, 96 % ont également déclaré être en bonne santé physique et 86 % ont mentionné avoir une bonne santé mentale. À titre de comparaison, 87 % des jeunes ayant un sentiment d’appartenance plus faible ont déclaré être en bonne santé physique et 59 % d’entre eux ont indiqué avoir une bonne santé mentale.

Introduction

Un fort sentiment d’appartenance à une collectivité locale constitue l’un des principaux indicateurs d’interdépendance sociale, laquelle joue un rôle crucial dans la santé et la qualité de vie globales d’une personne. Le sentiment d’appartenance désigne le fait de se sentir accepté et valorisé au sein d’un groupe social; ce sentiment est influencé à la fois par le milieu physique et social dans lequel une personne vitNote 1. Il est particulièrement pertinent d’explorer ce lien d’appartenance chez les jeunes de 15 à 29 ans parce que les personnes de ce groupe d’âge vivent souvent des transitions importantes, telles qu’un déménagement, le passage à un nouvel établissement d’enseignement ou le changement de milieu de travail ou de groupe social. Les constatations révèlent que les adolescents de 15 à 19 ans déclarent avoir un sentiment d’appartenance plus fort à leur collectivité que les jeunes adultes de 20 à 29 ans, ce qui donne à penser que les transformations développementales liées à l’âge et les variations contextuelles qui surviennent au cours de cette période de la vie influent sur ce sentiment.

Statistique Canada a déjà souligné le lien entre le groupe d’âge et le sentiment d’appartenance, montrant que les jeunes de 15 à 34 ans sont, dans l’ensemble, moins susceptibles de déclarer ressentir un fort sentiment d’appartenanceNote 2; ce sentiment augmente généralement au fur et à mesure que les gens vieillissent. Par ailleurs, les données laissent entendre que les résidents des régions rurales ont tendance à déclarer avoir un sentiment d’appartenance plus élevé que ceux des régions urbainesNote 3. Toutefois, on en sait moins sur la façon dont les facteurs géographiques et contextuels interagissent pour façonner les expériences des jeunes vivant en milieu rural par rapport à ceux vivant en milieu urbain.

La présente étude permet d’aborder cette lacune grâce à l’examen des caractéristiques des jeunes des régions rurales et urbaines qui ont un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité, tout en tenant compte d’autres indicateurs pertinents de la qualité de vie.

Une plus grande proportion de jeunes en plus bas âge déclarent avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité, comparativement aux jeunes plus âgés

En général, les jeunes étaient moins susceptibles que les personnes plus âgées au sein de la population canadienne de déclarer avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité locale. De 2021 à 2024, ce sentiment a été partagé par un peu plus de la moitié (51 %) des jeunes de 15 à 29 ans. Un pourcentage semblable (52 %) d’adultes de 30 à 59 ans ont déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance, tandis que les deux tiers (66 %) des adultes de 60 ans et plus ont exprimé ce sentiment élevé. Toutefois, une ventilation plus poussée des groupes selon l’âge révèle que les adolescents ayant déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité affichaient une proportion semblable à celle enregistrée par les adultes de 60 ans et plus. Plus précisément, 63 % des jeunes de 15 à 19 ans ont déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité locale, comparativement à 47 % des personnes de 20 à 24 ans et à 43 % de celles de 25 à 29 ans (graphique 1).

Graphique 1 Pourcentage de Canadiens ayant déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance à la collectivité, selon le groupe d’âge, 2021 à 2024

Tableau de données du graphique 1
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Groupe d’âge (titres de rangée) et Proportion, Intervalle de confiance de 95 %, Intervalle d’erreur, Limite inférieure, Limite supérieure, Moins et Plus, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’âge Proportion Intervalle de confiance de 95 % Intervalle d’erreur
Limite inférieure Limite supérieure Moins Plus
pourcentage
Note : Les barres d’erreur correspondent à des intervalles de confiance de 95 %.
Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne, 2021 à 2024.
15 à 19 ans 63,1 60,9 65,2 2,2 2,2
20 à 24 ans 46,8 44,6 49,0 2,2 2,2
25 à 29 ans 42,5 40,7 44,4 1,9 1,9
30 à 34 ans 46,4 44,8 48,0 1,6 1,6
35 à 39 ans 50,1 48,6 51,6 1,5 1,5
40 à 44 ans 53,5 52,0 54,9 1,4 1,4
45 à 49 ans 55,1 53,7 56,6 1,4 1,4
50 à 54 ans 54,6 53,2 56,0 1,4 1,4
55 à 59 ans 56,9 55,6 58,3 1,3 1,3
60 à 64 ans 61,1 59,9 62,2 1,2 1,2
65 ans et plus 67,2 66,5 67,9 0,7 0,7

Certaines recherches sur le sujet font ressortir le concept d’enracinement, ce qui sous-entend un lien positif entre la durée de résidence et le sentiment d’appartenance à une collectivitéNote 4. Les jeunes de 15 à 19 ans vivent plus couramment à la maison et peuvent se sentir plus ancrés dans la collectivité où ils ont grandi et continuent de vivre. À l’inverse, de nombreuses personnes de 20 à 29 ans, qui entrent dans l’âge adulte, peuvent ne pas encore s’être enracinées profondément dans une collectivité, parce qu’elles traversent davantage de périodes de changement — qu’il s’agisse de leur situation de vie ou de leur lieu de résidence — et qu’elles font face à des décisions cruciales liées au travail, aux études et à leur vie personnelle, avant de consolider leur identité adulteNote 5.

D’autres facteurs sont en outre connus pour renforcer le sentiment d’appartenance et influer positivement sur d’autres indicateurs de bien-être. C’est notamment le cas de la participation à des sports organisés qui renforce la confiance à l’égard des autres et le sentiment d’inclusion socialeNote 6, lesquels peuvent varier tout au long de la vie. Les adolescents ont généralement un meilleur accès aux sports et à d’autres activités parascolaires à l’école, où des occasions leur permettant de tisser des liens sociaux et de participer à la vie communautaire s’offrent à eux. Cependant, une fois que les jeunes entament leur parcours postsecondaire ou entrent sur le marché du travail, ils sont moins susceptibles de prendre part à leur milieu de vie, en participant, par exemple, à des activités sportives, parce que ces possibilités diminuent en dehors du cadre scolaireNote 7.

De 2021 à 2024, le pourcentage de jeunes ayant déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance a légèrement augmenté de 2,0 points de pourcentage par année en moyenne. Répartis selon des groupes d’âge plus précis, les jeunes de 20 à 24 ans ont enregistré les augmentations les plus marquées concernant le fort sentiment d’appartenance à la collectivité ces dernières années, en hausse de 2,3 points de pourcentage par année (graphique 2).

Graphique 2 Pourcentage de jeunes ayant déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance à la collectivité, selon le groupe d’âge, 2021 à 2024

Tableau de données du graphique 2
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Groupes d’âge sélectionnés (titres de rangée) et Période de collecte, 2021, 2022, 2023, 2024, T3, T4, T1, T2, T3, T4, T1, T2 , T3 , T4 , T1 , T2, T3 et T4, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupes d’âge sélectionnés Période de collecte
2021 2022 2023 2024
T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
pourcentage
Note ..

indisponible pour une période de référence précise

Note : Les barres d’erreur correspondent à des intervalles de confiance de 95 %.
Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne, du troisième trimestre de 2021 au quatrième trimestre de 2024 (à l’exclusion des premier, troisième et quatrième trimestres de 2023).
15 à 19 ans  
Moyenne 60,6 72,0 65,6 55,7 61,4 58,7 .. indisponible pour une période de référence précise 59,7 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 57,3 59,8 67,5 74,4
Intervalle d’erreur (+/-)  
Moins 6,6 7,2 7,6 7,9 7,4 9,6 .. indisponible pour une période de référence précise 8,2 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 5,3 6,6 5,7 6,2
Plus 6,6 7,2 7,6 7,9 7,4 9,6 .. indisponible pour une période de référence précise 8,2 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 5,3 6,6 5,7 6,2
Intervalle de confiance de 95 %  
Limite supérieure 54,0 64,8 57,9 47,8 54,0 49,1 .. indisponible pour une période de référence précise 51,5 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 52,0 53,3 61,8 68,2
Limite inférieure 67,2 79,2 73,2 63,5 68,8 68,3 .. indisponible pour une période de référence précise 67,9 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 62,6 66,4 73,2 80,6
20 à 24 ans  
Moyenne 40,0 41,5 47,9 43,5 49,2 50,1 .. indisponible pour une période de référence précise 46,4 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 43,6 44,5 52,3 54,1
Intervalle d’erreur (+/-)  
Moins 6,6 7,2 8,0 7,0 7,5 9,2 .. indisponible pour une période de référence précise 8,2 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 6,2 7,1 7,0 7,5
Plus 6,6 7,2 8,0 7,0 7,5 9,2 .. indisponible pour une période de référence précise 8,2 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 6,2 7,1 7,0 7,5
Intervalle de confiance de 95 %  
Limite supérieure 33,4 34,3 39,9 36,5 41,7 40,8 .. indisponible pour une période de référence précise 38,2 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 37,5 37,4 45,3 46,5
Limite inférieure 46,6 48,7 55,9 50,5 56,7 59,3 .. indisponible pour une période de référence précise 54,6 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 49,8 51,6 59,3 61,6
25 à 29 ans  
Moyenne 45,3 37,2 37,8 43,6 44,2 37,6 .. indisponible pour une période de référence précise 42,5 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 41,9 40,4 46,5 49,7
Intervalle d’erreur (+/-)  
Moins 5,9 5,8 5,8 6,1 6,4 6,8 .. indisponible pour une période de référence précise 6,8 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 5,5 6,1 6,4 6,5
Plus 5,9 5,8 5,8 6,1 6,4 6,8 .. indisponible pour une période de référence précise 6,8 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 5,5 6,1 6,4 6,5
Intervalle de confiance de 95 %  
Limite supérieure 39,4 31,4 31,9 37,4 37,8 30,8 .. indisponible pour une période de référence précise 35,7 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 36,4 34,3 40,1 43,2
Limite inférieure 51,2 43,0 43,6 49,7 50,6 44,4 .. indisponible pour une période de référence précise 49,3 .. indisponible pour une période de référence précise .. indisponible pour une période de référence précise 47,4 46,4 52,9 56,2

Les jeunes 2ELGBTQ+ et les jeunes ayant une incapacité sont plus susceptibles de déclarer des liens moins étroits avec leur communauté

Certains jeunes font face à des obstacles systémiques ou à des défis sociaux qui peuvent nuire à leur sentiment d’appartenance à leur collectivité locale. Par exemple, les jeunes 2ELGBTQ+ étaient moins susceptibles de déclarer avoir un fort sentiment d’appartenance que les jeunes non 2ELGBTQ+ (35 % par rapport à 54 %) (tableau 1). Dans le cas des jeunes transgenres ou non binaires, un peu moins de 1 jeune sur 4 (23 %) a déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance à sa collectivité, comparativement à un peu plus de la moitié (52 %) des jeunes cisgenres. Aucune différence n’a été observée au chapitre du sentiment d’appartenance entre les jeunes cisgenres hommes et femmes.

Tableau 1
Pourcentage de jeunes de 15 à 29 ans ayant déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance à la collectivité, selon certaines caractéristiques, 2021 à 2024 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Caractéristiques sociodémographiques (titres de rangée) et Proportion, Intervalle de confiance de 95 %, Probabilités prédites, Limite inférieure et Limite supérieure, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques sociodémographiques Proportion Intervalle de confiance de 95 % Probabilités prédites
Limite inférieure Limite supérieure
pourcentage
Note ...

n'ayant pas lieu de figurer

Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05) dans un modèle de régression entièrement corrigé

Retour à la référence de note * referrer

Note : Les probabilités prédites sont les résultats d’une régression logistique tenant compte du genre, de l’identité 2ELGBTQ+, de l’identité transgenre, de l’appartenance à un groupe racisé, du statut d’immigrant, de la situation vis-à-vis de l’incapacité, de la région, du groupe d’âge et de la désignation rurale ou urbaine.
Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne, 2021 à 2024.
Total 51,1 50,0 52,3 ... n'ayant pas lieu de figurer
Genre  
Hommes (réf.) 50,5 48,8 52,3 49,6
Femmes 51,8 50,1 53,5 52,8
Groupe d’âge  
15 à 19 ans (réf.) 63,1 60,9 65,2 62,9
20 à 24 ans 46,8 44,6 49,0 47,1 Tableau 1 Note *
25 à 29 ans 42,5 40,7 44,4 42,4 Tableau 1 Note *
Appartenance à un groupe racisé  
Population racisée (réf.) 55,3 53,2 57,3 53,9
Population non racisée et non autochtone 48,7 47,2 50,2 49,4 Tableau 1 Note *
Statut d’immigrant  
Non-immigrants (réf.) 50,2 48,8 51,6 50,5
Immigrants et résidents non permanents 54,1 51,5 56,6 53,1
Statut 2ELGBTQ+  
Personnes 2ELGBTQ+ (réf.) 35,0 31,8 38,1 38,9
Personnes non 2ELGBTQ+ 53,9 52,6 55,2 53,1 Tableau 1 Note *
Situation vis-à-vis de l’incapacité  
Personnes ayant une incapacité, une difficulté ou un problème de santé de longue durée (réf.) 36,2 32,6 39,7 40,3
Personnes sans incapacité, difficulté, ni problème de santé de longue durée 52,9 51,7 54,2 52,4 Tableau 1 Note *
Région  
Atlantique (réf.) 51,9 48,7 55,1 53,0
Québec 51,4 48,7 54,1 51,0
Ontario 50,6 48,6 52,7 50,6
Prairies 51,5 48,9 54,0 51,3
Colombie-Britannique 51,5 48,1 54,9 51,9

Les autres groupes moins susceptibles de déclarer des liens étroits avec la communauté comprenaient les jeunes ayant une incapacité. Parmi ces derniers, 36 % ont déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance, comparativement à 53 % des jeunes sans incapacité (tableau 1).

Parallèlement, les jeunes de groupes racisés étaient plus susceptibles de déclarer avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité (55 %), comparativement aux jeunes non racisés et non autochtones (49 %) (tableau 1). En particulier, les jeunes Arabes (69 %) et Sud-Asiatiques (64 %) étaient les plus susceptibles de déclarer avoir un fort sentiment d’appartenance, tandis que les jeunes Chinois (46 %) et Asiatiques du Sud-Est (48 %) figuraient parmi les jeunes les moins susceptibles de le faire.

Les jeunes vivant en milieu rural déclarent un lien plus étroit avec leur communauté que ceux vivant en milieu urbain

Les jeunes des régions rurales étaient plus susceptibles de déclarer avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité locale (59 %), comparativement à ceux des centres urbains (50 %). Des augmentations modestes du degré de sentiment d’appartenance ont été observées ces dernières années chez les jeunes vivant en milieu urbain et rural (2,6 points de pourcentage par année pour les jeunes en région rurale et 2,0 points de pourcentage par année pour les jeunes en région urbaine). Malgré un sentiment d’appartenance plus fort chez les jeunes vivant en milieu rural, certains choisissent tout de même de quitter les régions rurales pour saisir des occasions éducatives et économiquesNote 8.

Sur le plan géographique, aucune différence significative n’a été observée au chapitre du sentiment d’appartenance chez les jeunes des différentes régions du Canada (tableau 1). Toutefois, une comparaison entre les régions rurales et urbaines met en évidence certaines différences. Par exemple, les jeunes vivant dans les régions rurales des Prairies comptaient parmi les jeunes les plus susceptibles de déclarer avoir un fort sentiment d’appartenance à leur communauté (63 %), une proportion supérieure à celle enregistrée chez les jeunes vivant dans les régions urbaines des Prairies (50 %) (tableau 2).

L’analyse selon la région de résidence — rurale et urbaine — et le groupe d’âge a révélé des nuances importantes. Dans le groupe des 15 à 19 ans, un pourcentage semblable de jeunes ont déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance, qu’ils vivent dans les régions rurales (66 %) ou urbaines (63 %) (tableau 2). Toutefois, chez les jeunes dans la vingtaine, ceux vivant en milieu urbain étaient moins susceptibles que leurs pairs vivant en milieu rural de déclarer avoir un fort sentiment d’appartenance : 41 % des jeunes de 25 à 29 ans vivant dans les régions urbaines ont déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance, comparativement à 53 % de ceux du même groupe d’âge vivant dans les régions rurales.

En raison de la hausse du coût du logement, de nombreux jeunes plus âgés qui préfèrent peut-être vivre dans des centres urbains sont de plus en plus nombreux à se déplacer vers des municipalités à la périphérie des villes, où le logement est plus abordableNote 9. D’autres peuvent suivre ce mouvement en raison de longs trajets vers leur lieu de travail ou leur établissement d’enseignement. Une étude précédente a révélé que les personnes vivant dans des « villes-dortoirs » situées juste à l’extérieur des plus grandes villes du Canada affichaient certains des niveaux les plus faibles de sentiment d’appartenanceNote 10.

La comparaison des caractéristiques des jeunes ayant des liens plus étroits avec leur communauté a révélé d’autres nuances intéressantes entre ceux vivant en milieu urbain et ceux vivant en milieu rural. Par exemple, un pourcentage plus élevé de jeunes non racisés et non autochtones ont déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance dans les collectivités rurales (60 %), comparativement à leurs pairs dans les centres urbains (47 %) (tableau 2)Note 11. En outre, les jeunes 2ELGBTQ+ vivant dans les régions rurales étaient plus susceptibles de déclarer avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité (46 %) que leurs pairs vivant dans les régions urbaines (34 %).

Tableau 2
Pourcentage de jeunes ayant déclaré avoir un fort sentiment d’appartenance à la collectivité, selon diverses caractéristiques et la désignation rurale ou urbaine, 2021 à 2024 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Caractéristiques sociodémographiques (titres de rangée) et Régions rurales (réf.), Régions urbaines, Proportion, Intervalle de confiance de 95 % , Proportion, Intervalle de confiance de 95 % , Limite inférieure, Limite supérieure, Limite inférieure et Limite supérieure, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques sociodémographiques Régions rurales (réf.) Régions urbaines
Proportion Intervalle de confiance de 95 % Proportion Intervalle de confiance de 95 %
Limite inférieure Limite supérieure Limite inférieure Limite supérieure
pourcentage
Note x

confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique

Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05)

Retour à la référence de note * referrer

Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne, 2021 à 2024.
Genre  
Hommes 57,0 51,5 62,5 49,8Tableau 2 Note * 48,0 51,6
Femmes 60,5 55,2 65,8 50,9Tableau 2 Note * 49,1 52,6
Groupe d’âge  
15 à 19 ans 66,3 59,5 73,2 62,7 60,4 65,0
20 à 24 ans 54,5 46,9 62,2 46,0Tableau 2 Note * 43,7 48,4
25 à 29 ans 53,0 47,1 59,0 41,4Tableau 2 Note * 39,5 43,4
Appartenance à un groupe racisé  
Population racisée x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique 55,4 53,4 57,4
Population non racisée et non autochtone 59,7 55,8 63,7 46,7Tableau 2 Note * 45,1 48,4
Statut d’immigrant  
Non-immigrants 58,4 54,4 62,3 49,0Tableau 2 Note * 47,6 50,5
Immigrants et résidents non permanents x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique 53,9 51,3 56,5
Statut 2ELGBTQ+  
Personnes 2ELGBTQ+ 46,0 35,1 57,0 33,9Tableau 2 Note * 30,6 37,1
Personnes non 2ELGBTQ+ 60,7 56,5 64,8 53,2Tableau 2 Note * 51,8 54,5
Situation vis-à-vis de l’incapacité  
Personnes ayant une incapacité, une difficulté ou un problème de santé de longue durée 33,5 21,7 45,3 36,5 32,8 40,3
Personnes sans incapacité, difficulté, ni problème de santé de longue durée 62,5 58,5 66,4 51,9Tableau 2 Note * 50,6 53,3
Région  
Atlantique 57,0 50,5 63,4 49,9 46,3 53,6
Québec 56,3 48,4 64,2 50,7 47,7 53,6
Ontario 58,5 50,3 66,6 50,1 48,0 52,2
Prairies 63,4 55,5 71,4 49,9Tableau 2 Note * 47,2 52,5
Colombie-Britannique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique 51,3 47,8 54,7

Un fort sentiment d’appartenance est associé à une bonne santé générale et à une bonne santé mentale chez les jeunes

La plupart des jeunes ayant un fort sentiment d’appartenance (96 %) ont également déclaré être en bonne santé physique, comparativement à 87 % des jeunes ayant un sentiment d’appartenance plus faible (tableau 3). À l’instar de ce qu’ont révélé des études antérieuresNote 12, cette constatation fait état d’un lien nettement et systématiquement positif entre un fort sentiment d’appartenance et le niveau de santé autoévaluée. Des tendances semblables ont été observées au chapitre du bien-être mental; parmi les jeunes ayant un fort sentiment d’appartenance, 86 % ont déclaré avoir une bonne santé mentale, comparativement à 59 % des jeunes dont le sentiment d’appartenance à leur collectivité était plus faible (tableau 3). Certaines recherches laissent entendre que ce résultat pourrait être en partie attribuable au fait que les normes sociales associées à la participation communautaire entraînent des comportements contribuant à une meilleure santé. Parallèlement, l’isolement social est un facteur de stress, ce qui pourrait entraîner de moins bons résultats en matière de santéNote 13.

Tableau 3
Indicateurs de la qualité de vie chez les jeunes, selon un sentiment d’appartenance fort ou faible à la collectivité, 2021 à 2024 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Indicateurs de la qualité de vie (titres de rangée) et Sentiment d’appartenance plus ou moins fort ou très fort (réf.), Sentiment d’appartenance plus ou moins faible ou très faible, Proportion, Intervalle de confiance de 95 % , Probabilités prédites, Proportion, Intervalle de confiance de 95 % , Probabilités prédites, Limite inférieure, Limite supérieure, Limite inférieure et Limite supérieure, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Indicateurs de la qualité de vie Sentiment d’appartenance plus ou moins fort ou très fort (réf.) Sentiment d’appartenance plus ou moins faible ou très faible
Proportion Intervalle de confiance de 95 % Probabilités prédites Proportion Intervalle de confiance de 95 % Probabilités prédites
Limite inférieure Limite supérieure Limite inférieure Limite supérieure
pourcentage
Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05) dans un modèle de régression entièrement corrigé

Retour à la référence de note * referrer

Note : Les probabilités prédites sont les résultats d’une régression logistique tenant compte du genre, de l’identité 2ELGBTQ+, de l’identité transgenre, de l’appartenance à un groupe racisé, du statut d’immigrant, de la situation vis-à-vis de l’incapacité, de la région, du groupe d’âge et de la désignation rurale ou urbaine.
Source : Statistique Canada, Enquête sociale canadienne, 2021 à 2024.
Bonne santé physique 95,9 95,2 96,6 89,5 86,6 85,4 87,8 81,4 Tableau 3 Note *
Bonne santé mentale 86,4 85,2 87,5 88,6 59,4 57,7 61,1 73,6 Tableau 3 Note *
Se sent rarement ou jamais seul 55,2 53,4 56,9 74,6 28,7 27,2 30,2 20,7 Tableau 3 Note *
A toujours ou souvent quelqu’un sur qui compter 90,1 89,0 91,1 84,3 69,0 67,3 70,6 62,6 Tableau 3 Note *
Satisfaction élevée à l’égard de la vie 60,2 58,5 61,9 61,2 28,6 27,1 30,1 35,4 Tableau 3 Note *
Perception positive de l’avenir 76,8 75,4 78,2 73,3 43,9 42,1 45,6 45,9 Tableau 3 Note *
Satisfaction à l’égard des amitiés 77,8 73,2 82,5 75,8 45,7 39,5 51,8 48,3 Tableau 3 Note *
Satisfaction à l’égard des relations familiales 85,6 81,8 89,4 83,3 61,4 55,4 67,4 63,4 Tableau 3 Note *

En plus de déclarer une meilleure santé générale et une meilleure santé mentale, les jeunes ayant un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité (90 %) étaient plus susceptibles que ceux ayant un sentiment d’appartenance plus faible (69 %) d’indiquer avoir toujours ou souvent quelqu’un sur qui compter (tableau 3). Une ventilation plus poussée des groupes selon l’âge révèle que les jeunes de 15 à 19 ans avaient davantage accès à un soutien social (84 %), comparativement aux personnes de 20 à 24 ans (79 %) ou de 25 à 29 ans (76 %). Ce résultat correspond à l’idée selon laquelle les adolescents sont plus enracinés dans leur collectivité.

Des tendances semblables se font jour concernant les perceptions de l’avenir : les jeunes ayant un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité (77 %) étaient plus susceptibles de déclarer avoir une vision optimiste de l’avenir que ceux ayant un sentiment d’appartenance plus faible (44 %) (tableau 3). En outre, les jeunes de 15 à 19 ans étaient plus susceptibles de déclarer des perceptions positives de l’avenir (64 %) que les personnes de 20 à 24 ans ou de 25 à 29 ans (56 % pour ces deux groupes d’âge).

En ce qui concerne le sentiment de solitude, 1 jeune sur 10 (10 %) ayant un fort sentiment d’appartenance à sa collectivité a déclaré se sentir régulièrement seul, comparativement à 3 jeunes sur 10 (30 %) ayant un sentiment d’appartenance plus faible. Dans le même ordre d’idées, les jeunes ayant un fort sentiment d’appartenance étaient plus susceptibles de déclarer être satisfaits de leurs amitiés (78 %) et de leurs relations familiales (86 %), comparativement à ceux ayant un sentiment d’appartenance plus faible (46 % et 61 %, respectivement) (tableau 3). Ces constatations reflètent les résultats de recherches antérieures qui ont révélé une corrélation entre un fort sentiment d’appartenance et des sentiments de familiarité, d’échanges réciproques et de confiance à l’égard des voisinsNote 14.

Chez les jeunes ayant un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité locale, le fait de résider dans une région rurale plutôt que dans un centre urbain n’avait pas d’incidence significative sur d’autres résultats en matière de qualité de vie. La seule exception était la solitude; 61 % des jeunes en milieu rural ayant un fort sentiment d’appartenance ont déclaré se sentir rarement ou jamais seuls, comparativement à 54 % des jeunes en milieu urbain ayant un fort sentiment d’appartenance.

Conclusion

Compte tenu des liens qui existent entre un fort sentiment d’appartenance à la collectivité, une bonne santé et le bien-être global, la présente étude permet d’explorer certains des facteurs géographiques et certaines des caractéristiques sociodémographiques des jeunes ayant des liens plus étroits avec leur communauté.

Grâce à l’examen des différences entre les milieux urbains et ruraux, en plus de diverses autres caractéristiques démographiques ou l’accès à des réseaux de soutien, la présente étude révèle que, dans l’ensemble, les jeunes en milieu urbain ont des liens plus faibles avec leur communauté que les jeunes en milieu rural. Cette étude montre également que les jeunes adultes de 20 à 29 ans, en particulier ceux des régions urbaines, déclarent avoir un sentiment d’appartenance plus faible à leur collectivité.

La transition vers l’âge adulte peut s’accompagner de nombreux changements, comme quitter le nid familial ou retourner vivre chez les parentsNote 15, ainsi que du besoin de poursuivre son apprentissage, d’explorer des possibilités de carrière ou de nouer des relations personnelles. Par conséquent, certains jeunes adultes ne se sentent peut-être pas ancrés dans leur collectivité à cette étape de leur vie, en particulier ceux qui vivent de grands changements. Ce manque de stabilité peut contribuer à affaiblir le sentiment d’appartenance à la collectivité.

Helen Foran est analyste au Centre de développement et d’analyse des données sociales de Statistique Canada.


Sources de données, méthodes et limites

Sources de données

Les données utilisées dans la présente étude proviennent des vagues d’avril 2021 à décembre 2024 de l’Enquête sociale canadienne (ESC). L’ESC est une enquête trimestrielle transversale à participation volontaire qui permet de recueillir des renseignements sur le bien-être, la santé, l’emploi du temps, la confiance à l’égard des institutions et d’autres questions sociales. La population cible de l’ESC est constituée des personnes ne vivant pas en établissement âgées de 15 ans et plus et vivant hors réserve dans les 10 provinces du Canada. Les exclusions représentent moins de 2 % de la population canadienne de 15 ans et plus. Le taux de réponse pour chaque cycle variait entre 43,3 % et 58,9 %; un échantillon stratifié d’environ 20 000 logements a été sélectionné de façon probabiliste. Les estimations au niveau de la population de la série chronologique ont été déterminées à l’aide de poids d’enquête et de poids bootstrap pour refléter la population sous-jacente du Canada.

Méthodes

Fondée sur les données regroupées des 11 vagues de l’ESC de 2021 à 2024 posant la question « Comment décririez-vous votre sentiment d’appartenance à votre communauté locale? », la présente étude permet d’examiner la proportion de jeunes de 15 à 29 ans ayant déclaré ressentir un sentiment d’appartenance plus ou moins fort, voire très fort envers leur collectivité locale, afin d’évaluer le sentiment d’appartenance selon d’autres caractéristiques démographiques et indicateurs de la qualité de vie.

Le cas échéant, un modèle de corrélation linéaire a été utilisé pour les séries chronologiques afin de fournir une estimation des variations annuelles en points de pourcentage de certains indicateurs.

Un modèle de régression logistique a été utilisé pour évaluer si le lien entre le sentiment d’appartenance et diverses caractéristiques individuelles existait toujours en tenant compte d’autres variables caractéristiques, comme le genre, l’identité 2ELGBTQ+, l’identité transgenre, l’appartenance à un groupe racisé, le statut d’immigrant, la situation vis-à-vis de l’incapacité, la région, le groupe d’âge et le lieu de résidence rural ou urbain.

Limites

L’une des limites de l’utilisation de la désignation de région « urbaine » ou « rurale » est qu’il s’agit de catégories générales; la désagrégation à un niveau géographique inférieur brosserait un tableau plus nuancé.

Le graphique 2 illustre le sentiment d’appartenance au fil du temps (du troisième trimestre de 2021 au quatrième trimestre de 2024); les réponses aux questions de l’enquête pourraient être influencées par les saisons. Ces données n’ont pas été corrigées pour tenir compte de la saisonnalité.

Documents consultés

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Dirksmeier, Peter. 2025. « A sense of belonging to the neighbourhood in places beyond the metropolis – the role of social infrastructure », Humanities and Social Sciences Communications, vol. 12, p. 774.

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Renseignements additionnels

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