Regards sur la société canadienne
Loin de la maison : achèvement des études secondaires chez les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuit dans les communautés éloignées, 2016 à 2021
Début du texte
Aperçu de l’étude
Les Autochtones sont plus susceptibles que les personnes non autochtones d’habiter dans des communautés rurales et éloignées. Des recherches antérieures ont révélé que l’amélioration de l’accès aux services au sein de la communauté est liée à l’amélioration des résultats en matière de scolarité. À l’aide des données du recensement, le présent article démontre qu’entre 2016 et 2021, l’accessibilité des communautés est demeurée un facteur influent quant à l’achèvement des études secondaires chez les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuit.
Introduction
Dans le but de favoriser la réconciliation avec les Autochtones du Canada, la Commission de vérité et réconciliation a préconisé un accès équitable aux emplois, à la formation et aux possibilités d’éducationNote . Toutefois, l’héritage historique des pensionnats, les traumatismes intergénérationnels et l’absence de programmes d’études adaptés à la culture autochtone ont une incidence sur le niveau de scolarité des membres des Premières Nations, des Métis et des Inuit, lequel est faible par rapport à celui de leurs homologues non autochtones. De plus, l’éducation n’est pas universellement accessible pour de nombreux Autochtones. Les jeunes Inuit et les membres des Premières Nations sont moins susceptibles d’avoir une école secondaire au sein de leur communauté; ce qui oblige ces personnes à quitter leur communauté dès leur plus jeune âge pour suivre des étudesNote .
Des recherches antérieures ont relevé qu’améliorer l’accès à l’éducation au sein d’une communauté est un facteur important pour réduire l’écart entre le niveau de scolarité des membres des Premières Nations, des Métis et des Inuit et celui des personnes non autochtones, après prise en compte d’autres facteurs pertinents à l’éducationNote .
Cet article s’appuie sur le Recensement de la population et l’Indice d’éloignementNote de 2021 pour examiner la mesure dans laquelle l’éloignement de la communauté demeure un obstacle à la scolarité comparativement à 2016. Les conclusions de cette analyse peuvent servir à orienter de futures recherches et à élaborer des programmes et des politiques fondés sur des données probantes visant à éliminer l’écart en matière de scolarité. Cependant, l’obtention du diplôme d’études secondaires à elle seule ne reflète pas entièrement la réussite scolaire des membres des Premières Nations, des Métis et des Inuit. D’autres facteurs, comme l’efficacité des langues autochtones et le lien avec les activités traditionnelles, s’avèrent pertinents et contribuent au bien-être et au succès généraux.
Les Inuit et les membres des Premières Nations sont toujours plus susceptibles de vivre dans des régions éloignées que les Métis et les personnes non autochtones
Les Autochtones sont plus susceptibles que les personnes non autochtones d’habiter dans des communautés rurales et éloignées. De nombreuses communautés éloignées ont des liens culturels étroits et existent depuis des milliers d’années. Pour les membres des Premières Nations et les Inuit, ces schèmes d’établissement sont liés à leurs réinstallations historiques par le gouvernement canadien Note . Aujourd’hui, les communautés éloignées doivent payer des coûts élevés pour obtenir des services essentiels, notamment la scolarité, menant ainsi à des infrastructures désuètes, à un faible taux de maintien en poste du personnel d’établissements d’enseignement et à un roulement plus élevé de l’effectif Note . Un fossé numérique sépare en outre l’Inuit Nunangat et le reste du Canada, puisque les ménages inuits de l’Inuit Nunangat sont moins susceptibles d’avoir accès à Internet que les ménages inuits à l’extérieur de l’Inuit NunangatNote . De plus, les élèves qui doivent parcourir de grandes distances pour se rendre à l’école secondaire ne peuvent pas nécessairement se déplacer à pied, en transport en commun ou en transport fourni par les parents.
La carte 1 présente l’éloignement des subdivisions de recensement (SDR) à l’échelle du Canada en 2021. Même si la majorité de la masse terrestre du Canada a été classée comme éloignée ou très éloignée, 75 % de l’ensemble de la population canadienne âgée de 19 à 45 ans vivait dans des régions facilement accessibles, ce qui représente une augmentation par rapport à 2016 (71 %).

Description de la carte 1
La carte 1 illustre la répartition des subdivisions de recensement (SDR) canadiennes selon la classification manuelle de l’indice d’éloignement continu en cinq catégories distinctes. Les couleurs verte, orange, grise, jaune et bleue représentent respectivement les régions « facilement accessibles », « accessibles », « moins accessibles », « éloignées », et « très éloignées ». La zone bleu pâle représente les SDR pour lesquelles les valeurs de l’indice d’éloignement n’étaient pas disponibles, soit parce qu’elles n’étaient rattachées à aucun réseau de transport, soit parce qu’elles n’ont pas déclaré de population dans le cadre du Recensement de la population de 2021.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021; Indice d'éloignement, 2021.
En 2021, la proportion de membres des Premières Nations (27 %), de Métis (11 %) et d’Inuit (76 %) vivant dans des régions classées comme étant « éloignées » ou « très éloignées » (graphique 1) était plus élevée que celle des personnes non autochtones (3 %). Toutefois, ces proportions ont légèrement diminué pour les Premières Nations et les Inuit depuis 2016 (-4 points de pourcentage).

Tableau de données du graphique 1
| Niveau d’accessibilité | Membres des Premières Nations | Métis | Inuit | Personnes non autochtones |
|---|---|---|---|---|
| pourcentage | ||||
| Note : La population comprend les personnes âgées de 19 à 45 ans.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021; Indice d’éloignement, 2021. |
||||
| Régions facilement accessibles | 36,24 | 47,77 | 13,43 | 76,65 |
| Régions accessibles | 19,93 | 25,42 | 5,69 | 14,02 |
| Régions moins accessibles | 16,68 | 15,55 | 5,10 | 6,64 |
| Régions éloignées | 15,63 | 9,40 | 20,64 | 2,44 |
| Régions très éloignées | 11,52 | 1,86 | 55,15 | 0,21 |
On observe une augmentation du taux d’achèvement des études secondaires pour la plupart des membres des Premières Nations, des Métis, des Inuit et des personnes non autochtones vivant dans des communautés éloignées entre 2016 et 2021
En 2021 et en 2016, les membres des Premières Nations et les Inuit étaient plus susceptibles d’avoir terminé leurs études secondaires dans des régions facilement accessibles que dans des régions très éloignées. Bien que cet état de fait soit également vrai pour les Métis et les personnes non autochtones vivant dans ces régions, l’écart dans les taux d’achèvement était moins prononcé. Au cours de la même période de cinq ans, la proportion de femmes des Premières Nations, métisses et inuites et non autochtones ayant terminé leurs études secondaires dans des régions très éloignées a légèrement augmenté (graphique 2). Toutefois, pour certains groupes, des augmentations plus importantes ont été observées.

Tableau de données du graphique 2
| Identité autochtone et genre | 2016 | 2021 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Régions facilement accessibles | Régions très éloignées | Régions facilement accessibles | Régions très éloignées | |||||||||
| Études secondaires terminées | Intervalle d’erreur négatif | Intervalle d’erreur positif | Études secondaires terminées | Intervalle d’erreur négatif | Intervalle d’erreur positif | Études secondaires terminées | Intervalle d’erreur négatif | Intervalle d’erreur positif | Études secondaires terminées | Intervalle d’erreur négatif | Intervalle d’erreur positif | |
| pourcentage | ||||||||||||
| Notes : La variable de sexe figurant dans les années de recensement antérieures à 2021 et la variable de genre à deux catégories du Recensement de 2021 sont combinées dans cette analyse à des fins de comparaisons historiques. Bien que le sexe et le genre soient deux concepts différents, l’introduction du genre ne devrait pas avoir d’incidence significative sur l’analyse de données et la comparabilité historique, étant donné la petite taille des populations transgenre et non binaire. Pour en savoir plus sur les changements de concepts au fil du temps, veuillez consulter le Guide de référence sur l’âge, le sexe à la naissance et le genre, Recensement de la population, 2021. Étant donné la petite taille de la population non binaire, il est parfois nécessaire d’agréger les données dans une variable sur le genre à deux catégories pour protéger la confidentialité des réponses fournies. Dans ces cas, les personnes de la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre et sont désignées par le signe +. Avant le Recensement de 2021, la catégorie « Hommes » désignait les hommes et la catégorie « Femmes » désignait les femmes. Depuis 2021, la catégorie « Hommes+ » comprend les hommes ainsi que certaines personnes non binaires et la catégorie « Femmes+ » comprend les femmes ainsi que certaines personnes non binaires. Les barres d’erreur représentent un intervalle de confiance à 95 %.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2016 et 2021; Indice d’éloignement, 2016 et 2021. |
||||||||||||
| Membres des Premières Nations | ||||||||||||
| Hommes+ | 75,21 | 0,74 | 0,72 | 43,09 | 0,63 | 0,63 | 77,93 | 0,65 | 0,63 | 46,47 | 0,69 | 0,69 |
| Femmes+ | 81,18 | 0,62 | 0,61 | 49,90 | 0,64 | 0,64 | 84,02 | 0,55 | 0,53 | 54,28 | 0,69 | 0,69 |
| Métis | ||||||||||||
| Hommes+ | 82,74 | 0,75 | 0,73 | 66,94 | 3,34 | 3,18 | 85,85 | 0,63 | 0,61 | 73,62 | 3,11 | 2,89 |
| Femmes+ | 87,42 | 0,62 | 0,60 | 77,36 | 3,17 | 2,89 | 90,27 | 0,52 | 0,49 | 81,01 | 2,38 | 2,17 |
| Inuit | ||||||||||||
| Hommes+ | 74,70 | 5,54 | 4,84 | 40,37 | 1,14 | 1,15 | 79,20 | 4,76 | 4,08 | 37,79 | 1,12 | 1,13 |
| Femmes+ | 78,56 | 4,69 | 4,04 | 43,70 | 1,16 | 1,17 | 80,21 | 3,82 | 3,33 | 44,81 | 1,16 | 1,17 |
| Personnes non autochtones | ||||||||||||
| Hommes+ | 90,74 | 0,06 | 0,06 | 86,11 | 1,16 | 1,08 | 92,02 | 0,05 | 0,05 | 88,50 | 0,95 | 0,88 |
| Femmes+ | 93,62 | 0,05 | 0,05 | 90,08 | 0,98 | 0,90 | 94,67 | 0,04 | 0,04 | 92,47 | 0,79 | 0,72 |
Les hommes métis vivant dans les régions les plus éloignées, par exemple, ont affiché une augmentation importante de l’achèvement des études secondaires. Les trois quarts (74 %) des hommes métis des régions très éloignées avaient terminé leurs études secondaires en 2021, en hausse par rapport aux deux tiers (67 %) en 2016 (graphique 2). Le taux relatif aux régions facilement accessibles a également augmenté entre 2016 (83 %) et 2021 (86 %) (graphique 2).
En revanche, le seul groupe ayant connu une diminution de l’achèvement des études secondaires était celui des hommes inuits vivant dans des régions très éloignées, dont la proportion a diminué, passant de 40 % en 2016 à 38 % en 2021 (graphique 2).
Vivre dans une zone accessible et dans un ménage à revenu plus élevé demeure un facteur important de l’achèvement des études secondaires chez les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuit
En 2021, l’accessibilité de la communauté est demeurée un facteur influent de l’achèvement des études secondaires chez les membres des Premières Nations âgés de 19 à 45 ansNote . Chez les membres des Premières Nations vivant dans une région facilement accessible, par rapport à ceux vivant dans une région très éloignée, la cote exprimant la possibilité d’avoir terminé les études secondaires était deux fois et demie plus élevée (rapport de cotes (RC) de 2,5)Note . Un résultat semblable a été observé chez les Métis (RC de 2,6). Chez les Inuit, la probabilité d’avoir obtenu un diplôme d’études secondaires a presque doublé chez ceux vivant dans des régions facilement accessibles comparativement à ceux vivant dans des régions très éloignées (RC de 1,9)Note .
Le revenu du ménage est le deuxième facteur en importance lié à l’achèvement des études secondaires. La probabilité d’avoir terminé des études secondaires était deux fois plus élevée pour les membres des Premières Nations (RC de 2,0), les Métis (RC de 2,2) et les Inuit (RC de 2,4) vivant dans des ménages à revenu plus élevé que pour ceux vivant dans des ménages à faible revenu (après impôt). Il convient de noter qu’en 2021, le lien entre un faible revenu et l’achèvement d’études secondaires était plus faible qu’en 2016.
En 2021, chez la population non autochtone, l’accessibilité de la communauté (RC de 2,2) et le fait de vivre au-dessus du seuil de faible revenu (après impôt) (RC de 2,1) contribuaient également de façon importante à l’achèvement des études secondaires.
Conclusion
Pour les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuit, un meilleur accès à l’éducation est lié à la réussite scolaire.
La proportion de membres des Premières Nations et d’Inuit vivant dans des communautés éloignées et très éloignées était relativement élevée en 2021 (respectivement 27 % et 76 %). Au total, 1 Métis sur 10 (11 %) partageait cette caractéristique, comparativement à seulement 3 % de la population non autochtone.
En 2016, l’accessibilité relative de la communauté était un facteur important de l’achèvement des études secondaires chez les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuit. En 2021, cette corrélation est demeurée manifeste, même en tenant compte d’autres facteurs comme la sécurité financière, la qualité du logement ainsi que les caractéristiques personnelles et les caractéristiques du ménage.
Vivre dans une région facilement accessible, relativement à une région très éloignée, a plus que doublé la probabilité d’achever des études secondaires pour les membres des Premières Nations et les Métis, et a presque doublé cette probabilité pour les Inuit. De plus, vivre au-dessus du seuil de faible revenu a eu une incidence importante sur l’achèvement des études secondaires. Ces facteurs s’entremêlent, car pour les jeunes, quitter la maison afin de suivre des études secondaires risque d’entraîner un coût financier et émotionnelNote .
Sources de données, méthodes et limites
Les données proviennent des questionnaires détaillés du Recensement de la population de 2016 et 2021 et de l’Indice d’éloignement.
La population d’intérêt est composée de personnes âgées de 19 à 45 ans appartenant à quatre catégories distinctes : membres des Premières Nations à identité unique vivant dans une réserve et hors réserve, Inuit, Métis et personnes non autochtones.
Des modèles de régression logistique distincts ont été élaborés pour les membres des Premières Nations, les Métis, les Inuit et les non-Autochtones à l’aide de données de 2016 et de 2021Note . La variable dépendante était de savoir si la personne avait obtenu un diplôme d’études secondaires (ou l’équivalent). Les variables indépendantes comprennent le sexe, la situation de faible revenu (après impôt), le statut parental, la province de résidence, le lieu de résidence dans une réserve ou hors réserve, le lieu de résidence à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Inuit Nunangat, les mesures de la taille convenable du logement et les caractéristiques du ménage. Dans la mesure du possible, les paramètres du modèle sont demeurés constants entre 2016 et 2021. Toutefois, comme de nouveaux renseignements sont disponibles dans le Recensement de la population de 2021, les résultats du modèle ne sont pas directement comparables.
En 2021, 63 réserves et établissements ont été partiellement dénombrés, en hausse comparativement à 14 en 2016. Les chiffres de population ne sont pas disponibles pour ces réserves et établissements, et ne sont pas compris dans les totalisations du Recensement de 2021. Bien que l’incidence des données manquantes pour les régions géographiques plus générales soit faible, elle peut être importante pour les régions géographiques de niveau inférieur comme les subdivisions de recensement (SDR) et pour les régions considérées comme des réserves, car la population partiellement dénombrée représentera une plus grande proportion de la population.
De plus, cette analyse se limite aux caractéristiques observables figurant dans le Recensement de la population de 2021, en excluant des facteurs qui pourraient être pertinents pour les Autochtones, comme les antécédents familiaux de fréquentation des pensionnats. Enfin, les résultats mesurés dans cette étude se limitent aux données déterminant si une personne a obtenu son diplôme d’études secondaires (ou un équivalent). Cette mesure ne tient peut-être pas compte des personnes qui peuvent commencer, cesser et poursuivre leurs études plus tard dans la vie. De plus, cette mesure peut ne pas englober entièrement la réussite scolaire des membres des Premières Nations, des Métis et des Inuit, qui peut également comprendre les mesures sur l’efficacité de la langue autochtone et le lien avec les activités traditionnelles.
Documents consultés
Alasia, Alessandro et coll. 2017. « Mesurer l’éloignement et l’accessibilité : un ensemble d’indices applicables aux collectivités canadiennes », Rapports sur les projets spéciaux sur les entreprises, produit no 18-001-X au catalogue de Statistique Canada.
Centre de collaboration nationale de la santé autochtone. 2017. « L’éducation : un déterminant social de la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis », Déterminants sociaux de la santé.
Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015. Pensionnats du Canada : la réconciliation. Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, volume 6, McGill-Queen’s University Press.
Dussault, René et George Erasmus. 1994. La réinstallation dans l’Extrême-Arctique : un rapport sur la réinstallation de 1953-1955. Commission royale sur les peuples autochtones, Les Éditions du gouvernement du Canada.
Frenette, Marc. 2002. « Trop loin pour continuer? Distance par rapport à l’établissement et inscription à l’université », Direction des études analytiques : documents de recherche, produit no 11-F00-19M2002191 au catalogue de Statistique Canada.
Layton, Jaclyn. 2023. « La distance comme facteur de l’achèvement des études secondaires chez les Premières Nations, les Métis et les Inuit », L’éducation, l’apprentissage et la formation : série de documents de recherche, produit no 81-595-M au catalogue de Statistique Canada.
Oster, Richard T., Angela Grier, Rick Lightning, Maria J. Mayan et Ellen L. Toth. 2014. « Cultural Continuity, Traditional Indigenous Language, and Diabetes in Alberta First Nations: A Mixed Methods Study », International Journal for Equity in Health, vol. 13, no 92.
Sisco, Ashley, Margaret Caron-Vuotari, Carole Stonebridge, Greg Sutherland et Gilles Rhéaume. 2012. Lessons Learned: Achieving Positive Educational Outcomes in Northern Communities, Insights You Can Count On, Le Conference Board du Canada.
Statistique Canada. 2017. « Expériences sur le marché du travail des Inuits : principaux résultats de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2017 », Rapports de l’Enquête auprès des peuples autochtones, produit no 89-653-X au catalogue de Statistique Canada.
Statistique Canada. 2022. Guide de référence sur le revenu, Recensement de la population, 2021, produit no 98-500-x2021004 au catalogue de Statistique Canada.
- Date de modification :