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Les publications L’activité humaine et l’environnement (AHE) rassemblent des statistiques environnementales tirées de
nombreuses sources, et créent un portrait statistique de l’environnement
au Canada tout en mettant l’accent sur l’activité humaine
et ses relations avec l’air, l’eau, le sol, les plantes et les
animaux.
Dans le passé, chaque numéro annuel de l’AHE débutait
par un article de fond traitant d’un thème environnemental qui
préoccupe les Canadiens, suivi d’un compendium de tableaux statistiques.
À partir de 2010, l’article et les tableaux seront publiés
séparément et l’article continuera d’être
diffusé annuellement.
Cet article analytique « Offre et demande d’eau douce
au Canada » fournit de l’information sur les réserves
d’eau douce que possèdent le Canada et les demandes dont elles
font l’objet. Il présente de nouveaux résultats obtenus
à Statistique Canada, auxquels sont incorporés des renseignements
en provenance d’autres sources, y compris d’autres ministères
fédéraux, des organismes internationaux et des revues scientifiques.
Certains termes utilisés dans cet article sont définis ci-dessous
(encadré : « Termes-clés »)
Offre d’eau
- L’offre d’eau douce renouvelable annuelle moyenne au Canada,
ou l’apport en eau, est de 3 472 km3. À
titre de comparaison, il s’agit d’un volume d’eau qui correspond
presque au lac Huron (qui contient 3 540 km3 d’eau).
- Cette ressource abondante qu’est l’apport en eau est toutefois
répartie de façon inégale au pays. La région de
drainage Côte du Pacifique a un apport annuel moyen en eau par unité
de surface de 1,54 m3/m2; il s’agit
de l’apport en eau par unité de surface le plus élevé
au pays. Viennent ensuite les régions de drainage Terre- Neuve–Labrador
et Côte des provinces Maritimes, dont les apports annuels moyens par
unité de surface sont respectivement de 0,86 m3/m2 et de 0,85 m3/m2. Les régions
de drainage dans les Prairies et au Nord des Prairies produisent les plus
faibles quantités d’eau, avec des apports en eau variant entre 0,02 et 0,07 m3/m2.
- Le Sud du pays, où habite 98 % de la population, est
à l’origine de 38 % de l’apport en eau ou de 42 661 m3 d’eau douce renouvelable par habitant. Dans le Nord, l'apport
en eau par habitant est de 98 fois supérieur (4 193 014 m3).
- L’apport annuel moyen d’eau douce par unité de surface
pour les Prairies est de 0,05 m3/m2, inférieur
à celui pour l’Australie ou pour l’Afrique du Sud. Cela
équivaut à 12 % de l’apport de la région
de drainage Grands Lacs, 6 % de celui de la région de drainage
Côte des Maritimes et 3 % seulement de celui de la région
de drainage Côte du Pacifique.
- Le Brésil, qui a l’apport en eau douce par unité
de surface le plus élevé au monde, fournit 43 756 m3 d’eau par personne par an, soit 40 % de ce qui est
disponible par personne annuellement au Canada, ou environ 110 000 m3.
- Même si l’apport en eau total des États-Unis est
comparable à celui du Canada, la quantité d’eau douce
renouvelable par habitant aux États-Unis est seulement 9,1 %
de celle par habitant au Canada parce que la population des États-Unis
est beaucoup plus importante.
Tendances de l’offre d’eau
- De 1971 à 2004, l’apport en eau dans le
Sud du Canada a diminué en moyenne de 3,5 km3 par
année, ce qui équivaut à une perte totale de 8,5 %
de l’apport en eau au cours de cette période. Cette baisse annuelle
moyenne de 3,5 km3 correspond presque au volume d’eau
de 3,8 km3 fourni à la population résidentielle
du Canada annuellement.
- La région au Canada qui a eu l’apport en eau le plus faible
ainsi que la plus forte variabilité de l’apport en eau entre 1971 et 2004,
était celle des Prairies.
- De 1971 à 2004, l’apport en eau pour les
Prairies a diminué de 0,56 km3/année. À
titre de comparaison, ce volume représente environ 80 % du
volume total de l’eau produite en 2005 par les usines de traitement
de l’eau potable de ses cinq régions de drainage. Au cours de
la période de 34 ans étudiée, cela représente
une réduction totale de l’apport en eau de 20 km3, équivalente à environ la moitié de l’apport
en eau annuel moyen à long terme des Prairies.
- Dans la majeure partie du pays, l’apport en eau se fait surtout
en avril, en mai et en juin par la fonte des neiges et des glaciers et l’augmentation
des précipitations. Dans le Nord, ce sommet se produit vers la fin
du printemps et au début de l’été. Dans le Sud,
où se fait la grande majorité de la production économique
du Canada, c’est au printemps que l’apport en eau est le plus
élevé. À mesure que le printemps cède sa place
à l’été, l’apport en eau diminue et la demande
d’eau liée à l’activité humaine augmente.
Utilisation de l’eau
- En 2005, environ 42 km3 d’eau ont été
prélevés de l’environnement et utilisés aux fins
d’activités économiques et ménagères au
Canada. Environ 14 % de cette eau provenait du réseau public
d’alimentation en eau tandis qu’approximativement 86 %
ont été prélevés directement de l’environnement
par l’utilisateur final.
- Plus de 90 % du volume d’eau prélevée
a été utilisé pour soutenir l’activité économique,
et environ 9 % a été utilisé directement par
le secteur résidentiel. Ce secteur a utilisé 56 %
de l’eau fournie par le réseau public d’alimentation en
eau. Le secteur qui a utilisé la plus grande quantité d’eau
dans l’ensemble, et de loin, est le secteur de la production thermique
d’énergie électrique.
- Dans l’ensemble, on estime que 25 % des Canadiens comptent
sur les eaux souterraines pour leurs besoins en eau potable. Ceci varie selon
la région : la population de la région de drainage
Saint-Jean–St-Croix compte le plus sur les eaux souterraines, tandis
que la population de la région de drainage Saskatchewan Sud compte
le moins sur les eaux souterraines.
- Le secteur agricole a été à l’origine de 4,6 %
(près de 2 km3) du volume total d’eau prélevée
en 2005. La plus grande partie de cette eau a été utilisée
pour irriguer les cultures, et les 16 % restants, pour soutenir
la production animale.
- Les précipitations qui ont soutenu la croissance des cultures
représentaient environ le double du volume d’eau prélevée
annuellement par tous les secteurs de l’économie en 2005.
- Le Canada est l’un des plus grands producteurs d’hydroélectricité
au monde, et le volume d’eau nécessaire à la production
d’hydroélectricité au Canada est beaucoup plus important
que celui pour l’ensemble de toutes les autres utilisations d’eau
au pays. En 2005, la production d’hydroélectricité
au Canada a utilisé environ 3 billions de mètres cubes
d’eau — plus de 100 fois le volume d’eau utilisé
par le secteur de la production thermique d’énergie électrique
et un peu plus de 70 fois le volume total de toute l’eau utilisée
au Canada en 2005.
Eau virtuelle
- Plus d'eau est incorporée dans les produits forestiers que dans
les produits alimentaires. Lorsque les précipitations sont prises en
compte, la production de bois d’oeuvre, de pâte de bois, de papier
et d’autres produits forestiers d’exportation requiert sept fois
plus d’eau que la production de produits agricoles d’exportation.
- La plus grande partie de l’eau utilisée pour répondre
à la demande intérieure était utilisée pour la
production des biens d’exportation, soit 66 %, tandis que
les dépenses personnelles représentaient 16 %.
- En excluant les précipitations dans le calcul de l’eau
utilisée pour répondre à la demande intérieure,
la plus grande partie, soit 47 %, était utilisée pour
les dépenses personnelles tandis que la production des biens d’exportation
représentait 37 %.
Offre et demande
- En 2005, les prélèvements d’eau totaux au Canada
représentaient 1,2 % des ressources en eau renouvelables
annuelles moyennes. Toutefois, plus de pressions s’exercent sur les
ressources hydriques dans certaines régions du pays que dans d’autres,
pressions qui habituellement atteignent leur sommet en été.
- En août 2005, plus de 40 % de l’apport en
eau dans la région de drainage Okanagan–Similkameen et dans les
Prairies ont été prélevés par le secteur agricole,
l’industrie et les ménages. Dans les Prairies, où les
stocks sont limités, la demande d’eau doit être satisfaite
principalement par l’eau renouvelable et les pénuries d’eau
sont évidentes lorsque la demande excède l’offre d’eau
renouvelable.
- En août 2005, la région de drainage Saskatchewan Nord
n’affichait pas un ratio de la demande à l’offre comparable
à celui de la région Saskatchewan Sud, parce qu’elle avait
un apport en eau plus élevé, une population plus petite et moins
d’irrigation.
- Plus de 40 % de l’apport en eau était aussi prélevé
en août 2005 dans la région de drainage Grands Lacs
au Canada. Toutefois, les Grands Lacs contiennent plus de 6,5 fois
l’apport en eau total du Canada. Par conséquent, dans cette région
de drainage, le faible apport en eau durant les mois d’été
risque moins d’imposer des contraintes sur les activités humaines.
Termes-clés
L’apport en eau représente l’offre d’eau douce,
ou les ressources en eau douce renouvelables du Canada. Il est défini
comme étant la quantité d’eau douce dérivée
des mesures de débits non régularisés dans une zone géographique
donnée au cours d’une période précise; il représente
une estimation de l’eau renouvelable.
Le prélèvement d’eau est utilisé comme approximation
de la demande. Le prélèvement d’eau est la quantité
totale d’eau ajoutée au réseau d’alimentation en
eau d’un établissement ou d’un ménage pour remplacer
l’eau évacuée ou consommée. Il peut être
ventilé selon les quantités prélevées de diverses
sources (par exemple, eaux de surface, eaux souterraines) et les quantités
utilisées à diverses fins ou utilisations finales. On parle
souvent aussi à cet égard d’extraction d’eau.
Ces termes ainsi que d’autres termes importants sont définis
dans le glossaire de l’appendice A.