Regards sur la société canadienne
Un portrait des familles de militaires au Canada à partir du Recensement de 2021
Début du texte
Début du texte de la boîte
Aperçu de l’étude
Le présent article explore les principales caractéristiques sociodémographiques des familles de militaires actuellement en service et de vétérans; il s’appuie sur des données sur le service militaire actuel et passé au sein des Forces armées canadiennes qui ont été recueillies pour la première fois en 50 ans dans le cadre du Recensement de la population de 2021. Il examine également de plus près les familles de militaires ayant fait l’objet de moins d’études, telles que les familles de vétérans, les familles monoparentales, les familles comptant un couple de même genre et les familles comptant un couple de deux militaires actifs.
- En 2021, le Canada comptait 345 180 familles de militaires, ce qui représente 3,4 % de l’ensemble des familles canadiennes. Plus de 8 familles sur 10 (84,5 %) étaient des familles de vétérans, et 15,5 % étaient des familles de militaires actifs (en service).
- Les familles recomposées avec enfants étaient plus fréquentes chez les familles de militaires actifs comptant un couple (15,6 %) et les familles de vétérans comptant un couple (17,8 %) que chez les familles de non-militaires comptant un couple (11,5 %).
- Les couples de même genre représentaient 1,6 % des couples de militaires actifs, dont plus de la moitié étaient des couples constitués de femmes (53,4 %), même si les femmes représentaient 18,7 % des militaires actuellement en service.
- Le taux de mobilité des familles de militaires était élevé. En 2021, les conjoints ou les partenaires dans les familles de militaires actifs (48,0 %), ainsi que les parents actuellement en service dans les familles monoparentales (36,4 %), étaient plus susceptibles de vivre dans une ville différente de celle qu’ils habitaient cinq ans auparavant que leurs homologues dans les familles de non-militaires (17,1 % et 15,9 %, respectivement).
- Les conjoints et les partenaires dans les couples de militaires étaient bien instruits. En 2021, près de 8 conjoints ou partenaires sur 10 (78,4 %) étaient titulaires d’un diplôme d’un établissement d’enseignement postsecondaire, comparativement à 65,2 % des personnes dans les couples de non-militaires.
- En ce qui concerne les groupes d’âge comparables, le taux d’emploi des conjointes ou des partenaires de genre féminin de militaires était semblable à celui de leurs homologues dans les couples de non-militaires, tandis que le taux d’emploi des conjoints ou des partenaires de genre masculin de militaires était généralement inférieur à celui de leurs homologues dans les couples de non-militaires.
Fin du texte de la boîte
Introduction
Les familles de militaires ont été reconnues pour le rôle important qu’elles jouent dans le soutien des opérations militaires et des militaires eux-mêmesNote . Les familles de militaires peuvent, par exemple, participer aux décisions de ces derniers à entrer dans les forces armées et à y resterNote . Elles sont par ailleurs confrontées à des défis particuliers, par exemple, elles sont susceptibles de subir les contrecoups du stress lié aux opérations militaires ou aux pressions auxquelles les militaires peuvent être soumis au cours de leur carrièreNote . Les périodes de séparation prolongées au moment des déploiements de militaires font partie de ces défisNote . Selon leur rôle, certains militaires actuellement en service peuvent également vivre des situations uniques qui pourraient compromettre leur état de santé et menacer leur sécurité physiqueNote .
Les réinstallations sont également fréquentes chez les familles de militaires. Il a été constaté que les familles de militaires déménagent trois fois plus souvent que leurs homologues non militairesNote . Les réinstallations ont souvent lieu dans un court laps de temps, ce qui oblige les familles de militaires à trouver rapidement un nouveau logement, de nouveaux prestataires de soins de santé et, possiblement, une nouvelle garderie, de nouvelles écoles ou un nouvel emploiNote . Les réinstallations peuvent également perturber la carrière des conjoints de militaires, créant possiblement des antécédents professionnels incomplets et rendant ainsi plus difficile la recherche d’un emploi dans leur domaine de prédilection ou les obligeant à occuper un emploi à temps partiel ou un travail par quartsNote . Certains peuvent également avoir du mal à conserver leur ancienneté et à faire reconnaître leurs titres professionnels dans une autre provinceNote .
Pour la première fois en 50 ans, le Recensement de la population de 2021 a permis de recueillir des renseignements sur le service militaire actuel et passé au sein des Forces armées canadiennes (FAC). Le présent article s’appuie sur ces données pour explorer les principales caractéristiques sociodémographiques des familles de militaires actuellement en service et de vétérans âgés de 17 ans et plusNote (voir l’encadré « Qu’est-ce qu’une famille de militaires? » pour obtenir de plus amples détails à ce sujet). Il examine également le niveau de scolarité ainsi que certaines caractéristiques du travail des conjoints ou des partenaires des militaires actuellement en service afin de donner un aperçu de leurs expériences. En ce qui concerne l’analyse des conjoints et des partenaires, les conjoints ou les partenaires de militaires sont des personnes sans expérience militaire, qui étaient mariées ou vivaient en union libre avec une personne servant dans les FAC en 2021.
Le présent article s’ajoute à la discussion sur les caractéristiques sociodémographiques et diversifiées des populations de militaires actuellement en service et des vétérans en mettant en évidence les types de familles de militaires qui font souvent l’objet de moins d’études. Il s’agit des familles de vétérans, des familles comptant un couple de deux militaires actifs, des familles monoparentales de militaires et des familles comptant un couple de même genre. De tels renseignements permettent de présenter un portrait des familles de militaires au Canada et peuvent contribuer à encourager les recherches futures à ce sujet ainsi qu’à élaborer des politiques, des programmes et des services pour mieux répondre aux besoins de ces familles.
La famille de recensement constitue la principale unité d’analyse dans le présent article. La situation militaire d’une famille a été tirée de la situation militaire des conjoints, des partenaires ou des parents. Par conséquent, l’analyse comprend seulement les familles comptant un couple, avec ou sans enfants, ainsi que les familles monoparentales. La composition selon l’âge et le genre des militaires a fait l’objet, le cas échéant, d’un examen, compte tenu de la proportion plus élevée d’hommes chez les militaires et de la répartition différente selon l’âge des types de familles de militaires.
Début du texte de la boîte
Qu’est-ce qu’une famille de militaires?
Le présent article s’appuie sur le concept de « famille de recensement » pour étudier les familles de militaires dans les ménages privés en se concentrant sur la situation militaire des conjoints ou des partenaires dans les familles comportant un couple (avec ou sans enfants) et des parents dans les familles monoparentales. Les familles comptant au moins une personne actuellement en service ou ayant déjà servi dans les Forces armées canadiennes (la Force régulière ou la Première réserve) sont considérées comme des familles de militaires. Ainsi, étant donné que cette classification est fondée sur la situation militaire des conjoints, des partenaires et des parents dans les familles de recensement, cette définition ne prend pas en compte la situation militaire des enfants dans les familles de recensement ou d’un grand-parent vivant avec au moins un enfant et un petit-enfant.
Les familles de militaires peuvent être des familles de militaires « actifs » ou des familles de « vétérans », selon la situation militaire des conjoints ou des partenaires d’une famille comptant un couple ou des parents d’une famille monoparentale (figure 1).

Description de la figure 1
Cette figure affiche une ventilation du nombre et du type de familles de militaires. Le diagramme comprend quatre niveaux de hiérarchie. Le niveau supérieur indique le nombre total de familles de militaires existantes, soit 345 180. Le niveau suivant répartit le total dans les familles de militaires actifs (53 510) et les familles de vétérans (291 670). Le troisième niveau répartit les familles de militaires actifs en deux catégories : les familles monoparentales de militaires actuellement en service (3 540) et les familles de militaires actifs comptant un couple (49 970). Le troisième niveau répartit également les familles de vétérans en familles de vétérans comptant un couple (272 850) et en familles monoparentales de vétérans (18 820). Le dernier niveau du diagramme répartit les familles de militaires actifs comptant un couple en trois catégories, à savoir une personne actuellement en service et une personne sans expérience militaire (39 640), une personne actuellement en service et un.e vétéran.e (4 035) et les deux personnes sont actuellement en service (couple de militaires) (6 295). Le dernier niveau répartit également les familles de vétérans comptant un couple en deux catégories, à savoir un.e vétéran.e et une personne sans expérience militaire (255 465) et les deux personnes sont des vétérans (couple de vétérans) (17 385). La source de ce diagramme est le Recensement de la population de 2021 de Statistique Canada.
Les familles de militaires actifs comportent deux groupes :
- les familles monoparentales, dont le parent est actuellement en service;
- les familles de militaires actifs comptant un couple, dont au moins l’un des conjoints ou des partenaires est actuellement en service; par conséquent, il existe trois types de familles de militaires actifs comptant un couple :
- les couples dont l’un des conjoints ou des partenaires est actuellement en service et l’autre n’a aucune expérience militaire,
- les couples de deux militaires actifs, au sein desquels les deux personnes sont actuellement en service,
- les couples constitués d’un conjoint ou d’un partenaire militaire actuellement en service et d’un autre qui est un vétéran ou une vétérane.
Les familles de vétérans comportent deux groupes :
- les familles monoparentales, dont le parent est un vétéran ou une vétérane;
- les familles de vétérans comptant un couple, dont au moins l’un des conjoints ou des partenaires est un vétéran ou une vétérane, formant deux types de familles de vétérans comptant un couple :
- les couples dont l’un des conjoints ou des partenaires est un vétéran ou une vétérane et l’autre n’a aucune expérience militaire,
- les couples de deux vétérans, au sein desquels les deux personnes sont des vétérans.
Les familles de non-militaires désignent les familles comptant un couple dont les deux conjoints ou partenaires n’ont aucune expérience militaire, ou les familles monoparentales dont le parent n’a aucune expérience militaire.
Fin du texte de la boîte
Les familles de vétérans constituent la majorité des familles de militaires au Canada
En 2021, le Canada comptait 345 180 familles de militaires, ce qui représente 3,4 % de l’ensemble des familles canadiennes. Les familles de vétérans constituaient la majorité des familles de militaires. Plus de 8 familles de militaires sur 10 (84,5 %) étaient des familles de vétérans, et les familles de militaires actifs représentaient 15,5 % des familles de militaires au Canada.
La majorité des familles de vétérans (87,6 %) étaient des familles comptant un couple dont l’un des conjoints ou des partenaires était un vétéran ou une vétérane et l’autre n’avait aucune expérience militaire. Par ailleurs, 6,0 % des familles comptaient un couple de deux vétérans, et les familles monoparentales de vétérans représentaient 6,5 % de l’ensemble des familles de vétérans.
La plupart des familles de militaires actifs étaient des familles comptant un couple dont l’un des conjoints ou des partenaires était actuellement en service et l’autre n’avait aucune expérience militaire (74,1 %). Viennent ensuite les familles comptant un couple dont les deux conjoints ou partenaires étaient actuellement en service (11,8 %) et les familles comptant un couple dont l’un des conjoints ou des partenaires était actuellement en service et l’autre était un vétéran ou une vétérane (7,5 %). Les familles monoparentales de militaires actuellement en service représentaient 6,6 % des familles de militaires actifs.
Les familles monoparentales de militaires étaient plus souvent dirigées par des hommes, contrairement aux autres familles monoparentales
Les familles monoparentales de militaires étaient plus susceptibles d’être dirigées par des hommes que les autres familles monoparentales. Alors que la plupart des familles monoparentales de non militaires étaient dirigées par des femmes (77,9 %), davantage d’hommes étaient à la tête de familles monoparentales chez les familles monoparentales de militaires actuellement en service (54,4 %) et les familles monoparentales de vétérans (64,2 %). La prédominance des hommes à la tête de familles monoparentales militaires peut être attribuable à la proportion beaucoup plus importante d’hommes dans la population des militaires actuellement en service (81,3 %) et dans la population des vétérans (84,1 %).
Dans la plupart des groupes d’âge, les couples de militaires actifs étaient moins susceptibles d’être mariés en 2021 que les couples de non-militaires, et les couples de vétérans étaient les moins susceptibles d’être mariés dans tous les groupes d’âge
Dans l’ensemble, en 2021, les couples de militaires actifs (64,1 %) étaient moins souvent mariés, plutôt qu’en union libre, que les couples de non-militaires (77,3 %) et les couples de vétérans (79,0 %).
Or, si l’on tient compte des différentes structures par âge de ces populations, les résultats ont révélé que les couples de vétérans sont les moins susceptibles d’être mariés dans tous les groupes d’âge, contrairement à ce que l’on observe chez la population dans son ensemble (graphique 1). Dans tous les groupes d’âge, les écarts entre la proportion de personnes mariées dans les couples de militaires actifs et les couples de non-militaires étaient faibles. En ce qui concerne chaque groupe d’âge inférieur à 50 ans, la proportion de personnes mariées parmi les couples de militaires actifs était inférieure d’au moins 1,2 point de pourcentage à celle parmi les couples de non-militaires. L’écart le plus important a été observé chez les personnes âgées de 35 à 39 ans : 68,6 % des personnes vivant dans un couple de militaires actifs étaient mariées, une proportion inférieure de 4,8 points de pourcentage par rapport aux personnes vivant dans un couple de non-militaires (73,4 %).

Tableau de données du graphique 1
| Groupe d’âge | Type de famille de militaires | ||
|---|---|---|---|
| Couple de non-militaires | Couple de militaires actifs | Couple de vétérans | |
| pourcentage | |||
| Note : Les personnes âgées de 17 à 19 ans ne sont pas présentées dans le graphique en raison de leur faible nombre.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
|||
| 20 à 24 ans | 20,7 | 17,7 | 15,4 |
| 25 à 29 ans | 39,1 | 36,6 | 33,6 |
| 30 à 34 ans | 62,4 | 59,5 | 54,0 |
| 35 à 39 ans | 73,4 | 68,6 | 64,9 |
| 40 à 44 ans | 76,7 | 75,4 | 68,2 |
| 45 à 49 ans | 79,8 | 77,6 | 72,7 |
| 50 à 54 ans | 80,8 | 81,9 | 75,2 |
| 55 à 60 ans | 81,9 | 83,0 | 78,9 |
Les familles de militaires actifs comptant un couple sont en général plus susceptibles d’avoir des enfants de cinq ans ou moins que les familles de non-militaires comptant un couple, en grande partie en raison de leur structure par âge plus jeune
Dans l’ensemble, en 2021, 3 familles de militaires actifs comptant un couple sur 10 (30,0 %) avaient des enfants de cinq ans ou moins, soit près du double de la proportion des familles de non-militaires comptant un couple (15,9 %) et quatre fois la proportion observée chez les familles de vétérans comptant un couple (7,5 %). Ces écarts sont attribuables à la structure par âge différente des populations militaires et non militaires. Parmi la population âgée de 17 ans et plus, l’âge moyen des militaires actuellement en service était de 35,7 ans, comparativement à 48,4 ans pour la population non militaire et à 60,0 ans pour la population des vétérans. Lorsque l’on analyse la présence d’enfants âgés de cinq ans ou moins en fonction du groupe d’âge des femmes en couple, les résultats sont beaucoup plus similaires selon le type de famille de militaires, même si quelques écarts mineurs subsistent (graphique A.1 en annexe).
Les familles recomposées avec enfants sont plus fréquentes chez les familles de militaires comptant un couple que chez les familles de non-militaires comptant un couple
La proportion de familles recomposées était plus élevéeNote chez les familles de militaires actifs comptant un couple (15,6 %) avec enfants (quel que soit leur âge) que chez leurs homologues non militaires (11,5 %). C’était toutefois parmi les familles de vétérans comptant un couple avec enfants que la proportion de familles recomposées était la plus élevée (17,8 %) (graphique 2).
Tant chez les familles de militaires comptant un couple que chez les familles de non-militaires comptant un couple, les familles recomposées simples étaient plus fréquentes que les familles recomposées complexes. Cela dit, les familles recomposées complexes étaient plus fréquentes chez les couples de militaires actifs (7,1 %) que chez les couples de vétérans (5,4 %) et les couples de non-militaires (4,4 %). Les familles recomposées simples sont des familles sans demi-sœurs ou demi-frères biologiques, adoptifs ou par alliance; les familles recomposées complexes ont au moins une demi-sœur ou un demi-frère biologique, adoptif ou par alliance.

Tableau de données du graphique 2
| Type de famille recomposée | Familles de non-militaires comptant un couple | Familles de militaires actifs comptant un couple | Familles de vétérans comptant un couple |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Note : Lorsque les données sont additionnées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre aux valeurs individuelles, car les totaux et les sous-totaux sont arrondis séparément.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
|||
| Familles recomposées | 11,5 | 15,6 | 17,8 |
| Familles recomposées simples | 7,1 | 8,4 | 12,4 |
| Familles recomposées complexes | 4,4 | 7,1 | 5,4 |
Plus de la moitié des personnes vivant dans un couple de militaires de même genre sont des femmes
En 2021, chez les couples de militaires actifs, 1,6 % étaient des couples de même genreNote , une proportion supérieure à celle affichée chez les couples de non-militaires (1,2 %) et les couples de vétérans (1,2 %). Cette proportion était encore plus élevée chez les couples de deux militaires actifs (1,9 %).
Chez les couples de même genre, les couples de militaires actifs étaient plus susceptibles d’être composés de deux femmes (53,4 %) que les couples de vétérans (52,9 %) et les couples de non-militaires (49,0 %). En outre, les couples de deux militaires actifs de même genre étaient encore plus souvent composés de deux femmes (67,3 %), même si les femmes représentaient moins du cinquième des militaires actuellement en service (18,7 %).
Les familles de militaires sont surreprésentées en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick par rapport aux familles de non-militaires
La concentration du personnel militaire dans certaines régions géographiques reflète la proximité de celles-ci avec les bases militaires. Il en va de même pour les familles de militaires actifs. En 2021, les familles de militaires actifs étaient plus susceptibles de vivre en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba que les familles de non-militaires. Parmi l’ensemble des familles de militaires actifs au Canada, plus de 1 sur 10 (11,5 %) vivait en Nouvelle-Écosse (tableau 1), où se trouvent deux bases militaires. Cette proportion est plus de quatre fois supérieure à celle des familles de non-militaires (2,5 %) dans la province. Les familles de militaires actifs étaient également trois fois plus susceptibles (6,3 %) de vivre au Nouveau-Brunswick, où se trouve une base militaire, que les familles de non-militaires (2,1 %). Une plus grande proportion de familles de militaires actifs (4,2 %) que de familles de non-militaires (3,5 %) vivaient également au Manitoba, où se trouvent deux bases militaires.
Les familles de militaires actifs étaient toutefois sous-représentées dans la plupart des autres provinces, par rapport aux familles de non-militaires. Par exemple, 34,9 % des familles de militaires actifs vivaient en Ontario, où se trouvent six bases militaires et le quartier général de la Défense nationale, par rapport à 38,9 % des familles de non-militaires. Il en va de même au Québec, en Colombie-Britannique et en Alberta, où la proportion de familles de non-militaires était plus élevée que celle des familles de militaires actifs (on trouve deux bases militaires au Québec et en Colombie-Britannique et trois en Alberta).
La répartition géographique des familles de vétérans entre les provinces et les territoires est semblable à celle des familles de militaires actifs. Les familles de vétérans étaient également surreprésentées en Nouvelle-Écosse (7,5 %) et au Nouveau-Brunswick (4,6 %), par rapport aux familles de non-militaires (2,5 % et 2,1 %, respectivement), mais elles étaient sous-représentées dans la plupart des autres provinces.
| Familles de militaires actifs | Familles de vétérans | Familles de non-militaires | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| nombre | répartition en pourcentage | nombre | répartition en pourcentage | nombre | répartition en pourcentage | |
| Note : Lorsque les données sont additionnées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre aux valeurs individuelles, car les totaux et les sous-totaux sont arrondis séparément.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
||||||
| Canada | 53 510 | 100,0 | 291 670 | 100,0 | 9 913 410 | 100,0 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 680 | 1,3 | 5 995 | 2,1 | 149 090 | 1,5 |
| Île-du-Prince-Édouard | 150 | 0,3 | 2 490 | 0,9 | 40 820 | 0,4 |
| Nouvelle-Écosse | 6 155 | 11,5 | 21 760 | 7,5 | 252 245 | 2,5 |
| Nouveau-Brunswick | 3 385 | 6,3 | 13 430 | 4,6 | 209 965 | 2,1 |
| Québec | 10 775 | 20,1 | 65 395 | 22,4 | 2 246 130 | 22,7 |
| Ontario | 18 650 | 34,9 | 94 510 | 32,4 | 3 855 105 | 38,9 |
| Manitoba | 2 235 | 4,2 | 9 095 | 3,1 | 347 955 | 3,5 |
| Saskatchewan | 765 | 1,4 | 6 900 | 2,4 | 300 805 | 3,0 |
| Alberta | 5 455 | 10,2 | 31 725 | 10,9 | 1 127 175 | 11,4 |
| Colombie-Britannique | 4 930 | 9,2 | 39 485 | 13,5 | 1 354 410 | 13,7 |
| Yukon | 55 | 0,1 | 380 | 0,1 | 10 480 | 0,1 |
| Territoires du Nord-Ouest | 210 | 0,4 | 325 | 0,1 | 10 480 | 0,1 |
| Nunavut | 55 | 0,1 | 190 | 0,1 | 8 765 | 0,1 |
Plus de 1 famille de militaires actifs sur 10 vit dans la région d’Ottawa–Gatineau
Parmi les 10 principales régions métropolitaines de recensement (RMR) ou agglomérations de recensement (AR) ayant les plus fortes proportions de familles de militaires actifs, la moitié se trouve en Ontario (tableau 2). En Ontario, Ottawa–Gatineau, où se trouve le quartier général de la Défense nationale, était la principale RMR où vivait plus de 1 famille de militaires actifs sur 10 (11,1 %). La proportion de familles de militaires dans la RMR d’Ottawa–Gatineau était supérieure de 2,4 points de pourcentage à celle observée chez les membres actuellement en service ne faisant pas partie d’une famille de recensement, ce qui faisait d’Ottawa–Gatineau une plaque tournante pour les familles de militaires. Cette RMR était suivie de celles de Toronto (3,6 %), de Kingston (3,6 %) et de Belleville–Quinte West (3,4 %). Petawawa, où se trouve l’une des six bases militaires en Ontario, était la seule AR à figurer dans cette liste des 10 principales RMR et AR ayant les plus fortes proportions de familles de militaires actifs. En 2021, 4,3 % des familles de militaires actifs vivaient à Petawawa.
Halifax (8,2 %), où se trouve une base militaire, est classée deuxième parmi les RMR où vivent le plus de familles de militaires actifs, et elle est la seule RMR de cette liste des 10 principales RMR et AR qui se trouve dans les Maritimes. Elle était suivie par la RMR de Québec (7,6 %), où se trouve une base militaire et qui a affiché une proportion plus élevée de familles de militaires actifs qu’à Montréal (4,9 %), la plus grande RMR de la province de Québec.
La proportion des familles de vétérans dans ces mêmes RMR et AR diffère légèrement. La proportion de vétérans dans les RMR et les AR moins populeuses, comme Halifax (3,9 %) et Petawawa (0,3 %), était inférieure à celle des familles de militaires actifs (8,2 % et 4,3 %, respectivement). Au contraire, Montréal (7,8 %) et Toronto (5,2 %) ont enregistré une plus grande proportion de familles de vétérans que de familles de militaires actifs (4,9 % et 3,6 %, respectivement). Dans l’ensemble, la proportion des familles de vétérans dans les 10 principales RMR et AR ayant les plus fortes proportions de familles de militaires actifs avait tendance à se situer entre ce qui a été observé pour les familles de militaires actifs et pour les familles de non-militaires. Ces résultats pourraient stimuler la recherche sur la détermination d’un lien possible entre le lieu d’affectation et le lieu de résidence du personnel militaire une fois le service terminé.
| Région géographique | Familles de militaires actifs | Familles de vétérans | Familles de non-militaires | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| nombre | répartition en pourcentage | nombre | répartition en pourcentage | nombre | répartition en pourcentage | |
| Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. | ||||||
| Région métropolitaine de recensement | ||||||
| Ottawa-Gatineau | 5 965 | 11,1 | 22 605 | 7,8 | 379 920 | 3,8 |
| Halifax | 4 365 | 8,2 | 11 395 | 3,9 | 114 950 | 1,2 |
| Québec | 4 085 | 7,6 | 10 910 | 3,7 | 215 120 | 2,2 |
| Edmonton | 3 055 | 5,7 | 11 330 | 3,9 | 370 245 | 3,7 |
| Montréal | 2 630 | 4,9 | 22 620 | 7,8 | 1 117 440 | 11,3 |
| Victoria | 2 430 | 4,5 | 7 370 | 2,5 | 100 125 | 1,0 |
| Toronto | 1 945 | 3,6 | 15 125 | 5,2 | 1 675 285 | 16,9 |
| Kingston | 1 905 | 3,6 | 3 920 | 1,3 | 42 230 | 0,4 |
| Belleville-Quinte West | 1 815 | 3,4 | 2 600 | 0,9 | 27 945 | 0,3 |
| Agglomération de recensement | ||||||
| Petawawa | 2 285 | 4,3 | 730 | 0,3 | 1 890 | 0,0 |
La mobilité interprovinciale des familles de militaires actifs est beaucoup plus élevée que chez les familles de non-militaires
En 2021, près de la moitié (48,0 %) des personnes dans un couple de militaires actifs vivaient dans une ville, un canton, un village, une municipalité ou une réserve indienne au Canada autre que celle ou celui où elles vivaient cinq ans auparavant. Cette proportion est plus de deux fois supérieure à celle des personnes vivant dans un couple de non-militaires (17,1 %) ou un couple de vétérans (18,1 %) (graphique 3). Ce résultat n’est pas surprenant puisque le personnel militaire doit souvent déménager de manière récurrente tout au long de leur carrière. Ces réinstallations se font à la discrétion des Forces armées canadiennes pour répondre à leurs besoins organisationnels et opérationnelsNote .
Une proportion plus élevée de parents de familles monoparentales de militaires actuellement en service (36,4 %) vivaient dans une ville différente de celle où ils vivaient cinq ans auparavant, par rapport aux parents de familles monoparentales sans expérience militaire (15,9 %) et aux parents de familles monoparentales de vétérans (18,8 %).
Dans la plupart des cas, ces réinstallations étaient intraprovinciales, c’est-à-dire qu’elles avaient lieu au sein d’une même province ou d’un même territoire. Toutefois, une proportion beaucoup plus importante de personnes vivant dans une famille de militaires actifs par rapport à leurs homologues vivant dans une famille de non-militaires ou de vétérans ont déménagé d’une province à l’autre, c’est-à-dire qu’elles ont vécu en 2021 dans une autre province ou un autre territoire que celle ou celui où elles vivaient en 2016. En 2021, 24,1 % des personnes vivant dans un couple de militaires actifs et 15,4 % des parents de familles monoparentales qui sont actuellement en service vivaient dans une autre province ou un autre territoire que celle ou celui où ils vivaient cinq ans auparavant. Ces proportions étaient beaucoup plus élevées que celles observées chez les personnes vivant dans un couple de non-militaires (2,4 %) ou de vétérans (4,0 %) et chez les parents de familles monoparentales de non militaires (1,9 %) ou de vétérans (4,0 %).
Parmi les couples de militaires actifs, les couples constitués de deux militaires actifs affichaient la plus grande part de personnes vivant dans une autre province ou un autre territoire que celle où elles vivaient cinq ans auparavant. Plus précisément, en 2021, plus du tiers des personnes vivant dans un couple constitué de deux militaires (35,2 %) vivaient dans une autre province ou un autre territoire que celle ou celui où elles vivaient cinq ans auparavant, et près du quart d’entre elles (23,6 %) vivaient dans une ville différente, au sein de la même province ou du même territoire, de celle où elles vivaient cinq ans auparavant.
Outre les exigences opérationnelles, l’âge peut également expliquer certaines des tendances observées chez les familles de militaires, étant donné que les militaires actifs avaient tendance à être plus jeunes. Toutefois, lorsque l’on compare la population des militaires de 17 à 60 ans actuellement en service à la population non militaire du même groupe d’âge, la mobilité plus élevée des familles de militaires actifs se maintient, même si les jeunes sont plus susceptibles de déménager pour les études ou pour des raisons professionnelles.

Tableau de données du graphique 3
| Type de famille de militaires | Migrants intraprovinciaux | Migrants interprovinciaux | Migrants intraprovinciaux et interprovinciaux |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Note : Lorsque les données sont additionnées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre aux valeurs individuelles, car les totaux et les sous-totaux ont été arrondis séparément.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
|||
| Couple de non-militaires | 14,7 | 2,4 | 17,1 |
| Couple de militaires actifs | 23,9 | 24,1 | 48,0 |
| Couple de vétérans | 14,0 | 4,0 | 18,1 |
| Famille monoparentale non militaire | 14,1 | 1,9 | 15,9 |
| Famille monoparentale de militaires actifs | 20,9 | 15,4 | 36,4 |
| Famille monoparentale de vétérans | 14,9 | 4,0 | 18,8 |
Les familles de militaires vivent plus souvent dans une maison et ont moins souvent des besoins impérieux en matière de logement que leurs homologues non militaires
En 2021, les familles de militaires actifs comptant un couple (84,8 %) et les familles de vétérans comptant un couple (82,5 %) vivaient plus souvent dans une maison (y compris une maison individuelle non attenante, une maison jumelée, une maison en rangée et d’autres types de maisons individuelles attenantes) que les familles de non-militaires comptant un couple (77,6 %). Alors que l’ensemble des familles monoparentales étaient moins susceptibles de vivre dans une maison que les familles comptant un couple, les familles monoparentales de militaires actuellement en service (77,8 %) et les familles monoparentales de vétérans (74,0 %) étaient plus susceptibles de vivre dans une maison que les familles monoparentales non militaires (66,2 %).
En outre, une proportion plus faible de familles de militaires que de familles de non-militaires avaient des besoins impérieux en matière de logementNote . En 2021, les familles de militaires actifs comptant un couple (0,9 %) et les familles de vétérans comptant un couple (1,9 %) étaient deux à quatre fois moins susceptibles d’avoir des besoins impérieux en matière de logement que les familles de non-militaires comptant un couple (4,1 %). Même si les familles monoparentales avaient beaucoup plus souvent des besoins impérieux en matière de logement que les familles comptant un couple, des écarts similaires subsistaient entre les différents types de familles de militaires; les familles monoparentales de militaires actuellement en service (6,5 %) et les familles monoparentales de vétérans (9,9 %) étaient beaucoup moins susceptibles d’avoir des besoins impérieux en matière de logement que les familles monoparentales non militaires (16,6 %).
Ces résultats restent valables même en tenant compte du genre des parents. Par exemple, les familles monoparentales non militaires dirigées par des hommes (12,1 %) étaient trois fois plus susceptibles d’avoir des besoins impérieux en matière de logement que les familles monoparentales de militaires actuellement en service dirigées par des hommes (4,0 %). Il en va de même pour les familles monoparentales dirigées par des femmes; les familles de non-militaires (17,9 %) étaient presque deux fois plus susceptibles d’avoir des besoins impérieux en matière de logement que leurs homologues militaires (9,9 %).
Cette proportion plus faible de familles de militaires ayant des besoins impérieux en matière de logement que de familles de non-militaires pourrait être attribuable à une combinaison de facteurs, tels que le coût de la vie, le fait d’être situées dans une région urbaine ou rurale et la disponibilité de logements militaires, ce qui pourrait faire l’objet d’analyses futures.
Une plus grande proportion de conjoints ou de partenaires militaires ont comme plus haut niveau de scolarité un diplôme d’études collégiales par rapport aux conjoints ou aux partenaires dans un couple de non-militaires
Dans la présente section et celles qui suivent, les conjoints ou les partenaires de militaires désignent des personnes de 17 ans et plusNote sans aucune expérience militaire qui étaient mariées ou vivaient en union libre avec une personne qui servait dans les FAC en 2021. On comptait environ 39 635 conjoints ou partenaires de militaires en 2021, parmi lesquels plus de 9 personnes sur 10 (93,6 %) étaient des femmes.
Les conjoints ou les partenaires de militaires étaient bien instruits; 78,4 % de ces conjoints ou de ces partenaires étaient titulaires d’un diplôme d’études postsecondaires, comparativement à 65,2 % chez les couples de non-militaires. En 2021, parmi les conjointes ou partenaires de genre féminin de militaires, près de 8 sur 10 d’entre elles (78,8 %) étaient titulaires d’un diplôme d’un établissement postsecondaire, comparativement à 65,8 % des femmes vivant dans un couple de non-militaires (tableau 3). Une tendance similaire a été observée chez les conjoints ou les partenaires de genre masculin de militaires, mais dans une moindre mesure.
Plus précisément, les conjointes ou les partenaires de genre féminin de militaires étaient plus souvent titulaires d’un certificat ou d’un diplôme d’un collège, d’un cégep ou d’un autre établissement non universitaire (29,3 %) que les femmes vivant dans un couple de non-militaires (22,9 %). Elles sont également plus souvent titulaires d’un baccalauréat (29,0 %) que leurs homologues vivant dans un couple de non-militaires (21,9 %). Les conjoints ou les partenaires de genre masculin de militaires étaient plus souvent titulaires d’un certificat ou d’un diplôme d’apprenti ou d’une école de métiers (16,8 %) ou d’un diplôme d’études collégiales (23,2 %) que leurs homologues vivant dans un couple de non-militaires (14,1 % et 17,9 %, respectivement).
Une tendance similaire a été observée lorsque l’on examine des groupes d’âge particuliers. Toutefois, les conjoints ou les partenaires de militaires étaient moins susceptibles d’avoir comme plus haut niveau de scolarité un baccalauréat ou un diplôme de niveau supérieur que les conjoints ou les partenaires vivant dans un couple de non-militaires pour la plupart des groupes d’âge (graphique A.2 en annexe)Note .
| Plus haut niveau de scolarité | Hommes+ | Femmes+ | ||
|---|---|---|---|---|
| Dans un couple de non-militaires | Conjoints ou partenaires de militaires | Dans un couple de non-militaires | Conjointes ou partenaires de militaires | |
| pourcentage | ||||
| Notes : La catégorie « Hommes+ » comprend les hommes, ainsi que certaines personnes non binaires. La catégorie « Femmes+ » comprend les femmes, ainsi que certaines personnes non binaires. Comme la population non binaire est peu nombreuse, l’agrégation des données dans une variable sur le genre à deux catégories est parfois nécessaire pour protéger la confidentialité des réponses. Dans ces cas, les personnes de la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre et sont désignées par le symbole « + ». Lorsque les données sont additionnées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre aux valeurs individuelles, car les totaux et les sous-totaux sont arrondis séparément.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
||||
| Diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité inférieur | 35,3 | 28,1 | 34,2 | 21,2 |
| Aucun certificat, diplôme ou grade | 12,8 | 9,6 | 10,4 | 2,9 |
| Diplôme d’études secondaires ou certificat équivalent | 22,6 | 18,6 | 23,8 | 18,3 |
| Certificat ou diplôme d’études postsecondaires inférieur au baccalauréat | 34,8 | 42,2 | 32,3 | 38,3 |
| Certificat ou diplôme d’apprenti ou d’une école de métiers | 14,1 | 16,8 | 5,7 | 5,9 |
| Diplôme ou certificat d’un collège, d’un cégep ou d’un autre établissement non universitaire | 17,9 | 23,2 | 22,9 | 29,3 |
| Certificat ou diplôme universitaire inférieur au baccalauréat | 2,8 | 2,1 | 3,7 | 3,1 |
| Baccalauréat ou grade supérieur | 29,9 | 29,9 | 33,5 | 40,5 |
| Baccalauréat | 18,1 | 18,6 | 21,9 | 29,0 |
| Certificat, diplôme ou grade universitaire supérieur au baccalauréat | 11,8 | 11,5 | 11,5 | 11,5 |
Les taux d’emploi selon le groupe d’âge des conjointes ou des partenaires de genre féminin de militaires sont semblables à ceux de leurs homologues dans un couple de non-militaires, alors que les taux d’emploi des conjoints ou des partenaires de genre masculin de militaires sont généralement plus faibles
En 2021, le taux d’emploi des conjointes ou des partenaires de genre féminin de militaires (75,6 %), âgées de 17 à 60 ansNote , était légèrement supérieur à celui des conjointes ou des partenaires dans un couple de non-militaires (73,8 %), alors qu’il était légèrement inférieur chez les conjoints ou les partenaires de genre masculin de militaires comparativement à leurs homologues dans un couple de non-militaires (84,2 % par rapport à 85,9 %, respectivement).
Lorsque l’on examine le taux d’emploi selon le groupe d’âge, les résultats montrent que le taux d’emploi des femmes qui étaient des conjointes ou des partenaires de militaires correspondait en grande partie à celui des femmes vivant dans un couple de non-militaires (graphique 4). Elles étaient toutefois plus susceptibles d’être employées si elles étaient âgées de 20 à 29 ans que leurs homologues vivant dans un couple de non-militaires. Chez les hommes, les taux d’emploi des conjoints ou des partenaires vivant dans un couple de militaires étaient généralement inférieurs à ceux des conjoints ou des partenaires vivant dans un couple de non-militaires, à l’exception des personnes âgées de 25 à 29 ans. Le taux d’emploi pour ce groupe d’âge était de 90,9 %, ce qui constituait également le taux d’emploi le plus élevé chez les hommes qui étaient des conjoints ou des partenaires vivant dans un couple de militaires.

Tableau de données du graphique 4
| Groupe d’âge | Hommes+ | Femmes+ | ||
|---|---|---|---|---|
| dans un couple de non-militaires | conjoints ou partenaires de militaires | dans un couple de non-militaires | conjointes ou partenaires de militaires | |
| pourcentage | ||||
| Notes : Les personnes âgées de 17 à 19 ans ne sont pas présentées dans le graphique en raison de leur faible nombre. La catégorie « Hommes+ » comprend les hommes, ainsi que certaines personnes non binaires. La catégorie « Femmes+ » comprend les femmes, ainsi que certaines personnes non binaires. Comme la population non binaire est peu nombreuse, l’agrégation des données dans une variable sur le genre à deux catégories est parfois nécessaire pour protéger la confidentialité des réponses. Dans ces cas, les personnes de la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre et sont désignées par le symbole « + ».
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
||||
| 20 à 24 ans | 77,6 | 77,8 | 67,3 | 71,7 |
| 25 à 29 ans | 86,7 | 90,9 | 74,3 | 77,1 |
| 30 à 34 ans | 89,3 | 87,1 | 73,8 | 74,4 |
| 35 à 39 ans | 89,6 | 88,5 | 75,3 | 76,2 |
| 40 à 44 ans | 89,2 | 84,1 | 78,1 | 77,7 |
| 45 à 49 ans | 88,5 | 86,3 | 79,0 | 79,2 |
| 50 à 54 ans | 86,0 | 79,5 | 76,7 | 76,3 |
| 55 à 60 ans | 76,9 | 73,8 | 63,8 | 64,8 |
Les femmes qui sont des conjointes ou des partenaires de militaires sont plus susceptibles de travailler dans l’enseignement, le droit, les services sociaux, communautaires et gouvernementaux et le domaine de la santé que les conjointes ou les partenaires vivant dans un couple de non-militaires
Le profil professionnelNote des conjoints ou des partenaires de militaires et de non-militaires différait légèrement. Chez les femmes, en 2021, le quart (25,0 %) des conjointes ou des partenaires de militaires âgées de 17 à 60 ans travaillaient dans l’enseignement, le droit et les services sociaux, communautaires et gouvernementaux, comparativement à moins du cinquième (19,3 %) de leurs homologues de genre féminin vivant dans un couple de non-militaires (tableau 4). Par exemple, les conjointes ou les partenaires de genre féminin de militaires travaillaient plus souvent comme enseignantes aux niveaux primaire et préscolaire (4,4 %) que leurs homologues vivant dans un couple de non-militaires (3,6 %). Les conjointes ou les partenaires de genre féminin de militaires étaient plus nombreuses (18,0 %) que les femmes dans un couple de non-militaires (14,4 %) dans les professions de la santé, en particulier dans la profession d’infirmiers autorisés/infirmières autorisées et d’infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées, où 5,5 % travaillaient par rapport à 3,7 % de leurs homologues vivant dans un couple de non-militaires.
Chez les hommes, le profil professionnel des conjoints ou des partenaires de militaires et de non-militaires était assez similaire. Toutefois, les conjoints et les partenaires de genre masculin dans un couple de militaires exerçaient un peu plus souvent des professions dans les sciences naturelles et appliquées et les domaines apparentés (16,9 %) ainsi que dans l’enseignement, le droit et les services sociaux, communautaires et gouvernementaux (11,6 %) que leurs homologues vivant dans un couple de non-militaires (14,4 % et 8,2 %, respectivement).
| Profession | Hommes+ | Femmes+ | ||
|---|---|---|---|---|
| Dans un couple de non-militaires | Conjoints ou partenaires de militaires | Dans un couple de non-militaires | Conjointes ou partenaires de militaires | |
| pourcentage | ||||
| Notes : La catégorie « Hommes+ » comprend les hommes, ainsi que certaines personnes non binaires. La catégorie « Femmes+ » comprend les femmes, ainsi que certaines personnes non binaires. Comme la population non binaire est peu nombreuse, l’agrégation des données dans une variable sur le genre à deux catégories est parfois nécessaire pour protéger la confidentialité des réponses. Dans ces cas, les personnes de la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre et sont désignées par le symbole « + ». Lorsque les données sont additionnées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre aux valeurs individuelles, car les totaux et les sous-totaux sont arrondis séparément.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
||||
| Membres des corps législatifs et cadres supérieurs/cadres supérieures | 2,3 | 1,4 | 1,0 | 0,5 |
| Affaires, finance et administration | 11,3 | 10,7 | 26,4 | 23,7 |
| Sciences naturelles et appliquées et domaines apparentés | 14,4 | 16,9 | 4,8 | 3,7 |
| Secteur de la santé | 3,3 | 4,1 | 14,4 | 18,0 |
| Enseignement, droit et services sociaux, communautaires et gouvernementaux | 8,2 | 11,6 | 19,3 | 25,0 |
| Arts, culture, sports et loisirs | 2,6 | 3,2 | 3,4 | 3,6 |
| Vente et services | 16,3 | 15,7 | 23,4 | 21,9 |
| Métiers, transport, machinerie et domaines apparentés | 31,4 | 29,8 | 3,1 | 2,0 |
| Ressources naturelles, agriculture et production connexe | 3,7 | 3,0 | 1,2 | 0,4 |
| Fabrication et services d’utilité publique | 6,4 | 3,9 | 2,8 | 1,0 |
Conclusion
Le présent article examine les principales caractéristiques sociodémographiques des familles de militaires en service et de vétérans. Il présente également un portrait des types de familles de militaires faisant l’objet de moins d’études, comme les familles monoparentales, les familles de vétérans, les familles comptant un couple de même genre et les familles comptant un couple de deux militaires actifs.
L’étude a mis en évidence certains écarts importants entre la composition des familles de militaires et celle des familles de non-militaires. Par exemple, les familles recomposées avec enfants étaient plus fréquentes chez les familles de militaires que chez les familles de non-militaires. On trouve également plus de couples de même genre chez les familles de militaires actifs que chez les familles de non-militaires, en particulier chez les couples composés de deux femmes. En outre, les familles monoparentales de militaires étaient plus souvent dirigées par des hommes que les familles de non-militaires, lesquelles étaient plus souvent dirigées par des femmes.
Il s’est aussi avéré que les familles de vétérans avaient tendance à suivre la répartition géographique des familles de militaires actifs et que la mobilité des familles de militaires actifs était élevée, en particulier entre les provinces et les territoires. Par rapport aux familles de non-militaires, on a également constaté que les familles de militaires vivaient plus souvent dans une maison et qu’elles avaient moins souvent des besoins impérieux en matière de logement. Les différences dans la répartition selon l’âge entre les familles de militaires et les familles de non-militaires peut avoir joué un rôle dans les écarts observés. Par conséquent, de futures études sur les familles de militaires pourraient avantageusement utiliser une approche multivariée qui tiendrait compte de l’âge et d’autres caractéristiques pertinentes.
Dans le présent article, on a également exploré certaines caractéristiques de la scolarité et de la population active des conjoints et des partenaires des militaires actuellement en service. Il a été constaté que les femmes qui étaient des conjointes ou des partenaires de militaires étaient plus souvent titulaires d’un titre d’études postsecondaires que leurs homologues dans un couple de non-militaires, et que leurs taux d’emploi étaient similaires. Chez les hommes, les conjoints ou les partenaires de militaires actuellement en service étaient également plus susceptibles d’être titulaires d’un titre d’études postsecondaires que leurs homologues dans un couple de non-militaires, en particulier au niveau collégial. Leur taux d’emploi était toutefois légèrement inférieur. Les conjoints ou les partenaires de militaires étant de plus en plus reconnus, de futures études pourraient porter particulièrement sur cette population et élargir le champ d’application de façon à examiner leurs revenus et d’autres indicateurs de bien-être.
Le présent article se concentre sur la situation militaire des conjoints, des partenaires et des parents dans les familles de recensement et ne comprend pas d’autres types de familles de militaires, tels que les familles dans lesquelles les enfants ou les grands-parents peuvent avoir une expérience du service militaire, les familles de militaires comptant un couple vivant séparément ou les familles de militaires vivant dans un logement collectifNote . Ainsi, de futures recherches sur les familles de militaires pourront s’appuyer sur la présente analyse et explorer les caractéristiques d’autres types de familles de militaires.
Les caractéristiques des enfants de familles de militaires n’ont pas non plus fait l’objet d’études. Alors que les recherches sur les enfants de militaires et leur santé mentale sont de plus en plus nombreusesNote , de nouvelles études sur les familles de militaires s’appuyant sur des données du recensement pourraient contribuer à cette discussion.
L’étude des familles de militaires au Canada a été rendue possible grâce à l’ajout dans le Recensement de 2021, pour la première fois en 50 ans, d’une question sur le service militaire. La collecte de ces renseignements était opportune, compte tenu de l’intérêt et de l’importance que revêtent les militaires et leurs familles. Au fil du temps, à mesure que de nouvelles données seront disponibles, les chercheurs pourront continuer à améliorer notre compréhension des familles de militaires et contribuer ainsi à l’élaboration de politiques, de programmes et de services pertinents pour mieux les soutenir.
Nicolas Bastien et Catherine Tuey sont des analystes de Diversité et Statistique socioculturelle à Statistique Canada. Les auteurs tiennent à remercier toutes les personnes qui ont contribué à l’élaboration du présent article, en particulier celles qui ont pris part à l’extraction, à la vérification et à la révision des données.
Début du texte de la boîte
Annexe

Tableau de données du graphique A.1
| Type de famille | Familles de non-militaires comptant un couple | Familles de militaires actifs comptant un couple | Familles de vétérans comptant un couple |
|---|---|---|---|
| percentage | |||
| Notes : Les personnes âgées de 17 à 19 ans et de 50 ans et plus ne sont pas présentées dans le graphique en raison de leur faible nombre. La catégorie « Femmes+ » comprend les femmes, ainsi que certaines personnes non binaires. Comme la population non binaire est peu nombreuse, l’agrégation des données dans une variable sur le genre à deux catégories est parfois nécessaire pour protéger la confidentialité des réponses. Dans ces cas, les personnes de la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre et sont désignées par le symbole « + ».
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
|||
| 20 à 24 ans | 22,3 | 19,5 | 22,9 |
| 25 à 29 ans | 35,7 | 35,0 | 37,1 |
| 30 à 34 ans | 55,0 | 54,2 | 54,6 |
| 35 à 39 ans | 49,3 | 46,6 | 45,5 |
| 40 à 44 ans | 21,0 | 22,2 | 17,8 |
| 45 à 49 ans | 3,5 | 4,1 | 2,8 |

Tableau de données du graphique A.2
| Groupe d’âge | Dans un couple de non-militaires, diplôme d’études secondaires ou niveau de scolarité inférieur | Dans un couple de non-militaires, certificat ou diplôme d’études postsecondaires inférieur au baccalauréat | Dans un couple de non-militaires, baccalauréat ou grade supérieur | Conjointes ou partenaires de militaires, diplôme d’études secondaires ou niveau de scolarité inférieur | Conjointes ou partenaires de militaires, certificat ou diplôme d’études postsecondaires inférieur au baccalauréat | Conjointes ou partenaires de militaires, baccalauréat ou grade supérieur |
|---|---|---|---|---|---|---|
| pourcentage | ||||||
| Notes : Les personnes âgées de 17 à 19 ans ne sont pas présentées dans le graphique en raison de leur faible nombre. La catégorie « Femmes+ » comprend les femmes, ainsi que certaines personnes non binaires. Comme la population non binaire est peu nombreuse, l’agrégation des données dans une variable sur le genre à deux catégories est parfois nécessaire pour protéger la confidentialité des réponses. Dans ces cas, les personnes de la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre et sont désignées par le symbole « + ». Lorsque les données sont additionnées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre aux valeurs individuelles, car les totaux et les sous-totaux sont arrondis séparément.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
||||||
| 20 à 24 ans | 46,2 | 33,3 | 20,5 | 38,7 | 38,3 | 23,0 |
| 25 à 29 ans | 23,7 | 32,1 | 44,2 | 21,0 | 37,4 | 41,8 |
| 30 à 34 ans | 19,9 | 30,4 | 49,7 | 16,2 | 37,7 | 46,1 |
| 35 à 39 ans | 20,6 | 31,2 | 48,2 | 17,8 | 36,9 | 45,3 |
| 40 à 44 ans | 22,3 | 33,6 | 44,1 | 17,3 | 39,4 | 43,3 |
| 45 à 49 ans | 25,0 | 34,7 | 40,3 | 19,2 | 39,8 | 41,2 |
| 50 à 54 ans | 30,6 | 35,6 | 33,8 | 23,8 | 40,4 | 35,4 |
| 55 à 60 ans | 38,9 | 36,0 | 25,0 | 36,5 | 42,1 | 21,7 |
Fin du texte de la boîte
Début du texte de la boîte
Sources de données, méthodes et définitions
La source de données utilisée pour la présente analyse est le Recensement de la population de 2021, qui se concentre sur la population vivant dans un ménage privé.
Unités d’analyse et considération de l’âge
La famille de recensement constitue la principale unité d’analyse dans le présent article. La situation de la famille militaire est définie à partir des caractéristiques de la situation militaire des conjoints, des partenaires ou des parents dans des familles monoparentales. En outre, les caractéristiques de ces membres de la famille sont également étudiées dans le cadre de la présente analyse, car certaines caractéristiques, telles que l’âge, ne peuvent être analysées qu’au niveau individuel. Lorsqu’il s’agit des conjoints, des partenaires ou des parents dans des familles monoparentales, le présent article examine généralement la population âgée de 17 ans et plus, étant donné que la question sur le service militaire dans le Recensement de 2021 ne s’adressait qu’à cette population. Le cas échéant, le présent article porte également sur les militaires actifs de 17 à 60 ans, 60 ans étant l’âge de la retraite dans l’armée.
Considérations relatives à l’examen des familles et de la situation des particuliers dans le ménage dans le cadre du Recensement de la population
Si de nombreuses personnes vivent dans plus d’une résidence tout au long de l’année, le recensement ne rend pas compte des cas de personnes qui partagent leur temps entre plusieurs ménages.
Le Recensement de la population vise essentiellement à dénombrer la population. Afin de s’assurer que les personnes sont dénombrées une seule fois dans le recensement, les personnes vivant dans un ménage privé sont considérées comme résidant dans un seul logement, et dans un seul ménage, en appliquant le concept de lieu habituel de résidence. Dans le cadre de ce concept, des règles sont appliquées pour les personnes qui ont plusieurs résidences, notamment les règles suivantes :
- les membres d’une famille qui vivent ailleurs une partie de l’année pour des raisons professionnelles doivent être inscrits au domicile de leur famille, quel que soit le temps qu’ils y passent;
- les enfants qui partagent leur temps tout au long de l’année entre les domiciles de deux parents ou tuteurs doivent être inscrits au domicile où ils vivent la majorité du temps; s’ils passent autant de temps avec chaque parent ou tuteur, ils doivent être inscrits au domicile où ils séjournaient le jour du recensement;
- les étudiants qui retournent périodiquement au domicile de leurs parents doivent être répertoriés uniquement à ce domicile, même s’ils passent plus de temps à vivre ailleurs.
Par conséquent, le Recensement de la population ne reflète pas nécessairement toute la complexité des familles, des ménages et de la situation des particuliers dans le ménage. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter le Guide de référence sur les familles, les ménages et l’état matrimonial, Recensement de la population, 2021.
État de service militaire
Le Recensement de 2021 comprenait, pour la première fois en 50 ans, une question sur le service militaire. Cette question a été posée exclusivement aux personnes âgées de 17 ans et plus au jour du recensement, soit le 11 mai 2021.
Dans le cadre du Recensement de 2021, le concept de service militaire a été élargi pour rendre compte de la nature changeante des FAC et intégrer les personnes ayant servi dans les FAC dans le passé et les militaires qui sont actuellement en service. Les militaires actuellement en service comprennent les personnes faisant partie de la Force régulière ou de la Première réserve. Ce groupe ne comprend pas les cadets, les instructeurs du Service d’administration et d’instruction des organisations de cadets et les Rangers canadiens, car leurs obligations sont différentes de celles des autres composantes des FAC. Tous les membres de la Force régulière sont employés à temps plein par les FAC et constituent la majeure partie du personnel employé au pays et à l’étranger dans le cadre d’opérations. Les membres de la Force régulière sont affectés à des bases et à des escadres dans tout le pays, en fonction de leur grade, de leur avancement professionnel et de leur milieu (opérations maritimes, terrestres, aériennes ou spéciales).
La plupart des membres de la Force de réserve sont employés à temps partiel dans les FAC et travaillent généralement une nuit par semaine et une fin de semaine par mois. La Force de réserve complète la Force régulière, ce qui signifie qu’elle fournit du personnel formé aux opérations au pays et à l’étranger pour aider à soutenir les activités de la Force régulière. Pour obtenir plus de précisions, veuillez consulter le Guide de référence sur l’expérience dans les forces militaires canadiennes, Recensement de la population, 2021.
Le concept de genre
Depuis 2021, le recensement comporte des questions portant sur le sexe à la naissance et le genre des personnes. Bien que les données sur le sexe à la naissance soient nécessaires pour mesurer certains indicateurs, à partir du Recensement de 2021, le genre (et non le sexe) est la variable normalisée utilisée dans les concepts et les classifications. Pour obtenir de plus amples détails sur le nouveau concept de genre, veuillez consulter le Guide de référence sur l’âge, le sexe à la naissance et le genre, Recensement de la population, 2021.
Comme la taille de la population non binaire est petite, il est parfois nécessaire d’agréger les données dans une variable sur le genre à deux catégories pour protéger la confidentialité des réponses. Dans ces cas, les personnes dans la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre. Sauf indication contraire dans le texte, la catégorie « hommes » comprend les hommes ainsi que certaines personnes non binaires, et la catégorie « femmes » comprend les femmes ainsi que certaines personnes non binaires.
Une fiche d’information sur les concepts relatifs au genre intitulée « Combler les lacunes : renseignements sur le genre dans le cadre du Recensement de 2021 » est également accessible.
Définitions
Le terme « besoins impérieux en matière de logement » indique si un ménage privé vit dans un logement qui ne rencontre pas le seuil d’au moins l’un des indicateurs de qualité, d’abordabilité ou de taille du logement, et s’il devrait consacrer 30 % ou plus de son revenu total avant impôt pour payer le loyer médian d’un autre logement acceptable dans sa collectivité (c’est-à-dire qui atteint les trois seuils des indicateurs de logement).
Le terme « conjoints ou partenaires de militaires » désigne les personnes âgées de 17 ans et plus sans expérience militaire, mariées ou en couple en union libre avec une personne qui sert actuellement dans les FAC.
Le terme « couple de même genre » désigne un couple composé de deux hommes+ ou de deux femmes+. Les dénombrements des couples de genres différents et des couples de même genre obtenus à partir de la variable sur le genre à deux catégories diffèrent des dénombrements des couples de genres différents (cisgenre) et des couples de même genre (cisgenre) publiés précédemment dans les tableaux de données de 2021 et dans les articles analytiques, qui ont été obtenus en appliquant la classification du statut de diversité de genre du mariage ou de l’union libre du Recensement de 2021.
Le terme « famille comptant un couple » désigne une famille comprenant un couple marié ou en union libre.
Le terme « familles de vétérans » désigne les familles monoparentales dont le parent est un vétéran ou une vétérane et les familles comptant un couple dont au moins l’un des conjoints ou partenaires a déjà servi dans les FAC et l’autre n’est actuellement pas en service.
Le terme « familles de militaires » désigne les familles comptant un couple dont au moins l’un des conjoints ou partenaires sert actuellement ou a déjà servi dans les FAC et les familles monoparentales dont le parent sert actuellement ou a déjà servi dans les FAC.
Le terme « familles de militaires actifs » désigne les familles monoparentales, dont le parent sert actuellement dans les FAC, et les familles comptant un couple, dont au moins l’un des conjoints ou des partenaires est actuellement en service.
Le terme « familles de militaires comptant un couple » désigne les familles dans lesquelles au moins l’un des conjoints ou partenaires sert actuellement ou a déjà servi dans les FAC.
Le terme « familles de non-militaires » désigne les familles monoparentales dont le parent n’a aucune expérience militaire et les familles comptant un couple dont les deux conjoints ou partenaires n’ont aucune d’expérience militaire.
Le terme « famille de recensement » désigne soit un couple marié et les enfants, le cas échéant, du couple ou de l’un ou l’autre des conjoints, soit un couple en union libre et les enfants, le cas échéant, du couple ou de l’un ou l’autre des partenaires, soit un parent seul, sans égard à son état matrimonial, habitant avec au moins un enfant dans le même logement et cet enfant ou ces enfants. Tous les membres d’une famille de recensement particulière habitent le même logement. Les enfants peuvent être des enfants biologiques ou adoptés, peu importe leur âge ou leur état matrimonial, du moment qu’ils habitent dans le logement sans leur propre conjoint marié, conjoint de fait ou enfant. Les petits-enfants habitant avec leurs grands-parents, alors qu’aucun des parents n’est présent, constituent également une famille de recensement.
Le terme « familles monoparentales de militaires » désigne les familles monoparentales dont le parent sert actuellement ou a déjà servi dans les FAC.
Le terme « famille recomposée » désigne les familles comptant un couple avec enfants qui comprennent au moins un enfant biologique ou adopté issu de seulement un des conjoints mariés ou conjoints de fait dont la naissance ou l’adoption est survenue avant la relation actuelle. La famille peut comprendre des enfants de chaque conjoint marié ou conjoint de fait. La famille peut aussi comprendre des enfants biologiques ou adoptés issus de la relation actuelle. Si le conjoint marié ou conjoint de fait actuel a adopté l’enfant ou les enfants de l’autre conjoint marié ou conjoint de fait, alors il ne s’agit plus d’une famille recomposée.
Le terme « famille recomposée complexe » désigne une famille recomposée comprenant au moins une demi‑sœur ou un demi-frère biologique, adoptif ou par alliance dans l’une des configurations suivantes : une famille dans laquelle il y a au moins un enfant issu des deux conjoints ou partenaires du couple et au moins un enfant issu d’un seul conjoint ou partenaire du couple; une famille dans laquelle il y a au moins un enfant issu de chaque conjoint ou partenaire du couple et aucun enfant issu des deux conjoints ou partenaires du couple; une famille dans laquelle il y a au moins un enfant issu des deux conjoints ou partenaires du couple et au moins un enfant issu de chaque conjoint ou partenaire du couple.
Le terme « famille recomposée simple » désigne une famille recomposée ne comprenant pas de demi-sœur ou de demi‑frère biologique, adoptif ou par alliance. Tous les enfants sont les enfants biologiques ou adoptés d’un seul des conjoints ou partenaires du couple.
Le terme « maison » désigne une maison individuelle non attenante, une maison jumelée, une maison en rangée et tout autre type de maison individuelle attenante.
Le terme « migrants interprovinciaux » désigne les personnes ayant déménagé et qui ne demeuraient pas, cinq ans auparavant à la même date, dans la même subdivision de recensement ni dans la même province ou le même territoire où elles demeuraient le jour de référence.
Le terme « migrants intraprovinciaux » désigne les personnes ayant déménagé et qui ne demeuraient pas, cinq ans auparavant à la même date, dans la même subdivision de recensement, mais qui habitaient dans la même province ou le même territoire le jour de référence.
Le terme « profession » désigne le type de travail effectué dans le cadre d’un emploi, un emploi étant l’ensemble des tâches effectuées par un travailleur particulier pour remplir ses fonctions. Une profession est un ensemble d’emplois suffisamment similaires sur le plan du travail effectué.
Le terme « taux d’emploi » désigne le nombre de personnes occupées au cours de la semaine du dimanche 2 mai au samedi 8 mai 2021, exprimé en pourcentage de la population totale âgée de 17 à 60 ans.
- Date de modification :
