Regards sur la société canadienne
Répercussions de la pandémie de COVID-19 sur la proportion de jeunes ni en emploi ni aux études au début de l’année scolaire selon le genre

par Katherine Wall

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La présente étude a été financée par Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC).

Début de l’encadré

Faits saillants

  • Au début de l’année scolaire 2020-2021, le taux de jeunes âgés de 15 à 29 ans qui n’étaient ni en emploi, ni aux études, ni en formation (NEET) était plus élevé par rapport à un an plus tôt, en particulier chez les hommes. Le taux était de 12 % chez les femmes (en hausse par rapport à 11 %) et de 14 % chez les hommes (en hausse par rapport à 10 %).
  • Le taux NEET plus faible des jeunes femmes par rapport aux jeunes hommes peut s’expliquer en partie par leur participation accrue aux études postsecondaires entre l’automne 2019 et l’automne 2020. Le taux de fréquentation d’un établissement postsecondaire a augmenté de 3 à 4 points de pourcentage chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans et de 20 à 24 ans, mais n’a pas varié de façon significative chez les jeunes hommes de ces groupes d’âge.
  • En septembre et octobre 2020, les femmes et les hommes de 20 à 24 ans ont affiché des diminutions semblables de la proportion de ceux qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études (-6 points de pourcentage). Toutefois, les femmes de 25 à 29 ans n’ont pas affiché de diminution significative de la proportion de celles qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études, tandis que les hommes du même groupe d’âge ont affiché une diminution de 5 points de pourcentage, principalement en raison des pertes d’emploi observées dans l’industrie de la construction.
  • On n’a constaté aucune augmentation significative du taux NEET chez les mères ou les pères âgés de 25 à 29 ans, bien que les mères aient continué d’afficher des taux NEET plus élevés que les pères.
  • Le taux NEET chez les femmes immigrantes, qui était généralement plus élevé que celui affiché par les femmes non immigrantes, a augmenté pendant la pandémie de COVID-19. Par conséquent, l’écart entre les femmes immigrantes et non immigrantes s’est élargi.

Fin de l’encadré

Introduction

Quand la première vague de COVID-19 a sévi au pays en mars 2020, elle a bouleversé le quotidien des jeunes Canadiens et Canadiennes. L’arrêt de l’apprentissage en personne, la disparition d’emplois généralement occupés par les jeunes et l’isolement social qui en a découlé ont eu des répercussions négatives sur leur santé mentale. Selon des données autodéclarées recueillies en avril et en mai 2020, plus de 6 personnes sur 10 âgées de 15 à 34 ans ont connu une détérioration de leur santé mentale, plus que dans tout autre groupe d’âgeNote .

Lors de la première vague, l’une des plus lourdes conséquences de la pandémie observée chez les jeunes a été le déclin de leur bien-être mental. Toutefois, les répercussions de la pandémie sur les études et la formation — qui ont été perturbées —, combinées au manque de possibilités d’emploi, soulèvent également des questions sur les transitions importantes dans la vie des jeunes. Des recherches antérieures ont révélé que les jeunes qui ne sont ni en emploi, ni aux études, ni en formation (appelés NEET) sont considérés comme étant à risque d’éprouver des difficultés économiques et sociales à long termeNote . Ce risque s’accroît si la situation persiste, car les jeunes NEET deviennent plus découragés, désengagés et socialement exclusNote .

Au cours des premiers mois qui ont suivi la première vague (été 2020), bien qu’on ait assisté à une diminution des cas de COVID-19, à l’assouplissement de restrictions sanitaires et à une reprise initiale de l’activité économique, la hausse de l’emploi chez les jeunes a été moins prononcée que parmi les groupes plus âgés. Le véritable tournant possible pour les jeunes a été la réouverture des écoles à l’automne 2020, une institution sociale considérée comme essentielle à la vie des jeunes, et qui a une incidence sur leur développement intellectuel et social, ainsi que sur leur santé physique et mentale.

Pour de nombreux jeunes, il s’agissait d’une rentrée scolaire dans la « nouvelle normalité ». De nombreuses écoles ont rouvert leurs portes pour l’apprentissage en personne, tandis que les options d’apprentissage en ligne offertes par de nombreuses autres écoles ont été adaptées et étaient plus structurées que lors de la première vague de la pandémie. Néanmoins, les activités parascolaires, les sports et les clubs scolaires, de même que la vie de campus en général faisaient toujours l’objet de nombreuses restrictions. L’apprentissage en ligne, qui est devenu la norme dans la plupart des programmes collégiaux et universitaires, a peut-être aussi été une option peu attrayante pour certains, qui peuvent avoir reporté leurs étudesNote .

Dans le présent article, on s’intéresse à la période allant de septembre à octobre 2020, laquelle a marqué le début de la nouvelle année scolaire ainsi que le début de la deuxième vague de COVID-19 au Canada. Il rend compte des décisions que les jeunes (et leurs parents en ce qui concerne les élèves du secondaire) ont prises au sujet de leur scolarité, ainsi que de la façon dont ces décisions possiblement difficiles conjuguées aux baisses sans précédent de l’emploi chez les jeunes a influencé la proportion de jeunes NEET. Le fait de connaître et de comprendre les tendances du taux NEET des jeunes pendant la pandémie, en particulier à la lumière d’une rentrée physique potentielle dans les écoles, permet de mettre en relief les possibles conséquences économiques et sociales à long terme pour cette génération pour les années à venir.

Les jeunes n’ont pas tous été touchés de la même façon par les perturbations des études et de l’emploi pendant la pandémie. Par exemple, le ralentissement économique associé à la première vague de COVID-19 a touché les femmes de façon disproportionnée au printemps et à l’été 2020, ce qui a mené à ce qui a été appelé une « récession au féminin »Note . L’emploi a diminué plus rapidement chez les femmes que chez les hommes en mars, pendant les premiers jours de l’arrêt de l’activité économique et de la fermeture des écoles, et la reprise a été plus lente.

Bien que cette tendance s’était en grande partie atténuée au début de l’automne, la période visée par le présent article, la deuxième vague subséquente a entraîné de nouveaux reculs de l’emploi, en particulier chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans, dont l’emploi a diminué de 14 % en février 2021, par rapport aux niveaux affichés avant la pandémie, comparativement à des diminutions de 7 % chez les hommes du même groupe d’âge et de 2 % chez les femmes et les hommes de 25 à 54 ansNote . Plus précisément, ce déclin de l’emploi chez les jeunes s’est principalement traduit par une réduction de l’emploi chez les étudiantes, plutôt que par de fortes augmentations du taux NEET chez les femmes.

Au moyen d’une optique selon le genre, on examine, dans le présent article, l’incidence de la pandémie sur les jeunes dans des groupes d’âge importants, en reconnaissant que les taux NEET diffèrent généralement entre les hommes et les femmes à diverses étapes de la vie. Chez les adolescents et adolescentes (15 à 19 ans), malgré les taux NEET relativement faibles (étant donné que la plupart des jeunes de 15 et 16 ans sont aux études), les jeunes hommes sont plus susceptibles que les jeunes femmes d’être en situation NEET, en raison de leur plus faible taux de fréquentation scolaireNote . Cette différence des taux NEET entre les genres disparaît en grande partie au début de la vingtaine, âge auquel les hommes sont généralement plus susceptibles que les femmes d’être en emploi et de ne pas être aux études, alors que les femmes sont, à l’inverse, plus susceptibles de poursuivre des études postsecondairesNote . Chez les personnes à la fin de la vingtaine, dont bon nombre ont terminé leurs études, le taux NEET est généralement plus élevé chez les femmes que chez les hommes parce qu’elles assument une plus grande part des responsabilités liées à la garde des enfantsNote .

En plus d’analyser les dimensions de l’indicateur NEET relatives à l’âge et au genre, on examine, dans l’article, l’intersection du genre et d’autres caractéristiques par rapport au risque d’être en situation NEET, y compris la parentalité, le statut d’immigrant, l’appartenance à un groupe de minorité visible désigné, l’identité autochtone et la province de résidenceNote . L’article s’appuie sur une publication antérieure de Statistique Canada sur l’incidence de la pandémie sur le taux NEET des jeunes en utilisant des données de septembre et d’octobre 2020 pour montrer les variations associées à la nouvelle année scolaireNote . Les taux et les caractéristiques sont présentés pour trois catégories mutuellement exclusives, soit les jeunes aux études, les jeunes en emploi qui ne sont plus aux études, et les jeunes NEETNote .

Le taux NEET a diminué depuis la première vague, mais sans revenir complètement aux niveaux atteints avant la pandémie

Au début de l’année scolaire 2020-2021 (septembre et octobre 2020), on a décelé des signes évidents d’amélioration de la situation des jeunes par rapport à la première vague. Le taux NEET des jeunes avait diminué de manière significative depuis la première vague. Plus précisément, 12 % des femmes de 15 à 29 ans étaient considérées comme NEET, en baisse par rapport à la proportion de 24 % enregistrée en avril 2020. Les jeunes hommes ont affiché une diminution semblable : leur taux NEET a reculé de 11 points de pourcentage pour passer de 25 % en avril 2020 à 14 % en septembre et octobre 2020.Note 

Malgré ces améliorations, le taux NEET n’était pas revenu aux niveaux observés un an plus tôt. Chez les jeunes femmes, le taux NEET affiché en septembre et octobre 2020 était de 1 point de pourcentage plus élevé qu’un an plus tôt, tandis que, chez les hommes, la variation était nettement plus prononcée. Le taux NEET des jeunes hommes de 15 à 29 ans a augmenté de 4 points de pourcentage pour passer de 10 % en septembre et octobre 2019 à 14 % au cours de la même période en 2020 (graphique 1).

En raison de la différence entre les genres concernant le degré de variation entre la période d’avant la pandémie et la période de la pandémie, les jeunes femmes étaient, en septembre et octobre 2020, moins susceptibles que les jeunes hommes de n’être ni en emploi ni aux études (12 % par rapport à 14 %). Ces données contrastent avec la parité relative entre les genres observée un an plus tôt (11 % chez les femmes et 10 % chez les hommes).

Graphique 1 Variation en points de pourcentage de l’activité sur le marché du travail et de la situation par rapport aux études des jeunes de 15 à 29 ans, selon le sexe, septembre et octobre 2019 à septembre et octobre 2020

Tableau de données du graphique 1 
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1. Les données sont présentées selon Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études (titres de rangée) et Estimations, Intervalle de confiance de 95 %, Femmes et Hommes, calculées selon variation en points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études Estimations Intervalle de confiance de 95 %
Femmes Hommes Femmes Hommes
variation en points de pourcentage
NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation) 1,4 4,3 1,2 1,1
En emploi (et non aux études) -3,1 -3,6 1,6 1,5
Aux études 1,6 -0,7 1,5 1,4

L’augmentation plus faible des taux NEET chez les jeunes femmes est en partie attribuable aux taux accrus de fréquentation d’un établissement postsecondaire

Le taux accru de fréquentation d’un établissement postsecondaire semble expliquer en grande partie le rebond plus rapide des jeunes femmes en septembre et octobre 2020 par rapport aux jeunes hommes, et leur taux NEET proportionnellement plus faible. Chez les jeunes femmes, le taux de fréquentation d’un établissement postsecondaire a augmenté pour atteindre 32 % au début de l’année scolaire 2020-2021, par rapport à 29 % au début de l’année scolaire 2019-2020. En comparaison, le taux de fréquentation des jeunes hommes est demeuré constant, se situant à 23 %.

Cette augmentation est attribuable aux jeunes femmes de moins de 25 ans. Plus précisément, le taux de fréquentation d’un établissement postsecondaire est passé de 48 % à 53 % chez les jeunes femmes de 17 à 19 ans, et de 46 % à 50 % chez les femmes de 20 à 24 ans.

Parallèlement, on n’a constaté aucune variation significative chez les jeunes hommes, quelle que soit leur catégorie d’âge. Le taux de fréquentation d’un établissement postsecondaire, qui est généralement plus faible chez les hommes que chez les femmes, a oscillé autour de 38 % à 40 % chez les jeunes hommes de 17 à 19 ans, et s’est situé dans la fourchette de 35 % à 36 % chez les hommes de 20 à 24 ans.

Les augmentations du taux de fréquentation d’un établissement postsecondaire chez les jeunes femmes étaient probablement en partie attribuables à un manque de possibilités d’emploi. Cela dit, cela ne permet pas d’expliquer pourquoi les jeunes hommes, confrontés à des défis semblables, n’ont pas également affiché une augmentation de leur taux de fréquentation d’un établissement postsecondaire. Toutefois, il existe une tendance de longue date selon laquelle les jeunes femmes sont plus susceptibles de suivre des études postsecondaires et d’obtenir un diplôme d’études postsecondaires que les jeunes hommesNote .

On observe une baisse du taux de fréquentation des écoles secondaires aussi bien chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes

Contrairement au taux de fréquentation des établissements postsecondaires, tant les jeunes femmes que les jeunes hommes ont affiché des déclins du taux de fréquentation des écoles secondaires entre le début de l’année scolaire 2019-2020 et le début de l’année scolaire 2020-2021. Dans l’ensemble, le taux de fréquentation des écoles secondaires a diminué de 2 à 3 points de pourcentage chez les femmes et les hommes de 15 à 19 ans (graphique 2). Cette diminution s’est produite malgré la réouverture des écoles secondaires pour l’apprentissage en personne complet ou partiel à l’automne 2020.

Graphique 2 Variation en points de pourcentage de l’activité sur le marché du travail et de la situation par rapport aux études, selon le sexe des jeunes et leur groupe d’âge détaillé, septembre et octobre 2019 à septembre et octobre 2020

Tableau de données du graphique 2 
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2. Les données sont présentées selon Activité sur le marché du travail et situation scolaire (titres de rangée) et Groupe d’âge, Estimations, Intervalle de confiance de 95 %, Femmes et Hommes, calculées selon variation en points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Activité sur le marché du travail et situation scolaire Groupe d’âge Estimations Intervalle de confiance de 95 %
Femmes Hommes Femmes Hommes
variation en points de pourcentage
NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation) 15 à 19 ans 0,3 1,8 1,4 1,4
20 à 24 ans 2,1 4,6 2,0 2,1
25 à 29 ans 1,7 6,1 2,4 2,1
En emploi (et non aux études) 15 à 19 ans -1,2 0,1 1,8 1,9
20 à 24 ans -6,0 -5,7 3,2 3,0
25 à 29 ans -1,8 -4,7 3,0 2,7
Fréquentant une école secondaire 15 à 19 ans -2,5 -3,0 2,4 2,2
Fréquentant un établissement postsecondaire 15 à 19 ans 3,3 1,1 2,6 2,5
20 à 24 ans 3,8 0,8 3,4 3,0
25 à 29 ans 0,4 -1,3 2,1 1,9

Plusieurs éléments potentiels peuvent avoir contribué à ce déclin, dont l’ouverture tardive des écoles en septembre dans certaines provinces; de faibles variations dans la répartition selon l’âge des répondants dans cette catégorie d’âge (puisque les jeunes plus âgés sont moins susceptibles d’être au secondaire); des augmentations possibles du taux de décrochage au secondaire; et le passage possible à des options d’enseignement à domicileNote . Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour confirmer les raisons à l’origine du déclin, car après la période de réouverture initiale, le taux de fréquentation des écoles secondaires pendant la période allant de novembre à février est revenu aux niveaux observés avant la pandémie.

De l’automne 2019 à l’automne 2020, la proportion de personnes qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études a diminué chez les femmes ainsi que chez les hommes

Bien que l’école soit au cœur de la vie de nombreux jeunes, une proportion considérable de jeunes ne sont plus aux études (parfois pour des raisons sans lien avec la pandémie), soit de façon temporaire, dans le cadre d’années sabbatiques ou pour prendre soin des enfants, soit de façon plus permanente, après une transition des études au travail.

La proportion de jeunes femmes et de jeunes hommes qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études a diminué chez les deux genres de 3 à 4 points de pourcentageNote . Cependant, chez les femmes, la diminution a uniquement touché les 20 à 24 ans, alors que, chez les hommes, elle a été observée chez les 20 à 24 ans et les 25 à 29 ans.

Les hommes et les femmes de 20 à 24 ans ont affiché une diminution de 6 points de pourcentage de la proportion de ceux qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études. En septembre et octobre 2020, 46 % des hommes de 20 à 24 ans étaient en emploi et n’étaient pas aux études, en baisse par rapport à 52 % un an plus tôt. Chez les femmes, la proportion a diminué pour passer de 42 % en 2019 à 36 % en 2020. Chez les jeunes femmes, ces déclins étaient principalement attribuables à des diminutions de l’emploi dans le secteur des services d’hébergement et de restauration, tandis que, chez les jeunes hommes, ces diminutions étaient réparties entre de nombreux secteurs.

Pour la cohorte d’âge suivante, soit celle des 25 à 29 ans, la diminution de 5 points de pourcentage de la proportion d’hommes qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études était principalement attribuable aux pertes d’emploi enregistrées dans l’industrie de la construction, à prédominance essentiellement masculineNote Note . L’absence de variation chez les femmes du même groupe d’âge pourrait s’expliquer par le fait que les pertes d’emplois enregistrées dans les services d’hébergement et de restauration ont été compensées par des augmentations de l’emploi dans le secteur des finances et de l’assurance. Cette tendance pourrait avoir changé au cours des mois suivants, compte tenu de l’incidence disproportionnée de la deuxième vague de la pandémie sur certaines industries à prédominance féminine et du fait que la construction est une industrie saisonnière où le taux d’emploi est généralement plus élevé à l’automne.

Les femmes de 25 à 29 ans affichent généralement des taux NEET plus élevés que les hommes, parce qu’elles sont plus susceptibles de s’occuper des enfantsNote . Cependant, en raison de l’augmentation du taux NEET des hommes, l’écart du taux NEET entre les genres pour les personnes de 25 à 29 ans a presque disparu en septembre et octobre 2020 : il s’est établi à 16 % chez les hommes et à 17 % chez les femmes.

Début de l’encadré

La « récession au féminin » parmi la population étudiante

Un effet économique important de la pandémie de COVID-19 sur les jeunes femmes qui n’est pas représenté par le taux NEET est le déclin de l’emploi étudiant, qui a particulièrement touché les femmes. Les étudiantes sont généralement plus susceptibles de travailler pendant leurs études postsecondaires que leurs homologues masculins. La pandémie a considérablement perturbé ces emplois. Par rapport au début de l’année scolaire 2019-2020, le taux d’emploi des jeunes femmes qui fréquentaient un établissement postsecondaire a diminué de 8 points de pourcentage pour passer de 56 % à 49 %Note , tandis que celui des jeunes hommes est demeuré stable (45 %). La variation observée chez les femmes était principalement attribuable à des diminutions de l’emploi dans le secteur des services d’hébergement et de restauration. La tendance peut être influencée à la fois par des pertes d’emploi chez des étudiantes qui étaient déjà à mi-parcours dans leurs études au début de l’année scolaire 2020-2021 et par des femmes qui ont réagi à une perte d’emploi pendant la pandémie en s’inscrivant à de nouvelles études postsecondaires.

Au cours des mois qui ont suivi, la deuxième vague de la pandémie a entraîné de nouvelles baisses de l’emploi chez les jeunes femmes qui étaient aux études. Il s’agit de la principale explication de l’effet disproportionné de la deuxième vague sur l’emploi chez les femmesNote . En comparaison, les pertes d’emploi chez les jeunes qui n’étaient pas aux études et les adultes plus âgés en âge de travailler différaient peu entre les genres.

Ces pertes d’emploi peuvent avoir une incidence sur la capacité des jeunes femmes à financer leurs études et sur le montant de la dette qu’elles accumulent. Dans le cadre d’un projet de collecte de données par approche participative mené au printemps 2020, 47 %Note  des étudiants et étudiantes de l’enseignement postsecondaire ayant participé au projet ont déclaré qu’ils étaient très ou extrêmement préoccupés par l’augmentation de leur dette en raison de la pandémie de COVID-19Note .

Fin de l’encadré

Le taux NEET est demeuré stable chez les jeunes parents, mais toujours supérieur chez les mères

Comme cela a historiquement été le casNote , une différence significative entre les genres est observée lorsque des enfants sont présents au sein du ménage. En septembre et octobre 2020, le taux NEET des mères de 25 à 29 ans était trois fois plus élevé que celui des pères (30 % par rapport à 10 %)Note Note . Toutefois, cela ne représentait pas une variation significative du taux NEET d’une année à l’autre chez les jeunes mères ou les jeunes pères, qui s’occupaient principalement d’enfants d’âge préscolaire (âgés de 0 à 5 ans)Note .

L’absence de variation des taux NEET chez les jeunes parents peut s’expliquer par la stabilité de la fréquentation scolaire et de l’emploi d’une année à l’autre.

Bien qu’il n’y ait pas eu de variation significative du taux NEET chez les mères, elles étaient toujours plus susceptibles que les pères de ressentir les effets de la pandémie, comme en témoigne la réduction des heures de travail. En particulier, la proportion de mères qui travaillaient moins de la moitié de leurs heures habituelles a augmenté davantage pendant la pandémie que chez les pèresNote .

L’écart NEET entre les femmes immigrantes et les non immigrantes se creuse

Certains groupes de population sont plus susceptibles d’être en situation NEET et peuvent être plus durement touchés par les restrictions liées à la pandémie. Des recherches antérieures ont révélé que le statut d’immigrant avait une incidence sur les taux NEET des jeunes, la proportion de jeunes n’étant ni en emploi ni aux études étant plus élevée chez les immigrants reçus âgés de 15 à 29 ans que chez leurs homologues qui sont Canadiens de naissanceNote . Cela était principalement attribuable aux différences entre les jeunes à la fin de la vingtaine, car la participation à la population active était plus faible chez les immigrants reçus que chez les personnes non immigrantes de ce groupe d’âge.

En septembre et octobre 2020, le taux NEET avait augmenté de façon significative par rapport à un an plus tôt chez les hommes immigrants et les femmes immigrantesNote  de 15 à 29 ans. Des augmentations semblables ont été observées chez les jeunes hommes non immigrants, alors qu’aucune variation significative n’a été observée chez les jeunes femmes non immigrantes.

Les tendances divergentes observées chez les jeunes femmes immigrantes et non immigrantes ont creusé l’écart du taux NEET. Le taux NEET est demeuré stable (10 % à 11 %) chez les femmes non immigrantes, tandis qu’il est passé de 13 % à 17 % chez les femmes immigrantes. Les augmentations de la participation aux études postsecondaires chez les femmes non immigrantes et le manque d’augmentation chez les femmes immigrantes peuvent en partie expliquer ces tendances. À l’inverse, on n’a constaté aucun écart statistiquement significatif entre le taux NEET des hommes immigrants (16 %) et celui des hommes non immigrants (14 %) en septembre et octobre 2020.

Le taux NEET est plus élevé chez les jeunes femmes appartenant à des groupes désignés comme minorités visibles que chez les jeunes femmes n’appartenant pas à un groupe de minorité visible

Les taux NEET des jeunes appartenant à des groupes désignés comme minorités visibles ne peuvent pas être comparés à ceux observés en 2019, puisque les données sur les personnes appartenant à des groupes désignés comme minorités visibles n’ont pas été recueillies au moyen de l’Enquête sur la population active avant l’été 2020. Toutefois, ils peuvent néanmoins offrir un aperçu de la situation de divers groupes de Canadiens et Canadiennes en ce qui concerne le travail et les études pendant la pandémie.

Le taux NEET des jeunes de 15 à 29 ans était plus élevé chez les jeunes femmes appartenant à des groupes désignés comme minorités visiblesNote  (14 %) que chez les jeunes femmes n’appartenant pas à un groupe de minorité visible (11 %)Note . En revanche, on n’a constaté aucune différence significative entre les taux NEET des jeunes hommes appartenant à une minorité visible (15 %) et ceux des jeunes hommes n’appartenant pas à une minorité visible (14 %).

Chez les jeunes femmes appartenant à des groupes désignés comme minorités visibles, le taux NEET variait selon le statut d’immigrant (graphique 3). En particulier, le taux NEET des jeunes femmes immigrantes appartenant à une minorité visible (18 %) était plus élevé que celui des jeunes femmes canadiennes de naissance appartenant à une minorité visible (10 %)Note , dont le taux était comparable à celui des femmes canadiennes de naissance du même groupe d’âge n’appartenant pas à une minorité visible (11 %).

Il peut y avoir d’importantes variations entre des groupes de population de minorités visibles particuliers. Par exemple, les jeunes de certains groupes de population peuvent être plus susceptibles d’être aux études, ou d’être en emploi et de ne pas être aux études. Toutefois, en raison de l’accent mis sur une période précise de deux mois, il n’est pas possible de ventiler tous les groupes désignés comme minorités visibles, en raison de la petite taille de l’échantillon et de la grande variabilité d’échantillonnage. Une analyse plus poussée reposant sur les données de l’Enquête sur la population active pour une année complète serait nécessaire pour examiner les tendances NEET chez des groupes de population désignés comme minorités visibles en particulier.

Graphique 3 Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études, selon le sexe, le statut d’immigrant et l’appartenance à une minorité visible, septembre et octobre 2020

Tableau de données du graphique 3 
Tableau de données du graphique 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3. Les données sont présentées selon Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études (titres de rangée) et Sexe, Estimations, Intervalle de confiance de 95 %, Personnes immigrantes appartenant à une minorité visible, Personnes non immigrantes appartenant à une minorité visible et Personnes non immigrantes n’appartenant pas à une minorité visible, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études Sexe Estimations Intervalle de confiance de 95 %
Personnes immigrantes appartenant à une minorité visible Personnes non immigrantes appartenant à une minorité visible Personnes non immigrantes n’appartenant pas à une minorité visible Personnes immigrantes appartenant à une minorité visible Personnes non immigrantes appartenant à une minorité visible Personnes non immigrantes n’appartenant pas à une minorité visible
pourcentage
NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation) Femmes 17,9 9,9Note E: à utiliser avec prudence 10,7 4,3 3,4 1,3
Hommes 17,5 14,1 13,8 5,1 3,8 1,3
En emploi (et non aux études) Femmes 40,6 31,0 44,1 5,4 6,1 2,0
Hommes 43,5 33,8 48,8 5,1 5,3 1,9
Aux études Femmes 41,5 59,1 45,3 5,4 6,4 2,1
Hommes 39,0 52,1 37,4 5,0 5,6 1,9

Le taux NEET est demeuré plus élevé chez les jeunes Autochtones

Les taux NEET des jeunes Autochtones (âgés de 15 à 29 ans) vivant hors réserveNote  dans les provinces sont demeurés plus élevés que ceux des jeunes non autochtones, comme c’était le cas avant la pandémie. En septembre et octobre 2020, le taux NEET était de 20 % chez les jeunes femmes autochtones par rapport à 12 % chez les jeunes femmes non autochtones, et de 21 % chez les jeunes hommes autochtones par rapport à 14 % chez les jeunes hommes non autochtones. Les taux NEET étaient de 24 % à 25 % chez les jeunes femmes et les jeunes hommes des Premières Nations vivant hors réserve, et de 15 % à 17 % chez les jeunes femmes et les jeunes hommes métis.

Les changements survenus au fil du temps au chapitre des taux NEET des jeunes Autochtones doivent être confirmés au moyen d’une analyse plus poussée, compte tenu de la petite taille des échantillons sur une période de deux moisNote . Cela dit, la proportion de jeunes hommes des Premières Nations vivant hors réserve qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études a diminué de façon significative; elle a baissé de 10 points de pourcentage selon les estimations par rapport à un an plus tôt. De plus, bien que le taux de fréquentation scolaire des jeunes hommes des Premières Nations vivant hors réserve n’ait pas affiché de variation statistiquement significative en raison des marges d’erreur importantes, son augmentation (non statistiquement significative) était de 7 points de pourcentage. Il s’agit d’une constatation qui mériterait d’être examinée dans le cadre d’analyses ultérieures en utilisant un plus grand échantillon de données sur une plus longue période, afin de déterminer si la tendance à laquelle elle laisse croire est valide.

Le taux NEET est en hausse dans cinq provinces pour les jeunes hommes, mais dans aucune province pour les jeunes femmes

Le taux NEET global des jeunes (âgés de 15 à 29 ans, les deux genres combinés) a augmenté de façon significative dans cinq provinces par rapport à un an plus tôt : la Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario, le Québec et la Nouvelle-Écosse. Dans toutes ces provinces, l’augmentation se situait entre 2 et 4 points de pourcentage. Cela représentait une amélioration par rapport à la première vague, où le taux NEET a affiché une augmentation d’au moins 10 % dans toutes les provinces de février à avril 2020Note .

Les taux NEET des jeunes femmes de 15 à 29 ans n’ont augmenté de façon significative d’une année à l’autre dans aucune province en septembre et octobre 2020, ce qui reflète l’augmentation plus faible du taux NEET national chez les jeunes femmes. Les taux NEET des jeunes hommes ont augmenté en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, en Ontario et en Nouvelle-Écosse (graphique 4).

Graphique 4 Variation en points de pourcentage du taux NEET des jeunes de 15 à 29 ans, selon le sexe et la province, septembre et octobre 2019 à septembre et octobre 2020

Tableau de données du graphique 4 
Tableau de données du graphique 4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4. Les données sont présentées selon Région géographique (titres de rangée) et Estimations, Intervalle de confiance de 95 %, Femmes et Hommes, calculées selon points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région géographique Estimations Intervalle de confiance de 95 %
Femmes Hommes Femmes Hommes
points de pourcentage
Canada 1,4 4,3 1,2 1,1
T.-N.-L. -3,4 1,7 5,9 5,3
Î.-P.-É. 1,3Note E: à utiliser avec prudence 2,5Note E: à utiliser avec prudence 4,2 5,2
N.-É. 1,0 7,2 4,0 5,1
N.-B. 0,2 3,3 4,1 5,0
Qc 1,6 2,3 2,5 2,6
Ont. 1,8 4,9 2,1 2,0
Man. -3,9 0,8 3,0 2,4
Sask. -2,1 3,4 3,8 2,8
Alb. 2,8 6,0 3,4 3,5
C.-B. 1,8 4,9 3,0 3,0

Contrairement aux tendances globales, le Manitoba a affiché certaines améliorations du taux NEET entre l’automne 2019 et l’automne 2020, bien que seulement chez les femmes. Le taux NEET a diminué de façon significative chez les jeunes femmes, en raison d’une augmentation de leur inscription à des études postsecondairesNote . En ce qui concerne les jeunes hommes, leurs taux de fréquentation d’un établissement postsecondaire ont également augmenté, ce qui a quelque peu compensé le déclin de la proportion de ceux qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études et a entraîné une stabilité du taux NEET des hommes dans cette province.

Les jeunes sont tout aussi susceptibles que leurs homologues plus âgés d’avoir reçu des prestations liées à la COVID-19

Au début de la pandémie de COVID-19, le gouvernement fédéral a mis en place un certain nombre de programmes visant à aider les Canadiens dans le contexte de l’arrêt de l’activité économique découlant de la pandémie. La Prestation canadienne d’urgence (PCU) a fourni un soutien financier aux Canadiens ayant perdu leur emploi en raison de la pandémie, tandis que la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE) s’adressait aux étudiants de l’enseignement postsecondaire et aux récents diplômés de l’enseignement postsecondaire et secondaire n’ayant pas pu trouver de travail pour cette même raison.

En septembre et octobre 2020, les jeunes NEET étaient tout aussi susceptibles de recevoir l’une des prestations liées à la COVID-19 que les adultes de 30 à 54 ans qui étaient sans emploiNote . On estime que 22 % des jeunes femmes NEET ont déclaré avoir reçu des prestations liées à la COVID-19 au cours du mois précédent, de même que 20 % des femmes plus âgées qui étaient sans emploiNote . De même, 26 % des jeunes hommes NEET et 25 % des hommes plus âgés qui étaient sans emploi ont déclaré avoir reçu des prestations liées à la COVID-19 au cours du mois précédent. Les différences entre les genres étaient statistiquement significatives pour les adultes de 30 à 54 ans, mais pas pour les jeunes de 15 à 29 ans.

Il en va de même pour les prestations gouvernementales en général (qu’elles soient liées ou non à la COVID-19)Note . On estime que 37 % des jeunes femmes NEET et que 35 % des femmes plus âgées sans emploi ont déclaré avoir reçu des prestations gouvernementales au cours du mois précédent, comme 41 % des jeunes hommes NEET et 45 % des hommes plus âgés sans emploiNote .

Les jeunes qui n’étaient pas en situation NEET étaient beaucoup moins susceptibles de recevoir des prestations que les jeunes NEET. Chez les jeunes qui n’étaient pas  en situation NEET, 8 % des hommes et 9 % des femmes ont déclaré avoir reçu des prestations liées à la COVID-19 au cours du mois précédent (ce qui n’est pas une différence significative entre les genres), tandis que 9 % des hommes et que 13 % des femmes ont déclaré avoir reçu des prestations gouvernementales au cours du mois précédent (ce qui est une différence significative entre les genres)Note .

Conclusion

Au début de l’année scolaire 2020-2021, les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur le taux NEET des jeunes étaient considérablement moindres par rapport à ce qu’elles étaient en avril pendant l’arrêt de l’activité économique et la fermeture des écoles. En avril, l’augmentation d’une année à l’autre du taux NEET des jeunes était d’au moins 10 %. En septembre et octobre 2020, le taux NEET était légèrement plus élevé chez les jeunes femmes (+1 point de pourcentage) par rapport à un an plus tôt, et il était plus élevé de 4 points de pourcentage chez les jeunes hommes.

L’augmentation relativement plus faible du taux NEET des jeunes femmes par rapport aux jeunes hommes en septembre et octobre 2020 peut s’expliquer par les augmentations observées au chapitre de leur taux de fréquentation des établissements postsecondaires au début de l’année scolaire 2020-2021, par rapport à 2019-2020.

L’augmentation des inscriptions à l’enseignement postsecondaire chez les jeunes femmes a compensé en partie les diminutions observées au chapitre du taux de fréquentation des écoles secondaires (chez celles de 15 à 19 ans) et de la proportion de celles qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études (chez celles de 20 à 24 ans). Chez les hommes, on n’a constaté aucune variation au chapitre de la fréquentation des établissements postsecondaires, tandis que des diminutions ont été observées au chapitre de la fréquentation des écoles secondaires, ainsi que dans la proportion de ceux qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études chez les jeunes hommes de 20 à 24 ans et de 25 à 29 ans. En raison des tendances de différence entre les genres entre la période d’avant la pandémie et la période de la pandémie les jeunes femmes étaient, en septembre et octobre 2020, moins susceptibles que les jeunes hommes de n’être ni en emploi ni aux études (12 % par rapport à 14 %). Ces données contrastent avec la parité relative entre les genres observée un an plus tôt (11 % chez les femmes et 10 % chez les hommes).

Les tendances selon le genre divergentes peuvent avoir des répercussions à long terme sur les tendances du bien-être économique futur. Par exemple, étant donné que les jeunes femmes étaient plus susceptibles d’être inscrites à des études postsecondaires au début de l’année scolaire 2020-2021, en particulier les femmes non immigrantes, il est possible qu’elles obtiennent de meilleurs résultats sur le marché du travail que leurs homologues masculins à l’avenir. D’autres travaux seront nécessaires pour évaluer l’incidence différentielle entre les genres des interruptions découlant de la pandémie sur la capacité des jeunes à réussir leur passage de l’école secondaire aux études postsecondaires ou de l’école au marché du travail, ou à retourner sur le marché du travail.

Certains groupes de population peuvent être plus durement touchés par la pandémie, et ce, même après la réouverture des écoles et la relance de l’économie. Par exemple, l’écart NEET entre les femmes immigrantes et non immigrantes s’est élargi entre l’automne 2019 et l’automne 2020, parce que les femmes non immigrantes étaient plus susceptibles de s’inscrire à des études postsecondaires. Il serait d’une importance cruciale pour la recherche d’évaluer davantage les répercussions de la pandémie sur les taux NEET des jeunes immigrants, ainsi que de déterminer l’incidence des mesures de confinement liées à la pandémie sur les taux NEET de différents groupes de population.

Les taux NEET des jeunes femmes et des jeunes hommes autochtones, et plus particulièrement des jeunes femmes et des jeunes hommes des Premières Nations vivant hors réserve, sont demeurés plus élevés que ceux des jeunes femmes et des jeunes hommes non autochtones. On estime que la proportion de jeunes hommes des Premières Nations qui étaient en emploi et qui n’étaient pas aux études a diminué de 10 points de pourcentage. Leur taux de fréquentation scolaire a peut-être augmenté, mais la variation n’était pas statistiquement significative et il serait utile de l’examiner à l’aide d’un échantillon plus grand et portant sur une période de plus de deux mois.


Tableau 1
Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études des jeunes de 15 à 29 ans, selon leur sexe et leur groupe d’âge détaillé, Canada, septembre et octobre 2019, et septembre et octobre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études des jeunes de 15 à 29 ans. Les données sont présentées selon Sexe et groupe d'âge (titres de rangée) et NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation), En emploi (et non aux études), Aux études, Sept. et oct. 2019, Sept. et oct. 2020 et Variation d’une année à l’autre, calculées selon pourcentage et points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Sexe et groupe d'âge NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation) En emploi (et non aux études) Aux études
Sept. et oct. 2019 Sept. et oct. 2020 Variation d’une année à l’autre Sept. et oct. 2019 Sept. et oct. 2020 Variation d’une année à l’autre Sept. et oct. 2019 Sept. et oct. 2020 Variation d’une année à l’autre
pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage
15 à 29 ans 10,2 13,1 2,9Note * 46,7 43,4 -3,3Note * 43,1 43,5 0,4
Femmes 10,6 12,0 1,4Note * 43,3 40,2 -3,1Note * 46,1 47,8 1,6Note *
Hommes 9,9 14,2 4,3Note * 49,9 46,3 -3,6Note * 40,2 39,5 -0,7
15 à 19 ans 5,6 6,6 1,0Note * 11,2 10,7 -0,5 83,2 82,7 -0,5
Femmes 4,8 5,1 0,3 9,5 8,3 -1,2 85,7 86,6 0,8
Hommes 6,3 8,1 1,8Note * 12,8 12,9 0,1 80,9 79,0 -1,9
20 à 24 ans 11,6 15,0 3,4Note * 47,2 41,4 -5,8Note * 41,2 43,6 2,5Note *
Femmes 10,9 13,0 2,1Note * 42,2 36,2 -6,0Note * 46,9 50,8 3,9Note *
Hommes 12,3 16,9 4,6Note * 51,8 46,1 -5,7Note * 35,9 37,0 1,2
25 à 29 ans 12,6 16,6 3,9Note * 74,8 71,5 -3,3Note * 12,6 12,0 -0,6
Femmes 15,0 16,7 1,7 71,5 69,6 -1,8 13,6 13,7 0,2
Hommes 10,4 16,5 6,1Note * 77,9 73,2 -4,7Note * 11,7 10,3 -1,3

Tableau 2
Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études des jeunes de 15 à 29 ans selon le sexe, Canada et provinces, septembre et octobre 2019, et septembre et octobre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études des jeunes de 15 à 29 ans selon le sexe. Les données sont présentées selon Région géographique et sexe (titres de rangée) et NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation), En emploi (et non aux études), Aux études, Sept. et oct. 2019, Sept. et oct. 2020 et Variation d’une année à l’autre, calculées selon pourcentage et points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région géographique et sexe NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation) En emploi (et non aux études) Aux études
Sept. et oct. 2019 Sept. et oct. 2020 Variation d’une année à l’autre Sept. et oct. 2019 Sept. et oct. 2020 Variation d’une année à l’autre Sept. et oct. 2019 Sept. et oct. 2020 Variation d’une année à l’autre
pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage
Canada 10,2 13,1 2,9Note * 46,7 43,4 -3,3Note * 43,1 43,5 0,4
Femmes 10,6 12,0 1,4Note * 43,3 40,2 -3,1Note * 46,1 47,8 1,6Note *
Hommes 9,9 14,2 4,3Note * 49,9 46,3 -3,6Note * 40,2 39,5 -0,7
Terre-Neuve-et-Labrador 16,6 15,9 -0,8 41,7 40,7 -1,0 41,6 43,4 1,8
Femmes 18,0 14,5 -3,4 36,3 38,1 1,8 45,7 47,3 1,6
Hommes 15,4 17,2 1,7 46,8 43,1 -3,7 37,8 39,8 2,0
Île-du-Prince-Édouard 9,4 11,4 1,9 52,9 44,2 -8,8Note * 37,6 44,5 6,8Note *
FemmesTableau 2 Note 1 7,4 8,7 1,3 51,5 37,7 -13,8Note * 41,1 53,6 12,5Note *
HommesTableau 2 Note 1 11,3 13,8 2,5 54,3 50,0 -4,3 34,5 36,2 1,7
Nouvelle-Écosse 11,1 15,3 4,2Note * 46,7 42,0 -4,7Note * 42,2 42,7 0,5
Femmes 10,2 11,1 1,0 45,2 43,8 -1,4 44,6 45,1 0,5
Hommes 12,1 19,3 7,2Note * 48,1 40,3 -7,9Note * 39,8 40,4 0,6
Nouveau-Brunswick 12,4 14,2 1,8 49,5 47,6 -1,9 38,1 38,2 0,1
Femmes 10,7 10,9 0,2 46,2 43,6 -2,6 43,2 45,6 2,4
Hommes 14,0 17,4 3,3 52,7 51,5 -1,2 33,2 31,1 -2,1
Québec 8,3 10,3 1,9Note * 46,2 42,0 -4,3Note * 45,4 47,7 2,3Tableau 2 Note 
Femmes 7,6 9,2 1,6 41,2 37,2 -4,1Note * 51,1 53,6 2,5
Hommes 9,0 11,3 2,3Tableau 2 Note  51,0 46,5 -4,5Note * 40,0 42,2 2,2
Ontario 10,7 14,1 3,4Note * 44,7 42,5 -2,2Note * 44,6 43,3 -1,2
Femmes 11,2 13,0 1,8Tableau 2 Note  42,0 39,2 -2,8Tableau 2 Note  46,8 47,9 1,1
Hommes 10,3 15,2 4,9Note * 47,1 45,6 -1,5 42,5 39,1 -3,4Note *
Manitoba 12,7 11,2 -1,5 49,4 46,4 -3,0Tableau 2 Note  37,9 42,4 4,5Note *
Femmes 14,8 11,0 -3,9Note * 44,1 43,8 -0,3 41,1 45,3 4,2Note *
Hommes 10,7 11,5 0,8 54,4 48,9 -5,4Note * 35,0 39,6 4,7Note *
Saskatchewan 11,7 12,5 0,8 48,0 49,0 1,0 40,3 38,6 -1,8
Femmes 14,7 12,6 -2,1 41,9 43,7 1,8 43,4 43,7 0,3
Hommes 9,0 12,4 3,4Note * 53,6 53,9 0,3 37,5 33,8 -3,7
Alberta 11,0 15,5 4,5Note * 50,6 44,8 -5,8Note * 38,4 39,8 1,4
Femmes 11,9 14,7 2,8 47,8 43,3 -4,5Tableau 2 Note  40,3 41,9 1,6
Hommes 10,1 16,1 6,0Note * 53,2 46,1 -7,1Note * 36,6 37,8 1,1
Colombie-Britannique 8,9 12,3 3,4Note * 49,2 44,9 -4,3Note * 41,9 42,8 0,9
Femmes 9,6 11,4 1,8 46,0 42,9 -3,2 44,4 45,7 1,4
Hommes 8,3 13,2 4,9Note * 52,2 46,8 -5,4Note * 39,5 40,0 0,5

Tableau 3
Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études des jeunes, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Canada, septembre et octobre 2019, et septembre et octobre 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Activité sur le marché du travail et situation par rapport aux études des jeunes. Les données sont présentées selon Caractéristiques (titres de rangée) et NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation), En emploi (et non aux études), Aux études, Sept. et oct. 2019, Sept. et oct. 2020 et Variation d’une année à l’autre, calculées selon pourcentage et points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation) En emploi (et non aux études) Aux études
Sept. et oct. 2019 Sept. et oct. 2020 Variation d’une année à l’autre Sept. et oct. 2019 Sept. et oct. 2020 Variation d’une année à l’autre Sept. et oct. 2019 Sept. et oct. 2020 Variation d’une année à l’autre
pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage
15 à 29 ans (total) 10,2 13,1 2,9Note * 46,7 43,4 -3,3Note * 43,1 43,5 0,4
Identité autochtone
Population autochtone 18,7 20,3 1,6 43,6 39,9 -3,6 37,7 39,7 2,0
Femmes autochtones 20,3 19,7 -0,5 36,2 36,3 0,1 43,5 43,9 0,4
Hommes autochtones 17,2 21,0 3,7 50,5 43,8 -6,7Tableau 3 Note  32,3 35,3 3,0
Population non autochtone 9,9 13,0 3,1Note * 46,9 43,6 -3,3Note * 43,2 43,5 0,3
Femmes non autochtones 10,2 11,8 1,7Note * 43,6 40,4 -3,2Note * 46,2 47,8 1,5Tableau 3 Note 
Hommes non autochtones 9,6 14,0 4,4Note * 50,0 46,5 -3,5Note * 40,4 39,5 -0,9
Statut d’immigrant
Personnes immigrantes 11,2 16,8 5,6Note * 44,9 42,6 -2,3 43,9 40,6 -3,3Tableau 3 Note 
Femmes immigrantes 13,0 17,3 4,3Note * 40,8 40,6 -0,3 46,2 42,1 -4,1
Hommes immigrants 9,3 16,3 7,0Note * 49,2 44,5 -4,8Note * 41,5 39,2 -2,2
Personnes non immigrantes 9,8 12,2 2,3Note * 47,6 43,8 -3,8Note * 42,6 44,0 1,5Note *
Femmes non immigrantes 9,6 10,5 1,0Tableau 3 Note  44,2 40,8 -3,4Note * 46,3 48,7 2,4Note *
Hommes non immigrants 10,1 13,7 3,6Note * 50,8 46,6 -4,2Note * 39,2 39,7 0,5
25 à 29 ans (total) 12,6 16,6 3,9Note * 74,8 71,5 -3,3Note * 12,6 12,0 -0,6
Parents (c.-à-d. enfants de moins de 15 ans présents dans le ménage) 24,8 24,0 -0,8 69,3 68,3 -1,0 5,8 7,7 1,9
Mères 32,4 30,2 -2,2 61,4 61,9 0,4 6,2 7,9 1,7
PèresTableau 3 Note 1 8,1 9,7 1,6 86,8 83,1 -3,7 5,1 7,2 2,1

Début de l’encadré

Sources de données, méthodes et définitions

Source de données

Les données utilisées dans le présent article proviennent de l’Enquête sur la population active (EPA). Les estimations de l’EPA pour septembre 2020 sont pour la semaine du 13 au 19 septembre, et les estimations pour octobre 2020 sont pour la semaine du 11 au 17 octobre. L’échantillon est représentatif de la population canadienne de 15 ans et plus, à l’exclusion des personnes vivant dans les réserves et les autres établissements autochtones dans les provinces; des membres à temps plein des Forces armées canadiennes; de la population vivant en établissement; et des ménages situés dans des régions extrêmement éloignées ayant une très faible densité de population. La population des territoires est également exclue des estimations nationales. Ensemble, ces groupes exclus représentent environ 2 % de la population de 15 ans et plus.

Méthodes

Dans le contexte de l’indicateur NEET, les répondants sont divisés en trois catégories mutuellement exclusives totalisant 100 %. Ces catégories sont les répondants en situation NEET (ni en emploi, ni aux études, ni en formation), les répondants qui sont aux études (y compris les étudiants occupant un emploi) et les répondants qui sont en emploi et qui ne sont pas aux études. Un répondant est réputé être aux études s’il fréquente un établissement d’enseignement (école primaire, école secondaire, école de métiers, collège, cégep ou université) à temps plein ou à temps partiel. Dans le présent article, conformément à la méthodologie de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un répondant qui fréquente une école « autre », comme l’enseignement à domicile, n’est pas réputé être aux études.

Les taux NEET sont habituellement calculés en utilisant les trois premiers mois de l’année (méthodologie de l’OCDE, pour les comparaisons internationales) ou en utilisant les mois de septembre à avril pour les études nationales et interprovinciales. Pour mesurer les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les taux NEET, on a utilisé des estimations mensuelles, et donc des échantillons plus petits, puisqu’il existe une tendance saisonnière à l’égard du taux NEET. Par conséquent, les taux NEET présentés dans cet article ne doivent pas être comparés aux taux NEET annuels.

Si l’on compare les constatations du présent article à celles des diffusions mensuelles de l’EPA dans Le Quotidien, il faut noter que, dans le présent article, le terme « jeunes » désigne les personnes de 15 à 29 ans (conformément à l’usage pour l’indicateur NEET), tandis que, dans les diffusions mensuelles de l’EPA, il désigne les personnes de 15 à 24 ans. Il convient également de noter que le concept NEET de personne « en emploi et non aux études » (qui exclut les étudiants occupant un emploi) diffère du concept de personne « occupant un emploi » de l’EPA (qui comprend les étudiants occupant un emploi). Le taux d’emploi sera donc toujours plus élevé que la proportion de jeunes qui sont en emploi et qui ne sont pas aux études. Une autre différence est que, dans le cadre de l’EPA, on établit principalement des comparaisons par rapport aux circonstances observées avant la pandémie (février 2020), en utilisant des données désaisonnalisées, tandis que, dans le cadre du présent article, on compare septembre et octobre 2020 à septembre et octobre 2019.

La parentalité est définie en fonction de la présence d’au moins un enfant âgé de 0 à 15 ans au sein du ménage. La limite d’âge est fixée à 15 ans parce que le concept de parentalité est utilisé dans le cadre de cet article pour déterminer si le fait d’avoir des enfants ne pouvant pas être seuls à la maison est associé à des variations du taux NEET. Cependant, la plupart des parents âgés de 25 à 29 ans auraient des enfants d’âge préscolaire (c.-à-d. âgés de 5 ans ou moins).

La variable utilisée pour caractériser la parentalité (âge du plus jeune enfant) est uniquement disponible pour les personnes qui sont soit la personne de référence au sein de leur ménage, soit le conjoint ou la conjointe de la personne de référence. Les répondants ayant d’autres liens avec la personne de référence (p. ex. fils, fille, frère ou sœur) sont exclus de l’analyse de l’indicateur NEET selon la parentalité. La personne de référence du ménage est habituellement un adulte qui a la charge de la famille ou qui est responsable des soins de la famille.

La méthode bootstrap utilise 1 000 poids bootstrap pour calculer la variation des estimations attribuable à l’échantillonnage. Les intervalles de confiance de 95 % dans les estimations de la variation en points de pourcentage sont illustrés par les lignes superposées sur les barres des graphiques. Une variation dans le taux (taux NEET, taux de fréquentation scolaire ou proportion de personnes en emploi et non aux études) est statistiquement significative si les barres ne chevauchent pas l’axe des x.

Définitions

NEET : Personnes qui ne sont ni en emploi, ni aux études, ni en formation; c’est-à-dire qui ne sont pas en emploi et qui ne sont pas aux études.

Aux études : Personnes qui fréquentent, en ligne ou en personne, une école primaire ou secondaire; un collège, un cégep, une école de métiers ou un établissement semblable; ou une université. Les personnes qui déclarent fréquenter un établissement d’enseignement « autre », y compris l’enseignement à domicile, ne sont pas classées dans cette catégorie.

Parent : Un répondant de l’EPA qui est désigné comme la personne de référence du ménage ou dont le conjoint ou la conjointe est la personne de référence du ménage, et qui vit au sein d’un ménage composé d’un enfant âgé de 0 à 14 ans. Cette définition s’applique également à l’utilisation des termes « mères » (parents de sexe féminin) et « pères » (parents de sexe masculin). Presque tous les parents âgés de 25 à 29 ans, le groupe dont il est question dans le présent article, auraient des enfants d’âge préscolaire (c.-à-d. âgés de 5 ans ou moins).

Minorité visible : Indique qu’une personne s’est identifiée comme personne appartenant à un groupe désigné comme une minorité visible au sens de la Loi sur l’équité en matière d’emploi, qui définit les minorités visibles comme « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n’ont pas la peau blanche ».

Personne immigrante : Les personnes immigrantes sont définies comme des personnes qui sont ou qui ont déjà été des immigrants reçus (résidents permanents). Les personnes qui ont immigré en 2020 sont exclues des analyses de 2020 et celles qui ont immigré en 2019 sont exclues des analyses de 2019. Cette exclusion vise à tenir compte de l’immigration particulièrement faible en 2020 en raison de la pandémie. Les personnes nées hors du Canada qui ne sont pas et qui n’ont jamais été des immigrants reçus sont exclues des analyses portant sur les personnes immigrantes.

Personne non immigrante : Les personnes non immigrantes sont définies comme les personnes nées au Canada.

Fin de l’encadré

Renseignements additionnels

Articles connexes

Sources de données

Références bibliographiques


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