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Protéger nos foyers et nos droits : servir dans les Forces armées canadiennes

Diffusion : 2022-07-13

Le Canada a une fière tradition militaire

Selon les nouvelles données du recensement, au printemps 2021, on a dénombré au Canada 97 625 personnes servant dans les Forces armées canadiennes (FAC) et 461 240 anciens combattants. Il s'agit du premier profil de recensement de l'armée canadienne depuis un demi-siècle. Le personnel servant à l'heure actuelle dans les FAC était en moyenne plus jeune que l'ensemble de la population occupée, et près de 1 militaire sur 5 était des femmes. Alors que plus de 4 anciens combattants sur 10 étaient âgés de 65 ans et plus, près du tiers faisaient partie du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans.

Tous les 10 ans, de 1951 à 1971, Statistique Canada a interrogé les Canadiens à propos de leur service militaire (voir la Note aux lecteurs). Toutefois, dans le cadre du Recensement de 2021, Statistique Canada a demandé pour la première fois aux Canadiens s'ils étaient des membres actifs des FAC en service dans la Force régulière ou dans la Première réserve.

Le Canada a une fière tradition militaire. Pendant la Première Guerre mondiale, plus de 650 000 Canadiens et Terre-Neuviens ont servi dans l'armée. Leurs contributions et leurs sacrifices ont aidé le Canada à se faire respecter sur la scène internationale en tant que pays indépendant. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, plus d'un million de Canadiens et de Terre-Neuviens ont servi dans l'armée, tant au pays qu'à l'étranger.

L'armée canadienne joue un rôle important sur le plan international. Au fil des ans, de nombreux membres des FAC ont été déployés à l'étranger pour prendre part à diverses opérations multinationales de soutien à la paix des Nations Unies, de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et autres. Plus de 125 000 membres des FAC ont participé à des missions internationales de maintien de la paix dans des dizaines de pays au cours des dernières décennies. Outre ce rôle, les FAC prêtent assistance à la Gendarmerie royale du Canada et à d'autres partenaires d'application de la loi pour la surveillance de la frontière, contribuent aux opérations de recherche et de sauvetage et constituent une ressource précieuse pendant les opérations de secours en cas de catastrophes naturelles.

Plus récemment, l'armée a assisté les Canadiens pendant la pandémie de COVID-19 en intervenant dans les établissements de soins de longue durée au Québec et en Ontario, en soutenant les collectivités nordiques et éloignées, et en aidant l'Agence de la santé publique du Canada dans la recherche de contacts et la gestion et la distribution d'équipement de protection individuelle.

Les FAC ont aussi créé le Groupe de travail sur la campagne de vaccination, qui a veillé à leur préparation en vue de la distribution des vaccins à l'étendue du Canada. Ce faisant, les FAC ont aidé Services aux Autochtones Canada à distribuer les vaccins dans les communautés autochtones.

Faits saillants

Dans le cadre du Recensement de 2021, 97 625 Canadiens ont indiqué qu'ils servaient dans les Forces armées canadiennes (FAC) comme membres de la Force régulière ou de la Première réserve.

Depuis plus d'un siècle, les femmes ont contribué à l'histoire militaire du Canada et, en 2021, près du cinquième du personnel militaire canadien actif dénombré dans le cadre du recensement étaient des femmes.

Les membres des FAC étaient en moyenne plus jeunes (36,2 ans) que l'ensemble de la population active occupée (41,9 ans), mais les femmes en service étaient plus âgées que leurs homologues masculins.

L'Ontario (35,4 %) et le Québec (20,2 %) ont affiché la plus forte proportion de personnel militaire en service.

Parmi les régions métropolitaines de recensement du Canada, Belleville–Quinte West et Kingston comptaient les plus fortes proportions de personnel militaire, étant donné qu'elles sont situées à proximité de bases militaires.

Dans le cadre du Recensement de 2021, on a dénombré 461 240 anciens combattants au Canada.

Les femmes contribuent à l'histoire militaire du Canada depuis plus d'un siècle

Le rôle des femmes dans les FAC a grandement évolué au fil du temps. Plus de 3 100 femmes ont servi dans le Corps de santé de l'armée canadienne durant la Première Guerre mondiale, dont environ 2 500 à l'étranger. Les femmes ont servi dans des hôpitaux, à bord de bâtiments hospitaliers et dans des zones de combat au sein d'unités d'ambulance de campagne. De plus, les femmes ont fourni un soutien indispensable au pays, et des milliers d'entre elles se sont portées volontaires pour fabriquer des articles comme des oreillers, des draps, des chaussettes et des écharpes à envoyer au front.

Étant donné que des centaines de milliers d'hommes étaient à la guerre, le rôle des femmes sur le marché du travail a beaucoup changé. En raison de la pénurie de travailleurs masculins, plus de 30 000 femmes ont travaillé à l'extérieur de leur domicile. De même, pendant la Seconde Guerre mondiale, les pénuries de main-d'œuvre ont conduit des centaines de milliers de femmes à occuper des fonctions qui étaient traditionnellement exercées par des hommes.

Les femmes n'étaient pas autorisées à occuper des postes de combat au cours de la Première Guerre mondiale et de la Deuxième Guerre mondiale, mais la création d'une division de femmes en 1941 et en 1942 a transformé le rôle de ces dernières. Au cours de ces deux années-là, 50 000 femmes se sont enrôlées et ont servi dans la Marine, l'Armée de terre et la Force aérienne.

Le dévouement et la détermination des femmes qui ont servi le Canada au cours du dernier siècle ont ouvert la porte à de nombreuses autres femmes. En 1989, toutes les professions militaires ont été ouvertes aux femmes, sauf le service à bord des sous-marins, qui leur est devenu accessible en 2001. Lorsque les rôles de combat ont été autorisés aux femmes dans les années 1990, le bassin de recrutement a doublé.

Malgré l'intégration d'un plus grand nombre de femmes dans les FAC, on a vu ces dernières années une image peu favorable des expériences vécues par de nombreuses femmes, et de nombreux membres des minorités sexuelles et de genre au sein des Forces armées. Tout particulièrement, en 2015, un examen externe indépendant sur l'inconduite sexuelle et le harcèlement sexuel dans les FAC a conclu à une culture de sexualisation hostile à de nombreux membres, surtout aux femmes et aux personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles ou transgenres. Malgré les efforts déployés depuis pour modifier cette culture, un récent rapport publié en mai 2022 a reconnu que peu de progrès ont été réalisés à ce chapitre.

Il reste encore de nombreux défis à relever, mais les Forces armées canadiennes reconnaissent le problème de l'inconduite sexuelle et ont entrepris de l'aborder. La mesure de la prévalence de ce problème constitue une étape importante vers cet objectif et, en 2016 et en 2018, Statistique Canada a mené le Sondage sur les inconduites sexuelles dans les Forces armées canadiennes. Ce sondage a fourni des renseignements sur la prévalence des agressions sexuelles et sur la perception des comportements sexualisés et discriminatoires dans la Force régulière et la Première réserve. De plus récentes données seront recueillies à l'automne 2022. Les données du recensement ne permettent pas d'étudier de telles expériences vécues dans les FAC. Toutefois, elles donnent un aperçu intéressant des caractéristiques démographiques, socioéconomiques et ethnoculturelles des membres actuels des Forces armées. La présente publication représente un premier pas dans cette direction en décrivant l'âge et le genre des militaires en service dans la Force régulière et la Première réserve.

À l'heure actuelle, près du cinquième des militaires en service dans l'armée canadienne sont des femmes

Dans le cadre du Recensement de la population de 2021, on a dénombré 97 625 membres de l'armée canadienne (voir la Note aux lecteurs). Le ministère de la Défense nationale (MDN) est la principale source de renseignements sur le nombre de membres actifs des FAC. Dans le cadre du recensement, on a dénombré un plus grand nombre de membres en service par rapport au nombre déclaré par le MDN. Les données du recensement sont principalement recueillies par autodénombrement, ce qui est différent de la méthode utilisée par le MDN. Pour obtenir plus de renseignements, veuillez consulter le Guide de référence sur l'expérience dans les forces militaires canadiennes, Recensement de la population, 2021.

Parmi les membres en service qui ont été dénombrés dans le cadre du recensement, près de 1 militaire sur 5 était une femme (19,3 %). Comparativement à la plupart des autres secteurs, la proportion des femmes dans l'armée est relativement faible. En 2021, selon les données de l'Enquête sur la population active (EPA), les femmes représentaient près de la moitié (47,3 %) de la population active occupée. Deux secteurs comptaient moins de 1 femme sur 5 parmi leur population active occupée, à savoir la construction (13,2 %) et la foresterie, la pêche, les mines, l'exploitation en carrière et l'extraction de pétrole et de gaz (18,5 %).

Toutefois, comparativement à d'autres pays, la proportion de femmes dans les FAC est relativement élevée. Selon les Statistiques sur les femmes dans les Forces armées canadiennes, une publication du MDN, 16,3 % des militaires en service étaient des femmes, ce qui donne à penser que le Canada dépasse la cible de 15 % pour 2028 établie par les Nations Unies quant à la proportion de femmes dans les forces armées. Selon le plus récent résumé des rapports nationaux des pays membres de l'OTAN et des pays partenaires (en anglais seulement), le Canada s'est classé parmi les cinq pays comptant le plus fort pourcentage de femmes militaires à temps plein en 2019, avec la Hongrie, la Grèce, les États-Unis et la Bulgarie.

Le nombre de femmes qui servent dans l'armée a augmenté au fil des ans et la hausse se poursuit. Les FAC font des efforts de recrutement marqués pour attirer les femmes, dans l'objectif de voir les femmes représenter 1 militaire sur 4 d'ici 2026.

La force du recensement est de fournir des données fiables pour les populations plus petites comme les populations transgenre ou non binaire. Selon les données du recensement, 4 membres sur 5 en service dans l'armée étaient des hommes cisgenres (80,5 %) et près de 1 membre sur 5 (19,1 %) était une femme cisgenre. Les militaires affichaient une proportion beaucoup plus élevée d'hommes cisgenres et une proportion plus faible de femmes cisgenres comparativement à la population totale âgée de 17 ans et plus (48,8 % d'hommes cisgenres; 50,9 % de femmes cisgenres).

La proportion de militaires qui étaient des hommes transgenres et des femmes transgenres était la même que dans la population totale âgée de 17 ans et plus (0,1 % respectivement). Une proportion supplémentaire de 0,2 % des militaires étaient non binaires, une proportion plus élevée que celle des personnes non binaires dans la population totale (0,1 %). Statistique Canada est le premier organisme à fournir des données de recensement sur les personnes transgenres et les personnes non binaires, et il s'assure de protéger la vie privée et la confidentialité des répondants lorsqu'il diffuse des données détaillées.

Dans l'ensemble, les membres des Forces armées canadiennes sont plus jeunes que la population active occupée, mais les femmes en service sont plus âgées que leurs homologues masculins

Graphique 1  Graphique 1: Les femmes qui servent actuellement dans les Forces armées canadiennes sont plus âgées que leurs homologues masculins
Les femmes qui servent actuellement dans les Forces armées canadiennes sont plus âgées que leurs homologues masculins

Des diffusions précédentes des données du Recensement de 2021 ont souligné qu'un nombre record de Canadiens approchent de la retraite. Les perspectives sont quelque peu différentes dans l'armée, puisqu'une plus grande proportion de militaires canadiens en service sont plus jeunes que la population dans son ensemble. Cela n'est pas surprenant, étant donné que l'âge de la retraite dans les FAC est établi à 60 ans.

Par exemple, plus du tiers (34,7 %) des militaires en service étaient âgés de 25 à 34 ans au moment du recensement, comparativement à 22,5 % de la population active occupée âgée de 17 ans et plus, selon l'EPA de 2021. À l'inverse, 7,0 % des membres des FAC étaient âgés de 55 à 64 ans, comparativement à 17,4 % de l'ensemble de la population occupée âgée de 17 ans et plus. L'âge moyen des militaires en service était de 36,2 ans, comparativement à 41,9 ans dans la population active occupée, selon les données de l'EPA de 2021.

En 2021, les femmes militaires étaient plus âgées que leurs homologues masculins. Par exemple, 44,7 % d'entre elles étaient âgés de 35 à 54 ans, par rapport à 41,0 % des hommes. De plus, l'âge moyen était plus élevé chez les femmes que chez les hommes (37 ans contre 36 ans).

Par conséquent, la proportion des femmes dans l'armée était la plus faible dans le groupe le plus jeune (17,6 % chez les membres âgés de 17 à 24 ans) et la plus forte dans le groupe le plus âgé (21,5 % chez les membres âgés de 55 à 64 ans). Il s'agit d'un facteur important dont il faut tenir compte dans le cadre du recrutement, car bon nombre de ces femmes militaires approchent l'âge de la retraite. Afin d'accroître la proportion de femmes dans les Forces armées au cours des prochaines années, il faudra recruter plus de jeunes femmes pour combler cet écart.

L'Ontario et le Québec comptent actuellement les plus grandes proportions de personnel militaire en service

Carte 1  Vignette de la carte 1: L'Ontario et le Québec affichent la plus forte proportion de militaires actuellement en service
L'Ontario et le Québec affichent la plus forte proportion de militaires actuellement en service

Un peu plus du tiers (35,4 %) des membres en service des FAC vivaient en Ontario et le cinquième (20,2 %) vivaient au Québec au moment du recensement. Environ 1 membre sur 10 se situait en Alberta (10,6 %) ou en Nouvelle-Écosse (10,1 %).

Alors que les provinces les plus populeuses du Canada comptaient le plus grand nombre de membres des FAC, plusieurs petites provinces et territoires étaient surreprésentés dans les FAC comparativement à leur part globale de la population âgée de 17 ans et plus. Par exemple, 0,4 % des membres en service des FAC se trouvaient dans les Territoires du Nord-Ouest, une proportion 3,8 fois plus élevée que sa part de la population totale âgée de 17 ans et plus (0,1 %). La Nouvelle-Écosse (3,7 fois plus) et le Nouveau-Brunswick (2,7 fois plus) avaient également une proportion plus importante de membres en service des FAC par rapport à leur population globale.

Parmi les régions métropolitaines de recensement du Canada, Belleville–Quinte West et Kingston comptent les plus fortes proportions de personnel militaire

Carte 2  Vignette de la carte 2: Belleville–Quinte West et Kingston comptent la plus grande proportion de militaires parmi les régions métropolitaines de recensement du Canada
Belleville–Quinte West et Kingston comptent la plus grande proportion de militaires parmi les régions métropolitaines de recensement du Canada

Belleville–Quinte West (3,2 %), Kingston (2,1 %), Halifax (1,8 %), Fredericton (1,8 %) et Saguenay (1,3 %) comptaient les plus grandes proportions de personnel militaire par rapport à la population totale âgée de 17 ans et plus résidant dans un grand centre urbain (région métropolitaine de recensement [RMR]). La concentration du personnel militaire dans certains centres urbains témoigne de la proximité de ceux-ci par rapport aux bases militaires. Par exemple, ces cinq RMR disposent d'une base militaire ou se situent près d'une base militaire. Kingston abrite le Collège militaire royal du Canada, une université qui décerne un diplôme aux futurs officiers et aux autres membres des FAC. L'autre établissement militaire postsecondaire du Canada est le Collège militaire royal Saint-Jean, situé à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Les cinq municipalités (subdivisions de recensement) qui affichaient les plus grandes proportions de personnel militaire comparativement à la population totale âgée de 17 ans et plus étaient Oromocto au Nouveau-Brunswick (33,8 %), Petawawa en Ontario (30,0 %), Shannon au Québec (22,5 %), Cornwallis au Manitoba (20,9 %) et Moose Jaw no 161 en Saskatchewan (16,8 %). Des bases des FAC ou des unités de soutien se trouvent dans ces municipalités ou dans leurs environs.

Plus du cinquième du personnel des FAC de la Saskatchewan (21,5 %) et de l'Île-du-Prince-Édouard (21,3 %) était des femmes; il s'agit des plus fortes proportions observées à l'échelle du pays.

Début d'un parcours : pour la première fois en 50 ans, Statistique Canada recueille des données de recensement sur les anciens combattants

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: Près d'un ancien combattant sur six est une femme
Près d'un ancien combattant sur six est une femme

Pour la première fois depuis 1971, le recensement a permis de dénombrer les membres qui ont déjà servi dans les FAC. L'un des principaux objectifs de la collecte de renseignements dans le cadre du Recensement de 2021 est de combler un écart important dans les données sur les caractéristiques sociales et les résultats socioéconomiques relatifs aux anciens combattants canadiens et à leurs familles. En fin de compte, ces données sont nécessaires pour éclairer les politiques et les programmes mis au service des anciens combattants canadiens.

Ensemble, Statistique Canada et Anciens Combattants Canada (ACC) travaillent avec des partenaires et des intervenants afin d'établir un écosystème de données plus solide pour combler les lacunes dans les renseignements sur les anciens combattants du Canada. Ce travail est déjà bien avancé. Par exemple, Statistique Canada, en collaboration avec ACC et le MDN, mène l'Enquête sur la vie après le service militaire depuis 2010. Cette enquête a permis de comprendre la période de transition difficile de la vie militaire à la vie civile et les résultats en matière de santé chez les anciens combattants canadiens.

Le Recensement de 2021 est une autre étape de ce parcours visant à recueillir des renseignements auprès de diverses sources et au moyen de différentes méthodes. Les données du Recensement de 2021 publiées aujourd'hui donnent un aperçu des caractéristiques démographiques comme l'âge et le genre des anciens combattants dénombrés dans le cadre du recensement.

Environ le tiers des anciens combattants font partie du principal groupe d'âge actif

En 2021, 461 240 anciens combattants ont été dénombrés dans le recensement (voir la Note aux lecteurs). Ces chiffres du Recensement de 2021 sont inférieurs aux estimations modélisées produites par ACC. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette différence. Les données du recensement sont principalement recueillies par autodénombrement, ce qui est une méthode différente de la modélisation utilisée par AAC. De plus, le recensement donne un aperçu de la population à un moment précis (le 11 mai 2021). Pour obtenir plus de renseignements, veuillez consulter le Guide de référence sur l'expérience dans les forces militaires canadiennes, Recensement de la population, 2021 et Données sur les anciens combattants dans le Recensement de la population de 2021.

Principaux résultats tirés du Recensement de 2021 concernant les anciens combattants canadiens jusqu'à maintenant

Une image plus claire des anciens combattants canadiens a déjà commencé à émerger avec la publication des données du Recensement de 2021 sur l'ensemble de cette population selon l'âge, le genre, la situation des ménages et le lieu de résidence.

Les résultats montrent que près du tiers (32,0 %) de tous les anciens combattants dénombrés au moment du recensement faisaient partie du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans. Les prochaines données du recensement sur la main-d'œuvre, qui seront publiées en novembre 2022, permettront d'analyser l'expérience des anciens combattants sur le marché du travail après leurs années de service.

Plus de 4 Canadiens sur 10 ayant déclaré être des anciens combattants au moment du recensement étaient âgés de 65 ans et plus (41,8 %). Le recensement a permis de dénombrer 33 420 anciens combattants âgés de 85 ans et plus.

Près de 1 ancien combattant sur 6 était une femme (16,2 %). Contrairement aux militaires en service, l'âge moyen des anciennes combattantes était inférieur à celui de leurs homologues masculins (59,1 ans contre 61,7 ans). Par conséquent, 43,7 % des anciens combattants de genre masculin étaient âgés de 65 ans et plus, comparativement à un peu moins du tiers des anciennes combattantes (32,3 %).

Alors que la population des anciens combattants a affiché une proportion beaucoup plus élevée d'hommes cisgenres que de femmes cisgenres comparativement à la population totale âgée de 17 ans et plus, la proportion d'hommes et de femmes transgenres était la même que celle dans la population totale (0,1 % respectivement). La proportion d'anciens combattants non binaires était également semblable à celle observée dans la population totale (0,1 % chacun).

Près du quart (23,1 %) des anciens combattants vivaient seuls en 2021. Les anciennes combattantes étaient plus susceptibles de vivre seules que leurs homologues masculins (28,1 % contre 22,2 %). Dans l'ensemble, les anciens combattants étaient plus susceptibles de vivre seuls que l'ensemble des Canadiens âgés de 17 ans et plus (16,9 % pour les femmes et 14,7 % pour les hommes).

La proportion d'anciens combattants vivant seuls augmente également avec l'âge. Par exemple, parmi les anciennes combattantes qui vivaient seules au moment du recensement, 4 sur 5 (80,2 %) étaient âgées de 55 ans et plus, comparativement à 3 anciens combattants masculins sur 4 (75,8 %). À titre de comparaison, 70,2 % des femmes canadiennes qui vivaient seules au moment du recensement étaient âgées de 55 ans et plus, tout comme 51,8 % des hommes canadiens.

En 2021, 3,6 % des Canadiens déclarant être des anciens combattants résidaient dans un logement collectif, comparativement à 2,1 % de la population totale âgée de 17 ans et plus. La majorité (93,6 %) de ce groupe d'anciens combattants vivait dans un établissement de soins de santé ou un établissement équivalent.

En 2021, les anciens combattants représentaient 1,5 % de la population totale âgée de 17 ans et plus. Belleville–Quinte West (4,5 %), Halifax (4,4 %), Kingston (4,0 %), Fredericton (3,8 %) et Saint John (3,5 %) comptaient la proportion la plus élevée d'anciens combattants par rapport à la population totale âgée de 17 ans et plus dans les RMR du Canada.

Des renseignements plus détaillés sur les anciens combattants canadiens seront disponibles à mesure que d'autres variables du recensement seront publiées, comme les données sur les caractéristiques autochtones, ethnoculturelles et autres caractéristiques sociodémographiques. Des tableaux de données décrivant les caractéristiques des anciens combattants sont disponibles sur demande.

Contribution des Rangers canadiens et du Service d'administration et d'instruction des organisations de cadets

La Force de réserve au Canada est composée de trois groupes de membres actifs : la Première réserve, les Rangers canadiens et le Service d'administration et d'instruction des organisations de cadets (SAIOC). La Réserve supplémentaire est le quatrième sous-élément constitutif de la Force de réserve, composée de membres qui ont déjà servi dans la Force régulière ou la Force de réserve.

La Première réserve est le sous-élément constitutif le plus important de la Force de réserve. La Première réserve fonctionne essentiellement à temps partiel et son rôle est de renforcer l'effectif de la Force régulière.

Les Rangers canadiens font partie de la Force de réserve et travaillent dans des régions éloignées, côtières et isolées du Canada. Leur rôle consiste à fournir des forces mobiles autonomes pour appuyer les opérations de sécurité nationale et de sécurité publique au sein du Canada. Leur devise est « Vigilans », ce qui signifie les « surveillants ». Voici certains moyens par lesquels ils protègent le Canada : effectuer des patrouilles, signaler les activités ou les phénomènes inhabituels, recueillir des renseignements locaux utiles pour les FAC, effectuer des tâches liées à la souveraineté ou à la sécurité nationale, participer à des opérations de recherche et de sauvetage, fournir du soutien en cas de catastrophes naturelles comme les feux de forêt et les inondations.

Le SAIOC a pour but de superviser, d'administrer et d'instruire les cadres et les Rangers juniors canadiens.

Selon le Rapport sur l'équité en matière d'emploi des FAC, en 2020-2021, on comptait environ 5 200 Rangers canadiens, dont 23 % étaient des femmes, et 6 900 membres du SAIOC, dont 41 % étaient des femmes. Pour plus de renseignements sur le Rapport sur l'équité en matière d'emploi des FAC, veuillez envoyer un courriel à information@forces.gc.ca

Dans le cadre de l'élaboration d'un écosystème de données sur les militaires et les anciens combattants, Statistique Canada élabore de nouvelles méthodes pour dénombrer les membres des Rangers canadiens et du SAIOC en partenariat avec le ministère de la Défense nationale et Anciens Combattants Canada.

Regard vers l'avenir

Les données socioculturelles et socioéconomiques tirées du Recensement de 2021 seront diffusées au cours des prochains mois et continueront de fournir des renseignements sur la population militaire au Canada.

Les prochaines analyses porteront sur les caractéristiques ethnoculturelles et relatives à la famille et au ménage, à la religion, à l'identité autochtone et à l'immigration du personnel militaire canadien.

  Note aux lecteurs

Les Canadiens et les Canadiennes sont invités à télécharger l'application StatsCAN pour visualiser les résultats du recensement.

Définitions, concepts et géographie

Les militaires en service actif comprennent les membres de la Force régulière et de la Première réserve. Ils ne comprennent pas les cadets, les instructeurs du Service d'administration et d'instruction des organisations de cadets et les Rangers canadiens, car leurs obligations sont différentes de celles d'autres composantes des Forces armées canadiennes (FAC). Les militaires en service comprennent les membres des FAC âgés de 17 ans et plus vivant dans des ménages privés. Outre cette population en ménages privés, environ 2 400 membres des FAC vivaient sur une base militaire au moment du recensement.

Le ministère de la Défense nationale (MDN) est la principale source de renseignements sur le nombre de membres actifs des FAC. Dans le cadre du recensement, on a dénombré un plus grand nombre de membres actifs par rapport au nombre déclaré par le MDN. On a également dénombré un plus grand nombre de membres féminins en service, de membres en service âgés de plus de 50 ans, et de membres en service résidant dans les territoires par rapport au nombre déclaré par le MDN.

Les chiffres des anciens combattants portent sur l'ensemble de la population âgée de 17 ans et plus, y compris les résidents institutionnels.

Les FAC sont composées de la Force régulière et de la Force de réserve. Tous les membres de la Force régulière occupent des postes à temps plein dans les FAC et représentent la majeure partie du personnel qui participe aux opérations nationales et à l'étranger.

Les membres de la Force régulière sont affectés à des bases et des escadres partout au pays, en fonction du métier qu'ils exercent, de leur avancement professionnel et de leur armée (opérations navales, aériennes, terrestres ou spéciales).

La majorité des membres de la Force de réserve occupent des postes à temps partiel dans les FAC, généralement un soir par semaine et une fin de semaine par mois. La Force de réserve vient renforcer la Force régulière, ce qui signifie qu'elle fournit du personnel qualifié en mission au pays et à l'étranger pour aider à soutenir et à maintenir les activités de la Force régulière.

La question relative au service militaire a été posée exclusivement aux personnes âgées de 17 ans et plus le jour du recensement.

Pour la première fois en 2021, le recensement comportait des questions portant sur le sexe à la naissance et le genre des personnes. Bien que les données sur le sexe à la naissance soient nécessaires pour mesurer certains indicateurs, aux fins de la présente diffusion, le genre (et non le sexe) est maintenant la variable normalisée utilisée dans les concepts et les classifications. Pour obtenir plus de renseignements sur le nouveau concept de genre, y compris les répercussions sur la comparabilité historique, consultez le Guide de référence sur l'âge, le sexe à la naissance et le genre, Recensement de la population, 2021.

Étant donné que la population non binaire est petite, il est parfois nécessaire d'agréger les données dans une variable sur le genre à deux catégories pour protéger la confidentialité des réponses fournies. Dans ces cas, les personnes dans la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre. Sauf indication contraire dans le texte, la catégorie « hommes » comprend les hommes de même que certaines personnes non binaires. La catégorie « femmes » comprend les femmes de même que certaines personnes non binaires.

Un feuillet d'information sur les concepts de genre intitulé Combler les lacunes : renseignements sur le genre dans le cadre du Recensement de 2021 est également disponible.

Produits et diffusions du Recensement de la population de 2021

Aujourd'hui, Statistique Canada diffuse les troisièmes résultats du Recensement de la population de 2021.

Plusieurs produits du Recensement de 2021 sont également accessibles à partir d'aujourd'hui sur le module Web du Programme du Recensement de 2021. Ce module Web a été conçu pour donner un accès facile et sans frais aux données du recensement.

Les produits analytiques comprennent un article dans Le Quotidien.

Les produits de données comprennent les résultats relatifs à l'expérience militaire canadienne pour des régions géographiques normalisées et sont accessibles au moyen de tableaux de données.

La série Perspective géographique présente des données et des faits saillants sur les principaux thèmes abordés dans cet article du Quotidien et dans les articles de la série Recensement en bref, et ce, pour divers niveaux géographiques.

Les produits de référence sont conçus pour aider les utilisateurs à tirer le maximum des données du recensement. Ils comprennent le Guide du Recensement de la population, 2021, le Dictionnaire, Recensement de la population, 2021 et les questionnaires du Recensement de la population de 2021. Le Guide de référence sur l'expérience dans les forces militaires canadiennes, Recensement de la population, 2021 est également disponible.

Les produits et services géographiques liés au Programme du Recensement de 2021 se trouvent sous Géographie du recensement. Cela comprend GéoRecherche, un outil de cartographie interactif, et des cartes thématiques, qui montrent des données pour diverses régions géographiques normalisées, ainsi que Perspective géographique et le Visualiseur de données du Programme du recensement, qui sont des outils de visualisation des données.

Les vidéos sur les concepts du recensement sont accessibles au Centre de formation du recensement.

Au cours des prochains mois, Statistique Canada continuera à diffuser les résultats du Recensement de la population de 2021, et présentera un portrait encore plus complet de la population canadienne. Veuillez consulter le calendrier de diffusion du Recensement de 2021 pour connaître les dates de diffusion des données et des analyses touchant différents thèmes tout au long de 2022.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).

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