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Travail

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L’emploi au Canada a progressé en 2007. Le taux de chômage, soit le pourcentage de Canadiens en recherche de travail, s’est maintenu en moyenne à 6,0 % pendant les 12 mois de 2007 — le taux annuel moyen le plus faible en 33 ans.

Pour une quinzième année consécutive, le nombre de travailleurs canadiens a augmenté de 2,2 % en 2007, soit une hausse nette de 382 000 emplois. Plus des trois quarts des emplois nouvellement créés étaient à plein temps. La moitié des nouveaux emplois étaient détenus par des travailleurs de 55 ans et plus, lesquels ne représentaient que 30 % de la population en âge de travailler.

Au Canada, le taux de croissance de l’emploi de 2,3 % a largement dépassé celui des États‑Unis (0,8 % en 2007). Le taux de chômage canadien a toujours été supérieur à celui des États‑Unis.

D’ailleurs, la période de chômage des personnes qui n’ont pas trouvé de travail en 2007 a été la plus brève depuis 1976, soit en moyenne 14,0 semaines.

Malgré tout, les perspectives d’emploi mises en valeur n’ont pas semblé attirer davantage de candidats vers le marché du travail. En 2007, le taux annuel moyen d’activité (la population en emploi ou en recherche d’emploi) s’est établi à 67,6 %, une légère hausse par rapport au taux de 67,2 % de 2006.

Plusieurs régions et secteurs d’activité ont continué d’éprouver une insuffisance de main‑d’œuvre principalement attribuée à la force de l’économie nationale. Le Canada atlantique connaît sa première pénurie depuis des décennies : plus de 12 % des employeurs ont déclaré éprouver des difficultés à trouver de la main-d’œuvre qualifiée.

Emploi : variations provinciales

Pour la première fois depuis 2004, toutes les provinces ont enregistré une hausse de l’emploi en 2007. Le marché du travail a poursuivi son expansion fulgurante en Alberta, mais à un rythme moins effréné qu’en 2006. La population active de l’Alberta a connu la plus forte croissance au pays (4,7 % en 2007 comparativement à 4,8 % en 2006). Ces augmentations ont à nouveau été stimulées par une croissance de l’emploi dans les secteurs des ressources naturelles et de la construction ainsi que dans un certain nombre d’industries liées au secteur des services.

La Colombie-Britannique occupe le deuxième rang quant à la hausse de l’emploi (3,2 %). Le Québec a également connu une croissance de l’emploi supérieure à la moyenne (2,3 %) grâce aux secteurs de la construction, des services publics, de l’hébergement et des services de restauration, et des « autre services », ce qui a compensé le recul de l’emploi dans le secteur de la fabrication. Parmi les provinces qui ont connu une croissance de l’emploi sous la moyenne de 2007, on retrouve l’Ontario avec tout juste 1,6 % en raison des pertes d’emplois dans le secteur de la fabrication.

Évolution de l’emploi par secteur

Plusieurs secteurs ont connu une croissance phénoménale de l’emploi en 2007, incluant les services publics (13,1 % par rapport à la fin de 2006), les mines, le pétrole et le gaz (5,9 %), l’ hébergement et les services de restauration (5,4 %) et la construction (6,0 %).

Toutefois, certains secteurs ont continué d’éprouver des difficultés. Par exemple, le secteur de la fabrication a perdu 3,4 % de sa main‑d’œuvre en 2007 après une réduction de 4,1 % de ses emplois en 2006. Ces pertes étaient en partie attribuables à la montée du dollar canadien et des coûts de l’énergie ainsi qu’à une concurrence internationale plus coriace. De novembre 2002 à décembre 2007, ce secteur a perdu 347 000 emplois, soit 14,9 % de la main-d’œuvre.

Parmi les autres secteurs qui ont vu disparaître des emplois en 2007 se retrouvent l’agriculture (-2,7 % par rapport à 2006) et la pêche la chasse et le piégeage (-9,1 %)

Succès des travailleurs d’âge mûr

La situation de l’emploi s’est améliorée pour la plupart des groupes démographiques lorsqu’on compare la moyenne annuelle de 2007 avec celle de 2006. Parmi ces groupes, on retrouvait les travailleurs de 55 ans et plus dont le taux d’emploi a été révisé à 7,1 %, soit plus de trois fois la croissance nationale moyenne de 2,3 %. Le taux d’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans a quant à lui augmenté de 2,1 %.

Les femmes ont aussi eu du succès, leur taux de chômage chutant de 0,5 points de pourcentage pour s’établir à 5,6 %. En 2007, le taux de chômage de la population autochtone de l’Ouest canadien vivant à l’extérieur des réserves était de 9,5 %, une diminution importante comparativement à 12,2 % en 2005. Le taux de chômage des immigrants arrivés au Canada ces cinq dernières années est demeuré stable en 2007, mais il a légèrement augmenté pour ceux arrivés depuis plus de cinq ans.

Un marché du travail en évolution

Le Recensement de 2006 révèle des changements intéressants survenus dans le marché du travail depuis le Recensement de 2001. À titre d’exemple, la croissance moyenne de l’emploi pour chacune des cinq années a été de 1,7 %, un taux plus élevé que la moyenne des pays membres du Groupe des Sept (G7).

On a assisté à une transition des emplois du secteur de la fabrication (qui a perdu en moyenne 1,4 % de ses emplois chaque année de la période intercensitaire), notamment au profit de la croissance annuelle moyenne des secteurs de l’extraction minière et de l’extraction de pétrole et de gaz (7,5 %), de la construction (4,5 %) et du commerce de détail (1,8 %).

Des changements connexes ont eu lieu dans certains métiers dont ceux liés au secteur de la fabrication qui ont accusé un recul, comme les opérateurs de machines à coudre (baisse de 32,7 % de 2001 à 2006) et les transformateurs de métaux, incluant les métallurgistes (chute de 34,4 %). Entre-temps, les métiers du secteur en pleine expansion qu’est la construction ont formé l’une des catégories dont la croissance a été la plus rapide, le nombre d’aides de corps de métier et d’ouvriers ayant bondi de 57,2 % de 2001 à 2006.

Le pourcentage d’immigrants dans le marché du travail a augmenté de 19,9 % en 2001 et de 21,2 % en 2006.

Le salaire des employés a par contre peu changé. Selon le Recensement de 2006, la rémunération médiane des individus travaillant à plein temps toute l’année était de 41 401 $ en 2005, contre 41 348 $ en 1980 (en dollars constants de 2005).

Changement dans le nombre d’heures de travail

Le changement amorcé depuis 30 ans s’est poursuivi durant les dernières années. La moyenne hebdomadaire d’heures travaillées par des employés à plein temps a constamment baissé alors que celle des travailleurs à temps partiel s’est accrue.

De moins en moins de gens détiennent un emploi à temps partiel parce qu’ils ne trouvent pas de travail à plein temps, une autre preuve que le marché du travail est en pleine effervescence. En 2007, moins du tiers des travailleurs à temps partiel ont occupé de tels postes en raison de conditions économiques difficiles.

Croissance rapide des salaires

L’économie prospère et la pénurie de main‑d’œuvre ont entraîné en 2007 la plus rapide croissance des salaires en 10 ans. Pour les employés touchant un salaire, la rémunération hebdomadaire moyenne a augmenté de 3,2 % pour s’établir à 771 $ dans l’ensemble des industries. Le salaire horaire moyen en 2007 était de 18,80 $, une augmentation de 6,0 % en chiffres absolus, comparativement à 17,68 $ en 1997 (en dollars de 2002).

Dans le secteur privé, les gestionnaires ont obtenu la plus importante hausse salariale depuis la fin des années 1990. Leurs salaires horaires moyens ont augmenté de 20 % de 1997‑1998 à 2006‑2007, comparativement à 5 % pour les autres employés du secteur privé. Les cols bleus du secteur de la fabrication, le personnel de bureau et les vendeurs dans le commerce de détail (représentant 26 % des emplois du secteur privé en 2006‑2007) n’ont pratiquement pas obtenu d’augmentation salariale.