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À l’affût du prochain tsunami

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La longueur du littoral canadien rend le pays vulnérable aux catastrophes naturelles imprévues. Les tsunamis, par exemple, peuvent être causés par des tremblements de terre, des glissements sous‑marins ou terrestres, des éruptions volcaniques ou des impacts de météorites.

Si un tsunami survenait dans l’océan Pacifique, le premier avertissement serait donné par un réseau de sismographes coordonné à l’échelle internationale. La Commission géologique du Canada administre plus de 30 stations sismiques situées dans un rayon de 300 kilomètres de la côte de la Colombie‑Britannique. Ces stations fournissent des données en temps réel aux autorités dans les zones sensibles aux tsunamis pour qu’elles élaborent des plans d’urgence.

Carte 16.5 Zones à risque d'inondation reliée aux tsunami sur la côte Ouest

Le Canada n’a pas connu, dans ses écrits historiques, un phénomène de l’ampleur du tsunami qui a déferlé, le 26 décembre 2004, de l’Indonésie à l’océan Indien. Cependant, le 18 novembre 1929, un tremblement de terre d’une magnitude de 7,2 s’est produit à la limite méridionale des Grands Bancs, à 280 kilomètres au sud de Terre‑Neuve. Cette secousse a provoqué le plus important glissement de terrain sous‑marin jamais observé au Canada — un déplacement d’environ 200 kilomètres cubes de sédiments, transportés sur les fonds marins. Il en a résulté le pire tsunami de l’histoire du pays : des vagues de 3 à 8 mètres de hauteur et un jet de rive atteignant 13 mètres ont balayé — à la plus haute marée — les collectivités de la péninsule Burin, faisant 28 victimes et causant des dommages matériels considérables.

Après la catastrophe indonésienne, le Canada a décidé de mettre en place un système d’alerte en cas de tsunami sur la côte de l’Atlantique. Un important dispositif existait déjà sur la côte du Pacifique — plus de 70 % des tsunamis surviennent dans l’océan Pacifique. Aujourd’hui, grâce à un investissement d’environ 250 000 $, le Centre de prévision des intempéries de la région de l’Atlantique a élargi ses procédures d’avertissement des crues et autres avertissements météorologiques pour inclure les alertes aux tsunamis.