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Le changement climatique a avivé l’intérêt quant aux possibilités d’emprunter le passage du Nord‑Ouest pour le transport maritime et d’autres activités commerciales. La souveraineté dans l’Arctique devient alors un sujet brûlant : certains pays, dont les États‑Unis, reconnaissent l’appartenance au territoire canadien des îles de l’Arctique, mais considèrent que le passage appartient aux eaux internationales.
Selon la Garde côtière canadienne, 86 navires, dont des navires de recherche sont entrés dans les eaux de l’Arctique canadien en 2007. On a dénombré 11 transits dans le passage du Nord‑Ouest, dont 5 de paquebots de croisière.
Le retrait des glaces marines est évident, mais les conséquences à long terme sont moins claires. De 1974 à 2004, l’étendue moyenne des glaces marines en été s’est réduite de 15 % à 20 %. L’épaisseur des glaces subsistantes a diminué globalement de 10 % à 15 % et de 40 % au centre de l’océan Arctique, selon l’Arctic Climate Impact Assessment, une étude commandée par le Conseil de l’Arctique — un forum international regroupant le Canada et d’autres pays arctiques. En outre, selon les mesures par satellite analysées par le National Snow and Ice Data Center des États‑Unis, la fonte de ces glaces pourrait être encore plus rapide.
En 2001, un rapport de la Marine américaine prévoyait que « d’ici 5 à 10 ans, les navires non renforcés pour la navigation dans les glaces pourront emprunter le passage du Nord‑Ouest pendant un mois chaque été ». Les scientifiques fédéraux canadiens sont moins optimistes : selon eux, l’oscillation arctique, un mouvement circulaire des vents atmosphériques et des courants océaniques, pousse la banquise contre le flanc nord‑ouest de l’archipel Arctique. Ces solides glaces pluriannuelles d’une épaisseur de 3 ou 4 mètres sont repoussées dans le passage du Nord‑Ouest, continuant de rendre les déplacements difficiles.