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Le stress réduit la productivité

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Les Canadiens qui ont un emploi stressant peuvent peut-être accomplir beaucoup de travail sous pression, mais leur productivité fléchit éventuellement. Une étude récente des données de 2002 concernant le stress au travail, une source majeure de stress professionnel, a été effectuée et les résultats confirment ce que de nombreux employés et employeurs savent déjà : le stress entraîne des conséquences tangibles.

Le stress au travail touche les travailleurs dont l’emploi comporte des exigences psychologiques élevées telles que la prise de décisions complexes à un rythme accéléré, l’usage d’un haut niveau de compétences et le maintien du rendement vis-à-vis celui de leurs collègues. Ces travailleurs ont cependant peu de contrôle sur la nature de leur travail et le choix du moment pour le réaliser.

Sur une période de deux ans, les personnes qui avaient un travail très stressant présentaient une baisse dans les tâches accomplies : le type ou la quantité de tâches effectuées devenait limité. Les travailleurs stressés étaient deux fois plus susceptibles que les autres travailleurs d’accomplir une quantité de tâches réduite.

Les travailleurs ayant un emploi stressant étaient aussi beaucoup plus susceptibles d’avoir pris une journée de congé de maladie durant les deux semaines précédant l’étude. Ils avaient séjourné à l’hôpital ou étaient restés au lit toute la journée, réduit leurs activités normales ou trouvé leurs activités quotidiennes plus exigeantes en raison d’une maladie ou d’une blessure.

Les emplois associés à un stress physique peuvent également épuiser les travailleurs. Les personnes qui effectuent un travail exigeant physiquement risquaient deux fois plus de s’absenter du travail que ceux dont l’emploi ne comportaient pas de telles exigences. Elles étaient également 1,6 fois plus portées à réduire leurs activités de travail deux ans plus tard.

L’étude présente toutefois de bonnes nouvelles : les personnes qui évoluent dans un milieu positif, tant à la maison qu’au travail, et qui recourent à des mécanismes d’adaptation positifs (faire plus d’exercice, converser avec leur entourage et pratiquer des activités relaxantes) peuvent pratiquement éliminer la possibilité d’une baisse de leurs activités de travail au fil du temps.