Statistiques sur le logement au Canada
Expériences en matière de logement au Canada : les anciens combattants en 2018
par Jeff Randle, Zheren Hu et Zachary Thurston
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La série de feuillets d’information Expériences en matière de logement au Canada vise à rendre compte de la diversité des situations vécues par les Canadiens au chapitre du logement.
Le présent feuillet d’information porte sur les anciens combattants qui vivent dans des logements privés. Les statistiques sont tirées de l’Enquête canadienne sur le logement (ECL) de 2018. Aux fins de la présente analyse, les anciens combattants ont été identifiés en fonction des réponses à l’enquête de la personne de référence pour le ménageNote 1. La personne de référence fournit des renseignements sur les caractéristiques de chaque membre du ménage. D’autres feuillets d’information sont accessibles sur la page de la série des Expériences en matière de logement au Canada.
Aux termes de la Loi sur la stratégie nationale sur le logement (2019), « le droit à un logement adéquat est un droit fondamental de la personne confirmé par le droit international ». Selon le droit international, un logement adéquat est un logement qui offre un mode d’occupation sûr, qui est abordable, qui est habitable, qui donne accès à l’infrastructure de base, qui est situé près de l’emploi, des services et des commodités, qui est accessible aux personnes de toutes capacités et qui est adapté sur le plan culturel.
Le présent feuillet d’information porte sur l’expérience des anciens combattants qui vivent dans les logements privés, en se fondant sur les indicateurs suivants qui sont recueillis et produits par Statistique Canada. Ces indicateurs sont les suivants : statut de mode d’occupation de ménage, frais de logement, abordabilité du logement, taille convenable du logement, état du logement, besoins impérieux en matière de logement, satisfaction à l’égard du logement, satisfaction à l’égard du quartier, et situation des particuliers dans le ménage.
Même si l’ensemble de ces indicateurs ne mesurent pas parfaitement le caractère adéquat du logement tel qu’il est défini dans le droit international, ils servent néanmoins de données de substitution utiles à la compréhension des expériences en matière de logement des personnes vivant au Canada.
Statut de mode d’occupation de ménage
Le statut de mode d’occupation de ménage mode d’occupation du logement du ménage indique si le ménage est propriétaire ou locataire de son logement privéNote 2. La propriété du logement est un aspect important dans la société canadienne et peut influer sur les résultats pour de nombreux indicateurs du logement. C’est pourquoi les ménages propriétaires et locataires sont souvent considérés séparément dans les analyses du logement. Dans de nombreux cas, les chercheurs poussent l’examen pour déterminer si les ménages dans un logement occupé par leur propriétaire ont des hypothèques sur leur logement et si les ménages locataires paient un loyer subventionné.
Selon les données de l’ECL de 2018, 73 % des 578 500 anciens combattants vivaient dans un logement privé appartenant à un membre de leur ménage en 2018. La proportion d’anciens combattants vivant dans des logements occupés par le propriétaire était plus élevée que celle de la population totale (73 %).
Les 424 500 anciens combattants qui étaient propriétaires de leur logement ou qui vivaient avec le propriétaire de leur logement peuvent être répartis entre les 207 800 anciens combattants (36 %) qui vivaient dans un logement avec hypothèque et les 216 700 anciens combattants (37 %) qui vivaient dans un logement sans hypothèque. Les anciens combattants étaient moins susceptibles de vivre dans un logement occupé par le propriétaire avec hypothèque que l’ensemble de la population (49 %), mais plus susceptibles de vivre dans un logement sans hypothèque que l’ensemble de la population (25 %).
Les 154 000 anciens combattants restants qui vivaient dans des logements loués peuvent être répartis entre les 21 500 anciens combattants (4 %) vivant dans un logement subventionné et les 132 200 anciens combattants (23 %) ne vivant pas dans un logement subventionné. Ces proportions sont semblables à celles de la population totale, où 3 % des personnes vivaient dans des logements loués avec subvention et 24 % dans des logements loués sans subvention.
| Anciens combattants | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, statut de mode d’occupation | 578 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Propriétaire | 424 500 | 73 | 26 694 500 | 73 |
| Avec hypothèque | 207 800 | 36Note * | 17 696 300 | 49 |
| Sans hypothèque | 216 700 | 37Note * | 8 998 100 | 25 |
| Locataire | 154 000 | 27 | 9 749 700 | 27 |
| Logement subventionné | 21 500 | 4 | 1 160 700 | 3 |
| Logement non subventionné | 132 200 | 23 | 8 570 300 | 24 |
Source : Enquête canadienne sur le logement, 2018 |
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Frais de logement
Les frais de logement désignent les dépenses mensuelles au titre du logement payées par les ménages, y compris l’hypothèque ou le loyer. Pour les ménages propriétaires, les frais de logement englobent, s’il y a lieu, les paiements hypothécaires, l’impôt foncier et les charges de copropriété, ainsi que les coûts d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux. Pour les ménages locataires, les frais de logement comprennent, s’il y a lieu, le loyer et les coûts d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux.
Au Canada, les frais de logement médians payés par les anciens combattants étaient de 800 $ en 2018Note 3. Ce montant est inférieur aux frais de logement médians de 1 050 $ de tous les ménages privés.
Les ménages d’anciens combattants vivant dans des logements occupés par le propriétaire (760 $) avaient également des frais de logement médians inférieurs à ceux de tous les ménages vivant dans des logements occupés par le propriétaire (1 140 $). Pour les ménages d’anciens combattants vivant dans des logements loués (890 $), les frais de logement médians étaient comparables à ceux de l’ensemble des ménages (960 $).
Les frais de logement médians payés par les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire dépendaient de la présence d’une hypothèque sur le logement, parce que cette dernière peut représenter une grande partie des frais de logement mensuels. Les ménages d’anciens combattants ayant une hypothèque sur leur logement (1 530 $) payaient moins par mois en frais de logement médians que l’ensemble des ménages vivant dans des logements occupés par le propriétaire avec hypothèque (1 770 $). Les frais de logement médians des ménages d’anciens combattants vivant dans des logements occupés par le propriétaire sans hypothèque (510 $) étaient également comparables à ceux de l’ensemble des ménages (540 $).
De même, les frais de logement médians payés par les ménages locataires dépendent habituellement de la présence d’une subvention au loyerNote 4. Les ménages d’anciens combattants vivant dans des logements loués bénéficiant d’une subvention (510 $) avaient des frais de logement mensuels médians semblables à ceux de l’ensemble des ménages locataires ayant reçu une subvention (530 $). Les frais de logement médians des ménages d’anciens combattants vivant dans des logements loués sans subvention (960 $) étaient également comparables aux frais de logement de l’ensemble des ménages locataires sans subvention (1 010 $)Note 5.
| Ménages d’anciens combattants | Tous les ménages | |
|---|---|---|
| médiane (dollars) | ||
| Total, statut de mode d’occupation | 800Note * | 1 050 |
| Propriétaire | 760Note * Tableau 2 Note ‡ | 1 140 |
| Avec hypothèque | 1 530Note * Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 1 770 |
| Sans hypothèque | 510Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 540 |
| Locataire | 890Tableau 2 Note ‡ | 960 |
| Logement subventionné | 510Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 530 |
| Logement non subventionné | 960Tableau 2 Note ‡ | 1 010 |
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Abordabilité du logement
L’abordabilité du logement est calculée à l’aide du ratio des frais de logement et du revenu, qui fait référence à la proportion du revenu total moyen que les ménages consacrent aux frais de logement. On dit qu’un ménage a un logement abordable s’il consacre moins de 30 % de son revenu total aux frais de logementNote 6.
Selon l’ECL de 2018, 83 600 anciens combattants (15 %) vivaient dans des ménages ayant consacré plus de 30 % de leur revenu total au logement. Ce pourcentage était inférieur aux 18 % de la population totale vivant dans des ménages privés qui consacraient plus de 30 % de leur revenu total au logement.
Les anciens combattants vivant dans des logements occupés par le propriétaire (11 %) étaient moins susceptibles de vivre dans des logements inabordables que la population totale vivant dans des logements occupés par le propriétaire (15 %). Environ le quart (24 %) des anciens combattants vivant dans des logements loués vivaient dans des logements inabordables.
En ce qui concerne les anciens combattants vivant dans des logements occupés par le propriétaire, le taux de ménages vivant dans des logements inabordables avec ou sans hypothèque était semblable à celui de la population totale. Les anciens combattants vivant dans des logements loués avec et sans subvention avaient également des taux de logements inabordables comparables à ceux de la population totale.
| Anciens combattants | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, ratio des frais de logement et du revenuTableau 3 Note 1 | 570 800 | 100 | 35 669 100 | 100 |
| Consacre plus de 30 % de son revenu aux frais de logement | 83 600 | 15Note * | 6 400 200 | 18 |
| Propriétaire | 46 400 | 11Note * Tableau 3 Note ‡ | 3 895 800 | 15 |
| Avec hypothèque | 37 600 | 19Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 3 568 600 | 21 |
| Sans hypothèque | 8 700 | 4Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 327 200 | 4 |
| Locataire | 37 200 | 24Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 2 504 400 | 26 |
| Logement subventionné | 6 000 | 28 | 269 500 | 23 |
| Logement non subventionné | 31 200 | 24 | 2 232 300 | 26 |
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Taille convenable du logement
La taille convenable du logement indique si un ménage privé vit dans des locaux de taille convenable selon la Norme nationale d’occupation (NNO), à savoir si le logement comporte suffisamment de chambres à coucher pour la taille et la composition du ménage. L’indicateur sert à évaluer le nombre de chambres à coucher requis pour un ménage, compte tenu de l’âge et du sexe des membres du ménage, ainsi que des relations entre eux.
Selon l’ECL de 2018, 14 000 anciens combattants (2 %) vivaient dans un logement de taille non convenable, ce qui signifie qu’il n’y avait pas suffisamment de chambres à coucher dans le logement pour répondre aux besoins du ménage, selon la Norme nationale d’occupation (NNO). Ce pourcentage est inférieur aux 9 % de la population totale vivant dans un logement de taille non convenable.
Les anciens combattants vivant dans des logements occupés par le propriétaire (1 %) étaient moins susceptibles de vivre dans des logements de taille non convenable que la population totale vivant dans des logements occupés par le propriétaire (6 %). Cette différence s’est également reflétée dans les logements loués, où la part des anciens combattants vivant dans des logements loués (6 %) de taille non convenable était inférieure à celle de la population totale (19 %).
Lorsque les logements occupés par le propriétaire peuvent être différenciés selon la présence d’une hypothèque, le taux d’anciens combattants vivant dans des logements avec hypothèque (2 %) de taille non convenable était inférieur à celui de la population totale vivant dans des logements avec hypothèque (7 %)Note 7. Cette différence s’est également reflétée pour les anciens combattants vivant dans des logements occupés par le propriétaire sans hypothèque, pour lesquels le taux de logements de taille non convenable était de 0 % comparativement à 3 % pour l’ensemble de la population.
En ce qui concerne les anciens combattants vivant dans des logements loués, le taux de ménages sans subvention (5 %) vivant dans des logements de taille non convenable était inférieur à celui de la population totale vivant dans des logements loués sans subvention (18 %).
| Anciens combattants | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, taille convenable du logement | 578 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Taille non convenable | 14 000 | 2Note * | 3 408 400 | 9 |
| Propriétaire | 4 900 | 1Note * Tableau 4 Note ‡ | 1 599 500 | 6 |
| Avec hypothèque | 4 500 | 2Note * Tableau 4 Note ‡ | 1 307 600 | 7 |
| Sans hypothèque | 400 | 0s Note * Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ | 291 900 | 3 |
| Locataire | 9 100 | 6Note * Tableau 4 Note ‡ | 1 808 900 | 19 |
| Logement subventionné | 2 900 | 14 | 227 000 | 20 |
| Logement non subventionné | 6 200 | 5Note * | 1 578 200 | 18 |
Source: 2018 Canadian Housing Survey |
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État du logement
Les données sur l’état du logement permettent de donner un aperçu de l’habitabilité du logement. Les logements peuvent être classés en trois groupes selon leur état : entretien régulier requis seulement, réparations mineures requises et réparations majeures requises. Les logements nécessitant des réparations majeures sont considérés comme inadéquats. Parmi les exemples de logement nécessitant des réparations majeures figurent ceux dont la plomberie ou le câblage électrique est défectueux et ceux qui ont besoin de réparations structurelles des murs, des planchers ou des plafonds.
Selon l’ECL de 2018, 8 % de tous les anciens combattants vivaient dans des logements privés nécessitant des réparations majeures. Ce pourcentage est comparable aux 7 % de la population totale ayant déclaré vivre dans un logement nécessitant des réparations majeures.
Les différences dans la proportion de personnes vivant dans des logements nécessitant des réparations majeures entre les anciens combattants et la population totale selon le mode d’occupation n’étaient pas statistiquement significatives.
| Anciens combattants | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, état du logement | 578 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Logement nécessitant des réparations majeures | 48 700 | 8 | 2 556 400 | 7 |
| Propriétaire | 32 400 | 8 | 1 657 400 | 6 |
| Avec hypothèque | 19 800 | 10 | 1 162 500 | 7 |
| Sans hypothèque | 12 600 | 6 | 494 900 | 5 |
| Locataire | 16 200 | 11 | 899 000 | 9 |
| Logement subventionné | 2 500 | 11 | 134 000 | 12 |
| Logement non subventionné | 13 700 | 10 | 761 800 | 9 |
| Source : Enquête canadienne sur le logement, 2018 | ||||
Besoins impérieux en matière de logement
Les besoins impérieux en matière de logement touchent plusieurs éléments des droits de la personne en ce qui concerne l’habitation d’un logement adéquat. Ces droits concernent notamment la satisfaction des besoins des ménages sur le plan de l’abordabilité, de la taille convenable et de l’état du logement, ainsi que la disponibilité d’un logement locatif abordable (à titre de solution de rechange) si ces besoins ne sont pas comblés. On dit d’un ménage qu’il éprouve des besoins impérieux en matière de logement si ce dernier n’est pas conforme à au moins l’une des normes d’acceptabilité (abordabilité, taille et état) et si 30 % du revenu total avant impôt du ménage est insuffisant pour lui permettre de payer le loyer médian d’un logement similaire acceptable (répondant aux trois normes d’occupation) situé dans sa localité.
Selon l’ECL de 2018, 8 % des anciens combattants vivaient dans des ménages ayant des besoins impérieux en matière de logement. Cela est comparable aux 9 % de la population totale ayant des besoins impérieux en matière de logement.
Le taux d’anciens combattants vivant dans des logements occupés par le propriétaire (4 %) qui avaient des besoins impérieux en matière de logement était semblable à celui de la population totale vivant dans des logements occupés par le propriétaire (5 %). Il en allait de même pour les personnes vivant dans un logement loué, pour lesquelles le taux d’anciens combattants ayant des besoins impérieux en matière de logement (17 %) était comparable à celui de la population totale (19 %).
Les différences dans les taux de besoins impérieux en matière de logement entre les anciens combattants et la population totale selon la présence d’une hypothèque pour ceux vivant dans des logements occupés par le propriétaire n’étaient pas statistiquement significatives.
L’incidence des besoins impérieux en matière de logement variait pour les anciens combattants vivant dans un logement loué selon la présence d’une subvention au loyer. Parmi les anciens combattants vivant dans un logement loué bénéficiant d’une subvention, 29 % avaient des besoins impérieux en matière de logement, tandis que le taux était de 15 % pour leurs homologues sans subventionNote 8.
| Anciens combattants | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, besoins impérieux en matière de logementTableau 6 Note 1 | 565 200 | 100 | 35 128 000 | 100 |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logement | 43 400 | 8 | 3 151 900 | 9 |
| Propriétaire | 17 200 | 4Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 1 358 700 | 5 |
| Avec hypothèque | 11 100 | 5 | 982 800 | 6 |
| Sans hypothèque | 6 200 | 3 | 375 900 | 4 |
| Locataire | 26 200 | 17Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 1 793 200 | 19 |
| Logement subventionné | 6 200 | 29Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 342 000 | 30 |
| Logement non subventionné | 20 000 | 15Tableau 6 Note ‡ | 1 447 300 | 18 |
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Expériences en matière de logement des anciens combattants de sexe masculin et féminin
En 1995, le gouvernement du Canada s’est engagé à utiliser l’ACS+ pour faire avancer l’égalité entre les sexes au Canada, dans le cadre de la ratification du Programme d’action de Beijing des Nations Unies.
Le principe de l’égalité entre les sexes est inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés, laquelle fait partie intégrante de la Constitution du Canada. Ce principe implique que toute personne, soit-elle femme, personne non binaire, est libre de participer à toutes les sphères de la vie canadienne et d’ainsi contribuer à l’édification d’une société ouverte et démocratique.
L'ACS+ est un processus analytique qui sert à évaluer les répercussions potentielles des politiques, des programmes ou des initiatives sur les femmes, les hommes et les personnes de diverses identités de genre. Le signe « plus » dans ACS+ ne se limite pas aux différences entre les personnes fondées sur le genre. Nous avons tous de multiples facteurs identitaires qui se recoupent et contribuent à faire de nous ce que nous sommes. L'ACS+ examine de nombreux autres facteurs identitaires comme la race, l’origine ethnique, le statut d’immigrant, la religion, l’âge, la présence d'une incapacité mentale ou physique et la façon dont leur interaction influence la manière dont nous pouvons ressentir les politiques et les initiatives gouvernementales.
Les données présentées ici soulignent les différences dans les expériences en matière de logement des anciens combattants de sexe masculin et féminin. Comparativement aux anciens combattants de sexe masculin, les anciens combattants de sexe féminin étaient tout aussi susceptibles de vivre dans un logement occupé par le propriétaire, inabordable, de qualité inadéquate ou de taille non convenable et d’avoir des besoins impérieux en matière de logement.
| Anciens combattants de sexe masculin | Anciens combattantes de sexe féminin | |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
| Vivant dans un logement occupé par le propriétaire | 72 | 78 |
| Vivant dans un ménage ayant consacré plus de 30 % de son revenu total au logement | 14 | 18 |
| Vivant dans un logement de taille non convenable | 2 | 2 |
| Vivant dans un logement nécessitant des réparations majeures | 8 | 11 |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logement | 7 | 9 |
| Source : Enquête canadienne sur le logement, 2018 | ||
Pour en savoir plus sur l’ACS+, consultez la page Web sur la condition féminine du gouvernement du Canada.
Vous trouverez de plus amples renseignements sur les expériences en matière de logement d’autres sous-populations, ventilés selon les groupes d’âge et le genre, le statut d’immigrant, les groupes de population désignés comme minorités visibles, les populations autochtones et d’autres groupes dans les feuillets d’information supplémentaires diffusés sur la page de la série Expériences en matière de logement au Canada. De plus, d’autres produits de données qui mettent davantage l’accent sur une analyse intersectionnelle de l’ACS+ relativement aux expériences en matière de logement seront diffusés sur la page de la série Expériences en matière de logement au Canada à mesure qu’ils seront disponibles.
Satisfaction à l’égard du logement
Selon l’ECL de 2018, environ 85 % des anciens combattants vivaient dans des logements où la personne de référence disait être satisfaite de son logement. Ce pourcentage est comparable à celui de la population totale satisfaite de son logement (82 %).
Selon le mode d’occupation, 88 % des anciens combattants vivaient dans des logements occupés par le propriétaire où la personne de référence était satisfaite de son logement. Ce pourcentage est plus élevé que les 76 % d’anciens combattants vivant dans des logements loués où la personne de référence était satisfaite de son logement. On a observé une différence semblable dans la satisfaction à l’égard du logement pour la population totale vivant dans des logements occupés par le propriétaire (87 %) et loués (69 %).
En ce qui concerne les anciens combattants vivant dans des logements occupés par le propriétaire, ceux qui avaient une hypothèque (85 %) affichaient un taux de satisfaction à l’égard du logement semblable à celui de la population totale avec hypothèque (86 %)Note 9. Les anciens combattants sans hypothèque (92 %) affichaient également un taux de satisfaction à l’égard du logement semblable à celui de la population totale sans hypothèque (89 %)Note 10.
En ce qui concerne les anciens combattants vivant dans un logement loué sans subvention (77 %), le taux de satisfaction à l’égard du logement était plus élevé que celui de la population totale vivant dans un logement loué sans subvention (69 %)Note 11.
| Anciens combattants | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, satisfaction globale à l’égard du logement | 578 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Satisfait (ou très satisfait) du logement globalement | 491 300 | 85 | 29 977 600 | 82 |
| Propriétaire | 374 900 | 88Tableau 8 Note ‡ | 23 295 900 | 87 |
| Avec hypothèque | 176 500 | 85Tableau 8 Note ‡ | 15 267 800 | 86 |
| Sans hypothèque | 198 400 | 92Tableau 8 Note ‡ | 8 028 100 | 89 |
| Locataire | 116 400 | 76Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ | 6 681 700 | 69 |
| Logement subventionné | 14 400 | 67 | 775 800 | 67 |
| Logement non subventionné | 101 700 | 77Note * | 5 892 600 | 69 |
|
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Satisfaction à l’égard du quartier
Au moment de la tenue de l’ECL de 2018, 88 % des anciens combattants vivaient dans des ménages où la personne de référence a indiqué qu’elle était satisfaite de son quartier. Ce pourcentage est comparable à celui de la population totale satisfaite de son quartier (86 %).
Selon le mode d’occupation, 90 % des anciens combattants vivaient dans des logements occupés par le propriétaire où la personne de référence était satisfaite de son quartier. Ce pourcentage est comparable aux 88 % de la population totale vivant dans des logements occupés par le propriétaire où la personne de référence était satisfaite de son quartier. Chez les anciens combattants vivant dans un logement loué (82 %), le taux de satisfaction à l’égard du quartier était également comparable à celui de la population totale vivant dans un logement loué (80 %).
Les différences dans les taux de satisfaction des anciens combattants à l’égard du quartier selon la présence d’une hypothèque pour ceux faisant partie de ménages vivant dans des logements occupés par le propriétaire ou d’une subvention au logement pour ceux vivant dans un logement loué n’étaient pas statistiquement significatives.
| Anciens combattants | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, satisfaction globale à l’égard du quartier | 578 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Satisfait (ou très satisfait) du quartier globalement | 507 500 | 88 | 31 255 800 | 86 |
| Propriétaire | 381 000 | 90Tableau 9 Note ‡ | 23 504 200 | 88 |
| Avec hypothèque | 186 700 | 90 | 15 494 800 | 88 |
| Sans hypothèque | 194 300 | 90 | 8 009 400 | 89 |
| Locataire | 126 500 | 82Tableau 9 Note ‡ | 7 751 600 | 80 |
| Logement subventionné | 16 600 | 77 | 840 500 | 72 |
| Logement non subventionné | 109 700 | 83 | 6 897 100 | 80 |
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Situation des particuliers dans le ménage
La situation des particuliers dans le ménage indique si une personne vit avec une ou plusieurs autres personnes et, le cas échéant, si elle est apparentée à cette personne ou à ces personnes. Les ménages peuvent être différenciés selon qu’il s’agit de ménages avec famille de recensement et de ménages sans famille de recensement. Les ménages avec famille de recensement comprennent au moins une famille de recensementNote 12. Les ménages sans famille de recensement comprennent une personne vivant seule ou un groupe de deux personnes ou plus qui vivent ensemble, mais qui ne forment pas une famille de recensement (par exemple, des colocataires).
Selon l’ECL de 2018, environ 72 % des anciens combattants vivaient dans un ménage comptant une seule famille de recensement. Ce taux était inférieur à celui pour la population totale (79 %). Les ménages d’anciens combattants comptant une seule famille de recensement étaient plus susceptibles de vivre dans une famille comptant un couple sans enfants (44 %) qu’avec enfants (23 %). Le contraire était vrai pour la population totale, où 46 % des personnes vivaient dans un ménage comptant une seule famille de recensement avec enfants et 24 % vivaient dans un ménage comptant une seule famille de recensement sans enfants.
Le fait de vivre dans un ménage sans famille de recensement était plus courant chez les anciens combattants (26 %) que dans la population totale (16 %). Cela vient du fait qu’une grande proportion des anciens combattants vivaient seuls (20 %). En comparaison, 12 % de la population totale faisant partie d’un ménage privé au Canada vivait seule.
| Anciens combattants | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, type de ménage | 578 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Ménage comptant une seule famille de recensementTableau 10 Note 1 | 414 700 | 72Note * | 28 959 300 | 79 |
| Couple sans enfants | 254 300 | 44Note * | 8 583 600 | 24 |
| Couple avec enfants | 130 600 | 23Note * | 16 782 900 | 46 |
| Famille monoparentale | 29 800 | 5Note * | 3 592 800 | 10 |
| Ménage comptant plusieurs familles de recensementTableau 10 Note 1 | 10 600 | 2Note * | 1 799 100 | 5 |
| Ménage sans famille de recensement | 153 200 | 26Note * | 5 685 800 | 16 |
| Ménage composé d'une seule personne | 118 600 | 20Note * | 4 243 300 | 12 |
| Ménage sans famille de recensement, composé de deux personnes ou plus | 34 600 | 6 | 1 442 400 | 4 |
Source : Enquête canadienne sur le logement, 2018 |
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Interprétation des résultats
L’Enquête canadienne sur le logement (ECL) est une enquête-échantillon représentative tirée d’une base de sondage sur les logements privés au Canada. Comme l’enquête-échantillon provient de ménages privés, les données des personnes vivant dans les types de logements suivants n’ont pas été recueillies :
- les personnes vivant dans une réserve et tout autre établissement autochtone;
- les représentants officiels des pays étrangers qui vivent au Canada et leur famille;
- les membres d’ordres religieux et d’autres groupes vivant en communauté;
- les membres des Forces armées canadiennes vivant dans des bases militaires;
- les personnes vivant dans une résidence pour personnes âgées;
- les personnes vivant à temps plein dans un établissement institutionnel (p. ex., les détenus des établissements correctionnels et les malades chroniques vivant dans des hôpitaux et dans des établissements de soins infirmiers);
- les personnes vivant dans un autre type de logement collectif (p. ex., les refuges, les terrains de camping et les hôtels).
Les résultats de l’enquête ont été obtenus grâce à la méthode d’échantillonnage qui estime une valeur réelle avec un niveau acceptable d’incertitude. Par conséquent, il n’est pas recommandé de comparer les chiffres figurant ci-dessus, à moins qu’un rapport de comparaison ne soit établi dans le texte. Le présent feuillet d’information comporte trois types de comparaisons :
- Comparaisons des estimations entre le groupe de population cible et la population totale (p. ex. le pourcentage d’anciens combattants vivant dans un logement loué et ayant des besoins impérieux en matière de logement, comparativement au pourcentage de la population totale vivant dans un logement loué et ayant ces mêmes besoins).
- Comparaisons des estimations entre une catégorie et le total de la catégorie au sein du groupe de population cible (par exemple, le pourcentage d’anciens combattants vivant dans un logement loué ayant des besoins impérieux en matière de logement, comparativement au pourcentage de tous les aînés ayant des besoins impérieux en matière de logement).
- Comparaisons des estimations entre les catégories au sein du groupe de population cible (p. ex. le pourcentage d’anciens combattants vivant dans un logement loué ayant des besoins impérieux en matière de logement, comparativement au pourcentage d’anciens combattants vivant dans un logement occupé par le propriétaire et ayant ces mêmes besoins).
Chacune de ces trois comparaisons offre un aperçu différent des expériences du groupe de population cible en matière de logement. On effectue un test statistique pour voir si les deux estimations sont différentes l’une de l’autre à un niveau de confiance de 95 %, souvent exprimé comme 19 fois sur 20. Les résultats du test sont présentés pour les statistiques en pourcentage dans les tableaux sur la prévalence relative ou les frais de logement médians seulement, mais ils sont omis pour les statistiques sur le nombre associé de personnes.
Au moment de faire d’autres comparaisons entre les résultats de l’échantillon figurant dans les feuillets d’information ou les tableaux de données, il est important de se rappeler qu’on ne peut pas conclure avec un certain degré de certitude que la différence observée n’est pas attribuable à la variation découlant de la méthode d’échantillonnage.
Au sujet des données
Les estimations comprises dans le présent feuillet d’information sont tirées de l’Enquête canadienne sur le logement (ECL) de 2018. Pour obtenir des renseignements détaillés sur l’ECL ou sur l’un ou l’autre des indicateurs compris dans ce feuillet d’information, veuillez vous reporter aux ressources suivantes :
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