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Des agriculteurs sortent parfois des sentiers battus, motivés par les bénéfices. Durant les années 1970, les producteurs de céréales ont d’abord essayé le canola. Dans les années 1980, les producteurs de bétail ont commencé à explorer l’élevage d’espèces moins traditionnelles pour varier leurs revenus, ce qui peut les protéger du risque et leur permettre d’utiliser des terres agricoles peu productives.
Les créneaux commerciaux de certaines espèces comme le bison, le lama et l’alpaga ainsi que, à moindre échelle, la chèvre, se sont élargis. D’autres espèces sont apparues sur les marchés, ont connu leur heure de gloire et sont disparues.
Environ 195 700 bisons vivaient dans des fermes en 2006, soit 35 % de plus qu’en 2001. Le troupeau moyen par ferme est passé de 77 têtes en 2001 à 103 en 2006.
Les lamas et les alpagas ont connu une croissance semblable : on en dénombrait 31 700 en 2006, 23 % de plus qu’en 2001. Le troupeau moyen s’élevait à environ sept animaux.
Le nombre de chèvres a atteint un sommet de 182 900 têtes en 2001, puis a diminué de 3 % en 2006. Le nombre d’éleveurs de chèvres a reculé de 13 % entre les recensements, et la taille moyenne du troupeau a crû de 11 % pour se situer à 26 têtes, laissant croire à une consolidation de l’industrie.
Si le lait et la viande de chèvre, la viande de bison ainsi que la laine et les vêtements confectionnés d’alpaga et de lama ont trouvé des créneaux commerciaux, d’autres produits ont eu moins de succès. Les troupeaux d’autruches, d’émeus et de nandous ont crû rapidement durant les années 1990, mais ont diminué fortement cette décennie. Les éleveurs ont déclaré 58 900 émeus et nandous en 1996, mais seulement 4 000 en 2006.
Durant la même période, le nombre d’autruches est passé de 14 900 à 2 700. Les canards et les sangliers ont suivi une trajectoire semblable : le nombre de canards a atteint un sommet de 1,26 million en 2001, mais il a chuté de 14 % en 2006; le nombre de sangliers a connu un record de 37 700 en 1996, pour ensuite chuter à 20 900 en 2006.